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jeudi 30 octobre 2014

Maroc : 83,7% de participation à la grève générale, selon les syndicats

Mohammed Jaabouk ,   29/10/2014
Contrairement à la grève du 23 septembre, celle du 29 octobre, à l’appel de l’UMT, CDT et FDT, est majoritairement suivie dans la fonction publique et le privé, notamment les banques et le transport à l’exception des taxis. Jusqu’à présent, le gouvernement n’a pas encore réagi au débrayage. En revanche, les syndicats affirment que la moyenne nationale de participation a atteint 83,7%.

A l’UMT, l’heure est à la satisfaction. « La grève générale est réussie », déclare à Yabiladi, Said Sefsafi, membre de la direction de la première centrale au royaume. Les chiffres qu’ils énoncent varie entre 80 et 90% aussi bien dans le secteur public que dans le privé, notamment les banques, où « le taux de participation au débrayage a atteint les 95% », explique-t-il. Néanmoins, dans les agences du Groupe de la Banque centrale populaire et celles du Crédit agricole, tous deux échappent au contrôle de l’UMT, l’activité est presque normale dans la capitale.

Forte adhésion à l’appel de la grève
« La forte mobilisation ayant précédée la grève générale a largement contribué à ce résultat que nous considérons juste », assure notre interlocuteur. Et d’ajouter que « ce constat ne concerne pas uniquement Rabat et Casablanca mais il est presque le même dans les autres grandes villes du pays ».
A Casablanca, la participation de la société Mdina bus et des travailleurs du tramway a nettement boosté le nombre des grévistes au secteur privé, surtout dans les grandes entreprises du textile et la confection. Au port, l’activité tourne, également, au ralenti. Et il en est de même dans la capitale du Détroit. Les employeurs de Tanger Med et l’usine de Renault ont observé la grève dès les premières heures du mercredi.
Par contre cette mobilisation ne se vérifie pas chez les taxis. A l’exception de certains grands et petits taxis qui ont paradé devant les locaux des syndicats, la majorité de la flotte, aussi bien à Rabat qu’à Casablanca, a travaillé normalement. « C’est logique. Les chauffeurs sont tenus d’apporter, quotidiennement, une somme d’argent aux propriétaires des voitures et des agréments », explique Said Sefsafi de l’UMT.

Le gouvernement n’a pas encore réagi
Le gouvernement Benkirane avait été très rapide à réagir à la grève -peu suivie -du 23 septembre, à l’appel de l’UGTM, le bras syndical de l’Istiqlal, et des dissidents de la FDT, des fidèles de Driss Lachgar (USFP). En revanche, il observe, jusqu’à présent, un silence absolu vis-à-vis du débrayage du mercredi 29 octobre. Seul le site d’actualité du PJD tente de combler ce vide en accusant des directeurs de services dans les administrations publiques de contraindre les fonctionnaires à rester chez eux. La même source ajoute que des commerçants auraient reçu des menaces pour fermer boutiques.
 Copyright Yabiladi.com
http://yabiladi.com/articles/details/30556/maroc-participation-greve-generale-selon.html

mercredi 29 octobre 2014

Une grève générale, le 29 octobre comme un clin d’œil !

Syndicats

Conférence des syndicats UMT-CDT-FDT
C’est le 29 octobre que les syndicats Union Marocaine du Travail (UMT), Confédération Démocratique du Travail ( CDT) et Fédération Démocratique du travail (CMT) ont choisi comme date pour mener leur grève générale contre la politique du gouvernement dirigé par les islamistes du Parti de la Justice et du Développement (PJD) et accusé de faire cavalier seul. Hasard du calendrier ou choix délibéré, le 29 octobre est jour de deuil pour les marocains. Ils y commémorent l’enlèvement de Mehdi Ben Barka en 1965, devant la Brasserie Lipp. Le célèbre opposant disparaîtra sans laisser de traces, présumé assassiné dans une villa  de la banlieue française par le Général Oufkir, assisté de barbouzes français. Nombreuse est la littérature consacrée à cette tragédie. Il est une autre victime dont le nom revient hanter les 29 octobre: Houcine Manouzi, disparu en 1972 et dont la famille, après avoir combattu le colonialisme, s’est trouvée confrontée à la dictature à laquelle elle a payé un très lourd tribut.
  • Le Commandant Brahim Manouzi, victime d’une exécution extra judiciaire, sur ordre du Général Oufkir, le 13 juillet 1971, et dont le corps n’a jamais été restitué à la famille.
  • Moujahid Kacem Manouzi, mort sous la torture à Derb Moulay Chérif, au mois de septembre 1970, et dont le cadavre n’a  jamais pas été rendu à la famille.
  • Le docteur Omar Manouzi, que les tortures ont précipité dans  la folie.
Le calvaire de Houcine Manouzi
Houcine Manouzi milite dans les rangs de l’Union Nationale des Forces Populaires (UNFP), lorsqu’en 1971, il est accusé d’activités subversives et de complot contre la sûreté de l’Etat. Il est condamné à mort par contumace. Enlevé en Tunisie où il se trouve le 29 octobre 1972,  il est transféré au Maroc dans le coffre d’une voiture à plaques diplomatiques. Il passera par le tristement célèbre Point Fixe numéro 2 (PF2), ou « Dar Mokri », puis par Point Fixe numéro 3 (PF3), lieux de détention et de torture, placés sous la responsabilité  de la Direction Générale des Etudes et de la Documentation (DGED).
Ali Bourequat, dans son récit intitulé, « Dix huit ans de solitude », raconte comment Houcine, son co-détenu, fut l’un des inspirateurs de l’évasion du 12 juillet 1975, en compagnie de quelques uns des militaires impliqués dans le putsh de Skhirat de juillet 1971,  le lieutenant-colonel Mohamed Ababou, le capitaine Mohamed  Chellat, l’aspirant Ahmed M’zireg, et l’adjudant-chef  Harrouch Akka. Au nombre des évadés, Ali Bourequat et ses deux frères Midhat et Bayazid seront repris, dès le lendemain, dans un verger de pruniers, au Sud de Rabat, en compagnie des militaires. Chellat qui avait refusé de suivre le groupe sera repris à Rabat à l’aube du 13 juillet. La cavale de Akka durera onze jours. Houcine Manouzi, lui, sera repris, à Aïn Aouda, alors que,  passager d’un vélomoteur, il tentait d’éviter les barrages mis en place pour l’appréhender. Il ne réapparaîtra plus jamais.

Evasion et exécutions extra-judiciaires collectives
L’extrait saisissant d’horreur, du récit de Bourequat, sur la suite que le régime marocain a cru devoir donner à cette affaire, pourrait constituer un sérieux indice sur le sort qui aurait été réservé à Houcine.
Il écrit :
« Le 17 juillet au soir, grand remue-ménage dans la cour.
Des dizaines d’individus parlent en même temps.
Soudain, un coup de feu claque. Je me lève d’un bond, me plaquant contre la lucarne. Je scrute la cour par le petit trou de vis.
Un homme vient d’être abattu. Il est grand, corpulent. Je reconnais sa djellaba. C’est Moulay Ali Fahim.
La cour, gardée par des gendarmes en treillis, qui ont pris position en face de la salle de douches, est encore une fois pleine de monde, comme le jour de notre capture. J’aperçois le colonel Dlimi, le colonel Benslimane, commandant la gendarmerie, le général Moulay Hafid,  Houcine Jamil,  les commissaires Ben Mansour et Ben Cherif, qui m’ont torturé deux ans plus tôt, le capitaine Fadoul et plusieurs hommes, en civil , mais armés.
 Ils attendent la prochaine exécution.
On amène dans la cour le colonel Ababou. Il a un baillon sur la bouche, un bandeau sur les yeux et des menottes dans le dos. Aassou, un des gardes, le soutient. Il l’entraîne vers le terre-plein situé devant les toilettes, le force à s’agenouiller. Un colosse, vêtu d’une chemise et d’un pantalon, s’avance vers lui, un revolver à la main, et lui tire une balle dans la nuque.  Ababou est projeté en avant. Deux autres gardes, Hamou Ben Othmane et Ahi Agherbi, se précipitent, traînent le cadavre un peu plus loin.
On amène ensuite le capitaine Chellat et l’aspirant M’Zireg.
Chellat, résigné, se laisse conduire et meurt, sans une plainte.
M’Zireg, lui, se débat comme un lion, hurle à travers son bâillon. fl faudra trois hommes pour le maîtriser, l’allonger sur le ventre et le maintenir, le temps de lui tirer une balle dans la nuque.
Deux gardes s’approchent alors de ma cellule. J’ai juste le temps de reculer pour ne pas être aperçu. Je me couche en chien de fusil sur ma couverture, face au mur.
J’entends un dernier coup de feu, puis la voix de Dlimi, qui crie
- « Lâche-moi, lâche-moi ! Regarde ma chemise: elle est toute tachée du sang de Rachid ! »

Rachid est le prénom d’un des deux gardes que les militaires ligotèrent, le soir de l’évasion. »
parents de houcine manouzi
Les parents de Houcine Manouzi, lors du dixième Congrès National de l’AMDH le 22 avril 2013, au théâtre Mohamed V
Selon Ali Bourequat, Houcine Manouzi s’était emparé d’une arme de poing, lors de l’évasion. On peut aisément imaginer quel aura été le sort du malheureux, d’autant que, condamné à la peine capitale, le régime aura, sans doute, préféré faire appliquer la sentence, plutôt que courir le risque d’une nouvelle évasion.
A-t-il été exécuté plus tôt, sans que Bourequat n’en ait été témoin ? A-t-il été exécuté ailleurs. Au PF4, par exemple ? Seuls les protagonistes de cette affaire, pourraient apporter des réponses aux questions que continue de se poser la famille Manouzi.
De cette sinistre affaire, l’avocat de la famille a, un jour, eu ces mots, où l’ironie le dispute à l’interpellation des consciences de la prétendue nouvelle ère :
- « Quand j’ai pris en charge le dossier Manouzi, j’étais un débutant avec quatre ans de carrière derrière moi. Aujourd’hui, il ne me reste plus que quatre ans pour prendre ma retraite. Ce serait bien de mettre le mot fin à ce dossier ».
Comble de l’ignominie, En 1994, la Direction de la Surveillance du Territoire (DST)  informait la famille que Houcine était encore vivant,  lui conseillant vivement, d’éviter toutes déclarations dans la presse, si elle voulait le revoir. Puis, le 16 août 2001, les autorités remettaient aux parents, un certificat de décès, ne portant aucun cachet et datant le décès au 17 juillet 1975, alors que plusieurs amis et co-détenus prétendent avoir vu Houcine, en vie, après cette date.
Trente-neuf ans après le début de cette affaire, le pouvoir marocain continue de compter  des criminels dans  ses rangs. Certains sont disparus,  de leur belle mort, pendant que d’autres, tapis dans l’ombre, continuent d’officier, comme si de rien n’était, alors que la justice internationale les recherche.
Comme un clin d’oeil à l’histoire de notre pays, à la grève promettent de se joindre les islamistes d’Al Adl Wal Ihssane, l’Union Générale des Travailleurs Marocains (UGTM) et plus de vingt (20) organisations marocaines des droits de l’homme. Une grève qui promet d’être largement suivie comme une magnifique commémoration de ce satané 29 octobre.

mardi 28 octobre 2014

Grève générale au Maroc: Ça chauffe sur le front social




GRVE GNRALEMOUVEMENT SOCIAL - La grève générale du secteur public et du secteur privé risque de ralentir le fonctionnement administratif et économique du Maroc. Les clés pour comprendre ce mouvement de protestation.
Les participants
En plus des principales centrales syndicales, prendront part à la grève le Mouvement du 20 février, Al Adl wal Ihsane ainsi que le Collectif des organisations des droits de l'homme, qui regroupe une vingtaine d'associations des droits de l'homme. Des membres de l'Union nationale du travail au Maroc (UNTM), syndicat affilié au PJD, ont annoncé leur participation.
Faisant suite à l'appel de l'Union marocaine du travail (UMT), la grève générale est "exécutoire" selon Miloudi Moukharik, le secrétaire général du syndicat. Vite rejointe par la Confédération démocratique du travail (CDT), la Fédération démocratique du travail (FDT), l'Union générale du travail du Maroc (UGTM), l'UMT comptera aussi sur la participation d'ONG.
Les revendications
Elles portent essentiellement sur la réforme de la retraite, au sujet de laquelle les syndicats ont exprimé à maintes fois leur mécontentement. La détérioration du pouvoir d'achat, le gel du dialogue social, le non-respect des libertés syndicales et le travail précaire sont également dénoncés par les centrales syndicales.
Ce qu'en pense le gouvernement
Mustapha El Khalfi, porte-parole du gouvernement, a déclaré à la MAP que "les motivations de cette grève ne sont pas compréhensibles, puisque le gouvernement s’attelle à l'exécution de ses engagements, dans le cadre du dialogue social et que la question de la réforme des régimes de retraite n'est toujours pas tranchée". Il a également indiqué que "le gouvernement n'acceptera aucune atteinte au fonctionnement des services publics et s'acquittera de son devoir de garantir la continuité des services sociaux". Le gouvernement Benkirane y voit une grève politique, fomentée par l'opposition pour troubler la paix sociale, surtout après l'annonce de la participation d'ONG et de partis politiques à la grève.
Les secteurs concernés
La grève touchera la fonction publique, les collectivités locales, les établissements publics et semi-publics, et le secteur privé. Il s'agit d'une grève générale et nationale d'une durée de 24H. Les syndicats ont souhaité en faire une grève préventive, visant à convaincre le gouvernement de se pencher sur les dossiers sociaux. Les services minimums et les services de sécurité seront en revanche assurés, selon un communiqué de l'UMT. Et les syndicats ont invité les fonctionnaires de l'éducation, de la santé, des collectivités locales et du privé à travailler pendant des heures supplémentaires après la grève, afin de compenser.
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grève générale et manifestation nationale du 29 octobre 2014. Le M20F et Al Adl Wal Ihsane aussi !

‪





#‎M20F‬ : 

Toutes les Sections du Mouvement 20 Février sont solidaires, et participeront à la grève générale et à la manifestation nationale du mercredi 29 octobre 2014.
Rappelons nos revendications : Dignité, Liberté et Justice Sociale.
‪#‎ViveLePeuple‬

******************
 
Grève générale. Les islamistes d’Al Adl Wal Ihsane se joignent au mouvement. 
 
 « Al Adl Wal Ihsane s’est toujours mis du côté des opprimés et des petites gens. C’est pour cela que notre mouvement syndical a décidé de participer à la grève afin de dénoncer les régressions du Maroc   sur les plans économiques et sociaux », nous confie le membre du cercle politique de la jamaâ, Omar Iherchane. « Il est inconcevable que les petites gens payent les frais des réformes du gouvernement notamment concernant celles de la retraite », a-t-il ajouté. La section syndicale de la jamaâ précise dans son communiqué qu’elle serait prête à élaborer des stratégies de militantisme avec l’ensemble des syndicats afin de « mettre fin à la politique qui ne fait qu’appauvrir les citoyens et menacer leur stabilité sociale ». Tel Quel

samedi 25 octobre 2014

UMT : Grève Générale Nationale Unitaire et Préventive du 29 Octobre.

Par Samira Kinani, 24/10/2014
 


Toutes les forces syndicales ouvrières, touTEs les forces démocratiques et progressistes devront donc œuvrer à la convergence entre le Mouvement du 20 Février et le Mouvement Syndical des TravailleurSEs
ــ Vive la Grève Générale Nationale Unitaire et Préventive du 29 Octobre.
ــ Vive la classe ouvrière, 
ــ Vive l’Unité Syndicale,
 ــ Vive le Peuple
 

jeudi 17 avril 2014

Beni Tadjit : grève générale réussie !

Par Ali Fkir, 16/4/2014

Beni Tadjit (28 km de Talsint, province de Figuig, mais plus proche d'Errachidia), a observé le mardi 15 avril 2014 une grève générale historique. Je dis bien UNE GRÈVE GÉNÉRALE. Ni boutique, ni boulangerie, ni café et autres petits métiers. Tout a été fermé. Ce fut comme un deuil général. Pourquoi?

- La population de Beni Tadjit tenait à exprimer sa solidarité avec la population de Talsint en lutte depuis une quinzaine de jours, d'autant plus que les revendications sont les mêmes: contre la marginalisation, pour un hôpital, pour l'électrification des ksours qui vivent encore dans le noir...
- L'unanimité est faite contre les politiques anti-sociales de l'Etat makhzenien. La région est en détresse.
 
La grève générale est réussie pour deux raisons:
* le mécontentement général
* L'action mobilisatrice de la jeunesse progressiste. (voir les deux photos).

Remarque: l’unanimité/la mobilisation est faite autour des vrais problèmes. Selon mes contacts dont des militants d'ANNAHJ ADDIMOCRATI surplace, le mouvement contestataire qui secoue la région est en dehors de toute influence politique (organisationnellement parlant). 
 Un mouvement laïc (pas de slogans à connotation religieuse. Absence totale des forces islamistes. D'ailleurs elles n'ont jamais pu s'implanter dans la région). Absence totale des signes du makhzen: pas de drapeaux makhzeniens, pas de photos des officielles. RIEN. RIEN. Pas de surenchère politique infantile. 


La région de Talsint et Beni Tadjit est en ébullition.
Loin de Beni Tadjit et de Talsint, à Khouribga,
 les mineurs de phosphate, les victimes de l'intérim, ont entamé aujourd'hui leur grève de 48 heures 
et de sit in.
LA SOLIDARITÉ NOUS INTERPELLE
Photos de sensibilisation à la veille de la grève générale de Beni Tadjit.





samedi 23 novembre 2013

Les habitants de Beni Tadjit annoncent une grève générale demain 22/11

Depuis une quinzaine de jours, les habitants de Beni Tadjit manifestent quotidiennement. Hier, mardi 19 novembre 2013, le village minier a connu sa plus grande manifestation avec blocage de route...
Beni Tadjit connait depuis quelques années une descente aux enfers. Pourquoi?
- Beni Tadjit (mon village natal), fait partie de la province de Figuig. Il se trouve à mi-distance entre Bouarfa et  Errachidia. 
- Beni Tadjit est un centre minier. Les livres de l'histoire parlent de Beni Tadjit comme centre minier déjà au 17 siècle
- Beni Tadjit vivait essentiellement de l'exploitation du plomb, du zinc...un peu d'agriculture (petites oasis), et un peu d'élevage rudimentaire.
- Beni Tadjit était un fief de la résistance contre le colonialisme. Il suffit de se rappeler de Ali Ou Houssa, Lahcen Ou Saïd, Lahcen adrghal, Ahmed Ou Mouh, Ouali, Ali Ou fqir, Ali Ou Hmad, Ali Ouhizoune, Jaïda, Assou ou trent, Lahcen Ou Houssa, Moha Ou ali Ounana...et surtout du martyr Idir Ali Ou Abbou (mon oncle maternel) tué au cours d'une bataille contre les légionnaires français. Sans parler de la résistance du début du 20ème siècle dont la bataille de Mnabha .
- Beni Tadjit était un fief du syndicalisme des mineurs.
- Aujourd'hui beni Tadjit est victime :
1- des éléments naturels telle la sécheresse qui a affecté l'élevage et l'agriculture.L'Etat n'a rien fait pour pour secourir les victimes. Pas de barrage sur la grande rivière des Aït Issa, pas de puits dans la région pour le breuvage des animaux...pas d'aliments pour sauver le cheptel. L'exclusion, la marginalisation restent le lot des milliers de citoyens sans droits de citoyenneté.
2- des élément "humains" et donc politique, économiques et sociaux.
- L'ONA s'est accaparé depuis quelques années le monopôle de la commercialisation des minerais. 
- Le géant ONA ne respecte aucunement ses engagements pris avec les exploitants locaux.
- Les "projets" dont ont parlé les chaînes de télévision, les radios officielles et autres relais médiatiques (surtout après la visite du monarque ) n'ont pas connu de suite.
- Les autorités locales, les "élus", les "entrepreneurs" se comportent en véritables mafiosis. Tous les moyens sont bons pour se faire de l'argent aux dépens des citoyens, citoyens sans droits de citoyenneté.
- Les habitants manquent d'éléments de subsistance de première nécessité. L’approvisionnement se fait à partir de Meknès... (400 km).
- Aucune subvention n'est accordée à cette région qui devrait normalement être déclarée région sinistrée. Où est la SOLIDARITÉ NATIONALE?
- Les "élus" brillent par leur implication directe et indirecte dans la détérioration de la situation. C'est le caïd qui décide. Eux ils signent !
- Les jeunes, qui ont bossé dur et réussi leurs études, les jeunes dont les familles ont sacrifié ce qu'elles avaient de cher pour que leurs enfantrs réussissent leurs études, ces jeunes se retrouvent aujourd'hui dans le labyrinthe du chômage, dans l'étoile d’araignée du chômage, dans les sables mouvants de la misère économique, de la misère sociale. Au Maroc d'aujourd'hui, les portes du travail ne s’ouvrent qu'aux enfants des riches et autres potentats. 
 Beni Tadjit, mon cher village natal, jadis splendide et rayonnant, se trouve aujourd'hui victime des charognards.
          MA SOLIDARITÉ AVEC MES CHERS ET CHÈRES "COVILLAGEOIS-ES"
                                Ali Fkir (Ali Ou Hmad Ou Moh), le 20 novembre 2013
Solidarité avec le combat pour la dignité!

Depuis une quinzaine de jours, les habitants de Beni Tadjit manifestent quotidiennement. Hier, mardi 19 novembre 2013, le village minier a connu sa plus grande manifestation avec blocage de route... Beni Tadjit connait depuis quelques années une descente aux enfers. Pourquoi? 
- Beni Tadjit (mon village natal), fait partie de la province de Figuig. Il se trouve à mi-distance entre Bouarfa et Errachidia.
 - Beni Tadjit est un centre minier. Les livres de l'histoire parlent de Beni Tadjit comme centre minier déjà au 17 siècle
 - Beni Tadjit vivait essentiellement de l'exploitation du plomb, du zinc...un peu d'agriculture (petites oasis), et un peu d'élevage rudimentaire.
 - Beni Tadjit était un fief de la résistance contre le colonialisme. Il suffit de se rappeler de Ali Ou Houssa, Lahcen Ou Saïd, Lahcen adrghal, Ahmed Ou Mouh, Ouali, Ali Ou fqir, Ali Ou Hmad, Ali Ouhizoune, Jaïda, Assou ou trent, Lahcen Ou Houssa, Moha Ou ali Ounana...et surtout du martyr Idir Ali Ou Abbou (mon oncle maternel) tué au cours d'une bataille contre les légionnaires français. Sans parler de la résistance du début du 20ème siècle dont la bataille de Mnabha . 
- Beni Tadjit était un fief du syndicalisme des mineurs.
 - Aujourd'hui beni Tadjit est victime : 
1- des éléments naturels telle la sécheresse qui a affecté l'élevage et l'agriculture.L'Etat n'a rien fait pour pour secourir les victimes. Pas de barrage sur la grande rivière des Aït Issa, pas de puits dans la région pour le breuvage des animaux...pas d'aliments pour sauver le cheptel. L'exclusion, la marginalisation restent le lot des milliers de citoyens sans droits de citoyenneté. 
2- des élément "humains" et donc politique, économiques et sociaux. 
- L'ONA s'est accaparé depuis quelques années le monopôle de la commercialisation des minerais.- Le géant ONA ne respecte aucunement ses engagements pris avec les exploitants locaux. 
- Les "projets" dont ont parlé les chaînes de télévision, les radios officielles et autres relais médiatiques (surtout après la visite du monarque ) n'ont pas connu de suite. - Les autorités locales, les "élus", les "entrepreneurs" se comportent en véritables mafiosis. Tous les moyens sont bons pour se faire de l'argent aux dépens des citoyens, citoyens sans droits de citoyenneté. 
- Les habitants manquent d'éléments de subsistance de première nécessité. L’approvisionnement se fait à partir de Meknès... (400 km). 
- Aucune subvention n'est accordée à cette région qui devrait normalement être déclarée région sinistrée. Où est la SOLIDARITÉ NATIONALE ?
 - Les "élus" brillent par leur implication directe et indirecte dans la détérioration de la situation. C'est le caïd qui décide. Eux ils signent ! 
- Les jeunes, qui ont bossé dur et réussi leurs études, les jeunes dont les familles ont sacrifié ce qu'elles avaient de cher pour que leurs enfants réussissent leurs études, ces jeunes se retrouvent aujourd'hui dans le labyrinthe du chômage, dans la toile d’araignée du chômage, dans les sables mouvants de la misère économique, de la misère sociale. 
Au Maroc d'aujourd'hui, les portes du travail ne s’ouvrent qu'aux enfants des riches et autres potentats. Beni Tadjit, mon cher village natal, jadis splendide et rayonnant, se trouve aujourd'hui victime des charognards. MA SOLIDARITÉ AVEC MES CHERS ET CHÈRES "COVILLAGEOIS-ES" 

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  Beni Tadjit suite : grève générale

En plus de ce que j'ai écrit le 20 novembre 2013, il faut signaler les éléments qui sont à la base de la mobilisation actuelle : la cherté des factures de l'électricité, l'absence de l'eau potable malgré la découverte de nappe intéressante suite au forage effectué par l'ONEP. L'eau potable existe en grande quantité mais les services concernés pour l'acheminer sont "absents". La plupart des maisons sont équipées en tuyaux, robinets, compteurs...
Selon le recensement de 2004:
- Village de Beni Tadjit: autour de 6 000 personnes
- Commune de Beni Tadjit: entre 14 000 et 15 000


              Demain vendredi 22 novembre 2013: 
                            GREVE GÉNÉRALE 
des habitants ouvriers, commerçants,  enseignement, santé, agriculture...

Ali Fkir, le 21 novembre 2013

vendredi 1 mars 2013

Appel à grève générale contre les mesures d’austérité du gouvernement Benkirane

 Par Souad G., 28/2/2013
Jeudi 28 février 2012 : Appel à grève générale et manifestation nationale à Rabat dans la fonction publique contre les mesures d’austérité du gouvernement Benkirane.

Environ 7000 fonctionnaires de la fonction publique ont répondu à l’appel lancé par courant gauche du syndicat UMT en dissidence de la centrale.
Les manifestants sont venus en nombre du sud comme du nord, notamment Goulmim, Agadir, souss massa, Larache, Tanger, Taza. Devant le siège de l’UMT, fermé après expulsion de l’aile gauche, la bureaucratie UMT a placé un car de fonctionnaires de la SNSS, des gros bras de la bureaucratie prêts à intervenir contre les manifestants. La manifestation est partie de Bab El Had vers 11h pour se diriger devant le Parlement.
Aux mots d’ordre contre la politique d’austérité, les mesures prise par le gouvernement mené par Benkirane, la vie chère, les hausses des prix, la caisse de compensation  «  vous volez la caisse pour vous enrichir » 

La manifestation a été autorisée, à noter peu de manifestants de Rabat et Casa.
Elle marque la première apparition  publique de l’opposition à la bureaucratie du plus ancien syndicat du Maroc , l’UMT , qui avait joué un rôle important après l’Indépendance du Maroc, proche de l’UNFP quand le gouvernement mené par Abdallah Ibrahim avait alors une politique sociale au lendemain de l’Indépendance, jusqu’à l’arrivée au trône de Hassan 2, les règlements de compte, les liquidations politiques dont celle de Ben Barka en 1965, les divisions, les liquidations et procès politiques des tristes années de plomb jusqu’à nos jours. La direction de l’UMT menée par l’inamovible Mahjoub Bensedik, jusqu’à sa mort en,  il avait mené d’un bras de fer le plus grand syndicat d’Afrique, dirigé comme son entreprise, un Etat dans l’Etat, avec des bastions ouvriers dans les ports, les mines, les cheminots, l’ONE, la SNSS, aucune dissidence n’était tolérée dans le syndicat. Bureaucratie, règlement de compte, tractations et négociations aux détriments des travailleurs, sur le dos des ouvriers, le règne de Mahjoub Benseddik  a donné lieu à celui de son successeur Moukharik, encore plus bureaucratique, encore plus mafieux, dans un contexte de luttes sociales importantes et avec le mouvement du M20F que l’UMT n’a pas soutenu,  choisissant de se rallier à la mascarade de la réforme constitutionnelle et faire gagner du temps à un trône chancelant sous la poussée des révolutions dans la région et d’une crise économique nationale sous les retombée de la crise mondiale, sans précédent.
Remplacé par  son successeur Moukharik, encore plus bureaucrate, plus mafieux, sans aura ni bases arrières solides, impliqué dans des fraudes notamment à la SNSS, l’UMT,  riche de ses nombreux sièges et locaux, vide, a choisi de fermer le local de Rabat qui abritait les nombreux mouvements sociaux actifs : ANDCM, puis le M20F, tous sans local pour se réunir et chasser les dissidents. Ainsi à Rabat, les militants pour l’essentiel du courant Nahj (gauche marxiste léniniste), mené par A.Amine, ancien Pd de l’AMDH, ont été violemment combattus et poussés vers la sortie. Aucune contestation n’est permise au sein de l’UMT.
Depuis les années qui ont suivi l’Indépendance, les 2 plus gros syndicats ont longtemps contrôlé la classe ouvrière, étaient des relais , courroies de transmission des partis, l’UNFP pour l’UMT et l’UGTM pour le Parti Istiqlal. Depuis et après 1981, avec la grande grève générale de juin  appelée par de la nouvelle centrale  CDT menée par N.Amaoui, proche de l’USFP, le champs syndical marocain compte autant de syndicats que de partis, ou encore, chaque nouvelle scission d’un parti est suivie d’un nouveau syndicat. 

Division ouvrière et éclatement des luttes.
Dans un contexte d’offensives des politiques libérales, de remises en cause des acquis sociaux, de démantèlement des services sociaux , de montée du chômage, de réorganisation du travail vers plus de précarité , la multitude de syndicats  n’a fait que diviser encore plus les luttes ouvrières, sans pour autant donner les outils pour comprendre, pour agir  et affronter l’offensive du patronat  de plus en plus vorace.

Multi pluralisme politique et multi pluralisme syndical : ceci ne veut pas dire que la démocratie, le débat interne, la formation des syndicalistes, la publication de journaux, articles, informations et analyses des luttes syndicale, ouvrières , crise sociale, débats et rencontres, rien de cela n’est présent dans les multiples centrales syndicales. En dehors de militants sincères qui continuent un travail de fourmi, de luttes sur leurs terrains, à l’ombre et  en dehors  de la bureaucratie. Un travail de plus en plus difficile où souvent dans des secteurs sans tradition syndicale, les luttes courageuses pour monter un bureau syndical se sont souvent soldées par des négociations pour vider les syndicalistes et en finir avec le syndicalisme pour des années. C’est le cas dans les secteurs du textile, dans l’agrobusiness, par exemple.

Un autre syndicalisme est-il possible ?
Comment ne pas reproduire une autre division, une nouvelle bureaucratie en voulant les combattre ?
Un nouveau  front syndical mené essentiellement par le courant Nahj, saura-t-il redonner naissance au syndicalisme, en acceptant les divergences, dans l’unité, en formant des syndicalistes sur l’histoire, les luttes, en créant des liens avec d’autres oppositions syndicales, en unifiant les rangs, en luttant sur le terrain, en soutenant les ouvriers dans leurs divers luttes et régions. Des luttes pour l’essentiel peu  médiatisées par la presse, encore moins par les syndicats qui ont perdu les traditions de solidarité . Saura-t-il intégrer les nouvelles formes de luttes, s’ouvrir à la jeunesse de ce pays, majoritairement au chômage, aux femmes nombreuses dans les nouveaux secteurs d'exploitation tout comme la main- d’œuvre des migrants,  créer des alternatives, construire des ponts au niveau des luttes, régionales, locales et internationale dans le contexte de crise mondiale et de nécessité de réponses ouvrières à cette crise qui n’est pas la notre, mais la leur. Aller vers l’unité syndicale, créer un front syndical pour défendre les acquis attaqués tous les jours de toute part et encore plus violemment par la mondialisation libérale. Mettre une ligne de démarcation pour une classe ouvrière qui défend ses propres intérêts et pas ceux du capital national, international et des seigneurs.
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 http://www.youtube.com/watch?v=nGCS-cIUA6s&feature=share&list=UURYg0P2OmtH0HV2gNayaNwg

Par Ali Fkir,Rabat le 28 février 2013
 
Ils, elles étaient des milliers de syndicalistes libres (UMT courant démocratique) à descendre dans la rue pour protester contre les politiques antisociales de l'Etat.
Ils, elles n'avaient pas besoin de la mobilisation médiatique du makhzen et des autres lobbys, ni de cars des syndicats jaunes, ni de rabatteurs (moukadmines, chioukh...).... Ils, elles étaient là par conviction, déterminéEs à défendre leurs légitimes droits en tant que travailleurs, en tant que salariés.
Ils, elles étaient là par milliers. Seuls les beni makhzen, les médias bourgeois, les partis parlementaires,et autres bras cassés diront le contraire.
La bureaucratie pourrie de l'UMT, bureaucratie inféodée au ministère de l'intérieur n'en revient pas. Elle prétendait que 5 personnes dérangeaient Amine Abdelhamid en tête. Elles ont été exclues de la centrale hhhhh!!!!! le grand Mao avait dit que souvent le réactionnaire soulève une grosses pierre qui lui retombe sur les pieds. C'est le cas de la direction réactionnaire de l'UMT.
Félicitations syndicalistes libres ! Bravo Amine, Idrissi, Ghamiri, Lfnatsa, Adib (les 5 exclus ????!!!!) et les milliers de travailleurs et travailleuses, de salariéEs libres, démocratiques et progressistes.


Ali Fkir
— Album sans titre (34 photos)

vendredi 8 février 2013

Après Chokri Belaïd d'autres militants tunisiens sont menacés

 


"Pleurer j'aurai le temps. Maintenant il faut lutter". Retour à l’album Amneris Gemara ‎"Pleurer j'aurai le temps. C'est pas grave. Maintenant il faut lutter". Basma Khalfaoui, veuve de Chokri Belaid


" Il avait confiance en l'intelligence humaine"......


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  7/2/2013

Nadia Chaabane : "Désormais, tous les scénarios sont possibles en Tunisie"


Nadia Chaabane, députée du Bloc démocratique 
à l’Assemblée constituante.
La députée du Bloc démocratique à l’Assemblée constituante tunisienne réagit pour l'Humanité à l'assassinat de Chokri Belaïd, figure de proue de l'opposition de gauche : "Nous payons le prix de la négligence, de l'incompétence et de la volonté du gouvernement de diviser le pays".

Que symbolise pour vous l’assassinat politique de Chokri Belaïd ?
Nadia Chaabane. Nous alertons depuis des mois sur les risques de basculement dans la violence, dans l’assassinat. Aujourd’hui, nous y sommes. Ce gouvernement s’est montré incapable de condamner clairement le recours à la violence. Nous payons le prix de sa négligence, de son incompétence et de sa volonté de diviser le pays. Tous les scénarios sont possibles, désormais. On ne peut plus continuer ainsi. Le ministre de l’Intérieur, Ali Larayedh, celui de la Justice, Noureddine Bhiri, doivent démissionner. Chaque fois que des arrestations ont lieu dans les milieux extrémistes, des libérations interviennent, dans les heures qui suivent. Il faut une feuille de route urgente, pour aller au plus tôt à des élections. La gauche, les progressistes doivent réagir de façon unitaire.

La droite religieuse au pouvoir est-elle, à vos yeux, complice dans cette affaire ?
Nadia Chaabane. La responsabilité du gouvernement, du ministre de l’Intérieur, est d’assurer la sécurité des citoyens. Tout le monde savait que Chokri Belaïd était menacé. Aucune mesure de protection n’a été prise. En laissant se propager des discours violents dans des espaces tels que les mosquées, ce gouvernement laisse faire et cautionne.

D’autres responsables politiques sont-ils menacés ?
Nadia Chaabane. Oui. Samir Taïeb (Al Massar, issu de la mouvance communiste – NDLR) est menacé. Son nom revient de plus en plus. Comme celui de Chokri Belaïd. Hamma Hammami (Parti des travailleurs tunisiens – NDLR) est lui aussi la cible de menaces. De nombreux noms de militants et responsables de gauche ou démocrates sont jetés en pâture lors de prêches incendiaires.

Quel est le rôle dans cet assassinat de ces phalanges islamistes autoproclamées « ligues de protection de la révolution » ?
Nadia Chaabane. Ennahdha est le premier responsable de cette situation. Ses dirigeants n’ont cessé de souffler le chaud et le froid, de jouer avec les extrémistes, avec les salafistes djihadistes. C’est de l’instrumentalisation directe. Les islamistes au pouvoir sont profondément antidémocrates. Ils ont mis la main sur le pays, nommé les leurs, des gens incompétents, à tous les postes clés. Seule une minorité dans leurs rangs est prête à jouer le jeu démocratique. Les autres se placent en dehors de l’histoire. Ils veulent transformer la société tunisienne, lui imposer des régressions, la contraindre à un mode de vie qui n’est pas le nôtre. Mais on ne change pas un peuple !

Quelles implications politiques aura cet assassinat ?
Nadia Chaabane. Un front démocratique pour la Tunisie était en train de se construire. Pour préserver ce pays tel que nous l’aimons, avec sa singularité, son pluralisme, son histoire. Il faudra continuer en ce sens.
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La réaction de Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité et député au Parlement européen