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vendredi 8 février 2013

Après Chokri Belaïd d'autres militants tunisiens sont menacés

 


"Pleurer j'aurai le temps. Maintenant il faut lutter". Retour à l’album Amneris Gemara ‎"Pleurer j'aurai le temps. C'est pas grave. Maintenant il faut lutter". Basma Khalfaoui, veuve de Chokri Belaid


" Il avait confiance en l'intelligence humaine"......


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  7/2/2013

Nadia Chaabane : "Désormais, tous les scénarios sont possibles en Tunisie"


Nadia Chaabane, députée du Bloc démocratique 
à l’Assemblée constituante.
La députée du Bloc démocratique à l’Assemblée constituante tunisienne réagit pour l'Humanité à l'assassinat de Chokri Belaïd, figure de proue de l'opposition de gauche : "Nous payons le prix de la négligence, de l'incompétence et de la volonté du gouvernement de diviser le pays".

Que symbolise pour vous l’assassinat politique de Chokri Belaïd ?
Nadia Chaabane. Nous alertons depuis des mois sur les risques de basculement dans la violence, dans l’assassinat. Aujourd’hui, nous y sommes. Ce gouvernement s’est montré incapable de condamner clairement le recours à la violence. Nous payons le prix de sa négligence, de son incompétence et de sa volonté de diviser le pays. Tous les scénarios sont possibles, désormais. On ne peut plus continuer ainsi. Le ministre de l’Intérieur, Ali Larayedh, celui de la Justice, Noureddine Bhiri, doivent démissionner. Chaque fois que des arrestations ont lieu dans les milieux extrémistes, des libérations interviennent, dans les heures qui suivent. Il faut une feuille de route urgente, pour aller au plus tôt à des élections. La gauche, les progressistes doivent réagir de façon unitaire.

La droite religieuse au pouvoir est-elle, à vos yeux, complice dans cette affaire ?
Nadia Chaabane. La responsabilité du gouvernement, du ministre de l’Intérieur, est d’assurer la sécurité des citoyens. Tout le monde savait que Chokri Belaïd était menacé. Aucune mesure de protection n’a été prise. En laissant se propager des discours violents dans des espaces tels que les mosquées, ce gouvernement laisse faire et cautionne.

D’autres responsables politiques sont-ils menacés ?
Nadia Chaabane. Oui. Samir Taïeb (Al Massar, issu de la mouvance communiste – NDLR) est menacé. Son nom revient de plus en plus. Comme celui de Chokri Belaïd. Hamma Hammami (Parti des travailleurs tunisiens – NDLR) est lui aussi la cible de menaces. De nombreux noms de militants et responsables de gauche ou démocrates sont jetés en pâture lors de prêches incendiaires.

Quel est le rôle dans cet assassinat de ces phalanges islamistes autoproclamées « ligues de protection de la révolution » ?
Nadia Chaabane. Ennahdha est le premier responsable de cette situation. Ses dirigeants n’ont cessé de souffler le chaud et le froid, de jouer avec les extrémistes, avec les salafistes djihadistes. C’est de l’instrumentalisation directe. Les islamistes au pouvoir sont profondément antidémocrates. Ils ont mis la main sur le pays, nommé les leurs, des gens incompétents, à tous les postes clés. Seule une minorité dans leurs rangs est prête à jouer le jeu démocratique. Les autres se placent en dehors de l’histoire. Ils veulent transformer la société tunisienne, lui imposer des régressions, la contraindre à un mode de vie qui n’est pas le nôtre. Mais on ne change pas un peuple !

Quelles implications politiques aura cet assassinat ?
Nadia Chaabane. Un front démocratique pour la Tunisie était en train de se construire. Pour préserver ce pays tel que nous l’aimons, avec sa singularité, son pluralisme, son histoire. Il faudra continuer en ce sens.
  • Lire aussi :
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