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samedi 10 mai 2014

« El Pais » garde le silence sur le départ d’Ignacio Cembrero

Ignacio Cembrero (Photo DR)
Photo DR
Par  Thami Afailal,4/5/2014

Le journaliste espagnol Ignacio Cembrero, ancien correspondant du quotidien espagnol El Pais pour le Maroc, a décidé de quitter le journal où il a travaillé pendant trois décennies.
El Pais, qui vient de changer de directeur en plaçant Antonio Caño à sa tête, garde le silence sur ce départ.

Cembrero a démissionné de ce journal autrefois fois porte-drapeau des nobles principes de démocratie, liberté d’expression et de droits de l’homme, devenu depuis une entreprise espagnole en difficulté comme les autres qui essaye de se rapprocher du gouvernement en place (même s’il est conservateur de droite !) pour ne pas être balayé par la crise.
Cembrero vient de l’annoncer par un message qu’il a envoyé à ses amis et dans lequel il explique son départ par le refus de sa direction de le soutenir après la plainte déposée par le chef du gouvernement marocain, Abdelilah Benkirane, surnommé Kika (ou ce que vous voulez!).
Cembrero croit que la plainte de Benkirane sera prochainement archivée.
Ce qui est probable. Le Maroc n’a jamais gagné un procès devant une juridiction qu’il ne contrôle pas. Le seul procès gagné momentanément est celui intenté par Hassan II contre le journaliste José Luis Gutiérrez, directeur de Diario 16, qui avait publié une information sur l’interception en Espagne par la Guardia Civil d’un camion des Domaines royaux rempli de haschich.Une information vraie mais écrite de telle manière que les juges ont supposé une animosité de la journaliste qui l’a écrit envers le souverain alaouite aujourd’hui défunt.
Mais ce procès aussi, le Maroc l’a finalement perdu devant la Cour européenne des droits de l’homme de Strasbourg qui a donné raison à M. Gutiérrez, décédé depuis.
En ce qui concerne Ignacio Cembrero, s’il est quasi certain que l’ancien premier ministre espagnol Felipe Gonzalez, devenu un hôte de marque du Makhzen depuis son départ du pouvoir (comptez le nombre de fois où il a été invité au Mirage, le superbe hôtel-restaurant qui donne sur le détroit de Gibraltar), est impliqué dans les malheurs de Cembrero, la main de l’actuel président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, n’est pas non plus étrangère à l’éloignement du journaliste.
Les relations se sont tellement réchauffées entre Rabat et Madrid ces derniers mois que le Makhzen ne permet plus aux « patriotes » de monter des manifestations « patriotiques » devant les postes frontaliers de Sebta et Melilla comme il y a quelques années.
L’un de ces « patriotes », Saïd Chramti, qui a été à l’origine de plusieurs incidents diplomatiques graves entre le Maroc et l’Espagne, vient d’être condamné par un tribunal de Nador à 18 mois de prison ferme. 
Donne-moi Cembrero, je te donne Chramti ! Bien entendu, les deux ne se valent pas.

jeudi 8 août 2013

Abdellatif Bazi démissionne du CNDH

Abdellatif Bazi dénonce le silence du CNDH dans l'affaire Danielgate et en démissionne


Abdellatif Bazi

L’essayiste et militant des droits de l’homme, Abdellatif Bazi vient de présenter sa démission du CNDH en signe de protestation contre l’immobilisme de l’institution face au scandale lié à la grâce royale accordée à un violeur d’enfants et l’utilisation disproportionnée de la force contre des manifestants venant exprimer pacifiquement leur refus de cette décision devant le parlement marocain, le vendredi 2 août dernier.
Sur sa page Facebook, Bazi qualifie le silence du Président du CNDH, Driss Yazami et de son secrétaire général, Mohammed Sebbar d’ « injustifié et incompréhensible venant d’une institution dont la vocation est de participer à la protection de la dignité des marocains et à la préservation de leur honneur ». Sur ce « j’annonce mon retrait et ma démission de la commission régionale des droits de l’homme de la région de Tanger-Tétouan »
Rappelons que le CNDH est une institution nationale officielle de promotion et de protection des droits de l’homme au Maroc. Le Conseil n’a pas réagi aux récents événements malgré l’existence de deux grandes figures militantes à la tête de l’institution et en dépit d’une condamnation générale de la grâce royale accordée au « monstre de Kénitra » et des actes de violence policière à l’encontre de manifestants pacifiques devant le parlement marocain. 

mardi 23 juillet 2013

SM le Roi accepte les démissions des ministres du PI et leur demande d'expédier les affaires courantes

                              Communiqué de la MAP

 SM le Roi Mohammed VI a reçu lundi de la part du chef du gouvernement les démissions présentées par plusieurs ministres, membres du parti de l'Istiqlal que le Souverain a bien voulu accepter , indique un communiqué du Cabinet Royal, dont voici le texte intégral : "Sa Majesté Le Roi, que Dieu L'Assiste, a reçu ce jour de la part du chef du gouvernement les démissions présentées par plusieurs ministres, membres du parti de l'Istiqlal. Sa Majesté Le Roi, que Dieu l'Assiste a bien voulu accepter lesdites démissions et enjoint aux ministres démissionnaires d'expédier les affaires courantes jusqu'à nomination de ministres en charge de leurs départements respectifs et ainsi permettre au chef de gouvernement d'entamer ses consultations en vue de constituer une nouvelle majorité". (MAP) 
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Dans le même style, par Le 20 Heures, 23/7/2013 :

Le Roi donne sa bénédiction à Benkirane !  

Alors que le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane avait soumis au Roi les démissions présentées par les membres du parti de l’Istiqlal, il a reçu hier la bénédiction du Palais pour aller malgré tout au bout de son mandat. Un feu vert fraternel qui encourage Benkirane à trouver un nouvel allié politique pour sa majorité, et met fin à toutes les spéculations qui ont circulé dernièrement sur la volonté du Palais d’en finir avec un gouvernement mené par les islamistes. A noter par ailleurs que le Souverain a ordonné aux ministres démissionnaires d’ « expédier les affaires courantes jusqu'à nomination de ministres en charge de leurs départements respectifs ».
NDLR : Un chef d'Etat "démocratique" peut-il donner une bénédiction ?
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Commentaires de fb sur 
Sa Majesté Le Roi, que Dieu l'Assiste
Par Driss El Rhaib
 Parler de Benkirane de Chabat et des autres employés du palais ne sert à rien, quand il y a un échec c'est le chef qui doit se retirer et s'excuser. 
On ne pourra jamais parler d'une démocratie au Maroc tant et aussi longtemps que le roi, non élu, gouverne le pays. Il est primordial de définir les priorités et à leur tête une monarchie parlementaire où le roi ne se mêlera plus des affaires politiques, économiques et religieuses. Il est temps de désigner nos priorités et nos handicaps, dans ce sens je vois d'abord et avant tout que la monarchie a failli à sa fonction et elle doit se retirer définitivement des affaires!
  • Photo de Jamila Waadalla.Par Jamila Waadalla 
     Et se retirer de ses propres affaires, qui l'ont rendu le 7e plus riche leader du monde, (à partir de richesses) qui appartiennent au peuple sur lesquelles il a pris son pourcentage au sacrifice de leur bien-être.
    Imider avec sa mine d'argent, vs le holding royal du palais, Managem viennent tout de suite à l'esprit parce que, en plus, les résidents des villages sont empoisonnés par les produits chimiques qui sont entrés dans leur sol et leur eau -- mais dans chaque domaine de la vie quotidienne, M6 a crée une base de clientèle de la population marocaine : énergies renouvelables, produits laitiers, huile, sucre, transport, tourisme, phosphates, immobilier, banques, bourse...


vendredi 8 février 2013

Après Chokri Belaïd d'autres militants tunisiens sont menacés

 


"Pleurer j'aurai le temps. Maintenant il faut lutter". Retour à l’album Amneris Gemara ‎"Pleurer j'aurai le temps. C'est pas grave. Maintenant il faut lutter". Basma Khalfaoui, veuve de Chokri Belaid


" Il avait confiance en l'intelligence humaine"......


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  7/2/2013

Nadia Chaabane : "Désormais, tous les scénarios sont possibles en Tunisie"


Nadia Chaabane, députée du Bloc démocratique 
à l’Assemblée constituante.
La députée du Bloc démocratique à l’Assemblée constituante tunisienne réagit pour l'Humanité à l'assassinat de Chokri Belaïd, figure de proue de l'opposition de gauche : "Nous payons le prix de la négligence, de l'incompétence et de la volonté du gouvernement de diviser le pays".

Que symbolise pour vous l’assassinat politique de Chokri Belaïd ?
Nadia Chaabane. Nous alertons depuis des mois sur les risques de basculement dans la violence, dans l’assassinat. Aujourd’hui, nous y sommes. Ce gouvernement s’est montré incapable de condamner clairement le recours à la violence. Nous payons le prix de sa négligence, de son incompétence et de sa volonté de diviser le pays. Tous les scénarios sont possibles, désormais. On ne peut plus continuer ainsi. Le ministre de l’Intérieur, Ali Larayedh, celui de la Justice, Noureddine Bhiri, doivent démissionner. Chaque fois que des arrestations ont lieu dans les milieux extrémistes, des libérations interviennent, dans les heures qui suivent. Il faut une feuille de route urgente, pour aller au plus tôt à des élections. La gauche, les progressistes doivent réagir de façon unitaire.

La droite religieuse au pouvoir est-elle, à vos yeux, complice dans cette affaire ?
Nadia Chaabane. La responsabilité du gouvernement, du ministre de l’Intérieur, est d’assurer la sécurité des citoyens. Tout le monde savait que Chokri Belaïd était menacé. Aucune mesure de protection n’a été prise. En laissant se propager des discours violents dans des espaces tels que les mosquées, ce gouvernement laisse faire et cautionne.

D’autres responsables politiques sont-ils menacés ?
Nadia Chaabane. Oui. Samir Taïeb (Al Massar, issu de la mouvance communiste – NDLR) est menacé. Son nom revient de plus en plus. Comme celui de Chokri Belaïd. Hamma Hammami (Parti des travailleurs tunisiens – NDLR) est lui aussi la cible de menaces. De nombreux noms de militants et responsables de gauche ou démocrates sont jetés en pâture lors de prêches incendiaires.

Quel est le rôle dans cet assassinat de ces phalanges islamistes autoproclamées « ligues de protection de la révolution » ?
Nadia Chaabane. Ennahdha est le premier responsable de cette situation. Ses dirigeants n’ont cessé de souffler le chaud et le froid, de jouer avec les extrémistes, avec les salafistes djihadistes. C’est de l’instrumentalisation directe. Les islamistes au pouvoir sont profondément antidémocrates. Ils ont mis la main sur le pays, nommé les leurs, des gens incompétents, à tous les postes clés. Seule une minorité dans leurs rangs est prête à jouer le jeu démocratique. Les autres se placent en dehors de l’histoire. Ils veulent transformer la société tunisienne, lui imposer des régressions, la contraindre à un mode de vie qui n’est pas le nôtre. Mais on ne change pas un peuple !

Quelles implications politiques aura cet assassinat ?
Nadia Chaabane. Un front démocratique pour la Tunisie était en train de se construire. Pour préserver ce pays tel que nous l’aimons, avec sa singularité, son pluralisme, son histoire. Il faudra continuer en ce sens.
  • Lire aussi :
La presse tunisienne inquiète après l'assassinat de Chokri BelaïdChokri Belaïd tué, un crime politique selon l'opposition
La réaction de Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité et député au Parlement européen

dimanche 7 octobre 2012

Instructif : L’ex-capitaine Mustapha Adib raconte la corruption dans l’armée, les généraux et …Mohamed VI

Par Demain, 7/10/2012


Mustapha Adib à sa sortie de prison en 2002 (Photo DR)

 
C’est une interview intéressante. L’ex-capitaine Mustapha Adib se lâche sur la radio Paltalk. Il raconte tout. L’ex-militaire qui a fait sensation en exhibant à Paris une pancarte demandant le départ de Mohamed VI raconte son odyssée dans l’armée de l’air marocaine. La corruption endémique, le jour où Mohamed VI a ordonné lui-même sa détention et jugement après qu’il eut dénoncé la corruption dans l’armée…. (Tu cries au voleur ! L’armée répond : Ferme ta gueule ou on t’accuse de voler).
Ce qui est intéressant, c’est qu’Adib ne se gêne pas au moment de donner les noms des généraux mafieux et tortionnaires. Leur CV et « faits d’armes ».
Adib, c’est aussi une longue litanie d’arrêts de rigueur dans les différentes casernes du royaume, sa demande de démission de l’armée, son kidnapping (et oui, même les militaires sont séquestrés au Maroc) après qu’il eut dénoncé sa situation au journal Le Monde et enfin sa condamnation à une peine de 5 ans de prison par le tribunal militaire de Rabat, ramenée à 2 ans et demi en appel.

Après les deux ans et demi de prison, qu’il a accomplis jour pour jour, il est parti à l’étranger, est revenu au Maroc et a vu comment les portes de l’emploi se fermaient une après l’autre.

Il explique dans le détail pourquoi il a renoncé à la nationalité marocaine. Il divorce du régime, pas du Maroc ni du peuple marocain. Et pourquoi il a décidé de viser la tête de ce conglomérat qui s’appelle le Maroc : le roi lui-même.
Pour comprendre la révolte de Mustapha Adib contre le régime, il faut l’écouter et l’entendre.
Demain
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