Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

Affichage des articles dont le libellé est El Païs. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est El Païs. Afficher tous les articles

samedi 28 juin 2014

PJD, du compagnonnage avec la tyrannie, à l’enfer de la compromission


Fin de non-recevoir
Comme il fallait s’y attendre, la justice espagnole a débouté le Maroc, dans sa plainte contre El Pais, pour sa publication de la vidéo intitulée "Maroc, Royaume de la corruption et du despotisme".
On se souvient qu’entre le déclenchement de ce qu’il est désormais convenu d’appeler "l’affaire Ali Anouzla", le 17 septembre 2013 et la plainte du Maroc, le 20 décembre 2013, déposée au titre du deuxième paragraphe de l’article 579.1 du code pénal espagnol, relatif au délit “d’apologie du terrorisme”, il se sera écoulé plus de trois mois. Un sombre trimestre au cours duquel le Maroc a essuyé la campagne de critiques la plus violente et la plus sévère, depuis l’accession au trône de Mohammed VI. Plus de cinquante organisations et associations avaient alors dénoncé l’arrestation du journaliste et s’étaient solidarisées avec lui, suite à son inculpation pour les crimes d’assistance à une entreprise terroriste, de fourniture de logistique à la perpétration d’actes terroristes et d’apologie d’actes de terrorisme.
Le pays ne s’en est toujours pas remis, au vu des dénonciations qui continuent de pleuvoir, à ce jour, comme celles récentes émanant du Washington Post, du New-York Times et du The Economist.
Le journaliste lui, y a d’abord gagné en notoriété internationale, comme nombre de ses confrères qui l’ont précédé dans la tragédie. Il a ensuite été honoré, en même temps qu’Aboubakr Jamaï, le Directeur de la publication francophone de Lakome, du Prix "Leader pour la Démocratie" décerné par l’ONG américaine "Project on Middle East Democracy " (POMED)
Le régime marocain aura donc pris le temps de la réflexion, avant de passer à l’action devant les tribunaux espagnols. Rabat aurait mieux fait de s’abstenir tout court, la justice espagnole étant très peu encline à la compromission avec les dictatures, comme le régime de Mohammed VI, dont le monde entier connaît à présent, la sordide réalité et les travers, sinon les crimes.
Ironie du sort, une seule personne tire son épingle du jeu, l’avocat du Maroc, José Luiz Sanz Arribas, qui, sans le moindre effet de manche se sera vu gratifié d’une avance d’un million de dirhams sur les trois promis en guise d’honoraires. Le tout facturé au contribuable marocain, bien entendu. Mais, n’allez surtout pas espérer de nos responsables qui se sont tant fourvoyés, de s’en tenir là, lorsqu’ils sont rappelés à l’ordre par les réalités des démocraties, avec lesquelles ils sont appelés à traiter. Aux dernières nouvelles, le Maroc aurait fait appel de la décision de la justice espagnole. Les misérables barbus ayant décidé de boire le calice jusqu’à la lie.  Perseverare diabolicum est !!!!!
A l’origine de cette misérable plainte, il y a les déclarations indignes des responsables du PJD, avec à leur tête le chef du gouvernement, son ministre de la justice et celui de la communication. Dans leur acharnement vengeur à enfoncer Ali Anouzla et alors que l’affaire n’avait même pas encore été examinée par un juge d’instruction, le trio s’était fait menaçant et avait promis de s’en prendre à tous ceux qui s’étaient fait l’écho de la vidéo de propagande, dont le quotidien espagnol. Vaste programme. Des dizaines d’autres journaux et sites Internet et des centaines de milliers d’internautes, à travers le monde en avaient fait de même. Difficile de se dédire après ça, sans perdre le peu de crédit qui reste encore au PJD, d’autant que nombreux étaient ceux qui ne manquaient pas de rappeler régulièrement et avec force sarcasmes sur les réseaux sociaux et dans la rue, sa promesse à Benkirane. En plus d’y laisser du crédit, les islamistes de Sa Majesté auront, une fois de plus, fait perdre la face au pays, la justice espagnole n’ayant même pas accepté d’entrer en matière.
La diarrhée verbale à tout bout de champ
En politique, il faut savoir se taire ou à tout le moins ne s’exprimer qu’à bon escient. Au PJD, où l’on ignore tout de la politique, de l’intelligence, de la retenue ou encore du bon sens, on ne sait tout simplement pas se taire. On a la diarrhée verbale facile. La logorrhée irrépressible. De celle qui vient aux désœuvrés. Car au parti, on se trouve fort désœuvré, vidé de toute substance par le diabolique Makhzen. Alors, lorsqu’on a tout perdu, il vous reste la langue, pour donner le change et faire illusion. Bien pendue, et bien fourchue, particulièrement lorsqu’il s’agit de vouer aux gémonies, les contestataires des méthodes du régime ou de simples citoyens révoltés par leurs conditions de vies. Mais un organe bien taiseux, lorsqu’il s’agit de s’en prendre aux corrompus et aux salauds.

 
Surtout laisser somnoler Pharaon Alors tels des mégères, Benkirane et ses acolytes font dans le commérage. Pour rien. Pour le fun. Pour épater la galerie. Ou simplement pour exister. On glose, on plaisante, on expectore des glaires douteux, on ricane de tout, y compris des sujets les plus graves. Un jour, sur le suicide d’un diplômé chômeur, fatigué de sa condition de misérable. Le lendemain sur les détenus politiques dont on nie jusqu’à l’existence, alors que plus de trois cents d’entre eux hantent les geôles du Makhzen et y subissent les affres de la torture. On s’attaque aux sujets les plus futiles, ceux qui ne prêtent pas à conséquence, les "petits murets", comme les surnomment le marocain, ceux qui ne risquent pas d’empêcher Pharaon de somnoler, comme l’affaire Danone, curieusement devenue sujet d’actualité brûlante, depuis que Mohammed VI s’est dessaisi de ses parts dans la compagnie. Le Chef du gouvernement, fidèle à sa légendaire propension à l’épanchement s’en est même pris aux femmes actives, les accusant, en termes à peine voilés, de participer du délitement de la vie de la famille.
Et lorsque les sujets se font plus sérieux et les questions plus embarrassantes, l’homme botte en touche et fait appel au Créateur ou plutôt aux calendes grecques. La démocratie ? « In chaa Allah », en 2891, question de tempo ! La lutte contre la corruption ? « Bi haouli Allah », en 2672, il faut savoir laisser du temps au temps !
On ne peut s’empêcher de compatir avec le militant de base qui rêvait du Paradis du Pouvoir pour son parti et qui vit l’enfer à voir les élites de ce dernier se compromettre allègrement avec la dictature du Makhzen.

Les idiots utiles de la dictature
L’affaire El País confirme ce que l’on suspectait déjà. On aurait du se méfier de ce parti qui arbore en guise d’armoiries cette lanterne antédiluvienne, instrument du passé. Il n’a pas une once de lumière à dispenser à ses propres troupes. A fortiori au reste du monde. Il est devenu, en quelques mois, l’idiot utile de la dictature marocaine. Ces islamistes-là, dont on se doutait qu’ils ne valaient pas tripette, avant leur investiture, en sont à "compagnonner" avec la tyrannie, lui prêtant aide et assistance, dans les moindres de ses coups fourrés ou complots. Mieux que n’importe quelle juridiction, c’est l’Histoire qui se chargera un jour, de rendre justice aux marocains et de faire renaître à la lumière, la Mère Patrie.


samedi 10 mai 2014

« El Pais » garde le silence sur le départ d’Ignacio Cembrero

Ignacio Cembrero (Photo DR)
Photo DR
Par  Thami Afailal,4/5/2014

Le journaliste espagnol Ignacio Cembrero, ancien correspondant du quotidien espagnol El Pais pour le Maroc, a décidé de quitter le journal où il a travaillé pendant trois décennies.
El Pais, qui vient de changer de directeur en plaçant Antonio Caño à sa tête, garde le silence sur ce départ.

Cembrero a démissionné de ce journal autrefois fois porte-drapeau des nobles principes de démocratie, liberté d’expression et de droits de l’homme, devenu depuis une entreprise espagnole en difficulté comme les autres qui essaye de se rapprocher du gouvernement en place (même s’il est conservateur de droite !) pour ne pas être balayé par la crise.
Cembrero vient de l’annoncer par un message qu’il a envoyé à ses amis et dans lequel il explique son départ par le refus de sa direction de le soutenir après la plainte déposée par le chef du gouvernement marocain, Abdelilah Benkirane, surnommé Kika (ou ce que vous voulez!).
Cembrero croit que la plainte de Benkirane sera prochainement archivée.
Ce qui est probable. Le Maroc n’a jamais gagné un procès devant une juridiction qu’il ne contrôle pas. Le seul procès gagné momentanément est celui intenté par Hassan II contre le journaliste José Luis Gutiérrez, directeur de Diario 16, qui avait publié une information sur l’interception en Espagne par la Guardia Civil d’un camion des Domaines royaux rempli de haschich.Une information vraie mais écrite de telle manière que les juges ont supposé une animosité de la journaliste qui l’a écrit envers le souverain alaouite aujourd’hui défunt.
Mais ce procès aussi, le Maroc l’a finalement perdu devant la Cour européenne des droits de l’homme de Strasbourg qui a donné raison à M. Gutiérrez, décédé depuis.
En ce qui concerne Ignacio Cembrero, s’il est quasi certain que l’ancien premier ministre espagnol Felipe Gonzalez, devenu un hôte de marque du Makhzen depuis son départ du pouvoir (comptez le nombre de fois où il a été invité au Mirage, le superbe hôtel-restaurant qui donne sur le détroit de Gibraltar), est impliqué dans les malheurs de Cembrero, la main de l’actuel président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, n’est pas non plus étrangère à l’éloignement du journaliste.
Les relations se sont tellement réchauffées entre Rabat et Madrid ces derniers mois que le Makhzen ne permet plus aux « patriotes » de monter des manifestations « patriotiques » devant les postes frontaliers de Sebta et Melilla comme il y a quelques années.
L’un de ces « patriotes », Saïd Chramti, qui a été à l’origine de plusieurs incidents diplomatiques graves entre le Maroc et l’Espagne, vient d’être condamné par un tribunal de Nador à 18 mois de prison ferme. 
Donne-moi Cembrero, je te donne Chramti ! Bien entendu, les deux ne se valent pas.

samedi 28 septembre 2013

Le grand revirement du ministre de la Justice du Maroc

Por: | 25/9/2013

Le journaliste marocain indépendant Ali Anouzla est envoyé en prison accusé d’encourager le terrorisme

“Nous sommes toujours en désaccord avec la loi” antiterroriste. Moustapha Ramid, 54 ans, alors président du groupe parlementaire du Parti de la Justice et du Développement (PJD, islamiste modéré), répétait sans cesse cette phrase le mercredi 21 mai 2003 dans son bureau à Casablanca. « Nous assistons à une régression politique», ajoutait-il. C’est ce jour-là que je l’ai connu. Je l’ai interviewé pour El País.
MustafaFotoMoustapha Ramid                                                
   Cinq jours auparavant Casablanca avait été ensanglantée par le plus brutal attentant qu’ait subit le Maroc : 45 morts, dont douze terroristes. Le gouvernement de Driss Jettou voulait faire approuver au Parlement une nouvelle loi bien plus répressive. Le PJD s’y opposait même si finalement, craignant de se faire mettre hors la loi, il a voté en sa faveur.
   A peine sorti de son bureau Ramid m’a appelé pour me demander d’y revenir. Il m’a alors présenté à Eva María Montfort, une espagnole convertie à l’islam qui avait épousé Bouchaib Maghder, un marocain pieux résident en Espagne. Maghder avait été arrêté à Tanger en janvier 2003. Il fût  condamné pour terrorisme en juillet de cette année dans le cadre des grands procès collectifs qui ont eu lieu après les attentats.
   « Son dossier est vide ; il n’y a pas la moindre preuve solide contre lui », insistait Ramid. Il disait d’ailleurs la même chose de la plupart des clients qui peuplaient sa salle d’attente, presque tous des parents de présumés terroristes islamistes que Ramid a défendu comme avocat, un métier qu’il exerçait quand il n’était pas au Parlement. « Vous devez parler d’Eva et de son mari dans votre journal », répétait-il.
   Depuis cette première rencontre je l’ai revu plusieurs fois lors de mes séjours au Maroc. A part les prisonniers islamistes Ramid défendait aussi les journalistes indépendants victimes, selon lui, d’un code de la presse « liberticide ». Déjà en janvier 2001 il s’était était allé manifester sa solidarité avec Aboubakr Jamai, directeur de l’hebdomadaire Le Journal qui venait d’être interdit. Jamai faisait une grève de la faim pour obtenir un récépissé et pouvoir sortir une nouvelle publication.
    Ramid est devenu ministre en janvier 2012 et il a alors changé son fusil d’épaule. C’est en vertu de la loi antiterroriste qu’il avait tant décriée qu’un procureur a ordonné, le mardi 17 septembre, à la police judiciaire l’arrestation d’Ali Anouzla, directeur du site d’information indépendant Lakome qui avait mis en ligne la première vidéo consacrée au Maroc d’Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI). Il signalait d’ailleurs que le document, fort intéressant,  était de la pure propagande terroriste.
   Depuis sa parution Lakome avait eu bon nombre de scoops qui dérangent notamment sur la grâce royale octroyée en juillet au pédophile espagnol Daniel Galvan. Fahd Iraqi, éditorialiste de l’hebdomadaire Tel Quel, interprète comme beaucoup d’autres au Maroc le « scandale Anouzla » comme une « vendetta des faucons du régime contre une plume qui fait grincer des dents ».
   Mardi soir, après une longue garde à vue, Anouzla a été envoyé à la prison de Salé accusé par le juge d'instruction d’apologie du terrorisme, incitation à l’exécution d’actes terroristes et assistance matérielle aux terroristes. Rien que cela ! Le ministère public est au Maroc bien plus dépendant du ministre de la Justice qu’il ne l’est dans la plupart des pays européens. Ramid a-t-il rejoint les faucons ?
   J’avais, moi-aussi, mis sur mon blog la vidéo car AQMI y parlait d’émigration des Marocains vers l’Espagne la déconseillant aux jeunes Marocains. J’ajoutais, dans le « papier » qui accompagnait le document, que le Maroc était le pays le plus épargné d’Afrique du Nord par les terroristes et cela grâce à l’efficacité de ses forces de sécurité et à ce que la monarchie marocaine, comme toutes les autres monarchies arabes, jouit d’une légitimité que n’ont pas les républiques balayées par le « printemps-arabe ».
   Malgré cela Ramid a annoncé, le mardi 17 septembre, qu’il allait faire un procès à mon journal en Espagne. Pourquoi n’en fait-il autant avec tous les sites américains, à commencer par SITE, qui ont eux aussi mis la vidéo en lignes ?
   Ramid est ministre de Justice mais un de ces anciens clients, Bouchaib Maghder, est toujours en prison. D’autres prisonniers islamistes ont été graciés par le roi avant ou après sa nomination comme ministre, mais pas Maghder. Et pourtant Ramid disait en 2003, comme d’autres avocats, qu’il était le plus innocent de ceux qui allaient passer devant le juge.

vendredi 20 septembre 2013

Affaire Anouzla : Le procureur général espagnol refuse d'ouvrir une enquête contre El País


Le procureur général de l’Etat espagnol a refusé l’ouverture d’une enquête contre le journal El Pais après la diffusion en version arabophone de la vidéo d’Aqmi menaçant le Maroc, a-t-on appris d’Alifpost. « Les conditions d’une accusation ne sont pas encore réunies », d’après le procureur qui attendra ce que le Maroc présentera comme preuve.

« Les lois espagnoles contre le terrorisme sont très sophistiquées en raison de la présence de groupes terroristes comme l’ETA  et des attentats de Madrid de 2004 », a-t-il indiqué. « L'article 578 du droit pénal sur l'incitation au terrorisme ne s’appliquera pas à l'El Pais et aux autres médias parce que le lien d'Al Qaïda ne constitue pas un délit d'incitation au terrorisme », précise la même source. « La décision de la justice espagnole sur ce sujet a été prise depuis que les experts ont discuté de la couverture par les médias des propagandes des terroristes de l’ETA ».

« L’ouverture d’une enquête contre El Pais serait donc la source d’autres procédures contre plusieurs médias espagnols », a-t-il précisé. Toutefois, la requête du Maroc serait étudiée dans le cadre de la coopération bilatérale entre les deux pays, mais le dossier devrait être rapidement clos en l’absence d’éléments incitant au crime.

http://www.yabiladi.com/articles/details/19767/affaire-anouzla-procureur-general-espagnol.html?utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter

Ramid va-t-il faire arrêter le journaliste espagnol Ignacio Cembrero au Maroc ?


Par demainonline, 20/9/2013

 Ignacio Cembrero (Photo DR)Le ministre marocain de l’injustice et du peu de libertés, El Mostafa Ramid, va-t-il ordonner à la Brigade nationale de police judiciaire (BNPJ), dont il est le patron, l’arrestation du journaliste espagnol Ignacio Cembrero, correspondant pour le Maghreb du quotidien espagnol El Pais ?

Selon des sources dignes de foi, Cembrero devrait arriver aujourd’hui à l’aéroport de Casablanca. Il doit participer demain, 21 septembre 2013, à un colloque organisé par l’Association marocaine pour le journalisme d’investigation (AMJI), qui se tiendra à l’hôtel Ibis-Agdal de Rabat.
Pour rappel, Ignacio Cembrero est poursuivi pénalement en Espagne par le gouvernement marocain pour avoir diffusé sur son blog du quotidien El Pais une vidéo d’AQMI. Le gouvernement islamiste d’Abdelilah Benkirane (en fait ceux qui le manipulent…), considère que cette vidéo est « un appel clair et une incitation directe à commettre des actes terroristes » au Maroc.
Le journaliste Ali Anouzla, directeur du site arabophone Lakome, est en prison depuis mardi dernier, pour avoir publié un lien vers l’article de Cembrero. Il est sous le coup de la loi anti-terroriste.

Demain
URL courte: http://www.demainonline.com/?p=27371
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------
 Par Mustapha Adib fb
L'heure de vérité devrait sonner aujourd'hui: Le ministre (volontaire rappelons le) des injustices Monsieur Ramid va-t-il faire arrêter le journaliste espagnol Ignacio Cembrero qui arriverait aujourd'hui au Maroc ?
Si on suit le raisonnement irrationnel du parquet de Sa Majetski M6, les publications sur internet ne devraient pas répondre au critère de la territorialité. C'est à dire que ce sont des crimes qui peuvent être poursuivis partout où les publications faites sur Internet sont accessibles.
Comme ce qu'a publié le journaliste Ignacio Cembrero, a été accessible au Maroc, il faudrait l'auditionner comme l'ont fait au journaliste marocain Ali Anouzla non?
On t'apportera des oranges Monsieur Ignacio Cembrero au cas où ce gouvernement pèterait les plombs

Ali Anouzla arrêté pour la diffusion d'une information publiée ailleurs sans problème




Maroc : Arrestation du journaliste Ali Anouzla après sa publication d’une vidéo d’Al-Qaïda 
Par Fikri El Azrak, SIWEL 17 /9/2013

Le journaliste Ali Anouzla. PH/DR
Le journaliste Ali Anouzla. PH/DR

RABAT (SIWEL) — Les autorités marocaines ont arrêté le journaliste Ali Anouzla , directeur du site web lakome.com, pour avoir diffusé une vidéo d'Al Qaïda. Ali Anouzla est connu pour être un opposant farouche au pouvoir marocain.

Ali Anouzla est arrêté aujourd’hui (mardi 17 septembre 2013) à 07 H du matin devant le siège de son site web à Rabat, par 8 policiers qui ont confisqué tous les ordinateurs qui sont à l’intérieur du siège du journal électronique lakome.com. L’arrestation vient après un appel du procureur général du roi de la cour d’appel de Rabat, qui a déclaré que l’arrestation sera accompagnée d'un suivi juridique contre le journaliste après sa publication d’une vidéo d’Al-Qaïda qui menace la monarchie marocaine.

Cette arrestation pose plusieurs questions, parce que ce n’est pas Anouzla uniquement qui a publié la vidéo. La vidéo a été publiée par plusieurs journaux et sites web nationaux et internationaux, dont le site international « youtube.com », et tous les médias internationaux publient les annonces et les appels d’Al-Qaïda sans aucun problème. Alors, pourquoi les autorités marocaines arrêtent le journaliste opposant Anouzla?

D’autre part, nous indiquons que le site opposant est plus irritant à travers ses articles contre le totalitarisme, la tyrannie, la dictature.... Il a publié plusieurs articles sur la cause du Sahara occidental, les détenus politiques du Rif, le droit à l'autodétermination des peuples, et aussi, il a été le premier site web qui a publié la nouvelle de la grâce royale au pédophile espagnol. La nouvelle qui a fait une mobilisation médiatique, indignée et politique dans le Maroc. Toute notre solidarité avec le journaliste arrêté. 


http://www.siwel.info/Maroc-Arrestation-du-journaliste-Ali-Anouzla-apres-son-publication-d-une-video-d-Al-Qaida_a5455.html
--------------------------------------------------------------------------

Vidéo d'Aqmi sur le Maroc: un journaliste arrêté, Rabat va poursuivre El Pais


Rabat (TV5-AFP) - 17.09.2013 18:32

Les autorités marocaines ont interpellé mardi un responsable d'un site local d'informations et annoncé des poursuites en Espagne contre le quotidien El Pais, à la suite de la diffusion d'une vidéo d'Al-Qaïda appelant à commettre des attentats dans le royaume.
Le journaliste marocain Ali Anouzla lors d'un procès pour délit de presse à Rabat, le 29 septembre 2009
afp.com - Abdelhak Senna
voir le zoom : Le journaliste marocain Ali Anouzla lors d'un procès pour délit de presse à Rabat, le 29 septembre 2009
Les autorités marocaines ont interpellé mardi un responsable d'un site local d'informations et annoncé des poursuites en Espagne contre le quotidien El Pais, à la suite de la diffusion d'une vidéo d'Al-Qaïda appelant à commettre des attentats dans le royaume.
Mardi matin, Ali Anouzla, directeur de la publication de la version arabophone de Lakome --un site qui compte aussi une version française--, a été interpellé à Rabat. Les unités centrales d'ordinateurs ont par ailleurs été saisies lors d'une perquisition dans les locaux de Lakome, selon des journalistes sur place.
Le procureur général du roi a indiqué dans un communiqué que M. Anouzla avait été arrêté "après la diffusion par le journal électronique d'une vidéo attribuée à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), comprenant un appel clair et une incitation directe à commettre des actes terroristes" au Maroc.
"Les procédures judiciaires adéquates seront appliquées à la lumière des résultats de l'investigation", a-t-il ajouté.
En début de soirée, le journaliste se trouvait toujours en garde-à-vue à Casablanca, selon des proches. Il pourrait être poursuivi dans le cadre d'une loi antiterroriste.
Dans un communiqué distinct, le ministère de la Justice a de son côté annoncé que le gouvernement marocain allait porter plainte, en Espagne, contre le quotidien El Pais, pour avoir diffusé cette même vidéo d'Aqmi sur son site internet.
D'après le texte, le ministre de la Justice, Mustapha Ramid, a contacté son homologue espagnol, Alberto Ruiz-Gallardon, pour lui faire part de la "préoccupation" de Rabat.
Intitulée "Maroc: le royaume de la corruption et du despotisme", la vidéo, diffusée la semaine dernière par Aqmi, était accessible à partir du site arabophone de Lakome via un lien renvoyant sur celui d'El Pais. Il était en revanche directement accessible sur la version française.
D'une quarantaine de minutes, cette vidéo d'Aqmi fustige la monarchie marocaine et appelle au jihad.
Elle a depuis été supprimée par Youtube pour non-respect des règles en matière de "violence".
Sur son site internet, Lakome a exprimé son incompréhension à la suite de l'arrestation d'Ali Anouzla, notant avoir précisé "dès le départ" qu'il s'agissait "d'une vidéo de propagande". Il a également avancé que la diffusion de vidéos d'Al-Qaïda était "une pratique constatée dans les médias internationaux".
Connu pour ses prises de position critiques à l'encontre des institutions marocaines, dont la monarchie, M. Anouzla a déjà fait l'objet de poursuites judiciaires par le passé.
Il a reçu le soutien du mouvement pro-réformes du 20-Février, né durant le Printemps arabe, qui a appelé mardi dans un communiqué à sa "libération sans condition".
Un sit-in de protestation est prévu mercredi (17H00 GMT) à Casablanca.
Dans un communiqué, le Syndicat national de la presse marocaine (SNPM), tout en évoquant "le respect de la liberté d'expression", a pour sa part estimé que celle-ci devait "être exercée dans le cadre du respect de l'éthique".
Le Maroc a été la cible de plusieurs attentats ces dix dernières années, dont ceux de Casablanca en mai 2003. Perpétrés par 12 kamikazes, ils avaient fait 33 morts.
Les autorités annoncent régulièrement le démantèlement de "cellules terroristes", la plupart liées à Al-Qaïda.
© 2013 AFP
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-Video-d-Aqmi-sur-le-Maroc-un-journaliste-arrete-Rabat-va-poursuivre-El-Pais.htm?&rub=6&xml=newsmlmmd.urn.newsml.afp.com.20130917.d9dc8bdb.30ab.40aa.a97d.b1eb1f21bee8.xml

samedi 13 août 2011

HOGRA – L’immolation qui dérange les autorités marocaines (« El Pais »)

Par Le Monde, 12/8/ 2011

Mi-décembre, dans la foulée du suicide de Mohammed Bouazizi en Tunisie, le monde découvrait la hogra, ce mot arabe qui désigne le mépris et l'arbitraire avec lesquels certaines tranches de la population du Maghreb se sentent traitées par les autorités, mais aussi la détresse, le mal-être et l'impression de n'avoir plus d'issue. Dans ce blog, nous consacrions fin janvier une note à la vague de suicides par le feu qui avait touché l'Algérie cet hiver.


Il y a quelques jours encore, le Maroc ne connaissait pas le phénomène des "immolés de la hogra". C'est le journal espagnol El Pais qui met en lumière, ce vendredi, l'histoire de Hamid Kanouni, déjà abordée par quelques sites consacrés à l'actualité marocaine.

Hamid Kanouni.
Hamid Kanouni.



Le 7 août, le jeune homme de 27 ans s'est aspergé d'essence et s'est fait brûler devant le commissariat de Berkane, dans le nord-est du Maroc. Transféré dans un hôpital de Casablanca, il est mort le lendemain. "C’est la hogra. Ils m’ont méprisé. Mon gagne-pain est perdu", auraient été ses derniers mots, selon un ami qui l'accompagnait dans l'ambulance.

Les versions divergent sur les raisons qui ont poussé Hamid Kanouni à s'immoler par le feu. Le jeune homme était un marchand ambulant de pain, son commerce se résumant à la charrette qu'il poussait dans les rues de Berkane. Il était en conflit avec une boulangère de la ville, qui l'avait employé un temps et n'appréciait pas de le voir stationner à proximité de sa boutique. "Les clients de l’établissement convoitaient davantage le pain fabriqué par Hamid", assure Info Maroc.net.

Après une énième dispute, la boulangère aurait demandé à la police d'intervenir. Selon le président de la branche locale de l'Association marocaine des droits de l'homme, cité par El Pais, "la police l'a battu, insulté et a saisi la voiture" avec le pain, qu'elle a détruit.

Une version confirmée par plusieurs témoignages mais que dément la police. Citées par l'agence de presse MAP, les autorités assurent que le vendeur ambulant s'était "réconcilié" avec la boulangère, que "sa marchandise a été détruite par un inconnu" pendant qu'il était au commissariat et qu'il s'est immolé "à proximité du commissariat". Il aurait attribué son geste, avant son transfert à l'hôpital, "à ses relations tendues avec la propriétaire du four qui l'employait dans son local avant de le renvoyer".

A Rabat, l'histoire semble déranger. Jusqu'au démenti de la police, aucune information n'avait été publiée sur le sujet par l'agence MAP. Surtout, assure El Pais, la police aurait essayé de convaincre la famille que Hamid Kanouni soit enterré à Casablanca plutôt qu'à Fès, sa ville natale, où habite sa famille. Finalement, son cercueil a été transféré à Fès. L'ambulance qui le transportait est tombée en panne, et l'autre véhicule envoyé n'est arrivé qu'à minuit. Dans le cimetière, raconte El Pais, il y avait beaucoup de monde, mais il n'y a pas eu de mouvement de protestation.
--------------------------------
NDLR SOLIDMAR : Une centaine de commentaires, à la suite de cette information, certains très préoccupants,  témoignent de l'émotion suscitée par cette affaire.

Commentaire de  Med | le 12 août 2011 à 17:36
L’information donnée par El País est fiable, elle émane de Ignacio Cembrero, le meilleur spécialiste du Maroc de la presse occidentale qui connait très bien le Maroc pour y avoir très longtemps vécu et travaillé mais qui avait du le quitter tant le régime lui faisait des « ennuis ». Ses connaissances des rouages du pouvoir à Rabat n’ont pas d’équivalent dans la presse française d’ordinaire si dévouée au régime.
L’agence de presse officielle du Maroc MAP n’est qu’une caisse de résonance d’une des pires dictatures qui soit au monde, ce que tout observateur un peu sérieux du Maroc ne peut que reconnaître. MAP est la championne de la manipulation de l’information et elle est coutumière des communiqués modifiés selon les désirs du pouvoir.
L’affaire de Berkane est assez révélatrice de l’ambiance d’un pays où le pouvoir de nuisance des forces de l’ordre est sans limite autre que les volontés du sommet de cette dictature. Il faut en outre savoir que le pouvoir de Rabat entretient une cellule d’intervention dans la blogosphère et le courrier des lecteurs des journaux, en particulier français, elle est composée de personnes qui se relaient en permanence pour contrer toute information qui risque de gêner le régime, ces intervenants ne sont que téléguidés par le ministère de l’intérieur, donc par le Palais de Rabat. Ce ne sont pas des « trolls » comme le pensent certains, mais d’authentiques agents rétribués par l’Etat pour créer des contre-feux aux informations qui déplaisent.
Il faut encore savoir que le Maroc entretient une cellule chargée de suivre tous les travaux de recherche universitaires qui en Europe, mettent leur nez au Maroc, qu’il existe encore une autre cellule chargée de « fliquer » les personnes marocaines qui travaillent en Europe et sont politiquement ou syndicalement actives, cette cellule travaille de conserve avec les consulats marocains qui leur fournissent la liste des ressortissants de leur circonscription. Cette cellule vérifie encore par exemple que les enfants de ces travailleurs émigrés ou simplement de ceux qui ont la double nationalité sont bien sous le contrôle d’associations culturelles ou religieuses « inspirées » par le pouvoir de Rabat. Les Marocains en Europe (France, Espagne, Belgique, Pays-Bas, Italie essentiellement) sont l’objet d’un authentique « flicage » de tous leurs faits et gestes.
Tous ces « réseaux » de surveillance montrent à quel point la dictature marocaine craint comme la peste la circulation des idées, elle risquerait de véhiculer des idées de contestation du régime. C’est donc par la peur que les Marocains à l’étranger sont tenus par un système policier infiniment pire que l’ancien système du bloc soviétique défunt. Le système marocain ne peut être comparé qu’au système hitlérien chargé de poursuivre l’opposition qui avait du fuir hors d’Allemagne.
Sachant cela, on comprend vite comment fonctionne le système à l’intérieur même du Maroc. Quelque chose de bien pire que le système Ben Ali en Tunisie. Tout cela se fait bien entendu avec la complicité active ou tacite des pays européens, en particulier en France et en Espagne. Seuls, les Pays-Bas dénoncent régulièrement cet état des choses, eux connaissent en particulier la politique marocaine de surveillance des Berbères marocains qui s’organisent pour tenter de ne pas trop subir les pressions de la dictature de leur pays d’origine.
C’est dans un tel cadre qu’il faut considérer l’affaire de Berkane qui alarme bien sûr le pouvoir du Maroc « officiel »… Il existe heureusement un autre Maroc, malheureusement peu connu donc peu soutenu en Europe.
Souhaitons qu’une prise de conscience puisse avoir lieu chez nous dans des délais raisonnables… faute de quoi, certains pourraient avoir bientôt mauvaise conscience d’avoir laissé faire et surtout de n’avoir rien dit pour dénoncer l’infecte dictature alaouite (et son bras armé qui se nomme « le Makhzen » – le pouvoir régalien de la monarchie). Prenez donc garde à des informations tendant à faire croire que ce régime se « démocratise ». Il n’en est rien.

NDLR SOLIDMAR : Cette immolation par désespoir n’est cependant pas un phénomène nouveau ni unique au Maroc. En 2001 des diplômés chômeurs aveugles et handicapés moteurs ont décidé de s’immoler collectivement, après une très longue grève de la faim. Pour qu’ils abandonnent ce projet, le pouvoir, averti par des pétitions, leur a promis des emplois. Ces promesses n’ont pas été tenues, et depuis ces actes de désespoir se sont multipliés, mais la presse ne s’en est fait l’écho que rarement. La dernière immolation date de février : une jeune mère de famille, Fadoua Laroui qui n’a pas supporté d’être chassée de son gourbi par la police et mise à la rue avec ses enfants, a mis fin à ces jours en s'immolant par le feu.

L'article d'El País

El suicidio que conmueve a Marruecos

Rabat intenta impedir un estallido social después de que Hamid Kanuni se quemara a lo bonzo tras ser maltratado por la policía en Berkane

IGNACIO CEMBRERO | Madrid 11/08/2011
http://www.elpais.com/articulo/internacional/suicidio/conmueve/Marruecos/elpepuint/20110811elpepuint_14/Tes
"He padecido la hogra. (...) He perdido mi pequeño sustento". Estas fueron algunas de las últimas palabras que pronunció Hamid Kanuni, de 27 años, según su amigo Faisal, autorizado a subir a bordo de la ambulancia que le transportó de Berkane (noreste de Marruecos) hasta el hospital universitario de Casablanca, donde falleció el martes.
Su historia es casi idéntica a la de Mohamed Buazizi, el joven tunecino que se inmoló el pasado diciembre
La hogra es esa palabra con la que desde hace una década los jóvenes argelinos primero, y ahora el conjunto del Magreb, describen el desprecio y la arbitrariedad con los que son tratados por las autoridades. Kanuni, vendedor ambulante de pan, la sufrió el domingo y se rebeló prendiéndose fuego a lo bonzo ante la comisaría central de Berkane (80.000 habitantes).
Su historia es casi idéntica a la de Mohamed Buazizi, el joven tunecino que se inmoló el 17 de diciembre ante el Gobierno Civil en Sidi Buzid y falleció días después a consecuencia de las heridas. Su gesto fue el detonante de la revolución tunecina que cuatro semanas después expulsó al dictador, el presidente Zine el Abidine Ben Ali, del poder. En Marruecos no ha sucedido nada parecido.
"Kanuni vendía pan cerca de una panadería", cuenta Abderrahim Saddiqi, presidente de la sección local de la Asociación Marroquí de Derechos Humanos. "Al dueño de la panadería no le gustó y llamó a la policía tras enfrentarse al vendedor", prosigue. "La policía le golpeó, le insultó y se incautó del carro" con el pan, que destruyó.
Hamid reaccionó, según su amigo Faisal, "comprando cinco litros de gasolina y rociándose el cuerpo. (...) Se inmoló ante la comisaría". Entre policías y transeúntes apagaron las llamas y le condujeron al hospital Adrak de Berkane, pero ante la gravedad de su estado los médicos decidieron trasladarle en ambulancia al hospital universitario de Casablanca.
Las autoridades no ahorraron esfuerzos para evitar un estallido social. Enviaron unidades de Fuerzas Auxiliares (antidisturbios) a Berkane al tiempo que el fiscal de la ciudad prometió abrir una investigación. La agencia de prensa oficial, MAP, ignoró primero el suicidio, y solo rompió su silencio para difundir una versión policial que recoge una declaración del joven vendedor hecha en la ambulancia, pese a que, según Faisal, el joven estuvo casi todo el tiempo en coma. En ella atribuye su inmolación a la pelea con el panadero y exime a la policía.
Paralelamente, intentaron convencer a la familia del vendedor de que fuese enterrado en Casablanca y no en Fez, donde residen sus padres. "Los responsables quieren impedir así cualquier tipo de protesta", señaló Mustafá Kanuni, hermano del difunto, a la web informativa Lakome.
Los familiares no aceptaron, pero sí accedieron, en cambio, a que fuese inhumado nada más llegar el féretro a Fez. La ambulancia en la que viajaba el ataúd se averió el miércoles en el camino. Hubo que esperar a que estuviese disponible otro vehículo y, finalmente, el cuerpo de Kanuni llegó a su destino a última hora de la noche. Fue entonces, poco antes de medianoche, cuando se llevó a cabo el sepelio. Acudió mucha gente al cementerio, pero no hubo protestas.
Desde que Mohamed Buazizi se quemó a lo bonzo, decenas de magrebíes, incluida alguna madre de familia con hijos pequeños, se han inmolado. El pasado fin de semana cerca de Tipaza, a 70 kilómetros de Argel, se alcanzó el cénit del horror cuando un padre roció con gasolina su cuerpo y el de sus dos hijos, de cuatro y dos años, y les prendió fuego, al no haber conseguido una vivienda oficial. Todos están hospitalizados con graves quemaduras.

samedi 27 novembre 2010

Tribunal espagnol : L'assaut marocain est un crime de lèse humanité

Par MANUEL ALTOZAN,EL PAIS, 26/11/2010
Le Ministère public de l'Audience Nationale pense que le démantèlement du campement de Gdaym Izik (le Campement la Dignité) près de la capitale du Sahara Occidental, El Aaiún, par la police marocaine pourrait constituer un délit de lèse humanité, "avec un caractère provisoire et sans préjudice d'une plus grande concrétion dans l'avenir", selon l'écrit auquel El PAIS a eu accès. Le ministère public rappelle que l'unique victime mortelle reconnue par le Maroc est espagnole, ainsi que la relation historique et culturelle entre l'Espagne et le Sahara, pour justifier la compétence des tribunaux espagnols, bien qu'il demande au juge Ismael Moreno de questionner le pays alaouite s'il a ouvert une enquête pour éclaircir les faits.
De cette façon, le ministère public ouvre la porte pour que l'Audience Nationale puisse se déclarer compétente pour enquêter sur les faits arrivés à El Aaiún en vertu de la réglementation sur la juridiction universelle espagnole.
Le ministère public répond ainsi aux plaintes présentées par la Ligue Espagnole des Droits de l'homme et par des parents de l'espagnol mort dans les incidents.
"Les circonstances décrites dans la plainte, jointe aux antécédents historiques, permettent d'affirmer à présent, et sans préjudice d'une information ultérieure plus complète, que les faits pourraient avoir une nature délictueuse dans les termes exprimées" c'est-à-dire qu'ils pourraient constituer un crime de lèse humanité.
De plus, le ministère public assure que "le comportement de la police marocaine se dirige contre un collectif très déterminé assis dans une localisation concrète, le collectif qui réunit les conditions requises pour être considéré comme un groupe national ou ethnique aux effets indiqués". Et il ajoute : "Telle qualification a été reconnue par les antécédents que la question sahraouie a réveillés au sein de l'ONU et en particulier dans la résolution 1.495 (de 2003, dans UN PDF), approuvée par le Conseil de Sécurité".
Deuxièmement, et toujours selon le procureur, l'opération policière, au moins apparemment, n'a pas eu d'autre but que supprimer l'installation d'Agdaym Izik sans que d'autres motivations différentes ne soient appréciées "
Le procureur rappelle que l'unique victime reconnue par le Maroc, Babi Hamday Buyema, avait la nationalité espagnole et, pour ne laisser aucun doute sur si l'Audience Nationale pourrait ne pas avoir de compétences pour juger les faits, explique les relations de liens historiques, sociaux, culturels de l'Espagne avec le Sahara occidental.
"Les liens avec la communauté sahraouie sont évidents", affirme l'écrit. "Non seulement il faut souligner la condition de territoire colonial dans le passé du Sahara Occidental, ce qui a déterminé la création de liens linguistiques, culturels, etc., qui a un reflet dans la législation espagnole. Ainsi, la législation sur l'acquisition de la nationalité espagnole concerne des mécanismes privilégiés pour l'ethnie sahraouie".
D'ailleurs, ajoute-t-il, "l'ONU considère l'Espagne comme puissance administrante du territoire non-autonome du Sahara Occidental, en déclarant contraires au droit international les accords de Madrid signés en 1975 entre l'Espagne, le Maroc et la Mauritanie dans lesquels ces deux derniers ont été déclarés puissances administrantes".
En attendant, le premier vice-président du Gouvernement, Alfredo Pérez Rubalcaba, a insisté aujourd'hui sur le fait que tous les médias, et non seulement deux, "soient présents à El Aaiún" et a souligné la nécessité de "continuer de dialoguer avec le Maroc pour que cela soit décidé". Dans la conférence de presse postérieure au Conseil des Ministres, Rubalcaba a précisé que "cela est bon pour la presse espagnole et pour le Maroc" et a souligné que ce point de vue il le transmettra "encore et encore et à chaque fois qu'il pourra" au ministre marocain de l'Intérieur et au ministre de la communication.
Le ministre de l'Intérieur a insisté aussi sur le fait que "la position espagnole n'a pas changé", signalant que ce n'était pas lui qui a mené les négociations pour obtenir l'accès des journalistes espagnols au Sahara occidental, "sauf dans la réunion de l'après-midi du vendredi, pour débloquer un processus non démocratique qui s'était produit".

dimanche 29 novembre 2009

Estados Unidos pide que se respeten los derechos de Aminatou Haidar



Moratinos llamará hoy a la activista saharaui en huelga de hambre en Lanzarote para congratularla por la Fiesta del Cordero 

IGNACIO CEMBRERO - Madrid - 26/11/2009
"Estados Unidos sigue preocupado por la salud y el bienestar de la activista saharaui Aminatou Haidar", reza un comunicado del Departamento de Estado leído por su portavoz Ian Nelly. "Instamos a que su estatus legal sea rápidamente establecido y a que se respete plenamente la legalidad y los derechos humanos", concluye.
El texto recuerda también los dos grandes premios que Haidar obtuvo en EE UU en 2008 y este año concedidos por su defensa de los derechos humanos en el Sáhara Occidental por la Fundación Robert Kennedy -se lo impuso el senador Edward Kennedy- y la Fundación Train. La independentista saharaui goza desde entonces de grandes simpatías en los círculos demócratas estadounidenses.
El pronunciamiento de EE UU contrasta con el silencio observado en las capitales europeas sobre este asunto y por la Unión Europea en su conjunto pese a que mantiene una estrecha relación con Marruecos, la potencia que expulsó a Haidar de El Aaiún a Lanzarote el 14 de noviembre. El estatuto avanzado vigente entre la UE y Marruecos incluye incluso una cláusula de derechos humanos.
Moratinos llamará el viernes a Aminatou Haidar
El ministro de Asuntos Exteriores, Miguel Ángel Moratinos, tiene previsto llamar este viernes a la activista saharaui Aminatou Haidar en huelga de hambre en Lanzarote desde hace 12 días, según fuentes del entorno de la defensora de los derechos humanos y la Dirección General de Comunicación Exterior del Ministerio de Asuntos Exteriores.
Moratinos no le trasladará, en principio, ninguna nueva propuesta para dar satisfacción a su reivindicación -la última la formuló el viernes mediante un largo comunicado-, pero sí la congratulará por el Aid el Kebir (la Fiesta del Cordero), la más importante del islam, que parte de los musulmanes celebran este viernes. En Marruecos se festeja, en cambio, el sábado.
El ministro no la llamará directamente sino que lo hará a través de la cantante Cristina del Valle, que en las próximas horas llegará a Lanzarote para, como tantos otros artistas españoles, brindar su apoyo en un concierto solidario el próximo día 29 a la independentista saharaui, que exige poder regresar a El Aaiún, la capital del Sáhara, dónde vivía hasta ahora con su madre y sus dos hijos. Del Valle pasará el teléfono a Haidar.
Hasta la fecha ningún diplomático español se ha puesto en contacto con Haidar para comunicarle formalmente la propuesta que le hizo Moratinos el viernes a su regreso de Marruecos dónde se entrevistó con su homólogo Taieb Fassi-Fihri. Esta consistía en que ella solicitase en el Consulado de Marruecos en Las Palmas un nuevo pasaporte -el suyo le fue retirado por la policía el 14 de noviembre en El Aaiún- y si no lo obtenía España le concedería rápidamente el estatuto refugiado. Haidar rechazó el ofrecimiento.
Además de Del Valle, Haidar recibirá el viernes otras visitas como la de dos representantes de la Fundación Robert Kenendy que el año pasado le otorgó el premio a los derechos humanos en un acto celebrado en el Senado de EE UU. A finales de octubre recibió también en Nueva York el Premio al Coraje Civil de la Fundación Train.
El gesto del ministro de Exteriores con Haidar forma parte de la política de apaciguamiento del Gobierno español y del PSOE. Ante la impresionante movilización de la sociedad civil española en apoyo a Haidar, Moratinos, Leire Pajín, la secretaria de organización del PSOE, y Elena Valenciano, la secretaria de política internacional del PSOE, mantendrán el viernes una reunión con los artistas que promueven conciertos y recogida de firmas en solidaridad con la activista saharaui.

mardi 27 octobre 2009

Maroc: le quotidien espagnol El Pais à son tour interdit


(AFP) –26/10/2009

RABAT — Le quotidien espagnol El Pais a annoncé lundi que sa distribution avait été bloquée dimanche au Maroc pour avoir publié des caricatures de la famille royale marocaine, une mesure qui avait déjà frappé la semaine dernière son confrère français Le Monde.
"L'édition de ce quotidien repren(ait) une caricature diffamatoire diffusée récemment. Il a été bloqué à l'aéroport de Casablanca", a confirmé à l'AFP une source officielle marocaine.
"Le Maroc est un royaume démocratique, comme le royaume d'Espagne. Il ne peut tolérer la diffamation de ses institutions", a ajouté ce responsable sous couvert de l'anonymat.
El Pais, le plus important quotidien généraliste espagnol, a pour sa part précisé qu'il avait été accusé par les autorités marocaines d'avoir "attenté à l'institution monarchique" au Maroc, pour avoir reproduit samedi ces dessins, qu'avait déjà publiés Le Monde.
Il s'agit d'un dessin du caricaturiste du Monde Jean Plantu et d'un autre dessin qu'avait publié fin septembre le dessinateur marocain Khalid Gueddar dans le journal marocain Akhbar Al Youm.
La Fédération des associations de journalistes espagnols (FAPE) a "déploré" lundi soir à Madrid dans un communiqué cette interdiction, jugeant "lamentable que le ministère marocain de la Communication opte pour la censure" et menace le "pluralisme de l'information" au Maroc.
Le groupe espagnol Prisa, qui publie El Pais, participe au capital du Monde à hauteur d'environ 15 %.
Outre le journal El Pais, les autorités marocaines ont bloqué la distribution du Monde, qui a publié, dans ses éditions datées des 22, 23 et 24 octobre, des caricatures également jugées "irrespectueuses" de la famille royale.