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samedi 10 mai 2014

Tirs groupés contre le muselage de la presse au Maroc, El Khalfi s'indigne


Amanda Chapon ,h24info.ma 5/5/2014 

Le président du SNPM a évoqué le cas d'Ali Anouzla, poursuivi dans le cadre de la loi antiterroriste en 2013...
Le président du SNPM a évoqué le cas d'Ali Anouzla, poursuivi dans le cadre de la loi antiterroriste en 2013...©AFP

Pour la journée internationale de la liberté de la presse, samedi 3 mai, ONG et syndicats ont dressé un bilan négatif de la situation au Maroc. Mustapha El Khalfi a réagi… sélectivement.
A l'occasion de la journée internationale de la presse, les ONGs internationales ont présenté leurs rapports et classements 2014 de la liberté des médias dans le monde. Des rapports loin d'être flatteurs pour le Maroc. Et le classement annuel sur la liberté de la presse de l'ONG américaine, Freedom House, a même fait réagir le gouvernement marocain…

Il faut dire que si le Maroc y gagne 7 places par rapport à l'année dernière, il reste néanmoins classé 147e sur 197 pays. Une place loin d'être honorable. Et l'ONG, qui prend en compte trois critères  -liberté légale, politique ou économique- ne prend pas de pincettes et place carrément le royaume parmi les pays où la presse n'est pas libre, "malgré une légère amélioration".
 
Khalfi dénonce
Cette "amélioration" n'est pas suffisante pour le porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication, Mustapha El Khalfi qui a dénoncé, lors d'un point presse vendredi 2 mai dernier,  un classement "inéquitable" et qui ne "reflète pas la réalité de la liberté de la presse au Maroc".

Ce qui indigne le plus le ministre? C'est que des pays comme la Tunisie (112e), mais aussi l'Algérie (127) ou encore le Nigeria (106) sont mieux classés que le Maroc! "Certains pays qui ont connu des arrestations de journalistes, saisies de journaux et fermetures de portails web, ainsi que d'autres qui sont instables", sont mieux classés que le Maroc "qui n'a pas enregistré de telles décisions" a déclaré El Khalfi, choisissant notamment d'oublier la fermeture de Lakome et l'arrestation de Ali Anouzla…
Le Maroc est classé 136e sur 190 pays par RSF
Le Maroc est classé 136e sur 190 pays par RSF ©RSF
Une indignation sélective...
Le porte-parole a continué en mettant en avant les progrès du pays: "le Maroc a tranché sur la question de la reconnaissance juridique de la presse électronique comme il a fixé des critères fondés sur la transparence, l'impartialité et le pluralisme pour ce qui est du soutien à la presse écrite". Enfin, il a remarqué que l'adaptation de l'arsenal juridique régissant le secteur de la presse aux nouvelles dispositions constitutionnelles est une "priorité pour le gouvernement".

Mais Mustapha El Khalfi n'a pas commenté le dernier rapport de la célèbre ONG Reporters sans frontières (RSF), qui classe pourtant lui-aussi le Maroc derrière l'Algérie, la Tunisie et le Nigéria, à la 136e place sur 190 pays…

De même, il ne s'est pas indigné du rapport annuel sur la liberté de la presse du Syndicat national de la presse marocaine (SNPM). Lors de la conférence de presse de présentation, le président du SNPM, Younès Moujahid, a notamment critiqué le bilan législatif "négatif" du Maroc, puisque ni le code de la presse et de l'édition, ni le statut du journaliste professionnel n'ont été promulgués.

Quant au projet de loi sur l’accès à l’information, "nous avons travaillé sur ce sujet avec nos partenaires, notamment Transparency Maroc, et je peux vous affirmer que ce projet est creux, car il ne précise pas les garanties de la transparence et les mécanismes de pratique de ce droit" a déclaré Moujahid.


  Agresser les photographes: un "sport pour les forces de l'ordre"
Il a ensuite dénoncé les agressions répétées des forces de l’ordre contre les journalistes et notamment les photographes: "Ça devient comme un sport que pratiquent  les forces de l’ordre à chaque évènement".
Enfin, il était impossible de ne pas évoquer le cas du directeur du site Lakome, Ali Anouzla poursuivi l’année dernière dans le cadre de la loi antiterroriste pour avoir publié un article dans lequel un lien menait vers… un blog où était postée une vidéo d'AQMi appelant au jihad au Maroc.


 
Un Code de la presse contourné
Le président du SNPM a déploré que la justice n’ait été ni "indépendante ni intègre" dans cette affaire. Une affaire doublement inquiétante pour le syndicat, car même si le  nouveau Code de la presse ne comportait pas de peines privatives de liberté, la justice pourrait néanmoins continuer à avoir les "coudées franches" en recourant au Code pénal ou à la loi antiterroriste pour mener des poursuites contre les journalistes…

Younes Moujahid a rappelé que la garantie de l'indépendance de la justice constitue un préalable essentiel à toute réforme législative afin de "ne pas vider de sa substance toute loi éventuelle".

 
http://www.h24info.ma/maroc/politique/tirs-groupes-contre-le-muselage-de-la-presse-au-maroc/22700?utm_medium=email&utm_campaign=Newsletter+du+5+mai+2014&utm_content=Newsletter+du+5+mai+2014+CID_6e0ed8aabf70ef579601b7dbdbe96a3b&utm_source=Emailing%20BDD%20H24&utm_term=Tirs%20groups%20contre%20le%20muselage%20de%20la%20presse%20au%20Maroc

samedi 5 octobre 2013

Affaire Anouzla : les syndicats de journalistes montent au créneau



Sit-in de solidarité avec Ali Anouzla à Rabat - 26 septembre 2013
Le SNJ-CGT et la Fédération internationale des journalistes, rejoints par le syndicat marocain de la presse, réclament la libération immédiate d'Ali Anouzla et la restitution des ordinateurs et dossiers saisis par la police dans les locaux de la rédaction.
Dans un communiqué publié le 1er octobre et dont Lakome a reçu une copie, le Syndicat national des journalistes CGT (France), a dénoncé l'arrestation du directeur de Lakome version arabophone Ali Anouzla.
«Le SNJ-CGT, avec la FIJ (Fédération internationale des journalistes ; 600 000 adhérents dans le monde) et le Syndicat national de la presse marocaine (SNPM), réclame la libération immédiate d'Anouzla et la restitution des ordinateurs et dossiers saisis par la police dans les locaux de la rédaction», rapporte le texte.
«La décision prise par les autorités d'entendre Anouzla en détention est manifestement illégale et le journaliste devrait être relâché sans plus tarder. Il y a des lois qui régissent les violations du code de la presse mais le recours au code pénal et à la législation anti-terroriste est une attaque flagrante contre la liberté de la presse, que la FIJ condamne sans réserve», a déclaré de son côté le président de la FIJ, Jim Boumelha.
Le syndicat marocain de la presse (SNPM), critiqué par les journalistes marocains pour s'être désolidarisé avec Ali Anouzla dans un premier communiqué, s'est finalement joint aux organisations internationales pour condamner l'arrestation et la détention du directeur de Lakome version arabophone.
Younes Moujahid, président du SNPM, est également le premier vice-président de la Fédération internationale des journalistes.

http://fr.lakome.com/index.php/international/1435-affaire-anouzla-les-syndicats-de-journalistes-montent-au-creneau?fb_action_ids=609248725790137&fb_action_types=og.likes&fb_source=other_multiline&action_object_map={%22609248725790137%22%3A735780429782051}&action_type_map={%22609248725790137%22%3A%22og.likes%22}&action_ref_map=[]


vendredi 20 septembre 2013

Au lieu de le défendre, le syndicat de la presse s’en prend au journaliste Ali Anouzla

Par Badr Soundouss, 18/9/2013
 

Younes Mjahed (Photo DR)Younes Mjahed (Photo DR)

L’un des rares syndicats de journalistes au monde à s’en prendre à ceux qu’il devrait pourtant défendre est le marocain SNPM (Syndicat national de la presse marocaine).
Ce drôle de syndicat a été créé par les partis politiques marocains qui y ont placé à sa tête, et en alternance, leurs militants (quand c’est un membre de l’Istiqlal qui doit le diriger, son second doit être obligatoirement un militant de l’Union socialiste des forces populaires, USFP, et vice-versa).
Ce syndicat est actuellement dirigé par Younes Mjahed, un militant de l’USFP, ancien prisonnier politique membre d’un groupuscule marxiste qui a demandé et obtenu la grace de Hassan II après avoir viré sa cuti et abandonné ses anciens camarades. Mjahed a été dénoncé par la presse tunisienne pour avoir participé à « un putsch contre le congrès du syndicat des journalistes Tunisiens (SNJT), en août «  2009, selon Radio Kalima.
Le second de Mjahed est, comme par hasard, Abdellah Bakkali, un député de l’Istiqlal qui ne dit jamais non à la castagne et à la bagarre de rue.
C’est tout dire sur l’indépendance de ce machin et l’exemple qu’il devrait donner aux journalistes en matière d’éthique et de bonne tenue face à l’adversité.
Le SNPM a été à l’avant-garde des campagnes du Makhzen contre les journalistes qui dérangent. Voir le cas récent du correspondant de l’AFP à Rabat, Omar Brouksi, malmené par ce syndicat pour uniquement faire son travail d’information…
C’est donc tout à fait dans l’ordre des choses que ce syndicat partisan vient d’enfoncer le journaliste Ali Anouzla, se faisant ainsi l’écho du Makhzen. Dans un communiqué tout à fait déplace, le SNPM  a fait savoir qu’il désavouait Anouzla, arrêté et incarcéré suite à la diffusion par son site Lakome d’une vidéo d’Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).
« La liberté de la presse doit être exercée dans le respect de la déontologie de la profession », et doit s’abstenir de publier « tout contenu incitant à la violence, au terrorisme ou au crime », affirme le SNPM.
Depuis qu’on sait, grâce à l’ancien dirigeant des jeunesses de l’USFP, Mohammed Hafid, que le secrétaire général du SNPM, Younes Mjahed, publie sous un nom d’emprunt des articles injurieux et diffamatoires contre les journalistes indépendants dans Al Ittihad Al Ichtiraki, l’organe officiel de l’USFP, on peut comprendre les éructations de ce syndicat.

Ali Anouzla arrêté pour la diffusion d'une information publiée ailleurs sans problème




Maroc : Arrestation du journaliste Ali Anouzla après sa publication d’une vidéo d’Al-Qaïda 
Par Fikri El Azrak, SIWEL 17 /9/2013

Le journaliste Ali Anouzla. PH/DR
Le journaliste Ali Anouzla. PH/DR

RABAT (SIWEL) — Les autorités marocaines ont arrêté le journaliste Ali Anouzla , directeur du site web lakome.com, pour avoir diffusé une vidéo d'Al Qaïda. Ali Anouzla est connu pour être un opposant farouche au pouvoir marocain.

Ali Anouzla est arrêté aujourd’hui (mardi 17 septembre 2013) à 07 H du matin devant le siège de son site web à Rabat, par 8 policiers qui ont confisqué tous les ordinateurs qui sont à l’intérieur du siège du journal électronique lakome.com. L’arrestation vient après un appel du procureur général du roi de la cour d’appel de Rabat, qui a déclaré que l’arrestation sera accompagnée d'un suivi juridique contre le journaliste après sa publication d’une vidéo d’Al-Qaïda qui menace la monarchie marocaine.

Cette arrestation pose plusieurs questions, parce que ce n’est pas Anouzla uniquement qui a publié la vidéo. La vidéo a été publiée par plusieurs journaux et sites web nationaux et internationaux, dont le site international « youtube.com », et tous les médias internationaux publient les annonces et les appels d’Al-Qaïda sans aucun problème. Alors, pourquoi les autorités marocaines arrêtent le journaliste opposant Anouzla?

D’autre part, nous indiquons que le site opposant est plus irritant à travers ses articles contre le totalitarisme, la tyrannie, la dictature.... Il a publié plusieurs articles sur la cause du Sahara occidental, les détenus politiques du Rif, le droit à l'autodétermination des peuples, et aussi, il a été le premier site web qui a publié la nouvelle de la grâce royale au pédophile espagnol. La nouvelle qui a fait une mobilisation médiatique, indignée et politique dans le Maroc. Toute notre solidarité avec le journaliste arrêté. 


http://www.siwel.info/Maroc-Arrestation-du-journaliste-Ali-Anouzla-apres-son-publication-d-une-video-d-Al-Qaida_a5455.html
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Vidéo d'Aqmi sur le Maroc: un journaliste arrêté, Rabat va poursuivre El Pais


Rabat (TV5-AFP) - 17.09.2013 18:32

Les autorités marocaines ont interpellé mardi un responsable d'un site local d'informations et annoncé des poursuites en Espagne contre le quotidien El Pais, à la suite de la diffusion d'une vidéo d'Al-Qaïda appelant à commettre des attentats dans le royaume.
Le journaliste marocain Ali Anouzla lors d'un procès pour délit de presse à Rabat, le 29 septembre 2009
afp.com - Abdelhak Senna
voir le zoom : Le journaliste marocain Ali Anouzla lors d'un procès pour délit de presse à Rabat, le 29 septembre 2009
Les autorités marocaines ont interpellé mardi un responsable d'un site local d'informations et annoncé des poursuites en Espagne contre le quotidien El Pais, à la suite de la diffusion d'une vidéo d'Al-Qaïda appelant à commettre des attentats dans le royaume.
Mardi matin, Ali Anouzla, directeur de la publication de la version arabophone de Lakome --un site qui compte aussi une version française--, a été interpellé à Rabat. Les unités centrales d'ordinateurs ont par ailleurs été saisies lors d'une perquisition dans les locaux de Lakome, selon des journalistes sur place.
Le procureur général du roi a indiqué dans un communiqué que M. Anouzla avait été arrêté "après la diffusion par le journal électronique d'une vidéo attribuée à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), comprenant un appel clair et une incitation directe à commettre des actes terroristes" au Maroc.
"Les procédures judiciaires adéquates seront appliquées à la lumière des résultats de l'investigation", a-t-il ajouté.
En début de soirée, le journaliste se trouvait toujours en garde-à-vue à Casablanca, selon des proches. Il pourrait être poursuivi dans le cadre d'une loi antiterroriste.
Dans un communiqué distinct, le ministère de la Justice a de son côté annoncé que le gouvernement marocain allait porter plainte, en Espagne, contre le quotidien El Pais, pour avoir diffusé cette même vidéo d'Aqmi sur son site internet.
D'après le texte, le ministre de la Justice, Mustapha Ramid, a contacté son homologue espagnol, Alberto Ruiz-Gallardon, pour lui faire part de la "préoccupation" de Rabat.
Intitulée "Maroc: le royaume de la corruption et du despotisme", la vidéo, diffusée la semaine dernière par Aqmi, était accessible à partir du site arabophone de Lakome via un lien renvoyant sur celui d'El Pais. Il était en revanche directement accessible sur la version française.
D'une quarantaine de minutes, cette vidéo d'Aqmi fustige la monarchie marocaine et appelle au jihad.
Elle a depuis été supprimée par Youtube pour non-respect des règles en matière de "violence".
Sur son site internet, Lakome a exprimé son incompréhension à la suite de l'arrestation d'Ali Anouzla, notant avoir précisé "dès le départ" qu'il s'agissait "d'une vidéo de propagande". Il a également avancé que la diffusion de vidéos d'Al-Qaïda était "une pratique constatée dans les médias internationaux".
Connu pour ses prises de position critiques à l'encontre des institutions marocaines, dont la monarchie, M. Anouzla a déjà fait l'objet de poursuites judiciaires par le passé.
Il a reçu le soutien du mouvement pro-réformes du 20-Février, né durant le Printemps arabe, qui a appelé mardi dans un communiqué à sa "libération sans condition".
Un sit-in de protestation est prévu mercredi (17H00 GMT) à Casablanca.
Dans un communiqué, le Syndicat national de la presse marocaine (SNPM), tout en évoquant "le respect de la liberté d'expression", a pour sa part estimé que celle-ci devait "être exercée dans le cadre du respect de l'éthique".
Le Maroc a été la cible de plusieurs attentats ces dix dernières années, dont ceux de Casablanca en mai 2003. Perpétrés par 12 kamikazes, ils avaient fait 33 morts.
Les autorités annoncent régulièrement le démantèlement de "cellules terroristes", la plupart liées à Al-Qaïda.
© 2013 AFP
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-Video-d-Aqmi-sur-le-Maroc-un-journaliste-arrete-Rabat-va-poursuivre-El-Pais.htm?&rub=6&xml=newsmlmmd.urn.newsml.afp.com.20130917.d9dc8bdb.30ab.40aa.a97d.b1eb1f21bee8.xml

samedi 24 novembre 2012

Journée nationale de l'information au Maroc : journalistes tabassés, journalistes licenciés

 Journée nationale de l'information au Maroc :
       Les   journalistes d'Al Bayane prennent la parole


http://referentiel.nouvelobs.com/file/4819414.jpg
 
A l’occasion de la célébration de la journée nationale de l’information, le Syndicat national de la presse marocaine (SNPM) a organisé une soirée artistique en hommage aux journalistes exerçant dans les différents domaines de l’information mais aussi pour marquer sa solidarité avec les journalistes tabassés récemment par les forces de l’ordre et son soutien aux trois journalistes responsables syndicaux au SNPM licenciés récemment par les quotidiens Al Bayane et Bayane Al Yaoume. Il s’agit de Nour El Yakine Benslimane, membre du bureau exécutif du SNPM et son trésorier, Omar Zghary, secrétaire de la section de Casablanca et Soumia Yahia, membre du Conseil national du syndicat. Ils ont pris la parole pour s’exprimer à cette occasion. 


« Si d’habitude, la journée nationale de l’information représente une opportunité pour rendre hommage aux journalistes exerçant dans les différents secteurs de l’information et une reconnaissance du rôle important qu’ils accomplissent au sein de la société, les journalistes
marocains ont reçu deux cadeaux à quelques jours de la célébration de cette journée. Le premier cadeau, celui de l’intervention musclée des forces de l’ordre contre les journalistes au cours de l’exercice de leur fonction dont l’une des victimes est Lahcen Oussimoh, journaliste au quotidien arabophone Al Ahdath al Maghribiya et membre du syndicat national de la presse marocaine. Ce qui représente une atteinte ouverte à la liberté de presse. 
Cette journée a été également marquée par le licenciement de trois journalistes responsables au sein du syndicat national de la presse marocaine par la société Bayane SA, éditrice des quotidiens du Parti du progrès et du socialisme (PPS) à savoir Al Bayane et Bayane Al Yaoume, tout bonnement parce qu’ils ont osé défendre leurs droits et ont refusé toute atteinte à leur dignité et toute forme d’esclavage.
 Face à cette situation, très préoccupante, devenue récurrente, systématique et qui prend ces deux dernières années des proportions inquiétantes visant à
la fois la liberté de presse et la dignité des journalistes, notre réponse est « il ne peut y avoir de liberté de presse quand les journalistes vivent dans des conditions de misère, de peur et de corruption » (Slogan de la Fédération internationale des journalistes FIJ).

 
Cela dit, reste que le plus beau cadeau qui nous a été donné est le soutien inconditionnel de nos confrères et consœurs journalistes au syndicat national de la presse marocaine.
Nous tenons à exprimer à cette occasion notre fierté de la solidarité des journalistes au SNPM ainsi que celle des acteurs de la société civile.
"Nous leur promettons de continuer notre combat et nous réitérons notre engagement pour la défense de notre dignité jusqu’à obtenir gain de cause et nos droits intacts. »

jeudi 11 octobre 2012

Le syndicat de la presse au Maroc veut punir Omar Brouksy

Par Thami Afailal , demainonline10/10/2012

Younes Mjahed
Il n’y a qu’au Maroc que ce genre de situation arrive. Le Syndicat national de la presse marocaine (SNPM), la boutique officielle de la presse dirigée depuis la nuit des temps par Younes Mjahed, un militant de ce qui reste de l’Union socialiste des forces populaires (USFP), veut « écrire » aux syndicats de l’AFP pour se plaindre d’Omar Brouksy, le correspondant de l’agence française à qui le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, le journaliste islamiste Mustapha El Khalfi, vient de retirer l’accréditation.
Au lieu de se solidariser avec ce journaliste qui a été agressé il n’y a pas très longtemps et dont le roi, lui-même, a demandé la tête après une dépêche qui n’a pas plu en haut lieu, le SNPM veut plutôt le punir en écrivant aux « commissions de déontologie » de ces syndicats.
Dans un communiqué parvenu à la MAP, le bureau exécutif de ce syndicat explique que « le correspondant de l’AFP a qualifié Younes Mjahed, président du syndicat, dans une déclaration au site électronique Goud.ma de ‘petit Ben Ali’ en référence au président tunisien déchu (…), le qualificatif de dictateur comme Ben Ali, attribué à M. Mjahed, en plus d’autres propos inconvenants proférés par Brouksy attentent à tous les collègues affiliés au syndicat ».
Pour quelle raison le SNPM se fâche avec ce qualificatif de « petit Ben Ali », si cela fait plus de deux décennies que Mjahed est, tel un autocrate, président de ce syndicat ?  Comme si parmi tous les journalistes suiveurs de cette boutique il n’y avait aucun autre capable d’assumer cette fonction ?
Et puis, tout le monde se rappelle qu’en août 2010, après que la Fédération internationale des journalistes (FIJ) ait décliné l’invitation à la participation au congrès extraordinaire du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), un syndicat complètement inféodé à l’ex-dictateur tunisien, le président du SNPM avait tenu à faire le déplacement à Tunis pour y participer. Ce qui avait provoqué la démission de deux membres du bureau exécutif du SNPM, Jamal Mouhafid et Mustapha Znaydi. 
Mjahed devrait être plutôt fier qu’on le compare à « Ben Ali » puisqu’il dirige de main de fer le SNPM, dont la plupart des membres sont des journalistes-fonctionnaires de la MAP, l’agence de presse officielle, qui font, suivant les instructions de leur direction, la pluie et le beau temps dans ce syndicat.
Le SNPM a la mémoire courte. Dans toutes les grandes atteintes à la liberté d’expression dans ce pays, ce syndicat s’est toujours placé du côté des autorités marocaines, condamnant ses confrères de la presse écrite avant la justice.
Quant à parler de déontologie, comme le fait ce communiqué, il faut signaler que Younes Mjahed a tenu et tient toujours dans Al Ittihad Al Ichtiraki, l’organe officiel de presse de l’USFP, une chronique dans laquelle il n’a cessé et ne cesse, sous un faux nom, de s’en prendre à la presse indépendante marocaine et d’injurier certains journalistes.
C’est le professeur d’université Mohamed Hafid, un ex-militant de l’USFP, qui l’avait publiquement révélé lors d’une réunion de ce syndicat et en présence de Younes Mjahed.
A l’époque, le bureau exécutif du SNPM n’avait pas tenu à publier un communiqué de démenti ….


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Un commentaire parmi d'autres:
 anti-abrutis  
10 octobre 2012 - 18 h 48 min    


Younès Mjahed est l’un de ceux qui ,après avoir fait qq années de taule comme prisonniers politique,ont retourné la veste et se sont mis au service de leur ancien bourreau.Comme a écrit Machiavel dans »le prince »,ce sont les ex-opposants repentis qui deviennent les plus grands flagorneurs du prince.C’est le cas de Mjahed qui dénigre ceux qu’il est censé défendre,pour faire plaisir à ses maitres.Tous les journalistes qui reconduisent ce « tube digestif » à la tête du SNPM sont dignes d’être traités de lâches.Dommage que beaucoup de marocains dans tous les semaines se sont transformées en reptiles(reptation) pour qq miettes.La honte !

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Liberté de la presse au Maroc : RSF dénonce, le syndicat national des journalistes absent 

 

Alors que RSF pointe du doigt dans un communiqué trois attaques contre la liberté de la presse au Maroc, quel appui offre le Syndicat des journalistes marocains ? Mutique, timoré, il n'a pas été en mesure d'offrir un soutien direct aux intéressés.
Quand Reporter Sans Frontière (RSF) dénonce 3 atteintes à la liberté de la presse au Maroc, le Syndicat National des Journalistes Marocains (SNPM) attaque Omar Brouksy, correspondant de l’AFP. RSF a publié, le 8 octobre, un communiqué pour dénoncer trois attaques contre la liberté d’expression, dont le retrait de l’accréditation du journaliste de l’AFP, Omar Brousky, par le ministère de la Communication. Le SNPM n’a pas réagi officiellement mais, le même jour, il publie, au contraire, un communiqué via la MAP, où il exprime son indignation face aux « insultes et injures » que Younes Moujahid, le président du SNPM aurait reçu de Omar Brouksy.
« Le correspondant de l'AFP a qualifié Younes Moujahid, président du syndicat, dans une déclaration au site électronique Goud.ma de « petit Ben Ali » en référence au président tunisien déchu », indique le communiqué. Le comité exécutif du SNPM indique aussi que M. Brousky a eu « constamment » recourt au SNPM dont « la porte lui était toujours ouverte. [Le syndicat ] l'a appuyé dans nombre de circonstances […] la dernière en date fut lorsque le ministère de la Communication, alors dirigé par Khalid Naciri, lui avait refusé l'accréditation ».

« Le SNPM ne m’a jamais offert aucune aide »
Contacté, Omar Brousky refuse de réagir à ce communiqué, mais il nie fermement avoir déjà eu recours à l’aide du SNPM, ni se l’être jamais vu proposée. « A aucun moment, je n’ai sollicité l’aide du SNMP car je n’y aurai pas recours tant qu’une personne telle que Younes Moujahid sera à sa tête. Je maintiens mon opinion sur lui et tout le monde la connait », conclut le journaliste de l’AFP. Le 25 août, toutefois, lorsque Omar Brouksy, parmi d’autres journalistes, avait été frappé par les forces de l’ordre pendant une manifestation, le SNPM avait émis un communiqué global pour « exprimer sa solidarité avec les journalistes agressés » et les inciter « à déposer des plaintes devant les tribunaux compétents. »
Une autre affaire concernant Ali Lmrabet, ancien directeur de publication du journal satirique Demain Magazine, est pointée du doigt par RSF dans son communiqué. « Nous appelons le gouvernement marocain et les autorités locales de Tétouan à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger Ali Lmrabet et mettre fin à la campagne de harcèlement que subit le journaliste pour n’avoir fait qu’exercer sa liberté d’expression », a déclaré Reporters sans frontières. « Le SNPM ne m’a jamais offert aucune aide, il est du genre à condamner les journaux avant même que les tribunaux ne le fasse », ironise Ali Lmrabet, interdit d’exercer jusqu’en 2015.

Yabiladi : Le SNPM attend
« Je me rappelle avoir discuté avec M. Moujahid, qui est de ma ville, Tétouan ; il m’avait dit « si tu veux qu’on te défende il faut que tu t’affilies », raconte Ali Lmrabet. En 2005, lorsque le journaliste avait écopé d’une interdiction d’exercer son métier de 10 ans, le SNPM l’avait soutenu du bout des lèvres. « Le Syndicat national de la presse marocaine (SNPM) a appelé à la révision du verdict prononcé contre Ali Lmrabet, tout en exprimant son désaccord avec lui », indiquait un communiqué.
La dernière affaire soulevée par le communiqué de RSF est celle de Yabiladi.com. Là encore, alors que l'affaire n'implique ni le gouvernement ni le palais royal, le SNPM préfère attendre pour se prononcer. Mohamed Ezzouak, directeur de publication du site, s’est déplacé au syndicat, après avoir reçu la convocation du tribunal consécutive à la plainte pour diffamation de Driss Ajbali, responsable du CCME. « J’ai été reçu par Younes Moujahid qui a lu l’article sur la base duquel je suis accusé. Il a d’abord reconnu qu’il n’y avait pas diffamation, puis il a proposé de contacter Driss Ajbali pour trouver une solution à l’amiable », raconte Mohamed Ezzouak. « Je n’étais pas venu pour ça, je voulais simplement que le SNPM prenne position et soutienne Yabiladi, mais le Syndicat attend pour s’exprimer », note-t-il circonspect. Un responsable du SNPM, contacté hier après-midi, a expliqué qu’il « attendait avant de prendre position car les tribunaux ne se sont pas encore prononcés. »

samedi 13 août 2011

Maroc: la défense demande la liberté provisoire pour le directeur du journal Al Massae

Casablanca (Maroc), 11/8/ 2011 (SPS)- 

Les avocats de la défense ont réclamé jeudi la liberté provisoire pour le directeur du journal arabophone Al Massae, Rachid Nini, condamné début juin à un an de prison ferme pour "désinformation".
A l'ouverture du procès en appel devant le tribunal de Casablanca, la défense a motivé cette requête par le fait que le journaliste n'était pas un criminel et disposait des garanties suffisantes pour bénéficier de cette liberté.

Les deux avocats du prévenu, Khalid Sefiani et Moustapha Ramid, ont demandé à la cour de réparer "l'erreur commise" par le tribunal de première instance qui a poursuivi M. Nini sur la base du code pénal au lieu du code de la presse. La Cour a décidé de mettre en délibéré à jeudi prochain la requête de liberté provisoire, tout en fixant au 25 août la poursuite du procès.

Rachid Nini avait été condamné à un an de prison ferme et à une amende de 1000 dirhams (environ 87 euros) pour "désinformation" contre des membres des services de sécurité marocains, "atteinte à des corps constitués" et "atteintes à des personnalités publiques".

En détention depuis le 28 avril dernier, il a été poursuivi en vertu d'articles du Code pénal et non du code la presse, ce qui a été dénoncé par "la commission nationale de solidarité avec Rachid Nini" estimant que "les conditions d'un jugement équitable faisaient défaut dans cette affaire".

Le Syndicat national de la presse marocaine (SNPM) a réitéré fin juillet son appel à la libération de M. Nini, et déclaré suivre avec "une profonde inquiétude" la poursuite de la détention du journaliste Amnesty international, Reporters sans frontières, la société civile et politique ainsi que le mouvement "Jeunes du 20 février" qui réclame des changements démocratiques au Maroc avaient lancé des appels à sa libération sans conditions.

Plus de 500 avocats avaient signé une pétition de soutien et de solidarité avec le directeur d'Al Massae, un des plus forts tirages de la presse marocaine (113.400 exemplaires par jour, selon l'Organisme de justification de la diffusion (OJD).
Dans un rapport sur la situation des droits de l'homme, Amnesty avait souligné que "la détention de Rachid Nini va totalement à l'encontre des promesses de réforme que le roi Mohammed VI a faites, lorsqu'il a promis de consolider le respect des droits humains. Il s'agit d'une grave attaque contre la liberté d'expression".(SPS)

http://www.spsrasd.info/fr/content/maroc-la-d%C3%A9fense-demande-la-libert%C3%A9-provisoire-pour-le-directeur-du-journal-al-massae