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samedi 23 janvier 2016

Niveau de démocratie : Le Maroc 107ème selon The Economist Intelligence Unit

DR
Le Maroc est un pays à "régime hybride". C'est ce qui ressort du classement 2015 de l'indice de la démocratie publié par The Economist Intelligence Unit dans lequel le royaume se retrouve au 107ème rang mondial. Un mauvais classement qui le place devant beaucoup de pays de la zone MENA, considérée comme la région la plus répressive du monde. Détails.
Encore, une fois dans un classement international sur la démocratie le Maroc brille par son mauvais classement. The Economist Intelligence Unit vient de rendre public son indice 2015 de la démocratie qui mesure le niveau de démocratie dans 167 pays (dont 2 territoires) à travers le monde.
Pour mesurer le niveau de démocratie des pays, cet indice international se base sur 60 indicateurs regroupés en 5 catégories : processus électoral et pluralisme, libertés civiles, fonctionnement du gouvernement, participation politique et culture politique. Sur chaque catégorie, les pays se voient attribuer une note allant 0 à 10. Ensuite, en fonction du score obtenu, chaque pays se voit classer dans l’une des 4 catégories de démocraties : « démocraties complètes », « démocraties imparfaites », « régimes hybrides » ou « régimes autoritaires ».

samedi 10 mai 2014

Tirs groupés contre le muselage de la presse au Maroc, El Khalfi s'indigne


Amanda Chapon ,h24info.ma 5/5/2014 

Le président du SNPM a évoqué le cas d'Ali Anouzla, poursuivi dans le cadre de la loi antiterroriste en 2013...
Le président du SNPM a évoqué le cas d'Ali Anouzla, poursuivi dans le cadre de la loi antiterroriste en 2013...©AFP

Pour la journée internationale de la liberté de la presse, samedi 3 mai, ONG et syndicats ont dressé un bilan négatif de la situation au Maroc. Mustapha El Khalfi a réagi… sélectivement.
A l'occasion de la journée internationale de la presse, les ONGs internationales ont présenté leurs rapports et classements 2014 de la liberté des médias dans le monde. Des rapports loin d'être flatteurs pour le Maroc. Et le classement annuel sur la liberté de la presse de l'ONG américaine, Freedom House, a même fait réagir le gouvernement marocain…

Il faut dire que si le Maroc y gagne 7 places par rapport à l'année dernière, il reste néanmoins classé 147e sur 197 pays. Une place loin d'être honorable. Et l'ONG, qui prend en compte trois critères  -liberté légale, politique ou économique- ne prend pas de pincettes et place carrément le royaume parmi les pays où la presse n'est pas libre, "malgré une légère amélioration".
 
Khalfi dénonce
Cette "amélioration" n'est pas suffisante pour le porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication, Mustapha El Khalfi qui a dénoncé, lors d'un point presse vendredi 2 mai dernier,  un classement "inéquitable" et qui ne "reflète pas la réalité de la liberté de la presse au Maroc".

Ce qui indigne le plus le ministre? C'est que des pays comme la Tunisie (112e), mais aussi l'Algérie (127) ou encore le Nigeria (106) sont mieux classés que le Maroc! "Certains pays qui ont connu des arrestations de journalistes, saisies de journaux et fermetures de portails web, ainsi que d'autres qui sont instables", sont mieux classés que le Maroc "qui n'a pas enregistré de telles décisions" a déclaré El Khalfi, choisissant notamment d'oublier la fermeture de Lakome et l'arrestation de Ali Anouzla…
Le Maroc est classé 136e sur 190 pays par RSF
Le Maroc est classé 136e sur 190 pays par RSF ©RSF
Une indignation sélective...
Le porte-parole a continué en mettant en avant les progrès du pays: "le Maroc a tranché sur la question de la reconnaissance juridique de la presse électronique comme il a fixé des critères fondés sur la transparence, l'impartialité et le pluralisme pour ce qui est du soutien à la presse écrite". Enfin, il a remarqué que l'adaptation de l'arsenal juridique régissant le secteur de la presse aux nouvelles dispositions constitutionnelles est une "priorité pour le gouvernement".

Mais Mustapha El Khalfi n'a pas commenté le dernier rapport de la célèbre ONG Reporters sans frontières (RSF), qui classe pourtant lui-aussi le Maroc derrière l'Algérie, la Tunisie et le Nigéria, à la 136e place sur 190 pays…

De même, il ne s'est pas indigné du rapport annuel sur la liberté de la presse du Syndicat national de la presse marocaine (SNPM). Lors de la conférence de presse de présentation, le président du SNPM, Younès Moujahid, a notamment critiqué le bilan législatif "négatif" du Maroc, puisque ni le code de la presse et de l'édition, ni le statut du journaliste professionnel n'ont été promulgués.

Quant au projet de loi sur l’accès à l’information, "nous avons travaillé sur ce sujet avec nos partenaires, notamment Transparency Maroc, et je peux vous affirmer que ce projet est creux, car il ne précise pas les garanties de la transparence et les mécanismes de pratique de ce droit" a déclaré Moujahid.


  Agresser les photographes: un "sport pour les forces de l'ordre"
Il a ensuite dénoncé les agressions répétées des forces de l’ordre contre les journalistes et notamment les photographes: "Ça devient comme un sport que pratiquent  les forces de l’ordre à chaque évènement".
Enfin, il était impossible de ne pas évoquer le cas du directeur du site Lakome, Ali Anouzla poursuivi l’année dernière dans le cadre de la loi antiterroriste pour avoir publié un article dans lequel un lien menait vers… un blog où était postée une vidéo d'AQMi appelant au jihad au Maroc.


 
Un Code de la presse contourné
Le président du SNPM a déploré que la justice n’ait été ni "indépendante ni intègre" dans cette affaire. Une affaire doublement inquiétante pour le syndicat, car même si le  nouveau Code de la presse ne comportait pas de peines privatives de liberté, la justice pourrait néanmoins continuer à avoir les "coudées franches" en recourant au Code pénal ou à la loi antiterroriste pour mener des poursuites contre les journalistes…

Younes Moujahid a rappelé que la garantie de l'indépendance de la justice constitue un préalable essentiel à toute réforme législative afin de "ne pas vider de sa substance toute loi éventuelle".

 
http://www.h24info.ma/maroc/politique/tirs-groupes-contre-le-muselage-de-la-presse-au-maroc/22700?utm_medium=email&utm_campaign=Newsletter+du+5+mai+2014&utm_content=Newsletter+du+5+mai+2014+CID_6e0ed8aabf70ef579601b7dbdbe96a3b&utm_source=Emailing%20BDD%20H24&utm_term=Tirs%20groups%20contre%20le%20muselage%20de%20la%20presse%20au%20Maroc

mercredi 19 février 2014

Liberté de la presse :Le Maroc, toujours à la traîne






Aufait, 12/2/2014

136e en 2013, le Maroc n'a pas quitté sa place au classement mondial de la liberté de la presse en 2014. Reporters Sans Frontières a publié cette étude ce mercredi. Le Finlande, les Pays-Bas et la Norvège sont les pays, où il y a plus de liberté de la presse.

La carte de la liberté de la presse dans le monde en 2014, établi par Reporters Sans Frontières (RSF)./DR
La carte de la liberté de la presse dans le monde en 2014, établi par Reporters Sans Frontières (RSF)./DR Agrandir
Le Maroc a du mal à quitter sa 136e position dans le classement mondial de la liberté de la presse. Le rapport 2014 a été établi par Reporters Sans Frontières (RSF) et publié ce mercredi.
L'ONG internationale pointe du doigt le gouvernement d'Abdelilah Benkirane et évoque “l’alibi marocain de la lutte contre le terrorisme”. En effet, selon RSF, les autorités marocaines tardent à concrétiser les promesses de réformes annoncées depuis le référendum constitutionnel de 2011.
Pour l'année dernière, RSF rappelle l'affaire Ali Anouzla, directeur de la version arabophone du site d’informations Lakome.
Arrêté en septembre 2013, pour avoir publié un lien vers un article du quotidien espagnol El Pais, lui-même renvoyant vers une vidéo attribuée au groupe Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), Ali Anouzla a été libéré “après cinq semaines passées en détention préventive”, déplore RSF.

Un inquiétant amalgame
Selon le rapport de RSF, la cas d'Ali Anouzla “illustre l’inquiétant amalgame que font les autorités marocaines entre travail journalistique et incitation à l’exécution d’actes terroristes”.
La réponse du gouvernement ne s'est pas faite attendre. Mercredi, après-midi, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi, a souligné que le rapport de RSF “manque de précision”.
“Quoique le rapport de RSF n'ait pas classé le Maroc parmi les pays ayant connu une régression, la conclusion générale qui en découle demeure étrange, manque de précision et ne reflète pas la réalité de la pratique journalistique au Maroc.”
Mustapha El Khalfi, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement.
Le ministre n'a pas manqué de rappeler que l'année 2013 a connu une baisse de 40% du nombre de plaintes contre les journalistes et qu'aucune peine privative de liberté n'a été enregistrée.

La Mauritanie et l'Algérie font mieux que le Maroc
Sur le plan régional, le Royaume est toujours à la traîne, loin derrière la Mauritanie voisine (60e), l'Algérie (121e) ou encore la Tunisie (133e). Pour ce dernier pays du Maghreb, RSF indique que l'accession au pouvoir du parti Ennahda, au lendemain des premières élections libres de Tunisie, “ne permet pas de rompre avec la – traditionnelle – mainmise des autorités sur les médias publics”.
Ce classement mondial de la liberté de la presse reste dominé par la Finlande, les Pays-Bas et la Norvège, qui constituent une fois encore le trio de tête, le Turkménistan, la Corée du Nord et l’Érythrée demeurent les pires trous noirs de l’information.
Le classement 2014 souligne aussi la corrélation négative entre les conflits armés et la liberté de l’information. Ainsi, la Syrie, jugée pays le plus dangereux du monde pour les journalistes, est classée 177e sur 180 pays.
 Voir aussi: