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mercredi 4 février 2015

Mohammed VI - Les rendez-vous manqués.





Le récent ouvrage d'Omar Brouksy : "Mohammed 6, derrière les masques" (censuré au Maroc), sera le point de départ d'une réflexion autour de la situation au Maroc.

Le roi Mohammed 6 règne sur le Maroc depuis le 23 juillet 1999.
Son arrivée suscita bien des espoirs, dans un Maroc emmené alors par son père , le roi Hassan 2.
Hassan 2 dirigea le royaume avec un totalitarisme absolu.
Nombreux étaient ceux qui voyaient en la personne Mohammed 6 l'espoir d'un changement substantiel.

Pouvons- nous dire qu'il fut présent et aux rendez-vous ?

Radouane El Baroudi (Organisation)

Avec :
-Omar Brouksy : Auteur du livre : « Mohammed 6, derrière les masques ».
Journaliste marocain et ancien rédacteur en chef de l’hebdomadaire : « Le Journal »
Ancien journaliste AFP Maroc


- Gilles Perrault : Écrivain et journaliste de gauche, il est connu pour Le pull-over Rouge, un livre qui a pesé en faveur de l’abolition de la peine de mort en France dans les années 1970, puis pour Notre Ami le roi, un ouvrage qui a provoqué un assouplissement de la dictature marocaine d’Hassan II dans les années 1990. Il est aussi, pendant la même période, un militant actif contre l’extrême droite en France.


- Pr Maati Mounjib :Historien, professeur à l'université Mohammed V à Rabat.
Auteur entre autres des livres (Toujours censuré au Maroc) : La Monarchie et la lutte pour le pouvoir marocain (1955-65) et Ben Barka, une vie, une mort par Zakya Daoud, Monjib Maâti.

- Daniel Menschaert : Sociologue et anthropologue de formation. En 2004, il devient Délégué de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de la Région wallonne en Pologne, ensuite au Maroc jusqu’en 2012.
Auteur du livre : « Maroc, quatre champs de batailles pour la démocratie. »

- Fouad Abdelmoumni (Modérateur) :
Consultant en développement.
Activiste associatif (membre du conseil de Transparency Maroc.
Ex vice-président de l'AMDH ( L' Association Marocaine des Droits Humains)
Ancien président de l'association des institutions arabes de microfinance Sanabel.
Ancien membre de la fondation (TrustAfrica...)
Ancien détenu d'opinion et disparu (3 et 2 ans).

Entrée Libre


Avec le soutien :

CAL (Centre d'Action Laïque)
Bruxelles Laïque
L'UAE (L'Union des Anciens Etudiants de L'ULB)


mardi 3 février 2015

Les espérances se dissipent au Maroc Le roi continue à régner et à gouverner


Malgré les espoirs qu’avaient suscitées en juillet 2011 la promulgation de l’actuelle Constitution et l’arrivée du Parti de la justice et du développement (PJD) au gouvernement au Maroc, la régression démocratique est une réalité qui se vit au quotidien, que ce soit dans la répression contre les organisations non gouvernementales ou dans le musellement de la presse.
Même si les –- très — larges pouvoirs du roi Mohammed VI n’ont pas été remis en cause, le renforcement des droits et libertés est un aspect marquant de la réforme Constitutionnelle de juillet 2011 imposée par le Printemps arabe : droits linguistiques, avec, notamment, la reconnaissance de l’amazigh comme langue officielle au même titre que l’arabe  ; droits liés à la question du genre, avec la reconnaissance explicite de l’égalité homme-femme1  ; libertés individuelles, avec l’affirmation des «  libertés de pensée, d’opinion et d’expression sous toutes leurs formes  » (article 25), etc. Parmi celles qui sont à la fois «  garanties  » et renforcées, la liberté de se réunir, de se rassembler et de manifester pacifiquement : «  Sont garanties les libertés de réunion, de rassemblement, de manifestation pacifique, d’association et d’appartenance syndicales  », précise l’actuelle Constitution.
Tout en préservant l’essentiel des prérogatives royales, ces «  réformes  » ont permis au Maroc de dépasser la zone de turbulences provoquée par le Printemps arabe, mais sans qu’une dynamique démocratique véritable y soit établie2.

Depuis quelques mois, les activités des acteurs sociaux les plus en vue, notamment l’Association marocaine des droits humains (AMDH), sont systématiquement interdites : les autorités reprochent à cette ONG, la plus importante du pays tant par son dynamisme que son implantation locale, de ne pas être en conformité avec les «  orientations fondamentales  » de l’État.

Des associations qui dérangent

Tout a commencé le 15 juillet 2014, lorsque le ministre de l’intérieur marocain Mohamed Hassad (n’appartenant pas à un parti, proche du Palais) a annoncé devant les députés que certaines associations portaient «  atteinte à la réputation et à l’image  » du pays : elles entraveraient l’action des autorités dans leur lutte contre le terrorisme, dit-il, et serviraient des «  agendas étrangers  ». Sans être citée, l’AMDH était la principale ONG visée par les accusations du ministre : depuis cette déclaration, plus de soixante activités de cette association ont été interdites. Mais les véritables interrogations que suscite le réquisitoire de Hassad portent sur le contenu de ses propos. Par quels «  agendas étrangers  » l’action de l’AMDH serait-elle déterminée  ? Dans quelle mesure, et de quelle manière une ONG reconnue d’utilité publique par l’État en 2000 porterait-elle atteinte à l’image du Maroc  ? Enfin, pourquoi l’AMDH, la seule association marocaine à se définir comme une ONG «  laïque  », entraverait-elle l’action des autorités dans leur lutte contre le terrorisme  ? Aucune réponse n’a été fournie par le ministre.
Quelques jours plus tard, toujours devant les députés, Hassad a souligné que certaines ONG étaient «  financées par des fonds étrangers  », et que leur gestion manquait de transparence. Le financement des associations marocaines par des fondations ou des organismes étrangers, dans le cadre de projets liés au développement (alphabétisation, promotion des droits humains, lutte contre la pauvreté dans les régions reculées, lutte contre l’exclusion des femmes, etc.) est tout à fait légal. Perçus comme des actions complémentaires à celle de l’État en matière de développement, les financements étrangers sont plutôt encouragés par la loi et l’administration marocaines. Selon les chiffres officiels, le financement étranger des ONG marocaines est passé de 7 millions d’euros en 2007 à 24 millions d’euros en 2012.
Aussitôt après les déclarations de Mohamed Hassad, l’AMDH, dont les comptes sont publiés chaque année, a invité les autorités à venir contrôler sa gestion financière. Mais là non plus, le ministère de l’intérieur n’a donné aucune suite à cette «  invitation  ».

L’épineuse question des droits humains

Fondée en 1979 par Abderrahmane Benameur, un avocat de gauche très respecté au Maroc, l’AMDH est aujourd’hui l’une des plus importantes ONG marocaines, avec un champ d’action qui porte sur tout le territoire marocain. Le travail de terrain, la proximité, le bénévolat de ses militants et leur présence dans les coins les plus reculés du pays sont les marques de fabrique de l’association. Même si ses principaux dirigeants font partie de l’extrême gauche marocaine, particulièrement du Parti de la voie démocratique (Annahj Addimokrati), l’AMDH est respectée par la plupart des tendances politiques — y compris par les islamistes du puissant mouvement Justice et bienfaisance — interdit mais toléré. Sa principale force : promouvoir et défendre les droits humains conformément aux paramètres internationaux. Contrairement, par exemple, à l’Organisation marocaine des droits de l’homme (OMDH), proche du parti de l’Union socialiste des forces populaires (USFP).

Concernant l’affaire du Sahara occidental, une «  cause sacrée  » au Maroc, l’AMDH adopte une position neutre en dénonçant, notamment, les atteintes à la liberté de rassemblement pacifique dans ce territoire administré par le Maroc depuis 1975 mais que l’ONU considère toujours comme un «  territoire non autonome  » (non décolonisé). L’ONG dénonce régulièrement la répression de la police marocaine qui se déploie parfois dans les grandes villes du Sahara occidental (Lâayoune et Smara notamment) contre une partie de la population sahraouie, et n’hésite pas à défendre le droit de cette dernière à manifester pacifiquement. Par ailleurs, les rapports qu’elle établit chaque année sur les violations des droits humains au Maroc sont largement couverts par la presse étrangère, et les ONG internationales (Amnesty international et Human Rights Watch notamment) s’y appuient dans leurs comptes-rendus.

«  Soit on est patriote, soit on est traître  »

La crédibilité de l’AMDH, qui dépasse les frontières nationales, lui vaut l’hostilité des autorités marocaines au plus haut niveau. Dans son discours du 6 novembre 2014, le roi Mohammed VI a qualifié de «  traîtres  » tous ceux qui ne s’alignent pas sur la position officielle concernant le Sahara occidental : «  Depuis quand les troubles à l’ordre public et la destruction des biens publics relèvent-ils de l’exercice des droits et des libertés  ? En effet, nous avions déjà exprimé, dans le discours de la Marche verte de 2009, notre refus catégorique de ces agissements et avons prévenu : ‘’ou on est patriote ou on est traitre’’ et, il n’y a pas de juste milieu entre le patriotisme et la trahison. Par ailleurs, il n’y a pas de degrés en patriotisme ou en trahison car soit on est patriote, soit on est traître.  »
À deux reprises, la justice a débouté le ministère de l’intérieur : en novembre 2014, lorsque le tribunal administratif de Rabat a condamné l’État à verser 10 000 dirhams (9 000 euros) à l’AMDH pour l’avoir empêché de tenir une réunion préalablement autorisée à la Bibliothèque nationale de Rabat  ; en janvier 2015, le même tribunal a de nouveau condamné l’État à verser 50 000 dirhams (5 000 euros) à l’association après l’interdiction, par la wilaya de Rabat, d’une activité qui devait se tenir en septembre 2014 au centre Bouhlal, dans la capitale.

Le journalisme aussi est à l’index

Mais ces condamnations n’ont pas empêché les autorités de poursuivre le processus d’interdiction de tous les rassemblements qui ne sont pas «  conformes aux orientations de l’État  ». Le 22 janvier à Rabat, une rencontre internationale sur le journalisme d’investigation, à laquelle devaient participer des experts et des journalistes de plusieurs pays (Maroc, France, Égypte, Tunisie, Algérie, etc.), en plus du ministre marocain de la communication Moustapha El-Khalfi, est interdite par les autorités de la ville. Des instructions orales avaient été données préalablement aux responsables de l’hôtel où la réunion — organisée cette fois par la fondation allemande Friedrich Naumann — devait se dérouler, pour qu’ils empêchent les organisateurs de tenir leur activité. Ces derniers ont alors été contraints de se déplacer jusqu’au siège de l’AMDH où la rencontre a finalement eu lieu… sans le ministre. Pour mesurer l’ampleur du contraste, imaginons, en France, une rencontre internationale dont l’invité de marque serait le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, interdite par son collègue de l’intérieur Bernard Cazeneuve.
Ces contrastes sont l’illustration de la nature du système politique marocain, dont le roi est la clé de voûte et le véritable acteur : il est toujours le Commandeur des croyants, un statut qui en fait un personnage quasi sacré, et il décide de la politique générale de l’État dans le conseil des ministres qu’il préside. Le chef du gouvernement  ? Il coordonne l’action des ministères via l’administration dont il dispose, fait exécuter les lois et, surtout, exécute les décisions du roi. Passé de quatre à douze conseillers en 2011, le cabinet royal, dont le directeur est Mohamed Rochdi Chraïbi, un copain de classe du roi, est la «  dynamo  » de l’exécutif au Maroc. Le «  cabinet  » est dominé par l’ami intime du monarque, Fouad Ali El-Himma, qui en est membre et qui distribue en son sein les tâches et les «  missions  ». Situé au cœur du Palais royal de Rabat, le cabinet n’est pas une institution constitutionnelle, mais une structure politique qui participe activement à l’élaboration des décisions stratégiques du monarque et les met en œuvre, en se servant — si nécessaire — du gouvernement qui dispose de l’administration. Plus que jamais le roi Mohammed VI «  règne et gouverne  », alors que l’actuelle Constitution précise, dans son article premier, que «  le Maroc est une monarchie  » non seulement «  constitutionnelle  » mais aussi «  parlementaire  ».
1Cette «  égalité  » homme-femme est toutefois conditionnée par «  le respect… des constantes et des lois du Royaume  », précise l’article 19 de la Constitution marocaine.
2La fin des espérances liées au Printemps arabe, à partir de février 2011, est une réalité qui se vit au quotidien : des dizaines de militants laïcs du 20-Février, un mouvement pro-réformes né dans le même sillage, sont aujourd’hui en prison ou poursuivis dans le cadre de procès inéquitables de droit commun  ; la presse indépendante, qui était pendant le début du règne de Mohammed VI l’un des phénomènes les plus dynamiques, est quasi absente, la plupart de ses journalistes étant contraints à s’exiler ou à changer de métier. (Faut-il rappeler que le journaliste Ali Lmrabet, ancien directeur du journal satirique Demain, est toujours interdit d’exercer le journalisme au Maroc par décision judiciaire  ?).

mercredi 6 février 2013

Human Rights Watch critique le soutien de l’Occident à la monarchie marocaine

Human Rights Watch critique le soutien de l'Occident à la monarchie marocaine

Dans son rapport pour l’année 2012, l’organisation des droits de l’homme Human Rights Watch estime que la situation des droits humains au Maroc présente un bilan mitigé.

Dès le début du rapport, l’ONG critique le soutien de l’Occident au Maroc et à sa monarchie : "On parle beaucoup des modestes réformes adoptées par le Maroc au lieu de pousser sa monarchie à aller plus loin. Le message envoyé est que l’Occident est disposé à tolérer les autocrates arabes qui appuient les intérêts occidentaux et qu’il ne suivra le train des réformes que lorsque celui-ci sera sur le point d’arriver à destination".
 
Ensuite, l’ONG internationale revient sur la répression policière de manifestations et les "procès injustes" de leurs instigateurs, la liberté de la presse et la liberté d’expression souvent bafouées. En exemple, HRW cite les procès politiques du journaliste Rachid Nini, du responsable de l’AMDH Seddik Kebbouri, et du rappeur Mouad Belghouat allias Lhaqed.
Les abus policiers contre les subsahariens, l’agression du député Abdessamad Idrissi, le suicide d’Amina Filali, le retrait de l’accréditation du journaliste AFP Omar Brousky et le travail d’enfants sont également pointés du doigt.
Plus positif, HRW note que les autorités marocaines ont autorisé la visite en septembre dernier, du rapporteur spécial de l’ONU sur la torture au Maroc et au Sahara.
Human Rights Watch relate dans son 23e rapport, plusieurs autres évènements survenus au Maroc en 2012, avec un peu plus de négatif que de positif...

 http://www.bladi.net/hrw-critique-monarchie-marocaine.html
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En illustration du rapport : 
Par Greta Alegre, 6/2/2013
Vous ne trouvez pas cela bizarre vous ? Ces métallos venant de Belgique et de France en bus, sont arrêtés et fouillés un par un 1 heure avant d'arriver à Strasbourg. Ca commençait bien. Arrivés à Strasbourg où ils venaient, non pour manifester violemment, mais pour faire savoir au Parlement qui siégeait à ce moment leurs propositions et revendications concernant les pôles industriels en Europe. LEGITIME NON ? Eh bien on les reçoit avec des lacrymos, des matraques etc... Il y a vraiment quelque chose qui ne va plus dans nos pays "soi-disant démocratiques ".
Aujourd'hui à Strasbourg : par terre, Greg, métallo d' ArcelorMittal à Florange.
Aujourd'hui à Strasbourg : par terre, Greg, métallo d' ArcelorMittal à Florange.

samedi 27 octobre 2012

Pétition en faveur de Omar Brouksy






Le 4 octobre 2012, Omar Brouksy, journaliste à l’Agence France-Presse à Rabat s’est vu retirer son accréditation.
Dans une dépêche du même jour, le journaliste décrivait la compétition électorale entre le parti de la justice et du développement (PJD) et le parti Authenticité et modernité (PAM) dans le cadre des élections législatives partielles de Tanger.
Le préjudice porte sur le rapprochement que fait le journaliste entre la monarchie et le PAM en évoquant la participation de «  candidats proches du Palais royal, se présentant sous la bannière du parti Authenticité et Modernité (PAM), fondé en 2008 par Fouad Ali El Himma, un proche du roi Mohamed VI ».
Dans un communiqué, le gouvernement marocain a jugé la dépêche "anti-professionnelle, véhiculant des allégations mêlant l’institution monarchique à cette compétition électorale". La direction de l'AFP a demandé officiellement aux autorités marocaines de bien vouloir revenir sur leur décision.
Ce n’est pourtant pas la première fois que la proximité entre le PAM et le Palais royal est mentionnée. Très régulièrement, chercheurs, journalistes et acteurs politiques se réfèrent à cette proximité réelle ou supposée. Les câbles diplomatiques américains révélés par Wikileaks avaient déjà fait état de liens entre ce parti  et la monarchie.
Quels que soient les liens entre ce parti et l’institution monarchique, les propos du journaliste Brouksy ne sont en aucun cas offensants envers le roi, ils ne portent pas non plus atteinte au régime politique marocain.
En revanche, cette sanction pose une nouvelle fois la question de la liberté d’expression dans le royaume. Cette décision paraît d’autant plus incompréhensible qu’elle va à l’encontre de la lettre et de l’esprit de la Constitution adoptée au lendemain des soulèvements populaires dans le monde arabe. Elle donne par ailleurs une image négative du Maroc qui s’est engagé dans la voie du changement. Elle contribue enfin à priver les Marocains du débat politique auquel ils aspirent.
C’est pourquoi, à l’instar des organisations de défense des droits de l’homme, nous condamnons fermement cette sanction qui prive Omar Brouksy d’exercer son métier de journaliste au Maroc et demandons que son accréditation lui soit rendue. 
 

Khadija Mohsen Finan    Contacter l'auteur de la pétition
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 Petitions24.net

jeudi 11 octobre 2012

Le syndicat de la presse au Maroc veut punir Omar Brouksy

Par Thami Afailal , demainonline10/10/2012

Younes Mjahed
Il n’y a qu’au Maroc que ce genre de situation arrive. Le Syndicat national de la presse marocaine (SNPM), la boutique officielle de la presse dirigée depuis la nuit des temps par Younes Mjahed, un militant de ce qui reste de l’Union socialiste des forces populaires (USFP), veut « écrire » aux syndicats de l’AFP pour se plaindre d’Omar Brouksy, le correspondant de l’agence française à qui le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, le journaliste islamiste Mustapha El Khalfi, vient de retirer l’accréditation.
Au lieu de se solidariser avec ce journaliste qui a été agressé il n’y a pas très longtemps et dont le roi, lui-même, a demandé la tête après une dépêche qui n’a pas plu en haut lieu, le SNPM veut plutôt le punir en écrivant aux « commissions de déontologie » de ces syndicats.
Dans un communiqué parvenu à la MAP, le bureau exécutif de ce syndicat explique que « le correspondant de l’AFP a qualifié Younes Mjahed, président du syndicat, dans une déclaration au site électronique Goud.ma de ‘petit Ben Ali’ en référence au président tunisien déchu (…), le qualificatif de dictateur comme Ben Ali, attribué à M. Mjahed, en plus d’autres propos inconvenants proférés par Brouksy attentent à tous les collègues affiliés au syndicat ».
Pour quelle raison le SNPM se fâche avec ce qualificatif de « petit Ben Ali », si cela fait plus de deux décennies que Mjahed est, tel un autocrate, président de ce syndicat ?  Comme si parmi tous les journalistes suiveurs de cette boutique il n’y avait aucun autre capable d’assumer cette fonction ?
Et puis, tout le monde se rappelle qu’en août 2010, après que la Fédération internationale des journalistes (FIJ) ait décliné l’invitation à la participation au congrès extraordinaire du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), un syndicat complètement inféodé à l’ex-dictateur tunisien, le président du SNPM avait tenu à faire le déplacement à Tunis pour y participer. Ce qui avait provoqué la démission de deux membres du bureau exécutif du SNPM, Jamal Mouhafid et Mustapha Znaydi. 
Mjahed devrait être plutôt fier qu’on le compare à « Ben Ali » puisqu’il dirige de main de fer le SNPM, dont la plupart des membres sont des journalistes-fonctionnaires de la MAP, l’agence de presse officielle, qui font, suivant les instructions de leur direction, la pluie et le beau temps dans ce syndicat.
Le SNPM a la mémoire courte. Dans toutes les grandes atteintes à la liberté d’expression dans ce pays, ce syndicat s’est toujours placé du côté des autorités marocaines, condamnant ses confrères de la presse écrite avant la justice.
Quant à parler de déontologie, comme le fait ce communiqué, il faut signaler que Younes Mjahed a tenu et tient toujours dans Al Ittihad Al Ichtiraki, l’organe officiel de presse de l’USFP, une chronique dans laquelle il n’a cessé et ne cesse, sous un faux nom, de s’en prendre à la presse indépendante marocaine et d’injurier certains journalistes.
C’est le professeur d’université Mohamed Hafid, un ex-militant de l’USFP, qui l’avait publiquement révélé lors d’une réunion de ce syndicat et en présence de Younes Mjahed.
A l’époque, le bureau exécutif du SNPM n’avait pas tenu à publier un communiqué de démenti ….


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Un commentaire parmi d'autres:
 anti-abrutis  
10 octobre 2012 - 18 h 48 min    


Younès Mjahed est l’un de ceux qui ,après avoir fait qq années de taule comme prisonniers politique,ont retourné la veste et se sont mis au service de leur ancien bourreau.Comme a écrit Machiavel dans »le prince »,ce sont les ex-opposants repentis qui deviennent les plus grands flagorneurs du prince.C’est le cas de Mjahed qui dénigre ceux qu’il est censé défendre,pour faire plaisir à ses maitres.Tous les journalistes qui reconduisent ce « tube digestif » à la tête du SNPM sont dignes d’être traités de lâches.Dommage que beaucoup de marocains dans tous les semaines se sont transformées en reptiles(reptation) pour qq miettes.La honte !

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Liberté de la presse au Maroc : RSF dénonce, le syndicat national des journalistes absent 

 

Alors que RSF pointe du doigt dans un communiqué trois attaques contre la liberté de la presse au Maroc, quel appui offre le Syndicat des journalistes marocains ? Mutique, timoré, il n'a pas été en mesure d'offrir un soutien direct aux intéressés.
Quand Reporter Sans Frontière (RSF) dénonce 3 atteintes à la liberté de la presse au Maroc, le Syndicat National des Journalistes Marocains (SNPM) attaque Omar Brouksy, correspondant de l’AFP. RSF a publié, le 8 octobre, un communiqué pour dénoncer trois attaques contre la liberté d’expression, dont le retrait de l’accréditation du journaliste de l’AFP, Omar Brousky, par le ministère de la Communication. Le SNPM n’a pas réagi officiellement mais, le même jour, il publie, au contraire, un communiqué via la MAP, où il exprime son indignation face aux « insultes et injures » que Younes Moujahid, le président du SNPM aurait reçu de Omar Brouksy.
« Le correspondant de l'AFP a qualifié Younes Moujahid, président du syndicat, dans une déclaration au site électronique Goud.ma de « petit Ben Ali » en référence au président tunisien déchu », indique le communiqué. Le comité exécutif du SNPM indique aussi que M. Brousky a eu « constamment » recourt au SNPM dont « la porte lui était toujours ouverte. [Le syndicat ] l'a appuyé dans nombre de circonstances […] la dernière en date fut lorsque le ministère de la Communication, alors dirigé par Khalid Naciri, lui avait refusé l'accréditation ».

« Le SNPM ne m’a jamais offert aucune aide »
Contacté, Omar Brousky refuse de réagir à ce communiqué, mais il nie fermement avoir déjà eu recours à l’aide du SNPM, ni se l’être jamais vu proposée. « A aucun moment, je n’ai sollicité l’aide du SNMP car je n’y aurai pas recours tant qu’une personne telle que Younes Moujahid sera à sa tête. Je maintiens mon opinion sur lui et tout le monde la connait », conclut le journaliste de l’AFP. Le 25 août, toutefois, lorsque Omar Brouksy, parmi d’autres journalistes, avait été frappé par les forces de l’ordre pendant une manifestation, le SNPM avait émis un communiqué global pour « exprimer sa solidarité avec les journalistes agressés » et les inciter « à déposer des plaintes devant les tribunaux compétents. »
Une autre affaire concernant Ali Lmrabet, ancien directeur de publication du journal satirique Demain Magazine, est pointée du doigt par RSF dans son communiqué. « Nous appelons le gouvernement marocain et les autorités locales de Tétouan à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger Ali Lmrabet et mettre fin à la campagne de harcèlement que subit le journaliste pour n’avoir fait qu’exercer sa liberté d’expression », a déclaré Reporters sans frontières. « Le SNPM ne m’a jamais offert aucune aide, il est du genre à condamner les journaux avant même que les tribunaux ne le fasse », ironise Ali Lmrabet, interdit d’exercer jusqu’en 2015.

Yabiladi : Le SNPM attend
« Je me rappelle avoir discuté avec M. Moujahid, qui est de ma ville, Tétouan ; il m’avait dit « si tu veux qu’on te défende il faut que tu t’affilies », raconte Ali Lmrabet. En 2005, lorsque le journaliste avait écopé d’une interdiction d’exercer son métier de 10 ans, le SNPM l’avait soutenu du bout des lèvres. « Le Syndicat national de la presse marocaine (SNPM) a appelé à la révision du verdict prononcé contre Ali Lmrabet, tout en exprimant son désaccord avec lui », indiquait un communiqué.
La dernière affaire soulevée par le communiqué de RSF est celle de Yabiladi.com. Là encore, alors que l'affaire n'implique ni le gouvernement ni le palais royal, le SNPM préfère attendre pour se prononcer. Mohamed Ezzouak, directeur de publication du site, s’est déplacé au syndicat, après avoir reçu la convocation du tribunal consécutive à la plainte pour diffamation de Driss Ajbali, responsable du CCME. « J’ai été reçu par Younes Moujahid qui a lu l’article sur la base duquel je suis accusé. Il a d’abord reconnu qu’il n’y avait pas diffamation, puis il a proposé de contacter Driss Ajbali pour trouver une solution à l’amiable », raconte Mohamed Ezzouak. « Je n’étais pas venu pour ça, je voulais simplement que le SNPM prenne position et soutienne Yabiladi, mais le Syndicat attend pour s’exprimer », note-t-il circonspect. Un responsable du SNPM, contacté hier après-midi, a expliqué qu’il « attendait avant de prendre position car les tribunaux ne se sont pas encore prononcés. »

samedi 6 octobre 2012

Le Maroc retire son accréditation à un journaliste de l'AFP

 Par Souhail Karam, Guy Kerivel pour le service français  Nouvel Observateur , 5/10/2012
 
RABAT (Reuters) - Les autorités marocaines ont annoncé vendredi qu'elles retiraient son accréditation à un journaliste du bureau de l'Agence France-Presse à Rabat, accusé d'avoir mis en doute la neutralité du palais royal lors d'élections législatives partielles la veille à Tanger.
Dans un communiqué diffusé par les médias officiels, le gouvernement accuse Omar Brouksy d'avoir écrit "une dépêche antiprofessionnelle" et diffusé des allégations "infondées et irresponsables" qui "mêlent l'institution monarchique à cette compétition électorale".
Un responsable du gouvernement marocain a précisé que l'AFP avait diffusé une dépêche affirmant que le scrutin à Tanger opposait le Parti de la Justice et du Développement (PJD), qui dirige le gouvernement, à des "candidats proches du palais royal".
"Nous considérons qu'il s'agit d'une grave faute professionnelle (...) que d'impliquer faussement la monarchie dans une compétition électorale le jour même du vote", a-t-il dit.
"L'AFP a ensuite modifié ce passage pour dire que ces candidats étaient en fait membres du Parti Authenticité et Modernité (PAM), fondé en 2008 par Fouad Ali El Himma, un proche du roi".
"Avant que cette modification ne soit apportée, le gouvernement avait déjà pris la décision de sanctionner l'AFP", a précisé ce responsable gouvernemental.
Le directeur de l'information de l'AFP, Philippe Massonnet, a dit espérer que les autorités marocaines reviendraient sur leur décision.
"Le reportage incriminé n'avait pas d'autre but que d'informer, de contextualiser une situation, sans intention de nuire à qui que ce soit", a-t-il dit, ajoutant que le bureau de l'AFP à Rabat avait "toute la confiance de la direction de l'agence".
Un porte-parole du ministère français des Affaires étrangères a souligné l'attachement de la France à la liberté de la presse et a précisé que Paris était en contact avec les autorités marocaines.
Omar Brouksy, de nationalité marocaine, avait été pris à partie par des policiers le mois dernier alors qu'il couvrait à Rabat une manifestation en faveur de la démocratie.

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20121005.REU7527/le-maroc-retire-son-accreditation-a-un-journaliste-de-l-afp.html

samedi 25 août 2012

Le journaliste de l'AFP Omar Brouksy remercie ses amis



Chers amis, merci pour les mots, les messages et toutes les expressions de soutien, de solidarité et de sympathie que vous avez manifestés à mon égard.
 Les mots me trahissent. Aucune personne, qu'elle soit journaliste ou non, ne doit être touchée dans sa dignité à partir du moment où elle manifeste pacifiquement. L'allégeance est un acte qui humilie les Marocains et il faut le refuser et le rejeter. Les chemins de la liberté sont difficiles, notamment dans notre pays, mais nous avons fait le premier pas. 

Merci encore à vous tous et vive la liberté. OB

jeudi 23 août 2012

Agression du journaliste de l'AFP : 2 récits à comparer !

Reporters sans frontières


Le correspondant de l'AFP agressé par des policiersLe correspondant de l’AFP agressé par des policiers

Publié le mercredi 22 août 2012.

Reporters sans frontières condamne l’agression dont a été victime le correspondant de l’Agence France-Presse, Omar Brouksy, le 22 août 2012 à Rabat. Ce dernier couvrait une manifestation organisée devant le parlement par plusieurs mouvements et ONG, pour dénoncer la “beiya”, traditionnelle cérémonie d’allégeance marquant le 13e anniversaire de l’intronisation du roi, qui avait eu lieu la veille. Une cérémonie contestée pour son caractère archaïque, et que les participants à la manifestation jugent humiliante.
Contacté par Reporters sans frontières, le journaliste a déclaré : “Il était 18h15 (heure locale). Alors que je couvrais le rassemblement devant le parlement, une dizaine de policiers m’ont demandé de dégager. Je leur ai montré ma carte de presse, mais ils ont crié ‘Dégage ! Dégage !’ Et là, ils ont commencé à me frapper. Partout. Notamment sur la bouche. Le confrère a eu beau leur lancer que j’étais journaliste à l’AFP, ils ont continué. J’ai le nez qui saigne”.
L’organisation demande aux autorités marocaines d’ouvrir une enquête sur cet incident et de sanctionner les auteurs de cette agression.

mercredi 22 août 2012

Le correspondant de l’AFP à Rabat agressé par la police

Par Thami Afailal, demain, 22/8/2012

Omar Brouksy au moment de son agression par la police marocaine à Rabat (Photo AICPRESS)
Rabat.- Le correspondant de l’AFP à Rabat, Omar Brouksy, a été agressé par la police alors qu’il couvrait la manifestation contre la « beiya » (serment d’allégeance) organisée à Rabat par plusieurs ONG et mouvements.
« J’ai été directement visé par un groupe de policiers qui m’ont tabassé en sachant parfaitement que je suis journaliste », a expliqué M. Brouksy à Demain.
« Sahafi ? Sir t’kaoud »
Le correspondant de l’AFP insiste qu’il s’est bien identifié à ce groupe de policiers. « Il y avait mon confrère de Reuters qui a crié à mes agresseurs que j’étais journaliste à l’AFP. En vain. Cela ne les a pas empêchés de me frapper. Après l’agression, ils m’ont jeté à la figure : sahafi ? Sir t’kaoud ! » (Journaliste ? Va te faire foutre!).
L’AFP a décidé d’interpeller directement les autorités policières marocaines et de protester officiellement pour l’agression commise contre son correspondant.
La « beiya », le serment d’allégeance, est un acte de soumission jugé indigne par de plus en plus de marocains parce qu’il oblige (encore que la plupart de ceux qui s’y prêtent le font avec plaisir…) des personnes humaines à plier l’échine  devant un homme comme eux, le roi.
Cette année, l’autocrate alaouite avait fait croire aux Marocains qu’il avait renoncé à ce serment de servitude. Apparemment, il a changé d’avis. La beiya a eu lieu hier mardi à Rabat.
C’est la saison des châtaignes contre les journalistes au Maroc. Après l’agression contre le photographe et le correspondant du quotidien Al Massae à Tétouan, puis l’agression le même jour contre le journaliste Ali Lmrabet par trois policiers qui n’ont toujours pas été identifiés, voici venu le tour d’un correspondant de l’AFP.
Et demain, à qui le tour ?

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 Maroc: la police disperse une manifestation contre l'allégeance au roi
(AFP)
RABAT — Quelques dizaines de personnes qui manifestaient contre la cérémonie d'allégeance au roi Mohamed VI ont été dispersées par la force mercredi à Rabat, a constaté un journaliste de l'AFP, lui-même pris à partie par les forces de l'ordre.
Les manifestants, pour la plupart des militants du 20 février --mouvement lancé dans le sillage du Printemps arabe qui réclame des réformes politiques profondes--, entendaient protester devant le Parlement au lendemain de la cérémonie annuelle qui célèbre l'accession du roi Mohammed VI au trône, en 1999 à la mort de son père Hassan II.
"Cette manifestation d'allégeance pour la liberté et la dignité est pacifique et nous voulons à travers elle exprimer notre refus de cette cérémonie humiliante", a déclaré à l'AFP Hamza Mahfoud, l'un des participants.
La police a fait usage de la force pour disperser le cortège et des journalistes dont celui de l'AFP, qui s'était identifié, ont été pris à partie. Ce journaliste a été légèrement blessé au visage.
Dans une réaction auprès de l'AFP, le ministre de la communication Mustapha Khalfi a exprimé ses regrets pour cet incident et indiqué que son homologue de l'Intérieur Mohand Laenser avait demandé l'ouverture d'une enquête pour déterminer les responsabilités.
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 Premiers témoignages sur facebook :

Par Salah Elayoubi 

La police marocaine décrite par beaucoup d'observateurs nationaux et internationaux comme l'une des plus brutales et des plus bêtes du monde, s'attaque, sans distinction, aux journalistes, aux militants, aux simples passants et même à de paisibles citoyens qui priaient sur le gazon ! Ben quoi ?! Il faut bien mériter sa réputation non ?

 En quelques coups de matraques, le régime marocain vient de réussir le tour de force de raviver la toile marocaine, braquer sur lui tous les projecteurs et allumer les voyants lumineux de la communauté internationale qui le tenait à l’œil !Pas mal non ?
"Ô Seigneur, vois combien ils sont stupides
lls vont droit vers les abîmes insondables !"
 Younes Derraz aurait été victime de coups et blessures de la part des forces de police lors de la "cérémonie" de ce jour à Rabat !
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Par Larbi Fennich Maâninou

Omar s'excuse! "Je demande des excuses aux ministres suivants: Ministre de l'Interieur, Ministre de la Famille, Ministre de l'Enseignement Supérieur!
J''ai appris que le ministre de la Communication a présenté ses excuses au journaliste de l'AFP malmené au cours de la répression sauvage de la manifestation pacifique pour l'allégeance à la liberté et la dignite. 

Je demande des excuses aux ministres cités plus haut car j'ai été malmenée par les forces de police au cours de cette manifestation. Je suis professeur universitaire à la retraite et de ce fait âgée de plus de 60 ans et je pense que je mérite du respect en tant qu'être humain et du respect du à mon âge.
Les agents chargeaient aux ordre de leurs supérieurs sans aucune distinction. Je porte les traces sur mes bras et mon cou et je me contenterai des excuses étant donné que je ne crois pas à la justice de mon pays. Le journaliste de l'AFP menaçait de porter plainte et il avait bien raison!"
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Par Ibn Kafka

 
La police marocaine: une force d'occupation indigène, au service du régime et non des citoyens.
La monarchie a peur que si on lui enlève la bey3a , on lui enlèvera autre chose l'année prochaine, c pour ça qu'on tape
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Fouad Abdelmoumni

 
L'Etat a décidé de ne pas laisser passer la manifestation pacifique contre l'avilissement des Marocaines et des Marocains par l'allégeance de servitude et le protocole esclavagiste. En réprimant la manifestation, il lui a donné plus d'écho. Merci la répression bête et méchante (et désolé pour Brouksy et consorts )



Voir la video :
 https://www.youtube.com/watch?v=4CdsxxmwQYw&feature=player_embedded

Omar Brouksy, journaliste AFP, avec le sang visible dans sa bouche des suites des coups qui lui ont été infligés par les policiers alors qu'il couvrait une manifestation pacifique.

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Aziz Enhaili

 
Du Bled du Makhzenistan:


Le correspondant de l'AFP au Maroc, Omar Brouksy, vient d'être agressé par les forces de l'ordre alors qu'il faisait son travail à Rabat.Toute ma solidarité avec ce journaliste.

Si la police marocaine se permet d'agresser de la sorte une voix de la prestigieuse agence internationale de presse, alors on peut aisément imaginer le traitement qu'elle peut réserver à un Marocain lambda.


Pour empêcher les militants du Mouvement du 20 Février de tenir, ce mardi 22 août, leur cérémonie (alternative) d'allégeance au Peuple, les forces de sécurité ont chargé, forts de leurs gourdins. Même des correspondants de la presse internationale (ou nationale) n'ont pas échappé à leur répression.

Une façon de montrer à tout naïf de bonne volonté que dans le Bled du Makhzenistan il ne saurait y avoir de gestes (même symboliques) autres que ceux se mouvant dans la servitude, la soumission totale et l'obséquiosité d'un autre temps.
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Ibtissame Betty Lachgar


Répression sauvage. Dial oulad zn9a.. une honte ! Des insultes. De l'intimidation.. J'ai mal a mon pays...

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Aujourd'hui, le mercredi 22 août 2012 (Rabat-Maroc):
- Répression sauvage des jeunes du MVT20FEVRIER
- Des journalistes dont le correspondant de l'AFP agressé par les "forces de l'ordre"
Le makhzen reste makhzen et ce , quelque soit la couleur du gouvernement: hier l'USFP, aujourd'hui le PJD...c'est du kif kif.
Les exécutants changent, le patron, le décideur reste le même. La matraque n'a pas de couleur.
 " (7  photos)PHOTOGRAPHY BY GERARD BEDEAU