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mercredi 25 janvier 2017

Procès Gdeim Izik : Le Maroc renforce le nombre de ses supporters dans la rue et dans la salle d'audience




Le site  Equipe Media  a été témoin de l'arrivée d'un grand nombre d'agitateurs marocains arrivés par camions dans la région voisine de la cour de justice de Salé (Maroc). Ils ont été dirigés vers l'endroit où les Sahraouis sont concentrés et  les insultent et les  provoquent, le tout sous le regard impassible des autorités marocaines.
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Retweeted Ali Lmrabet (@Alilmrabet):


Salé : Les défenseurs de l'intégrité territoriale marocaine amenés par autocars du ministère de l'intérieur. Des criminels, des drogués et des chômeurs.

 https://t.co/k8ECD2eprP

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Retweeted Confidencialsaharaui (@Ecsaharaui):

Dernière heure | Afaf Caltex a été attaquée sauvagement face au tribunal marocain où sont entendus les prisonniers sahraouis.


samedi 2 juillet 2016

L’AMDH gagne un nouveau procès contre l’Intérieur



L’AMDH gagne un nouveau procès contre l’Intérieur

Un petit bureau de l’AMDH dans le village de Tahla a réussi à avoir gain de cause devant la justice contre le ministère de l’Intérieur.

Un nouveau chapitre dans la guerre qui oppose le ministère de l’intérieur à la plus grande association des droits de l’homme du pays. Le tribunal administratif de Fès a rendu un jugement favorable à l’AMDH  contre le ministère de l’intérieur.
L’histoire commence avec le renouvellement du bureau local de l’AMDH dans la petite ville de Tahla, environ 70 km à l’est de Fès. Lorsque les membres ont voulu déposer les pièces justificatives de la tenue de l’assemblée générale, «le pacha de la ville a refusé de les recevoir parce qu’il a reçu des instructions d’en haut, nous a-t-il dit» nous raconte Layachi Tagregra, membre du bureau local.
Qu’à cela ne tienne, les membres du bureau ont décidé de porter plainte contre le ministère de l’Intérieur, le préfet de la région de Taza et le pacha de la ville devant le tribunal administratif de Fès.  Le tribunal a sommé le pacha de recevoir le dossier juridique du nouveau bureau de l’association et de leur délivrer un récépissé.

Une stratégie d’intimidation du ministère de l’Intérieur ?

Le refus des autorités de recevoir les dossiers juridiques de la tenue des assemblées générales n’est pas nouveau. «Plus de 9 sections sur le territoire national subissent le même traitement et 3 ont pu déposer le dossier mais les autorités ne leur ont pas donné de récépissé » nous explique Tagregra. Et d’ajouter «suite à ce jugement, deux sections vont porter plainte contre le ministère de l’Intérieur, dont la section de Khenifra et celle de Tantan».
Le bras de fer entre le ministère de l’intérieur et l’AMDH remonte à juin 2014. Dans un passage au parlement, le ministre de l’intérieur Mohamed Hassad a fustigé les associations des droits de l’homme qui recevaient des aides financières extérieures. Depuis, plusieurs  activités de l’AMDH ont été systématiquement interdites par le ministère de l’Intérieur. Certaines interdictions ont été condamnées par la justice.

mercredi 1 juillet 2015

L’AMDH gagne un nouveau procès contre l’Intérieur

  Un petit bureau de l’AMDH dans le village de Tahla a réussi à avoir gain de cause devant la justice contre le ministère de l’Intérieur
Par Nizar Bennamate, TelQuel, 29/6/2015

L’AMDH gagne un nouveau procès contre l’Intérieur
Plus de 40 réunions de l'AMDH ont été interdites en 2014. Crédit: AFP
Un nouveau chapitre dans la guerre qui oppose le ministère de l’intérieur à la plus grande association des droits de l’homme du pays. Le tribunal administratif de Fès a rendu un jugement favorable à l’AMDH  contre le ministère de l’intérieur.
L’histoire commence avec le renouvellement du bureau local de l’AMDH dans la petite ville de Tahla, environ 70 km à l’est de Fès. Lorsque les membres ont voulu déposer les pièces justificatives de la tenue de l’assemblée générale, «le pacha de la ville a refusé de les recevoir parce qu’il a reçu des instructions d’en haut, nous a-t-il dit» nous raconte Layachi Tagregra, membre du bureau local.
Qu’à cela ne tienne, les membres du bureau ont décidé de porter plainte contre le ministère de l’Intérieur, le préfet de la région de Taza et le pacha de la ville devant le tribunal administratif de Fès.  Le tribunal a sommé le pacha de recevoir le dossier juridique du nouveau bureau de l’association et de leur délivrer un récépissé.

Une stratégie d’intimidation du ministère de l’Intérieur ?

Le refus des autorités de recevoir les dossiers juridiques de la tenue des assemblées générales n’est pas nouveau. «Plus de 9 sections sur le territoire national subissent le même traitement et 3 ont pu déposer le dossier mais les autorités ne leur ont pas donné de récépissé » nous explique Tagregra. Et d’ajouter «suite à ce jugement, deux sections vont porter plainte contre le ministère de l’Intérieur, dont la section de Khenifra et celle de Tantan».
Le bras de fer entre le ministère de l’intérieur et l’AMDH remonte à juin 2014. Dans un passage au parlement, le ministre de l’intérieur Mohamed Hassad a fustigé les associations des droits de l’homme qui recevaient des aides financières extérieures. Depuis, plusieurs  activités de l’AMDH ont été systématiquement interdites par le ministère de l’Intérieur. Certaines interdictions ont été condamnées par la justice.

mardi 12 mai 2015

Le tableau des 75 interdictions de l’AMDH par le ministère de l’intérieur


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Depuis le mois de juillet dernier et ce jusqu’au 31 mars 2015, le ministère de l’intérieur dirigé par Mohamed Hassad a interdit 75 fois les activités de l’Association marocaine des droits humains (AMDH).
Demain révèle le tableau de ces interdictions (il en manque une!), toutes illégales, élaboré par cette association considérée comme la plus importante ONG de défense des droits de l’homme dans le monde arabe.
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Le ministère de l’intérieur poursuit en justice une association qui dénonce les écoutes illégales



2ee23f12da79ac1b2e4863d88fae9167_thumb_565                                                L’Association des droits numériques (ADN) a fait savoir hier dans un communiqué que le ministère de l’intérieur, dirigé par Mohamed Hassad, la poursuit en justice.

Cette association qui travaille en étroite collaboration avec la britannique Privacy International avait dénoncé il y a quelques mois les moyens massifs investis par l’Etat marocain dans l’espionnage du net « afin de surveiller les activités de ses citoyens et de réprimer toute forme de dissidence ».
Dans ce rapport ADN avait expliqué qu’en 2011 le gouvernement marocain avait acheté du matériel de surveillance pour une valeur de 2 millions d’euros à la société française Amesys Bull, une entreprise dont la réputation a été durablement ternie après la découverte de la vente à la Libye de technologie ayant servi à la surveillance et à la traque de dissidents libyens sous Kadhafi.
« Notre objectif est de défendre les droits numériques. Nous sommes des militants des droits de l’homme, mais nous sommes également très impliqués dans le net depuis le printemps arabe et l’essentiel de notre activité se fait en ligne », avait alors déclaré Hicham Almiraat à l’agence de presse espagnole EFE.
Leur rapport avait fait grand bruit, car il avait présenté des témoignages de militants de Mamfakinch, qui avaient expliqué comment leur plateforme, née après les mouvements du 20 février 2011, avait été piratée grâce à un logiciel fourni par une société italienne Hacking Team qui avait coûté 200 000 euros à l’État marocain.

L’ADN avait dénoncé aussi les « tactiques traditionnelles » d’intimidation, comme les visites aux voisins et parents pour obtenir des informations sur ses activités.
Maintenant, avec cette poursuite Hassad veut la faire taire. Dénoncer des écoutes illégales est devenu un crime au Maroc.
Demain
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samedi 14 mars 2015

Maroc - Le ministere de l'interieur s'apprete à reconnaitre une ONG proche du Polisario

Mohammed Jaabouk, 13/3/2015 

Il a fallu 16 mois d’attente pour que le ministère de l’Intérieur accède à la demande du CNDH visant à reconnaitre des associations très proches du Polisario. Désormais, la balle est dans le camp de ces ONG pour solliciter des autorités marocaines des récépissés d’exercer en toute liberté et même prétendre à des aides publiques.
Aminatou Haidar, présidente de la CODESA / DR
Le ministère de l’Intérieur s’apprête à reconnaitre des associations proches du Polisario. Le CODESA (Collectif des défenseurs des droits de l’Homme au Sahara occidental), présidée par Aminatou Haïdar, et l’ASVVDH ( l’Association sahraouie des victimes de violations des droits de l’Homme), dirigée par Brahim Dahan, devraient bénéficier du feu vert des autorités.
L’ASVVDH avait tenu son assemblée constituante en 2005 à Laâyoune sans parvenir par la suite à arracher le fameux récépissé des autorités. En revanche, la CODESA avait reçu une interdiction pour l'organisation de son congrès en 2009. Bien que les deux ONG ne soient pas reconnues et adoptent des positions hostiles au royaume sur le dossier du Sahara occidental, elles tiennent régulièrement des réunions dans des maisons et reçoivent des délégations étrangères.

Cette reconnaissance est-elle conforme à l’article 12 de la constitution ?
Cette main tendue du département de Mohamed Hassad à ces ONG est la conséquence d’une intervention directe du CNDH. Il faut dire que le ministère a pris tout son temps avant de répondre favorablement à la recommandation de l’institution consultative.
Pour mémoire, c’est en novembre 2013, et précisément à la veille de la rencontre à Washington entre le roi Mohammed VI et le président Barack Obama du 20 novembre, que Mohamed Sebbar, le secrétaire général du CNDH avait annoncé le projet de recommander à l’Administration territoriale de légaliser des associations défendant le droit à l’autodétermination du Sahara occidental et à l’élargissement du mandat de la Minurso à la surveillance des droits de l’Homme dans la province.
Mais juridiquement, cette reconnaissance est-elle conforme à la loi fondamentale du 1er juillet 2011 ? L’article 12 précise que « les associations de la société civile et les organisations non gouvernementales se constituent et exercent leurs activités en toute liberté, dans le respect de la Constitution et de la loi ». Or  « l’unité nationale et l’intégrité territoriale », au même titre que la religion musulmane, sont parmi les fondements du royaume.
Cette contradiction avec la loi pourrait être éclipsée par les bénéfices attendus par le Maroc sur la scène internationale. En effet l'ONU, et surtout les Etats-Unis, accueilleraient très favorablement cette reconnaissance d’associations pro-Polisario.

Copyright Yabiladi.com

lundi 29 décembre 2014

L’escroquerie qui a permis à la société Tajhiz Riyad de piquer leurs terres aux Ouled Dlim DSC_0133

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Femmes et enfants de la tribu Ouled Dlim après destruction de leurs habitations par les forces de l’ordre. Périphérie de Rabat. Crédit Rida Benotmane.






Depuis une semaine, photos et vidéos sont partagées sur les réseaux sociaux pour dénoncer la situation miséreuse dans laquelle se trouvent actuellement des femmes et des enfants de la commune rurale d’Ouled Dlim à la périphérie de Rabat suite à leur expulsion par les forces de l’ordre sur instruction du ministère de l’Intérieur.

La terre objet du litige enregistrée à la Conservation foncière sous le numéro 22747/R est exploitée par les Ouled Dlim depuis le XVIIème siècle. Pour remercier la tribu de sa loyauté envers le trône alaouite, le défunt roi Mohammed V a promulgué un dahir datant du 19 janvier 1946 permettant à l’administration des Domaines royaux de céder cette terre héritée de pères en fils aux familles des « guich loudaya », une armée loyale et fidèle qui s’est battue et sacrifiée pour l’indépendance du Maroc et le retour du Sultan. Il lui sera alors attribué un titre foncier global portant le numéro 22747/R d’une superficie de 13 000 hectares  s’étendant du quartier Yaacoub El Mansour à Rabat jusqu’au quartier Guich Loudaya à l’entrée de la ville de Témara. De quoi attiser les appétits de toute sorte de prédateurs …

La tutelle prédatrice du ministère de l’Intérieur
Les propriétaires de ces terres et leurs ayants droits s’étonnent aujourd’hui comment, à leur insu et en dehors de toute procédure d’expropriation pour utilité publique, l’administration de la Conservation foncière de la ville de Témara et de Hay Riyad a permis d’enregistrer leur propriété au profit de la Société Tajhiz Riyad aidée en cela par des notaires ayant authentifié des contrats de vente et de cession à des sommes dérisoires.
Ces contrats établis à l’initiative du Ministère de l’Intérieur auquel un dahir du 19 octobre 1937 reconnait la tutelle sur les terres « guich » alors qu’elles en étaient exclues par un précédent dahir datant de 1919. Mais la tutelle sur ces terres signifie-t-elle pour autant une disposition totale au point de les céder à des sommes modiques contre les intérêts de leurs propriétaires historiques ?

Des contrats de vente à des prix dérisoires
Abbas El Fassi (Photo DR)
Abbas El Fassi (Photo DR)
Abbas El Fassi (Photo DR)
Scrib 2.0 a pu obtenir des documents attestant de ce type de transaction foncière.
Un premier contrat de vente datant de 1983 établi entre l’ancien ministre de l’Intérieur Driss Basri et l’ancien ministre de l’Habitat et de l’aménagement du territoire national Abbas El Fassi montre que 528 hectares ont été cédés à neuf dirhams le mètre carré pour un total de 47 561 000 dirhams !
Une cession qui ne servira pas à édifier des projets d’utilité publique mais plutôt à nourrir la spéculation immobilière.
Page du contrat de vente établi entre Driss Basri et Abbas El Fassi.
Page du contrat de vente établi entre Driss Basri et Abbas El Fassi.

Un autre document montre que des fonctionnaires du ministère de l’Intérieur ont bénéficié de lots de terrains sur la base d’une simple réquisition administrative sur le titre 22747/R en dehors de tout consentement de la part des propriétaires.
Liste de fonctionnaires du ministère de l'Intérieur ayant bénéficié de terrains sur le titre foncier objet du litige.  J'ai délibérément  flouté les noms et prénoms des personnes concernées.
Liste de fonctionnaires du ministère de l’Intérieur
ayant bénéficié de terrains sur le titre foncier objet du litige.

J’ai délibérément flouté les noms et prénoms des personnes concernées.

Un troisième document montre comment 96 hectares ont été cédés pour un dirham symbolique dans un contrat établi entre l’ancien ministre de l’Intérieur Mustapha Sahel et la Caisse de dépôt et de gestion (CDG).
Cession à zéro dirhams entre Mustapha Sahel et la CDG.
Cession à zéro dirhams entre Mustapha Sahel et la CDG.

D’autres transactions plus récentes et de même nature continuent d’être réalisés.
Lors des entretiens effectués avec les personnes lésées, on constate que ce type de comportement émanant de personnalités politiques censées protéger les droits des citoyens encourage le développement de sentiments de haine et de subversion vis-à-vis des auteurs de ces crimes restés impunis.
Comment la justice peut-elle laisser des gens se faire dépouiller de tout ce qu’ils ont de plus cher, leur terre, sans pouvoir réagir ?
Les témoignages qui suivent dénotent bien le désespoir  chez ces victimes qui n’ont plus d’autres recours et sont aujourd’hui au bout du rouleau face au silence des médias et à l’impuissance des institutions.
www.demainonline.com/...




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jeudi 18 décembre 2014

Les expulsés de douar Ouled Dlim lancent un appel aux journalistes

 De : Droit Logement 18/12/2014

 
 Malgrè le froid, pluie, intempéries, les habitants de Guich Oudaya, à Rabat ont été expulsés de leurs terres par les forces de répression tôt ce matin, leur habitations démolies  sans aucune solution de relogement.

Bonjour,
Aujourd'hui, dès 6h du matin les forces de l'ordre ont procédés à la destruction des habitations de Douar Ouled Dlim.
Ce sont donc plus d'une centaine de familles qui se retrouvent à la rue, à la merci du froid et de la pluie.
Pour rappel les habitants de Douar Ouled Dlim, situé à Hay Ryad à Rabat, appartiennent à la tribu de Guich Loudayas. Leurs terres ont été vendues, par le Ministère de l'Intérieur à la Société d'Aménagement Ryad à des prix dérisoires. Les familles expulsées aujourd'hui n'ont pas été indemnisé ou du moins pas assez convenablement pour pouvoir se reloger


Les habitants du Douar Ouled Dlim en appellent à la presse pour médiatiser cette affaire.

Pour plus d'information :

Nous restons à votre disposition pour toute information,
Bien cordialement,
Droit au Logement Maroc<droitaulogementmaroc@gmail.com>
contact : 0661 37 75 96

mardi 2 décembre 2014

FMDH : Des flics camouflés en journalistes

Un flic camouflé en journaliste (Photo Goud)
Un flic camouflé en journaliste (Photo Goud)
Selon le site Goud, des policiers camouflés en journalistes se sont mêlés à leurs « collègues » informateurs et aux activistes des droits de l’homme venus des quatre coins de la planète venus assister au Forum mondial des droits de l’homme (FMDH) à Marrakech.
Pour se reconnaître entre eux, les flics portaient un badge « Presse » de couleur rouge au lieu du bleu des vrais journalistes.
Questionné par Goud pour cette confusion des genres, un porte-parole du Conseil national des droits de l’homme (CNDH) qui, théoriquement, organise l’événement a répondu par un strident : « Cela nous dépasse ».
Et dire que quand certains esprits chagrins ont commencé à répandre un peu partout que c’est le ministère marocain de l’intérieur qui a organisé le FMDH 2014, on a eu tendance à ne pas y croire.
Demain
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mardi 30 septembre 2014

Le bras de fer entre l’Intérieur et les ONG des droits de l’Homme se poursuit à l'occasion de la caravane de solidarité

 Par Hassan Bentaleb, 29/9/2014


Trois activités associatives interdites en moins d’un mois



Trois activités associatives interdites en moins d’un mois
Les participants à la «Caravane de solidarité avec les Subsahariens» ont dû rebrousser chemin samedi dernier. 

 Il leur a été interdit de mettre le pied à Tanger et ils ont été bloqués à l'entrée de la ville par les agents de la sûreté nationale qui ont dit avoir reçu l'ordre d’empêcher leur accès à la ville.
«Nous avons été arrêtés à plusieurs reprises par les éléments de la Gendarmerie Royale. Une première fois à la sortie de Larache et une deuxième fois à Asilah et, chaque fois, nous avons été obligés de subir un contrôle d’identité souvent long et intimidant», a révélé Saïd Tbel de l’Espace associatif. 
 Une version confirmée par Kamara Lay, coordinateur du Conseil des migrants subsahariens au Maroc (CMSM) qui a affirmé que le cortège de voitures participantes a été suivi dès sa sortie de Rabat par les services sécuritaires et qu’il a fait l’objet de surveillance tout au long de la route menant vers la capitale du Détroit. «Pour les gendarmes, ces contrôles n’ont rien d’anormal, il s’agit bel et bien de contrôles ordinaires destinés à assurer la sécurité sur les routes nationales», a indiqué Said Tbel. 
Pourtant, les choses vont s'envenimer à l’entrée ouest de la ville, précisément à la zone industrielle de Gueznaya, où les policiers ont interdit au cortège composé de plusieurs associations nationales et internationales d’entrer dans la ville sans donner, pour autant, une raison valable justifiant cette interdiction. «Personne n’a été capable de nous expliquer pourquoi nous avons été retenus à l’entrée de la ville. Les sécuritaires sur place se sont contentés d’évoquer des consignes qu’ils ont reçues et qu’ils sont censés appliquer à la lettre», a raconté notre source. 
Des explications qui ont sorti les participants de leur gond. «On ne peut pas interdire une caravane pour la simple raison que des consignes dont on ne sait même pas l’origine en ont décidé ainsi», a lancé le militant de l’Espace associatif en estimant que les vraies motivations de la décision d’interdiction sont ailleurs. «Les pouvoirs publics tentent de tourner la page sur ce qui s’est passé au quartier Boukhalef à Tanger et essaient d’éviter tout ce qui peut attiser la tension entre les Marocains résidant dans ce quartier et les migrants subsahariens», a-t-il expliqué avant d’ajouter qu’il doit y avoir aussi des arguments autres que sécuritaires. D’après lui, l’interdiction de cette caravane s’inscrit dans le cadre du bras de fer entre le ministère de l’Intérieur et les ONG de défense des droits de l’Homme. « Nous avons constaté que les autorités locales sont de plus en plus enclines à entraver les activités et les actions des ONG»,  a-t-il précisé. Une donne que confirment plusieurs interdictions constatées dernièrement comme celles dont la Ligue marocaine de défense des droits de l’Homme a fait les frais puisqu’elle s’est vu interdire d’utiliser le centre Bouhlal et comme celle qui a touché l’AMDH qui a vu les portes de la Bibliothèque nationale de Rabat fermées au nez des personnalités qu’elle a invitées à sa conférence sur les médias et la démocratie. 

vendredi 26 septembre 2014

Le 29/9 conférence de presse pour informer l’opinion publique sur les nouveaux développements concernant l’interdiction systématique dont fait l’objet l'AMDH

Par
Khadija Ainani, 25/9/2014
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COMMUNIQUE DE PRESSE

L’association marocaine des droits humains (AMDH) organise une conférence de presse pour informer l’opinion publique sur les nouveaux développements concernant l’interdiction systématique dont elle fait l’objet.
En vue d’informer l’opinion publique nationale et internationale sur les développements récents relatifs à la campagne manifeste et inquiétante dont fait l’objet l’ASSOCIATION MAROCAINE DES DROITS HUMAINS, campagne qui consiste, entre autres, en l’interdiction systématique de ses activités par les services du ministère de l’intérieur et ce , dans toutes les villes du MAROC, la privant ainsi d’utiliser toutes les salles et espaces publics,
 l’ASSOCIATION organise une conférence de presse
 le lundi 29 septembre ,
 à 10H du matin 
au siège du bureau central sis avenue HASSAN II ,
 rue AKENSOUS, immeuble 6, appartement 3,
 à RABAT.
A cette occasion, le bureau central de l’ASSOCIATION MAROCAINE DES DROITS HUMAINS est honoré d’inviter mesdames et messieurs les journalistes de tous les médias, les représentants/tes des agences de presse étrangères, les attachés de presse auprès des ambassades au MAROC ainsi que les différentes composantes de la société civile pour assister et couvrir le contenu de cette conférence de presse
Le bureau central
RABAT LE 23/9/2014

samedi 15 mars 2014

La justice donne raison à Anouzla contre l’Intérieur, à propos de la peur marocaine de la Minurso

  • Par : Christophe Sidiguitiebe, TelQuel, 13/3/2014

La justice donne raison à Anouzla contre l’Intérieur
Crédit photo: DR
Le Tribunal de première instance de Rabat a rejeté mercredi 12 mars, une plainte  du ministère de l’intérieur contre le journaliste Ali Anouzla pour «diffamation et propos mensongers ». Mais il ne s’agit pas de la plainte d’accusation d'apologie du terrorisme dont le journaliste fait l’objet depuis le 17 septembre dernier.

 L’affaire remonte au mois d’avril 2013.  Le gouvernement marocain  avait réagi aux propositions des Etats Unis qui recommandaient l’élargissement de l’action de la Minurso (Mission des Nations Unies pour l’Organisation d’un référendum au Sahara Occidental) au contrôle et à l’établissement de rapports sur les droits de l’homme au Sahara. Le journaliste Ali Anouzla avait alors publié un éditorial intitulé « Pourquoi cette peur de la Minurso ? », dans lequel il estime que le Maroc ne devrait pas s’inquiéter s’il n’avait rien à se reprocher. Cet éditorial, lui avait valu des commentaires et des propos négatifs de certains députés et de certains médias. Le journaliste avait réagi en accusant le ministère de l’intérieur de propager des rumeurs calomnieuses visant sa personne.
Rejetant l’accusation du journaliste, le ministère de l’Intérieur  à son tour avait porté plainte contre le journaliste pour diffamation et propos mensongers, celle-là même qui vient d’être rejetée.
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Oui, pourquoi cette peur, alors que le Makhzen aurait dû se réjouir que la Minurso se trouve obligée de dévoiler les fameux "camps de séquestrés"(dont on ne voit jamais ni photos ni vidéos !) et d'en libérer les occupants !(ndlr)

samedi 30 mars 2013

FSM de Tunis. Agressions de part et d'autre...



Un militant d'Attac-Maroc agressé par la "délégation marocaine"

    .
Écrit par O.R, Lakome, 30/3/2013

Mimoun Rahmani, militant d'ATTAC Maroc et de la direction du Comité pour l'annulation de la dette du Tiers-monde (CADTM) a été agressé physiquement et verbalement par des "délégués" marocains au Forum social mondial, qui se tient ces jours-ci à Tunis.

Lors de la traditionnelle Assemblée des mouvements sociaux qui clôture le FSM, Mimoun Rahmani a été approché par des "délégués" marocains au forum, qui l'ont empêché de prendre la parole par la force, et qui l'ont violenté jusqu'à l'intervention d'autres participants et du service de sécurité du FSM qui l'ont escorté et qui assurent jusque là sa sécurité.
Depuis plusieurs éditions de différents forums sociaux (Forum des peuples à Bamako, Forum social de Dakar..), les autorités marocaines encadrent des délégations qui participent à ces espaces de rencontres pour défendre la cause de la marocanité du Sahara. Au FSM de Tunis, le ministère des affaires étrangères a encadré une délégation pour défendre les "acquis démocratiques" du royaume. Abdessamad Idrissi, député PJD ayant été agressé il y a quelques mois devant le parlement, y a même affirmé que le Maroc ne connait plus aucune exaction des droits de l'homme.
Le Maroc est le seul pays qui envoie une délégation "nationale" aux forums sociaux, en infraction de la Charte de Porto Alegre qui régit ces espaces, car la représentativité n'est pas nationale, mais par organisations militantes et par les mouvements sociaux. 
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Autre son de cloche :
Par Le 2 Minutes, 1/4/2013
 
Politique Nationale. Des membres du Polisario et Algériens attaquent un journaliste marocain au Forum social mondial de Tunis.

  Comme à Dakar en 2011, le Forum social mondial de Tunis est scène d’affrontements entre les délégations marocaines et celle du Polisario, soutenue par les Algériens. Depuis le début de ce rendez-vous, la tension entre les parties était palpable et il a suffit d'une petite étincelle pour l'embrasement général. 

 Ainsi, vendredi, un journaliste marocain qui était en train de filmer un atelier de débat sur la question du Sahara a été la cible d’attaques d’éléments du Polisario. Une dépêche rapporte que le journaliste, dont l’identité n’a pas été révélée, « a été empêché de filmer et des activistes algériens ont tenté de lui arracher sa caméra ». 
Faut-il rappeler qu’Alger a interdit à plusieurs syndicalistes et acteurs associatifs et des droits de l'Homme, en rupture de ban avec les autorités, de prendre le chemin de la Tunisie pour participer au FSM. Une mesure qui est d'ailleurs à l’origine de la tenue, jeudi, dans la capitale tunisienne d’un sit-in devant l’ambassade algérienne, dénonçant une telle mesure.
 A Tunis, la délégation marocaine compte porter plainte contre les agresseurs du journaliste. Même son de cloche auprès du ministre de la Communication et Porte-parole du gouvernement. Dans des déclarations, Mustapha El Khalfi assure qu’«il faut ouvrir une enquête pour clarifier les circonstances et les responsabilités ». Et d’appeler les organisateurs « à prendre toutes les mesures à même d'éviter de tels actes nuisibles au bon déroulement du Forum ». Le ministre a dit également « condamner et rejeter ces actes d'agression », estimant que cet indicent est une « faillite de la thèse séparatiste ».
 Au FSM de Tunis, 500 personnes composent la délégation marocaine contre 100 pour le Polisario. A ce Forum, les amis de Mohamed Abdelaziz ont réussi à marquer des points en réservant des ateliers de débat exclusivement à la question du Sahara. Le Polisario est membre du comité préparatoire du FSM. Le député Abdessamad Idrissi, qui a participé au FSM, a regretté que "le Maroc ait pris part à cet événement sans la moindre concertation ni coordination entre les différentes composantes de sa délégation". Les nouvelles en provenance de Tunis ne sont guère bonnes pour le Maroc, notamment sur la question du Sahara. (Yabiladi)