------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Autre son de cloche : Par Le 2 Minutes, 1/4/2013
Comme
à Dakar en 2011, le Forum social mondial de Tunis est scène
d’affrontements entre les délégations marocaines et celle du Polisario,
soutenue par les Algériens. Depuis le début de ce rendez-vous, la
tension entre les parties était palpable et il a suffit d'une petite étincelle pour l'embrasement général.
Ainsi, vendredi, un journaliste
marocain qui était en train de filmer un atelier de débat sur la
question du Sahara a été la cible d’attaques d’éléments du Polisario.
Une dépêche rapporte que le journaliste, dont l’identité n’a pas été
révélée, « a été empêché de filmer et des activistes algériens ont tenté
de lui arracher sa caméra ».
Faut-il rappeler qu’Alger a interdit à
plusieurs syndicalistes et acteurs associatifs et des droits de l'Homme,
en rupture de ban avec les autorités, de prendre le chemin de la
Tunisie pour participer au FSM. Une mesure qui est d'ailleurs à
l’origine de la tenue, jeudi, dans la capitale tunisienne d’un sit-in
devant l’ambassade algérienne, dénonçant une telle mesure.
A Tunis, la
délégation marocaine compte porter plainte contre les agresseurs du
journaliste. Même son de cloche auprès du ministre de la Communication
et Porte-parole du gouvernement. Dans des déclarations, Mustapha El
Khalfi assure qu’«il faut ouvrir une enquête pour clarifier les
circonstances et les responsabilités ». Et d’appeler les organisateurs «
à prendre toutes les mesures à même d'éviter de tels actes nuisibles au
bon déroulement du Forum ». Le ministre a dit également « condamner
et rejeter ces actes d'agression », estimant que cet indicent est une «
faillite de la thèse séparatiste ».
Au FSM de Tunis, 500 personnes
composent la délégation marocaine contre 100 pour le Polisario. A ce
Forum, les amis de Mohamed Abdelaziz ont réussi à marquer des points en
réservant des ateliers de débat exclusivement à la question du Sahara.
Le Polisario est membre du comité préparatoire du FSM. Le député
Abdessamad Idrissi, qui a participé au FSM, a regretté que "le Maroc ait
pris part à cet événement sans la moindre concertation ni coordination
entre les différentes composantes de sa délégation". Les nouvelles en
provenance de Tunis ne sont guère bonnes pour le Maroc, notamment sur la
question du Sahara. (Yabiladi)
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samedi 30 mars 2013
FSM de Tunis. Agressions de part et d'autre...
mercredi 19 septembre 2012
Abdessamad El Idrissi, petit télégraphiste du Makhzen: "les activistes marocains du M20F n’ont été victimes d’aucune torture"
http://youtu.be/eYm1oUjy_Io
Alors que tous les rapports pointent du doigt la police marocaine et ses méthodes contestables d’obtention des aveux, Abdessamad El Idrissi, l’avocat et parlementaire marocain a démenti formellement que les six militants du Mouvement 20 février, condamnés
le 12 septembre dernier, aient subi des brutalités policières durant
leur interrogatoire dans les locaux de la police.
Evoquant un récent rapport de Human Right Watch (HRW) sur les « Six de Bernoussi » qui affirme que ces derniers auraient été torturés, la journaliste de la BBC a interviewé en duplex depuis Rabat, le député du PJD, le parti du chef du gouvernement Abdelilah Benkirane, et depuis Le Caire, en Egypte, le représentant de HRW, Eric Goldstein.
Le député ne s’est pas démonté devant les évidences. Ni les constatations écrites du procureur du roi lors de la présentation des militants à la justice, ni les différents témoignages n’ont semblé l’ impressionner. Il semble avoir désormais assimilé la leçon avec l’aplomb que l’on connaît aux thuriféraires de l’insupportable.
Pourtant quelques mois auparavant, c’est le même homme, qui monte aujourd’hui au créneau pour nier l’évidence, qui se livrait à une dénonciation en règle de la barbarie devant la porte même de la prison de Toulal, à Meknès, où ont été commis les pires sévices contre les pensionnaires salafistes de cet établissement pénitentiaire.
Quand Abdessamad El Idrissi parle du rapport d’un médecin, « partie neutre », qui établit que les activistes marocains du M20F n’ont été victimes d’aucune torture, il faudrait demander à Monsieur le député : Depuis quand au Maroc un médecin, aussi « neutre » soit-il, a-il mis en évidence sur le papier la pratique de la torture au Maroc ? Est-ce qu’un médecin « neutre » a reconnu par écrit que les salafistes, les frères idéologiques du PJD et d’Abdessamad El Idrissi, ont subi des tortures ? Non !
Pourtant il y a quelques mois le député Abdessamad El Idrissi jurait Allah que ses frérots salafistes avaient bien été torturés. Qui faut-il croire ? Le député Abdessamad El Idrissi quand il dénonçait la torture ou le député Abdessamad El Idrissi quand il l’a nie ?
Le reportage édifiant de la chaîne de télévision britannique prouve à lui tout seul l’ampleur de l’aveuglement coupable de la majorité des élites marocaines qui, une fois qu’elles ont goûté aux lambris, aux pompes du système et surtout aux deniers publics, se transforment en défenseurs de l’indéfendable.
Le député ne s’est pas démonté devant les évidences. Ni les constatations écrites du procureur du roi lors de la présentation des militants à la justice, ni les différents témoignages n’ont semblé l’ impressionner. Il semble avoir désormais assimilé la leçon avec l’aplomb que l’on connaît aux thuriféraires de l’insupportable.
Pourtant quelques mois auparavant, c’est le même homme, qui monte aujourd’hui au créneau pour nier l’évidence, qui se livrait à une dénonciation en règle de la barbarie devant la porte même de la prison de Toulal, à Meknès, où ont été commis les pires sévices contre les pensionnaires salafistes de cet établissement pénitentiaire.
Quand Abdessamad El Idrissi parle du rapport d’un médecin, « partie neutre », qui établit que les activistes marocains du M20F n’ont été victimes d’aucune torture, il faudrait demander à Monsieur le député : Depuis quand au Maroc un médecin, aussi « neutre » soit-il, a-il mis en évidence sur le papier la pratique de la torture au Maroc ? Est-ce qu’un médecin « neutre » a reconnu par écrit que les salafistes, les frères idéologiques du PJD et d’Abdessamad El Idrissi, ont subi des tortures ? Non !
Pourtant il y a quelques mois le député Abdessamad El Idrissi jurait Allah que ses frérots salafistes avaient bien été torturés. Qui faut-il croire ? Le député Abdessamad El Idrissi quand il dénonçait la torture ou le député Abdessamad El Idrissi quand il l’a nie ?
Le reportage édifiant de la chaîne de télévision britannique prouve à lui tout seul l’ampleur de l’aveuglement coupable de la majorité des élites marocaines qui, une fois qu’elles ont goûté aux lambris, aux pompes du système et surtout aux deniers publics, se transforment en défenseurs de l’indéfendable.
URL courte: http://www.demainonline.com/?p=21262
Relire, de Salah Elayoubi: Les six de Bernoussi : http://www.demainonline.com/?p=21212
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