Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

Affichage des articles dont le libellé est Eric Goldstein. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Eric Goldstein. Afficher tous les articles

mercredi 19 septembre 2012

Abdessamad El Idrissi, petit télégraphiste du Makhzen: "les activistes marocains du M20F n’ont été victimes d’aucune torture"

http://youtu.be/eYm1oUjy_Io



Abdessamad El Idrissi (Photo capture d’écran)
Alors que tous les rapports pointent du doigt la police marocaine et ses méthodes contestables d’obtention des aveux, Abdessamad El Idrissi, l’avocat et  parlementaire marocain a démenti formellement que les six militants du Mouvement 20 février, condamnés le 12 septembre dernier, aient subi des brutalités policières durant leur interrogatoire dans les locaux de la police.
Evoquant un récent rapport de Human Right Watch (HRW) sur les « Six de Bernoussi » qui affirme que ces derniers auraient été torturés, la journaliste de la BBC a interviewé en duplex depuis Rabat, le député du PJD, le parti du chef du gouvernement Abdelilah Benkirane, et depuis Le Caire, en Egypte, le représentant de HRW, Eric Goldstein.
Le député ne s’est pas démonté devant les évidences. Ni les constatations écrites du procureur du roi lors de la présentation des militants à la justice, ni les différents témoignages n’ont semblé l’ impressionner. Il semble avoir désormais assimilé la leçon avec l’aplomb que l’on connaît aux thuriféraires de l’insupportable.
Pourtant quelques mois auparavant, c’est le même homme, qui monte aujourd’hui au créneau pour nier l’évidence, qui se livrait à une dénonciation en règle de la barbarie devant la porte même de la prison de Toulal, à Meknès, où ont été commis les pires sévices contre les pensionnaires salafistes de cet établissement pénitentiaire.
Quand Abdessamad El Idrissi parle du rapport d’un médecin, « partie neutre », qui établit que les activistes marocains du M20F n’ont été victimes d’aucune torture, il faudrait demander à Monsieur le député : Depuis quand au Maroc un médecin, aussi « neutre » soit-il, a-il mis en évidence sur le papier la pratique de la torture au Maroc ? Est-ce qu’un médecin « neutre » a reconnu par écrit que les salafistes, les frères idéologiques du PJD et d’Abdessamad El Idrissi, ont subi des tortures ? Non !
Pourtant il y a quelques mois le député Abdessamad El Idrissi jurait Allah que ses frérots salafistes avaient bien été torturés. Qui faut-il croire ? Le député Abdessamad El Idrissi quand il dénonçait la torture ou le député Abdessamad El Idrissi quand il l’a nie ?
Le reportage édifiant de la chaîne de télévision britannique prouve à lui tout seul l’ampleur de l’aveuglement coupable de la majorité des élites marocaines qui, une fois qu’elles ont goûté aux lambris, aux pompes du système et surtout aux deniers publics, se transforment en défenseurs de l’indéfendable.
 

lundi 28 février 2011

Conférence de presse de la famille Terhzaz à Paris

Par Ayad Ahram, Asdhom, 27/2/2011
Ce dernier purge une peine de douze ans de prison ferme à Salé, après avoir été condamné injustement par un tribunal militaire pour « divulgation d’information relevant du secret défense ». Il s’agit en fait d’une lettre qu’il a adressée au chef de l’Etat marocain pour l’interpeller sur la situation faite à ses compagnons d’arme qui ont été libérés par le Polisario après avoir été détenus à Tindouf depuis 1978.

L’ASDHOM assistera et interviendra à la conférence de presse qu’organise la famille Terhzaz le mercredi 2 mars 2011, à 11h, à la mairie du 3ème arrondissement de Paris (8, rue Spuller Métro République).

Cette conférence est parrainée par Humains Right Watch et elle portera sur « La question des droits de l’Homme et des détentions arbitraires au Maroc : le cas de Kaddour Terhzaz, franco-marocain, emprisonné arbitrairement depuis plus de deux ans ».

Interviendront à cette conférence maître William Bourdon, avocat de Kaddour Terhzaz ; Eric Goldstein, directeur de recherche de la division Afrique Moyen Orient à HRW ; Aboubakr Jamai, ancien directeur de l’ancien hebdomadaire « Le journal Hebdomadaire » ; Ignace Dalle, journaliste spécialiste du monde arabe ; Annie Granier Terhzaz, femme de Kaddour Terhzaz ; ainsi que sa fille Sonia.


vendredi 22 octobre 2010

Maroc-Affaire du colonel-major Kaddour Terhzaz : Les avocats reviennent à la charge

Par Khadidiatou Diop, Aufait Maroc, 21/10/2010
Le 28 novembre prochain, l'ancien colonel-major Kaddour Terhzaz aura passé deux ans derrière les murs de la prison de Salé pour avoir révélé “un secret de Polichinelle” de l'avis de ses avocats et “un secret défense” selon l'accusation. Aux côtés de sa famille, Me Jamai et Me Bourdon étaient mercredi à Rabat au siège de l'AMDH où ils se sont publiquement exprimés sur cette affaire.
Me. Abderrahim Jamai, avocat./DR

Avocat au barreau de Paris, Me Bourdon affichait une mine dépitée, visiblement contrarié de n'avoir pas pu rencontrer son client à son arrivée “malgré les assurances écrites et orales” qu'il dit avoir reçues.
“Je pense que c'est de la part de ceux qui ont pris la responsabilité de m'interdire de voir mon client une erreur. Il aurait été au contraire ingénieux et intelligent de me permettre de le voir pour témoigner peut-être du fait qu'il recevait les soins adaptés à un état de santé dont on sait qu'il se dégrade.”
Maître William Bourdon
De son côté, on pouvait noter de l'indignation et de la colère dans les propos et la gestuelle de Me Abderrahim Jamai qui n'a pas fait dans la dentelle pour exprimer son exaspération face à “l'acharnement” dont fait l'objet son client, le colonel Kaddour Terhzaz condamné à 12 ans de prison pour “violation du secret défense”.
Pointant le communiqué du ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, daté du 16 mai dernier, qui reprochait, entre autres, à Terhzaz d'avoir “volontairement procédé à la destruction de biens publics avant de quitter le domicile de fonction que l'État avait mis à sa disposition (...). Arguant de la double nationalité de ce dernier, la famille a engagé une campagne indigne de dénaturation volontaire de la vérité”.
A propos de ce communiqué, Me Jamai s'indigne:
“Il fait l'objet d'attaques même des responsables du gouvernement. C'est honteux qu'un gouvernement puisse avancer des choses comme ça.”
Les avocats ont entamé en juin une procédure de rétractation “qui consiste à attaquer la décision de la Cour Suprême qui a confirmé le jugement du tribunal”.
Chacun de son côté et avec la famille du colonel, Me Jamai et Bourdon ont également entrepris des démarches au plus haut niveau des États marocain et français en vue de la libération du colonel âgé de 73 ans.
En France, Me Bourdon a “sollicité une rencontre avec le président Sarkozy” dans une lettre le 30 septembre dernier et attend une réponse. Me Jamai a pour sa part, avec la famille du détenu, soumis auprès du Roi une demande de grâce et ne désespère pas de la voir aboutir.
Eric Goldst
"Tous les éléments montrent que le procès du colonel Terhzaz n’était pas équitable. Les raisons de cet acharnement se trouvent en dehors du dossier d’accusation. Notre organisation demande sa libération pure et simple et l'annulation de sa condamnation.”
Sonia Terhzaz
Cependant, demander la grâce royale ne serait-il pas implicitement reconnaître la validité des charges retenues contre le Colonel-major? “Il y a des priorités” a répondu à cela Me Bourdon évoquant l'âge et l'état de santé du Colonel. Pour Me Jamai, il s'agit “heureusement” d'une institution distincte qui a le pouvoir de faire recouvrer la liberté à son client et sans délai.
Interpellée sur l'état de santé de son père, Sonia Terhzaz qui multiplie les actions en faveur de la libération de l'ancien officier, a souligné que l'état de santé de celui-ci s'était quelque peu amélioré après un été de “grosses frayeurs”.