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mercredi 22 avril 2015

Maroc : procès de Mounir Majidi en bord de Seine

par Joan Tilouin, Le Monde,

http://s1.lemde.fr/image/2015/04/22/768x0/4620428_7_3e41_une-vue-d-ensemble-de-la-ceremonie_176b95a740435ed64abb07d743d071f6.jpg
Allégeance


 Ce 17 avril en fin d’après-midi, à Paris, s’est produit un de ces retournements que les tribunaux connaissent parfois : le plaignant s’est retrouvé sur le banc des accusés. Mounir Majidi, homme d’affaires et secrétaire particulier du roi du Maroc, Mohammed VI, avait porté plainte en diffamation contre Le Monde et contre le journaliste marocain Ahmed Benchemsi, fondateur de l’hebdomadaire Tel Quel et contributeur occasionnel du quotidien français.
L’article incriminé est paru dans la rubrique « Décryptage-Débats » du Monde, le 26 juin 2012 et était intitulé « La grande corruption règne en maître au Maroc ». Une synthèse d’une note publiée quelques jours plus tôt sur son blog.
Ahmed Benchemsi a été plusieurs fois poursuivi par la justice marocaine. « Je me réjouis de comparaître enfin devant une justice indépendante », lâche-t-il avant d’apparaître devant la 17e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris. Le ton est donné. Venu de Washington où il réside désormais, le journaliste dit ne pas comprendre les motivations et la stratégie de Mounir Majidi et de ses avocats. Ce procès en France est pour lui et son avocat, Me William Bourdon, l’occasion de « déballer sur la monarchie ».

A l’origine, l’affaire BaySys

A la barre, Ahmed Benchemsi défend un « travail d’enquête s’appuyant sur des documents officiels et légaux » qui lui ont permis notamment de révéler l’affaire BaySys, du nom de cet équipementier aéronautique américain en difficulté et à la recherche de 25 millions de dollars.
« Je me réjouis de comparaître enfin devant une justice indépendante », Ahmed Benchemsi

lundi 28 février 2011

Conférence de presse de la famille Terhzaz à Paris

Par Ayad Ahram, Asdhom, 27/2/2011
Ce dernier purge une peine de douze ans de prison ferme à Salé, après avoir été condamné injustement par un tribunal militaire pour « divulgation d’information relevant du secret défense ». Il s’agit en fait d’une lettre qu’il a adressée au chef de l’Etat marocain pour l’interpeller sur la situation faite à ses compagnons d’arme qui ont été libérés par le Polisario après avoir été détenus à Tindouf depuis 1978.

L’ASDHOM assistera et interviendra à la conférence de presse qu’organise la famille Terhzaz le mercredi 2 mars 2011, à 11h, à la mairie du 3ème arrondissement de Paris (8, rue Spuller Métro République).

Cette conférence est parrainée par Humains Right Watch et elle portera sur « La question des droits de l’Homme et des détentions arbitraires au Maroc : le cas de Kaddour Terhzaz, franco-marocain, emprisonné arbitrairement depuis plus de deux ans ».

Interviendront à cette conférence maître William Bourdon, avocat de Kaddour Terhzaz ; Eric Goldstein, directeur de recherche de la division Afrique Moyen Orient à HRW ; Aboubakr Jamai, ancien directeur de l’ancien hebdomadaire « Le journal Hebdomadaire » ; Ignace Dalle, journaliste spécialiste du monde arabe ; Annie Granier Terhzaz, femme de Kaddour Terhzaz ; ainsi que sa fille Sonia.


vendredi 22 octobre 2010

Maroc-Affaire du colonel-major Kaddour Terhzaz : Les avocats reviennent à la charge

Par Khadidiatou Diop, Aufait Maroc, 21/10/2010
Le 28 novembre prochain, l'ancien colonel-major Kaddour Terhzaz aura passé deux ans derrière les murs de la prison de Salé pour avoir révélé “un secret de Polichinelle” de l'avis de ses avocats et “un secret défense” selon l'accusation. Aux côtés de sa famille, Me Jamai et Me Bourdon étaient mercredi à Rabat au siège de l'AMDH où ils se sont publiquement exprimés sur cette affaire.
Me. Abderrahim Jamai, avocat./DR

Avocat au barreau de Paris, Me Bourdon affichait une mine dépitée, visiblement contrarié de n'avoir pas pu rencontrer son client à son arrivée “malgré les assurances écrites et orales” qu'il dit avoir reçues.
“Je pense que c'est de la part de ceux qui ont pris la responsabilité de m'interdire de voir mon client une erreur. Il aurait été au contraire ingénieux et intelligent de me permettre de le voir pour témoigner peut-être du fait qu'il recevait les soins adaptés à un état de santé dont on sait qu'il se dégrade.”
Maître William Bourdon
De son côté, on pouvait noter de l'indignation et de la colère dans les propos et la gestuelle de Me Abderrahim Jamai qui n'a pas fait dans la dentelle pour exprimer son exaspération face à “l'acharnement” dont fait l'objet son client, le colonel Kaddour Terhzaz condamné à 12 ans de prison pour “violation du secret défense”.
Pointant le communiqué du ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, daté du 16 mai dernier, qui reprochait, entre autres, à Terhzaz d'avoir “volontairement procédé à la destruction de biens publics avant de quitter le domicile de fonction que l'État avait mis à sa disposition (...). Arguant de la double nationalité de ce dernier, la famille a engagé une campagne indigne de dénaturation volontaire de la vérité”.
A propos de ce communiqué, Me Jamai s'indigne:
“Il fait l'objet d'attaques même des responsables du gouvernement. C'est honteux qu'un gouvernement puisse avancer des choses comme ça.”
Les avocats ont entamé en juin une procédure de rétractation “qui consiste à attaquer la décision de la Cour Suprême qui a confirmé le jugement du tribunal”.
Chacun de son côté et avec la famille du colonel, Me Jamai et Bourdon ont également entrepris des démarches au plus haut niveau des États marocain et français en vue de la libération du colonel âgé de 73 ans.
En France, Me Bourdon a “sollicité une rencontre avec le président Sarkozy” dans une lettre le 30 septembre dernier et attend une réponse. Me Jamai a pour sa part, avec la famille du détenu, soumis auprès du Roi une demande de grâce et ne désespère pas de la voir aboutir.
Eric Goldst
"Tous les éléments montrent que le procès du colonel Terhzaz n’était pas équitable. Les raisons de cet acharnement se trouvent en dehors du dossier d’accusation. Notre organisation demande sa libération pure et simple et l'annulation de sa condamnation.”
Sonia Terhzaz
Cependant, demander la grâce royale ne serait-il pas implicitement reconnaître la validité des charges retenues contre le Colonel-major? “Il y a des priorités” a répondu à cela Me Bourdon évoquant l'âge et l'état de santé du Colonel. Pour Me Jamai, il s'agit “heureusement” d'une institution distincte qui a le pouvoir de faire recouvrer la liberté à son client et sans délai.
Interpellée sur l'état de santé de son père, Sonia Terhzaz qui multiplie les actions en faveur de la libération de l'ancien officier, a souligné que l'état de santé de celui-ci s'était quelque peu amélioré après un été de “grosses frayeurs”.

jeudi 7 janvier 2010

Guantanamo, 8 ans déjà




Devenu le symbole de la mondialisation de l'état d'urgence, de la détention arbitraire sans frontière, des prisons free zone et des commissions militaires, Guantanamo est désormais l'expression d'un système qui favorise l'état de non-droit en ce début du 21ème siècle.
La fermeture de Guantanamo signifie le freinage d'un état d'exception qui risque de devenir chronique avec la culture de la peur.
Pour mettre fin au système Guantanamo, une dizaine d'ONG ayant milité depuis des années pour la fermeture du camp de la honte vous invite à une soirée débat avec la participation, entres autres, de:
Anne- Marie Lizin, sénatrice indépendante Belge et Représentante spéciale pour Guantanamo-OSCE
William Bourdon, Président de Sherpa et avocat des ex-détenus à Guantanamo
Violette Daguerre, Présidente de la Commission arabe des droits humains (ACHR)
Sami el Haj, cameraman d’Aljazeera détenu pendant 6 ans à Guantanamo, directeur du département des droits humains à Aljazeera.
Haytham Manna, Porte-parole de la Commission arabe des droits humains, ancien porte-parole de la Global Coordination against Guantanamo.
Cette rencontre se déroulera en présence de la délégation euro-américaine des ONG pour la fermeture de Guantanamo et de personnalités concernées  comme d’anciens détenus. Nous vous y attendons.
12 janvier 2010 de 18h30 à 21h30
A la salle Polyvalente de la  maison de la vie associative
26, rue Victor Hugo – 92240 Malakoff
Métro Malakoff-Plateau de Vanves