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lundi 27 mars 2017

Rappel, il y a un an : Chris Coleman neutralise la diplomatie marocaine, appuyée sur la corruption


IMG_0724Le Maroc rentre ces derniers temps dans une guerre ouverte sur plusieurs fronts et les représailles émanant de sa diplomatie se caractérisent par une sérieuse névrose obsessionnelle. Ses accrochages se sont multipliés et vont de mal en pis à chaque moment où l’étau se resserre sur son occupation du territoire du Sahara Occidental; la déclaration des USA en faveur de doter la Minurso du composant des droits de l’homme, la reconnaissance de la Suède de la République Sahraouie et tout récemment la position ferme de l’Union Européenne sur l’accord agricole le qualifiant de nul et non avenu à cause de l’exploitation illégale des produits agricoles du Sahara Occidental, en plus de l’expulsion des rapporteurs des ONG des droits de l’homme comme c’était le cas pour ‘Human Rights Watch’ et ‘Amnesty International’ sont témoin de la dégringolade de la politique marocaine.
  Actuellement, ces querelles injustifiés sont à leur paroxysme avec la récente campagne virulente qui vise à dénigrer le Secrétaire Générale de l’ONU, Ban Ki Moon. Ce dernier qui n’a fait que mettre la cause sahraouie dans son cadre judiciaire approprié, á savoir un territoire occupé aux yeux la loi et la légalité internationales.   

Ainsi pour le royaume, c’est un sacré camouflet qui a fait monter la tension au maximum avec l’Organisation des Nations Unies suite à la décision du Maroc de prendre des mesures de rétention contre la Minurso. Pourtant, comment se fait-t-il que le régime monarchique de Rabat se trouve soudainement dans une telle sinistre situation, isolé et dos au mur? Comment se fait-t-ils que les stratagèmes du régime de Rabat se trouvent soudainement paralysées et sa diplomatie sérieusement figée?

lundi 6 mars 2017

Washington accable Rabat

VIOLATION DES DROITS DE L'HOMME AU SAHARA OCCIDENTAL

Par

Le pouvoir judiciaire marocain «affaibli par la corruption et l'influence extrajudiciaire» a refusé aux militants sahraouis le droit à un procès public équitable.
Le Maroc a un gros problème avec son image. Son souverain a beau se démener pour lui imposer un lifting qui la soignerait. Mais à peine que l'opération démarre le scalpel dérape. Et c'est une nouvelle cicatrice inévitable qui l'amoche davantage. 
 Mohammed VI qui est parti en campagne africaine pour glaner des soutiens pour accomplir son «fantasme»: éjecter la Rasd de l'Union africaine à laquelle il vient tout juste d'adhérer, doit certainement déchanter.
Les Etats-Unis viennent d'accabler son royaume sur la question des droits de l'homme au Sahara occidental, dont il a annexé les territoires en 1975.
En 2016 «Les principaux problèmes en matière des droits de l'homme dans le territoire du Sahara occidental étaient les restrictions imposées par le gouvernement marocain aux libertés civiles et aux droits politiques des défenseurs de l'indépendance du Sahara occidental», a souligné le département d'Etat dans son rapport annuel sur l'exercice des droits de l'homme dans le monde.

Le document met en exergue les traitements inhumains infligés aux détenus sahraouis qui n'ont eu de cesse en 2016.

Lire l'article en entier :
 http://www.lexpressiondz.com/actualite/261809-washington-accable-rabat.html?print

vendredi 24 juin 2016

Ali Aarrass, Salé II, Matricule 69 : Lettres de l’ombre (première partie)


LogoAli Aarrass, Lettres de l’ombre adressées à la DGAPR (Délégation Générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion)

dans Lettres/Letters/Brieven par


Letter from prison handsMessage adressé à la DGAPR  – Partie 1
Tentative de corruption 

Le nouveau directeur, monsieur Hoho, le dernier en date, a fait fort !
Depuis le début de mon malheureux séjour dans ces lieux infâmes, qui ne me correspondent pas du tout, j’en ai vu défiler bien des directeurs.  Ils se valent tous en matière de sournoiserie.  Mais l’actuel directeur démontre qu’on peut toujours faire mieux.  Je suis même impressionné par la ruse et la manipulation dont est capable cet individu.
Je dois vous relater les faits qui m’obligent à vous parler de ce personnage.  Et au fur et à mesure que vous me lirez, vous découvrirez un second personnage, non moins fourbe.

mercredi 17 février 2016

Fouad Abdelmoumni, nouveau secrétaire général de Transparency Maroc



TRANSPARENCY

LUTTE CONTRE LA CORRUPTION - Transparency Maroc a renouvelé, ce dimanche 13 février en début d'après-midi, ses instances dirigeantes. Après avoir voté à l'unanimité les rapports moral et financier de 2015, l'ONG a procédé au vote de la nouvelle direction.
Ainsi, le militant des droits de l'Homme et spécialiste du micro-crédit Fouad Abdelmoumni a été élu secrétaire général de l'ONG, succédant à l'ancien secrétaire général Abdessamad Sadouk. La juriste Michèle Zirari et le professeur de droit public Abdallah Harsi ont, eux, été élus secrétaires généraux adjoints.
Asmaa Fakhoury a, en outre, été désignée nouvelle trésorière de Transparency Maroc, et Karim Hajjaji trésorier adjoint. Sion Assidon, Nezha El Mrhari et Rachid Filali Meknassi seront les assesseurs du nouveau bureau.

Une nouvelle stratégie sera bientôt élaborée
"Nous sommes, d'un coté, dans la continuité (du travail engagé par l'ancienne direction ndlr), mais, d'un autre côté, Transparency International a récemment adopté une nouvelle stratégie, et la stratégie Transparency Maroc s'achève en 2016. Donc, il ne s'agit pas tant de chamboulement que d'affinement stratégique, vu que nous allons devoir plancher sur une nouvelle stratégie pour le moyen terme", indique au HuffPost Maroc le nouveau secrétaire général de Transparency Fouad Abdelmoumni.

"La corruption demeure un mal endémique et systémique au Maroc. Nous avons pu passer un cap, qui est celui de la reconnaissance du mal, et de la reconnaissance de la légitimité de l'action contre ce mal. Aujourd'hui, pour la première fois, les autorités sont engagées par un document de stratégie (la stratégie nationale de lutte contre la corruption ndlr) qui contient des engagements, des objectifs et des dates. Mais, de notre côté, nous continuons à n'être pas convaincus de l'engagement clair, ferme et efficace des autorités. La loi sur l’Instance nationale de probité et de lutte contre la corruption (INPPLC) nous semble très en deçà de ce qui est requis. Le projet de loi sur le droit d'accès à l'information nous semble carrément liberticide, et, qui plus est, contraire aux promesses de la Constitution de 2011", estime M. Abdelmoumni, qui indique que Transparency Maroc continuera de "questionner la volonté politique de lutter contre la corruption, et continuera de suivre de manière critique" la problématique de la corruption au Maroc.
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jeudi 29 octobre 2015

Les lumières de Tanger : la révolte des citoyens contre Amandis :



Plus de 20 000 citoyens ont manifesté  à Tanger samedi 24 octobre 2015 : « Amandis Dégage ! » 
Par Souad G., ATTAC-CDTM
Le mouvement citoyen contre Amendis* :
Toute la semaine, des sit-in se sont tenus devant les diverses agences de distribution d’eau et d’électricité de Tanger, puis le jeudi a été décidé « Journée zéro dirham pour Amendis » de boycott. Le samedi 17 octobre les associations de quartiers et de consommateurs ont appelé à éteindre les lumières de 20h à 22 h. Le mouvement a été largement suivi dans les commerces, cafés et  restaurants qui se sont éclairés à la bougie.
Dans la nuit du samedi 24 octobre 2015, plusieurs  manifestations sont  parties des quartiers populaires pour converger vers le centre de Tanger  au cri de : « Amandis Dégage ! »
Les forces de répression ont été déployées dès 20h pour disperser les manifestants qui se rassemblaient place des Nations, au centre de Tanger.
Contre les matraques et lances –eau et  les arrestations, les manifestants ont répondu pacifiquement avec les slogans : « le peuple veut la chute d’Amandis », «  Amandis, dégage», tandis que les manifestants continuaient d’affluer par milliers des quartiers populaires périphériques : Bni Makada, Drissia, Moghogha…
Face à la force du mouvement et à la colère des manifestants venus  des quartiers populaires périphériques pour rejoindre le centre de Tanger, les forces de répression ont dû se retirer pour éviter les affrontements et débordements.
A partir de 22h, plus de  20000 manifestants venus des quartiers populaires périphériques se dirigeaient vers le centre de Tanger aux cris « dégage Amendis »

Témoignage de M. consommateur-militant sur les lieux : «  Tout-es uni-es  autour d’une revendication sociale…pour l’instant. »
« Les factures d’eau et d’électricité  de juillet à de septembre ont fortement augmenté.
Depuis 3  semaines les habitants de Tanger  manifestent devant les agences d’Amendis des quartiers populaires.
Le mouvement s’organise et les informations sont relayées à travers les réseaux sociaux. Le samedi 17 octobre l’appel à éteindre les lumières durant 2h et à manifester est massivement suivi. Face au succès, l’appel est relancé pour la semaine suivante.
Ce samedi 24 octobre de nouveau, les manifestants se rassemblent devant les agences de leur quartier  pour rejoindre le centre. Les forces de répression sont déployées en grand nombre mais font  face à mouvement d’ampleur qui ne cesse de grossir, se déploie vers le centre  au cri de « dehors Amendis ». Cette revendication sociale a rassemblé plus de 20 000 citoyens, une marrée humaine  venant du centre et la périphérie de Tanger. Le nombre de manifestant est impressionnant, il  dépasse en quantité les manifestations du Mouvement du 20 Février 2011. »

Les revendications des citoyens :
Depuis plusieurs mois les habitants de Tanger protestent contre l’augmentation des factures d’eau et d’électricité. Ils réclament :
-modification du système de tarification
- généralisation des compteurs individuels
- un service minimum d’approvisionnement en cas de difficulté de paiement

Luttes de/et pouvoir
Sur fond de crise politique, les dernières élections régionales et communales du 4 septembre 2015, ont permis de mettre en œuvre le projet de régionalisation  décidé par le roi. Ces élections bidon ont connu un  faible taux de participation, avec corruption, achats des voix, mafia de l’argent et des candidats véreux, des partis politiques discrédités, et absence de programme électoral…
A Tanger, la bataille pour le pouvoir entre le PJD (les islamistes de Sa Majesté) et le PAM (le parti des amis de Sa Majesté)  a  éclaté entre le maire de Tanger Bachir Abdallaoui du PJD et le président de la région Elyas El Omari du PAM en conflit ouvert pour la gestion de la ville de Tanger.
Dès les résultats élections de 2015, bras de fer entre le PAM et PJD :
A peine élus, le maire de la ville et président de la région  sont en conflit sur les prérogatives dans la gestion de la ville de Tanger : un bras de fer pour la responsabilité de la gestion de l’eau et l’électricité de la ville. Des intérêts importants sont en jeu et des projets pharaoniques coûteux pour la nouvelle région Tanger-Tétouan-Al Hoceima décidés par le roi. 

A L’origine de la crise :
 Filiale de Veolia Environnement, Amendis est chargée depuis 2002 de la gestion déléguée des services d’assainissement liquide et de distribution d’eau potable et électricité de la municipalité de Tanger.  Sur son site, elle annonce un chiffre d’affaire de 1 414 millions de dh  en 2010.
Les manifestations populaires  avaient éclatées contre Amendis dès 2006, contre l’augmentation des prix des factures et mauvais services, puis avaient repris en 2011 dès le début du M20F, quand les habitants de la ville de Tanger avaient cerné une agence d'Amendis située dans un quartier populaire et menacé de ne plus payer leur facture.
Rappel sur les Mouvements contre les privatisations et la gestion déléguée : 
Avec l’ère des privatisations des secteurs publics, les service de l’eau l’électricité, télécom, transports, ramassage ordures, les gestions délégués des villes et communes sont  partout un échec et sources de scandales, corruption, mauvaises gestions, promesses non tenues, contrats non respectés, et pour les travailleurs, licenciements et non respect des législations du travail, répression syndicale.
Dès 2002, les habitants de Rabat Salé se soulèvent contre la Rédal pour l’augmentation des prix de la facture d’eau et d’électricité, les luttes se sont poursuivies à Tata contre la Santé et se développent à Ifni, puis dans plusieurs villes et région. Malgré les luttes importantes, les privatisations sont imposées, et le démantiellement de secteurs publics, pourtant rentables, se poursuit : RAM, ONCF, Poste, Télécom, avec la casse sociale qui s’en suit : licenciements massifs, pertes des acquis et droits sociaux, démantèlement des résistances et  des luttes...
Avec le M20f en 2011, les manifestations, grèves, sit in dans les villes et les quartiers contre Lydec, Amendis, Areva,… sont quasi permanentes. Les luttes contre Lydec contre l’augmentation des factures d’eau électricité, la mauvaise gestion, les luttes des travailleurs et les grèves  pour dénoncer leurs conditions de travail contre les sociétés Amendis, Areva, les monticules d’ordures qui envahissent les quartiers des villes trouvent un échos parmi les usagers-consommateurs-habitants. Ces luttes convergent avec  les révoltes  des habitants contre les démolitions, expropriation , les luttes des usagers contre les augmentations des factures, des consommateurs contre la vie chère et la flambée des prix, des citoyens contre les projets ruineux de TGV et l’absence de transparence des marchés…

Plus de concentration de richesse, plus de pauvres, plus de dettes…
La concentration du pouvoir politique, économique, financier, qui de plus se veut  pouvoir sacralisé, ne fait qu’aggraver la crise et faire converger les luttes de divers secteurs et régions. Partout de grands projets urbains onéreux, souvent inutiles, profitent aux grands trusts internationaux et barons nationaux , endettent toujours plus le pays, exproprient les habitants de leurs quartiers voués à la démolition, les petits paysans ruinés, chassés de leurs terres, ferment les usines et licencient les ouvrier-es et toutes et tous vont fait l’amère expérience de l’endettement ou comment devenir encore plus pauvre en s’endettant…
Quand l’été libanais a remis le droit du citoyen au cœur du politique :
Quand à Beyrouth, le 22 aout 2015, éclate « la révolte des ordures », la ville croule sous les montagnes de déchets, le mouvement citoyen s’organise et s’interroge : « comment un gouvernement incapable d’assainir le pays, peut-il le gouverner ?»
De Tanger à Beyrouth à  Athènes, c’est bien la lutte et résistance des peuples contre un système monde tentaculaire financier politique mafieux  qui a déclaré la guerre aux peuples.
Nos luttes sont les mêmes, unissons les du local au global.

Souad G.  Attac/CADTM Maroc
26 octobre 2015


* Amendis est chargé depuis 2002, de la gestion déléguée des services d'assainissement liquide et de distribution d'eau potable et d'électricité de la Wilaya de Tanger . ​​

jeudi 21 mai 2015

Mohamed Lamin Haidala a été assassiné par des colons avec la bénédiction de la police marocaine

Tenerife, 19/05/2015 (SPS) .- 

La police marocaine défend les colons qui attaquent les Sahraouis et permet que ceux-ci soient attaqués parce que les victimes sont des autochtones, a déclaré Sara Mesa, activiste de l'association Saharacciones.

"Il s'agit d'une machination de l'appareil d'Etat", a déclaré Mme Mesa dans une déclaration publiée par Ines Benitez dans son blog du journalisme social, en même temps qu'elle dénonce l'accumulation de négligences médicales qui ont conduit à la mort du jeune Mohamed Lamin Haidala dont la mère est en grève de la faim illimitée depuis vendredi 15 mai devant le siège du consulat du Maroc à Las Palmas de Gran Canaria.

Mohamed Lamin Haidala, âgé de 21 ans,  a été attaqué le 31 Janvier avec des pierres par des colons marocains qui dirigent une tapisserie près de la maison qu'il partageait avec ses grands-parents maternels à El Aaiun.

«Ils n'ont pas respecté mon fils. Les Marocains l'ont tué. Ils lui ont jeté des pierres et enfoncé une paire de ciseaux dans son corps", a-t-elle déclaré par téléphone Takbar Haddy, selon la même source, ajoutant que" la police marocaine a joué avec lui. Les médecins marocains ont joué avec lui. Ils lui ont cousu la plaie à l'hôpital sans anesthésie et sans la désinfecter ".
Mme Haddy affirme que les Marocains lui ont offert en échange de son silence € 90,000 et la possibilité de travail pour elle, ses enfants et ses frères et que la maison de ses parents à El Aaiun est surveillée par la police marocaine qui y a fait irruption à plusieurs reprises, « en détruisant plusieurs meubles ». SPS

jeudi 30 avril 2015

La gifle : la Justice marocaine mise à nu par un tribunal texan

Par Salah Elayoubi

Talsint

Le 13 aout 2014, le Washington Post fait état du refus d’un tribunal américain d’exécuter un jugement rendu par la justice marocaine dont un juge Texan estime, preuves à l’appui, qu’elle est non indépendante, car soumise au roi. Le mot « king » revient pas moins de quarante six (46) fois dans les attendus du jugement. Récit.
A regarder les images du coup d’envoi des prétendus forages pétroliers de Talsint, ce 23 août 2000, on comprend combien la cupidité de Mohammed VI a inhibé chez lui, la prudence la plus élémentaire.
Pour en voir de pareilles, il faut remonter au règne d’Hassan II, lorsque le défunt monarque inaugurait les barrages supposés irriguer un million d’hectares, et qui, en réalité, desservaient en priorité le gigantesque butin de terres agricoles sur lesquelles il avait fait main basse,
Mais au contraire de son géniteur qui tutoyait mètres cubes d’eau et kilowatts, le fils ne tutoyait que du vent, en cette journée torride de l’été 2000. En effet, le roi ne le sait pas encore, mais de pétrole il n’y en a point, dans ce bout de désert. Son discours euphorique du 20 aout 2000, tourne à la farce et le jeune roi est en train de commettre la première d’une longue série de bourdes.

L’occasion fait les larrons
L’aventure de Talsint commence par un délit d’initié. Abdallah Alaoui, cousin de Mohammed VI, Mohamed Benslimane, beau-frère de Hicham Alaoui, le cousin du roi, Othman Skiredj, frère du général d’aviation Boubker Skiredj, aide de camp de Mohammed VI et Abdou Saoud, consul honoraire du Maroc en Californie, tous actionnaires de Medi Holding ont vent du futur code des hydrocarbures.
Le code n’est même pas encore voté que le quatuor, à la recherche de prospecteurs, prend langue avec Skidmore Energy, une compagnie américaine dont les deux actionnaires sont John Paul DeJoria et Michael H. Gustin.
Un memorandum of understanding conclu en mars 2000, scelle la constitution, de la Lone Star Energy. Moyennant 12% du capital, les marocains de Medi Holding « neutraliseront » les administrations marocaines, assureront aide et protection des autorités et feront bénéficier la société de toutes les facilités (exonérations fiscales, régime préférentiel des changes…). Cerise sur le gâteau, les prospecteurs auront accès aux études géologiques, d’avant et après l’indépendance.
Dans la culture de la courtisanerie marocaine, on commence par jeter son dévolu sur un investisseur qu’on appâte avec le « parapluie » du pouvoir, la perspective de profits conséquents, avec à la clé, la promesse d’une inauguration en fanfare de son projet par le roi himself.
Une fois l’investisseur ferré, « on » lui fait dégrossir le travail et transmettre son-savoir-faire et son carnet d’adresses, avant de le vider de sa substance par l’intimidation, ou la « superposition » de nouveaux partenaires, surgis des coulisses du palais royal. L’affaire de Talsint reproduit à l’identique ce scénario, maintes fois dénoncé.

Quand des cupides croisent des bonimenteurs
L’histoire qui a commencé au Texas au printemps 2000, s’y est achevée cet été.
Pitoyablement pour notre pays. Entretemps, deux verdicts rendus par la justice texane façonnent la perception que les américains se font désormais du régime marocain.
Le premier, est un jugement en appel rendu en 2006. Il déboute les américains qui ont déposé une plainte contre Alaoui, Benslimane, Skiredj et Saoud, qu’ils désignent comme les hommes de paille de Mohammed VI, pour « escroquerie, blanchiment, association de malfaiteurs et aide et assistance à une entreprise terroriste ».
Derrière leurs gesticulations juridiques, les américains tentent de dissimuler leurs propres turpitudes. Pour rentrer dans leurs frais, ils ont, en effet, facturé une mystérieuse technologie de prospection qui s’apparenterait à une célèbre escroquerie des années 1970, celle des « avions renifleurs. »
Mais à la décharge des yankees, il faut également souligner le comportement cynique et malhonnête de leurs partenaires locaux qui déploient le répertoire de manœuvres dont « on » est coutumier, pour les évincer du projet.

Vestiges des installations de Talsint
Août 2014. L’affaire de Talsint a depuis longtemps tourné au règlement de comptes. Le second verdict signe le refus de la justice texane d’entrer en matière dans l’application d’un jugement émis par la justice marocaine en 2009 et qui a condamné les américains à payer cent vingt-trois millions de dollars (123.000.000) à leurs associés marocains.

Quarante six fois, plutôt qu’une !
Ce n’est pas tant le verdict texan qui interpelle mais le ton sarcastique et accusateur qui renvoie nos juges à leurs études, avec des attendus accablants.
C’est que huit ans séparent les deux jugements, au cours desquels les américains ont eu tout à loisir, d’observer comment la monarchie et ses servants enchaînent les affaires de corruption, s’en prennent aux libertés fondamentales et entravent l’application du droit. Le jugement texan en est une condamnation, avec cette phrase limpide :
« Un jugement étranger ne peut être reconnu au Texas, s’il émane d’un système aux procédures incompatibles avec le respect de la loi. »
A quarante-six reprises, le prononcé citera le nom du roi, démontrant l’implication de celui-ci dans les méandres les plus obscurs de cette affaire, comme cette tirade, page 23 :
« Compte tenu des antécédents du roi en terme de représailles, non seulement contre les juges qui lui déplaisent, mais aussi tous ceux qui mettent en cause sa version relative à son implication dans l’affaire Talsint, la Cour ne peut absolument pas concevoir que le président du tribunal qui a eu à juger cette affaire n’ait pas senti une pression énorme pour se ranger du côté marocain. En effet, le prince avait un intérêt économique et le comportement du roi suggère une forte préférence pour que DeJoria soit dépeint comme le fraudeur qui a trompé sa vigilance (sans quoi, le roi pourrait rétrospectivement apparaître comme malhonnête, incompétent ou les deux à la fois).»
Corruption, impunité, vengeance et « justice coup de téléphone »
Et comme on n’est jamais si bien dénoncé que par ses complices, c’est Taïeb Fassi-Fihri, alors ministre des affaires étrangères, qui va reconnaitre en mars 2011 au Brookings Institute à Washington qu’il y avait bien « une justice du coup de téléphone » dont « l’indépendance n’est pas encore une réalité ».
La page 20 du jugement ne laisse planer aucun doute sur le système judiciaire marocain :
« Tant le rapport de l’USAID, que les commentaires du ministre des Affaires étrangères, dépeignent un système dont les juges subissent d’énormes pressions qui les contraignent à rendre des verdicts conformes aux vœux de la famille royale et son entourage. Et ce sont les juges eux-mêmes, qui en ont apporté l’illustration la plus éclatante, le 6 octobre 2012, lorsqu’un millier d’entre eux a mené un sit-in devant la cour suprême, réclamant l’indépendance de la justice. »
L’auteur de l’article du Washington Post, Eugene Volokh, emprunte de larges extraits au rapport de l’USAID « Morocco Rule of Law report ». Il écrit :
« Il existe une perception largement répandue (parmi les citoyens marocains) que la corruption est tolérée, que les élites politiques et sécuritaires agissent en toute impunité, et que des mesures drastiques sont prises contre tous ceux qui voudraient défier le pouvoir »  
Le 19 mai 2014, le prestigieux journal avait interpelé en ces termes, le Maroc sur l’affaire Ali Anouzla : « Il est évident que le monarque craint le journalisme libre qui soulève des questions gênantes sur sa gouvernance. Telle est la peur bleue des autocrates partout. Ils craignent une presse libre et un débat ouvert à même de saper leur légitimité. »
A Talsint, le désert a repris ses droits. Ne subsiste de cette lamentable aventure que quelques dalles de béton, rongées par l’érosion. Les yankees se sont remis de leur mésaventure marocaine. Leurs ex-partenaires marocains aussi. Quant à notre pays il continuera pour un temps à être régi de la même manière. Quant aux bénéfices de cet énième acte de prédation royale, je reprendrais les termes de cet éditorial du journal Al Ittihad, publié au moment même où Mohammed VI paradait à Talsint :
« La nouvelle de la découverte de pétrole et de gaz nous réjouit : elle va nous fournir l’énergie de l’espoir et de l’optimisme. Cependant, ne nous berçons pas d’illusions : les nombreuses richesses dont Dieu a gratifié ce peuple ont été accaparées par une meute de prédateurs. Les Marocains ont-ils jamais profité des carrières de sable, des ressources halieutiques, des terres arables, des vastes plages et des forêts ? » 
Salah Elayoubi
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mercredi 22 avril 2015

Maroc : procès de Mounir Majidi en bord de Seine

par Joan Tilouin, Le Monde,

http://s1.lemde.fr/image/2015/04/22/768x0/4620428_7_3e41_une-vue-d-ensemble-de-la-ceremonie_176b95a740435ed64abb07d743d071f6.jpg
Allégeance


 Ce 17 avril en fin d’après-midi, à Paris, s’est produit un de ces retournements que les tribunaux connaissent parfois : le plaignant s’est retrouvé sur le banc des accusés. Mounir Majidi, homme d’affaires et secrétaire particulier du roi du Maroc, Mohammed VI, avait porté plainte en diffamation contre Le Monde et contre le journaliste marocain Ahmed Benchemsi, fondateur de l’hebdomadaire Tel Quel et contributeur occasionnel du quotidien français.
L’article incriminé est paru dans la rubrique « Décryptage-Débats » du Monde, le 26 juin 2012 et était intitulé « La grande corruption règne en maître au Maroc ». Une synthèse d’une note publiée quelques jours plus tôt sur son blog.
Ahmed Benchemsi a été plusieurs fois poursuivi par la justice marocaine. « Je me réjouis de comparaître enfin devant une justice indépendante », lâche-t-il avant d’apparaître devant la 17e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris. Le ton est donné. Venu de Washington où il réside désormais, le journaliste dit ne pas comprendre les motivations et la stratégie de Mounir Majidi et de ses avocats. Ce procès en France est pour lui et son avocat, Me William Bourdon, l’occasion de « déballer sur la monarchie ».

A l’origine, l’affaire BaySys

A la barre, Ahmed Benchemsi défend un « travail d’enquête s’appuyant sur des documents officiels et légaux » qui lui ont permis notamment de révéler l’affaire BaySys, du nom de cet équipementier aéronautique américain en difficulté et à la recherche de 25 millions de dollars.
« Je me réjouis de comparaître enfin devant une justice indépendante », Ahmed Benchemsi

vendredi 17 avril 2015

Ban Ki-moon nous renvoie auprès de ses institutions corrompues par le Maroc

 

Comme d’habitude, le Secrétaire Général de l’ONU, a essayé de jouer l’équilibriste dans son rapport sur le Sahara Occidental. Au détriment de la légalité internationale. Sentant l’épée de la France sur son cou, Ban Ki-moon, a été très indulgent avec le Maroc au point de lui envoyer quelques fleurs sur des prétendus progrès dans les droits de l’homme.
Au lieu de demander que les prérogatives de la MINURSO soient élargies au contrôle de la situation des droits de l’homme au Sahara Occidental et aux camps des réfugiés sahraouis en Algérie, Ban a proposé que cette mission soit octroyée au Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme (HCNUDH). C’est-à-dire que cet organisme siégé à Genève envoie régulièrement des émissaires et des délégations pour rapporter sur la situation des droits de l’homme dans les territoires occupés du Sahara Occidental et à Tindouf. Le même organisme cité maintes fois dans les documents secrets de la diplomatie marocaine et qui a été noyauté par l’ex-ambassadeur du Maroc à Genève, Omar Hilale, selon les révélations faites par le hacker français Chris Coleman.
Pour rappel, Omar Hilale a été promu ambassadeur du Maroc à l’ONU après avoir démontré des performances dans l’art de corrompre les fonctionnaires onusiens. Au sein du HCNUDH, il avait acheté les services de Anders KOMPASS, Directeur des opérations sur le terrain au HCNUDH et Bacre Waly Ndiaye, Directeur de la Division des Organes des Traités du HCDH, alors que dans le HCR il se payait les services de Sultan Athar Khan, Directeur de cabinet Directeur de cabinet de M. Antonio Guterres, chef du HCR.
Dans son rapport, Ban Ki-moon, au lieu de condamner les pratiques de ses fonctionnaires, il renvoie les sahraouis à ses institutions corrompues de Genève qui n’ont aucune crédibilité auprès des sahraouis. C’est dire que les droits de l’homme au Sahara Occidental continueront à être malmenés.
04/ban-ki-moon-nous-renvoie-aupres-de-ses.html?spref=tw

mardi 17 février 2015

Grâce royale: Nouveau scandale ...la somme versée n'a pas suffi...

Par Samir Chennaoui , 360, 14/2/2015
 
prison
Kiosque360. Un détenu de nationalité française vient de faire éclater un scandale secouant à nouveau l’administration pénitentiaire. Le marchandage relatif à l’octroi des grâces royales refait surface. 
Un détenu français, condamné à dix ans de prison ferme pour falsification de billets de banque, a accusé des fonctionnaires de la prison de Loudaya à Marrakech de lui avoir soutiré 140.000 DH sans avoir obtenu la grâce qu’il lui avaient promise, rapporte Assabah dans sa livraison de ce week-end (14-15 février).

Le journal rapporte que ce scandale a éclaté après la célébration de la fête du trône lorsque le prisonnier français n’a pas bénéficié de la grâce et a accusé les fonctionnaires du pénitencier de la ville Ocre d’avoir obtenu la somme demandée sans pour autant honorer leur engagement. Le prisonnier accuse deux gardiens qui lui ont assuré que son nom figurerait sur la liste des bénéficiaires de la grâce royale en contrepartie de la somme de 140.000 dirhams qu’il leur avait remise. Ses accusations vont plus loin puisqu’il implique également l’ancien directeur de la prison qui, selon ses dires, a été au courant de cette «transaction».

Ne voyant pas son nom sur la liste des graciés, il a réclamé son argent et  a contacté la représentation diplomatique de son pays, selon la publication qui précise que l’affaire a pris une grande ampleur lorsque la délégation générale de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion a ouvert une enquête. Les deux gardiens ont été arrêtés et le directeur s’est vu décharger de la responsabilité avant d’être muté à la  prison Moul Barki de Safi.

Devant le juge d’instruction près la Cour d’appel de Marrakech, une confrontation entre le détenu et les fonctionnaires en question aura lieu prochainement pour  trancher sur cette affaire qui soulève plusieurs interrogations sur les pratiques exercées dans les prisons, notamment l’introduction de grandes sommes d’argent malgré les fouilles.
Affaire à suivre.

lundi 16 février 2015

OUARZAZATE : nouvelles condamnations contre les syndicalistes


    La chambre criminelle de la cour suprême du Maroc a rejeté le recours en cassation introduit par les syndicalistes AOMAR OUBOUHOU, HAMID MAJDI,et BOUSELHAM NASRI à l'encontre du jugement prononcé le 6 mai 2014 par le tribunal d'appel de Ouarzazate et qui les condamnait à 6 mois d' emprisonnement ainsi qu'une amende de 500dhs chacun .
    Ils avaient pourtant été innocentés en 1ère instance.
    L'affaire remonte à 2011, suite aux mouvements de grèves des mineurs, des ouvriers des complexes touristiques puis des taxis de Ouarzazate.
    Sachant que le juge ( K.A) qui a prononcé le jugement du tribunal d'appel de Ouarzazate, condamnant nos camarades, est lui même mis en cause dans une affaire de corruption; selon la presse, c'est le ministre de la justice et des libertés, monsieur Mustapha Ramid en personne, qui a supervisé l'opération ayant permis de piéger le juge accusé de corruption, suite à une plainte déposée par une personne, partie prenante dans un dossier soumis au tribunal, nous considérons que ce juge était instrumentalisé pour maquiller des procès politiques en procès de droit commun pour mettre fin à toute protestation sociale ou politique.
    Nous demandons que justice soit faite et que tous les jugements prononcés par le juge K.A soient révisés

dimanche 11 janvier 2015

[Video] Corruption au Maroc : Un policier filmé en train de recevoir 100 dhs d’un conducteur

Après la vidéo montrant deux gendarmes en flagrant délit de corruption, une autre vient mettre en cause les mauvaises pratiques de la police. Un membre des forces de l’ordre a été filmé discrètement par un chauffeur qui lui remettait 100 dirhams afin de récupérer ses papiers.
Postée sur YouTube le 2 janvier dernier, elle a aussitôt suscité quelques commentaires des internautes marocains.
La dernière vidéo datant d’août dernier montrait deux gendarmes qui arrêtaient à plusieurs reprises des véhicules pour des présumées infractions. Ils percevaient ce qui semble être de l’argent avant de laisser les chauffeurs poursuivre leur route.

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dimanche 28 décembre 2014

France : Etat voyou et journalistes ripous ? Réponse désespérée des journalistes

  Diaspora Sahraouie, 23/12/2014



Dans un discours prononcé en 1977 et dont l’analyse est toujours applicable et valable pour les événements d’aujourd’hui, feu Président Houari Boumediène, dénonçait la politique de la France dans la région.

« La France a fait pression sur l’Espagne pour qu’elle cède le territoire du Sahara Occidental au Maroc et à la Mauritanie », a-t-il dit en soulignant que « le Maroc n’a pas les moyens de se payer des armes, mais il les reçoit de la France pour exécuter les plans de Paris dans la région ». 

Boumediène avait dit ces mots après l’agression des Jaguars français installés au Sénégal contre les colonnes de combattants sahraouis qui attaquaient des objectifs en Mauritanie.

Plus de 37 ans après, la politique française dans la région n’a pas changé d’un iota. Seulement le conflit est arrivé à un stade où il n’était plus possible de cacher son implication directe dans le conflit sahraoui. Pire encore, la façade de la « France, patrie des droits de l’homme » a été brisée sous les coups de la résistance pacifique des sahraouis dans les territoires occupés du Sahara Occidental.

vendredi 5 décembre 2014

Qui sème les mensonges récolte les dommages

Par Amal Lahoucine, 5/12/2014

Des inondations ont frappé le sud du Maroc en novembre dernier. Des victimes sont décédées et les infrastructures sont touchées : des ponts détruits, des routes coupées, des égouts bouchés, des maisons détruites... Des villes tout entières sont immergées, dépourvues d'électricité, d'eau potable et d'alimentation, sans aucun secours de l'Etat ! Les habitants des montagnes sont coupés du monde, tous les itinéraires sont détruits.
La politique de développement suivie par le gouvernement actuel montre bien la nature du régime de dictature basée sur la corruption et la falsification des projets de travaux . Des milliers de milliards de dirhams sont perdus au bout d' une semaine de pluie et d'autres encaissés dans les poches des voleurs des biens publics. Les partis politiques et les syndicats sont restés bouche bée après avoir perdu la totalité de tout leur souhaitable avenir électoral devant un peuple en colère. Devant un drame naturel qui a fait tomber tous les masques de leur noble père qui traîne au monde sans avoir senti les souffrances d'un peuple enchaîné  à bouche fermée.
 
Le régime sème les mensonges et récolte les drames des soulèvements des peuples. Un jour le peuple marocain va exprimer sa colère en se soulevant contre la dictature. La voie de la révolution marocaine, plus proche de jour en jour, trace l'avenir du pays par l'alliance des ouvrier(e)s et des paysan(ne)s.

Voir la vidéo :
http://youtu.be/D_6SzFwPo1s?list=UUeBse2C_EI_dMEoaeJtIFQQ

Inondations Sud Maroc Novembre 2014