Archives 2009-2017 du blog du Réseau de solidarité avec les peuples du Maroc, du Sahara occidental et d'ailleurs(RSPMSOA), créé en février 2009 à l'initiative de Solidarité Maroc 05, AZLS et Tlaxcala. Rejoignez-nous!
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Un officer de liaison militaire de la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO), observe au travers de ses jumelles lors d’une patrouille de surveillance du cessez-le-feu à Oum Dreyga, au Sahara occidental (juin 2010). Photo ONU /Martine Perret
28 août 2016 – Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est dit « profondément préoccupé » par la situation tendue dans l'étroite zone tampon au sud-ouest du Sahara occidental entre la berme marocaine et la frontière mauritanienne suite à des changements dans le statu quo et à l'introduction d'unités armées du Maroc et du Polisario proches les unes des autres.
« Le Secrétaire général appelle les deux parties à suspendre toute action qui modifie le statu quo et à retirer tous les éléments armés afin d'empêcher toute nouvelle escalade et permettre à la Mission des Nations Unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO) de tenir des discussions avec les deux parties sur la situation », a dit son porte-parole dimanche soir dans une déclaration à la presse.
M. Ban a également souligné l'importance pour les deux parties de respecter leurs obligations conformément à l'Accord militaire numéro 1, ainsi que la nécessité de respecter l'esprit et la lettre de l'accord de cessez-le-feu.
Le 29 avril dernier, le Conseil de sécurité de l'ONU avait prorogé d'un an, jusqu'au 30 avril 2017, le mandat de la MINURSO et avait jugé urgent que la Mission puisse de nouveau exercer pleinement ses fonctions. Le Conseil avait alors réaffirmé sa volonté d'aider les parties à parvenir à une solution politique « juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l'autodétermination du peuple du Sahara occidental ».
Situé sur la côte nord-ouest de l'Afrique, le Sahara occidental est bordé par le Maroc, la Mauritanie et l'Algérie. Suite à la fin de l'administration coloniale espagnole du Sahara occidental en 1976, des combats ont éclaté entre le Maroc et le Front Polisario. Un cessez-le feu a été signé en septembre 1991. La MINURSO a été déployée cette même année pour surveiller le cessez-le-feu entre le gouvernement du Maroc et le Front Polisario et organiser, un référendum sur l'autodétermination au Sahara occidental avec l'accord des deux parties.
Le procès avait été reporté à trois
reprises. Les accusés étaient en détention provisoire, sans inculpation
pendant plus de deux ans, ce qui est illégal, en vertu du Code criminel
marocain.
D.R
Le Congrès des syndicats britanniques (TUC : Trades Union Congress) a
été interpellé par le Front Polisario, afin qu’il exhorte le
gouvernement britannique d’intervenir auprès des autorités marocaines au
sujet des détenus politiques sahraouis dans la prison de Salé (Maroc),
a-t-on appris auprès de la représentation du Front à Londres. L’officier
international au TUC, Bandula Kothalawala, a été sollicité par la
représentation du Polisario à Londres, afin de soutenir et
d’interpeller, à son tour, le gouvernement britannique sur le cas des 13
détenus politiques sahraouis au Maroc, ayant entamé une grève de la
faim le 1er mars 2016.
Les
propos de Ban Ki Moon, lors d’une visite en Algérie début mars dans un
camp de refugiéEs sahraouis, ont provoqué une crise diplomatique entre
le Maroc et l’ONU... Affirmant que les acteurs du conflit n’ont fait «
aucun progrès réel dans les négociations devant aboutir à une solution
juste et acceptable par tous, fondé sur l’autodétermination du peuple du
Sahara occidental », il aurait appuyé la thèse de l’occupation. En
réaction, le pouvoir marocain a demandé le retrait du contingent civil
et administratif de la Minurso, créée en 1991 pour assurer le respect du
cessez-le-feu et organiser le processus référendaire, sans cesse
repoussé. Il annule, par ailleurs, la contribution accordée à son
financement et menace de retirer les contingents marocains engagés dans
les opérations de maintien de la paix (environ 2 300 casques bleus
principalement engagés au Congo). Cette décision présentée comme
irrévocable remet de fait en cause les missions de la Minurso. Un des porte-parole de Ban Ki Moon a rappelé que « le statut du territoire du Sahara Occidental reste à définir. C’est un territoire non autonome ».
Signe de la gravité de la crise, le Conseil de sécurité s’est réuni
pour appeler au maintien des missions de la Minurso, sans condamner
explicitement la décision des autorités marocaines. Outre le soutien de
la France au pouvoir marocain, Mohamed VI, en visite à Moscou, signait
en pleine crise, une déclaration avec Poutine, « sur un partenariat
stratégique approfondi » où il est aussi stipulé que « la Russie et le
Maroc ne soutiennent aucune tentative d’accélérer la poursuite du
processus politique ». Le Maroc qui revendique pour le Sahara
occidental une autonomie formelle dans le cadre de la souveraineté
nationale, a été confronté à divers revers. La Cour de justice de
l’Union européenne a invalidé nombre d’accords agricoles avec l’UE, en
raison de leur application dans un territoire non autonome. Depuis
plusieurs années, un conflit est ouvert sur la proposition d’étendre les
missions de la Minurso à l’observation de la situation des droits de
l’homme. Une telle prérogative impliquerait une remise en cause de
l’impunité de la répression qui s’exerce contre les populations
sahraouis et leurs défenseurs dans la partie administrée par le Maroc.
Tortures et expulsions Ainsi,
à titre d’exemple, nombre de prisonniers politiques sahraouis sont en
grève de la faim depuis plus de trois semaines après avoir été condamnés
à de lourdes peines (de 20 ans jusqu’à la perpétuité...) par un
tribunal miliaire sur la base d’aveux extorqués sous la torture. Et les
expulsions répétées d’ONG comme Amnesty et Human Rights Watch démentent
l’ouverture du pouvoir. Par ailleurs, l’envoyé spécial de l’ONU,
Christopher Ross, a évoqué les bases d’une solution politique, avec le
soutien d’une partie de l’administration américaine, qui serait plus que
l’autonomie et moins que l’indépendance... Cette option fédéraliste
heurte la légitimation nationale-chauvine de la monarchie qui a scellé
son sort avec la défense de l’intégrité territoriale, et où le pillage
des ressources est un des ressorts clefs du soutien de l’armée au
pouvoir. D’où le refus « d’accélérer le processus politique ».
La
crise est loin d’être finie. C’est l’ONU qui a la responsabilité sur
l’autorisation, la conception et la structure des missions de maintien
de la paix et non une des parties du conflit. Le rapport du secrétaire
général qui doit faire l’objet d’un vote fin avril peut s’avérer
problématique pour le pouvoir, même si ce dernier compte sur le soutien
indéfectible de l’État français.
En tout état de cause, la crise a
eu pour effet de remettre un projecteur international sur une lutte de
décolonisation peu visible. Et contrairement au passé, cette question ne
joue plus le rôle sur le plan interne de neutralisation des conflits
sociaux. Il a fallu la mobilisation de tout l’appareil sécuritaire pour
organiser une contre-manifestation aux propos de Ban Ki Moon, et cela
sans que ce climat ait un quelconque impact sur l’agenda de différentes
mobilisations sociales et syndicales. C’est dans ce contexte qu’il
faut redonner du souffle à la solidarité internationale avec le peuple
sahraoui. La campagne actuelle de soutien aux grévistes de la faim
pourrait en être un point d’appui. Samy Raouf
Représailles contre les Nations Unies et augmentation de la tension au Sahara
occidental avec l'expulsion de 82 membres de la MINURSO résidant à
Laayoune. Pendant
ce temps, une délégation canarienne a déménagé à Dakhla avec tous frais
payés, profitant d'une croisière le long de la côte africaine pour
augmenter la participation au forum Crans-Montana,et appliquer ces
dernières 24 heures le
black-out sur les incidents dans l'après-midi dimanche à Laayoune.
En moins de deux semaines, le conflit du Sahara a fait demi-tour après une pause de plusieurs années.
Ce fut d'abord la Cour de justice de Luxembourg, avec un arrêt
annulant les accords de libre-échange avec le Maroc qui fournissent des
biens et des produits générés sur le territoire du Sahara.La décision de la haute cour appelle à mettre en cause la souveraineté que le Maroc s'est attribuée sur l'ancienne colonie espagnole.
Puis vint la rupture des relations avec l'UE décrétées par Rabat.
Plus tard, a suivi la visite du Secrétaire général des Nations
Unies, Ban Ki-Mon, dans les camps de réfugiés de Tindouf (Algérie) et le
Maroc a imposé au président coréen l'interdiction de visiter El Aaiun sous l'occupation marocaine, selon Ban Ki-Mon. Il est venu pour décrire la situation du Sahara comme «occupation» par Marrucos.
Rabat a menacé, par une action forte, l'expulsion des travailleurs de la Mission internationale, la MINURSO,
qui agit sur l'ancienne colonie depuis le cessez-le feu entre le Maroc
et le Front Polisario en 1991.
Selon des sources sahraouies, la crise est d'une telle ampleur que le
roi Mohamed VI est à New York pour faire face aux conséquences
diplomatiques pour leur pays.Ban a reconnu vendredi sa déception devant le silence du Conseil de
sécurité contre sa critique du gouvernement du Maroc, qui a protesté
à la tête de l'ONU de leur prétendue partialité dans le conflit du
Sahara occidental.
Le
principal organe exécutif de l'Organisation des Nations Unies a
discuté le jeudi de la controverse pendant plusieurs heures, et a pris ses distances
par rapport au conflit. L'actuel président du Conseil, l'Angolais Ismael Gaspar, a ajouté que
les Etats membres seraient ceux qui prétendent au Maroc une attitude plus
constructive. Le porte-parole de Ban, Stéphane Dujarric, a admis la déception du Secrétaire général de l'ONU.
Le confidencialsaharaui.com a annoncé sur son site Internet que l'armée SADR se prépare à l'action militaire.Les troupes de la République arabe ont donné des ordres aux
commandants de l'armée sahraouie de libération à Bir Lahlou (Algérie)
L’armée
sahraouie va disséquer "l'attitude de l'ennemi" le Maroc, qui "viole le
droit international en expulsant les membres de la MINURSO et manque de
respect à Ban Ki-Moon". Ils ont également réfléchi sur «le danger qui résulte de l'expulsion de la
MINURSO, qui menace la paix et la stabilité de la région, provoquant un
état de guerre."
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Aba Dila ·
Le Maroc est accusé par l'ONU de violer sa Charte. C'est l'escalade et c'est sérieux. Le Maroc vient de demander (aujourd'hui, ce week end?) la fermeture du bureau militaire de la Minurso à Dakhla. Le
Maroc a demandé il y a dix jours, et obtenu ce week end, le départ de
dizaines de membres du personnel civile/administratif/légal, ce qui va
rendre le travail des casques bleus (maintien de la paix) presque
impossible à cause de l'absence de support logistique.
Delegación Saharaui para España Gobierno de la República Árabe Saharaui Democrática
La tension entre le Maroc et le
secrétaire général (SG) des Nations Unies Ban Ki-moon ne semble pas
retomber. Ce dernier s’est dit déçu de ne pas avoir été soutenu par le
Conseil de l’ONU.
D’après l’agence Reuters, le SG s’est également plaint de la
mollesse de l’intervention du président du Conseil et ambassadeur
angolais Ismael Gaspar Martins et aurait souhaité que ce dernier
« utilise des mots clairs », une façon de dire qu’il aurait dû condamner
la position du Maroc.
Mais Ban Ki-moon aura sans doute l’occasion de s’exprimer à
l’occasion du déjeuner mensuel des membres du Conseil de sécurité qui
doit avoir lieu ce lundi 21 mars.
Le Maroc a pu compter sur ses soutiens habituels au sein de
l’organisation internationale. Le ministre des Affaires étrangères
français Jean-Marc Ayrault s’est dit prêt à jouer les médiateurs entre
le royaume et Ban Ki-moon, selon une source diplomatique à Rabat citée
par Reuters.
Dans un tweet, la représentation américaine à l’ONU a estimé que le plan marocain d’autonomie est « sérieux, réaliste et crédible » et qu’il peut satisfaire « les aspirations du Sahara occidental » , une autre façon de désavouer Ban Ki-moon ?
Lors d’un point de presse organisé à l’issue de la
réunion des pays membres sur la question du Sahara, son porte-parole
Stephane Dujarric a déclaré que Ban Ki-moon était déçu que le conseil
n’ait pas adopté « une position forte dans le cadre de la dispute qui
l’oppose au Maroc ».
C’est par ce mot, typiquement algérien, loin des sentiers usités de
la diplomatie, que l’on pourrait résumer la très sévère mise en garde
du secrétaire général de l’ONU après les attaques en règle essuyées par
lui rien que parce qu’il a enfin décidé de rejoindre le camp des
partisan du droit international en ce qui concerne le traitement de la
cause sahraouie.
Par Ali Oussi :
Le moins que l’on puisse dire est que le souverain marocain est dans de
sales draps, après avoir présumé de ses forces, de ses relais et de ses
soutiens en osant attaquer frontalement le secrétaire général de l’ONU.
Il semble en effet que la France, qui a d’autres chats à fouetter, ait
commencé à prendre ses distances par rapport à la politique criminelle
et indéfendable du Maroc, telle qu’appliquée dans les territoires
occupés sahraouis. La riposte effarouchée, et ô combien inélégante, du
Maroc, au lendemain de sa visite dans les territoires libérés sahraouis,
de l’utilisation du terme » occupation » en évoquant l’occupation
marocaine et son insistance pour que le peuple sahraoui puisse enfin
bénéficier de la tenue d’un référendum d’autodétermination, a donc fait
sortir Ban de ses gonds, sans que personne, non personne, ne vienne au
secours de Mohamed VI, plus que jamais dans ses petits babouches.
Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, à Bir Lahlou, le 5 mars 2016. PHOTO / FAROUK BATICHE / AFP.
Rien ne
va plus entre le royaume chérifien et le secrétaire général des Nations
unies. Le statut du Sahara Occidental est au centre de cette crise et
Rabat est passé en mode offensif face aux tentatives de Ban Ki-moon de
relancer les pourparlers sur ce conflit vieux de quarante ans.
Le royaume a annoncé le 15 mars la réduction de sa contribution à la Minurso, la mission onusienne
pour le maintien de la paix au Sahara Occidental. Le lendemain, le
secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon décide d’annuler sa
visite prévue au Maroc en juillet.
Tout a commencé durant la visite de Ban Ki-moon à Alger du 5 au
7 mars. Visite durant laquelle il ne s’est pas contenté de se rendre
dans les camps de réfugiés sahraouis près de Tindouf, dans le sud-ouest
de l’Algérie, mais il a également foulé le sol de Bir Lahlou, localité
située dans une zone contestée et gérée par les indépendantistes du
Polisario. C’est aussi un lieu où sont postés des observateurs
militaires de la Minurso, à l’est du mur de défense érigé par l’armée
marocaine. Une première pour un secrétaire général de l’ONU. A cette occasion, Ban Ki-moon a parlé de “référendum sur l’autodétermination” et utilisé le terme “occupé” en parlant de la présence marocaine dans le Sahara.
Les vieilles recettes de la propagande
Le Maroc a réagi en estimant sur un ton véhément que “l’utilisation de ce terme est ‘une insulte envers le peuple marocain’ et ‘une ineptie juridique et une erreur politique grave’”, en précisant qu’“aucune résolution du Conseil de sécurité n’a utilisé une telle terminologie”, relate Tel Quel.
Après avoir exprimé son “indignation” devant “les dérapages verbaux” de Ban Ki-moon, Rabat a appelé les Marocains à une marche le 13 mars pour dénoncer ces propos. “Certes,
la langue de Ban Ki-moon a fourché lors de sa visite dans les camps des
séparatistes. Fallait-il pour autant sortir de derrière les fagots les
vieilles recettes de la propagande pour lui faire comprendre que les
Marocains sont intraitables sur la question ?”demande le site marocain Le Desk, qui critique cette “politique de la table renversée” consistant à“ameuter
des millions de personnes à qui on distribue pain, sardines en boîte,
drapeaux, portraits du roi et effigies défigurées de Ban Ki-moon afin
d’insulter le secrétaire général de l’ONU, qui, jusqu’à preuve du contraire, reste la seule organisation représentative du concert des nations”.
Et d’asséner : “Quand c’est la machine de l’Etat qui orchestre cela, cela s’appelle de la bêtise diplomatique.”
Une démarche que Ban Ki-moon n’a guère appréciée non plus. Le
14 mars, il s’est plaint auprès du ministre marocain des Affaires
étrangères, Salaheddine Mezouar, du “manque de respect” du Maroc envers sa personne et envers les Nations unies et lui a fait part de “sa colère et [de] sa profonde déception”.
C’est Washington qui tire les ficelles
Pourquoi le secrétaire général des Nations unies a-t-il adopté cette position sur le Sahara ? “Les
déclarations de Ban Ki-moon dans les camps de Tindouf et à Alger,
hostiles aux intérêts marocains, indiqueraient une grave divergence de
vues entre le Maroc et les Etats-Unis, soutenus par la Grande-Bretagne,
sur la question du Sahara”,estime Yabiladi. Les deux capitales s’orienteraient vers “une
troisième voie qui serait plus que l’autonomie [proposée par le Maroc],
moins que l’indépendance [revendiquée par les Sahraouis]”. Une
solution qui serait élaborée par l’émissaire onusien Christopher Ross,
en poste depuis 2009, et qui pourrait prendre la forme d’un fédéralisme.
“Seulement, le Maroc refuse de l’accepter.”
Pour Yabiladi, “sur la question du Sahara, c’est Washington qui tire les ficelles” et le rôle des secrétaires généraux de l’ONU“se limite à accompagner la vision des responsables américains”. Ainsi Ban Ki-moon, qui “n’a pas fait montre d’une grande autorité sur la scène internationale”, obéit au tempo politique orchestré par les Etats-Unis. Le site marocain rappelle qu’en 2013 déjà “les
services du chef de la diplomatie américaine John Kerry avaient soumis
au Conseil de sécurité un projet de résolution proposant d’élargir le
mandat de la Minurso à la surveillance des droits de l’homme au Sahara.
Une manœuvre que le Maroc avait réussi à déjouer.”
Rapprochement Rabat–Moscou
Et pour contrer les idées fédéralistes soutenues par Washington et Londres, Mohammed VI
est allé jusqu’à Moscou chercher l’appui de Vladimir Poutine. Une
visite commencée le 13 mars et qui a donné lieu le 15 mars à une
déclaration commune aux deux dirigeants stipulant : “La Russie et le
Maroc ne soutiennent aucune tentative d’accélérer ou de précipiter la
poursuite du processus politique, ainsi que toute sortie au-delà des
paramètres déjà établis dans les résolutions existantes du Conseil de
sécurité des Nations unies”,relate Le Desk.
Un rapprochement stratégique qui pourrait conduire au gel du dossier
du Sahara. Dans le même temps, les deux pays ont signé plusieurs accords
bilatéraux, notamment au plan des échanges commerciaux pour “favoriser les exportations agricoles marocaines et les importations de céréales russes”.
Dans l’immédiat, les Nations unies auront à remplacer quelque 3 millions
de dollars que le Maroc versait pour assurer le logement et la
nourriture des casques bleus de la Minurso. Sans oublier qu’il faudra
prendre des mesures si le Maroc met à exécution sa volonté de retirer
des contingents marocains engagés dans les opérations de maintien de
la paix.
L’ONU a déploré mercredi 17 mars la décision du Maroc de réduire sa contribution à la Minurso et a indiqué « prendre des mesures pour en atténuer les effets ».
Le porte-parole de l’ONU Stéphane Dujarric a aussi indiqué que le
secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon maintenait ses déclarations
controversées, qui ont fortement irrité le Maroc, et qu’il avait renoncé
à se rendre à Rabat vu le climat ambiant.
« Il n’a pas de visite prévue pour l’instant », a-t-il précisé. « Il n’est pas non plus question de retirer la Minurso », a-t-il assuré.
L’ONU espère que son médiateur Christopher Ross va pouvoir continuer ses efforts et que « ce n’est pas la fin du processus politique ».
« La population du Sahara occidental mérite de voir une lumière au bout du tunnel », a-t-il affirmé.
La décision marocaine, communiquée lundi à M. Ban par le ministre marocain des affaires étrangères Salaheddine Mezouar, « a été une surprise », a-t-il affirmé.
« Nous regrettons évidemment cette décision », a-t-il dit, « et nous espérons progresser vers une relation plus constructive et positive avec le Maroc », avec lequel des contacts sont maintenus.
Les services qui s’occupent des missions de l’ONU « vont prendre les mesures nécessaires pour garantir que la Minurso puisse continuer à remplir son mandat ».
Il faut notamment remplacer quelque 3 millions de dollars que le Maroc
versait pour assurer le logement et la nourriture des Casques bleus.
Quant à la menace brandie par le Maroc de remettre en cause sa
participation à d’autres opérations de maintien de la paix, M. Dujarric a
dit « attendre encore des détails ». Le Maroc fournit quelque 2.300 Casques bleus, notamment à la Monusco (mission de l’ONU en République démocratique du Congo).
Le Maroc a annoncé une « réduction significative » de sa participation à la mission de l’ONU au Sahara.
Dans son communiqué, Rabat a également annoncé l’« annulation de la contribution volontaire qu’accorde le Maroc au fonctionnement de la Minurso» et l’« examen des modalités de retrait des contingents marocains engagés dans les Opérations de Maintien de la Paix ».
Ban Ki-moon s’était plaint amèrement lundi d’un « manque de respect » du Maroc envers sa personne et l’ONU, en recevant M. Mezouar. Selon un communiqué de l’ONU, M. Ban avait exprimé au ministre « sa profonde déception et sa colère » à la suite d’une manifestation monstre à Rabat « qui l’avait pris pour cible personnellement ».
Lecture
du secrétaire général de l'ONU en réunion avec S.E. M. Salaheddine Mezouar,
ministre des affaires étrangères du royaume du Maroc
New York, 14 mars 2016
Le Secrétaire Général s'est réuni aujourd'hui avec S.E. M. Salaheddine
Mezouar, le ministre des affaires étrangères du royaume du Maroc, afin
d'échanger des vues sur l'état des efforts déployés pour régler le
conflit du Sahara Occidental, ainsi que de sa récente visite dans la
région pour étudier les moyens d'intensifier le processus de négociation.
Le Secrétaire général a pris note du malentendu lié à son utilisation
du mot "occupation" comme sa réaction à la situation humanitaire
déplorable dans laquelle les réfugiés sahraouis ont vécu depuis bien
trop longtemps. Le Secrétaire général a également exprimé son
étonnement lors de la récente déclaration du gouvernement du Maroc et a
exprimé sa profonde déception et sa colère en ce qui concerne la
manifestation qui a été mobilisé le dimanche, qui l'a ciblé en personne.
Il a souligné que ces attaques sont irrespectueuses envers lui et envers
l'organisation des Nations Unies. Il a également demandé des
éclaircissements au sujet de la présence de plusieurs membres du
gouvernement marocain parmi les manifestants. Le Secrétaire général a
demandé au ministre des affaires étrangères de s'assurer que
l'organisation des Nations Unies jouisse d'un respect au Maroc.
En
choisissant de donner une image fausse de l'objet et de la progression du
secrétaire général en voyage dans la région, les manifestants, et leurs
commanditaires, ont choisi d'ignorer délibérément qu'à chaque arrêt lors de son voyage, il a souligné son engagement personnel à encourager de
véritables négociations entre les parties pour réaliser "une solution politique juste, durable
et mutuellement acceptable, qui assure l'
autodétermination du peuple du Sahara occidental", comme le conseil de
sécurité l'a demandé à plusieurs reprises. Le Secrétaire général a
souligné au ministre des affaires étrangères, qu'il s'en est tenu
étroitement au mandat du conseil de sécurité. Le Secrétaire général a
réitéré son appel du 4 novembre 2015 pour de véritables négociations sérieuses, sans
conditions préalables afin de faire des progrès
au plus tôt.
par saharavoice, 13/3/2016 Le régime monarchique de Rabat fait appel a sa population pour
participer dans une manifestation prévue aujourd’hui, 13 Mars 2016, dans la capital du Maroc, Rabat. Cette marée humaine qui comptera des centaines
de milliers de participants est destinée à lancer un message de
dénonciation contre les propos de Ban Ki-moon qui a qualifié le Sahara
Occidental de territoire occupé. Une description qui a fortement ébranlé le
Makhzen qui a réagi en termes acerbes.
Pendant 2 à 3 mois, en raison de la rédaction d’un
nouveau manuscrit, le blog solidmar sera (peut-être!) moins fourni. Je me limiterai aux
informations concernant les prisons et les prisonniers au Maroc et au Sahara
Occidental, et aux nouvelles urgentes concernant le Sahara
Occidental.
Solidarité Maroc, Réseau de solidarité avec les peuples du Maroc, du Sahara occidental et d'ailleurs(RSPMSOA) solidmar05[at]gmail.com 17 rue Jean Eymar 05000 Gap France
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