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lundi 23 mai 2016

L’étrange offensive de Mohammed VI, contre des évidences connues de tous !

L’étrange offensive de Mohammed VI

APRÈS L’ONU, LE MAROC S’EN PREND À LA TUNISIE ET AUX USA
Le roi du Maroc a décidé de foncer tête baissée dans une stratégie de confrontation à l’issue peu probable. Effrayé à l’idée de perdre la bataille du SAHARA OCCIDENTAL, il croise le fer de manière parfois violente avec tout ce qui contredit ou peut contredire sa logique sur le dossier SAHARA OCCIDENTAL

Abla Chérif - Alger (Le Soir) - Pour ce, Mohammed VI n’a pas hésité à se lancer dans une véritable guerre contre les Nations-Unies d’abord, puis contre les institutions américaines qu’il accuse d’avoir changé de cap dans leur gestion du Sahara occidental. Les derniers jours ont d’ailleurs démontré la logique folle dans laquelle s’est embarqué le monarque à travers les réactions qui ont suivi la publication d’un rapport du département d’État américain dénonçant de graves atteintes aux droits de l’Homme dans ce pays. Dans ce document annuellement publié, l’institution évoque la persistance de problèmes tels que la corruption, le recours quasi systématique à la force, la pratique de la torture, ainsi que les mauvaises conditions de détention dans les prisons marocaines. Le même rapport indique que la justice marocaine a parfois «manqué d’indépendance et parfois accusé les accusés d’avoir droit à un procès équitable (…) le gouvernement marocain a d’autre part enfreint les libertés d’expression et de la presse y compris en harcelant et en arrêtant des journalistes pour leur travail sur des sujets jugés sensibles». Il n’en fallait pas plus pour que le roi s’emballe et crie à la «manipulation».
La première réaction s’est fait entendre du côté de la direction générale des prisons. Le responsable des établissements pénitentiaires, qui n’a pu à l’évidence réagir de son propre chef face à un département américain d’une telle envergure, s’est déclaré outré par des propos qualifiés de mensongers et infondés. Quelques heures plus tard, le ministère de l’Intérieur marocain réagit à son tour en publiant un communiqué qualifiant le rapport de «scandaleux» et basé sur les propos de «parties hostiles au régime marocain».
Le même communiqué fait, par ailleurs, savoir que «le royaume est prêt à aller jusqu’au bout pour dévoiler les dérapages de ce rapport». Mais de simples textes ne suffisent pas à apaiser le courroux royal. Dans la même journée, l’ambassadeur des Etats-Unis à Rabat est convoqué par le ministre marocain des Affaires étrangères. Celui-ci dénonce auprès du représentant américain les «manipulations et les erreurs flagrantes contenues dans le rapport du département d’Etat».
En fait, l’ambassadeur des Etats-Unis venait ainsi de faire l’objet d’une seconde convocation de la part des autorités marocaines puisqu’il avait été, une journée auparavant, convoqué par le ministre de l’Intérieur qui lui avait tenu des propos similaires.
La violente réaction du royaume constitue réellement une première, un antécédent même dans les annales de la politique du Maroc qui n’avait encore jamais réagi d’une telle manière à des rapports de ce genre en particulier lorsqu’ils émanent d’institutions américaines. L’offensive a inévitablement attiré l’attention d’un grand nombre d’observateurs étrangers qui voient en cette réaction une panique certaine chez le roi déjà désabusé par l’attitude des Nations-Unies face au dossier du Sahara occidental. Un bras de fer avait déjà été entrepris avec le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, accusé de partialité pour avoir utilisé le terme de Sahara occidental et prôné la nécessité de laisser aux Sahraouis le droit de statuer sur leur sort en organisant un référendum d’autodétermination. L’évènement avait entraîné une réaction très violente du Maroc qui a soulevé y compris les foules à Rabat. Le Maroc est décidé à ne rien concéder ni laisser passer. 
Photo de Barbara Weingartner.Au cours de ces derniers jours, deux ministres tunisiens qui ont utilisé eux aussi la terminologie «Sahara occidental, un territoire à décoloniser» ont été à leur tour pris à partie par les autorités marocaines qui y ont vu une provocation et une manœuvre destinée à déstabiliser le royaume.
Fort du soutien de la France et des monarchies du Golfe, Mohammed VI s’est engouffré dans une logique qui risque pourtant de coûter cher à son pays. Celle qu’adoptent généralement les personnes acculées qui s’enfoncent en ouvrant plusieurs fronts à la fois…
A. C.
http://www.lesoirdalgerie.com/articl…/2016/…/21/article.php…

jeudi 28 avril 2016

Les Etats-Unis et l’Union africaine défendent la Minurso

Conflit du Sahara Occidental

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Z. C., El Watan,  28/4/2016

Aujourd’hui, le Conseil de sécurité de l’ONU doit confirmer, par le biais d’une résolution, sa décision de proroger le mandat de la Minurso, dont la composante civile et politique a été récemment expulsée par le Maroc.

Dans le cas du conflit du Sahara occidental, une résolution du Conseil de sécurité n’a jamais été autant attendue. La raison ? La décision prise unilatéralement par le Maroc de décapiter la Minurso fait craindre  une reprise des hostilités, après 25 ans de cessez-le-feu. Cette reprise est à redouter surtout si le Conseil de sécurité ne se bat pas pour que la Minurso retrouve la plénitude de ses moyens et exerce la mission pour laquelle elle a été créée, c’est-à-dire permettre au peuple sahraoui de s’autodéterminer.
Pour éviter tout risque de dérapage dans la région, des sources proches du Conseil de sécurité de l’ONU ont révélé, hier à El Watan, que les Etats-Unis ont présenté un projet de résolution au Conseil de sécurité qui «insiste sur l’urgence pour la Minurso de reprendre immédiatement ses pleines fonctions». En somme, il s’agit là d’un désaveu clair pour le Maroc qui cherche à dévitaliser la Mission. Le projet de résolution en question soutient également le principe de «la prorogation du mandat de la Minurso pour 60 jours supplémentaires» au terme desquels le secrétaire général de l’ONU aura à présenter «un nouveau rapport sur la situation» au Sahara occidental.
Ce n’est pas tout. Les Etats-Unis exhortent en outre les parties en conflit (le Maroc et le Front Polisario, ndlr) à «reprendre instamment les négociations de bonne foi et sans condition préalable». Dans une allusion claire aux tirs d’une unité de l’armée marocaine sur un troupeau de dromadaires et un chamelier qui approchaient du mur dressé par les Marocains pour couper le Sahara occidental en deux, les Américains ont appelé les deux parties à respecter «l’accord de cessez-le-feu».
Les Marocains, apprend-on, ont été autant affolés que surpris par le ton véhément du projet de résolution américain. Leurs alliés traditionnels se sont, indique-t-on, mobilisés pour introduire des amendements substantiels à la proposition américaine. Ils cherchent, dit-on, à ménager «une sortie honorable» du Maroc. La décision d’expulsion de la composante civile et politique de la Minurso a été prise par le roi Mohammed VI himself qui aurait juré de tous ses grands dieux que cette décision était «irrévocable».
A signaler que malgré l’opposition de la France, du Sénégal et de l’Egypte, le représentant spécial de l’Union africaine (UA) pour le Sahara occidental, Joaquim Chissano, a pu s’exprimer mardi devant le Conseil de sécurité. M. Chissano a demandé aux membres du Conseil de déterminer une date pour la tenue d’un référendum d’autodétermination du peuple sahraoui et appelé ceux-ci à assumer leurs responsabilités en cas d’échec du processus onusien de règlement du conflit.
Lors de la réunion tenue à huis clos, l’ancien président mozambicain a plaidé pour la décolonisation du Sahara occidental, exigé l’annulation des mesures de rétorsion prises par le Maroc contre la Minurso et demandé le plein rétablissement des activités de cette mission onusienne. En réitérant la position constante de l’Union africaine à l’égard de la décolonisation du Sahara occidental, l’ancien président mozambicain a réaffirmé l’engagement de l’organisation africaine à continuer à être associée au processus du règlement de la question sahraouie comme c’est le cas pour les autres conflits du continent inscrits dans l’agenda du Conseil de sécurité.

samedi 19 mars 2016

Sahara Occidental. Les dessous du bras de fer entre Mohamed VI et Ban Ki-moon

Par Hoda Saliby, courrier international


Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, à Bir Lahlou, le 5 mars 2016. PHOTO / FAROUK BATICHE / AFP.
Rien ne va plus entre le royaume chérifien et le secrétaire général des Nations unies. Le statut du Sahara Occidental est au centre de cette crise et Rabat est passé en mode offensif face aux tentatives de Ban Ki-moon de relancer les pourparlers sur ce conflit vieux de quarante ans.

Le royaume a annoncé le 15 mars la réduction de sa contribution à la Minurso, la mission onusienne pour le maintien de la paix au Sahara Occidental. Le lendemain, le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon décide d’annuler sa visite prévue au Maroc en juillet.
Tout a commencé durant la visite de Ban Ki-moon à Alger du 5 au 7 mars. Visite durant laquelle il ne s’est pas contenté de se rendre dans les camps de réfugiés sahraouis près de Tindouf, dans le sud-ouest de l’Algérie, mais il a également foulé le sol de Bir Lahlou, localité située dans une zone contestée et gérée par les indépendantistes du Polisario. C’est aussi un lieu où sont postés des observateurs militaires de la Minurso, à l’est du mur de défense érigé par l’armée marocaine. Une première pour un secrétaire général de l’ONU. A cette occasion, Ban Ki-moon a parlé de “référendum sur l’autodétermination” et utilisé le terme “occupé” en parlant de la présence marocaine dans le Sahara.

Les vieilles recettes de la propagande

Le Maroc a réagi en estimant sur un ton véhément que “l’utilisation de ce terme est ‘une insulte envers le peuple marocain’ et ‘une ineptie juridique et une erreur politique grave’”, en précisant qu’“aucune résolution du Conseil de sécurité n’a utilisé une telle terminologie”, relate Tel Quel.

Après avoir exprimé son “indignation” devant “les dérapages verbaux” de Ban Ki-moon, Rabat a appelé les Marocains à une marche le 13 mars pour dénoncer ces propos. “Certes, la langue de Ban Ki-moon a fourché lors de sa visite dans les camps des séparatistes. Fallait-il pour autant sortir de derrière les fagots les vieilles recettes de la propagande pour lui faire comprendre que les Marocains sont intraitables sur la question ?” demande le site marocain Le Desk, qui critique cette “politique de la table renversée” consistant à “ameuter des millions de personnes à qui on distribue pain, sardines en boîte, drapeaux, portraits du roi et effigies défigurées de Ban Ki-moon afin d’insulter le secrétaire général de l’ONU, qui, jusqu’à preuve du contraire, reste la seule organisation représentative du concert des nations”.

Et d’asséner : “Quand c’est la machine de l’Etat qui orchestre cela, cela s’appelle de la bêtise diplomatique.” Une démarche que Ban Ki-moon n’a guère appréciée non plus. Le 14 mars, il s’est plaint auprès du ministre marocain des Affaires étrangères, Salaheddine Mezouar, du “manque de respect” du Maroc envers sa personne et envers les Nations unies et lui a fait part de “sa colère et [de] sa profonde déception”.

C’est Washington qui tire les ficelles

Pourquoi le secrétaire général des Nations unies a-t-il adopté cette position sur le Sahara ? “Les déclarations de Ban Ki-moon dans les camps de Tindouf et à Alger, hostiles aux intérêts marocains, indiqueraient une grave divergence de vues entre le Maroc et les Etats-Unis, soutenus par la Grande-Bretagne, sur la question du Sahara”, estime Yabiladi. Les deux capitales s’orienteraient vers “une troisième voie qui serait plus que l’autonomie [proposée par le Maroc], moins que l’indépendance [revendiquée par les Sahraouis]”. Une solution qui serait élaborée par l’émissaire onusien Christopher Ross, en poste depuis 2009, et qui pourrait prendre la forme d’un fédéralisme. “Seulement, le Maroc refuse de l’accepter.”

Pour Yabiladi, “sur la question du Sahara, c’est Washington qui tire les ficelles” et le rôle des secrétaires généraux de l’ONU “se limite à accompagner la vision des responsables américains”. Ainsi Ban Ki-moon, qui “n’a pas fait montre d’une grande autorité sur la scène internationale”, obéit au tempo politique orchestré par les Etats-Unis. Le site marocain rappelle qu’en 2013 déjà “les services du chef de la diplomatie américaine John Kerry avaient soumis au Conseil de sécurité un projet de résolution proposant d’élargir le mandat de la Minurso à la surveillance des droits de l’homme au Sahara. Une manœuvre que le Maroc avait réussi à déjouer.”
 

Rapprochement Rabat–Moscou

Et pour contrer les idées fédéralistes soutenues par Washington et Londres, Mohammed VI est allé jusqu’à Moscou chercher l’appui de Vladimir Poutine. Une visite commencée le 13 mars et qui a donné lieu le 15 mars à une déclaration commune aux deux dirigeants stipulant : “La Russie et le Maroc ne soutiennent aucune tentative d’accélérer ou de précipiter la poursuite du processus politique, ainsi que toute sortie au-delà des paramètres déjà établis dans les résolutions existantes du Conseil de sécurité des Nations unies”, relate Le Desk.
Un rapprochement stratégique qui pourrait conduire au gel du dossier du Sahara. Dans le même temps, les deux pays ont signé plusieurs accords bilatéraux, notamment au plan des échanges commerciaux pour “favoriser les exportations agricoles marocaines et les importations de céréales russes”.

Dans l’immédiat, les Nations unies auront à remplacer quelque 3 millions de dollars que le Maroc versait pour assurer le logement et la nourriture des casques bleus de la Minurso. Sans oublier qu’il faudra prendre des mesures si le Maroc met à exécution sa volonté de retirer des contingents marocains engagés dans les opérations de maintien de la paix.
Hoda Saliby



dimanche 15 novembre 2015

Attentats de Paris : la responsabilité écrasante de l’exécutif français


Attentats de Paris : la responsabilité écrasante de l’exécutif français

mardi 14 juillet 2015

Etats-Unis, France et Grande-Bretagne ont donné leur accord au massacre de Srebrenica

Par Camille Tang Quynh, 10/7/2015

Le 11 juillet 1995, 8.000 hommes et adolescents étaient exécutés par les forces du général Mladic. Un massacre qui ne doit rien au hasard, révèle la journaliste Florence Hartmann, 20 ans plus tard.

Srebrenica se trouve dans une vallée verdoyante, en Bosnie orientale, au milieu des montagnes qui entourent la rivière Drina. Mais il y a 20 ans, le 11 juillet 1995, Srebrenica se transforme en véritable enfer. Les forces bosno-serbes, dirigées par le général Ratko Mladić, s’emparent de cette enclave musulmane, séparent les hommes et les femmes et massacrent, dans les jours qui suivent, tous les hommes âgés entre 16 et 60 ans. Au total, cela représente 8.372 victimes, dont les corps sont enterrés dans des charniers. La « lâcheté » et le « dysfonctionnement onusien » sont pointés du doigt pour ce véritable massacre, reconnu comme génocide par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie.

samedi 13 décembre 2014

Maroc : La gifle de Mme Ashton

Diaspora saharaui, 11/12/2014

La communauté internationale est agacée par l’entêtement du Maroc à vouloir bafouer le droit international et la Charte des Nations Unies. Sa réponse était unanime lors de la décision des autorités marocaines de retirer leur confiance à l’ambassadeur Ross. 
L’ONU, les Etats-Unis, la France et l’Union Européenne ont exprimé leur soutien total au diplomate américain ainsi qu’au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.
La position de l’UE a été exprimée par Mme Catherine Ashton dans une note envoyée à l’ambassadeur marocain à Bruxelles. Voici le contenu de cette note qui a été révélée par le hacker Chris Coleman.
“Soyez assuré que la Haute Représentante soutient les efforts du Secrétaire Général des Nations Unies en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l’autodéterminations du peuple du Sahara Occidental dans le cadre d’arrangements conformes aux buts et principes énoncés dans la Charte des Nations Unies, et notant le rôle et les responsabilités des parties à cet égard.
L’UE est préoccupée par la longue durée de ce conflit et espère que le retrait du Maroc de sa confiance en l’Envoyé Personnel du SGNU Christopher Ross ne retardera pas d’avantage les négociations.
La Haute Représentante marque son soutien à la résolution du Conseil de Sécurité des Nations Unies 2044 (2012) du 24 avril 2012 prorogeant le mandat de la MINURSO au Sahara Occidental jusqu’au 30 avril 2013. La Haute Représentante note en particulier que la résolution souligne l’importance de l’amélioration de la situation des droits de l’homme au Sahara Occidental et dans les camps de Tindouf. Elle encourage aussi les parties à collaborer avec la communauté internationale pour mettre au point et appliquer des mesures indépendantes et crédibles qui garantissent le plein respect des droits de l’homme, en gardant à l’esprit les obligations découlant du droit international.
La dite résolution se félicite également de l’ouverture des Commissions du Conseil national des droits de l’homme à Dakhla et Laayoune, et les mesures prises par le Maroc pour assurer un accès sans réserves ni restrictions à tous les titulaires des mandats relevant des procédures spéciales du Conseil des Nations Unies des droits de l’homme.
Tous les acteurs concernés directement ou indirectement par la question du Sahara Occidental partagent la position de Mme Ashton, à savoir le soutien total au Représentant Personnel du Secrétaire Général de l’ONU pour le Sahara Occidental, M. Christopher Ross, la nécessité de résoudre ce conflit de longue date par la voie des résolutions des Nations Unies, le respect des droits de l’homme dans le territoire sahraoui et la participation de la population sahraouie dans l’exploitation de ses ressources naturelles".

Récemment, un diplomate français porteur d’un message de Paris, a été reçu par les autorités marocaines au sujet du processus de paix au Sahara Occidental.
La France a exprimé son souhait de voir Mme Kim Bolduc prendre sa fonction en tant que chef de la MINURSO et d’avoir des clarifications de la part du Maroc sur son conflit avec les Nations Unies et cela en perspective du briefing de Chris Ross, envoyé Personnel du Secrétaire général, devant le Conseil de sécurité, prévu le 27 octobre 2014.
La France a souligné son souhait qu’une solution soit trouvée à cette situation.

mardi 26 août 2014

Attac : grand succès pour l’Université d’été des mouvements sociaux


Plus de 2000 participants de 44 pays : un grand succès pour l’Université d’été des mouvements sociaux !



Communiqué 26 août 2014



Plus de 2000 personnes venues de 44 pays se sont réunies à Paris (Université Paris VII – Diderot Les Grands Moulins), du 19 au 23 août, à l’occasion de l’Université d’été des mouvements sociaux, organisée par le réseau des Attac d’Europe.


Avec une participation massive, cet évènement est un véritable succès qui s’inscrit dans une dynamique des moments forts du mouvement altermondialiste. Au programme de ces cinq jours de rencontres, neuf grands forums débats, 150 séminaires et ateliers, une trentaine d’activités hors-les-murs et de soirées culturelles...
Cette Université d’été a été l’occasion d’échanges et débats riches autour de thèmes d’actualité : mobilisations contre le projet d’accord transatlantique (Tafta) et les politiques d’austérité dans l’Union européenne, les luttes et alternatives face au changement climatique. Mais aussi les conflits en Ukraine, en Palestine, en Irak et en Afrique, les dynamiques des nouveaux mouvements en Europe et dans le monde.
La rencontre a aussi permis de préparer les mobilisations à venir, comme le prochain Forum Social Mondial qui se tiendra à Tunis en mars 2015, ou la Conférence des Nations unies sur le climat qui aura lieu en décembre 2015 à Paris-Le Bourget.
Samedi 23 après-midi la séance de clôture, animée par Edwy Plenel, a rassemblé résistants d’hier et d’aujourd’hui avec la participation de Judite Fernandes (Portugal, Marche Mondiale des Femmes), Corinna Genschel (Allemagne, Blockupy Francfort), Cindy Wiesner (Etats-Unis, Grassroots Global Justice Alliance).
« Cet évènement a été un moment important pour un renouveau des luttes et des résistances, pour ouvrir d’autres possibles », pour Geneviève Azam et Thomas Coutrot, tous deux porte-parole d’Attac France (voir Ouvrir d’autres possibles, enfin !).
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Attac France — 2014
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samedi 7 juin 2014

Mohammed VI : de commandeur des croyants à quémandeur des misérables

Diaspora Saharaui
L'info du Sahara Occidental au jour le jour, 6/6/2014


L'ONU a décidé de faire pression sur les deux parties pour mettre fin au conflit du Sahara Occidental qui dure depuis 39 ans. Le Secrétaire Général de l'ONU, s'y était engagé. Il a décidé de demander au Conseil de Sécurité une nouvelle approche en avril 2015 si d'ici là aucune avancée n'est enregistrée dans les négociations entre le Front Polisario et le Maroc.
La France, depuis l'avènement de François Hollande, était susceptible d'avoir changé son attitude envers le Maroc. 
Les Etats-Unis, en présentant une proposition pour l'élargissement des compétences de la MINURSO à la surveillance des droits de l'homme au Sahara Occidental ont signifié au Maroc qu'ils sont au bout de la patience.
 La Russie, à l'occasion de la récente visite du ministre des affaires étrangères mauritanien, ont exprimé, par la voix de Sergeï Lavrov, la nécessité de résoudre le problème du Sahara Occidental sur la base du "droit des peuples à décider indépendamment de leur sort et la nécessité de régler toutes les questions par le biais du dialogue avec la participation de toutes les parties concernées compte tenu de leurs intérêts. Cela concerne le règlement au Sahara occidental, des problèmes compliqués au Sahel-Sahara".
La position russe risque de ne pas plaire à Rabat, puisque Lavrov a exprimé son soutien à un "rôle décisif" de l'Union Africaine "dans le règlement des problèmes sur le continent" indiquant que la Russie soutient ses "amis africains dans cette voie en particulier cette année lorsque le président de la République islamique de Mauritanie Mohamed Ould Abdel Aziz est président de l’UA". Or personne n'ignore l'état des relations du Maroc avec l'Union Africaine et avec la Mauritanie. Rabat est soupçonné d'être derrière la tentative d'assassinat du président Mohamed Ould Abdelaziz.
L'échec de la visite du souverain marocain à la Tunisie a été masquée au peuple marocain avec une prolongation de la visite, une balade du roi dans les rues de Tunisie et des contrats à contenu strictement imaginaire. Une situation d'isolement que le Makhzen veut dissimuler avec le mensonge d'une visite d'Obama à Tanger.
Ce contexte a contraint le roi Mohammed VI à s'engager personnellement pour sortir son pays de ce pétrin. Ainsi, il se rendra le 10 juin en Russie pour quémander au président Poutine un assouplissement de sa position en échange d'une carte blanche pour les bateaux de pêche dans les côtes marocaines et la création d'un axe conjoint dans le commerce des phosphates. 

vendredi 18 avril 2014

Maroc: L'ONU n'oublie pas les droits de l'Homme au Sahara Occidental



AFP,

onu sahara occidentalLe secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a réaffirmé jeudi la nécessité de surveiller de manière durable, indépendante et impartiale le respect des droits de l'homme au Sahara occidental, tout en saluant les gestes faits par Rabat dans ce domaine.

Dans un rapport au Conseil de sécurité, dont l'AFP a eu copie, M. Ban salue la coopération du Maroc avec le Conseil des droits de l'homme dont des rapporteurs spéciaux ont été invités par le royaume.
Il note avec satisfaction les mesures prises par Rabat pour améliorer l'efficacité du Conseil national des droits de l'Homme (CNDH, officiel) et pour mettre fin aux poursuites contre des civils devant des cours militaires, demandant une application pleine et rapide de ces mesures. M. Ban prend aussi note avec satisfaction de la volonté exprimée par le Front Polisario de coopérer avec les organes de l'ONU concernant les droits de l'homme.
Le secrétaire général encourage les deux parties à poursuivre et renforcer cette coopération mais réaffirme que l'objectif final reste néanmoins une surveillance durable, indépendante et impartiale des droits de l'homme, couvrant à la fois le territoire et les camps de réfugiés de Tindouf (sud-ouest de l'Algérie).

Tous les ans la même passe d'armes
A Rabat, la N.2 de la diplomatie marocaine, Mbarka Bouaida, a pour sa part appelé le Conseil de sécurité à se focaliser sur la solution politique plutôt que sur des questions secondaires. Le Maroc est en droit d'attendre une reconnaissance de ses efforts en matière de promotion des droits de l'homme dans la région, a dit Mme Bouaida, citée par l'agence officielle MAP.
Le renouvellement du mandat de la Mission de l'ONU au Sahara occidental (Minurso), qui se termine fin avril, donne chaque année lieu à une passe d'armes, notamment à propos des droits de l'homme. Les membres du Conseil de sécurité doivent se consulter sur ce renouvellement la semaine prochaine et envisagent de voter sur une résolution le 23 avril.
M. Ban recommande de renouveler le mandat pour un an en renforçant la Minurso par 15 observateurs militaires.
Il y a un an, le Maroc avait combattu avec succès un projet de résolution américain visant à élargir ce mandat à la surveillance des droits de l'homme.
Présente dans la région depuis 1991, la Minurso est principalement chargée de surveiller le cessez-le-feu dans cette ex-colonie espagnole contrôlée par Rabat mais revendiquée par des indépendantistes (Polisario), soutenus par Alger. Rabat propose un plan d'autonomie sous sa souveraineté pour ce vaste territoire de moins d'un million d'habitants alors que le Polisario réclame un référendum d'autodétermination. Les efforts de médiation de l'ONU restent dans l'impasse.
Dans son rapport, M. Ban met aussi en garde contre le risque d'une exploitation peu équitable des ressources naturelles du territoire, riche en phosphates et potentiellement en pétrole et gaz offshore.
Le rapport signale que le Front Polisario a adressé à l'ONU des lettres se plaignant du renouvellement par le Maroc de contrats d'exploration avec des compagnies pétrolières désireuses d'accélérer leurs forages exploratoires. Dans une de ces lettres datée du 7 avril, le représentant du Polisario à l'ONU Ahmed Boukhari dénonce la poursuite de l'exploitation illégale par le Maroc des ressources naturelles de la région.
LIRE AUSSI: Le défi diplomatique de John Kerry au Maroc

mardi 4 février 2014

Maroc - Sahara Occidental : le Président sahraoui appelle l’ONU à agir











 par Malick Hamid 25/1/2014, mis à jour 3/2/2014








Le Président sahraoui, Mohamed Abdelaziz, a appelé, jeudi, les Nations unies à « prendre les démarches nécessaires à la mise en œuvre des engagements de décolonisation au Sahara occidental en permettant au peuple sahraoui d’exercer son droit inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance à travers l’organisation urgente d’un référendum libre, juste et intègre ».


L’information a été rapportée par Liberté Algérie qui indique que « le Front Polisario a fait part à Christopher Ross de ses préoccupations concernant les violations des droits de l’Homme dans les territoires occupés du Sahara occidental », pour reprendre les termes de Mohamed Abdelaziz qui a fait une déclaration à la presse, à l’issue de son entretien avec l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU, Christophe Ross, au terme de sa visite dans les camps des réfugiés sahraouis dans le cadre d’une nouvelle tournée dans la région.
Toujours selon le journal algérien, le Président sahraoui a saisi l’occasion pour souligner les « pratiques du Maroc, citant les procès inéquitables des civils sahraouis revendiquant le respect des décisions des Nations unies à travers l’organisation d’un référendum libre et démocrate garantissant le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination ». Le Président sahraoui a, toujours selon Liberté Algérie, chargé Christopher Ross de transmettre, au Secrétaire général de l’ONU et au Conseil de sécurité, un message dans lequel il appelle à « plus d’attention pour mettre fin aux souffrances du peuple sahraoui du fait de la colonisation du Sahara occidental par le Maroc et ses incidences sur la paix et la stabilité dans toute la région ».
Le Président a, selon le journal, réaffirméé la disponibilité du Front Polisario à coopérer et à œuvrer avec sérieux pour mettre fin à ce problème.

jeudi 9 janvier 2014

En Utah, il n’y aura bientôt plus de sans-abris

Par Marie.Charlotte, 6/1/2014

L’Utah a fait le calcul : héberger les SDF coûte moins cher que de les laisser dans la rue.  L’état du Grand Lac Salé offre donc des appartements aux sans-abris.

John Huntsman, l’ex-gouverneur républicain de l’état de l’Utah, aux États-Unis, avait entrepris de mettre fin au problème des sans-abris il y a 8 ans, grâce au plan « Housing First » : le logement d’abord.
La solution n’a rien de révolutionnaire, elle est même plutôt évidente : pour résoudre le problème des sans-abris, il suffit de leur donner un logement. On n’y avait pas pensé à celle-là, et pourtant, ça tombe sous le sens.
Les sans-abris se voient ainsi proposer un logement, et sont suivis par un travailleur social. Mais la jouissance du logement n’est attachée à aucune condition, sinon celle d’être en contact avec le travailleur social assigné. L’occupant ne risque pas l’expulsion au bout d’un certain temps.

Chacun y trouve son compte

Qui paie la facture me direz-vous ? C’est bien le contribuable américain. Mais il y trouve également son compte, car au final, la note est moins salée. En effet, les autorités ont fait le calcul :
  • Les visites régulières à l’hôpital et en prison ont un coût annuel évalué à 16 670 $ par SDF et par an. 
  • Or le coût d’un logement et d’un travailleur social affecté par sans-abri n’est que de 11 000 $ par an. 
Qui l’eût cru, héberger les sans-abris est en fait une source d’économies pour l’Utah.
En 8 ans, ce programme a permis de faire chuter le nombre de sans-abris de 78%, selon The Independent. Son succès est tel que d’autres états envisagent sérieusement de reproduire le modèle de l’Utah.

En France, des réquisitions impossibles

En France, la ministre du logement Cécile Duflot avait annoncé la réquisition de logements vides pour l’hébergement des sans-abris et des mal-logés. Un an après son annonce, aucun logement n’a été réquisitionné, malgré l’action des associations qui continuent de réclamer l’application de la loi de 1945.
Voyons si le bilan positif du programme déployé en Utah est transposable à la situation française.
- Via Ryot