Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

Affichage des articles dont le libellé est atteintes ddH. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est atteintes ddH. Afficher tous les articles

samedi 18 juin 2016

Le CARASO dénonce la poursuite du pillage des ressources naturelles sahraouies par l'occupant marocain




Paris, 17 juin 2016 (SPS)

 Le Comité d’Action et de réflexion pour l'avenir du Sahara occidental (CARASO) a dénoncé vendredi la poursuite du pillage des ressources naturelles sahraouies par l'occupant marocain,  accusant la France et l'Espagne de complicité.

"Les richesses naturelles du Sahara occidental sont acheminées quotidiennement vers l’Europe", a accusé le CARASO dans un communiqué, soulignant que "de longues investigations ont été menées à cause de la présence d'un grand nombre des navires étrangers appartenant à des sociétés multinationales".
Parmi ces sociétés, l'ONG cite "CEDEIRA S.C. tenerife, BOREAS DURA BULK Panama, BBC Germany,  ALTAIR, PAUL E,  PANAGIA ST JOHN’S IMO N° 9305295 CRYSTAL MOUNTAIN SEL SAHARA SA MINE DE SEL OUM DBA".
"Il s’est avéré que le l’occupant marocain pille chaque jour de 300 à 400 tonnes du sable doré, de sel, de phosphate et de pêche du territoire du Sahara occidental", a révélé l'ONG, affirmant que "ces centaines de tonnes sont acheminés chaque jour des ports du Sahara occidental et en particulier d’El Aaiun.
Ensuite, l’occupant marocain partage les bénéfices avec surtout la France et l’Espagne pendant que la population souffre de la pauvreté et sa jeunesse du chômage".
Rappelant que "c’est malheureusement l'Espagne qui a trahi le peuple sahraoui et l’a vendu comme du bétail en signant l’accord tripartite de Madrid en 1975", le CARASO, a expliqué que "c’est encore la France, qui se vante de son respect des droits de l'Homme, qui détourne son regard et n’a pas bougé le doigt lorsque les forces d’occupation marocaines ont torturé, emprisonné, assassiné les Sahraouis".
"Le Maroc adopte, depuis son invasion en 1975, une politique de génocide envers les Sahraouis qui aspirent à l'autodétermination et à l'indépendance et mène une politique d'appauvrissement et de ségrégation dans le territoire", a encore accusé le Comité, indiquant qu'"il est important de noter qu’aucun pays au monde n’a reconnu la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental et que cette occupation constitue un défi pour les Nations Unies".
Pire encore, ajoute le CARASO, l’ONU n’a pas pris ses engagements au sérieux envers le peuple sahraoui pour appliquer et soutenir son droit inaliénable à l'autodétermination et ainsi appuyer la paix et la stabilité dans la région.
"Pourquoi alors la France colonialiste se contredit en soutenant aveuglement l’occupant marocain au Sahara occidental", a conclut l'ONG. (SPS)
093/090/700

jeudi 2 octobre 2014

Atteintes du Maroc aux droits humains au Sahara occidental : Le Polisario appelle l'UE à agir


El MOUDJAHID.COM : Quotidien national d'information, 2/10/2014

Le Front Polisario a demandé mardi à l'Union  européenne d'agir pour mettre fin aux exactions des autorités marocaines  au Sahara occidental occupé et aux atteintes aux droits humains des prisonniers  sahraouis.
Dans une lettre adressée à la Commission européenne et au Parlement européen, Mohamed Sidati, ministre et représentant du Front Polisario en Europe, a demandé à l'Union européenne d'aider à "mettre un terme aux violations flagrantes par les autorités marocaines des droits de l'homme des détenus sahraouis".        
Un éminent militant des droits de l'homme et prisonnier politique sahraoui, Hassana Elouali, est mort dans la soirée de samedi dans une prison de la ville sahraouie occupée de Dakhla. Sa mort "est le résultat d'années de négligence flagrante et de la torture", a souligné le Front polisario.  "Les autorités marocaines ne peuvent pas continuer à agir en toute impunité",  a estimé M. Sidati. Se référant à un récent appel d'Amnesty International pour une action urgente, il a déclaré que "la mort de Hassana El Wali n'est que la plus récente d'une série d'exemples de fautes graves, de mauvais traitements,  de négligence et de torture par les autorités marocaines dans les territoires du Sahara occidental occupés illégalement". Il y a actuellement 70 prisonniers politiques au Sahara occidental occupé, dont 30 ont participé à des grèves de la faim depuis le début de l'année. A  l'instar d'Amnesty International, l'intergroupe du Parlement européen sur  le Sahara occidental a longtemps exprimé une profonde préoccupation sur la situation des droits de l'homme au Sahara occidental occupé.         
"L'Union européenne ne peut pas rester les bras croisés", a déclaré M. Sidati, l'exhortant "à utiliser son influence et tous les outils dont  elle dispose" pour arrêter la détérioration de la situation des droits de  l'homme au Sahara occidental.        
Sidati appelle "une enquête internationale pour déterminer et punir les personnes impliquées dans la mort de Hassana Elouali".

lundi 1 septembre 2014

Le Maroc en "confrontation réelle et inédite" avec la communauté internationale

lundi 01 septembre 2014 13:35:13

Le président Mohamed Abdelaziz : Le Maroc en "confrontation réelle et inédite" avec la communauté internationale

D.R
Le Maroc se trouve aujourd'hui "en confrontation réelle et inédite avec la communauté internationale", une confrontation qui risque de s'aggraver s'il venait à s'opposer à la visite prévue de l'Envoyé personnel du Secrétaire général de l'ONU, Christopher Ross dans la région, a affirmé le président sahraoui Mohamed Abdelaziz.


"Le Maroc se trouve en confrontation réelle avec la communauté internationale, car il s'oppose aux efforts de M. Ross, se refuse au respect des droits de l'homme et continue à spolier les richesses naturelles du Sahara Occidental tout en interdisant aux observateurs internationaux l'accès aux territoires sahraouis occupés et en organisant dans ses tribunaux militaires des procès sommaires  dont sont victimes des citoyens innocents", a souligné M. Abdelaziz dans un entretien accordé à l'APS en marge des travaux du 2e congrès de l'Union des étudiants de Seguia El Hamra et de Rio de Oro tenu dans les camps des réfugiés sahraouis à Aousserd.        
Le Maroc "se trouve pour la première fois en confrontation directe avec l'ensemble de la communauté internationale, en raison de sa position d'occupant despotique contraire à la Légalité internationale", a-t-il dit. "Nous sommes dans l'expectative de la réponse du Royaume du Maroc concernant la visite de M. Ross prévue en septembre. Visiblement, il est des atermoiements qui visent comme à l'accoutumée à empêcher cette visite", a-t-il estimé. "Le rejet de cette visite placerait le Maroc dans une position de confrontation réelle et inédite avec l'ensemble de la communauté internationale, traduisant  ainsi son intention de continuer à faire fi de la Légalité internationale, d'autant que M. Ross est appelé à élaborer un rapport final à soumettre au Conseil de sécurité, avant la tenue en octobre de sa réunion consacrée à la question sahraouie", a-t-il ajouté.
Face à une telle situation, "il est temps pour l'ONU d'exercer de véritables pressions, palpables et concrètes, sur le gouvernement marocain pour l'amener  à se conformer au Droit international et à organiser un referendum libre et démocratique pour l'autodétermination du peuple sahraoui", a affirmé M. Abdelaziz.                    

Que cache l'état d'urgence de l'armée marocaine?            
Par ailleurs, le président sahraoui s'est dit étonné par la décision du Maroc de placer son armée en état d'urgence, particulièrement dans les territoires sahraouis occupés."S'agit-il là d'une volonté du Maroc de mener des agressions barbares contre les territoires libérés de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) parallèlement à son rejet du rôle de la MINURSO?, ou plutôt d'une tentative  de se placer en cible potentielle d'actes terroristes afin de s'ériger en front  de défense que l'Occident doit soutenir?", s'est interrogé le président sahraoui.        
Pour M. Abdelaziz, "il est une manoœuvre dont on ne connaît pas encore la cible, d'autant que le régime marocain n'a pas fourni d'explications sur les raisons qui l'ont poussé à placer son armée en état d'urgence depuis près de deux semaines".       
 Par ailleurs, le président sahraoui a souligné l'apport du Front Polisario dans "la préservation de la sécurité dans la région du Sahel", exprimant "la disponibilité" du Polisario à œuvrer pour le rétablissement de la paix et de la sécurité dans cette région.  A cet effet, il a rappelé que le Front Polisario œuvrait dans ce cadre, en coordination avec l'Union africaine (UA) dont il est membre, et ce, "conformément à la stratégie sécuritaire établie", précisant que "la région du Sahel est confrontée à un danger réel du fait du trafic de drogue auquel s'adonne le Maroc par le truchement de bandes de criminels". 

 http://www.elmoudjahid.com/fr/actualites/65099

lundi 17 février 2014

Morts à la frontière de Ceuta - L’AEDH exige l’ouverture d’une commission d’enquête


Morts à la frontière de Ceuta - L’AEDH exige l’ouverture d’une commission d’enquête

Bruxelles, 11 février 2014

Jeudi 6 février, 15 personnes au moins ont trouvé la mort en tentant de traverser la frontière qui sépare Ceuta du Maroc. Cette nouvelle tragédie révèle, une fois de plus, comment les politiques européennes, et plus précisément, dans ce cas, la politique du gouvernement espagnol, portent gravement atteinte aux droits de l’Homme et sont à l’origine des souffrances et de la mort de centaines de personnes chaque année.

Les nombreuses tentatives de franchir les barrières de Ceuta et Melilla, au cours de ces derniers jours, témoignent du désespoir de personnes qui traversent une grande partie de l’Afrique pour essayer d’atteindre le territoire européen, à la recherche d’une vie meilleure et plus digne. Cela témoigne également de la cruauté et de l’inhumanité de gouvernants qui installent  des lames tranchantes sur ces barrières, dans le but de blesser intentionnellement ceux qui tenteront de les franchir, et qui n’hésitent pas à utiliser des balles de caoutchouc et des bombes lacrymogènes contre les migrants qui tentent malgré tout de passer la frontière. En effet, différentes sources ont dénoncé l’utilisation de ces balles de caoutchouc en direction des migrants, trouant les bouées qu’ils utilisaient pour franchir la frontière à la nage et, provoquant ainsi la noyade de plusieurs d’entre eux.

Par ailleurs, il a été démontré, de manière irréfutable, la pratique de refoulements illégaux de migrants à la frontière, aussi bien à Ceuta qu’à Melilla. Contrevenant à la législation espagnole portant sur les étrangers comme à la directive européenne 2008/115/CE, les autorités espagnoles reconduiraient des migrants à la frontière avec le Maroc, sans même avoir procédé à une analyse de leur situation, alors que nombre des subsahariens qui tentent de passer la frontière sont des réfugiés, des demandeurs d’asile, et / ou des victimes de trafic d’êtres humains.

Le ministre de l’Intérieur espagnol en personne, Jorge Fernández Díaz, a reconnu l’existence de tels procédés, « dans des cas ponctuels ». Mais il n’en a pas tiré les conséquences, n’a pas pris les mesures nécessaires pour faire cesser ces pratiques dont des enregistrements vidéos témoignent du caractère quotidien, n’a pas sanctionné leurs auteurs  ou envisagé de présenter sa démission.  

Face à ces évènements dramatiques, les explications fournies par le gouvernement espagnol sont, non seulement, insuffisantes mais, qui plus est,  contradictoires entre elles et infirmées par les témoignages.

En conséquence, diverses ONGs espagnoles (dont l’APDHA, membre de l’AEDH), ont exigé l’ouverture d’une commission d’enquête par le Parlement Européen, afin de déterminer les responsabilités dans la mort de ces 15 migrants et les violations de la législation, mais également pour prendre acte des conséquences d’une politique migratoire contraire aux droits de l’Homme, notamment lors du contrôle des frontières de Ceuta et Melilla.

L’AEDH réitère, avec la plus ferme vigueur, son refus d’une politique migratoire européenne, fondée  sur la lutte contre la délinquance organisée et le terrorisme. Il est urgent de rompre avec cette volonté obsessionnelle de fermeture des frontières et de rejet de tout étranger, sans prendre en considération des questions d’ordre humanitaire, ou le respect du droit d’asile. Ce dernier, au lieu de viser à préserver les droits des personnes en recherche d’une protection internationale, est dévoyé par la mise en place de moyens de contrôle et de répression criminelle, si chers à l’UE et dont les lames tranchantes de Ceuta et Melilla ne sont que l’un des derniers avatars.

L’AEDH apporte tout son soutien aux associations espagnoles et exige que la lumière soit faite sur les circonstances réelles des évènements de Ceuta et Melilla. Avec l’APDHA, elle entend donc se joindre à leur demande d’ouverture d’une commission d’enquête par le Parlement Européen et dénoncer ces faits devant les organisations internationales de défense des droits de l’Homme.

Egalement disponible sur le site Internet de l’AEDH : http://www.aedh.eu/Morts-a-la-frontiere-de-Ceuta-L.html

AEDH, Association Européenne pour la défense des Droits de l’Homme
33, rue de la Caserne. B-1000 Bruxelles
Tél : +32(0)25112100 Fax : +32(0)25113200 Email : info@aedh.eu

L'Association Européenne pour la Défense des Droits de l'Homme (AEDH) regroupe des ligues et associations de défense des droits de l'Homme des pays de l'Union Européenne. Elle est membre associé de la Fédération internationale pour la défense des droits de l'Homme (FIDH). Pour en savoir plus, consultez le site www.aedh.eu
-- AEDH, Association Européenne pour la défense des Droits de l’Homme
33, rue de la Caserne. B-1000 Bruxelles
Tél : +32(0)25112100 Fax : +32(0)25113200 Email : info@aedh.eu

mardi 4 février 2014

Maroc - Sahara Occidental : le Président sahraoui appelle l’ONU à agir











 par Malick Hamid 25/1/2014, mis à jour 3/2/2014








Le Président sahraoui, Mohamed Abdelaziz, a appelé, jeudi, les Nations unies à « prendre les démarches nécessaires à la mise en œuvre des engagements de décolonisation au Sahara occidental en permettant au peuple sahraoui d’exercer son droit inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance à travers l’organisation urgente d’un référendum libre, juste et intègre ».


L’information a été rapportée par Liberté Algérie qui indique que « le Front Polisario a fait part à Christopher Ross de ses préoccupations concernant les violations des droits de l’Homme dans les territoires occupés du Sahara occidental », pour reprendre les termes de Mohamed Abdelaziz qui a fait une déclaration à la presse, à l’issue de son entretien avec l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU, Christophe Ross, au terme de sa visite dans les camps des réfugiés sahraouis dans le cadre d’une nouvelle tournée dans la région.
Toujours selon le journal algérien, le Président sahraoui a saisi l’occasion pour souligner les « pratiques du Maroc, citant les procès inéquitables des civils sahraouis revendiquant le respect des décisions des Nations unies à travers l’organisation d’un référendum libre et démocrate garantissant le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination ». Le Président sahraoui a, toujours selon Liberté Algérie, chargé Christopher Ross de transmettre, au Secrétaire général de l’ONU et au Conseil de sécurité, un message dans lequel il appelle à « plus d’attention pour mettre fin aux souffrances du peuple sahraoui du fait de la colonisation du Sahara occidental par le Maroc et ses incidences sur la paix et la stabilité dans toute la région ».
Le Président a, selon le journal, réaffirméé la disponibilité du Front Polisario à coopérer et à œuvrer avec sérieux pour mettre fin à ce problème.

samedi 9 novembre 2013

Des associations africaines dénoncent les atteintes marocaines aux droits de l'Homme des Sahraouis



Les atteintes marocaines aux droits de l'Homme des Sahraouis sont "graves" (associations africaines)


Alger, 05 novembre 2013 (SPS) Le secrétaire général de la Fédération panafricaine des associations et clubs de l'Union africaine, Tanga Abdou Fulgence Kabouri, a indiqué mardi que le Maroc portait "de graves atteintes" aux droits de l'Homme des Sahraouis dans les territoires occupés, qualifiant la situation prévalant au Sahara occidental d"'insoutenable".

"Le Maroc porte de graves atteintes au droits de l'Homme des Sahraouis dans les territoires occupés du Sahara occidental et la situation qui y prévaut est alarmante, voire insoutenable", a déclaré à la presse M. Kabouri, en réaction à la répression permanente de manifestants sahraouis dans les villes occupées.

Il a souligné, dans ce cadre, que "les pratiques coloniales marocaines au Sahara occidental sont inacceptables par la communauté internationale, notamment par l'ensemble des Africains".

Tout en condamnant "vigoureusement les pratiques répressives" des autorités coloniales marocaines à l'encontre des Sahraouis des territoires occupées, il a noté que "les autorités d'occupation marocaines répriment systématiquement les manifestations pacifiques de Sahraouis qui réclament pacifiquement l'application de la légalité internationale et le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination  et à l'indépendance".
Relevant que la situation des Sahraouis des territoires occupés est "alarmante et inadmissible", il a soutenu que "l'élargissement du mandat de la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental à la surveillance des droits de l'Homme est devenu une urgence".

"Le Maroc n'a pas cessé, depuis son occupation du Sahara occidental, en 1975, de bafouer les droits de l'Homme des Sahraouis et de se livrer au pillage des ressources naturelles de ce pays, en recourant à des pratiques propres à tout système colonialiste", a souligné M. Bakouri.

Il a indiqué, en outre, que son pays (Burkina-Faso) verra, au courant de la semaine prochaine, l'installation officielle du Comité burkinabé de soutien au peuple du Sahara occidental.

"Ce comité aura pour mission, d'initier des campagnes d'information, de sensibilisation et de soutien à la juste cause du peuple sahraoui dans son combat pour l'indépendance", a expliqué M. Bakouri. (SPS)
093/700

samedi 6 juillet 2013

Titres complétés des publications de Solidmar.blogpot.com du 23 au 30 juin 2013

Maroc : Toujours les violations des droits de l’homme, sans commentaire
Sahara Occidental : La surveillance des droits de l’Homme violés remise sur le tapis

dimanche 13 janvier 2013

A lire et diffuser ! Centre de détention secret de Témara, lettre ouverte à Abdelilah Benkirane



Portrait de Ali El-Gazi
Par Ali El-Gazi, 13/1/2013
Ali El Gazi, ancien commissaire à la DGST, revient sur l'existence du centre de détention de Témara, un lieu dont la classe politique nie bien volontiers l'existence malgré l'insistance des ONG internationales.


Monsieur,
En tant que citoyen marocain et en ma qualité d’ancien commissaire de police ayant servi dans les rangs de la DGST pendant plus de 19 ans et compte tenu du vent de changement qui a soufflé sur le Maroc,  je me fais un devoir de briser le silence ou plutôt mon silence autour de la question des violations des droits de l’homme au Maroc et du centre de détention secret de Témara, véritable symbole des atteintes aux droits et à la dignité de l’homme.
Les événements qu’a connus le Maroc au cours de l’année 2011 à savoir l’organisation du référendum (1er juillet 2011) et la tenue d’élections législatives (25 novembre 2011) ont suscité en moi beaucoup d’espoirs auxquels j’ai cru naïvement. Mais le silence complice de plus d’un responsable qui entoure cette prison secrète et les sévices qui y ont été perpétrés a brisé tous mes espoirs d’un lendemain qui chante en matière des droits de l’homme.

Les autorités marocaines ont beau nier l’existence de ce tristement célèbre centre, la première fois c’était en 2004, l’année où le procureur général du Roi auprès de la Cour d’appel de Rabat a effectué une visite d’inspection au siège de la DGST et à l’issue de laquelle il a affirmé n’avoir constaté l’existence d’aucun local pouvant servir d’un lieu de détention secret. Après une deuxième visite effectuée sous la pression de la rue le 18 mai 2011, le procureur général du Roi a réaffirmé les mêmes conclusions à savoir que les locaux de ce siège n’abritaient aucun lieu de détention. Cette visite a été suivie par celle du Président et du Secrétaire général du CNDH et de celle des parlementaires, dont Lahcen Daoudi, qui ont tour à tour fait le même constat. Un constat d’autant plus surprenant qu’il émane, entre autres, d’anciens détenus politiques et défenseurs des droits de l’homme qui ont eux‑mêmes subi, au cours des années de plomb, les affres de la détention et de la torture. Le 2 novembre 2011, une délégation marocaine s’est fait l’écho, devant les experts du Comité contre la torture réunis à Genève, des résultats de ces visites et a tenté en vain de nier l’existence de ce centre de détention. Et depuis lors le Maroc n’a eu de cesse d’en nier l’existence chaque fois que l’occasion se présentait.

Par ces dates, j’avoue que je ne vous apporte rien de nouveau puisqu’il s’agit là d’un secret de Polichinelle, sauf qu’en ma qualité d’ancien commissaire de police à la DGST, je déclare en mon âme et conscience que ce centre a bel et bien existé.
Dire que ce centre n’a jamais existé ou qu’il s’agit d’une légende qui n’a que trop duré comme l’a déclaré l’ancien ministre de la Communication et porte‑parole du gouvernement Al Fassi, M. Khalid Naciri dans un entretien à RFI relève de la distorsion de la réalité et de la désinformation. Ce haut lieu de torture a été, par excellence, un lieu de torture et de violation des droits de la personne les plus élémentaires où les détenus ont enduré les traitements et les sévices les plus dégradants.

Pire encore, ce centre a servi de lieu de détention où la DST a pratiqué la torture sur des détenus étrangers pour le compte d’autres pays. Là encore, je ne vous apporte rien de nouveau, M. Mustapha Ramid, pour ne citer que celui‑là, alors député du PJD n’a‑t‑il pas un jour déclaré urbi et orbi que dans ce centre on pratiquait la torture « par procuration » au profit d’autres pays? Ce même député n’a‑t‑il pas annoncé avoir rassemblé de nombreux témoignages de citoyens qui auraient été victimes d’actes de torture dans ce centre de détention? Des actes abominables pratiqués dans ce centre et dans d’autres endroits au Maroc que je dénonce et auxquels j’ai toujours refusé de participer. Mon refus d’y participer n’a pas été sans me valoir de gros ennuis qui m’ont contraint à signer mon départ « in » volontaire en 2005 et à quitter mon pays.

N’est‑il pas donc grand temps, Monsieur le Chef du gouvernement, que M. Mustapha Ramid, aujourd'hui ministre de la Justice et des Libertés ordonne l’organisation d’une visite en bonne et due forme à ce siège en présence d’anciens pensionnaires de ce centre de détention, de leurs avocats et d’experts internationaux pour recueillir tout indice susceptible de révéler l’existence de cette prison? N’est‑il pas urgent qu’il ordonne l’ouverture d’une enquête sur les violations des droits de la personne et sur la torture pratiquée systématiquement dans ce centre de détention et ailleurs?
Les auteurs de ces violations tiennent toujours les commandes et ils ont même bénéficié de plusieurs promotions. Faut‑il donc attendre des années ou des décennies pour que leur responsabilité soit établie, qu’il soit mis fin à l’impunité dont ils bénéficient, que la justice soit faite et que l’existence de ce centre de détention soit reconnue?
On a beau nier, des années durant, l’existence de Tazmamart, d’Agdz et de Kelaat Magouna pour ne citer que ceux‑là, mais on a fini par reconnaître leur existence. Qu’on le veuille ou non, le centre de détention de Témara subira tôt ou tard, le même sort que ceux‑là, car tout finira, un jour, par se savoir.

Maintenant que le ministère de la Justice est échu à votre parti et que la nouvelle constitution vous accorde des pouvoirs élargis, vous n’avez pas le droit de vous trouver des excuses pour ne pas faire diligenter des enquêtes sur les exactions commises. Vous n’avez pas non plus le droit d’être insensible et sourd aux nombreux témoignages sur la torture, pratiquée dans ce centre, relayés par des associations nationales et internationales de défense des droits de l’homme.
Sachez, Monsieur le Chef du gouvernement, que nier l’existence de ce centre de sinistre mémoire revient à nier les cruels sévices infligés à ses anciens pensionnaires dont les aveux, qui leur ont été extorqués, ont souvent été utilisés, devant les tribunaux, comme preuves pour leur condamnation. Sachez aussi que nier cette existence est une injustice flagrante à leur égard, puisque, ce faisant, vous leur déniez un droit élémentaire à savoir celui d’être rétablis dans leurs droits et de poursuivre en justice les responsables des violences qu’ils ont subies.
Je ne doute nullement de votre volonté ni de vos bonnes intentions, mais la seule volonté et toutes les bonnes intentions du monde ne suffisent pas. Seule une bonne dose de courage moral et politique, une qualité, je n’en doute pas, dont vous ne manquez pas, vous permettra de veiller à une bonne gouvernance sécuritaire. Et la bonne gouvernance, un principe qui vous est très cher, passe par une gestion transparente du dossier des violations des droits de l’homme.
Certes, vous avez hérité de plusieurs dossiers et leur traitement ne se réalise pas d’un coup de baguette magique, je vous le concède, mais ma plus grande crainte est de vous voir traiter le dossier des droits de l’homme avec votre fameuse formule سلف عما الله اعف (faire table rase du passé) ou de le mettre aux oubliettes.

Enfin, permettez‑moi, Monsieur le Chef du gouvernement, de saluer, à travers cette lettre ouverte, le courage et la persévérance des jeunes et des moins jeunes du Mouvement du 20 février, toutes tendances confondues, grâce auquel votre parti a gagné les élections, qui ont bravé toutes les interdictions et ont tenté d’organiser le 15 mai un pique‑nique devant le siège de la DST pour dénoncer les violations des droits de l’homme qui y ont été perpétrées. L’histoire retiendra surtout la persévérance et la détermination de ces jeunes qui ne désarment pas en dépit de la répression qui continue à s’abattre sur eux et les procès iniques dont ils sont l’objet. 

Permettez-moi, Monsieur le Chef du gouvernement, de vous exprimer mes vœux de succès les plus sincères et j’espère que vos promesses électorales relatives à la bonne gouvernance ne restent pas de vœux pieux. 

mercredi 7 novembre 2012

Plaidoyer pour l’élargissement des mandats de la Minurso à la protection des droits de l’homme dans les territoires occupés

(APS) 2/11/2012
ALGER- Les participants à la session spéciale élargie de la task-force de la Coordination européenne de soutien au peuple sahraoui (EUCOCO) ont réitéré leur appel, jeudi à Alger, à élargir les mandats de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso) à la protection des droits de l’homme dans les territoires occupés.
Intervenant à l’occasion de la session de l’EUCOCO, présidée par M.Pierre Galand, le ministre sahraoui représentant du front Polisario en Europe, M. Mohamed Sidati, a indiqué que la Minurso reste" handicapée et boiteuse tant que la question de la protection des droits de l’homme ne figure pas dans ses mandats".
Il a ainsi appelé à la libération des prisonniers politiques et à l’ouverture des territoires occupés aux magistrats et Organisations internationales, déplorant que l’occupant marocain agit " à huis clos".
De son côté, Mme Dariatou Gave (Mauritanie), en sa qualité d’observateur de l’Union africaine et de l’association" Jeunesse pour la paix" a appelé à " dénoncer les graves atteintes de l’occupant marocain aux droits de l’homme".
Affirmant qu’elle s’exprime au nom de la jeunesse africaine, Mme Gave a appelé tous les jeunes du continent à se joindre à son action et exprimer leur solidarité au peuple sahraoui qui subit, a-t-elle dit," quotidiennement les atrocités de la répression marocaine".
Pour sa part, le président de la fédération des institutions d’Espagne solidaire avec le peuple sahraoui (FEDISSAH), M. Rodriguez Carmelo, a salué les militants sahraouis des droits de l’homme pour leur "courage et détermination", les exhortant ainsi à " poursuivre leur lutte". " Pour notre part, nous continuerons à envoyer des juristes et des organisations aux territoires occupés afin de dénoncer les atteintes de l’occupant marocain aux droits de l’homme", a-t-il dit, affirmant que sa fédération continuera de " coordonner ses actions avec les associations françaises".
La présidente de l’association des amis de la RASD de France, Mme Régine Villemont, a abondé dans le même sens, affirmant que " la seule solution réside dans l’indépendance du Sahara occidental". Elle s’est félicitée de la " fermeté" affichée par l’ONU depuis le mois d’avril dernier, annonçant en outre que les associations françaises vont se rassembler prochainement pour " peser sur la position officielle du gouvernement français de sorte à intégrer la question des droits de l’homme dans le mandat de la Minurso".
De son côté, président du Conseil de la société civile du Nigeria, M. Arémo Abia, a rappelé que son pays a reconnu le Front Polisario en 1984 comme étant le seul représentant du peuple sahraoui, lançant à cette occasion un appel au Maroc " de quitter les territoires sahraouis". Il a estimé aussi que les Nations unies et l’Union africaine doivent "assumer leurs responsabilité en médiatisant et en internationalisant les atteintes aux droits de l’homme et les crimes contre l’humanité commis par l’occupant marocain".

Des militants sahraouis des droits de l’homme ont également apporté leurs témoignages sur les brutalités que subissent leurs concitoyens, évoquant entre autres cette mère qui était partie chercher la dépouille de son fils assassiné, sans jamais revenir, elle aussi, à la maison. Ils ont également évoqué les " graves atteintes aux droits humains" dont souffrent les Sahraouis, affirmant que cela n’altérera pas leur lutte pour l’indépendance du Sahara occidental. Les participants à cette session ont également qualifié la "réintégration" de Christoher Ross, l’Envoyé du SG de l’ONU, dans sa mission comme un "autre affront pour le Maroc".

lundi 5 novembre 2012

La police agresse Aminatou Haidar à Laâyoune

Par Demain avec AFP3/11/2012

Aminatou Haidar
La militante sahraouie des droits de l’Homme Aminatou Haidar a été agressée par la police marocaine jeudi à Laâyoune, principale ville du Sahara occidental, après sa rencontre avec l’envoyé spécial de Ban Ki-moon Christopher Ross, selon le centre américain Robert Kennedy.

Les autorités marocaines ont rejeté les accusations de cette organisation américaine pour la justice et les droits de l’Homme, dont le siège est à Washington, qui a affirmé samedi à l’AFP avoir été alertée par l’intéressée et avoir reçu une vidéo.
Aminatou Haidar, qui milite pour l’indépendance du Sahara occidental, a été jetée au sol, battue, menacée d’un couteau par la police alors qu’elle rentrait chez elle après sa rencontre avec M. Ross. Elle a des hématomes au bas du dos et sa voiture a été endommagée, a déclaré à l’AFP Marselha Goncalves Margerin, une responsable de RFK Center à Washington.
Dans un communiqué, RFK Center a condamné la violence systématique et la brutalité policière sous l’instigation du gouvernement marocain contre le peuple sahraoui et a dénoncé un accroissement de la présence policière et des agressions contre les civils à El Ayoun, capitale du Sahara occidental, coïncidant avec l’arrivée de M. Ross dans la région.
Les autorités marocaines ont démenti ces informations, expliquant que Mme Haidar avait incendié un pneu avant de frapper aux portes des voisins tout en haranguant les enfants et les jeunes pour les inciter à manifester.
Les forces de l’ordre ne l’ont approchée à aucun moment et ne l’ont absolument pas touchée, conscientes qu’il s’agissait d’une provocation à laquelle l’intéressée a l’habitude de recourir, avait précisé vendredi l’agence marocaine MAP citant une source autorisée de Lâayoune.
Christopher Ross, qui avait été désavoué en mai par Rabat, effectue sa première visite au Sahara occidental depuis sa nomination en tant qu’envoyé spécial de Ban Ki-moon pour cette région en 2009.
Prévue du 27 octobre au 15 novembre, cette tournée en Afrique du Nord et en Europe a débuté à Rabat, où il a rencontré lundi le roi Mohammed VI et le Premier ministre Abdelilah Benkirane.
Les agressions physiques contre les journalistes et les dissidents ont fait un saut qualificatif depuis la montée de Mohamed VI sur le trône.
Demain avec AFP