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mercredi 9 mars 2016

La révolte des Sahraouis et promesses de Ban Ki Moon

Un vent de révolte souffle sur les camps de réfugiés sahraouis où s’est rendu Ban Ki-moon ce samedi. Usés par des années d’attente et de promesses internationales sans suite, des jeunes qui ne connaissent de la vie que ces tentes dressées dans la hamada ont déversé leur colère lors du passage du cortège du SG de l’ONU, venu personnellement s’enquérir de la situation de ces hommes qui attendent leur indépendance depuis de longues années.
Abla Chérif - Alger (Le Soir, 7/3/2016) - L’évènement est de taille. Il constitue la première manifestation de colère de la population sahraouie réfugiée en Algérie depuis la signature d’un cessez-le-feu (en 1991) entre le Front Polisario et les FAR (Forces armées royales). A ce moment, un processus devant mener à l’organisation d’un référendum d’autodétermination du Sahara occidental avait été pris en charge par l’ONU et l’OUA, donnant l’espoir d’aboutir à la résolution d’un dossier sensible. 
Le projet est malheureusement resté au même point. Les déceptions se sont accumulées et naturellement exprimées à travers des jeunes ne pouvant plus contenir leur impatience. A bout de nerfs, ils ont hurlé leur colère : «40 ans ça suffit, nous voulons notre indépendance…»
Contraint d’annuler certains rendez-vous en raison de la tension qui prévalait dans la zone où il se trouvait, Ban Ki-moon a tout de suite saisi le message. «Je tâcherai de faire des efforts pour améliorer les conditions de vie des Sahraouis notamment sur le plan humanitaire, et je ferai de mon mieux pour convaincre les deux parties d’organiser un référendum d’autodétermination»
Pour démontrer une nouvelle fois tout son intérêt pour un dossier qu’il qualifie de véritable «bombe à retardement», le Secrétaire général des Nations-Unies a ensuite annoncé qu’il persistait à se rendre à El-Ayoune, dans les territoires occupés du Sahara occidental. Il y a plusieurs mois, Ban Ki-moon avait fait part de sa volonté de se rendre dans cette zone pour faire le point sur la situation des droits de l’Homme. Prises au piège, les autorités marocaines ont annoncé que leur roi se trouverait hors du pays à la date correspondant à la visite du représentant de l’ONU. 
Pour atterrir dans un territoire occupé, l’avion du SG de l’ONU avait besoin d’une autorisation des responsables locales, avait indiqué le secrétaire de Ban Ki-moon. Son déplacement à El-Ayoune a été annulé tout comme celui de Rabat.

samedi 23 août 2014

Missiles sol-air au Sahara : Le Polisario craint une offensive marocaine sur « ses territoires libérés »


Mohamed Abdelaziz avec Ban Ki-moon / Ph. ONU
Le Polisario dit craindre une offensive du Maroc sur ses « territoires libérés », que le royaume considère pour sa part comme zone tampon. Une préoccupation transmise, dans une lettre de Mohamed Abdelaziz au secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon. Détails.

Après un petit retard à l'allumage, le Polisario a tout de même réagi à l’installation de rampes de lancements de missiles sol-air à Laâyoune, par l’armée marocaine. Dans une lettre adressée su secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, Mohamed Abdelaziz dénonce ce déploiement, estimant qu'il s'agit d'une « agression » non seulement « contre le peuple sahraoui » mais également « contre les Nations Unies et l’ensemble de la communauté internationale », a-t-il surenchérit.

Les craintes et les avertissements du Polisario
Le chef du Polisario rappelle, dans sa missive, que le royaume a mis en alerte générale toutes les corps de son armée stationnés au Sahara occidental, avec un net renforcement de la présence des éléments des FAR tout au long du mur de sécurité, notamment à Farssiya. Ce qui constitue, selon lui, une violation du cessez-le-feu signé entre les deux parties, sous l’égide de l’ONU, le 6 septembre 1991.
Abdelaziz a fait part à Ban Ki-moon, de ses « craintes et avertissements » de la préparation d’une possible « agression du royaume du Maroc contre les territoires libérés » sous le contrôle du Polisario alors que Rabat les considère comme une zone tampon.  

Abdelaziz sollicite une intervention de l’ONU
Continuant à jouer les Cassandres, le chef du Polisario a appelé, dans son texte, le secrétaire général de l’ONU à une « intervention rapide et à prendre toutes les mesures nécessaires afin d’empêcher le royaume du Maroc de commettre un acte abominable, compte tenu de ses graves implications et conséquences sérieuses sur les efforts des Nations Unies et sur la paix, la sécurité et la stabilité dans toute la région ».
Cet SOS lancé par Mohamed Abdelaziz à Ban Ki-moon sonne pourtant faux. En effet, depuis quelques mois, la direction du Polisario répétaient à l'envie que son organisation allait reprendre les armes contre le Maroc et ainsi mettre fin au cessez-le-feu en vigueur depuis 1991, sous l'égide de l'ONU. Au lendemain de l'adoption de la toute dernière résolution du Conseil de sécurité sur le Sahara, le Front a repris à leur compte la date butoir lancée par Ban, faisant de 2015 une année cruciale pour l’avenir du conflit, le Polisario mélangeant ainsi ultimatum diplomatique et militaire. 

samedi 3 mai 2014

La facture à payer pour oser critiquer l´échec des services secrets marocains la DST et la DGED au Sahara

Par Alifpost - 28 أبريل، 2014

La facture à payer pour oser critiquer l´échec des services secrets marocains  la DST et la DGED au Sahara
les directeurs des services secrets la DST et la DGED  
 
Le site www.alifpost.com a publié il y a quelques jours un article sur l’échec des services secrets marocains DST et la DGED dans la défense du dossier du Sahara. La réaction n’a pas tardé, non pas sous la forme d’arguments et contre arguments, mais sous la forme d’articles diffamatoires qui attaquent l’honneur et reflètent le niveau vil et misérable de leur auteurs anonymes.
Notre analyse s’est basée sur des données objectives pour poser la question clé : Pourquoi le nombre des partisans du Front Polisario augmente au Sahara, et pourquoi ce mouvement arrive à gagner la sympathie des grands pays au point que le Secrétaire Général des Nations Unies, Ban Ki-moon, lui est devenu favorable ?
Certains individus qui ne semblent pas   apprécier ce débat, se sont précipités pour publier un article à la signature anonyme (absence de courage), dans un blog du site français Mediapart, et qui attaque gratuitement notre honneur. Jusqu’à un passé récent, les services secrets marocains se distinguaient par l’usage de ces méthodes ignobles, et nous ne savons si pas les mêmes procédés sont encore en vigueur. Sans vouloir accuser personne, nous rappelons juste un passé pas si lointain et dont les rémanences ont la peau dure.
Des médias marocains zélés ont traduit en arabe ce blog et, pour leurrer les lecteurs, ont présenté leur œuvre comme un travail d’enquête réalisé par le site Mediapart lui-même. Ces monuments de l’intelligence et de la ruse veulent nous faire avaler que ce journal digital qui a réussi à faire en sorte que l’ancien président français Nicolas Sarkozy soit trainé devant les tribunaux, va se mobiliser pour éplucher la modeste biographie d’un journaliste marocain ordinaire et d´autres actives des droits de l´homme.
Ainsi, nous avons été tous diffamés et insultés et notre journal alifpost offensé, pour ses articles transparents. Pourtant, notre nom ne figure pas parmi la liste des prétendus corrompus de Wikileaks qui empocheraient des commissions de 20 pour cent des couts des projets. De même, notre mère n’a jamais reçu un agrément de transport par autocar, comme un célèbre haut responsable sécuritaire qui a profité de sa position pour quémander pour sa chère maman un agrément de transport entre Fès et Oujda.
 Comme tout le monde, nous pouvons subir un préjudice psychologique provisoire lorsque la dignité et l’honneur de notre famille sont souillés, en particulier lorsque mêmes les défunts ne sont pas épargnés. Mais ce qui nous fait mal c’est que ces individus, au lieu de défendre la patrie, cumulent les échecs face au Polisario et gaspillent le temps et l’énergie pour assouvir une petite vengeance éphémère et dont les vils instruments sont le reflet de l’état d’esprit de ses commanditaires.
Nous leur disons: Montrez-nous vos exploits face aux percées diplomatiques du Front Polisario!

samedi 26 avril 2014

Repère : La feuille de route de Ban Ki-moon


A la une International
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Mohammed Larbi, El Watan, 21/4/2014
Un nouveau vote du Conseil de sécurité sur le Sahara occidental doit intervenir cette semaine, et il devrait rompre, ce qui constitue jusque-là une règle non écrite, et qui consiste à maintenir le statu quo. En d’autres termes bloquer le plan de paix de l’ONU et contrarier la volonté de la communauté internationale soutenant le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. 
C’est bien cet ensemble de considérations qui sont aujourd’hui en jeu, surtout qu’elles ont été réaffirmées avec force il y a dix jours par le secrétaire général de l’ONU qui a adressé, aux quinze membres du Conseil de sécurité, un rapport qui tranche dans ses recommandations avec tous les précédents, et il n’en manque pas, la situation étant examinée jusqu’à deux fois par an.

Ban Ki-moon a en effet réitéré l’idée d’élargir le mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation du référendum au Sahara occidental (Minurso) à l’observation des droits de l’homme. Une mission fondamentale en plus de celle qui consiste plus généralement à protéger le peuple sahraoui menacé dans ses droits les plus élémentaires, comme celui à l’existence niée par l’occupant marocain depuis son invasion de ce territoire en 1975, et que l’ONU considère comme étant sous occupation coloniale, et  lui reconnaissant, de ce fait, le droit à l’autodétermination. Il y a lieu de réparer une erreur, puisque, comme le rappellent aussi bien les organisations de défense des droits de l’homme que les mandats fixés à d’autres forces onusiennes, les droits de l’homme y ont figuré en bonne place.

En tout état de cause, l’Union africaine (UA) et de nombreuses ONG ont salué la démarche de Ban Ki-moon, attendant bien entendu la suite, l’enjeu étant important s’agissant du droit d’un peuple à la libre expression. Ban Ki-moon a ainsi voulu briser un certain statu quo qui a fait que le plan de paix de l’ONU n’a permis que le silence des armes, avec un cessez-le-feu en vigueur depuis septembre 1991. Puis, plus rien, si ce ne sont des tentatives vite déjouées, il est vrai, de vouloir priver un peuple de ses droits, comme cette histoire de troisième voie, ou depuis peu d’autonomie, mais sans tenir compte de la volonté du peuple sahraoui.
Comme il est d’usage depuis 1991, les différents rapports donnent lieu à l’élaboration de projet de résolution, mais aussi à des tractations, avant l’adoption par consensus du texte final. 
Qu’en est-il cette fois, surtout lorsque l’on sait que traditionnellement, le Conseil de sécurité entérine les recommandations du secrétaire général de l’ONU ? C’est le black-out, sinon de simples rumeurs quant à des tractations, ce qui n’est pas un fait nouveau en soi tout comme l’élaboration d’un ou plusieurs projets de résolution. A trois jours du vote, pas le moindre signe, d’autant plus que le secrétaire général de l’ONU vient d’établir une véritable feuille de route, avec en quelque sorte une reconduction de la situation actuelle, exception faite pour son volet des droits de l’homme, jusqu’au mois d’avril 2015, date à laquelle, c’est en quelque sorte la mise à plat, ou plus précisément la suite d’un débat qui doit, quant à lui, s’ouvrir au mois d’octobre prochain.
Soit six mois pour mettre fin au statu quo, ce qui devrait contrarier bien des approches qui s’en étaient accommodées jusque-là, et même fortement. Au mépris bien entendu de positions et de principes défendus constate-t-on, au cas par cas. C’est ce cercle d’intérêts que des ONG ainsi que des parlementaires entendent briser en interpellant d’abord les gouvernements de leurs pays respectifs, et les institutions internationales. De gros intérêts seraient ainsi menacés. Certains pays européens notamment ont su se montrer conséquents, refusant de cautionner une occupation, sous quelque forme que ce soit. D’autres ont, par contre, affiché des limites à leur propre discours.

samedi 31 août 2013

Le gouvernement syrien «refuse tout rapport partiel» sur un éventuel recours à des armes chimiques près de Damas, que pourra établir la mission des inspecteurs de l’ONU en Syrie.

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El Watan, le 31.08.13

Au cours d’un entretien téléphonique avec le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, le ministre des Affaires étrangères syrien, Walid Mouallem, a informé ce dernier que son pays «refuse tout rapport partiel publié par le secrétariat général de l’ONU avant que la mission n’achève son travail et que l’on ait connaissance des résultats des analyses des prélèvements collectés par la mission». Le chef de la diplomatie syrienne a exigé que «la mission enquête également dans les endroits où des soldats syriens ont été exposés à des gaz toxiques», dont Damas assure qu’ils ont été employés par les rebelles. 
Les experts de l’ONU se sont notamment rendus à Mouadamiya Al Cham, dans la périphérie ouest de Damas et dans la Ghouta orientale, à l’est de la capitale, sites d’attaques chimiques présumées le 21 août, que l’opposition et des pays occidentaux attribuent au régime syrien. Damas a de son côté accusé les rebelles d’avoir eu recours à des gaz toxiques le 24 août à Jobar, dans la périphérie de Damas, pour repousser une offensive de l’armée.
Présente depuis une dizaine de jours en Syrie, la mission d’enquête de l’ONU, dirigée par le scientifique suédois Aake Sellström et composée d’une dizaine d’inspecteurs, quittera le pays, aujourd’hui, sans que l’ONU fournisse des explications au gouvernement syrien. Lorsque le ministre a demandé pourquoi la mission se retirait à M. Ban, celui-ci «a assuré que les inspecteurs reviendraient pour poursuivre leur mission», rapporte la télévision syrienne. Ils doivent prélever des échantillons de sang, d’urine et de cheveux des personnes exposées à des vapeurs toxiques, recueillir des témoignages de victimes et du personnel médical et procéder à des autopsies. Les échantillons seront ensuite confiés à des laboratoires d’analyse certifiés et nécessiteront des semaines de travail. Selon les termes de leur mission initiale, ils ne peuvent que déterminer si des attaques de ce type ont été menées, sans en désigner l’auteur.

La haute représentante de l’ONU pour le désarmement quitte Damas : de l'ONU

La haute représentante de l’ONU pour le désarmement, Angela Kane, est arrivée de Damas à Beyrouth, hier après-midi, et serait partie immédiatement à Istanbul, a affirmé une source de sécurité. «Elle a traversé la frontière terrestre de Masnaa en milieu de journée puis s’est rendue directement à l’aéroport de Beyrouth pour prendre un vol en direction d’Istanbul», a affirmé cette source.
La télévision officielle syrienne a confirmé le départ de Damas de Mme Kane qui avait négocié dimanche dernier avec le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem, l’accord permettant aux experts de l’ONU d’enquêter sur les allégations d’usage d’armes chimiques dans la Ghouta orientale, près de Damas.

 http://www.elwatan.com//international/la-syrie-refuse-tout-rapport-partiel-des-inspecteurs-de-l-onu-31-08-2013-226370_112.php

dimanche 21 juillet 2013

Le SOS de Malala à l'ONU, la jeune fille la plus courageuse du monde


Elle a lancé vendredi un appel à l’éducation et à la tolérance

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le 15/7/2013 
 
 
 La jeune Pakistanaise Malala Yousufzai à l’ONU vendredi dernier.
| © D. R.
La jeune Pakistanaise Malala Yousufzai à l’ONU vendredi dernier.
 

Malala a été atteinte d’une balle à la tête lors d’une attaque des talibans contre l’autocar scolaire qui la transportait, le 9 octobre 2012, dans la vallée de Swat.

La jeune Pakistanaise Malala Yousufzai a lancé, vendredi à l’ONU, un vibrant appel à l’éducation pour tous et à la tolérance, affirmant qu’elle ne se laisserait pas intimider par les talibans qui ont cherché à l’assassiner. Les talibans «pensaient qu’une balle pourrait nous réduire au silence, mais ils ont échoué», a déclaré d’une voix ferme l’adolescente rescapée, il y a près d’un an, d’un attentat.
«Et du silence sont sorties des milliers de voix.» «Aujourd’hui n’est pas le jour de Malala, c’est le jour de toutes les femmes, de tous les garçons et de toutes les filles qui ont élevé la voix pour défendre leurs droits», a affirmé la frêle jeune fille qui fêtait vendredi son 16e anniversaire.
Il s’agissait du premier discours en public de Malala depuis qu’elle est sortie de l’hôpital de Birmingham (centre de l’Angleterre) en février. Malala a été atteinte d’une balle à la tête lors d’une attaque des talibans contre l’autocar scolaire qui la transportait, le 9 octobre 2012, dans la vallée de Swat.
Les talibans voulaient la punir de son engagement en faveur du droit des jeunes filles à aller à l’école. Devenue une icône de la résistance aux talibans, l’adolescente est en lice, cette année, pour le prix Nobel de la paix.
Malala a remis à l’ONU une pétition diffusée par internet et signée, selon Gordon Brown, par 4 millions de personnes. Elle demande aux 193 pays membres de «s’engager à financer écoles, enseignants et livres» et à mettre fin à l’exploitation des enfants «afin de tenir, d’ici à 2015, la promesse d’envoyer chaque garçon et chaque fille à l’école».
«Les talibans voulaient nous réduire au silence»
Lors de son intervention répercutée par des télévisions du monde entier, Malala Yousufzai a affirmé «ne pas même détester le taliban» qui lui a tiré dessus et a prôné des idéaux de compassion et de non-violence, se réclamant de l’héritage de Gandhi, Nelson Mandela ou encore Martin Luther King. «Je ne suis pas ici pour parler de revanche personnelle contre les talibans (...), je suis ici pour défendre le droit à l’éducation pour tous les enfants (…). Les extrémistes font un mauvais usage de l’islam (…) pour leur gain personnel» alors que «c’est une religion de paix et de fraternité», a-t-elle affirmé. Dans la foulée, elle a appelé «les dirigeants mondiaux à changer de stratégie politique pour promouvoir la paix et la prospérité» et a invité «nos sœurs de par le monde à être courageuses et à trouver en elles-mêmes la force de réaliser tout leur potentiel». «Menons le combat contre l’analphabétisme, la pauvreté et le terrorisme. Nos livres et nos crayons sont nos meilleures armes», a-t-elle conclu.
«L’éducation est l’unique solution, l’éducation d’abord.» La tête couverte d’un châle rose – ayant appartenu, a-t-elle dit, à Benazir Bhutto – elle a été longuement applaudie par le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, l’ancien Premier ministre britannique, Gordon Brown, envoyé spécial de l’ONU pour l’éducation, et plusieurs centaines de jeunes.L’ancien Premier ministre britannique l’a présentée comme «la jeune fille la plus courageuse du monde» et lui a souhaité «un joyeux anniversaire», tandis que Ban Ki-moon saluait «Malala, notre héroïne, notre championne» et la félicitait de son «message fort d’espoir et de dignité».
«Ce dont les terroristes ont le plus peur, c’est que les jeunes soient éduqués, que les filles soient éduquées», a-t-il expliqué. Il a rappelé que plus de 57 millions d’enfants n’avaient pas la chance d’aller à l’école primaire. «La plupart sont des filles et la moitié vivent dans des pays en conflit.» Rappelant les récentes attaques contre des établissements scolaires au Pakistan ou au Nigeria, il a affirmé que les écoles devaient être «des refuges pour tous les enfants, filles et garçons».
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Ban Ki-moon donne une leçon d'éducation à El Ouafa

Par Sophia Akhmisse (Twitter) 15/07/2013
A l'occasion de la "Journée Malala" pour l'éducation des jeunes filles, les Nations unies ont rendu hommage à une jeune marocaine "humiliée en classe", il y a quelques semaines, par le ministre de l'Education nationale.
"Ban Ki-moon rend hommage à la marocaine humiliée par El Ouafa", titre à sa Une Al Ittihad Al Ichtiraki daté de ce lundi 15 juillet. Rappelez-vous, il y a quelques semaines, "une étudiante marocaine, Raouia, a été humiliée par le ministre de l’Education nationale, Mohamed El Ouafa, devant ses camarades de classe à Marrakech". Le ministre aurait déclaré à la jeune fille : "Tout ce qu’il te faut, c’est un homme", rappelle le quotidien de l'USFP, parti de l'opposition. Cette offense n'est pas passée inaperçue. Vendredi dernier, le secrétaire général des Nations unies et l’envoyé spécial de l’ONU pour l’Education (Unesco) ont rendu hommage à la jeune Raouia pour sa témérité à poursuivre ses études malgré le choc psychologique qu’elle a subi.
 

Un acte lourd de conséquences

L’hommage rendu à l’occasion de la "Journée Malala" a eu lieu au siège de l’Unesco lors d’une cérémonie organisée notamment en présence de l’ancien Premier ministre britannique, Gordon Brown, et de plus de 500 jeunes étudiants représentant plusieurs pays. La "Journée Malala" coïncide avec l’anniversaire de cette jeune adolescente pakistanaise qui a survécu à un attentat perpétré par les talibans. La "Journée Malala" a été l’occasion pour l’organisation onusienne de mettre en avant les efforts de jeunes filles à travers le monde qui poursuivent leurs études malgré les difficultés auxquelles elles sont confrontées.

Malheureusement, cette phrase lâchée par El Ouafa restera gravée dans les annales de l'ONU et de l'Unesco. Son acte ne donne pas une bonne image à la communauté internationale quant à l'engagement du Maroc à assurer à ses enfants toutes les conditions pour suivre leur scolarité. El Ouafa doit des excuses à la jeune Raouia.

France donneuse de leçons, où est le changement ?

Il y a quelque chose d'indécent dans la déclaration de François Hollande, sur le perron de l'Elysée pour la conférence de presse, avec Ban Ky Moon. Il y a été question d'une conférence sur le terrorisme et les moyens de le combattre dans nos pays.
 Encore une fois, le suzerain convoque à Paris, les chefs d’État africains, pour le mois de décembre 2013, au prétexte de la lutte contre le terrorisme, pour leur enseigner les moyens de mater les soulèvements des peuples opprimés par leurs dictateurs. Bien évidement pas un mot sur la prédation économique à laquelle participe largement la France, en accueillant sur son sol les fonds provenant des pillages et en assistant les mafias au pouvoir, à mieux confisquer les économies nationales africaines.

Quant à l’Égypte, le Président français évoque le retour de l'ordre constitutionnel. On appréciera la tournure semantique qui a soigneusement évite l'évocation du coup d’État militaire qui a brisé l'ordre en question.

dimanche 14 juillet 2013

Egypte : des législatives avant 2014

Mis à jour:
Des partisans des Frères musulmans et de l'ex-président Mohamed Morsi s'enfuient lors de heurts avec des anti-Morsi à Alexandrie, le 7 juillet.
Des partisans des Frères musulmans et de l'ex-président Mohamed Morsi s'enfuient lors de heurts avec des anti-Morsi à Alexandrie, le 7 juillet. (Photo Louafi Larbi. Reuters)

 Après des tirs meurtriers contre une manifestation de partisans de Mohamed Morsi, le parti salafiste al-Nour a également décidé de se retirer des discussions sur le nom du futur Premier ministre.

Les Frères musulmans égyptiens ont appelé lundi à un «soulèvement» après des tirs de l’armée contre une manifestation de soutien au président déchu Mohamed Morsi, qui ont fait plus de 50 morts selon un haut responsable des services d’urgence.
Le parti de la justice et de la liberté (PLJ), vitrine politique des Frères musulmans, appelle dans une déclaration écrite au «soulèvement du grand peuple d’Egypte contre ceux qui sont en train d’essayer de lui voler sa révolution avec des chars». Le PLJ «exhorte la communauté internationale, les groupes internationaux et tous les hommes libres du monde d’intervenir pour empêcher d’autres massacres (et) l’apparition d’une nouvelle Syrie dans le monde arabe».
Le siège du PLJ a peu après été fermé par la police, qui a annoncé y avoir découvert des armes, selon un haut responsable de la sécurité. La police a trouvé «des liquides inflammables, des couteaux et des armes» dans les locaux du parti.
Au moins 51 personnes ont été tuées et 435 blessées lundi lors de tirs contre une manifestation de partisans du président déchu Mohamed Morsi devant le siège de la Garde républicaine au Caire, selon un nouveau bilan des services d’urgence. Des manifestants ont indiqué à l’AFP avoir été attaqués à l’aube par des tirs à balles réelles et de grenades lacrymogènes, dans des circonstances qui restent confuses, les Frères musulmans - dont est issu Morsi - accusant l’armée.
Cette dernière a expliqué de son côté que des «terroristes armés» avaient attaqué le siège de la Garde républicaine, provoquant la mort d’un officier et laissant six conscrits dans un état critique, selon un communiqué militaire cité par le journal gouvernemental al-Ahram«A l’aube, un groupe de terroristes armés a essayé d’envahir le (bâtiment) de la Garde républicaine, attaquant les soldats et la police, provoquant la mort d’un officier et blessant plusieurs conscrits, dont six sont dans un état critique», assurent les militaires dans un communiqué.
Le président par intérim Adly Mansour a ordonné l’ouverture d’une enquête. «Le président de la République a chargé une commission juridique d’enquêter sur les événements survenus devant (le siège) de la Garde républicaine», a annoncé la télévision.
Le leader politique égyptien Mohamed el-Baradei a réclamé une «enquête» à la suite de ces violences. «La violence engendre la violence et doit être condamnée avec fermeté. Une enquête indépendante s’impose. La transition pacifique est la seule voie», a écrit le lauréat du prix Nobel sur son compte Twitter. Le Front de salut national (FSN), une coalition de partis de gauche, a également «vivement» condamné ces violences et appelé à une enquête transparente. «Les conclusions devront être accessibles au grand public», a insisté le FSN.

Washington ne bouge pas, l'ONU condamne

La Maison Blanche a affirmé lundi que des coupes immédiates dans l’aide militaire américaine à l’Egypte ne seraient pas dans l’intérêt des Etats-Unis.
«Nous estimons que cela ne serait pas dans nos intérêts», a déclaré à la presse le porte-parole de la Maison Blanche Jay Carney, interrogé sur une éventuelle réduction à court terme de l’aide financière américaine à l’armée égyptienne.
Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon «condamne» les violences et demande une enquête impartiale, a indiqué son porte-parole Martin Nesirky. Selon Nesirky, Ban est «profondément troublé par les informations sur la mort de plus de 50 personnes lors de manifestations» en faveur de Mohamed Morsi «Il condamne cette tuerie et demande qu’une enquête approfondie soit menée par des instances nationales indépendantes et compétentes et que ceux qui en sont responsables soient traduits en justice», a ajouté le porte-parole.
Le secrétaire général «invite tous les Egyptiens (..) à tout faire pour éviter une escalade» et leur demande «d’agir avec le maximum de retenue», ajoute le communiqué de l’ONU. «Les manifestations doivent rester pacifiques et les forces de sécurité doivent respecter strictement les normes internationales», a encore déclaré le porte-parole. Ban demande aussi instamment aux Egyptiens de «travailler à forger un consensus» qui inclue «tous les partis et toutes les communautés». «Les Nations unies sont prêtes à aider si nécessaire» à ce processus, conclut le communiqué.

Des législatives avant 2014

Adly Mansour, président intérimaire d’Egypte, a décrété lundi soir la tenue d’élections législatives avant 2014 dans le pays entré mercredi dans une transition politique après que l’armée a renversé le président Mohamed Morsi, a indiqué le journal gouvernemental Al-Ahram.
La déclaration constitutionnelle prévoit, selon le quotidien, la nomination d’ici moins de 15 jours d’un comité constitutionnel qui aura deux mois pour présenter ses amendements au président intérimaire. Celui-ci devra ensuite les soumettre à un référendum populaire sous un mois. A partir de là, des législatives seront organisées sous deux mois. Une date sera ensuite annoncée pour la tenue d’une élection présidentielle. «La façon dont la déclaration est formulée laisse penser que tout le processus électoral sera mis en place dans les délais annoncés», a déclaré à l’AFP le constitutionnaliste Zaid Al-Ali.
Toutefois, a-t-il noté, la déclaration composée de 33 articles reste assez «vague» pour permettre à Mansour d’interpréter la tenue d’élections comme le lancement de l’enregistrement des candidats, ce qui allongerait alors la durée du processus.

Retrait des salafistes d'al-Nour

Peu avant, le parti salafiste al-Nour avait annoncé son retrait des discussions sur le choix d’un Premier ministre et d’un gouvernement de transition en dénonçant le «massacre» de manifestants islamistes devant un bâtiment militaire. «Nous avons décidé de nous retirer immédiatement des négociations en réponse au massacre qui a eu lieu devant la Garde républicaine», a déclaré le porte-parole de ce parti, Nader Baqqar, sur Twitter.
Selon les Frères musulmans, le bilan des tirs qui ont éclaté à l’aube contre une foule de manifestants réclamant le retour du président Mohamed Morsi, déposé par l’armée, est de 35 morts au moins, selon le dernier bilan qu'ils avancent.
Le parti al-Nour, la plus importante formation politique salafiste d’Egypte, est un partenaire islamiste de la coalition majoritairement laïque qui soutient le renversement de Morsi, issu des Frères musulmans. Al-Nour s’est déjà opposé à la nomination du prix Nobel de la Paix Mohamed el-Baradei comme Premier ministre, et émet désormais des réserves sur le choix d’un économiste de centre-gauche, Ziad Bahaa Eldin.
Les salafistes estiment que ces deux hommes ne sont pas assez consensuels et réclament une personnalité compatible avec l’ensemble de la mouvance islamiste. Dimanche soir, un porte-parole de la présidence intérimaire avait fait savoir que Ziad Bahaa Eldin, un technocrate de centre-gauche qui a dirigé plusieurs institutions économiques égyptiennes, serait «très probablement» nommé Premier ministre en Egypte.
«Ziad Bahaa Eldin sera très probablement nommé Premier ministre et Mohamed ElBaradei vice-président», a indiqué a indiqué Ahmad al-Mouslimani, porte-parole de la présidence qui s’exprimait sur la chaîne privée ONTV quatre jours après le coup militaire qui a déposé le président islamiste Mohamed Morsi, contesté par des manifestations d’une ampleur sans précédent.
Le président par intérim Adly Mansour «penche en faveur des nominations de Bahaa Eldin et Baradei», a-t-il ajouté à l’AFP, en indiquant qu’une décision finale était attendue lundi.
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samedi 29 juin 2013

Maroc - Sahara : Ban Ki Moon et le prince Hicham remettent la surveillance des droits de l'homme sur le tapis

Par
 

Décidément, la question des droits de l’homme au Sahara est de nouveau sous les projecteurs après une accalmie diplomatique. Alors que les Etats-Unis viennent de saluer le plan d'autonomie proposé par le Maroc, Ban Ki Moon soulève à nouveau la nécessité de la surveillance des droits de l'homme.
En visite officielle à Washington, le conseiller du roi Taïeb Fassi Fihri a été reçu hier par le secrétaire générale de l’ONU. Après les encouragements protocolaires, Ban Ki Moon est revenu sur la question des droits de l’homme au Sahara et dans les camps de réfugiés. Il a insisté sur la nécessité de surveillance des droits de l’homme au Sahara et dans les camps de réfugiés sahraouis, indique un communiqué du porte-parole de M. Ban, rapporte l'agence de presse espagnole EFE.
Depuis la crise malienne en effet, le diplomate sud-coréen dit craindre des infiltrations terroristes en terre sahraouie. Pour lui, il est devenu urgent de trouver une solution au conflit. 
Dans son dernier rapport publié en Avril dernier, il préconisait la création d’un mécanisme indépendant chargé de la surveillance des droits de l'homme, étant donné que l'élargissement des prérogatives de la Minurso posait problème au Maroc.
Mais depuis qu’il a émis cette proposition, le sujet a connu de nombreuses péripéties. Alors que le HCR déjà présent au Sahara était pressenti pour la surveillance des droits de l’homme au Sahara, il n’y a eu depuis aucune confirmation. Ban Ki Moon a tout de même appelé Rabat, non seulement à respecter les standards internationaux des droits de l'homme, mais aussi à participer aux efforts visant à instaurer la confiance du Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) pour le programme des visites familiales.

Rabat devrait se méfier?
La surveillance des droits de l’homme au Sahara est une question assez épineuse au Maroc. Et ça, toutes les parties concernées de près ou de loin par le conflit vieux de bientôt quarante ans le savent. Pour l’instant, les officiels marocains ne se sont pas exprimés. Taïeb Fassi Fihri ne s’est pas non plus adressé à la presse au sortir de sa rencontre avec le secretaire général de l'ONU.
Il faut cependant dire que dans ce dossier, la position des Etats-Unis, très influents au Conseil de sécurité, reste mitigée. Ils étaient les premiers à déstabiliser Rabat avec leur projet de résolution proposant d’élargir le mandat de la Minurso à la surveillance des droits de l’Homme au Sahara. Une orientation qui semblait être en faveur du Polisario. Contre toute attente, Washington avait révisé sa position. La n°2 de la diplomatie américaine, Wendy Sherman, a même enfoncé le clou, qualifiant le plan d’autonomie d’« option crédible ».
Toutefois, le Maroc devrait rester sur ses gardes. D’autant que Ban Ki Moon peut désormais compter sur le soutien d’une diplomate influente en matière de droits de l’homme, en la personne de la nouvelle ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU, Samantha Power.Tous ces paramètres, associés à l'interpellation de Ban Ki Moon à Taïeb Fassi Fihri, pourraient mettre Rabat sous pression.
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Le dossier du Sahara selon le prince Moulay Hicham. 

Cela n’avait échappé à personne. Le vendredi 21 juin, lors de la conférence Human Rights Watch (HRW) sur la torture au Maroc, Moulay Hicham était présent au milieu de l’assistance suivant, sans intervenir, la conférence. Personne n’a pu alors interviewer le prince. Ce n’est que le 26 juin, que le journaliste espagnol Ignacio Cembrero publie sur son blog un article avec le témoignage du prince. 

 Moulay Hicham, fraichement nommé le 20 juin par HRW conseiller pour la supervision des droits de l'Homme dans la région MENA, s’est exprimé sur la question du Sahara. « Pour faire valoir la souveraineté nationale sur les territoires sahraouis, il faudrait respecter les droits de l’homme reconnus internationalement, mais aussi établir une véritable démocratie », avant de conclure, « deux domaines dans lesquels on a des lacunes », rapporte Cembrero. Le cousin de SM le Roi Mohammed VI atteste que la critique des violations des droits de l’homme dans le dossier du Sahara est, pour le peu, sensible. « Le problème est que mes compatriotes, et pas seulement les représentants du gouvernement, estiment que toute discussion ou critique vis-à-vis des abus sur le territoire marocaine, est dirigé contre eux » confie-t-il. « Ils doivent comprendre que les droits de l'homme sont des valeurs universelles applicables à tous et partout ». Voilà qui devrait relancer encore le débat ! (H24 Info)

samedi 15 juin 2013

Ban Ki-moon réaffirme au président Mohamed Abdelaziz son engagement pour l’autodétermination du peuple sahraoui




Par Plan de paix ONU, 11/6/2013


NEW YORK - Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, a réaffirmé lundi au président de la République arabe sahraouie démocratique, Mohamed Abdelaziz, l’engagement des Nations unies pour une solution préconisant un accord mutuellement acceptable permettant l’autodétermination du peuple du Sahara occidental occupé.
Le Président sahraoui a eu lundi, au siège des Nations unies (New York), des entretiens avec Ban Ki-Moon ainsi qu’avec le président du Conseil de sécurité, Sir Mark Lyall Grant (Grande-Bretagne), dans l’objectif de faire avancer le dossier sahraoui, qui se retrouve dans l’impasse, et d’examiner la question des droits de l’homme des Sahraouis dans les territoires du Sahara occidental.
La rencontre avec Ban Ki-moon s’est tenue en présence de l’Envoyé personnel pour le Sahara occidental, Christopher Ross, du Secrétaire général-adjoint de l’ONU chargé des droits de l’homme, Ivan Simonovic, et de hauts responsables des départements de l’ONU chargés respectivement du maintien de la paix et des affaires politiques.
Au cours des discussions, le chef de l’ONU a salué l’engagement continu du Front Polisario de privilégier la voie du dialogue et a fait part au président sahraoui de son attention soutenue à la question des droits de l’homme du peuple sahraoui.
En outre, il a réaffirmé l’engagement des Nations unies ’’à aider les deux parties au conflit, le Front Polisario et le Maroc, à aboutir à une solution qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental conformément aux résolutions de l’ONU’’.
Pour sa part, le président Abdelaziz a assuré le Secrétaire général des Nations unies de l’engagement constant du Front Polisario dans les efforts de l’ONU, et ce, aux fins d’aboutir à la décolonisation du Sahara occidental et de réaliser une paix juste et durable sur la base du respect des droits légitimes du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance. Tout en rappelant le soutien de la partie sahraouie aux efforts du Secrétaire général de l’ONU, de son Envoyé personnel, Christopher Ross, et de son Représentant spécial, Wolfgang Weisbrod-Weber, le Président sahraoui a insisté sur la nécessité ’’de revigorer et de consolider le processus en cours que le Maroc tente, par tous les moyens, de dévoyer et, à défaut, de l’annihiler purement et simplement’’.
Concernant la situation dans les territoires occupés du Sahara occidental, Abdelaziz a mis en exergue l’importance des conclusions contenues dans le dernier rapport de l’ONU adressé en avril dernier au Conseil de sécurité dont notamment la recommandation qui stipule ’’une surveillance indépendante, impartiale, exhaustive et constante de la situation des droits de l’homme au Sahara occidental’’.
Il a aussi rappelé l’initiative américaine qui visait à inclure le mécanisme de surveillance des droits de l’homme au sein de la MINURSO (Mission des Nations unies pour un référendum au Sahara occidental) à l’instar de toutes les opérations de maintien de la paix dans le monde mais qui avait été bloquée par un pays membre permanent du Conseil de sécurité.
Cette question est d’autant primordiale que le Président sahraoui a fait part au chef de l’ONU de la dégradation, depuis mai dernier, de la situation des droits de l’homme dans les territoires sahraouis occupés.
En conséquence, il a déploré le manque de fermeté du Conseil de sécurité et a demandé au Secrétaire général de l’ONU d’agir afin de mettre un terme à cette situation et de parvenir à la libération immédiate et inconditionnelle de tous les détenus politiques sahraouis dans les geôles marocaines et notamment ceux de Gdeim Izik qui avaient été lourdement condamnés par le tribunal militaire de Rabat en février dernier.
Particulièrement attentif aux propos tenus par son interlocuteur sahraoui, le Secrétaire général de l’ONU a soutenu que la question des droits de l’homme restait un élément primordial de tout règlement global du conflit et a souligné ’’son fort intérêt à l’égard des droits de l’homme au Sahara occidental’’. De surcroît, il a exprimé sa préoccupation quant à la frustration croissante générée par l’absence d’un règlement du conflit.
Entretiens entre le Président sahraoui et le président du Conseil de sécurité
Au cours de sa visite à New York, le Président sahraoui a également eu des entretiens, lundi, avec le président du Conseil de sécurité, Mark Lyall Grant, qui est le Représentant permanent du Royaume-Uni à l’ONU.
Les discussions entre les deux parties ont porté sur les derniers développements de la question du Sahara occidental depuis l’adoption de la résolution 2099 du Conseil de sécurité en avril dernier.
En réaffirmant l’engagement du Front Polisario à continuer à soutenir les efforts du Secrétaire général de l’ONU et de son Envoyé personnel, M. Abdelaziz a souligné au président de l’organe de décision de l’ONU que l’obstacle principal qui entrave encore l’action de paix de l’ONU au Sahara occidental demeure ’’le manque de volonté politique’’ du Maroc.
’’Ceci exige une implication ferme et soutenue du Conseil de sécurité pour consolider l’action de l’ONU et pour assurer la surveillance des violations des droits de l’homme dont sont victimes les citoyens sahraouis dans les territoires occupés du Sahara occidental’’, a-t-il relevé lors de ses discussions avec M. Grant.
Dans ce sillage, le président du Conseil de sécurité a réaffirmé l’engagement de cette instance de l’ONU à poursuivre ses efforts en vue d’une solution garantissant le droit à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental et pour le respect des droits de l’homme.
Il est à rappeler que la visite du Président Mohamed Abdelaziz à New York succède à celle effectuée la semaine dernière à Washington durant laquelle il avait rencontré des responsables du département d’Etat américain, des représentants du Congrès ainsi que des ONG américaines dont celles des droits de homme.
Durant ces deux visites, il était accompagné d’une délégation comprenant le coordinateur sahraoui avec la MINURSO, M’hamed Khadad, le représentant du Front Polisario à l’ONU, Ahmed Boukhari, le représentant du Front Polisario à Washington, Mohamed Yeslem Beissat, et le conseiller à la présidence sahraouie, Abdati Breica.
Inscrit depuis 1964 sur la liste des territoires non autonomes et éligible à l’application de la résolution 1514 de l’Assemblée générale de l’ONU portant déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et peuples coloniaux, le Sahara occidental est la dernière colonie en Afrique que le Maroc, soutenu par la France, occupe depuis 1975.
http://plan-paix-onu.blogspot.fr/2013/06/ban-ki-moon-reaffirme-au-president.html
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 Philippe Leclercq,
militant de la paix et Président de l'Association de Solidarité avec le Peuple Sahraoui, 14/6/2013

Mais pourquoi ont ils peur de la démocratie ?

Un contributeur, manifestement Marocain, titrait ainsi un de ses nombreux messages : "Autonomie oui, indépendance, non."

Il faisait donc croire que les Sahraouis avaient donné leur avis... Sauf qu'en réalité il confisque le droit de s'exprimer !

C'est tout de même assez incroyable de parler à la place des autres, non ? Laissez le Peuple Sahraoui s'exprimer !

Certes, chacun sait que certains pays ne pratiquent qu'une "sorte de démocratie" qui ne prend pas en compte les besoins du peuple mais les intérêts de quelques uns ...

Si le Maroc souhaite avoir l'image d'un pays où règne la démocratie, il lui suffit d'organiser le référendum prévu par le droit international.

La MINURSO est là pour ça ! Il n'y a qu'à dire oui ... Essayons pour voir ... OUI plutôt que non depuis 35 ans ! C'est si dur que ça ?

Il est temps de montrer que la démocratie ne vous fait pas peur...


























samedi 4 mai 2013

AMNESTY INTERNATIONAL : l'ONU manque une occasion



AMNESTY INTERNATIONAL

Communiqués de presse

25 avril 2013

En renonçant à un suivi des droits humains au Sahara occidental et dans les camps de Tindouf, l'ONU manque une occasion

Le fait que le Conseil de sécurité des Nations unies ait décidé de ne pas inclure de mécanisme de suivi de la situation des droits humains au mandat de la force de maintien de la paix déployée au Sahara occidental – malgré les informations persistantes faisant état d'abus dans la région –, est une « occasion manquée », a déploré Amnesty International jeudi 25 avril.
Le mandat de la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO) – l'une des rares missions de maintien de la paix de l'ONU n'ayant pas d'obligations en matière de droits humains – a été renouvelé le 25 avril.

Une proposition des États-Unis concernant l'inclusion d'une dimension relative aux droits humains au projet de résolution examiné par le Conseil de sécurité a été mise au rebut à la suite des protestations du gouvernement marocain.

« Le Conseil de sécurité a failli à ses obligations vis-à-vis de la population du Sahara occidental et des personnes vivant dans les camps de réfugiés de Tindouf. En effet, elle a laissé passer une occasion unique d'attirer l'attention de la communauté internationale sur la situation des droits humains sur place ; or un examen attentif des conditions sur le terrain fait cruellement défaut », a indiqué Philip Luther, directeur du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d'Amnesty International.

Dans son dernier rapport en date à l'adresse du Conseil de sécurité, Ban Ki-moon, le secrétaire général des Nations unies, a rappelé la nécessité d'« un suivi indépendant, impartial, approfondi et continu de la situation des droits humains, à la fois au Sahara occidental et dans les camps. »

Les autorités marocaines ont rejeté avec force la proposition des États-Unis d'élargir le mandat de la MINURSO, affirmant que cela menacerait la souveraineté marocaine dans le Sahara occidental.

Washington a par la suite retiré sa proposition, et les membres du Conseil de sécurité ont approuvé une nouvelle résolution qui n'accorde pas à la MINURSO l'autorité requise pour effectuer un suivi des violations des droits humains.

Les atteintes aux droits humains commises au Sahara occidental et dans les camps de Tindouf préoccupent Amnesty International depuis longtemps.

Des informations faisant état d'un recours excessif à la force contre des manifestants, ainsi que d'actes de torture en détention et de restrictions à la liberté d'expression, de réunion et d'association au Sahara occidental continuent à émerger.

La situation relative aux droits fondamentaux dans les camps de Tindouf, qui sont contrôlés par le Front Polisario, reste opaque. Il n'y a aucun observateur indépendant des droits humains sur place actuellement, ce qui expose les résidents aux abus.

« Les autorités marocaines affirment qu'elles s'efforcent d'améliorer la situation des droits humains au Sahara occidental et se plaignent que les organisations de défense de ces droits se rendent rarement dans les camps de Tindouf », a précisé Philip Luther.

« Elles auraient donc dû voir d'un bon œil la création d'un mécanisme des Nations unies chargé d'effectuer un suivi relatif aux droits humains, et non pas s'y opposer. »

Malgré l'échec du 25 avril, la résolution adoptée reconnaît la nécessité d'améliorer la situation des droits humains au Sahara occidental et dans les camps de Tindouf.

Elle engage les deux camps à travailler de concert avec la communauté internationale afin de mettre en œuvre des solutions indépendantes et crédibles visant à garantir le respect absolu des droits humains.

« Le Maroc et le Front Polisario ont des comptes à rendre devant le Conseil de sécurité et la communauté internationale, et ils doivent prendre en considération l'appel – si timide soit-il – en faveur de la promotion et de la protection des droits humains », a expliqué Philip Luther.

« Les progrès sur le terrain des droits humains doivent être mesurés à l'aune de mesures concrètes comme l'ouverture d'enquêtes approfondies, impartiales et indépendantes sur les allégations de torture en détention. »

Depuis plusieurs décennies, le Maroc et le Front Polisario s'affrontent au sujet de la souveraineté au Sahara occidental, annexé par le Maroc en 1975.

Le Conseil de sécurité des Nations unies a établi en 1991 une force de maintien de la paix chargée de superviser un cessez-le-feu entre les deux camps et d'organiser un référendum visant à déterminer le statut définitif du territoire.
Index AI : PRE01/201/2013
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Susan Rice, la représentante des États-Unis à l'ONU.Susan Rice, la représentante des États-Unis à l'ONU. © Bebeto Matthews/AP/SIPA
 
L'ambassadrice américaine Susan Rice avait demandé que le mandat de la force onusienne (Minurso) soit étendu à la surveillance des droits de l'homme. Pris de court, le royaume a réagi vertement. Et a finalement obtenu un compromis dans le nouveau texte qui devrait être voté jeudi 25 avril.
À Rabat, le soutien de François Hollande au plan d'autonomie marocain au Sahara avait entretenu l'euphorie. Sa visite d'État, début avril, s'était très bien passée. D'où la sévère gueule de bois des responsables marocains lorsqu'ils ont appris, « comme tout le monde », le projet de résolution porté par Susan Rice, l'ambassadrice américaine à l'ONU, le 9 avril. Ce texte prévoyait de doter la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (Minurso) d'un mandat étendu aux droits de l'homme. Dans la terminologie appropriée, il s'agissait d'un mécanisme de « surveillance » (monitoring) et de « compte rendu » (reporting) des atteintes à ces droits, tant au Sahara occidental, largement sous administration marocaine, que dans les camps de Tindouf, contrôlés par le Front Polisario.
Le Maroc, qui s’y est opposé, a dénoncé une « instrumentalisation des droits de l'homme, avec l'appui, conscient ou inconscient, de quelques ONG internationales ». Et Rabat a finalement eu gain de cause. « Les droits de l'homme seront davantage mentionnés que l'an dernier dans le texte [qui sera soumis au vote jeudi, NDLR], et celui-ci encourage des efforts et des progrès dans ce domaine », a indiqué un diplomate au courant des négociations.
« C'est une manière d'avertir les Marocains que la communauté internationale surveille davantage la situation au Sahara occidental », a souligné un autre diplomate. L'an dernier le Conseil avait prolongé le mandat de la Minurso tout en demandant au Maroc d'améliorer la situation.

"Occasion manquée"
« C'est une occasion manquée et une déception de voir les États-Unis reculer devant les Marocains, qui ont réagi avec excès », a pour sa part déclaré le directeur pour l'ONU de Human Rights Watch (HRW), Philippe Bolopion. Mais le compromis de cette année ne pourra tenir que si le Maroc autorise des visites régulières d'experts des droits de l'homme de l'ONU au Sahara occidental et que l'Algérie fait de même dans les camps contrôlés par le Polisario autour de Tindouf.
L'évolution de la position américaine, si elle s’est assouplie in extremis, ne vient pas totalement par surprise. Dans son rapport du 8 avril, Ban Ki-moon, le secrétaire général de l'ONU, observe d'ailleurs que « la surveillance indépendante, impartiale, complète et constante de la situation des droits de l'homme au Sahara occidental et dans les camps devient plus que jamais une nécessité primordiale ».
Jusque-là, la diplomatie marocaine pouvait compter sur la bienveillance américaine, en particulier tout au long du premier mandat de Barack Obama, avec Hillary Clinton dans le rôle de marraine. Et surtout sur le soutien de la France, qui a parfois servi de dernier rempart. Notamment quand le Royaume-Uni a fait une proposition similaire il y a deux ans. « C'est totalement inédit. Le Maroc, membre non permanent du Conseil de sécurité, a été mis devant le fait accompli [de l’exigence américaine avant que le compromis ne soit trouvé, NDLR]. Le Groupe des amis du Sahara occidental [États-Unis, France, Espagne, Royaume-Uni et Russie, NDLR] aussi », indique un diplomate français. « Ce n'était ni la bonne méthode, ni le bon timing », ajoute la même source.

Passe d'armes
Face à la position américaine, la réaction marocaine ne s’était pas fait attendre. Le 15 avril, les chefs de parti avaient été convoqués à une réunion de crise au palais, et African Lion 2013, les manœuvres militaires conjointes maroco-américaines prévues à Agadir (sud du Maroc), avaient été reportées sine die, selon nos sources. Par ailleurs, les Marocains dénonçaient le rôle joué par le Robert F. Kennedy Center for Justice and Human Rights.
Kerry Kennedy, sa présidente, fille de Robert, l'ancien ministre de la Justice, et nièce de John Fitzgerald Kennedy, a mené fin 2012 une mission très médiatisée dans les « Provinces du Sud », dont elle a tiré un rapport sévère. « Elle a aujourd'hui bien plus d'influence auprès de John Kerry [le nouveau secrétaire d'État américain]. Il y a là-dedans le poids de la dynastie, la culpabilité des démocrates », note perfidement un responsable marocain.
On peut aussi voir dans cette passe d’armes entre Rabat et Washington une conséquence du bras de fer engagé par le Maroc autour du « cas » Christopher Ross. Récusé par Rabat, ce haut diplomate américain a finalement été maintenu dans ses fonctions d'envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies pour le Sahara occidental. Une façon de rendre la monnaie de sa pièce au royaume.
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