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dimanche 21 juillet 2013

Le SOS de Malala à l'ONU, la jeune fille la plus courageuse du monde


Elle a lancé vendredi un appel à l’éducation et à la tolérance

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le 15/7/2013 
 
 
 La jeune Pakistanaise Malala Yousufzai à l’ONU vendredi dernier.
| © D. R.
La jeune Pakistanaise Malala Yousufzai à l’ONU vendredi dernier.
 

Malala a été atteinte d’une balle à la tête lors d’une attaque des talibans contre l’autocar scolaire qui la transportait, le 9 octobre 2012, dans la vallée de Swat.

La jeune Pakistanaise Malala Yousufzai a lancé, vendredi à l’ONU, un vibrant appel à l’éducation pour tous et à la tolérance, affirmant qu’elle ne se laisserait pas intimider par les talibans qui ont cherché à l’assassiner. Les talibans «pensaient qu’une balle pourrait nous réduire au silence, mais ils ont échoué», a déclaré d’une voix ferme l’adolescente rescapée, il y a près d’un an, d’un attentat.
«Et du silence sont sorties des milliers de voix.» «Aujourd’hui n’est pas le jour de Malala, c’est le jour de toutes les femmes, de tous les garçons et de toutes les filles qui ont élevé la voix pour défendre leurs droits», a affirmé la frêle jeune fille qui fêtait vendredi son 16e anniversaire.
Il s’agissait du premier discours en public de Malala depuis qu’elle est sortie de l’hôpital de Birmingham (centre de l’Angleterre) en février. Malala a été atteinte d’une balle à la tête lors d’une attaque des talibans contre l’autocar scolaire qui la transportait, le 9 octobre 2012, dans la vallée de Swat.
Les talibans voulaient la punir de son engagement en faveur du droit des jeunes filles à aller à l’école. Devenue une icône de la résistance aux talibans, l’adolescente est en lice, cette année, pour le prix Nobel de la paix.
Malala a remis à l’ONU une pétition diffusée par internet et signée, selon Gordon Brown, par 4 millions de personnes. Elle demande aux 193 pays membres de «s’engager à financer écoles, enseignants et livres» et à mettre fin à l’exploitation des enfants «afin de tenir, d’ici à 2015, la promesse d’envoyer chaque garçon et chaque fille à l’école».
«Les talibans voulaient nous réduire au silence»
Lors de son intervention répercutée par des télévisions du monde entier, Malala Yousufzai a affirmé «ne pas même détester le taliban» qui lui a tiré dessus et a prôné des idéaux de compassion et de non-violence, se réclamant de l’héritage de Gandhi, Nelson Mandela ou encore Martin Luther King. «Je ne suis pas ici pour parler de revanche personnelle contre les talibans (...), je suis ici pour défendre le droit à l’éducation pour tous les enfants (…). Les extrémistes font un mauvais usage de l’islam (…) pour leur gain personnel» alors que «c’est une religion de paix et de fraternité», a-t-elle affirmé. Dans la foulée, elle a appelé «les dirigeants mondiaux à changer de stratégie politique pour promouvoir la paix et la prospérité» et a invité «nos sœurs de par le monde à être courageuses et à trouver en elles-mêmes la force de réaliser tout leur potentiel». «Menons le combat contre l’analphabétisme, la pauvreté et le terrorisme. Nos livres et nos crayons sont nos meilleures armes», a-t-elle conclu.
«L’éducation est l’unique solution, l’éducation d’abord.» La tête couverte d’un châle rose – ayant appartenu, a-t-elle dit, à Benazir Bhutto – elle a été longuement applaudie par le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, l’ancien Premier ministre britannique, Gordon Brown, envoyé spécial de l’ONU pour l’éducation, et plusieurs centaines de jeunes.L’ancien Premier ministre britannique l’a présentée comme «la jeune fille la plus courageuse du monde» et lui a souhaité «un joyeux anniversaire», tandis que Ban Ki-moon saluait «Malala, notre héroïne, notre championne» et la félicitait de son «message fort d’espoir et de dignité».
«Ce dont les terroristes ont le plus peur, c’est que les jeunes soient éduqués, que les filles soient éduquées», a-t-il expliqué. Il a rappelé que plus de 57 millions d’enfants n’avaient pas la chance d’aller à l’école primaire. «La plupart sont des filles et la moitié vivent dans des pays en conflit.» Rappelant les récentes attaques contre des établissements scolaires au Pakistan ou au Nigeria, il a affirmé que les écoles devaient être «des refuges pour tous les enfants, filles et garçons».
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Ban Ki-moon donne une leçon d'éducation à El Ouafa

Par Sophia Akhmisse (Twitter) 15/07/2013
A l'occasion de la "Journée Malala" pour l'éducation des jeunes filles, les Nations unies ont rendu hommage à une jeune marocaine "humiliée en classe", il y a quelques semaines, par le ministre de l'Education nationale.
"Ban Ki-moon rend hommage à la marocaine humiliée par El Ouafa", titre à sa Une Al Ittihad Al Ichtiraki daté de ce lundi 15 juillet. Rappelez-vous, il y a quelques semaines, "une étudiante marocaine, Raouia, a été humiliée par le ministre de l’Education nationale, Mohamed El Ouafa, devant ses camarades de classe à Marrakech". Le ministre aurait déclaré à la jeune fille : "Tout ce qu’il te faut, c’est un homme", rappelle le quotidien de l'USFP, parti de l'opposition. Cette offense n'est pas passée inaperçue. Vendredi dernier, le secrétaire général des Nations unies et l’envoyé spécial de l’ONU pour l’Education (Unesco) ont rendu hommage à la jeune Raouia pour sa témérité à poursuivre ses études malgré le choc psychologique qu’elle a subi.
 

Un acte lourd de conséquences

L’hommage rendu à l’occasion de la "Journée Malala" a eu lieu au siège de l’Unesco lors d’une cérémonie organisée notamment en présence de l’ancien Premier ministre britannique, Gordon Brown, et de plus de 500 jeunes étudiants représentant plusieurs pays. La "Journée Malala" coïncide avec l’anniversaire de cette jeune adolescente pakistanaise qui a survécu à un attentat perpétré par les talibans. La "Journée Malala" a été l’occasion pour l’organisation onusienne de mettre en avant les efforts de jeunes filles à travers le monde qui poursuivent leurs études malgré les difficultés auxquelles elles sont confrontées.

Malheureusement, cette phrase lâchée par El Ouafa restera gravée dans les annales de l'ONU et de l'Unesco. Son acte ne donne pas une bonne image à la communauté internationale quant à l'engagement du Maroc à assurer à ses enfants toutes les conditions pour suivre leur scolarité. El Ouafa doit des excuses à la jeune Raouia.

jeudi 27 décembre 2012

« La promotion des droits des femmes doit se faire graduellement » selon Benkirane

La dernière comparution de Benkirane au parlement a été réservée aux femmes. A l’exception des députées du PJD, les groupes ont quasiment tous pointé du doigt l’absence d’une politique claire du gouvernement sur ce dossier. 
Hier à la Chambre des représentants, la condition de la femme et les violences conjugales étaient au cœur de la séance mensuelle des questions de politiques générales. Un sujet sur lequel le gouvernement n’est guère à l’aise, la présence d’une seule ministre en est bien la cause. Associations, partis politiques, y compris de la majorité, sont tous unanimes pour décrier cette injustice, contraire à l’article 19 de la constitution qui appelle l’État marocain à œuvrer « à la réalisation de la parité entre les hommes et les femmes. Il est créé, à cet effet, une Autorité pour la parité et la lutte contre toutes formes de discrimination. » Une instance qui attend, encore, de voir le jour.
Parfaitement conscient que son équipe n’a rien entrepris, jusqu’à présent, pour améliorer les conditions de la femme, Abdelilah Benkirane a commencé par lire une réponse écrite au cours de laquelle, il a effectué un voyage dans le temps, faisant d’abord une escale en 2004 pour parler de l’adoption d’un nouveau code de la famille puis en 2007, l’année qui a connu la réforme autorisant la femme marocaine à octroyer sa nationalité à ses enfants de père étranger.
Quant à l’avenir, le chef de l’exécutif a été contraint encore une fois de puiser dans la déclaration de son gouvernement, de janvier 2012, afin de réitérer que son équipe s’est engagée, durant son mandat, à prendre 17 mesures d’appui à l’égalité entre les hommes et les femmes. Benkirane a rappelé le plan d’action « Ikram » lancé par le département de Bassima Hakkaoui. Un projet qui a fait table rase de toutes les actions entreprises par les gouvernements précédents.

Benkirane contre son ministre de l’Education nationale
Une fois éloigné des réponses que ses conseillers lui ont préparées, Benkirane commence par déraper. Florilège. Sur la présence d’une seule femme dans son gouvernement, il renvoie la balle aux partis politiques qui ne lui ont pas présenté des candidates.
Sur la parité, il rappelle aux députées que si elles sont au parlement c’est grâce à la liste nationale (60 sièges), soulignant que sur 335 élus, issus des listes locales, seules figurent 7 femmes. Et de lancer aux députées «la promotion des droits des femmes doit se faire graduellement». Une opération qui, selon lui, « requiert discernement et maturité » afin de préserver l'union de la famille marocaine.
Interpellé sur l’absence de nouvelles femmes dans la liste des walis et gouverneurs, Benkirane a brandi la carte du manque de profils féminin adéquat pour exercer ce genre de fonctions. Et il a avancé le même argument pour l’absence totale de femmes consuls nommées par le département des Affaires étrangères. Des réponses n’ont pas convaincu les députées.
Saisissant une intervention d’une députée du PAM sur les conditions des jeunes femmes enseignantes affectées dans des régions lointaines, Benkirane a enjoint son ministre de l’Education nationale, l’istiqlalien Mohamed El Ouafa, de mettre un terme à ces nominations. Et de l’appeler à appliquer le principe de la discrimination positive.
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Violence contre les femmes Benkirane charge le HCP
Le taux des femmes violentées jugé irréaliste
Il a appelé l’opposition à faire preuve de patience
L’opposition déplore le retard dans la mise en place des instances constitutionnelles 
Violence contre les femmes Benkirane charge le HCP     Lors de son passage devant la Chambre des représentants, Abdelilah Benkirane n’a pas hésité à titiller les femmes en avançant qu’en «vertu des chiffres du HCP, il y aurait certainement parmi elles des femmes battues» 

  
Interpellé sur le bilan de son équipe au niveau de la promotion des droits de la femme lors de la séance mensuelle des questions sur les politiques publiques lundi dernier à Rabat, Abdelilah Benkirane n’a pas été convaincant. Il s’est contenté de rappeler des initiatives lancées par ses prédécesseurs suite à des instructions royales, ou encore des mesures prévues dans la Constitution ou dans le programme gouvernemental, mais qui sont restées lettre morte. C’est pour cela que majorité et opposition ont critiqué l’intervention de Benkirane et ont affiché leur volonté de savoir clairement «quand et comment le gouvernement compte concrétiser sa stratégie pour la promotion de la situation de la femme». Des députés de l’opposition, à l’image de Rachida Benmassaoud de l’USFP, ont critiqué l’approche du gouvernement, qui «agit plus en réactions qu’à travers des initiatives volontaristes». Or, pour le Chef du gouvernement, «la Constitution a incité à tendre progressivement vers la parité». Il s’en est pris aux députés de certains partis ayant conduit ou participé aux gouvernements précédents. «Vous ne pouvez pas me réclamer de tout résoudre dans une courte période, alors que vous n’avez pas réussi à régler ces problèmes lorsque vous étiez au gouvernement. Je ne suis pas en train de vous juger, mais je vous demande d’être patients», a-t-il lancé. Benkirane a été également interpellé sur la question de la violence à l’égard des femmes. Les députés ont estimé qu’en dépit des stratégies nationales de lutte contre cette forme de violence, les statistiques n’ont cessé d’augmenter. Au point où les derniers chiffres du Haut commissariat au plan (HCP) parlent de près de 60% de femmes violentées. Un chiffre que Benkirane a qualifié «d’irréaliste». Selon lui, «il y aurait eu certainement une erreur dans le calcul, car je crois que c’est exagéré même s’il s’agit d’un échantillon». Le Chef du gouvernement n’a pas hésité à titiller les députées en estimant qu’en «vertu de ces statistiques, il y aurait certainement parmi elles des femmes battues». De son côté, Bouchra Berjal, députée UC, a interpellé Benkirane sur ce qu’elle a qualifié de violence politique. Elle faisait allusion à «la privation des femmes de l’accès aux portefeuilles ministériels et aux hautes fonctions». En effet, plusieurs parlementaires ont critiqué la quasi-absence des femmes dans les nominations des gouverneurs mais aussi des consuls, après que le Chef du gouvernement avait promis de se rattraper suite à la nomination d’une seule femme dans l’équipe gouvernementale. Or, pour Benkirane, «il n’est pas raisonnable de nommer des femmes dans des postes de responsabilité uniquement pour plaire aux parlementaires. Ces femmes doivent d’abord faire leurs preuves ailleurs, notamment au sein des structures des partis, avant d’accéder aux hautes fonctions» (voir notre édition du 25 décembre). «Nous devons savoir que nous sommes au début du traitement de cette problématique, et nous devons éviter les spéculations et coopérer pour dépasser cette situation», a-t-il ajouté. Un constat que ne semblent pas partager les partis de l’opposition qui ont considéré qu’il «ne s’agit pas du début du processus, puisqu’il y a un cumul sur lequel nous devons capitaliser». Globalement, les partis de l’opposition ont considéré que les statistiques sur la violence à l’égard des femmes doit pousser l’Exécutif à «chercher des solutions innovantes pour mettre fin à cette pratique». Les députés ont été unanimes à déplorer le retard enregistré au niveau de la mise en place de certaines instances comme celle relative à la parité et la lutte contre la discrimination. De son côté, Benkirane a considéré que «la lutte contre la violence à l’égard des femmes nécessite l’adoption de mesures préventives reposant sur une culture de droits, la révision de l’arsenal juridique et son application rigoureuse».
Quid de Amina Filali
Le mariage des mineures était également au cœur des débats autour de la promotion de la situation de la femme. Sur ce point, le Chef du gouvernement a promis de prendre des mesures interdisant aux magistrats de statuer sur les mariages des mineures de moins de 15 ans. «Ces mariages seront interdits», a-t-il affirmé. Rappelant l’affaire de Amina Filali, Benkirane a souligné que «la défunte ne s’était pas suicidée suite à son mariage avec son violeur, mais plutôt parce qu’elle a été maltraitée par la famille de l’époux». Il a annoncé que l’article 475 du Code pénal sera supprimé pour mettre fin à cette problématique.


mercredi 5 décembre 2012

Oum Hamza » et les carabistouilles de Benkirane


Par Salah Elayoubi, demainonline

Oum Hamza
On ne compte plus les déclarations indignes des membres du gouvernement marocain sur l’une ou l’autre des problématiques de notre pays. C’est dans l’absence de vision politique et de tout  projet sociétal qu’il faut rechercher une explication à cette cacophonie digne d’une clownerie grandguignolesque.
On se souvient de Bassima Hakkaoui,  pourtant ministre de la Solidarité, de la Femme, de la Famille et du Développement social, bottant lamentablement en touche, sur le dossier de l’avortement ou encore de sa sortie sur le drame des enfants de la rue, qu’elle imputait aux matchs de foot agissant comme un aimant, dans la capitale économique,  face à un journaliste d’El Jazeera stupéfait. Mais qu’attendre de cette femme résignée qui ne s’est jamais, au moins étonnée, sinon offusquée,  de sa solitude dans le gouvernement, au milieu de tous ces hommes qui, même sur la photo officielle n’ont même pas eu l’élégance de lui céder une place au premier rang.
Que dire de Mohamed El Ouafa, pitoyable ministre de l’éducation nationale, cumulant  les bourdes, entre déclaration sotte, relevant de la pure fanfaronnade, sur le système scolaire américain et suggestion libidineuse à peine voilée, à son vis-à-vis, cette écolière qu’il a invitée à se trouver un mari.
Mustapha Ramid, en bon ministre, en charge de l’injustice, est passé, pour ce qui le concerne,  du « Forum de la dignité »,  aux déclarations indignes, en affirmant qu’il n’y avait pas de prisonniers politiques au Maroc. Une insulte à l’intelligence de ses semblables qui n’ignorent pas que les marocains qui ont été condamnés par des juges aux ordres, l’avaient été pour s’être s’occupés de politique, depuis que leurs politiques s’étaient mis en tête de  se préoccuper d’enrichissement, de fructifications de comptes bancaires, de primes, d’acquisitions  immobilières, de limousines, et pour être tout à fait vulgaire, de « flouss » !
Chaque semaine amène sa moisson de perles, dont la dernière et pas des moindres, est celle du Premier de nos ministres, qui, pour justifier la répression des mouvements de protestations pacifiques  qui émaillent chaque jour les rues de nos villes, n’a rien imaginé mieux qu’imputer les violences à des manifestants, dont il prétend qu’ils sont armés de gourdins et de coutelas, infligeant le plus lourd bilan qu’une police puisse subir en terme de blessures, tous pays confondus ! Une autre de ces énormités auxquelles nous a habitués Benkirane.*
Ce sont les images qui se chargent de traduire la réalité et d’infirmer les propos du chef du gouvernement.  Les policiers qui s’équipaient, au début du mouvement du vingt février de protections anti-émeutes (boucliers, genouillères, coudières, casques et visières), ne prennent même plus cette précaution, pour s’attaquer aux militants dont ils connaissent le pacifisme.
Autant dire que les interventions relèvent de la promenade de santé pour des policiers qui,  non content de matraquer les citoyens, les dévalisent, les cambriolent, les rançonnent et les détroussent.

C’est à celle qu’on surnomme désormais « Oum Hamza »
que l’on doit la meilleure réponse au chef du gouvernement marocain.
Celle qui hante les manifestations du vingt février, en compagnie de ses trois fils, membres du mouvement,  raconte comment elle a été violemment extirpée du taxi qui l’emmenait à l’hôpital, s’enquérir de la santé son fils Hamza, blessé à la tête, au cours de la charge policière de dimanche.  Elle explique la violence gratuite des forces de l’ordre, les insultes les menaces et par-dessus tout, l’utilisation de barres de fer et d’outils tranchants contre les manifestants pacifiques !
Ce n’est pas la première fois que la dame apparaît sur une vidéo. Lors du faux procès intenté à ses fils, Hamza, Yassine et Mahjoub HEDDI,  pour de prétendus outrages à fonctionnaires dans l’exercice de leurs fonctions et d’entrave à l’action de la justice, elle était apparue, au bord de l’apoplexie après la condamnation de deux d’entre eux à trois et six mois de prison. Depuis, on l’a revue haranguer les vingt févriétistes au cours d’un meeting restreint. Elle semble avoir rôdé et politisé son discours depuis. Et même si ce dernier reste basique, il n’en est pas moins frappé du coin du bon sens.
Ce dimanche 2 décembre, face à autant de violences policières gratuites, indignée, elle s’est interrogée si «…. nous ne serions face à une bande de malfaiteurs ou à une mafia ?», avant de faire mine de s’adresser aux policiers, en fixant sévèrement l’objectif de la caméra :
-          « Le peuple serait-il devenu l’ennemi, votre ennemi ? »
Ce ne sont pas tant les carabistouilles, les facéties ou les mensonges de Benkirane et son équipe, que l’indigence de la réponse qu’ils apportent aux revendications légitimes du peuple marocain qui est révoltante. Quant aux brutalités qui l’accompagnent, elles ne sont jamais que le miroir de l’impuissance du makhzen à contenir la colère populaire qui gronde depuis bien trop longtemps !
« Oum Hamza » peut donc éructer et épousseter ses deux mains, avec cette mise en garde sans frais, en forme de prophétie, aux responsables de la tragédie marocaine, au moment même où le deuxième round du printemps arabe vient de sonner pour les barbus de Tunisie et ceux d’ Egypte :
-          « Prenez bien garde au jour où le peuple descendra en masse dans la rue ! Ce jour-là, vous serez finis ! »

http://youtu.be/FXdT19rXPos
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* Humour :

Le respect des droits de l’Homme, "un choix irréversible" au Maroc

30 /11/2012



Le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane a assuré vendredi au Parlement que le respect des droits de l’Homme au Maroc était « un choix irréversible », en réaction à des critiques de députés évoquant de récentes violations de la part des pouvoirs publics. »Le respect des droits de l’Homme au Maroc est un choix irréversible », a déclaré M. Benkirane lors de la séance mensuelle consacrée aux questions sur la politique générale. »Le gouvernement reste vigoureusement attaché à la sauvegarde » de ces droits, a-t-il ajouté, affirmant, entre autres, que la presse exerçait « en toute liberté son métier ».Le chef du gouvernement répondait à des députés de l’opposition, notamment du Parti authenticité et modernité (PAM), qui venaient d’énumérer de « récents » cas d’atteinte aux libertés, selon eux.La presse « lance régulièrement des attaques infondées contre le gouvernement et, en dépit de cela, ce dernier ne réagit pas », a estimé Abdelilah Benkirane, ajoutant par ailleurs que les ONG marocaines pouvaient travailler « en toute liberté » sur le terrain.Le droit de rassemblement, a-t-il poursuivi, est assuré puisque plus de 17.000 manifestations ayant regroupé un total de près d’un million de personnes ont eu lieu en 2012 dans le royaume.M. Benkirane a défendu l’action de la police, alors que les manifestations de diplômés chômeurs ou du mouvement du 20-Février sont parfois dispersées par la force. »La dispersion par la police de rassemblements (non autorisés) se fait lorsque la circulation sur la voie publique est perturbée ou l’ordre public menacé », a-t-il fait valoir, jugeant que cela se passait « ainsi dans (tous) les pays du monde ».
 http://www.1001infos.net/maroc/le-respect-des-droits-de-lhomme-un-choix-irreversible-au-maroc.html





Trouble sur la voie publique !