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samedi 6 août 2016

Au Maroc, les viols représentent 6% de l'ensemble des cas de violences faites aux femmes





VIOLENCES - Le premier rapport annuel relatif à la violence faite aux femmes (2015) a révélé que les taux de la violence physique demeurent les plus élevés par rapport aux autres formes de violence et que les femmes âgées entre 18 et 45 ans sont les plus vulnérables à la violence sous toutes ses formes. 

Le rapport, présenté vendredi lors d'une rencontre présidée par la ministre de la Solidarité, de la Femme, de la Famille et du Développement social, Mme Bassima Hakkaoui, souligne que sur le plan de la ventilation géographique de la violence, les données font ressortir que les milieux urbains connaissent une hausse significative de la violence à l'égard des femmes par rapport aux milieux ruraux. 

vendredi 19 février 2016

Maroc: Human Rights Watch appelle à renforcer les lois contre les violences domestiques




VIOLENCES 
 Près de deux femmes sur trois sont victimes de violences domestiques au Maroc, qu'elles soient physiques, psychologiques, sexuelles ou économiques. Partant de ce constat établi en 2009 par le Haut-Commissariat au plan, l'ONG Human Rights Watch (HRW) a adressé une lettre lundi 15 février au gouvernement marocain, appelant à renforcer l'arsenal juridique contre les violences domestiques faites aux femmes.
L'ONG de défense des droits humains, qui a mené une enquête au Maroc en septembre 2015 auprès de 20 femmes qui avaient subi des violences domestiques, a ainsi émis une série de recommandations au gouvernement marocain, et plus particulièrement à la ministre de la Solidarité, de la femme, de la famille et du développement social Bassima Hakkaoui, et au ministre de la Justice et des libertés Mustapha Ramid.

"La police m'a dit: on ne peut rien faire pour vous"
Si l'ONG "se félicite de l'engagement pris par le gouvernement marocain en faveur de l'égalité entre les femmes et les hommes et de l’élimination des violences contre les femmes", elle note plusieurs insuffisances dans la législation actuelle, qui jouent en défaveur des victimes de violences.
la police, aux procureurs ni aux juges d’instruction concernant leurs obligations dans des affaires de violence domestique. Ceci contribue à des pratiques incohérentes et problématiques de certaines autorités", indique HRW dans son rapport.
Ainsi, parmi les témoignages recueillis par l'ONG, beaucoup de femmes "ont déclaré que les policiers avaient refusé d’enregistrer leurs dépositions, n’avaient pas enquêté et avaient refusé de procéder à l’arrestation des agresseurs présumés même lorsque les procureurs le leur avaient ordonné".
C'est le cas de Jihan (pseudonyme), 18 ans, qui a raconté à Human Rights Watch avoir été battue et étranglée par son mari jusqu’à ce qu’elle perde connaissance. "Je me suis réveillée et je me trouvais dans la rue, en pyjama", a-t-elle expliqué. "Je me suis rendue à la police. Ils m’ont dit: 'On ne peut rien faire pour vous' Je leur ai dit que mon mari ne voudrait pas me laisser rentrer à la maison. Ils l’ont appelé mais il a répondu 'c’est un mauvais numéro'". Elle s'est alors réfugiée chez sa soeur mais son mari l’a retrouvée et ramenée chez elle.
Flou pénal
Pour l'ONG, il est urgent que le code pénal marocain définisse plus spécifiquement la violence domestique, selon les recommandations de l'ONU. Car si le code pénal contient "quelques dispositions accordant des peines plus sévères si la victime est un conjoint ou un membre de la famille, notamment pour les crimes d'empoisonnement ou d'agression", certaines violences comme le viol conjugal ne sont pas expressément pénalisées.
 "Les références minimales à la violence domestique dans le code pénal sont loin des exigences du droit international des droits humains", pointe Human Rights Watch. Certaines dispositions du projet de réforme du code pénal restent cependant encourageantes, comme des sanctions supplémentaires si la personne reconnue coupable de certains crimes est un conjoint. Mais elles restent "trop étroites en termes de champ d'application", laissant par exemple de côté les ex-conjointes.
Pire encore, certaines modifications proposées au code pénal aggraveraient les choses selon HRW. C'est le cas du projet de changement de l'article 420 qui vise à réduire les peines pour les criminels dans les cas de violence faites par tout membre de la famille contre un autre membre ayant eu des rapports sexuels illicites.

Sensibilisation
Au-delà de la législation, l'ONG demande également une série de mesures de prévention, passant notamment par des campagnes de sensibilisation, ainsi qu'une meilleure prise en charge des victimes de violences domestiques, via la mise en place de refuges, de services de santé et psychosociaux adaptés, ou de conseils juridiques et lignes d’appel d’urgence.
Selon une étude du HCP menée en 2011, seuls 3% des cas de violences conjugales sont rapportés à une autorité compétente (contre 17,4% pour les violences survenues dans les lieux publics). Une plainte sur quatre contre la violence conjugale finit par l'établissement d'un procès-verbal et 38% par la conciliation entre les conjoints et la renonciation à la poursuite. Seulement 1,3% des auteurs sont arrêtés et 1,8% sont inculpés suite aux plaintes déposées.
LIRE AUSSI:

dimanche 13 décembre 2015

Maroc : Plus de 38 000 cas de violence à l’égard des femmes enregistrés en 2014



  • Jeudi, 10/12/2015

    Plus de 38 mille cas de violence à l’égard des femmes enregistrés en 2014 (Observatoire) Tanger – Quelque 38.318 cas de violence ont été enregistrés en 2014 au Maroc, dont 14.400 cas ont subi des “violences psychologiques”, 8.743 cas de “violence physique”, 1.770 cas de “violence juridique”, 12.561 cas de “violence économique” et 844 cas de “violence sexuelle”, selon le 7ème rapport annuel de l’Observateur marocain des violences faites aux femmes “Oyoune Nissaiya”, dévoilé jeudi à Tanger.
Younes Benkirane
Soit 105 cas de violence PAR JOUR à l'égard des femmes, dont 24 de violence physique, et 3 viols. PAR JOUR ! Une honte.

samedi 28 novembre 2015

Les chiffres alarmants des violences faites aux femmes au Maroc



 |  Par Solène Paillard, 26/11/2015
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ÉGALITÉ - En matière de lutte contre les violences faites aux femmes, des progrès notables ont été enregistrés mais de nombreux défis demeurent.
Tel est le constat émis par Leila Rhiwi, représentante du bureau multi-pays de l’ONU Femmes pour le Maghreb à l'occasion de la Journée mondiale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes tenue mercredi 25 novembre, au moment où un sit-in était organisé par plusieurs associations féministes devant le Parlement à Rabat.
Parmi les axes d'amélioration, "la promotion de l'accès des femmes à la justice, la lutte contre l'impunité des auteurs de violences, la mise en place d'une politique préventive (…) et une remise en question des modèles comportementaux masculins", a énuméré Leila Rhiwi.

Des chiffres qui inquiètent
Dévoilés par la Fédération de la ligue démocratique des droits des femmes (FLDDF), les chiffres des violences faites aux femmes pour l’année 2014 sont alarmants: l’association a enregistré 2.472 plaintes et 8.432 actes de violences. Parmi elles, la violence psychologique (insultes, critiques permanentes, humiliation...) est prépondérante, totalisant 47 % des cas.
Vient ensuite la violence économique (confiscation du salaire, des documents administratifs ou encore le non-versement des pensions alimentaires) avec 27 % et la violence physique, 15 %. Enfin, la violence juridique, qui englobe notamment le mariage des mineurs et la polygamie (7 %) et la violence sexuelle (4 %).

"En revanche, nous n’avons pas connaissance du nombre de femmes qui décèdent sous les coups de leur mari pour deux raisons : d’une part, certains meurtres ont été fait passer pour des suicides, d’autre part, le ministère de la Justice refuse de nous fournir les chiffres alors que la Constitution nous garantit formellement le droit à l’information", dénonce Fouzia Assouli, présidente de la Fédération de la ligue démocratique des droits des femmes (FLDDF), contactée par le HuffPost Maroc.

La loi du silence
Au sein du couple, plus de 6 Marocaines sur 10 ont été victimes de violences conjugales, soit un peu plus de 6 millions de femmes. Autre chiffre parlant: seulement 3 % des femmes osent porter plainte et à peine 1 % des hommes coupables de violences sont poursuivis pénalement, d'après les résultats de l’enquête nationale sur la prévalence de la violence à l’égard des femmes pour l’année 2010, publiés par le Haut commissariat au plan (HCP).

Que dit la loi?
Initié en 2013, le projet de loi contre la violence faite aux femmes "ne traite pas la violence conjugale en tant que telle, mais comme une violence parmi d'autres. Il fait par exemple la confusion entre la violence à l’égard des femmes et celle dont sont victimes les enfants. Ce sont deux choses totalement différentes que le gouvernement n’a pas prises en compte", fustige Fouzia Assouli. Sans compter que la question du viol conjugal et de la prostitution n’a pas été soulevée par ce projet de loi. Présenté en novembre 2013, ce texte n’a d’ailleurs toujours pas été examiné par le Secrétariat général du gouvernement.
D'autres projets de loi visant à criminaliser le harcèlement sexuel ont du reste été présentés ces dix dernières années, mais restent souvent bloqués.
"Aucun des projets déposés depuis 2006 n’a été adopté jusqu’à aujourd’hui, et il y a un flou total sur la question du harcèlement sexuel", avait récemment indiqué au HuffPost Maroc Nouzka Skalli, ancienne ministre du Développement social, de la famille et de la solidarité reconnue pour son combat pour l’émancipation des femmes au Maroc.
"Une interprétation religieuse"
Fouzia Assouli déplore des lacunes en termes de formation auprès des autorités publiques et des assistantes sociales. "La sensibilisation ne se fait pas seulement à travers les médias. C’est la société toute entière qui doit être informée", préconise-t-elle. Des carences qui renforcent une mentalité patriarcale: "Il y a des blocages auprès des décideurs sur l’évolution des rapports homme-femme, comme dans d’autres pays. Sauf qu’au Maroc, nous peinons énormément à faire évoluer ces positions", souligne Nouzka Skalli.

L’approche des droits humains censée être privilégiée par la justice est substituée à une "interprétation religieuse" des violences faites aux femmes, déplore encore Fouzia Assouli de la FLDDF. "Elles ne sont pas considérées comme une atteinte à l’intégrité physique et psychique, mais comme une violation des mœurs. Quand on viole une femme par exemple, c’est avant tout le vœu de chasteté que l’on entache, et non la dignité de la personne. Il s’agit d’une conception très conservatrice."
LIRE AUSSI:

jeudi 5 décembre 2013

Titres des articles parus sur http://blogspot.com du 24 au 30 novembre 2013.



 Par solidarité Maroc, 30/11/2013



  • dimanche 21 juillet 2013

    Maroc : Amnesty International demande à Juan Carlos de parler de des droits de l’homme lors de sa visite





    Par Yabiladi 13/07/2013
    Juan Carlos et Mohamed6
    A l’occasion de la visite officielle de Juan Carlos le 15 et 17 juillet au Maroc, Amnesty International publie un communiqué où elle demande au roi d’aborder le sujet des droits de l’homme lors de sa visite au Maroc. Dans son communiqué, l’ONG soulève trois questions fondamentales concernant le Maroc, à savoir la question du Sahara et du non respect des droits de l’homme, la répression des journalistes ainsi que la violence à l’encontre des femmes. 

     Comme presque chaque année, AI dénonce les abus commis au Sahara et « l’opacité » qui règne dans les camps de Tindouf, « l'usage excessif de la force contre les Sahraouis, la torture et les restrictions sur les libertés d'expression, de réunion et d'association ». Une autre question préoccupe l’organisation. Il s’agit de « l'usage excessif de la force » de la police à l’encontre des manifestants pour disperser ou empêcher les manifestations. « L’intervention des forces de l’ordre dans les manifestations marocaines ne répond pas aux normes internationales », explique l’ONG.
    Amnesty International exprime également ses préoccupations face au mauvais traitement que subissent les journalistes et autres détracteurs de la monarchie, déplore la situation des femmes et appelle à une « réforme du code pénal afin de changer la définition du mot « viol ». Elle appelle également à la « dépénalisation des relations sexuelles entre adultes consentants ».
    Les droits de l'homme face aux intérêts commerciaux
    En outre, l'organisation a « rappelé » au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, José Manuel García-Margallo que « la crise économique ne doit pas être une excuse pour que la politique étrangère espagnole soit exclusivement orientée vers la recherche d’accords commerciaux et de nouveaux investissements. Les droits de l’homme doivent être au centre de nos préoccupations à tous ».
    Ce n’est pas la première fois que l’ONG met en garde contre le non respect des droits de l’homme au Maroc. Depuis plusieurs années, AI réclame un « suivi » des droits de l’homme au Maroc, particulièrement au Sahara et dans les camps de réfugiés de Tindouf.
    En mai dernier déjà, AI avait publié son rapport annuel sur les droits de l’homme dans le monde où il était demandé au Maroc d’ouvrir une enquête sur des allégations de torture au Sahara. Le ministère de l’intérieur avait réagi. Il a jugé que le rapport de l’ONG manquait d’objectivité et qu’ « elle (l'organisation) aurait pu d'ailleurs obtenir les éléments d'information auprès des autorités marocaines, préalablement à toute prise de position ou publication d'un quelconque communiqué ».










    Maroc : Amnesty International demande à Juan Carlos de parler des droits de l’homme lors de sa visite
    (Yabiladi 13/07/2013 - 11:06)
    Juan Carlos et Mohamed6
    A l’occasion de la visite officielle de Juan Carlos le 15 et 17 juillet au Maroc, Amnesty International publie un communiqué où elle demande au roi d’aborder le sujet des droits de l’homme lors de sa visite au Maroc. Dans son communiqué, l’ONG soulève trois questions fondamentales concernant le Maroc, à savoir la question du Sahara et du non respect des droits de l’homme, la répression des journalistes ainsi que la violence à l’encontre des femmes. Comme presque chaque année, AI dénonce les abus commis au Sahara et « l’opacité » qui règne dans les camps de Tindouf, « l'usage excessif de la force contre les sahraouis, la torture et les restrictions sur les libertés d'expression, de réunion et d'association ». Une autre question préoccupe l’organisation. Il s’agit de « l'usage excessif de la force » de la police à l’encontre des manifestants pour disperser ou empêcher les manifestations. « L’intervention des forces de l’ordre dans les manifestations marocaines ne répond pas aux normes internationales », explique l’ONG.
    Amnesty International exprime également ses préoccupations face au mauvais traitement que subissent les journalistes et autres détracteurs de la monarchie, déplore la situation des femmes et appelle à une « réforme du code pénal afin de changer la définition du mot « viol ». Elle appelle également à la « dépénalisation des relations sexuelles entre adultes consentants ».
    Les droits de l'homme face aux intérêts commerciaux
    En outre, l'organisation a « rappelé » au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, José Manuel García-Margallo que « la crise économique ne doit pas être une excuse pour que la politique étrangère espagnole soit exclusivement orientée vers la recherche d’accords commerciaux et de nouveaux investissements. Les droits de l’homme doivent être au centre de nos préoccupations à tous ».
    Ce n’est pas la première fois que l’ONG met en garde contre le non respect des droits de l’homme au Maroc. Depuis plusieurs années, AI réclame un « suivi » des droits de l’homme au Maroc, particulièrement au Sahara et dans les camps de réfugiés de Tindouf.
    En mai dernier déjà, AI avait publié son rapport annuel sur les droits de l’homme dans le monde où il était demandé au Maroc d’ouvrir une enquête sur des allégations de torture au Sahara. Le ministère de l’intérieur avait réagi. Il a jugé que le rapport de l’ONG manquait d’objectivité et qu’ « elle (l'organisation) aurait pu d'ailleurs obtenir les éléments d'information auprès des autorités marocaines, préalablement à toute prise de position ou publication d'un quelconque communiqué ».



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    (Yabiladi 13/07/2013 - 11:06)
    Juan Carlos et Mohamed6
    A l’occasion de la visite officielle de Juan Carlos le 15 et 17 juillet au Maroc, Amnesty International publie un communiqué où elle demande au roi d’aborder le sujet des droits de l’homme lors de sa visite au Maroc. Dans son communiqué, l’ONG soulève trois questions fondamentales concernant le Maroc, à savoir la question du Sahara et du non respect des droits de l’homme, la répression des journalistes ainsi que la violence à l’encontre des femmes. Comme presque chaque année, AI dénonce les abus commis au Sahara et « l’opacité » qui règne dans les camps de Tindouf, « l'usage excessif de la force contre les sahraouis, la torture et les restrictions sur les libertés d'expression, de réunion et d'association ». Une autre question préoccupe l’organisation. Il s’agit de « l'usage excessif de la force » de la police à l’encontre des manifestants pour disperser ou empêcher les manifestations. « L’intervention des forces de l’ordre dans les manifestations marocaines ne répond pas aux normes internationales », explique l’ONG.
    Amnesty International exprime également ses préoccupations face au mauvais traitement que subissent les journalistes et autres détracteurs de la monarchie, déplore la situation des femmes et appelle à une « réforme du code pénal afin de changer la définition du mot « viol ». Elle appelle également à la « dépénalisation des relations sexuelles entre adultes consentants ».
    Les droits de l'homme face aux intérêts commerciaux
    En outre, l'organisation a « rappelé » au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, José Manuel García-Margallo que « la crise économique ne doit pas être une excuse pour que la politique étrangère espagnole soit exclusivement orientée vers la recherche d’accords commerciaux et de nouveaux investissements. Les droits de l’homme doivent être au centre de nos préoccupations à tous ».
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