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mercredi 10 février 2016

"Le Front Polisario mène une lutte contre l’occupation marocaine et n’est pas en conflit avec le peuple marocain frère"


Chahid ElHafed, 07 fév  2016 (SPS)

 Le bureau du Secrétariat national du Front Polisario a affirmé dimanche que le peuple sahraoui mène une lutte de libération contre l’occupation marocaine du Sahara occidental et n’est pas en conflit avec le peuple marocain frère, a indiqué un communiqué parvenu à SPS à la suite d’une réunion du bureau du SN tenue dimanche sous la présidence du Chef de l’Etat, SG du Front Polisario, Mohamed Abdelaziz.

Le Bureau du SN a mis en garde contre "ces politiques ignobles visant à impliquer la composante amazighe au milieu d'un conflit injuste, à travers  la falsification des faits et événements et en liant la mort tragique d'un étudiant avec la guerre expansionniste menée par le régime marocain contre le peuple sahraoui".

Le Bureau a d’autre part, condamné l'intransigeance et l'obstruction menées par l’État marocain, dont les dernières en date étant la visite provocatrice du roi du Maroc dans les territoires sahraouis occupés et ce qui a précédé et accompagné cette visite, de répression et d’intimidation contre les Sahraouis sans défense.

Le bureau du SN a également dénoncé la répression des manifestants sahraouis qui réclamaient leurs droits politiques, économiques et sociaux, garantis les Conventions et traités internationaux, principalement le droit à l'autodétermination et à l'indépendance.

Le bureau a réitéré l’appel du Front Polisario à  l’élargissement des prérogatives de la mission de l’ONU pour le référendum au sahara occidental (Minurso) à la protection et au respect des droits de l'homme au Sahara occidental, et la cessation immédiate de pillages intensifs des ressources naturelles du territoire par le Royaume du Maroc.

Le bureau a également exigé la libération des prisonniers politiques sahraouis, notamment le groupe de Gdeim Izik, Mbarek Daoudi, Yahia Mohamed Hafed et tous les prisonniers politiques sahraouis qui croupissent encore dans les prisons marocaines, ainsi que le démantèlement du mur de la honte  marocain et faire la lumière sur le sort de plus de 651 Sahraouis disparus aux mains du Maroc.(SPS)

020/090/TRD 071900 FEV 016 SPS

dimanche 24 mai 2015

La Fédération des Verts Canaries condamne la brutalité marocaine

Canaries, 22/5/2015 (SPS) .

- La Fédération des Verts Canarias condamne les violations des droits de l'homme commises par le gouvernement marocain, qui mène contre le peuple du Sahara occidental sans aucun répit, les détentions illégales, l'emprisonnement, les tortures et les morts , a déclaré l'organisation dans un communiqué publié aujourd'hui sur son site Web :

"Nous les condamnons, de même que nous reconnaissons le Front Polisario comme le seul outil politique qui travaille dans la région», a ajouté le communiqué.

"La Fédération des Canaries Vert s'est toujours manifesté contre toutes les guerres dans la dans la ligne de résoudre les conflits par la voie pacifique et négociée sous les auspices de l'ONU", ajoute la déclaration signée par Juan Manuel Roman, membre de l'Exécutif Fédéral des Verts.

Cette organisation fait partie de la coalition CANARIES DECIDE avec la Gauche Unie, les Verts, Unité du Peuple et Alternatve Républicaine. SPS

12081959/TRA

samedi 20 décembre 2014

La militante sahraouie des droits humains, Aminetou Haidar reçue par le vice-président du Bundestag allemand


 La militante sahraouie des droits humains, Mme Aminetou Haidar  a été reçue mardi à Berlin par le vice-président du Bundestag (parlement) allemand,  Mme, Adelgard Pullman.

L’entretien a eu trait aux violations marocaines des droits de l’homme  commises contre le peuple sahraoui des territoires occupés du Sahara occidental, et la situation des prisonniers politiques sahraouis qui croupissent encore dans les prisons marocaines, en particulier le groupe Gdim Izik condamnés par une cour martiale marocaine à de lourdes peines allant de 20 ans à la perpétuité.

Mme Haidar a également évoqué  l'état de santé "critique" du prisonnier politique Mbarek Daoudi, en grève de  la faim illimitée depuis le 1er novembre dernier. En plus de la non-autorisation des organisations sahraouies des droits de l'homme de voir le jour, sans aucune  justification légale.

L’entretien a aussi abordé ‘état de siège militaire et sécuritaire qui prévaut dans les territoires occupés du Sahara occidental, où plus de 53 observateurs internationaux ont été expulsés durant l'année dernière.

Mme Aminatou Haidar a passé en revue  la situation tragique des réfugiés sahraouis, soulignant l'importance d’accroitre l'aide humanitaire internationale pour alléger les souffrances des réfugiés.
Elle a eu également des rencontres avec des associations politiques et juridiques en Allemagne. (SPS)

020/090/TRD 171618 DEC 014 SPS

mercredi 10 décembre 2014

Allocution de l’ASDHOM à l’occasion de la soirée de solidarité du 21 novembre à Nanterre


Cher Gilles Perrault,
Mesdames et Messieurs les élu-e-s,
Mesdames et Messieurs les représentant-e-s des associations amies,
Chers parrains et marraines,
Nous nous retrouvons ce soir dans le cadre de la 17ème édition de la SSI (Semaine de la solidarité internationale) pour témoigner et apporter notre soutien aux victimes de l’injustice.
L’ASDHOM, partie prenante de cette semaine, était présente dans l’organisation des « Six heures pour la Palestine » qui ont donné, dans cette même salle, le coup d’envoi de la SSI qui s’étale du 15 au 22 novembre. Elle a également participé et co-organisé le débat du mercredi 19 novembre « Migrants, ici et ailleurs » qui a porté essentiellement sur la situation dramatique des Subsahariens au Maroc.
Aujourd’hui, et en partenariat avec la Mairie de Nanterre, l’ASDHOM consacre cette soirée à la solidarité avec les victimes de la détention politique au Maroc. L’occasion pour nous de donner un nouvel élan et un nouveau souffle à la campagne de parrainage des prisonniers politiques et d’opinion au Maroc que nous avons lancée, ici même, un 17 novembre 2012, sous la présidence de notre ami, l’écrivain,Gilles Perrault, qui nous fait l’honneur d’être parmi nous aujourd’hui.

samedi 19 juillet 2014

Sahara occidental: Le Conseil des ministres met en garde contre les manœuvres du Maroc pour «enfoncer» les pays voisins dans l’engrenage de la drogue

Diaspora saharaui, L'info du Sahara Occidental au jour le jour


Le Conseil des ministres sahraoui a mis en garde contre les manœuvres du régime marocain qui tente d’«enfoncer» les pays voisins dans l’engrenage de la drogue et du terrorisme, a indiqué dimanche l’agence de presse sahraouie (SPS).
Dans un communiqué rendu public à l’issue d’une réunion présidée dimanche par le président de la RASD et secrétaire général du Front Polisario Mohamed Abdelaziz, le Conseil des ministres a souligné les dangers de la politique du Maroc visant à enfoncer les pays voisins dans l’engrenage de la drogue «étant le plus grand producteur et exportateur de cannabis dans le monde ».
Le Conseil des ministres a précisé que de tels agissements «reflètent la politique de blocage pratiquée par l’occupant marocain face aux efforts internationaux pour la décolonisation de la dernière colonie en Afrique».
Le Conseil des ministres a condamné «les attaques marocaines contre l’Union africaine (UA) et contre l’Algérie après la nomination par l’UA de Joachim Chissano en tant qu’envoyé spécial au Sahara occidental». Le Conseil a en outre exprimé sa solidarité et son soutien à la résistance pacifique menée par les Sahraouis dans les territoires occupés du Sahara occidental appelant à l’autodétermination et à l’indépendance du peuple sahraoui.
Il a également appelé l’ONU et l’UA à «agir pour mettre fin à l’occupation marocaine illégale du Sahara occidental, et à exercer toutes les pressions nécessaires contre le Maroc pour l’amener à se conformer à la légalité internationale notamment par l’arrêt de ses violations flagrantes des droits de l’homme et du pillage des richesses sahraouies, la démolition du mur de la honte et la libération de tous les prisonniers politiques sahraouis détenus dans les prisons marocaines».

mardi 4 février 2014

Un rapport des Nations-Unies : les entreprises actives dans les colonies facilitent les violations des droits de l’homme

 Coordination européenne des comités et associations pour la Palestine, 24/1/2014

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Le rapport des Nations-Unies émane d’une mission d’enquête sur les colonies israéliennes en Cisjordanie, dont Jérusalem-Est.

L’information recueillie par la mission montre que des entreprises privées ont rendu possible et facilité la construction et le développement des colonies, et qu’elles en ont tiré profit, directement et indirectement. Elle a identifié un certain nombre d’activités économiques qui soulèvent des inquiétudes particulières à propos des violations des droits de l’homme. Ces activités incluent :

-* la fourniture d’équipements et matériels facilitant la construction des colonies et du mur d’Israël en Cisjordanie ;
-* la fourniture d’équipements de surveillance et d’identification pour les colonies, le mur et les checkpoints militaires ;
-* la fourniture d’équipements pour la démolition des maisons et des biens, notamment la destruction des fermes, serres, oliveraies et cultures ;
-* la fourniture de services, équipement et matériels de sécurité pour les entreprises opérant dans les colonies ;
-* la prestation de transports et autres services pour aider à maintenir les colonies ;
-* les opérations bancaires et financières aidant à développer, étendre ou maintenir les colonies et leurs activités, notamment les prêts au logement et pour le développement des entreprises ;
-* l’utilisation des ressources naturelles, en particulier de l’eau et de la terre, à des fins économiques ;
-* la pollution, le déversement et la dérivation d’eaux usées vers les villages palestiniens ;
-* la façon dont les marchés financiers et économiques palestiniens sont placés sous le contrôle d’Israël, de même que les pratiques qui pénalisent les entreprises palestiniennes, notamment à travers les restrictions aux déplacements, et les contraintes administratives et juridiques.

Selon le rapport, les entreprises actives dans les colonies sont totalement conscientes qu’elles violent le droit international et contribuent aux violations des droits de l’homme.
Il indique qu’Israël étiquette tous ses produits à l’export comme venant d’Israël, y compris même ceux qui sont totalement ou partiellement fabriqués ou cultivés dans les colonies. Certaines entreprises opérant dans les colonies ont été accusées de dissimuler le lieu de fabrication de leurs produits.
La mission note également que certaines entreprises se sont retirées des colonies car celles-ci nuisent à leur image et pourraient entraîner à des conséquences juridiques.
La mission exhorte les entreprises privées à cesser leurs activités dans les colonies et elle appelle tous les États membres à respecter les obligations que leur impose le droit international et à assumer leurs responsabilités dans leur relation avec un État ne respectant pas les dispositions péremptoires du droit international – précisément pour ne pas reconnaître une situation illicite résultant des violations par Israël.
Le rapport note encore que les entreprises privées doivent évaluer l’impact sur les droits de l’homme de leurs activités et prendre toutes les mesures nécessaires – notamment en mettant fin à leurs intérêts commerciaux dans les colonies – pour être sûres qu’elles ne portent pas atteinte aux droits de l’homme du peuple palestinien. La Mission appelle tous les États membres à prendre les mesures appropriées pour veiller à ce que les entreprises domiciliées dans leur territoire et/ou relevant de leur compétence, notamment celles qu’ils possèdent ou contrôlent, et qui mènent des activités dans ou en lien avec les colonies, respectent les droits de l’homme pendant leurs opérations.

Traduction pour BDS France

jeudi 12 décembre 2013

L’Algérie intéresse les USA plus que le Maroc

L’Algérie enterre le Maroc

 Riad, 4 Décembre 2013


Le rapport du département d’Etat américain sur la situation des droits de l’Homme au Maroc, tombe au mauvais moment pour l’émir du Makhzen. Dans l’embarras, le monarque du Maroc perd sa bataille devant l’Algérie et reconnaît que le dossier du Sahara traverse un moment pénible. Privé de son amie, l’ex- secrétaire d’Etat américain, Hillary Clinton, le roi Mohamed 6, est accusé de torture par le nouveau maitre de la diplomatie américaine, John Kerry.


La décision des Etats Unis de soutenir l’élargissement du mandat des casques bleus au Sahara continue de retentir au Maroc. Le choc a été brutal. Tout le monde, les autorités marocaines, les premières, semblent avoir été pris de court, pourtant un faisceau d’éléments permet d’expliquer logiquement le revirement américain. « Les négociations [à propos de l'opération militaire African Lion 2013, ndlr] entre les gouvernements des Etats-Unis et du Maroc continuent au niveau des missions de l’ONU », indique, laconique, Rodney Ford, information officer, au département des affaires publiques de l’ambassade des Etats Unis à Rabat. L’onde de choc provoquée par la décision des Etats Unis, le 9 avril, de présenter un projet de résolution élargissant le mandat de la Minurso à la surveillance du respect des droits de l’homme n’a toujours pas été absorbée. 
On rigole bien en haut lieu...
Au Maroc, la nouvelle a créé la stupeur, comme si personne ne s’y attendait. Quelques voix s’élèvent, pourtant, pour assurer que non seulement le revirement américain est rationnel, logique, voire que le Maroc aurait pu l’anticiper. La première clé de compréhension c’est John Kerry. L’ancien candidat démocrate à la présidentielle américaine de 2004 a remplacé Hillary Clinton au poste de secrétaire d’Etat, le 1er février dernier. « On parle souvent de « pouvoir institutionnel » dans les décisions internationales, mais il y a aussi l’influence des personnes et les différents lobbying. Hillary Clinton, la précédente secrétaire d’Etat américaine avait tenu à préserver la relation des Etats Unis avec le Maroc, comme elle reconnaissait aussi la présence administrative marocaine. Par contre John Kerry, s’est toujours opposé à la position marocaine, il a toujours prôné l’élargissement du mandat de la Minurso », explique Mohamed Darif, spécialiste de la question du Sahara. 

Un rééquilibrage de la politique américaine au Maghreb au profit de l’Algérie.
Il « avait préconisé, en tant que Président de la commission des Affaires étrangères au Sénat, dès l’arrivée au pouvoir de l’Administration Obama en 2008, un rééquilibrage de la politique américaine au Maghreb au profit de l’Algérie. Il jugeait que les années Bush et Clinton ont largement favorisé le Maroc, sans apporter d’impact réel sur la situation politique au Sahara », rappelle Brahim Fassi Fihri, actuellement conseiller royal. Dès l’accession au poste de secrétaire d’Etat américain de John Kerry, nous avions ainsi indiqué que le Maroc perdait, avec Hillary Clinton, un allié sérieux aux Etats Unis, sur la question du Sahara. Du 24 au 31 août dernier, la fondation américaine a réalisé une mission d’observation au Sahara dont les résultats accablaient l’administration marocaine. « En s’intéressant au cas d’Aminatou Haïdar, la Fondation Robert Kennedy, a su sensibiliser une partie de la classe politique démocrate à la question de supposées atteintes généralisées des Droits de l’Homme au Sahara », estime Brahim Fassi Fihri. 
Selon le site marocain Lakome.com, Christopher Ross, l’envoyé spécial des Nations Unies pour le Sahara,  aurait aussi convaincu John Kerry. Mi-mai 2012. Le Maroc avait, dès lors  annoncé qu’il retirait sa confiance à Christopher Ross, mais devant le désaveu général (les Etats Unis et Ban Ki-Moon renouvellent leur confiance à Christopher Ross) le Maroc fait marche arrière, six mois plus tard. « Le cafouillage ayant conduit au retrait de la confiance par le Maroc de Christopher Ross lors de l’été 2012, a été considéré par l’administration américaine comme un affront pour leur diplomatie, estime Brahim Fassi Fihri. 

John Kerry accuse le Maroc de violations des droits de l’Homme
Au-delà de l’offense personnelle qui lui a été faite par le Maroc, Christopher Ross, comme John Kerry et le reste de l’administration américaine, a assisté à la montée de la problématique des droits de l’homme au Sahara qui est intervenue plusieurs fois dans l’actualité récente du Maroc. Le procès du groupe de Gdeim Izik, des civils, s’est déroulé devant un tribunal militaire. Plusieurs associations des droits de l’homme ont dénoncé le déroulement du procès et les condamnations. L’envoyé spécial de l’ONU sur la torture au Maroc, Juan Mendez, a également recensé des actes de tortures dans les prisons marocaines, dans son rapport final rendu public au début du mois de mars. Dans son rapport, il note avoir « reçu des témoignages crédibles au sujet de pressions physiques et mentales exercées sur des détenus pendant les interrogatoires dans des affaires de droit commun et, plus particulièrement, dans des affaires touchant la sûreté de l’État. Ces témoignages sont largement corroborés par des rapports médico-légaux ». Ce n’est pas seulement une question liée au droit de l’homme, c’est aussi le résultat d’une défaillance généralisée de l’Etat marocain.
 
L’Algérie intéresse les USA plus que le Maroc
Dans ce contexte, les arguments de l’Algérie et du Polisario appelant à l’extension du mandat de la Minurso sont devenus plus palpables que jamais. Pour autant, la question des droits de l’Homme est régulièrement instrumentalisée et la véritable raison du revirement américain pourrait aussi se trouver dans leurs intérêts au Maghreb. Les intérêts américains au Maroc, sont largement inférieurs à ceux que les Etats Unis ont en Algérie. Il y a le gaz et le pétrole, bien sûr, des échanges commerciaux largement supérieurs avec l’Algérie. Depuis 2011, l’Algérie est une source d’information sur le dossier terroriste au Sahel car elle accumule des connaissances avec sa propre expérience nationale.

jeudi 26 septembre 2013

Titres d'articles publiés sur Solidmar du 15 au 22 septembre 2013

     Une affaire chasse l’autre, la scandaleuse arrestation d’Ali Anouzla éclipse le minable DanielGate . Il faut bien que Sa Majesté se venge...
    Pourtant, et si l’affaire Ali, après l’affaire de”Daniel”, était le deuxième pallier de la vraie marche vers l’Etat de droit tant attendu ?
                                              A notre tour nous demandons :
       Liberté pour Ali !
    Les fosses communes au Sahara occidental qui dénoncent les mensonges d’Etat, passent sous silence.
     Immigration subsaharienne, on voudrait bien croire au changement promis, mais tant d’autres changements ont été promis !
           

vendredi 13 septembre 2013

Conseil des droits de l’homme de l’ONU : Le Maroc face aux disparitions forcées au Sahara occidental

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Par Hacen Ouali, El Watan, 11/9/2013

La situation des droits humains au Sahara occidental occupé sera l’une des principales questions débattues lors de la 24e session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, qui s’est ouverte le 9 septembre à Genève.

La délégation sahraouie représentant différentes organisations de défense des droits de l’homme part avec un rapport accablant sur les violations commises par le gouvernement marocain dans les territoires occupés. Le Maroc, qui compte présenter sa candidature pour accéder au Conseil des droits de l’homme, sera interpellé sur le dossier des disparitions forcées. Un rapport élaboré par l'Association des familles de prisonniers et disparus sahraouis (Afapredesa) en collaboration avec une équipe d’investigation médico-légale du laboratoire génétique de l’université du Pays basque (Espagne), portant sur une fosse commune des premiers Sahraouis disparus sera présenté, aujourd’hui, devant l’assemblée générale du Conseil des droits de l’homme. La fosse commune, où une dizaine de Sahraouis étaient enterrés, a été découverte dans la région de Samra, entre Mehiris et Amgala, en juin dernier, par des bergers sahraouis. Alertée, l’Afapredesa a pu identifier des victimes grâce au concours des experts du Pays basque. Il s’agit de l’exécution extrajudiciaire, en 1976, de personnes qui n’étaient pourtant pas impliquées militairement ni politiquement dans le conflit sahraoui, souligne le rapport.
«Une des choses qui m’a beaucoup tourmenté et qui a laissé une blessure qui n’a pas encore cicatrisée c’est l’innocence de mon père. Il n’était pas militaire et n’appartenait pas à une cellule politique, c’était un simple civil qui menait sa vie quotidienne comme le reste des gens», témoigne Mahyub Mohamed Mulud Lamin Maimum dans le rapport. 
La question des disparitions forcées est le cheval de bataille des militants sahraouis. Selon les ONG des droits de l’homme, plus de 400 Sahraouis sont portés disparus suite aux bombardements de l’aviation marocaine durant la période de 1975 à 1977. 
Les militants sahraouis des droits de l’homme exigent une enquête indépendante, surtout que d’autres fosses communes se trouvent dans la partie occupée du Sahara occidental. Pour l’Afapredesa, «la vérité autour de la question des disparus contribue à la recherche d’une solution politique au conflit sahraoui, qui se fonde aussi sur le respect des droits de l’homme».  
 http://www.elwatan.com//international/le-maroc-face-aux-disparitions-forcees-au-sahara-occidental-11-09-2013-227565_112.php