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jeudi 21 juillet 2016

Rappel : L'ONU est tenue de se taire pendant que le Maroc massacre




Toute invasion militaire commence par un bain de sang. Au Sahara Occidental, les nombreuses fosses communes découvertes dénocent une véritable politique de génocide pratiquée contre le peuple sahraoui. Emprisonnements, enlèvements, disparitions, tortures, était le quotidien de la population sahraouie dans les villes occupées par le Maroc.
Dans cette barbarie, Rabat était soutenu et encouragé par la France et les Etats-Unis au nom de la lutte contre l'hégémonie de l'URSS et de la doctrine socialiste. Un faux prétexte visant à cacher les véritables raisons de la position de la France qui convoitait les ressources naturelles du Sahara Occidental. La preuve ? 25 ans après la fin de la guerre froide, Paris continue de soutenir l'occupation marocaine et offre son parapluie pour protéger le Maroc au Conseil de Sécurité contre toute tentative d'appliquer la légalité internationale et les résolutions des Nations Unies.

samedi 18 juin 2016

Le CARASO dénonce la poursuite du pillage des ressources naturelles sahraouies par l'occupant marocain




Paris, 17 juin 2016 (SPS)

 Le Comité d’Action et de réflexion pour l'avenir du Sahara occidental (CARASO) a dénoncé vendredi la poursuite du pillage des ressources naturelles sahraouies par l'occupant marocain,  accusant la France et l'Espagne de complicité.

"Les richesses naturelles du Sahara occidental sont acheminées quotidiennement vers l’Europe", a accusé le CARASO dans un communiqué, soulignant que "de longues investigations ont été menées à cause de la présence d'un grand nombre des navires étrangers appartenant à des sociétés multinationales".
Parmi ces sociétés, l'ONG cite "CEDEIRA S.C. tenerife, BOREAS DURA BULK Panama, BBC Germany,  ALTAIR, PAUL E,  PANAGIA ST JOHN’S IMO N° 9305295 CRYSTAL MOUNTAIN SEL SAHARA SA MINE DE SEL OUM DBA".
"Il s’est avéré que le l’occupant marocain pille chaque jour de 300 à 400 tonnes du sable doré, de sel, de phosphate et de pêche du territoire du Sahara occidental", a révélé l'ONG, affirmant que "ces centaines de tonnes sont acheminés chaque jour des ports du Sahara occidental et en particulier d’El Aaiun.
Ensuite, l’occupant marocain partage les bénéfices avec surtout la France et l’Espagne pendant que la population souffre de la pauvreté et sa jeunesse du chômage".
Rappelant que "c’est malheureusement l'Espagne qui a trahi le peuple sahraoui et l’a vendu comme du bétail en signant l’accord tripartite de Madrid en 1975", le CARASO, a expliqué que "c’est encore la France, qui se vante de son respect des droits de l'Homme, qui détourne son regard et n’a pas bougé le doigt lorsque les forces d’occupation marocaines ont torturé, emprisonné, assassiné les Sahraouis".
"Le Maroc adopte, depuis son invasion en 1975, une politique de génocide envers les Sahraouis qui aspirent à l'autodétermination et à l'indépendance et mène une politique d'appauvrissement et de ségrégation dans le territoire", a encore accusé le Comité, indiquant qu'"il est important de noter qu’aucun pays au monde n’a reconnu la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental et que cette occupation constitue un défi pour les Nations Unies".
Pire encore, ajoute le CARASO, l’ONU n’a pas pris ses engagements au sérieux envers le peuple sahraoui pour appliquer et soutenir son droit inaliénable à l'autodétermination et ainsi appuyer la paix et la stabilité dans la région.
"Pourquoi alors la France colonialiste se contredit en soutenant aveuglement l’occupant marocain au Sahara occidental", a conclut l'ONG. (SPS)
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mercredi 15 juin 2016

Annulation de l’accord agricole UE-Maroc ? Des parlementaires européens exhortent l’UE à respecter le droit international

Mise à jour mercredi 15/6/2016

Des parlementaires européens ont exhorté, jeudi, l’Union européenne (UE) à respecter le droit international en faisant exécuter le jugement du tribunal européen rendu en décembre dernier, annulant l’accord controversé de libéralisation réciproques des produits agricoles entre l’Union et le Maroc.

D.R
Des parlementaires européens ont exhorté, jeudi, l’Union européenne (UE) à respecter le droit international en faisant exécuter le jugement du tribunal européen rendu en décembre dernier, annulant l’accord controversé de libéralisation réciproques des produits agricoles entre l’Union et le Maroc. Dans une question adressée à la Haute représentante de l’UE aux Affaires étrangères et la politique de sécurité, Federica Mogherini, les eurodéputés Bodil Valero, Igor Soltes, Paloma Lopez Bermejo, Neoklis Sylikiotis , Marisa Matias, Ivo Vajgl, Malin Bjork et Jytte Guteland se sont interrogés sur les mesures prises par les institutions européennes pour exécuter cette décision de justice. 

Ces parlementaires européens ont rappelé, à ce titre, que l'exécution d'un jugement du tribunal européen est «obligatoire» et doit être «applicable immédiatement après avoir été rendue», conformément aux dispositions de l’article 120 du règlement intérieur de ce tribunal, faisant remarquer que l’article 60 des statuts de la Cour de justice de l’UE stipule que l’introduction d’«un appel ne doit pas avoir un effet suspensif». Ils ont appelé, à ce titre, l’UE à respecter le droit du peuple sahraoui à disposer de ses richesses naturelles. Le 10 décembre dernier, la Cour de justice de l'UE (CJUE) a annulé l’accord agricole entre l’UE et le Maroc, en raison de l’application dudit accord au Sahara occidental occupé. Selon le même arrêt, la CJUE estime que le Conseil de l'UE n’a pas vérifié si l'exploitation des ressources naturelles du Sahara occidental sous occupation marocaine se faisait ou non au profit de la population sahraouie. Des chercheurs de renom en droit international ont déclaré à plusieurs reprises que l’UE viole le droit international au Sahara occidental. Un avis partagé par le service juridique du Parlement européen et plusieurs États membres. Avant la ratification dudit accord par le Parlement européen, en 2012, de nombreux députés avaient soulevé la question de la portée territoriale de l'accord entre l'UE et le Maroc. Ces députés avaient insisté sur le fait que plusieurs États, parmi lesquels les États-Unis, ont signé des accords de libre-échange avec le Royaume du Maroc en excluant expressément le Sahara occidental. Certains États, comme la Suède et les Pays-Bas, ont été très clairs, et énoncé que, selon leur interprétation l'Accord de libre- échange avec le Maroc, celui-ci ne peut s'appliquer au Sahara occidental occupé. Dans une autre question adressée à la chef de la diplomatie européenne, les eurodéputés ont appelé l'UE à clarifier sa position concernant la présence marocaine au Sahara occidental après ce jugement du tribunal européen rendu le 10 décembre dernier. Ils ont rappelé, dans ce contexte, que le tribunal de l’UE ne reconnaît pas la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, et que cette juridiction européenne a même souligné que le royaume chérifien ne dispose pas non plus de statut de puissance administrante au Sahara occidental, et, par conséquent, «le Maroc est considéré comme force occupante».
Les parlementaires européens ont interpellé, par ailleurs, Federica Mogherini sur la publication, sur le site web d'une institution européenne, de cartes géographiques du Maroc incluant les territoires du Sahara occidental, considérant que cet acte est «en contradiction avec la position officielle de l’UE qui ne reconnaît pas la souveraineté du royaume marocain sur ces territoires». Ils ont souligné, à ce titre, que le Maroc ne dispose d'aucun droit sur le Sahara occidental conformément au droit international, rappelant que l’ONU également ne reconnaît pas la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental.  

dimanche 22 mai 2016

Phosphate pour le Maroc, uranium pour la France




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par Y. Mérabet*, 2/4/2016

Si l’exploitation des phosphates du Sahara Occidental, par le Maroc, lui est une aide économique certaine et d’un réel intérêt pour contrôler le marché mondial des engrais phosphatés, les espoirs du Maroc d’utiliser ces mêmes phosphates sahraouis, dans ses relations politiques avec d’autres États, débouchent sur un échec.

Le Maroc et la France convoitent le Sahara Occidental pour son Phosphate
Lorsque l’Union européenne apporte son aide pour le tracé géographique du Maroc, lorsque des accords sont signés avec des sociétés étrangères sur les phosphates «marocains» sans que soient précisées l’origine des minerais ou la délimitation du territoire à cartographier, le Maroc semble avancer dans la voie de cette légitimation et espère pouvoir en tirer profit dans ce sens.
Pourtant si les activités marocaines au Sahara Occidental paraissent aider le Maroc dans cette recherche, elles montrent leur limite. En effet la communauté internationale n’avalise toujours pas cette occupation du territoire sahraoui ainsi que l’avait déclaré James Baker, l’ancien envoyé personnel du Secrétaire Général de l’O.N.U. pour le Sahara Occidental, sur la chaîne de télévision américaine PBS-TV le 19 août 2004: « Le Maroc n’aura jamais l’imprimatur de la reconnaissance internationale pour son occupation du territoire».
Pas moins de 426 organisations du monde entier ont signé la lettre de pétition, demandant à la commission de l’UE que le Sahara Occidental soit clairement exclu de la coopération dite « statut avancé » qui est actuellement en cours d’accord avec le Maroc.
Plus de 1.000 résolutions de l’ONU appellent au respect du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. L’ONU considère le Sahara Occidental comme un problème de décolonisation et dénomme le territoire comme occupé et annexé. En outre, les revendications infondées du Maroc sur le territoire ont été rejetées par la Cour Internationale de Justice.

Le Sahara Occidental est occupé par le Maroc
Les entreprises qui concluent des accords avec les autorités marocaines dans les territoires occupées, donnent un signe de légitimité à l’occupation. Cela ouvre aussi des possibilités de travail aux colons marocains et de recettes illégales au gouvernement marocain. Les militants pour l’indépendance et le gouvernement Sahraoui demandent aux compagnies étrangères de quitter le Sahara Occidental jusqu’au recouvrement de son indépendance, seule solution au conflit.
Aux prix actuels du phosphate à 400 dollars la tonne, cela signifie que le gouvernement marocain engrange environ 1,2 milliard de dollars annuellement grâce à l’exploitation illégale dans les territoires occupés. Ces trois dernières années, la production annuelle de la mine de Bou-Craa a été d’environ trois (3) millions de tonnes.
Si l’on considère les prix actuels par rapport au volume total de phosphate exporté par le Maroc à partir du Sahara Occidental occupé depuis le début de l’occupation en 1975, la somme totale perdue par le peuple sahraoui pourrait atteindre les 25,6 milliards de dollars. Le sous-sol Sahraoui quant à lui seul, recèle le 1/3 des réserves mondiales de phosphates, soit 10 milliards de tonnes, le Sahara Occidental détient la deuxième place dans les réserves mondiales de phosphate.
La cote atlantique du Sahara Occidental pourrait receler beaucoup de pétrole en ‘offshore’. En 2001, le Maroc a signé des contrats pour sonder les cotes du Sahara Occidental, en vue de découvrir des nappes de pétrole. Au mois de février 2002, un arbitrage des Nations-Unis a déclaré illégale l’attribution par le Maroc de contrats d’extraction du pétrole du Sahara Occidental, du fait que la question de l’appartenance du territoire au Maroc reste litigieuse.

Autres intérêt du Phosphate
En dehors du rôle fondamental du phosphate dans la production agricole, les 15% des phosphates d’usage non agricole sont utilisés dans la métallurgie (alliage), l’industrie chimique (pesticides, détergents), pétrolière (lubrifiant), alimentaire et pharmaceutique. Par ailleurs les phosphates bruts renferment, outre du phosphore, raison de leur exploitation, différents corps simples. Parmi ceux-ci, l’uranium accompagne la plupart du temps les phosphates sédimentaires quelle que soit leur localisation géographique. La plupart des mines de phosphate sont utilisées dans la fabrication d’engrais pour améliorer les récoltes, ainsi que la capacité d’extraire des métaux rares et des éléments radioactifs. Parmi ces éléments, les isotopes de l’uranium produit qui peut être obtenu au cours du traitement des engrais de phosphate ou de phosphate tout simplement, l’acide phosphorique. Le phosphate du Sahara occidental contient en moyenne 200 grammes d’uranium par tonne. L’uranium des phosphates peut être récupéré à l’occasion de la fabrication d’acide phosphorique (H3PO4).
Cette récupération est devenue possible et rentable depuis une vingtaine d’années. Ainsi, en 2007, pas moins de 13,4% de l’uranium utilisé dans le monde provenait du traitement des phosphates. L’industrie française de l’uranium fraude sur la récupération de l’uranium sahraoui en complicité avec le Maroc, l’AIEA ferme les yeux.
En contre partie et avoir partagé le gâteau ensemble, la France offre une centrale nucléaire (en phase de démarrage) d’une puissance de 1.300 MW RPR à eau pressurisée pouvant être utilisé pour des fins militaires pour produire des armes nucléaires à destruction massive. 
Le Maroc a toujours aspiré acquérir une centrale nucléaire à usage militaire, pour montrer quoi ? Rien, sinon que pour dire que le Maroc est une puissance militaire, alors que son peuple est affamé? Ou bien pour des raisons économiques basées sur de faux calculs, alors que le Kilowatt d’électricité produit par une centrale nucléaire revient deux fois plus cher que celui produit par une centrale à flamme fonctionnant au fioul, GPL ou du gaz naturel d’autant plus qu’il y a un gazoduc qui traverse le Maroc de part et d’autre qui pourrait subvenir à tous les besoins énergétiques marocains. Le Maroc s’est considérablement investi dans la production d’énergie renouvelable en partenariat avec la France, l’Allemagne et Israël pour produire à l’horizon 2030 pas moins de 80% de son énergie par le soleil et du vent. Le Maroc est incomparable aux pays producteurs de pétrole qui s’inquiètent de l’après pétrole, il vit au dépens des innovations technologiques européennes, il est bien comme il est sans nucléaire. L’arme nucléaire que prétend acquérir le Maroc, ne pourra plus être maintenant utilisée comme une force de frappe contre un ennemi, mais comme un moyen de dissuasion parmi d’autres. Certaines régions ou pays du globe qui recèlent de grandes quantités d’énergie se trouvent menacés par les Etats de l’EDAN, non producteurs de pétrole ou qui produisent insuffisamment pour satisfaire leur besoin, veulent acquérir un moyen de dissuader leurs agresseurs, ils n’ont pas trouvé mieux de recourir à l’arme nucléaire.
Le Maroc, n’a rien, il n'est menacé par personne alors pourquoi cherche t-il après l’arme nucléaire? Pour protéger quoi? C’est bien aux Sahraouis d’utiliser l’arme nucléaire comme moyen de dissuasion pour protéger leurs ressources énergétiques contre la convoitise Franco-marocaine. Si la France de Sarkozy a promu une française d’origine marocaine au poste de Ministre de la Justice c’est sans doute pour lutter aux cotés du Maroc pour s’éterniser au Sahara Occidental. Le roi du Maroc veut-il acquérir l’arme nucléaire pour l’utiliser contre ses pays voisins, avant que son peuple ne soit décimé par la famine? Ou bien pense t-il le nourrir par des isotopes ?

Le phosphate sahraoui change de nom
Pas moins de 4 000 tonnes d’uranium pourraient être extraites annuellement des phosphates dans le monde, comparer aux 65.000 tonnes produites à partir des mines d’uranium cela représente 6,15% de la production mondiale d’uranium. Le Sahara Occidental avec ses importants gisements devient un enjeu politique de colonisation partagé entre la France, le Maroc et l’Espagne au détriment du droit du peuple Sahraoui à son indépendance économique et politique. A Bou-Craa, au Sahara Occidental se trouve le deuxième gisement phosphatier du monde, le minerai ne connaît aucune transformation chimique. Il n’y est pas utilisé localement pour la fabrication d’engrais ou d’acide phosphorique. Avec la complicité de la France et de l’Espagne principaux pays qui posent des entraves pour l’indépendance de cette ancienne colonie espagnole, le Maroc tire profit de cette situation rendue confuse par les entraves européennes pour voler les ressources vitales du peuple sahraoui avec violence. Le Maroc s’amuse à ajourner chaque fois le processus référendaire au Sahara Occidental, question de gagner du temps et profiter au maximum des ressources de ce pays qu’il occupe. Avec ses deux alliés européens: la France et l’Espagne, le Maroc s’est bien gardé d’engager des financements dans l’élaboration d’innombrables produits finis du phosphate Sahraoui. Il se contente d’y exploiter le minerai sahraoui, ménageant ses propres réserves de phosphates et les préservant pour l’avenir, quant à la France, elle se réjouit de s’accaparer gratuitement de tout l’uranium soustrait du phosphate sahraoui.
Le minerai est juste transporté par un convoyeur mécanique, un tapis roulant, jusqu’à El Aiun où il est lavé puis chargé sur des navires minéraliers. Il perd alors son identité de phosphate sahraoui et prendra l’étiquette «Made in Marocco». Une fois entre les mains des français, il nous y retourne sous forme de bombes au phosphore du même type que ceux larguées par Israël contre nos enfants de Gaza ou transformé en combustible nucléaire pour être vendu frauduleusement aux pays fabricants d’armes nucléaires non signataires du TNP (Israël, le Pakistan et l’Inde).

Conclusion
La récente décision des U.S.A. d’exclure le Sahara Occidental de l’accord de libre échange signé avec le Maroc en apporte une nouvelle démonstration. En effet le représentant américain au commerce extérieur a affirmé que le Sahara n’était pas concerné par cet accord. Ainsi les efforts du Maroc d’utiliser les ressources du Sahara Occidental pour faire reconnaître son occupation du territoire sahraoui se révèlent être vains et sans fondement.
http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5119475

vendredi 20 mai 2016

L’exploitation du sable du Sahara occidental est une violation du droit international


Photo de Barbara Weingartner.  
MADRID - L’exploitation du sable du Sahara occidental par une entreprise espagnole est "une violation du droit international et les droits du peuple sahraoui " a souligné Carmelo Ramirez, directeur de la coopération institutionnelle et de la solidarité avec le peuple Sahraoui du Cabildo (iles canaries).

Ramirez cité par le journal électronique "el diario.es" a ajouté "que les ressources naturelles telle que la pêche, le phosphate ou le sable du Sahara occidental ne font pas partie des ressources naturelles marocaines car le Sahara occidental est "un territoire soumis a, un processus d’autodétermination" et par conséquent "le Maroc n’a aucune souveraineté sur ce territoire".
Pour ce défenseur des droits du peuple sahraoui, "toute entreprise espagnole qui exploite des ressources naturelles de ce territoire va a l’encontre du droit international et des intérêts des sahraouis".
"Notre mouvement de solidarité entamera des actions en justice pour dénoncer l’extraction des granulats du Sahara occidental "a encore ajouté la même source qui a par ailleurs souligné que "cette affaire sera également signalée a l’ONU mais avant tout, aux autorités espagnoles" estimant qu’il " n’est pas normal qu’une société espagnole s’adonne a , une telle activité criminelle".

Par ailleurs, Sergio Ramirez, ancien membre de l’observatoire des ressources du Sahara occidental cité également par le même journal, a indiqué que "l’exploitation du sable du Sahara occidental "est un exemple de pillage du peuple sahraoui" surtout, a-t-il rappelé "que la cour de justice de l’union européenne a annulé en décembre de l’année dernière, l’accord de pêche avec le Maroc ". De nombreuses résolutions internationales disent clairement, a-t-il précisé, "que le territoire du Sahara occidental occupé attend l’organisation d’un référendum d’autodétermination et la protection du peuple sahraoui est sous l’égide de l’ONU" .
La délégation sahraouie des îles Canaries a dans un communiqué considéré cet acte "comme un acte de pillage criminel et illégal de cette richesse tout comme la pèche et l’agriculture" .Elle a en outre demandé a, l’entreprise espagnole de "renoncer a cette activité comme l’ont fait de nombreuses entreprises européennes dans le cadre du respect du droit international ".
Photo de Barbara Weingartner.Pillage. La vente de sable du Sahara occidental occupé illégalement pour transformer des plages à touristes des îles Canaries, et  remplir les poches du Maroc. Combien le peuple sahraoui profite-t-il de ça ?
Spoliation. Le sable du Sahara remplit les poches du Maroc. DU sable sahraoui pour transformer une plage dans le sud de la grande canarie. Le gouvernement du Maroc est-il  chargé de procéder à la vente de sable ? Le Sahara reçoit-il un avantage économique ?
http://www.eldiario.es/…/Arena-saharaui-remodelar-Gran-Cana…
 

jeudi 28 avril 2016

Rappel : Colère du Maroc contre Ban Ki-moon Le Sahara occidental est-il « occupé » ?




 
En évoquant l’occupation du Sahara occidental, le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a suscité la colère du Maroc. Et rappelé l’incertitude du sort de ce territoire depuis plus de quarante ans.

Résultat de recherche d'images pour "minurso drapeaux marocains"
Le Maroc ne décolère pas. Ban Ki-moon a effectué une visite — la première du genre — dans les camps de Tindouf, en Algérie, où vivent depuis 1975 des milliers de Sahraouis qui revendiquent l’indépendance du Sahara occidental. Le secrétaire général des Nations Unies s’est également rendu à Bir Lahlou, localité au nord-est du Sahara occidental, en zone contrôlée par le Front Polisario et considérée par les Sahraouis de Tindouf comme une «  zone libérée  ». C’est à cet endroit précis que le 27 février 1976, le Front Polisario annonçait la création de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) et c’est de cette localité qu’émet la «  Radio nacional de la républica árabe saharaui democrática  ». La presse marocaine parle de provocation.
Au-delà de la visite elle-même, ce sont les propos formulés par Ban Ki-moon, en ces lieux hautement symboliques, qui ont paru «  inacceptables  » pour le Maroc. Le plus haut fonctionnaire onusien, qui affiche habituellement une grande réserve, a exprimé beaucoup de compassion pour les réfugiés sahraouis qu’il a vus à Tindouf : «  J’ai été très attristé de voir autant de réfugiés et particulièrement des jeunes qui y sont nés. Les enfants qui sont nés au début de cette occupation ont désormais 40 ou 41 ans. Soit quarante ans d’une vie difficile. Je voulais vraiment leur apporter l’espoir que ce n’est pas la fin du monde pour eux  ».

samedi 26 mars 2016

Sahara Occidental: le Maroc a dépensé 3,1 M$ en 2014 dans le lobbying pour améliorer son image


jeudi, 24 mars 2016 13:09

La présidente de la Fondation Kennedy, Kerry kennedy La présidente de la Fondation Kennedy, Kerry kennedy Photo-APS-Archives 
WASHINGTON - Le Maroc a dépensé 3,1 millions de dollars aux Etats-Unis en 2014 pour des opérations de lobbying visant à améliorer son image ternie par les violations quotidiennes des droits de l’homme dans les territoires sahraouis occupés, a indiqué mercredi à Washington la présidente de la Fondation Kennedy, Kerry kennedy.

Au cours d’une audition organisée par la Commission Tom Lantos des droits de l’homme au Congrès américain sur le Sahara Occidental, Mme Kennedy a déclaré que ‘‘contrairement aux obstacles qu’il dresse aux enquêtes sur les droits de l'homme, le Maroc a agressivement dépensé rien qu’aux  Etats-Unis 3,1 millions de dollars en 2014 dans le lobbying et les relations publiques’‘.
En parallèle, les autorités marocaines empêchent toujours les défenseurs des droits de l’homme au niveau local de recenser les dépassements. Ces derniers considèrent qu’il est presque ‘‘impossible d’enquêter dans les territoires occupés par crainte de représailles’‘.
Durant les deux dernières années, le centre Robert Kennedy pour la justice et les droits de l’homme a recensé 56 arrestations arbitraires, 50 cas d'abus commis contre des prisonniers politiques, 84 violations des droits politiques et 31 autres cas de restriction à la liberté de mouvement, a poursuivi Mme kennedy.

Le Maroc a  considérablement restreint les droits économiques, sociaux et culturels des Sahraouis, a -t-elle dit devant cette commission, en relevant que la Minurso est la seule mission de maintien de la paix de l’ONU qui n’est pas dotée d’un mandat pour la surveillance des droits de l'homme.
Revenant sur la position américaine à l’égard du conflit au Sahara Occidental, Mme Kennedy a relevé que le projet de résolution présenté en 2013 par Suzanne Rice, l’ancienne représentante américaine auprès de l’ONU, pour élargir le mandat de la Minurso à la supervision des droits de l’Homme a été torpillée par le Maroc et ses alliés aux Conseil de sécurité.
Mais depuis cette date, ‘‘les Etats-Unis n’ont fait que prolonger le mandat (...) de cette mission’‘, a-t-elle regretté.
La présidente de RFK Center a lancé un appel à son pays pour financer la Minurso suite à la décision de Rabat d’arrêter les fonds alloués à cette mission.
‘‘Nous sommes convaincus qu’il est dans l’intérêt des Etats-Unis de soutenir les droits du peuple sahraoui y compris son droit à l’autodétermination’‘, a-t-elle affirmé.
Intervenant au cours de cette audition, l’ancien représentant du secrétaire général de l’ONU au Sahara Occidental, Franchesco Bastagli, a expliqué que le Sahara Occidental ‘‘représentait un processus de décolonisation qui a mal tourné’‘, en incitant la communauté internationale à prendre ses responsabilités à l’égard de cette question.
‘‘La négligence n’est plus une option politique. Les membres du Conseil de sécurité doivent  s’engager fortement et avoir le sens de l’urgence’‘, a enchaîné M. Bastagli en préconisant une reprise des négociations entre le Front Polisario et le Maroc sans conditions préalables.
M. Bastagli qui a répondu à plusieurs questions de la Commission sur le statut du Sahara Occidental, a précisé que l’ONU devrait fixer un délai aux négociations et établir des alternatives en cas d’échec des pourparlers.
De son cote, Erik Hagen, président de l’observatoire pour la protection des ressources naturelles au Sahara Occidental est revenu sur l’exploitation illégale des richesses de ces territoires en se basant sur l’avis juridique émis en 2002 par l’ONU qui a conclu que toute exploration ou exploitation de ces ressources doit se faire dans le strict respect de la volonté des Sahraouis et en conformité avec leurs intérêts.
Hagen s’est basé également dans ses arguments sur l’accord de libre-échange conclu entre les Etats-Unis et le Maroc qui exclut le Sahara Occidental de son champ d’application.
Les Sahraouis, a-t-on rappelé, ne bénéficient actuellement ni des revenus de leurs richesses pillés par l'occupant marocain ni des emplois générés par ces activités économiques illégales sur les territoires occupés au Sahara occidental.

samedi 22 août 2015

Sahara Occidental : Le pillage des ressources naturelles dénoncé



Amnay idir, El Watan, 22/8/15 
 
 Plusieurs sociétés impliquées dans le pillage des ressources naturelles
Plusieurs sociétés impliquées dans le pillage des ressources naturelles

Ainsi, le président de l’Observatoire pour la protection des ressources naturelles du Sahara occidental (WSRW), Erik Hagen, a dénoncé les sociétés étrangères» qui, «complices de l’occupant marocain, pillent les ressources naturelles du Sahara occidental occupé»,  a rapporté hier l’APS.

«Il y a plus de 11 sociétés importatrices de phosphate, 50 transportent la même mine et 4 sociétés impliquées dans le transport de la pêche, ainsi que d’autres sociétés impliquées dans l’exploration pétrolière, telles que la française Total et l’anglo-irlandaise San Leon», a-t-il précisé lors d’une conférence de presse animée au siège de l’Archive du ministère sahraoui de l’Information.
Comme il a indiqué que l’organisation non gouvernementale (ONG) WSRW ne ménagera aucun effort pour «sensibiliser la communauté internationale autour du pillage illégal des ressources naturelles du peuple sahraoui par l’occupant marocain».
Le pillage des ressources naturelles du Sahara occidental a franchi une étape inquiétante au cours de ces deux dernières années, ont mis en garde quelque 243 ONG, dont Western Sahara Ressource Watch, dans une lettre transmise en avril dernier à la présidente du Conseil de sécurité des Nations unies. Ces ONG ont condamné «le pillage des ressources naturelles au Sahara occidental, en particulier ses richesses minières par le Maroc, la puissance occupante».
Le président de l’ONG WSRW, Erik Hagen, qui a organisé un atelier sur le pillage des ressources naturelles sahraouies, a entamé mercredi dernier une visite aux camps de réfugiés sahraouis pour s’entretenir avec plusieurs responsables sahraouis, dont le coordinateur avec la Mission des Nations unies pour le référendum au Sahara occidental (Minurso), M’hamed Khaddad, et le  ministre des Territoires occupés et de la Communauté sahraouie établie  à l’étranger, Mohamed El Ouali Akeik.

Pour un règlement rapide du conflit

Par ailleurs, le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), Ban Ki-moon, a appelé encore à un règlement rapide du conflit du Sahara occidental, dans un rapport sur le développement de la question sahraouie soumis à l’Assemblée générale qui devrait entamer ses travaux le 15 septembre prochain.
L’appel s’impose «en raison de la volatilité des dangers dans la région, la proximité des groupes extrémistes et terroristes, la frustration croissante des jeunes et la souffrance des dizaines de milliers de réfugiés qui commencent à perdre la foi dans la solution politique», a observé M. Ban dans ce rapport soumis jeudi à l’Assemblée générale, relatif au développement de la question du Sahara occidental du 1er juillet 2014 jusqu’au 30 juin 2015.
Dans les conclusions sur la question sahraouie, la quatrième Commission de l’Assemblée générale (questions politiques spéciales et de la décolonisation) et le Comité spécial sur la situation en ce qui concerne l’application de la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples colonisés ont  réitéré leur position en ce qui concerne le Sahara occidental.
Position traduite par le fait que le Sahara occidental constitue un territoire non autonome et que le conflit relève d’une question de décolonisation. Le rapport mentionne «des faits au sujet de la décision du Polisario de tamponner les passeports des observateurs entrant dans les territoires libérés en réponse à la pratique marocaine dans les territoires occupés. La question est rapportée d’une manière qui montre que le Maroc a été en violation des pratiques de maintien de la paix de l’ONU pendant une longue période».
Ancienne colonie espagnole, le Sahara occidental a été annexé en 1975 par le Maroc. Le Front Polisario réclame l’indépendance du territoire à travers un référendum d’autodétermination, alors que le Maroc offre une autonomie sous sa souveraineté.
La Minurso est la seule mission de maintien de la paix sans mécanisme de surveillance des droits de l’homme. Son rôle se limite essentiellement à surveiller le cessez-le-feu conclu en 1991.

lundi 3 août 2015

IMIDER: Les villageois se protestent a l'occasion du 4ème anniversaire de début des protestations.

MOUVEMENT SUR LA VOIE DE 96 -
 IMIDER, 28/7/2015

Le mouvement sur la voie de 96 organisera des formes de protestations le 1 Août 2015 à l’ occasion du quatrième anniversaire de début du soulèvement populaire à Imider.
 
Les villageois accueilleraient donc la cinquième année en âge de leurs protestations pacifiques menées depuis l'été 2011 pour défendre un dossier revendicatif de droits sociaux-économiques et environnementaux, et ainsi contre la destruction de l'environnement et le pillage des richesses naturelles par a société métallurgique d'Imider (SMI) exploitant la mine d'argent à IMIDER depuis 1969.

Sur ce, nous tenons a ré-exprimer notre appel au soutien, de la part de toutes les  consciences vivantes, citoyens du monde entier et de la presse libre et humaine, pour sauver cette population saccagée et dépouillée de ses droits légitimes.

Merci d'avance pour tout le monde

ALBBAN 28-07-2015


vendredi 15 mai 2015

Manifestations sahraouies contre le pillage des ressources naturelles par des sociétés étrangères

La CBC jette la lumière sur les manifestations sahraouies contre le pillage des ressources

Canada, 14//2015 (SPS) 

La chaine de télévision canadienne (CBC) a publié lundi un article mettant en lumière les manifestations organisées par le peuple sahraoui contre les entreprises étrangères qui extraient illégalement ou procurent des ressources minérales du Sahara Occidental, occupé par le Maroc depuis 1975.

Cet article a été publié après la demande d’un groupe de partenaires de la compagnie PotashCorp, pour que la compagnie revoie  sa position sur l'importation de phosphates du Sahara Occidental, car il est contraire aux intérêts et aux souhaits du peuple sahraoui.

La chaîne CBC a publié plusieurs photos et vidéos des manifestations qui ont eu dans les camps de réfugiés sahraouis dans le cadre de la campagne nationale "Non au pillage des ressources naturelles au Sahara Occidental occupé" et appelant les sociétés étrangères impliquées dans le pillage des ressources naturelles du peuple sahraoui de quitter le territoire.

Elle a également souligné le statut juridique du Sahara occidental et la position des Nations Unies sur la question, ainsi que de nombreux rapports sur les violations des droits de l'homme rapportés et documentés par les organisations internationales.

La campagne nationale contre le pillage illicite des ressources naturelles du Sahara occidentales a été lancée en février dernier par la société civile sahraouie, en signe de protestation à l’implication des entreprises étrangères dans le pillage des ressources naturelles du Sahara occidental, sans le consentement du peuple sahraoui, rappelle-t-on. (SPS)

020/090/TRD 141735 MAI 015 SPS