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Par Niko, Blog Mediapart Il y a ces hommes qui font les gros bras à la suite de l’admission du Maroc à l’Union africaine, ce 31 janvier 2017.M. Bourita par exemple, ministre marocain délégué aux Affaires étrangères, a déclaré à propos de la RASD (la République arabe sahraouie démocratique, membre fondateur de l’Union africaine en 2002, après avoir été membre de l’Organisation de l’Unité Africaine dès 1984) : « le Maroc ne reconnaît pas – et ne reconnaîtra jamais – cette entité fantoche », et il annonce qu’il « redoublera d’efforts pour que la petite minorité de pays, notamment africains, qui la reconnaissent encore, fassent évoluer leur position dans le sens de la légalité internationale et des réalités géopolitiques ». Ouah !, « dans le sens de la légalité internationale » !
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> 29 mars 2016
Le Maroc ne décolère pas. Ban Ki-moon a effectué une visite — la première du genre — dans les camps de Tindouf, en Algérie, où vivent depuis 1975 des milliers de Sahraouis qui revendiquent l’indépendance du Sahara occidental.
Le secrétaire général des Nations Unies s’est également rendu à Bir
Lahlou, localité au nord-est du Sahara occidental, en zone contrôlée par
le Front Polisario et considérée par les Sahraouis de Tindouf comme une
« zone libérée ».
C’est à cet endroit précis que le 27 février 1976, le Front Polisario
annonçait la création de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) et c’est de cette localité qu’émet la « Radio nacional de la républica árabe saharaui democrática ». La presse marocaine parle de provocation.
Au-delà de la visite elle-même, ce sont les propos formulés par Ban Ki-moon, en ces lieux hautement symboliques, qui ont paru « inacceptables » pour le Maroc. Le plus haut fonctionnaire onusien, qui affiche habituellement une grande réserve, a exprimé beaucoup de compassion pour les réfugiés sahraouis qu’il a vus à Tindouf : « J’ai été très attristé de voir autant de réfugiés et particulièrement des jeunes qui y sont nés. Les enfants qui sont nés au début de cette occupation ont désormais 40 ou 41 ans. Soit quarante ans d’une vie difficile. Je voulais vraiment leur apporter l’espoir que ce n’est pas la fin du monde pour eux ».
Au-delà de la visite elle-même, ce sont les propos formulés par Ban Ki-moon, en ces lieux hautement symboliques, qui ont paru « inacceptables » pour le Maroc. Le plus haut fonctionnaire onusien, qui affiche habituellement une grande réserve, a exprimé beaucoup de compassion pour les réfugiés sahraouis qu’il a vus à Tindouf : « J’ai été très attristé de voir autant de réfugiés et particulièrement des jeunes qui y sont nés. Les enfants qui sont nés au début de cette occupation ont désormais 40 ou 41 ans. Soit quarante ans d’une vie difficile. Je voulais vraiment leur apporter l’espoir que ce n’est pas la fin du monde pour eux ».

