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dimanche 27 mars 2016

Sahara Occidental: Le Conseil de sécurité rappelle à l'ordre le Maroc et ses alliés


par Yazid Alilat, 26/3/2016
Nouveau rappel à l'ordre autant aux autorités marocaines d'occupation qu'à leurs alliés sur le dossier pendant de la décolonisation du Sahara Occidental. 
Après le geste grave du Maroc d'expulser une grande partie du personnel de la Minurso et de suspendre sa contribution financière pour son fonctionnement, en réaction à un simple rappel du SG de l'ONU pour la relance du processus de paix dans la région, le Conseil de sécurité a appelé pour le retour ‘'au fonctionnement normal'' de la mission des Nations Unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara Occidental. C'est jeudi que le Conseil de sécurité a lancé son appel, sinon son souhait pour que la Minurso «puisse recommencer à fonctionner pleinement». Les 15 membres du Conseil ont préconisé lors de leur réunion le règlement «de manière constructive et complète et par la coopération» de la crise entre le Maroc et l'ONU, née des manœuvres dilatoires et provocatrices de Rabat contre la personne du SG de l'instance onusienne et ses efforts de sortir le dossier du Sahara Occidental de 24 années de l'impasse dans laquelle il a été mis par le Maroc. En outre, les mesures de rétorsion de Rabat risquent, selon l'ONU, de rendre bientôt cette mission, forte de 500 hommes, civils et militaires, incapable de remplir le mandat que le Conseil lui a confié en 1991. 
A l'issue de trois heures de discussions, le président du Conseil pour le mois de mars, l'ambassadeur angolais Ismael Gaspar Martins, a indiqué que les pays du Conseil «ont exprimé une grave inquiétude» face à cette situation et ils ont rappelé que les 16 missions de la paix de l'ONU dans le monde sont déployées sur instruction du Conseil «pour mener à bien des tâches cruciales». Mais l'ambassadeur s'est contenté d'indiquer que les contacts bilatéraux avec Rabat allaient continuer. «Nous sommes inquiets et c'est un problème qu'il faut résoudre», a-t-il expliqué. «L'expression du Conseil de sécurité est résolument constructive», estime l'ambassadeur français François Delattre. Quant au représentant du Front Polisario à l'ONU, Ahmed Boukhari, il a salué le fait que le Conseil ait appelé au retour au fonctionnement normal de la Minurso. Ahmed Boukhari rappelle cependant que le conseil de sécurité n'a pas «adressé un message plus fort aux Marocains, qui sont les principaux responsables de cette situation». Mercredi dernier, un responsable de l'ONU avait même accusé, devant des journalistes, le Maroc de violer la Charte de l'ONU et de lancer «un défi direct au Conseil de sécurité».

 La Minurso avait été, rappelle-t-on, mandatée en 1991 pour surveiller un cessez-le-feu et préparer un référendum d'autodétermination au Sahara Occidental, occupé en 1975 par le Maroc après le retrait de l'Espagne du territoire. Tous les efforts de l'ONU pour organiser un référendum d'autodétermination pour ce territoire non autonome ont été bloqués par le Maroc, avec l'appui de certains membres permanents du Conseil de sécurité. L'appel de M. Ban Ki-Moon à l'issue de sa tournée fin février dernier dans les territoires sahraouis libérés et aux camps de réfugiés pour la relance de la médiation de l'ONU, dans l'impasse depuis de nombreuses années, et notamment l'organisation d'un référendum à travers une reprise des négociations directes entre le Maroc et le Front Polisario avait provoqué la colère de Rabat, rappelle-t-on. 
Droits de l'homme en bandoulière 
A la veille de la réunion du Conseil, des membres du Congrès américain ont rappelé que les Etats-Unis ne reconnaissent pas la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, et le considèrent comme «un territoire non autonome en attente de décolonisation». ‘'Tom Lantos'', et la commission des droits de l'homme du Congrès américain, a, lors d'une audience mercredi au siège du Congrès marquée par la présence de personnalités politiques américaines, de membres d'ONG des droits de l'homme dont Human Rights Watch, et d'ancien responsables de la Minurso,  levé toute équivoque sur la position du gouvernement américain à l'égard de la question sahraouie. «Nous devons être clairs, les Etats-Unis n'ont reconnu la souveraineté d'aucun Etat sur les territoires du Sahara occidental qu'ils considèrent plutôt comme un territoire non autonome en attente de décolonisation», a déclaré le démocrate John Conyers, durant cette première audience tenue par cette commission sur le Sahara Occidental. Il a également rappelé les positions des officiels américains dont l'ex-secrétaire d'état James Baker, qui a renoncé à poursuivre sa médiation au Sahara Occidental après le refus du Maroc de s'aligner sur son plan prévoyant l'autodétermination du peuple sahraoui. Le représentant de l'Etat de Michigan au Congrès a, par ailleurs, indiqué que les dernières mesures du Maroc visant à pervertir la Minurso a donné l'occasion au gouvernement américain et aux autres membres du Conseil de sécurité de confirmer «les objectifs inavoués du Maroc, qui cherche une solution au conflit en dehors du cadre des Nations Unies». Il a appelé par ailleurs son gouvernement à appuyer au Conseil de sécurité la proposition de doter la Minurso d'un mandat de surveillance des droits de l'Homme au Sahara Occidental. Car pour James Mc Govern, coprésident de la commission Tom Lantos,'»en dépit des relations qui lient les Etats-Unis au Maroc, le respect des droits de l'homme doit primer sur tout autre intérêt car ce principe représente un élément essentiel dans le maintien de la sécurité dans la région», appelant les autorités marocaines à autoriser les observateurs des droits de l'homme des Nations Unies à accéder sans restrictions aux territoires sahraouis occupés et à libérer les prisonniers politiques du Front Polisario. Il a également rappelé que ‘'les enquêtes sur les violations des droits de l'homme dans les territoires occupés sont rendues difficiles en raison des restrictions imposées aux ONG et à la presse», par les autorités d'occupation, relevant le rôle humanitaire de l'Algérie qui a accueilli ‘'des milliers de réfugiés sahraouis ayant fui leur territoire pour échapper aux affres des violences exercées par les autorités marocaines.'' ‘'La tenue de cette audition intervient à un moment très critique pour le peuple du Sahara Occidental et pour la mission de la Minurso, visée par une attitude négative de la part du Maroc'', relève de son côté le républicain Joseph Pitts, estimant que le Conseil de sécurité, qui va reconduire le mandat de la Minurso le mois prochain, est ‘'appelé à renforcer la surveillance des droits de l'Homme dans ces territoires.'' Enfin, la présidente de la Fondation Kennedy, Kerry kennedy, a accusé le Maroc d'avoir dépensé 3,1 millions de dollars aux Etats-Unis en 2014 pour des opérations de lobbying visant à améliorer son image ternie par les violations quotidiennes des droits de l'homme dans les territoires sahraouis occupés. ‘'Contrairement aux obstacles qu'il dresse aux enquêtes sur les droits de l'homme, le Maroc a agressivement dépensé rien qu'aux Etats-Unis 3,1 millions de dollars en 2014 dans le lobbying et les relations publiques'', rappelant, elle également, que le Maroc empêche toujours les défenseurs des droits de l'homme au niveau local de recenser les dépassements et les violations des droits de l'homme. Au cours des deux dernières années, le Centre Robert Kennedy pour la justice et les droits de l'homme a recensé 56 arrestations arbitraires, 50 cas d'abus commis contre des prisonniers politiques, 84 violations des droits politiques et 31 autres cas de restriction à la liberté de mouvement. «Nous sommes convaincus qu'il est dans l'intérêt des Etats-Unis de soutenir les droits du peuple sahraoui, y compris son droit à l'autodétermination», a-t-elle souligné.

lundi 4 janvier 2016

Pétition du Comité suisse de soutien au peuple sahraoui


deutsch

Petition

Die Unterzeichnenden fordern vom Sicherheitsrat der UNO, vor Ende 2017 das Referendum für Selbstbestimmung unter der sahraouischen Bevölkerung durchzuführen, entsprechend den Regeln des Friedensplans von 1991. Das sahraouische Volk soll selber über sein Schicksal entscheiden können, wie dies die Charta der Vereinten Nationen vorsieht.
Die Petition mit allen gesammelten Unterschriften wird im September 2016, vor dem Treffen der Dekolonisierungskommission, in Genf und in New York dem Sicherheitsrat der UNO übergeben.

 Les signataires appellent le Conseil de sécurité de l'ONU à mener à bien, avant la fin de 2017, le référendum pour l'autodétermination de la population sahraouie, selon les règles du plan de paix de 1991. Le peuple sahraoui devrait pouvoir décider de son sort, tel que prescrit par la Charte des Nations Unies.

La pétition avec toutes les signatures recueillies sera remise au Conseil de sécurité des Nations Unies en Septembre 2016, avant la réunion de la commission de décolonisation , à Genève et à New York.


 
Signataire_______________________________
Email _________________________________
prénom________________________________
Nom __________________________________
Profession/fonction_______________________
Pays

jeudi 12 novembre 2015

Avec un discours célébrant les 40 ans de la Marche verte, Mohammed VI installe résolument le Maroc dans la provocation à l'égard de la Communauté internationale !" — Novembre 2015

Sahara Info n°83 — Novembre 2015 

À quelques semaines d'intervalle, d'octobre – date de l'examen périodique à Genève – à novembre 2015 – date du discours anniversaire de la Marche verte –, Mohammed VI vient de dénoncer, avec un aplomb insensé, les engagements que son pays, le Royaume du Maroc, a pris en adhérant aux principaux Traités internationaux relatifs aux droits de l'Homme et au droit humanitaire.

N'a-t-il pas pourtant solennellement déclaré, en décembre 1999, pour le 51e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme : « Nous sommes fermement convaincus que le respect des droits de l'Homme et des Conventions internationales qui consacrent ces droits n'est pas un luxe mais une nécessité dictée par les exigences du développement » ?
Ainsi, en adhérant au Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels et en le ratifiant, le Maroc s'est engagé à rendre compte auprès du Comité des droits économiques, sociaux et culturels de la manière dont il respecte les dispositions de ce Pacte et à tenir compte des observations finales que le Comité adresse aux pays parties qui sont soumis à un examen périodique.

Pour mémoire, chaque Comité – comme celui des droits économiques, sociaux et culturels – est composé d'experts indépendants, qui sont chargés de surveiller la mise en œuvre par les États parties des instruments relatifs aux droits de l'Homme des Nations unies.

Que s'est-il passé dans le cas du Maroc ? Les observations finales sur le quatrième rapport périodique présenté par Rabat sont particulièrement éloquentes sur la question du Sahara Occidental : la première recommandation concerne le nécessaire respect du droit à l'autodétermination ; la seconde demande au Maroc de « garantir le respect du consentement préalable, libre et en connaissance de cause des Sahraouis afin qu'ils puissent exercer leur droit à profiter et à user pleinement et librement de leurs ressources et richesses naturelles ». En outre, à propos du mur de sable ou berm, le Comité recommande au Maroc de « prendre les mesures adéquates pour permettre aux Sahraouis d'accéder à leurs terres et ressources naturelles et de se réunir avec leurs familles », et d'« accélérer son programme de déminage du mur de sable ». 

À cette attention portée aux Sahraouis, le Maroc a réagi avec brutalité en deux épisodes :
- à Genève d'abord, où les autorités marocaines « dénoncent et rejettent l'approche biaisée et tendancieuse », « la partialité et le parti pris flagrants » des experts et leur soumission au point de vue des « autres parties hostiles à l'intégrité territoriale du Maroc » ;
- à El Aïoun ensuite, où Mohammed VI a repris avec emphase, pour célébrer les 40 ans de la Marche verte, la propagande habituelle. Propagande qui tout à la fois mobilise l'histoire revue par le Makhzen : « rappel des liens d'allégeance unissant les Sahraouis au roi du Maroc », et défie la Communauté internationale et ses différents organes : « nous savons aussi que ces organisations internationales n'ont pas le droit de s'immiscer dans les affaires du Maroc » ; « nous préparons un cadre juridique incitatif pour l'investissement étranger dans nos provinces du Sud ».
Pour cet anniversaire, le palais royal a fait venir à El Aïoun de très nombreux Marocains – les sources locales parlent de plusieurs dizaines de milliers qui sont arrivés au cours des deux semaines précédant le 6 novembre – et les a envoyés « manifester » leur hostilité à la présence de la MINURSO devant le siège de la mission des Nations Unies à El Aïoun.

En outre, Christopher Ross, l'envoyé personnel du Secrétaire général de l'ONU, est aujourd'hui interdit de Sahara occidental par le Maroc !

Les Nations unies, le Secrétaire général et le Conseil de sécurité doivent en urgence prendre la mesure d'une telle surenchère et mobiliser les moyens juridiques et politiques pour ramener les autorités marocaines à la raison et préserver ainsi l'équilibre du Maghreb.

Association des Amis de la RASD 356 rue de Vaugirard 75015 Paris
www.sahara-info.org / www.ecrirepourlesliberer.com

mardi 5 mai 2015

Le “oui mais…” du Conseil de sécurité

Par Larbi Amine , Le Mag, 22/4/2015

Paris : Patrick Ramaël est le juge d’instruction français qui était en charge de l’instruction de la tristement célèbre affaire Ben Barka. Il vient de publier un livre dans lequel il révèle des faits inédits qu’il dit avoir vécu au Maroc, durant sa prise en charge de cette affaire.


    Patrick Ramaël - PH France 3
    Patrick Ramaël - PH France 3


    En effet, le juge Patrick Ramaël sort son livre ‘Hors procédure’, aux éditions Calmann-Lévy, dans lequel il revient sur les dossiers les plus brûlants, dont il était en charge, et dont le plus fameux demeure l’affaire Ben Barka.    

    Dans son récit, dont les contenus sont rapportés par le site du magazine français, Le Point, le juge Ramaël raconte comment il a dû batailler contre le pouvoir français, pour obtenir des renseignements qui l’auraient aidé à clarifier les vraies responsabilités en France et au Maroc dans cet événement demeurant mystérieux, un demi-siècle après son déroulement.

    Patrick Ramaël raconte comment sa quête pour déclassifier des documents militaires français supposés relatifs à cette affaire, avait toujours buté sur des entraves bureaucratiques  et politiques interminables. Il se souvient comment la France de Nicolas Sarkozy avait réussi à mettre au frigo, sa tentative en 2007, de convoquer en justice, des hauts gradés des FAR et de la Gendarmerie Royale, dont des mandats d'arrêt à leur encontre, avaient été émis par lui, en plein visite d’Etat de Sarkozy au Maroc.



    PH lepoint
     
    Mais le fait le plus inédit, est celui que le juge dit avoir été témoin en 2010. Ainsi raconte-il, il sut, cette année, qu’un ‘‘ancien membre du grand banditisme français réputé proche des quatre truands qui ont enlevé Mehdi Ben Barka, habitait à Casablanca".

    PH lepointVoulant écouter son témoignage, et n’ayant plus confiance dans les circuits diplomatiques et judiciaires officiels, il décidait d’entrer en contact direct avec l’individu en question, en sollicitant l’aide d’officiers français au Maroc.

    Ramaël raconte qu’il téléphona à un premier officier français au Maroc, bizarrement celui-ci ne le recontacta plus et sa ligne n’était plus attribuée quelques heures après son appel. Il appelait alors un deuxième agent, celui-ci, fit de même en lui raccrochant au nez après lui avoir signifié qu'il ne souhaitait pas lui parler.

    Le deuxième agent, ajoute Ramaël, finit par le rappeler plus tard pour lui dire qu’il était désolé : ‘‘J'avais interdiction de vous expliquer. Mon collègue, à la suite de votre appel, a été déclaré persona non grata au Maroc et a eu 48 heures pour quitter le royaume. Son téléphone était sur écoutes."

    Patrick Ramaël raconte :
    ‘‘J'apprends en dix secondes que les policiers français travaillant au Maroc sont placés sous surveillance policière comme les trafiquants de stupéfiants (...) J'apprends aussi, au passage, que le ministère de l'Intérieur français, face à un renvoi dans ces conditions, ne proteste pas et enjoint à ses fonctionnaires de se taire’’.   

    Patrick Ramaël a quitté ses fonctions en 2013 sans avoir pu avancer d’un iota dans l’affaire Ben Barka et qui reste à ce jour affaire non résolue.


    Les familles des disparus sahraouis veulent connaître le sort de leurs proches


    Sahara occidental

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    El Watan, 3/5/15

    Les familles des disparus sahraouis ont appelé à nouveau, vendredi, au camp de réfugiés sahraouis de Dakhla, la communauté internationale à exercer des pressions sur le Maroc pour qu’il dévoile le sort de leurs proches, disparus depuis le début de l’occupation marocaine du Sahara occidental en 1975, a rapporté hier l’APS.
    Dans une conférence de presse animée dans le cadre du 12e Festival international du cinéma du Sahara occidental (Fisahara), les familles des disparus sahraouis ont souligné la «nécessité d’exercer des pressions sur le Maroc pour qu’il dévoile le sort de plus de 400 personnes». Cet appel intervient après la découverte en 2013 de fosses communes dans les territoires libérés par une délégation du Pays basque. Des témoignages de membres des familles des disparus qui ont découvert les ossements de leurs proches dans ces fosses communes ont été présentés durant la conférence.
    Organisée sous le thème «Justice universelle», la conférence a été marquée par la présence de la ministre sahraouie de la Culture, Khadidja Hamdi, de membres du gouvernement sahraouis, de l’ambassadeur d’Afrique du Sud auprès de l’Algérie, Dennis Thokozani Dlomo, de la militante argentine Nora Cortines et de l’avocat espagnol Manuel Ollé qui a poursuivi en justice 11 responsables marocains pour «génocide» contre des Sahraouis.
    La militante Nora Cortines a évoqué les disparitions forcées en Argentine durant le régime militaire dans les années 1970. L’ambassadeur d’Afrique du Sud en Algérie, Dennis Thokozani Dlomo, a pour sa part exprimé «sa solidarité» avec le peuple sahraoui, soulignant que la situation au Sahara occidental était identique à la politique d’apartheid appliquée dans le passé en Afrique du Sud.
    L’avocat espagnol Manuel Ollé a, quant à lui, rappelé l’action judiciaire qu’il a intentée contre le Maroc auprès du tribunal national espagnol en 2006 et a souligné que l’ouverture de ce dossier par la justice espagnole constitue un grand pas en faveur de la cause sahraouie.
    Le Conseil de sécurité de l’Organisation des nations unies (ONU) a adopté mardi dernier une résolution qui prolonge d’un an le mandat de la Mission de l’ONU au Sahara occidental (Minurso) sans le modifier et qui appelle à relancer les négociations sur ce conflit vieux de 40 ans. Adopté à l’unanimité des 15 membres du Conseil, le texte n’intègre pas ainsi la revendication sahraouie d’élargir le mandat de la Minurso à la protection des droits de l’homme.
    Il se contente d’évoquer «l’importance d’améliorer la situation des droits de l’homme au Sahara occidental et encourage les parties à travailler avec la communauté internationale pour développer et appliquer des mesures indépendantes et crédibles» en ce sens. La résolution appelle le Maroc et le Front Polisario à négocier «de manière plus intensive». Rabat s’est engagé à soutenir la médiation de Christopher Ross, l’émissaire personnel du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, après lui avoir un temps retiré sa confiance en 2012, l’accusant de «partialité».

    Sur le même sujet
    Viol d’enfants en Centrafrique par des soldats français : L’ONU nie avoir cherché à étouffer l’affaire

    lundi 6 avril 2015

    Sahara occidental : Le Polisario teste l’efficacité de ses combattants

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    Par Rabah Beldjenna,El Watan5/4/2015

    Le Front Polisario se prépare à toute éventualité. S’il a privilégié jusque-là les efforts des Nations unies pour mettre un terme à l’impasse dans laquelle s’est figé le conflit du Sahara occidental, le Front Polisario ne néglige pas moins la préparation et la professionnalisation de son armée pour défendre sa partie.

    Les Sahraouis veulent se tenir prêts pour l’option de la reprise des armes dans le cas où l’ONU ne parviendrait pas à résoudre le conflit.
    C’est dans ce cadre que des manœuvres militaires ont été organisées dimanche dernier par l’Armée de libération sahraouie (ALS) dans la région de Tifariti, à Akhchache (territoire libéré du Sahara occidental).
    Troisième du genre en quatre mois, cette manœuvre se voulait un message en direction des Nations unies, mais aussi à l’ennemi, le Maroc, qui continue à tourner le dos à la légalité internationale.
    Ces manœuvres se déroulent à moins d’un mois de la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur la question du Sahara occidental. La démonstration des soldats sahraouis est aussi un message ferme à l’endroit du Maroc.
    Cette opération, qui s’est déroulée en trois étapes, a consisté en la création d’un scénario (ou action) offensif contre un bataillon ennemi désigné près du mur de défense marocain, avec la participation d’un bataillon mixte sahraoui (artillerie, DCA et génie militaire) pour ouvrir les brèches. Le Front Polisario, qui qualifie cette opération de «réussite», voulait ainsi montrer qu’il dispose d’une «armée forte et efficace», capable de relever n’importe quel défi, y compris celui de reprendre les armes pour arracher la liberté de son peuple. Initiée par le ministère sahraoui de la Défense, cette manœuvre «entre dans le cadre de la préparation militaire et pour montrer l’efficacité et la force des combattants sahraouis», soutient un responsable militaire local.
    Il est vrai que la jeunesse sahraouie fait face aujourd’hui à des frustrations grandissantes du fait du blocage du processus de paix. Et d’aucuns parmi les réfugiés pensent que seul le langage des armes pourrait aboutir à la liberté. Ceux des territoires occupés n’en pensent pas moins : tous les Sahraouis ont la même détermination, A Tifariti, ils ont montré qu’ils sont un peuple indivisible.
    Présents en force à cet événement, des Sahraouis de plusieurs villes occupées du Sahara occidental ont exprimé leur «union forte» à leurs compatriotes réfugiés pour la poursuite de la lutte pour l’autodétermination.
    «Personne ne peut nous diviser, nous sommes un seul corps», a lancé Mariam Khatari, journaliste, à El Ayoun occupée devant une assistance composée essentiellement de combattants venus participer aux manœuvres. Déterminée elle aussi, Fatiha Boushab de Tan Tan a tenu à rassurer ses compatriotes : «Le peuple du territoire occupé n’est pas armé de chars ou d’autres armes, mais armé de détermination et de persévérance jusqu’à la

    vendredi 3 avril 2015

    UA : Espoirs pour la paix au Maghreb

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    Par Tayeb Belghiche, 2/4/2015

    La patience a des limites et l’Union africaine vient de le souligner en décidant de s’engager davantage dans le règlement du conflit du Sahara occidental. En effet, son Conseil pour la paix et la sécurité (CPS), l’équivalent africain du Conseil de sécurité des Nations unies, a pris des initiatives qui feront date.
    Il a décidé de créer un comité ad hoc de 10 chefs d’Etat avec pour mission de sensibiliser la communauté internationale sur l’urgence de permettre au peuple sahraoui d’exercer son droit à l’autodétermination et à l’indépendance. Cette mesure sera complétée par la mise en place d’un groupe de contact international pour une mobilisation permanente de la communauté mondiale afin de travailler pour un règlement rapide de la question sahraouie.
    L’ancien président mozambicain, Joaquim Chissano, est chargé du suivi de ces décisions. Depuis la création de l’UA, le CPS s’est penché sur tous les conflits qui ont déstabilisé le continent. Mais il ne s’est jamais occupé du Sahara occidental. Il a laissé la question au Conseil de sécurité de l’ONU qui, malgré la bonne volonté d’un homme comme Christopher Ross par exemple, n’a pas avancé, et ce, suite au blocage de grandes puissances, la France, membre permanent et à ce titre chargée d’œuvrer pour la paix et la sécurité internationales, s’était érigée en défenseur acharné de l’expansionnisme colonial marocain, allant jusqu’à s’opposer à l’élargissement de la mission de la Minurso à la protection des droits de l’homme au Sahara occidental.
    Elle pousse la contradiction jusqu’à demander aux Algériens de l’aider pour la restauration de la paix au Mali, mais bloque le processus conforme au droit international pour le retour de la paix au Maghreb.
    Le CPS a fait un constat de carence et est arrivé à la conclusion qu’en l’état actuel des choses, l’impasse perdurera pour le dernier problème de décolonisation de l’Afrique. Désormais, ceux qui veulent créer des entraves au Conseil de sécurité n’auront plus le champ libre.
    D’autant que le CPS a pris de l’envergure à l’international et jouit d’un immense respect, surtout qu’il a eu un engagement constant pour la paix en Afrique.
    Au point que les puissances qui gèrent le monde lui reconnaissent un rôle majeur dans la résolution des conflits et n’hésitent pas, par conséquent, à lui fournir une aide multiforme.

    mercredi 18 mars 2015

    Sahara Occidental: Le 19eme Séminaire international appelle à l'élargissement du mandat de la MINURSO

    Mexico — Plus de 138 organisations et représentants des partis politiques de gauche et progressiste à travers le monde ont adopté à l'unanimité une résolution appelant à l'élargissement du mandat de la MINURSO pour la protection des droits de l'homme au Sahara occidental, durant la clôture des travaux du 19eme Séminaire international du parti du travail mexicain, organisé du 12 au 14 mars 2015 à Mexico.
    Les participants au Séminaire, tenus sous le titre "Les Partis et une nouvelle société", ont appelé les organisations internationales, en particulier le Conseil de sécurité de l'ONU à élargir le mandat de la MINURSO pour surveiller et protéger les droits de l'homme au Sahara Occidental et à l'ouverture du territoire devant les journalistes et les observateurs internationaux.
    Ils ont également exhorté leurs gouvernements à exercer des pressions sur le gouvernement marocain afin de respecter les droits de l'homme et les pays qui n'ont pas encore reconnu la République arabe sahraouie démocratique (RASD) à la reconnaitre et établir des relations diplomatiques avec elle.
    La RASD a été représentée lors de ce séminaire par le diplomate Moulaye Ahmed Ali, qui a informé les participants de la situation actuelle qui prévaut au Sahara occidental, en particulier les violations des droits de l'homme commises par l'occupant marocain contre les civils sahraouis dans les territoires occupés.

    samedi 26 avril 2014

    La fondation Kennedy interpelle le Conseil de sécurité de l’ONU


    A la une International
     
     Surveillance des droits de l’homme dans les territoires sahraouis occupés
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    Par Aniss Z., El Watan, 26/4/2014
     
 Mme Kerry Kennedy, présidente de l’ONG américaine Robert F. Kennedy pour la justice et les droits de l’homme.
    zoom | © D. R.
    Mme Kerry Kennedy, présidente de l’ONG américaine...

    Durant la période allant de l’adoption de la résolution du Conseil de sécurité, le 25 avril 2013, et le 18 mars 2014, la répression par le Maroc des manifestations pacifiques a touché 912 personnes dans les territoires sahraouis occupés.

    La présidente de l’ONG américaine Robert F. Kennedy pour la justice et les droits de l’homme (RFKennedy Center), Mme Kerry Kennedy, a exhorté une nouvelle fois le Conseil de sécurité de l’ONU à recommander, dans sa prochaine résolution sur le Sahara occidental, l’introduction du mécanisme de surveillance des droits de l’homme au sein de la Minurso.
     Dans une nouvelle lettre adressée jeudi à l’ensemble des membres du Conseil de sécurité, Mme Kennedy a affirmé que les rapports périodiques sur le Sahara occidental établis par l’ONG qu’elle préside indiquent que le Maroc «continue, jusqu’à ce jour, à violer systématiquement les droits fondamentaux du peuple sahraoui, alors que seul un mécanisme de surveillance permanent et indépendant pourrait garantir la responsabilisation pour ces violations».
    Cette lettre de Mme Kennedy a été adressée au Conseil de sécurité qui se réunira le 29 avril en cours pour voter un projet de résolution sur le Sahara occidental dont le mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum (Minurso) devra être prorogé jusqu’au 30 avril 2015. Regrettant que ce projet de résolution ne prévoit pas de mécanisme de surveillance des droits de l’homme du peuple sahraoui, Mme Kennedy a, alors, demandé à cet organe de décision de l’ONU de modifier ce projet de document en y incluant un tel mécanisme, rappelant que la Minurso est la seule mission onusienne de maintien de la paix qui demeure privée de la prérogative de surveillance des droits de l’homme.

    Déficit de soutien du Conseil de sécurité
    En effet, a-t-elle expliqué dans sa lettre, la mise en place du mécanisme de surveillance des droits de l’homme «est la meilleure façon de s’assurer que les droits du peuple sahraoui soient protégés tandis que les deux parties au conflit continueront de chercher une solution politique» à la question sahraouie. Par ailleurs, Mme Kennedy a avancé que s’il n’y a pas suffisamment de soutien par certains membres du Conseil de sécurité à un mandat de surveillance des droits de l’homme au sein de la Minurso, il est impératif toutefois que la résolution contienne des termes qui reflètent l’inquiétude croissante de la communauté internationale concernant les violations de ces droits au Sahara occidental, et qu’elle prévoie, en outre, un mécanisme de suivi et d’établissement de rapports sur les droits de l’homme d’une manière continue.
    Pas loin que ce jeudi, le Conseil des ministres sahraoui a une nouvelle fois condamné la recrudescence de la répression à l’encontre des civils à Al Ayoun, Smara, Dakhla, Boujdour et autres villes. Il a, en outre, condamné, lors d’une réunion présidée par le président sahraoui, secrétaire général du Front Polisario, Mohamed Abdelaziz, la campagne d’«expulsion systématique» menée par les autorités marocaines contre de nombreux observateurs internationaux indépendants en leur interdisant l’accès aux territoires occupés, a rapporté l’agence de presse sahraouie SPS.
    Saluant la «persévérance des femmes à organiser la conférence internationale de solidarité dans la capitale d’El Ayoun occupée en dépit du blocus», le Conseil des ministres a mis en garde contre les «politiques d’escalade dangereuses» adoptées par «l’occupant marocain et cautionnées par le souverain marocain qui s’est rendu à la ville occupée de Dakhla au moment où le Conseil de sécurité examinait le rapport du secrétaire général de l’ONU sur le Sahara occidental».  Rappelant la situation «dramatique» des détenus politiques sahraouis dans les prisons marocaines, le Conseil des ministres a évoqué la campagne nationale et internationale pour leur libération.

    Le droit international bafoué
    Malgré la résolution adoptée par le Conseil de sécurité en avril 2013 qui a appelé à l’amélioration de la situation des droits de l’homme des Sahraouis et à la mise en place des «mesures indépendantes et crédibles» garantissant le plein respect de ces droits, le Maroc a, rappelle-t-on, continué de violer massivement les droits de l’homme. Rien que durant la période allant entre l’adoption de la résolution du Conseil de sécurité, le 25 avril 2013, jusqu’au 18 mars 2014, la répression des manifestations pacifiques a touché 912 personnes (458 femmes, 399 hommes, 28 enfants et 27 handicapés). Cette période a recensé également 52 enlèvements dont des femmes et des enfants, qui ont été tabassés et/ou torturés avant d’être relâchés, tandis que des attaques et agressions ont été commises contre les défenseurs sahraouis des droits de l’homme et des blogueurs sahraouis alors que 197 maisons ont été saccagées. Quant aux poursuites judiciaires, elles ont concerné 108 prisonniers politiques sahraouis durant cette même période.
    A ce propos, des responsables d’ONG sahraouies préviennent que l’aggravation de la précarité des conditions de vie et la situation alarmante des droits de l’homme dans les territoires occupés du Sahara occidental «vont nourrir l’émergence, chez les civils sahraouis, d’un sentiment non seulement de perte de confiance mais aussi de désespoir pouvant être, à l’avenir, un catalyseur d’une riposte violente de leur part pouvant déstabiliser la paix dans le nord-ouest africain».
    Il est à rappeler que dans son rapport adressé au Conseil de sécurité il y a une quinzaine de jours, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a tenu lui aussi à relever la nécessité d’une «surveillance durable, indépendante et impartiale des droits de l’homme» du peuple sahraoui. C’est bien la première fois qu’un responsable de l’ONU s’implique autant dans le dossier sahraoui. M. Ban a également affirmé que le dossier du Sahara occidental est un problème de décolonisation en figurant dans la liste des territoires non autonomes depuis 1963 et que les efforts entrepris par l’ONU grâce à son envoyé personnel pour le Sahara occidental, à son représentant spécial et à la Minurso resteront «extrêmement utiles jusqu’à l’instauration du statut définitif» des territoires sahraouis occupés par le Maroc.

    Les membres du Conseil de sécurité, à leur tête la France et les Etats-Unis, s’opposeront-ils encore cette fois à une avancée du dossier allant dans les sens du respect du droit international ? 
    Dans tous les cas, la composante du Conseil de sécurité porte l’entière responsabilité des malheurs et des souffrances du peuple sahraoui.