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mardi 30 août 2016

Ban Ki-moon préoccupé par le regain de tensions au sud-ouest du Sahara occidental



Un officer de liaison militaire de la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO), observe au travers de ses jumelles lors d’une patrouille de surveillance du cessez-le-feu à Oum Dreyga, au Sahara occidental (juin 2010). Photo ONU /Martine Perret
   
28 août 2016 – Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est dit « profondément préoccupé » par la situation tendue dans l'étroite zone tampon au sud-ouest du Sahara occidental entre la berme marocaine et la frontière mauritanienne suite à des changements dans le statu quo et à l'introduction d'unités armées du Maroc et du Polisario proches les unes des autres.
« Le Secrétaire général appelle les deux parties à suspendre toute action qui modifie le statu quo et à retirer tous les éléments armés afin d'empêcher toute nouvelle escalade et permettre à la Mission des Nations Unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO) de tenir des discussions avec les deux parties sur la situation », a dit son porte-parole dimanche soir dans une déclaration à la presse.
M. Ban a également souligné l'importance pour les deux parties de respecter leurs obligations conformément à l'Accord militaire numéro 1, ainsi que la nécessité de respecter l'esprit et la lettre de l'accord de cessez-le-feu.
Le 29 avril dernier, le Conseil de sécurité de l'ONU avait prorogé d'un an, jusqu'au 30 avril 2017, le mandat de la MINURSO et avait jugé urgent que la Mission puisse de nouveau exercer pleinement ses fonctions. Le Conseil avait alors réaffirmé sa volonté d'aider les parties à parvenir à une solution politique « juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l'autodétermination du peuple du Sahara occidental ».
Situé sur la côte nord-ouest de l'Afrique, le Sahara occidental est bordé par le Maroc, la Mauritanie et l'Algérie. Suite à la fin de l'administration coloniale espagnole du Sahara occidental en 1976, des combats ont éclaté entre le Maroc et le Front Polisario. Un cessez-le feu a été signé en septembre 1991. La MINURSO a été déployée cette même année pour surveiller le cessez-le-feu entre le gouvernement du Maroc et le Front Polisario et organiser, un référendum sur l'autodétermination au Sahara occidental avec l'accord des deux parties.

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lundi 6 avril 2015

Sahara occidental : Le Polisario teste l’efficacité de ses combattants

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Par Rabah Beldjenna,El Watan5/4/2015

Le Front Polisario se prépare à toute éventualité. S’il a privilégié jusque-là les efforts des Nations unies pour mettre un terme à l’impasse dans laquelle s’est figé le conflit du Sahara occidental, le Front Polisario ne néglige pas moins la préparation et la professionnalisation de son armée pour défendre sa partie.

Les Sahraouis veulent se tenir prêts pour l’option de la reprise des armes dans le cas où l’ONU ne parviendrait pas à résoudre le conflit.
C’est dans ce cadre que des manœuvres militaires ont été organisées dimanche dernier par l’Armée de libération sahraouie (ALS) dans la région de Tifariti, à Akhchache (territoire libéré du Sahara occidental).
Troisième du genre en quatre mois, cette manœuvre se voulait un message en direction des Nations unies, mais aussi à l’ennemi, le Maroc, qui continue à tourner le dos à la légalité internationale.
Ces manœuvres se déroulent à moins d’un mois de la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur la question du Sahara occidental. La démonstration des soldats sahraouis est aussi un message ferme à l’endroit du Maroc.
Cette opération, qui s’est déroulée en trois étapes, a consisté en la création d’un scénario (ou action) offensif contre un bataillon ennemi désigné près du mur de défense marocain, avec la participation d’un bataillon mixte sahraoui (artillerie, DCA et génie militaire) pour ouvrir les brèches. Le Front Polisario, qui qualifie cette opération de «réussite», voulait ainsi montrer qu’il dispose d’une «armée forte et efficace», capable de relever n’importe quel défi, y compris celui de reprendre les armes pour arracher la liberté de son peuple. Initiée par le ministère sahraoui de la Défense, cette manœuvre «entre dans le cadre de la préparation militaire et pour montrer l’efficacité et la force des combattants sahraouis», soutient un responsable militaire local.
Il est vrai que la jeunesse sahraouie fait face aujourd’hui à des frustrations grandissantes du fait du blocage du processus de paix. Et d’aucuns parmi les réfugiés pensent que seul le langage des armes pourrait aboutir à la liberté. Ceux des territoires occupés n’en pensent pas moins : tous les Sahraouis ont la même détermination, A Tifariti, ils ont montré qu’ils sont un peuple indivisible.
Présents en force à cet événement, des Sahraouis de plusieurs villes occupées du Sahara occidental ont exprimé leur «union forte» à leurs compatriotes réfugiés pour la poursuite de la lutte pour l’autodétermination.
«Personne ne peut nous diviser, nous sommes un seul corps», a lancé Mariam Khatari, journaliste, à El Ayoun occupée devant une assistance composée essentiellement de combattants venus participer aux manœuvres. Déterminée elle aussi, Fatiha Boushab de Tan Tan a tenu à rassurer ses compatriotes : «Le peuple du territoire occupé n’est pas armé de chars ou d’autres armes, mais armé de détermination et de persévérance jusqu’à la

vendredi 3 janvier 2014

Mediapart - Brève info#2 - Maroc, année 2013

Mediapart - Brève info#2 - Maroc, année 2013


L’année 2013 a démarré par le fameux mémorandum présenté par Hamid Chabat au Chef du gouvernement. Depuis, l’année a été rythmée par une crise gouvernementale sans précédent. Crise qui ne s’est dénouée qu’au bout de neuf mois avec des rebondissements dignes d’un navet de série Z, dont le héros est incontestablement le secrétaire général de l’Istiqlal. C’est ce qui lui vaut le sacre d’homme de l’année aux yeux de la rédaction de TelQuel (voir p.30). Quand c’est le stéréotype du politicien assoiffé de pouvoir qui se retrouve à occuper la scène, ça en dit long sur l’ambiance de l’année…
En 2013, également, la diplomatie chérifienne s’est fait une grande frayeur. Le Polisario et ses soutiens étaient plus proches que jamais de remporter une grande victoire dans l’arène onusienne. Le mandat de la Minurso a failli être élargi à l’observation des droits de l’homme dans les provinces du sud. Et le Maroc a dû en arriver au chantage avec les Etats-Unis pour débloquer la situation.
Sur le plan économique aussi, l’année qui touche à sa fin a été catastrophique. Si la campagne agricole va permettre encore une fois de sauver le taux de croissance, les performances de l’industrie et des services sont loin d’être reluisantes. L’incapacité d’appliquer les pénalités de retard sur les délais de paiement, la réduction draconienne des budgets d’investissements publics, l’incapacité à rationaliser le train de vie de l’Etat, les difficultés grandissantes pour l’accès au financement sont autant d’illustrations du marasme économique dans lequel nous avons pataugé en 2013, accentué par une conjoncture internationale désastreuse.
Côté réformes de fond, il n’y a pas de grandes avancées à signaler non plus. Relifting du système judiciaire, de la compensation, de la Loi de Finances ou encore des agréments… aucun de ces chantiers n’a vraiment bougé. Même la réforme des grâces royales, ce système opaque et corrompu qui nous a valu la chouha de l’année (le Danielgate), n’a pas avancé d’un iota.
En regardant en arrière, il est difficile de regretter 2013. Ce n’est pas seulement un, libertés, avenir sombree année blanche en termes de développement, c’est surtout une année noire pour les libertés. On a assisté au retour des incarcérations de journalistes ou encore à la mise sous écrou d’adolescents pour une banale histoire de bisous.
Et 2014 ne s’annonce pas forcément sous de meilleurs auspices. Rien ne garantit que le même scénario catastrophe ne se reproduira plus. Il faut regarder la vérité en face, le gouvernement se trouve face à une impasse sur tous les dossiers. Mais puisque l’espoir fait vivre, disons que 2014 sera meilleure inchallah. Ou du moins qu’elle ne peut pas être pire… Bonne année tout de même.
Edito de Fahd Iraqi - 28/12/2013

samedi 23 novembre 2013

Algérie-Maroc Bouteflika écrit au roi Mohamed VI

Par Sonia Lyes, TSA, 17/11/2013


Le président Abdelaziz Bouteflika a adressé, ce dimanche 16 novembre, un message au roi Mohammed VI dans lequel il a réitéré son « souci d'œuvrer à la préservation et au renforcement des liens de fraternité et des relations de coopération unissant nos deux pays et nos deux peuples ».
Ce message, adressé à l’occasion du 58e anniversaire de l'indépendance du Maroc, intervient dans un contexte de tension entre les deux pays. Il sonne comme une volonté du président algérien de calmer le jeu. « Il m'est particulièrement agréable, alors que le Royaume du Maroc célèbre le 58e anniversaire de son indépendance, de vous présenter, au nom du peuple et du gouvernement algériens et en mon nom personnel, mes vœux les meilleurs, priant Dieu Le Tout Puissant de vous accorder santé et bien-être et davantage de progrès et de prospérité au peuple marocain frère », écrit Bouteflika dans ce message diffusé via l’agence officielle APS.

Abdelaziz Bouteflika ne fait aucune allusion à l’incident du drapeau arraché du toit du consulat d’Algérie à Casablanca. « La célébration de cet anniversaire nous offre l'opportunité de nous remémorer les faits marquants de notre histoire commune et les grands sacrifices consentis par nos deux peuples, lors de la lutte pour la liberté et la dignité », a souligné le président de la République, affirmant qu’il fera en sorte que les relations entre les deux pays ne soient pas constamment perturbées.
 Algérie-Maroc :: Bouteflika écrit au roi Mohamed VI
« C'est également une occasion heureuse, a ajouté le chef de l'État, pour vous réaffirmer mon souci d'œuvrer à la préservation et au renforcement des liens de fraternité et des relations de coopération, unissant nos deux pays et nos deux peuples », ajoute le chef de l’État algérien.