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mercredi 18 mai 2016

Décolonisation du Sahara occidental : Le Front Polisario salue la position de l’UA

D.R.


PUBLIE LE : 18/5/2016





Le Front Polisario a salué la position constante de l'Union africaine (UA) en faveur de la décolonisation du Sahara occidental, dernière colonie en Afrique, a rapporté, lundi dernier, l'agence de presse sahraouie SPS.

Le secrétariat national du Front Polisario a salué la position de l'UA, partenaire de l'ONU dans l'élaboration et la mise en place du plan de règlement du conflit du Sahara occidental et son accompagnement pour la décolonisation de la dernière colonie en Afrique, indique un communiqué du Polisario, à l'issue de sa deuxième session ordinaire, tenue dimanche sous la présidence du Premier ministre sahraoui, Abdelkhader Taleb Oumar. 

jeudi 28 avril 2016

Tentative avortée d’empêcher l’UA de s’exprimer : le Conseil de sécurité assomme le Makhzen

 Par Karim Bouali

Malgré les vaines tentatives du Maroc d’empêcher l’Union africaine de s’exprimer sur le dossier sahraoui à l’ONU, l’organisation africaine a fait entendre sa voix par le biais de son envoyé spécial à New York, Joaquim Chissano.  

Ce dernier a transmis aux membres du Conseil de sécurité de l’ONU une lettre de l’UA à l’organisation onusienne dans laquelle elle dénonce la signature par le Maroc d’accords avec d'autres Etats, en incluant le territoire du Sahara Occidental, bien que le conflit n’ait pas encore été résolu. L’Union africaine a, d’ailleurs, félicité la Cour de justice de l'Union européenne pour sa récente décision rendue le 10 décembre 2015, annulant l'accord de commerce des produits agricoles et de la pêche, conclu en mars 2012, entre le royaume du Maroc et l'UE. Elle appelle «tous les Etats concernés» à respecter la décision de la Cour et à «s'abstenir de conclure tout accord qui serait contraire à la souveraineté permanente du peuple sahraoui sur ses ressources naturelles». L’Union africaine refuse que l’Afrique soit exclue du dossier sahraoui. «L'Afrique a une responsabilité morale et politique pour trouver une solution aux conflits sur le continent», lit-on dans le message transmis par Joaquim Chissano au Conseil de sécurité. «Alors que le conflit est en Afrique et implique des Africains, notre continent doit jouer un rôle essentiel dans ces efforts, comme cela a été le cas dans tous les autres conflits dans le continent», relève l’UA, qui clame son droit à «jouer un rôle dans la conduite des efforts visant à trouver une solution au conflit du Sahara Occidental». L’organisation africaine estime que la communauté internationale «doit donner au peuple du Sahara Occidental la possibilité de choisir librement son destin», car «la solution au conflit consiste en la tenue d'un référendum sur l'autodétermination du peuple sahraoui». L’Union africaine appelle le Conseil de sécurité à renouveler le mandat de la Minurso dont le mandat expire le 30 avril 2016 et à étendre sa mission à la surveillance des droits de l’Homme.
Mezouar écrit à Ban Ki-moon
Pour tenter de parasiter les efforts de l’Union africaine, le ministre marocain des Affaires étrangères a adressé un courrier au secrétaire général de l’ONU, dans lequel il conteste l’implication de l’Union africaine dans les efforts visant à accélérer l’organisation d’un référendum d’autodétermination. Paniquées, les autorités marocaines se sont, du coup, trompées de destinataire, le secrétaire général de l’ONU n’ayant aucune autorité sur le Conseil de sécurité et n’est en rien concerné par le programme de travail de cette instance onusienne. Cette dernière est, en effet, seule responsable de son agenda et c’est elle qui a accepté de recevoir le représentant de l’UA, de prêter attention aux préoccupations de l’organisation africaine et de prendre en considération son avis. Selon des sources informées, si Rabat a décidé d’adresser son courrier à Ban Ki-moon, c’est pour l’accabler davantage et occulter l’échec des tentatives dilatoires marocaines puisque, malgré l’opposition du Maroc et les manœuvres de la France, du Sénégal et de l’Egypte, le représentant spécial de l’Union africaine a pu s’exprimer devant le Conseil de sécurité. Le Makhzen crie à la trahison de «certains alliés traditionnels du Maroc».
Karim Bouali
http://algeriepatriotique.com/article/tentative-avortee-d-empecher-l-ua-de-s-exprimer-le-conseil-de-securite-assomme-le-makhzen

Les Etats-Unis et l’Union africaine défendent la Minurso

Conflit du Sahara Occidental

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Z. C., El Watan,  28/4/2016

Aujourd’hui, le Conseil de sécurité de l’ONU doit confirmer, par le biais d’une résolution, sa décision de proroger le mandat de la Minurso, dont la composante civile et politique a été récemment expulsée par le Maroc.

Dans le cas du conflit du Sahara occidental, une résolution du Conseil de sécurité n’a jamais été autant attendue. La raison ? La décision prise unilatéralement par le Maroc de décapiter la Minurso fait craindre  une reprise des hostilités, après 25 ans de cessez-le-feu. Cette reprise est à redouter surtout si le Conseil de sécurité ne se bat pas pour que la Minurso retrouve la plénitude de ses moyens et exerce la mission pour laquelle elle a été créée, c’est-à-dire permettre au peuple sahraoui de s’autodéterminer.
Pour éviter tout risque de dérapage dans la région, des sources proches du Conseil de sécurité de l’ONU ont révélé, hier à El Watan, que les Etats-Unis ont présenté un projet de résolution au Conseil de sécurité qui «insiste sur l’urgence pour la Minurso de reprendre immédiatement ses pleines fonctions». En somme, il s’agit là d’un désaveu clair pour le Maroc qui cherche à dévitaliser la Mission. Le projet de résolution en question soutient également le principe de «la prorogation du mandat de la Minurso pour 60 jours supplémentaires» au terme desquels le secrétaire général de l’ONU aura à présenter «un nouveau rapport sur la situation» au Sahara occidental.
Ce n’est pas tout. Les Etats-Unis exhortent en outre les parties en conflit (le Maroc et le Front Polisario, ndlr) à «reprendre instamment les négociations de bonne foi et sans condition préalable». Dans une allusion claire aux tirs d’une unité de l’armée marocaine sur un troupeau de dromadaires et un chamelier qui approchaient du mur dressé par les Marocains pour couper le Sahara occidental en deux, les Américains ont appelé les deux parties à respecter «l’accord de cessez-le-feu».
Les Marocains, apprend-on, ont été autant affolés que surpris par le ton véhément du projet de résolution américain. Leurs alliés traditionnels se sont, indique-t-on, mobilisés pour introduire des amendements substantiels à la proposition américaine. Ils cherchent, dit-on, à ménager «une sortie honorable» du Maroc. La décision d’expulsion de la composante civile et politique de la Minurso a été prise par le roi Mohammed VI himself qui aurait juré de tous ses grands dieux que cette décision était «irrévocable».
A signaler que malgré l’opposition de la France, du Sénégal et de l’Egypte, le représentant spécial de l’Union africaine (UA) pour le Sahara occidental, Joaquim Chissano, a pu s’exprimer mardi devant le Conseil de sécurité. M. Chissano a demandé aux membres du Conseil de déterminer une date pour la tenue d’un référendum d’autodétermination du peuple sahraoui et appelé ceux-ci à assumer leurs responsabilités en cas d’échec du processus onusien de règlement du conflit.
Lors de la réunion tenue à huis clos, l’ancien président mozambicain a plaidé pour la décolonisation du Sahara occidental, exigé l’annulation des mesures de rétorsion prises par le Maroc contre la Minurso et demandé le plein rétablissement des activités de cette mission onusienne. En réitérant la position constante de l’Union africaine à l’égard de la décolonisation du Sahara occidental, l’ancien président mozambicain a réaffirmé l’engagement de l’organisation africaine à continuer à être associée au processus du règlement de la question sahraouie comme c’est le cas pour les autres conflits du continent inscrits dans l’agenda du Conseil de sécurité.

vendredi 19 juin 2015

L'UA "bouscule" l'ONU

ORGANISATION D'UN RÉFÉRENDUM D'AUTODÉTERMINATION AU SAHARA OCCIDENTAL

Par

Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union africaine ont appelé, le 15 juin dernier, l'Assemblée générale des Nations unies à «fixer une date pour la tenue du référendum d'autodétermination...», pour que le peuple sahraoui puisse en finir avec la colonisation marocaine.
L'Union africaine est décidée à faire sauter le verrou du statu quo pour que la dernière colonie d'Afrique soit libérée du joug marocain. Il y va de sa crédibilité. Il s'agit surtout d'honorer le serment des pères fondateurs de l'OUA (rebaptisée UA) qui se sont jurés de rendre leur dignité à tous les peuples d'Afrique.
Les choses donnent l'impression de vouloir s'accélérer. La Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l'UA a appelé lundi dernier depuis Johannesburg en Afrique du Sud où s'est tenu, son 25e Sommet, l'Assemblée générale des Nations unies à «fixer une date pour la tenue du référendum d'autodétermination pour les populations du Sahara occidental et de protéger son intégrité». La Conférence qui a noté «avec une profonde préoccupation la longue impasse dans laquelle se trouve la recherche d'une solution au conflit du Sahara occidental», a souligné «la nécessité urgente d'efforts internationaux renouvelés visant à faciliter le règlement rapide du conflit». L'UA «bouscule» l'ONU qui traîne les pieds pour résoudre ce conflit alors que le Sahara occidental figure parmi les 16 territoires qui restent à décoloniser. A tel point que le Conseil de sécurité de l'ONU n'a pas autorisé son envoyé spécial à prendre la parole à l'occasion de l'adoption de la résolution 2218 sur le Sahara occidental.
Le mandat de la Minurso, Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental, avait été prolongé d'une année sans qu'elle ne soit dotée d'un mécanisme de protection des droits de l'homme alors que les militants sahraouis sont victimes d'une féroce répression de la part des forces d'occupation marocaines. La Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l'UA revient à la charge. Elle a renouvelé «son soutien total à l'envoyé spécial de l'Union africaine pour le Sahara occidental, l'ancien président (du Mozambique, Ndlr) Joaquim Chissano» et a exhorté le Conseil de sécurité de l'ONU à «assumer ses responsabilités et à régler les questions du respect des droits de l'homme et de l'exploitation illégale des ressources du territoire». Le ministre algérien des Affaires maghrébines, de l'Union africaine et de la Ligue arabe a salué la décision adoptée par les chefs d’État et de gouvernement de l'Union africaine. «La décision prise par le sommet est une décision qui revêt une grande importance et s'inscrit dans le cadre de l'aide et de l'accompagnement des dirigeants africains au peuple sahraoui pour recouvrer son indépendance» a déclaré Abdelkader Messahel. Il faut rappeler que le refus du Conseil de sécurité des Nations unies d'autoriser l'envoyé spécial de l'UA pour le Sahara occidental de prendre la parole avait sérieusement froissé le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l'UA.
Cet état de fait «ne reflète pas l'esprit du Partenariat stratégique entre l'UA et les Nations unies, en particulier entre le Conseil de paix et de sécurité de l'UA et le Conseil de sécurité des Nations unies, qui doit s'appliquer à toutes les questions de paix et de sécurité sur le continent africain, y compris le Sahara occidental», avait souligné le CPS dans un communiqué relatif à sa 503e réunion qui a eu lieu le 30 avril 2015 à Addis-Abeba, en Ethiopie.

vendredi 3 avril 2015

UA : Espoirs pour la paix au Maghreb

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Par Tayeb Belghiche, 2/4/2015

La patience a des limites et l’Union africaine vient de le souligner en décidant de s’engager davantage dans le règlement du conflit du Sahara occidental. En effet, son Conseil pour la paix et la sécurité (CPS), l’équivalent africain du Conseil de sécurité des Nations unies, a pris des initiatives qui feront date.
Il a décidé de créer un comité ad hoc de 10 chefs d’Etat avec pour mission de sensibiliser la communauté internationale sur l’urgence de permettre au peuple sahraoui d’exercer son droit à l’autodétermination et à l’indépendance. Cette mesure sera complétée par la mise en place d’un groupe de contact international pour une mobilisation permanente de la communauté mondiale afin de travailler pour un règlement rapide de la question sahraouie.
L’ancien président mozambicain, Joaquim Chissano, est chargé du suivi de ces décisions. Depuis la création de l’UA, le CPS s’est penché sur tous les conflits qui ont déstabilisé le continent. Mais il ne s’est jamais occupé du Sahara occidental. Il a laissé la question au Conseil de sécurité de l’ONU qui, malgré la bonne volonté d’un homme comme Christopher Ross par exemple, n’a pas avancé, et ce, suite au blocage de grandes puissances, la France, membre permanent et à ce titre chargée d’œuvrer pour la paix et la sécurité internationales, s’était érigée en défenseur acharné de l’expansionnisme colonial marocain, allant jusqu’à s’opposer à l’élargissement de la mission de la Minurso à la protection des droits de l’homme au Sahara occidental.
Elle pousse la contradiction jusqu’à demander aux Algériens de l’aider pour la restauration de la paix au Mali, mais bloque le processus conforme au droit international pour le retour de la paix au Maghreb.
Le CPS a fait un constat de carence et est arrivé à la conclusion qu’en l’état actuel des choses, l’impasse perdurera pour le dernier problème de décolonisation de l’Afrique. Désormais, ceux qui veulent créer des entraves au Conseil de sécurité n’auront plus le champ libre.
D’autant que le CPS a pris de l’envergure à l’international et jouit d’un immense respect, surtout qu’il a eu un engagement constant pour la paix en Afrique.
Au point que les puissances qui gèrent le monde lui reconnaissent un rôle majeur dans la résolution des conflits et n’hésitent pas, par conséquent, à lui fournir une aide multiforme.

jeudi 15 janvier 2015

2014: le droit à l'auto-détermination du peuple sahraoui fortement consolidé (2/3)

Par Chahid El Hafedh (camps de réfugiés), 13/1/ 2015 (SPS)

 Le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui a été fortement consolidé en 2014, à travers la résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies en avril, appelant à une "solution juste " au conflit qui assure le droit à l'autodétermination du peuple du Sahara occidental, dernière colonie en Afrique.
À cet égard, SPS met en ligne la secondes partie des importants évènements de la question du Sahara occidental durant l’année 2014:

Sur la scène africaine, le président kenyan Uhuru Kenyatta a exprimé en mai dernier son soutien à la juste cause du peuple sahraoui, ajoutant que la position du Kenya sur le Sahara occidental est conforme à la légitimité internationale et aux résolutions de l'UA.

Au niveau européen, le Parti de gauche en Espagne a appelé les formations politiques dans le pays à soutenir le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination, exhortant le gouvernement à agir en faveur d'une solution juste, durable et mutuellement acceptable, qui garantit le libre choix du peuple du Sahara occidental, conformément aux doctrines de l'ONU.

En juin dernier, le président de la République, SG du Front Polisario, Mohamed Abdelaziz, a salué la nomination par l'Union africaine de Joaquim Chissano, ancien président mozambicain, comme envoyé spécial pour la question du Sahara occidental.

A cet égard, Il a appelé les chefs d'Etats et de gouvernements de l'UA, durant le sommet de l’UA en Guinée équatoriale, de faire plus d'efforts pour mettre un terme à la situation  d'impasse, soulignant la nécessité d'assurer  une  "constante et indépendante" observation des droits de l'homme dans les territoires occupés du Sahara Occidental.

D’autre part, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les droits de l'homme, Navi Pillay, a demandé aux autorités marocaines à ouvrir une enquête sur les pratiques dégradantes menées contre sahraouie et détenus marocains.

Pour sa part, le président du Parti mexicain de la révolution démocratique (PRD), Jesús Zambrano, a souligné la nécessité de soutenir la question sahraouie et permettre au peuple sahraoui de jouir de son droit à l'autodétermination et à l'indépendance,  durant une réunion avec la secrétaire général de l'Union des femmes sahraouies, Mme Fatma Mehdi.

Le Parlement européen a approuvé un rapport sur le conflit du Sahara occidental, dans lequel les députés ont affirmé  le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et demandé au Maroc de respecter les droits des Sahraouis.

En ce qui concerne le front diplomatique, le ministre tanzanien des Affaires étrangères a déclaré, lors de la 25ème session du Conseil exécutif de l'UA, que l'Afrique ne peut pas accepter l’occupation du Sahara Occidental, appelant au parachèvement  de la décolonisation de la dernière colonie en Afrique.

En Juillet 2014, Mme Laura Boldrini, Président de la Chambre des députés italienne, a exprimé son soutien au droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et à l'indépendance.

Dans son 3ème congrès, le Parti socialiste uni du Venezuela a approuvé une motion de solidarité avec la lutte du peuple sahraoui pour la liberté et l'indépendance nationale, déplorant les violations continues des droits de l'homme dans les territoires occupés du Sahara Occidental.

L’ Ancien président de l'Uruguay, José Mujica, a exprimé le soutien de son pays au droit du peuple sahraoui à décider de son destin, à une réunion avec une délégation sahraouie sur une visite en Uruguay pour participer à une réunion de l'Alliance progressiste uruguayenne.

Dans le même mois, M. Moses Masango, Président du Comité du portefeuille sur les relations internationales et de la coopération de l'Assemblée nationale sud-africaine, a souligné la nécessité de permettre au peuple sahraoui de son droit à l'autodétermination.

Dans le dernier mois du deuxième trimestre de 2014, M. Pierre Galand, président du Comité de coordination européenne de solidarité avec le peuple sahraoui, a souligné la nécessité d'élargir  l’élan des réseaux de solidarité pour inclure les pays et les gouvernements dans le but de s’opposer à l'oppression et de l'occupation du Sahara occidental par le Maroc.

En ce qui concerne l'action diplomatique, des affaires étrangères du Venezuela a réitéré la position de soutien de son pays à la juste lutte du peuple sahraoui pour la liberté et l'indépendance.

La conférence des parlements de l'UA a renouvelé l'appel à la coopération avec l'ONU pour parvenir à un règlement au conflit du Sahara Occidental, exprimant son soutien à l'envoyé d'Afrique pour le Sahara occidental, Joaquim Chissano. (SPS)

mardi 14 octobre 2014

Colère des Sahraouis : La Minurso est transformée progressivement par le Maroc en parapluie d’une occupation coloniale.

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Par Mohammed Larbi, El Watan, 14/10/14

Le Front Polisario a toujours dit ses craintes quant à l’état du plan de paix de l’ONU, au point mort depuis sa mise en œuvre, en septembre 1991. Les causes sont quant à elles connues ; tout remonte vers le Maroc qui bloque systématiquement l’exécution de cet accord qu’il avait pourtant conclu ave le Front Polisario. C’est ce que ce dernier rappelle avec régularité et, cette fois, il a manifesté sa colère à l’encontre notamment de la Mission des Nations unies pour l’organisation du référendum au Sahara occidental (Minurso).

A quoi sert cette force, souvent accusée de fermer les yeux sur certaines actions marocaines ? Des opposants sahraouis ont cru un moment trouver refuge dans ses locaux, dans les Territoires occupés, mais ils y ont été poursuivis et arrêtés par les forces d’occupation. D’où alors cette exigence du Front Polisario au Conseil de sécurité lui demandant de clarifier la mission confiée à cette force, en affirmant que le silence de cet organe onusien sur ce dossier est «synonyme d’abdication de responsabilités».
A l’approche de l’examen de la question sahraouie par l’instance onusienne, comportant normalement un nouveau rapport de l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU, alors même qu’il n’a pu se déplacer dans la région en raison du refus marocain de le recevoir et cela après avoir échoué à vouloir le faire quitter son poste, l’heure est à la colère côté sahraoui. 
«Vous, et notamment les membres du Conseil de sécurité, devez clarifier si la mission octroyée à la Minurso est celle d’un gardien d’une occupation illégale», a déclaré Ahmed Boukhari, représentant du Front Polisario, devant la commission de ladécolonisation de l’ONU qui ne s’est jamais dessaisie du dossier sahraoui.
«Le peuple du Sahara occidental mérite cette clarification», a-t-il ajouté, soulignant à cet égard que «le silence ou la patience sont synonymes d’abdication de responsabilités. Ils ne sont plus une option convaincante», a-t-il affirmé. Et d’ajouter que le Conseil de sécurité doit assumer ses responsabilités afin d’arrêter le pillage à grand échelle des ressources du Sahara occidental et la violation systématique des droits de l’homme, dont la dernière victime a été le prisonnier politique Hassana Elwali, décédé il y a moins d’une semaine à la prison de la ville occupée de Dakhla.
M. Boukhari a regretté que la Minurso, chargée d’une œuvre de paix, à savoir l’organisation d’un référendum d’autodétermination, soit transformée progressivement par le Maroc en parapluie d’une occupation coloniale. Pour les mêmes raisons d’obstruction, le Maroc «a dénigré publiquement la désignation par l’Union africaine de l’ancien chef d’Etat mozambicain, Joaquim Chissano, et n’a pas encore permis à la nouvelle chef de la Minurso, la canadienne Kim Bolduc, d’aller au Sahara occidental pour prendre ses nouvelles fonctions», a-t-il relevé.
Il est en effet au moins pénible de constater que des institutions comptent les morts, déplorent certains actes, se retenant d’aller au fond de la question du Sahara occidental dont le Conseil de sécurité refuse de se dessaisir, ce qui est à relever, ni même modifier sa ligne de conduite, considérant encore et toujours ce conflit comme une question de décolonisation. Qu’est-ce qui empêche alors cette institution onusienne d’appliquer ses propres résolutions ?
L’on attend à cet égard, et le Front Polisario s’en est félicité, l’initiative du secrétaire général de l’ONU de procéder, au mois d’avril 2015, à une espèce de mise à plat, sachant qu’il n’est plus possible de poursuivre la démarche actuelle. Il était temps.

dimanche 17 août 2014

La RASD prend part au 10ème anniversaire du parlement panafricain

Midrand (Afrique du Sud), 15/8/2014

Une délégation sahraouie conduite par le président du parlement, M. Khatri Addouh participe aux festivités du 10eme anniversaire du parlement panafricain (PAP) qui ont débuté jeudi à Midrand, en Afrique du sud.

Le Président de l’Assemblée Nationale est accompagné par Salha Al-Abd, ambassadeur en Afrique du Sud, Sueilma Beirouk, Jamal El Bendir et Seniya Ahmed Marhba, membres sahraouis à l’assemblée consultative de l’Union africaine.

Intervenant lors de la cérémonie, M. Addouh a rappelé  que le conflit du Sahara occidental est une question de décolonisation inscrite dans le cadre de la résolution 1514 (XV), appelant le parlement à contribuer pour trouver une solution définitive à ce problème garantissant le droit inaliénable du peuple sahraoui à l'autodétermination.
Le président du parlement national a salué la nomination de l'ancien président du Mozambique, M. Joaquin Chissano en tant qu'envoyé spécial de l'UA pour le Sahara occidental.
Il en outre rappelé que les entraves dressés par le Royaume du Maroc devant les efforts onusiens et son refus de poursuivre les négociations et les visites de navette de l'Envoyé personnel M. Ross.
"L'Afrique peut jouer un rôle important pour accélérer la fin de l'occupation d'une partie de la RASD et permettre au peuple sahraoui de jouir de ses pleins droits à la liberté et à l’indépendance", a –t-il dit.
Le Chef de l’assemblée nationale a appelé le Parlement panafricain et les parlements nationaux des pays d'Afrique à faire pression sur l’Etat d’occupation marocaine afin de mettre fin à ses violations des droits de l’homme contre les Sahraouis et son pillage illégal des ressources naturelles du Sahara occidental.
Créé en 2004, le Parlement panafricain est une simple Assemblée consultative de l’Union africaine.Il est dirigé par le Nigérian Bethel Amadi, pour un mandat de trois ans.
L’institution n’émet que des recommandations transmises aux autres organes de l’Union africaine.(SPS)

samedi 5 juillet 2014

L’ex-président mozambicain Joaquim Chissano nommé envoyé spécial au Sahara Occidental

Joaquim Chissano (Photo DR)
Joaquim Chissano (Photo DR)
L’ex-président mozambicain Joaquim Chissano, vient d’être nommé comme envoyé spécial au Sahara Occidental par ses pairs de l’Union africaine (UA) lors du 23e sommet des Chefs d’États et de Gouvernements qui se tient à Malabo.
Cette information a été rendue publique à travers un rapport du Conseil de paix et de sécurité de l’UA.
Selon ledit rapport, l’ex-président mozambicain a rencontré des membres permanents du Conseil de sécurité et des fonctionnaires de l’ONU à Madrid, Londres, Paris, New-York et Washington.
Le nouvel envoyé spécial pour le Sahara occidental aura pour mission de faciliter la mise en place des voies et moyens pour que l’UA soutienne les efforts internationaux dans le règlement du conflit sahraoui.
Le Maroc n’est plus membre de l’Union africaine depuis que cette organisation panafricaine a accepté le Front Polisario en son sein.
Les autorités marocaines n’ont toujours pas réagi à cette nomination.
Demain avec Mboconnect
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L’Union africaine nomme un partisan du Polisario envoyé spécial au Sahara, un défi pour le Maroc

Les partisans du Polisario au sein de l’Union africaine viennent de créer une nouvelle instance, spécialement dédiée au soutien du Front au niveau du continent et à l’étranger. Un fervent défenseur du mouvement séparatiste, Joaquim Chissano, a été promu envoyé de l’UA pour le Sahara occidental. Une nomination en vue de compenser la perte d'influence du Polisario au sein du Conseil de sécurité.
Joaquim Chissano, nouvel envoyé de l'UA pour le Sahara occcidental / DR

 
Le Polisario jubile. Le 23ème sommet de l’Union africaine, qui s’est clos dimanche, à Malabo en Guinée équatoriale, sous la présidence du mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, a approuvé la nomination d’un envoyé spécial de l’UA pour le Sahara occidental. Une première qui couronne des revendications de l’Algérie, soutenues notamment par l’Afrique du sud.
C’est l’ancien président du Mozambique, Joaquim Chissano, (1986-2005), qui a été élu à ce poste. L’homme est connu pour ses positions en faveur des thèses du Polisario. Il avait notamment effectué, en décembre 2004, une visite dans les camps de Tindouf. Et même s’il a été contraint de quitter le pouvoir, il continue à travers sa fondation de défendre activement les mêmes idées. Une fondation qui aurait un côté cour, en 2010, un câble américain révélé par Wikileaks avançait que Chissano serait impliqué dans un réseau de trafic de drogue (cocaïne et cannabis).

Un défi pour le Maroc
En dépit de la crise qui frappe les caisses de l’Union africaine qui ont perdu plus de 45% de leurs recettes à cause de la chute du régime de Kadhafi en Libye, l’UA s’offre les services d’un nouvel envoyé spécial pour le Sahara. Sans aucun doute, c’est à Alger et Pretoria que revient de régler les frais des déplacements de Joaquim Chissano et de son staff en Afrique et dans le reste du monde.
Avant même l’annonce officielle de sa nomination par les chefs d’Etats de l’UA, l’ancien président mozambicain a déjà tenu des consultations avec des représentants des Nations Unies et du Club des amis du Sahara occidental. Dans les prochains mois, Chissano effectuera une tournée des capitales directement concernées par le conflit. En janvier 2015, à l’occasion du 24ème sommet de l’Union africaine, il devrait présenter un rapport, soit trois mois avant le vote d’une nouvelle résolution du Conseil de sécurité sur le Sahara.
Un nouveau défi attend la diplomatie marocaine. Lors de son périple, Chissano portera la principale demande du Polisario d’élargir le mandat de la Minurso à la surveillance des droits de l’Homme au Sahara occidental. C’est d’ailleurs l’objectif d’une nomination qui vise essentiellement à pallier la perte de grands soutiens du Polisario au sein du Conseil de sécurité. En effet, après l’expiration du mandat de l’Afrique du sud en décembre 2013, le Nigéria, autre pays qui reconnait la "RASD", n’a pu remplir efficacement ce rôle.