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jeudi 7 avril 2016

L’organisation britannique Western Sahara Action

A la une International
 Référendum d’autodétermination au Sahara Occidental

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le 6/4/2016
Forum (WSFA) a lancé, hier, une campagne sur twitter, pour faire pression sur le Conseil de sécurité de l’ONU afin qu’il prenne des mesures pour amener le Maroc à organiser un référendum au Sahara occidental, notamment après l’expulsion par les autorités marocaines de la composante civile de la Minurso. La campagnelettre lancée par le forum appelle tous les représentants des pays membres du Conseil de sécurité à assumer leurs responsabilités juridiques et morales envers le peuple sahraoui, qui subit les affres de l’occupation marocaine depuis plus de 40 ans, en fixant la date de la tenue d’un référendum d’autodétermination.

Le forum demande également à toutes les parties solidaires avec le peuple sahraoui de multiplier les appels à l’adresse des membres du Conseil de sécurité, notamment la France, l’Espagne, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne pour «rejeter les provocations du Maroc et œuvrer à la concrétisation des aspirations des Sahraouis à la liberté et à l’indépendance conformément à la légalité internationale».

Le représentant du Polisario, Mohamed Limam Ali, à Londres, a précisé que parallèlement à cette campagne, une lettre a été signée par plusieurs organisations des différents pays du monde, exigeant du Conseil de sécurité d’«être intransigeant face aux agissements du Maroc» après la visite du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, dans les territoires libérés et les camps des réfugiés sahraouis début mars dernier.

M. Liman a ajouté que le Forum d’action pour le Sahara occidental avait adressé, la semaine dernière, un message au Conseil de sécurité dans lequel il «a souligné la nécessité de demander des comptes au Maroc quant à son obstination à entraver, des années durant, le processus de paix pour le règlement du conflit au Sahara occidental».

Ce message a été signé par plus de 30 organisations internationales qui soutiennent le peuple sahraoui. «L’entêtement du Maroc n’est plus toléré, le peuple sahraoui a beaucoup souffert en raison de l’occupation marocaine qui dure depuis 40 ans», soutient le forum qui précise qu’«aucun Etat, y compris la France, ne reconnaît au Maroc sa souveraineté sur ce territoire».
La lettre appelle en outre le Conseil de sécurité à fixer la date de la tenue du référendum d’autodétermination au Sahara occidental conformément à l’accord de cessez-le-feu conclu entre le Polisario et le Maroc en 1991 et en vertu duquel a été créée la Minurso. R. I.

Rédaction internationale

vendredi 19 juin 2015

L'UA "bouscule" l'ONU

ORGANISATION D'UN RÉFÉRENDUM D'AUTODÉTERMINATION AU SAHARA OCCIDENTAL

Par

Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union africaine ont appelé, le 15 juin dernier, l'Assemblée générale des Nations unies à «fixer une date pour la tenue du référendum d'autodétermination...», pour que le peuple sahraoui puisse en finir avec la colonisation marocaine.
L'Union africaine est décidée à faire sauter le verrou du statu quo pour que la dernière colonie d'Afrique soit libérée du joug marocain. Il y va de sa crédibilité. Il s'agit surtout d'honorer le serment des pères fondateurs de l'OUA (rebaptisée UA) qui se sont jurés de rendre leur dignité à tous les peuples d'Afrique.
Les choses donnent l'impression de vouloir s'accélérer. La Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l'UA a appelé lundi dernier depuis Johannesburg en Afrique du Sud où s'est tenu, son 25e Sommet, l'Assemblée générale des Nations unies à «fixer une date pour la tenue du référendum d'autodétermination pour les populations du Sahara occidental et de protéger son intégrité». La Conférence qui a noté «avec une profonde préoccupation la longue impasse dans laquelle se trouve la recherche d'une solution au conflit du Sahara occidental», a souligné «la nécessité urgente d'efforts internationaux renouvelés visant à faciliter le règlement rapide du conflit». L'UA «bouscule» l'ONU qui traîne les pieds pour résoudre ce conflit alors que le Sahara occidental figure parmi les 16 territoires qui restent à décoloniser. A tel point que le Conseil de sécurité de l'ONU n'a pas autorisé son envoyé spécial à prendre la parole à l'occasion de l'adoption de la résolution 2218 sur le Sahara occidental.
Le mandat de la Minurso, Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental, avait été prolongé d'une année sans qu'elle ne soit dotée d'un mécanisme de protection des droits de l'homme alors que les militants sahraouis sont victimes d'une féroce répression de la part des forces d'occupation marocaines. La Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l'UA revient à la charge. Elle a renouvelé «son soutien total à l'envoyé spécial de l'Union africaine pour le Sahara occidental, l'ancien président (du Mozambique, Ndlr) Joaquim Chissano» et a exhorté le Conseil de sécurité de l'ONU à «assumer ses responsabilités et à régler les questions du respect des droits de l'homme et de l'exploitation illégale des ressources du territoire». Le ministre algérien des Affaires maghrébines, de l'Union africaine et de la Ligue arabe a salué la décision adoptée par les chefs d’État et de gouvernement de l'Union africaine. «La décision prise par le sommet est une décision qui revêt une grande importance et s'inscrit dans le cadre de l'aide et de l'accompagnement des dirigeants africains au peuple sahraoui pour recouvrer son indépendance» a déclaré Abdelkader Messahel. Il faut rappeler que le refus du Conseil de sécurité des Nations unies d'autoriser l'envoyé spécial de l'UA pour le Sahara occidental de prendre la parole avait sérieusement froissé le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l'UA.
Cet état de fait «ne reflète pas l'esprit du Partenariat stratégique entre l'UA et les Nations unies, en particulier entre le Conseil de paix et de sécurité de l'UA et le Conseil de sécurité des Nations unies, qui doit s'appliquer à toutes les questions de paix et de sécurité sur le continent africain, y compris le Sahara occidental», avait souligné le CPS dans un communiqué relatif à sa 503e réunion qui a eu lieu le 30 avril 2015 à Addis-Abeba, en Ethiopie.

vendredi 15 mai 2015

Le Polisario fustige le tandem Paris-Madrid

L'Expression - Le Quotidien

STATU QUO, AIDE DE L'UE AU MAROC, CONSEIL DE SÉCURITÉ...

Par

L'impasse dans laquelle est plongé le dossier sahraoui incombe à la France et à l'Espagne, a indiqué hier le coordinateur de la délégation sahraouie avec la Minurso, M'hamed Kheddad.
Le Front Polisario n'a pas encore digéré le veto de la France lors de l'adoption par le Conseil de sécurité de l'ONU de la résolution 2218 qui a prolongé d'une année le mandat de la Minurso. La raison: Paris s'est opposée à ce que la mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental soit dotée d'un mécanisme de défense des droits de l'homme. C'est certainement la goutte qui a fait déborder le vase.
Les responsables sahraouis vont à la racine du mal. Qui en est responsable? La France et l'Espagne sont inévitablement pointées du doigt. Un réquisitoire qui met ces deux nations sur le banc des accusés. «Ces deux pays ont la responsabilité historique de faire perdurer le conflit au Sahara occidental en empêchant toute perspective de solution de ce conflit dans ce territoire occupé par le Maroc», a indiqué hier le coordinateur de la délégation sahraouie avec la Minurso, M'hamed Kheddad.
Que reproche le responsable sahraoui à l'une et à l'autre de ces deux nations? «L'Espagne a failli à ses responsabilités en 1975 pour ne pas avoir appliqué la légalité internationale par l'organisation d'un référendum d'autodétermination au Sahara occidental» a-t-il indiqué. «La France a, quant à elle, soutenu le Maroc et le régime mauritanien de Mokhtar Ould Daddah à l'époque, en intervenant militairement sur le terrain avec ses avions Jaguar contre les combattants du Front Polisario», a-t-il rappelé, expliquant que «la France a toujours bloqué l'application des résolutions de l'ONU relatives au droit du peuple sahraoui à l'autodétermination». Qu'est ce qui fait courir ces deux puissances occidentales?

«Ce sont des calculs géopolitiques et des intérêts sordides qui ont amené ces deux puissances européennes à empêcher qu'il y ait la moindre percée vers une solution du conflit en soutenant à bout de bras le régime marocain au niveau des instances européennes et internationales», affirme le diplomate sahraoui qui a mis en exergue le rôle joué par Paris et Madrid dans l'aide conséquente que reçoit le Maroc de la part de l'UE. A quoi sert-elle au fait? «Cette aide européenne est utilisée par le Royaume chérifien pour notamment réprimer le peuple sahraoui dans les territoires occupés ou pour renforcer ses dispositifs militaires au Sahara occidental comme l'achat de radars», a-t-il affirmé, ajoutant qu'«il est injuste de soutenir un régime héréditaire qui mène une guerre coloniale depuis 40 ans et prend en otage toute la sécurité régionale». 

 Et que pense le gouvernement sahraoui de la dernière résolution votée par le Conseil de sécurité de l'ONU? «Nous sommes déçus par la manière avec laquelle le Secrétariat général des Nations unies a traité la question cette année au niveau du Conseil de sécurité», a indiqué M'hamed Kheddad qui a noté que «la résolution est restée la même que celle de 2014 et qu'au lieu de progresser, il y a eu du surplace». Le Front Polisario compte bien faire bouger les lignes et passe à la vitesse supérieure. Il a appelé l'ONU à fixer une date pour l'organisation d'un référendum d'autodétermination..
«Le gouvernement sahraoui va demander à l'envoyé spécial du secrétaire général de l'ONU au Sahara occidental, Christopher Ross, de fixer une date pour l'organisation du référendum d'autodétermination du peuple sahraoui afin de mettre fin à la colonisation marocaine qui dure depuis 40 ans» a indiqué le chef de la diplomatie sahraouie, Mohamed Salem Ould Salek, dans une interview à l'APS répercutée par une dépêche de l'agence de presse officielle sahraouie SPS datée du 12 mai.
«L'armée sahraouie est prête à reprendre les armes pour recouvrer...si le régime colonialiste marocain s'entête à ignorer la légalité internationale», avait déclaré mardi dernier, dans le sillage de cet appel, le ministre sahraoui de la Défense, Mohamed Lamin Buhali qui a précisé que «les Sahraouis sont un peuple pacifique qui aspire à recouvrer son indépendance à travers des négociations et l'organisation d'un référendum d'autodétermination».
Une autopsie du conflit du Sahara occidental sous forme de mise au point pour que chaque partie assume ses responsabilités. Ban Ki-moon est désormais au pied du mur.