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jeudi 9 février 2017

AFRIQUE / Sahara occidental : grandes manœuvres en vue de l'entrée dans l’Union africaine



Date de publication sur Tlaxcala : 09/02/2017









Akram Belkaïd أكرم بلكايد


L’affaire était entendue depuis le mois de juillet dernier, date à laquelle le roi Mohammed VI a officiellement demandé la réintégration de son pays au sein de l’Union africaine (UA). Rien ne pouvait empêcher ce retour, pas même les dernières tentatives d’obstruction menées par la diplomatie algérienne et ses alliées.

 

Le 30 janvier dernier, le royaume chérifien a donc réintégré une entité quittée en 1984 — il s’agissait alors de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) — pour protester contre l’admission, en tant que membre de cette instance, de la République arabe sahraouie démocratique (RASD). Pour mémoire, depuis 1975, date du retrait du colonisateur espagnol, Rabat et le Front Polisario (1) (lequel a proclamé la RASD en 1976) n’ont jamais cessé de revendiquer chacun leur souveraineté sur l’ex-Sahara espagnol, bande de terre de 266 000 kilomètres carrés que l’on appelle aujourd’hui Sahara occidental. Il s’agit de l’un des plus vieux conflits au monde (Rabat administre 80 % du Sahara et un cessez-le-feu est en vigueur entre les deux parties depuis 1991) et les différents plans de paix n’ont jamais pu déboucher sur l’organisation d’un référendum d’autodétermination.

mercredi 25 janvier 2017

55e anniversaire - Comité de l'ONU concernant la décolonisation


New York, 25/01/17 (SPS) -. .

 Dans le cadre du 55e anniversaire de l'adoption par le Comité de l'ONU Assemblée générale extraordinaire de la décolonisation, Rafael Ramirez, Représentant permanent du Venezuela et président du comité que les nations jouissant de, il a dit qu'il reste actuellement 17 territoires non autonomes dans le monde . "Il est nécessaire de compléter le processus de décolonisation de ces peuples, ce sont des millions de frères dans le XXI ème siècle qui restent encore sous la tragédie d'occupation par une puissance étrangère. Il y a des cas très importants, il y en a beaucoup dans les Caraïbes, et la dernière colonie d'Afrique, le Sahara occidental et le peuple sahraoui, ainsi que d'autres territoires restants dans le Pacifique ", a t-il dit. Le diplomate vénézuélien a souligné l'importance des travaux du comité, qui vise à mettre fin à la situation honteuse du colonialisme persistant dans 17 territoires dans le monde. 090/099 Source: MPPRE (Ministère du Pouvoir Populaire pour les Affaires étrangères du Venezuela) Source: Ramirez: Comité de la décolonisation devant mettre fin à la situation coloniale honteuse qui persiste au XXIe siècle | Sahara Press Service

dimanche 9 octobre 2016

Sahara Occidental: la communauté internationale réaffirme son soutien à la tenue d’un référendum d’autodétermination


New York, 09 oct 2016 (SPS)

 Les débats de la quatrième Commission de l’ONU,  chargée des questions politiques spéciales et de la décolonisation ont été marqués par un fort soutien de la communauté internationale à la tenue d’un référendum d’autodétermination au Sahara Occidental.
Au cours de ce débat consacré à la décolonisation des territoires non autonomes, l’intérêt a été particulièrement vif pour la question sahraouie, après les récents développements survenus dans les territoires occupés du Sahara occidental.

La délégation sud-africaine qui a pris part à ce débat a tenu à rappeler que le Maroc est une puissance occupante, selon les résolutions de l’Assemblée générale de l’ONU et les décisions de la Cour internationale de Justice.
“Cette position est également celle de l’Union africaine “, dont l’envoyé pour le Sahara occidental, l’ancien Président du Mozambique, M. Joaquim Chissano, a eu déjà à dénoncer le manque de progrès dans l’organisation du référendum d’autodétermination.

samedi 23 juillet 2016

Titres sur http://solidmar.blogspot.com du 17au 24 juillet 2016

Le feuilleton UA-M6 résumé par Barbara :

"Une fois, c'est comme ça, et puis le contraire.
Le Maroc veut-il ou ne veut-il pas ? Le Maroc est-il bienvenu ou ne l’est-il pas ? Exactement, que vise l'adhésion du Maroc avec son bavardage ?
Le Maroc est le seul pays du continent qui n’est pas à L'Union Africaine. Veut-il être avec la République Arabe Socialiste Démocratique, qui a son gouvernement en exil et qui est membre à part entière de l 'Union Africaine ?"


Au Maroc


En Europe et ailleurs


lundi 11 juillet 2016

“Les accords par lesquels l'Espagne a livré le Sahara occidental au Maroc étaient une escroquerie”



“Les accords par lesquels l'Espagne a livré le Sahara occidental au Maroc étaient une escroquerie”
Entretien avec Ana Camacho



Ana Sánchez Borroy
Traduit par  Fausto Giudice Фаусто Джудиче فاوستو جيوديشي

Lorsqu'Ana Camacho (Madrid, 1960) commence à répondre à nos questions, il devient évident  qu'elle se passionne pour tout ce qui a à voir avec le Sahara occidental. Et qu'elle a du mal à comprendre que le reste du monde ne partage pas son indignation et sa colère contre les injustices subies par le peuple sahraoui et les mensonges qu'on nous a raconté sur ce conflit.


Comment est née l'idée de publier le livre Sáhara Occidental: 40 años construyendo resistencia? ( Sahara occidental:  40 ans de construction de la résistance) ?

Elle est née à l'Observatoire aragonais pour le Sahara occidental, basé à Saragosse, qui est un mouvement très actif de la solidarité avec le peuple sahraoui, et qui s'attache à souligner la violation du droit international qui est à l'origine de sa situation. De fait, l'Observatoire a déjà publié un premier livre il y a deux ans et les deux mettent un accent particulier sur les questions juridiques. Le Maroc essaie de prétendre que le Front Polisario est l'équivalent de l'ETA basque ou des séparatistes catalans, en essayant d'imposer l'idée que le Sahara occidental a toujours fait partie du Maroc et qu'il veut maintenant se séparer. C'est une comparaison, en particulier si on pense à l'Espagne, qui implique nous avons un rôle important dans la résolution de ce conflit. Mais la réalité n'a absolument rien à voir : ni la Catalogne ni le Pays Basque n'ont jamais été des jamais été des territoires non autonomes en attente de décolonisation, ce qui est la situation juridique présente du Sahara occidental.

mercredi 18 mai 2016

Décolonisation du Sahara occidental : Le Front Polisario salue la position de l’UA

D.R.


PUBLIE LE : 18/5/2016





Le Front Polisario a salué la position constante de l'Union africaine (UA) en faveur de la décolonisation du Sahara occidental, dernière colonie en Afrique, a rapporté, lundi dernier, l'agence de presse sahraouie SPS.

Le secrétariat national du Front Polisario a salué la position de l'UA, partenaire de l'ONU dans l'élaboration et la mise en place du plan de règlement du conflit du Sahara occidental et son accompagnement pour la décolonisation de la dernière colonie en Afrique, indique un communiqué du Polisario, à l'issue de sa deuxième session ordinaire, tenue dimanche sous la présidence du Premier ministre sahraoui, Abdelkhader Taleb Oumar. 

vendredi 1 avril 2016

Ayrault et Lamamra cassent un tabou devant un parterre de journalistes et de diplomates médusés.





Le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, et son homologue français, Jean-Marc Ayrault, ont eu un accent inédit sur un sujet de divergence majeur pour les politiques étrangères de la France et de l’Algérie. 

Il s’agit du processus contrarié de décolonisation du Sahara occidental, qui a été abordé avec une franchise révolutionnaire devant un parterre de journalistes et de diplomates.
La conférence de presse animée conjointement par le ministre des Affaires étrangères français, Jean-Marc Ayrault, et son homologue Ramtane Lamamra, ministre d’Etat et MAE algérien, hier à Alger, a eu un accent inédit sur un sujet de divergence majeur pour les politiques étrangères de la France et de l’Algérie.

Il s’agit du processus contrarié de décolonisation du Sahara occidental qui a été abordé avec une franchise révolutionnaire devant un parterre de journalistes et de diplomates médusés.
De longues années que ce dossier oppose la politique extérieure de la France à la position algérienne pourtant en adéquation au droit international. Malgré sa prise en charge par les Nations unies, comme l’ont rappelé les déclarations du SG de l’ONU lors de son déplacement dans la région et les camps de réfugiés de Tindouf au début de ce mois, le contentieux sahraoui demeure un boulet handicapant dans le rapprochement entre Alger et Paris.
Credo anticolonial pour la diplomatie algérienne, soutien inconditionnel à l’occupation marocaine pour le Quai d’Orsay qui va jusqu’à utiliser son droit de veto au Conseil de sécurité, en faveur du colonisateur.
Mais, cette fois à Alger, il semblerait que l’abcès ait été crevé s’il faut se fier aux déclarations des deux conférenciers, le MAE français et le ministre d’Etat et MAE algérien, qui n’ont pas recouru à la langue de bois pour exprimer les positions de chacun des Etats.

Gêne et Minurso
« Concernant le Sahara occidental, la position de la France est toujours la même. Nous sommes pour que la Minurso puisse mettre en œuvre sa mission ». Jean-Marc Ayrault choisit de répondre d’abord à cette question en se tournant vers Ramtane Lamamra. Comme pour le prendre à témoin et se débarrasser de la gêne évidente que suscite la thématique. Le MAE algérien l’écoute en affichant une inébranlable sérénité.
Le chef de la diplomatie française explique alors comment son pays a tenté ces derniers jours de travailler dans le sens de l’apaisement entre le Maroc et l’ONU, faisant référence à la tension née des déclarations désobligeantes du makhzen à l’égard de Ban Ki-moon.
Message essentiel : « La France souhaite que le mandat de la Minurso qui arrive à expiration, soit renouvelé et que cette question délicate du Sahara occidental ne soit pas une pierre d’achoppement dans les relations entre la France et l’Algérie. » Jean-Marc Ayrault laisse alors la parole à Ramtane Lamamra.

La méthode Lamamra
Courtoisie et usage diplomatiques obligent, le ministre d’Etat et MAE algérien fait d’abord remarquer que la position de la France a beaucoup intrigué la presse algérienne avant de reconnaître « en toute franchise », et sous le sceau de l’amitié, que la question de la décolonisation du Sahara occidental représente le principal désaccord entre la politique de la France et celle de l’Algérie depuis des années.
Le constat énoncé avec le tact qui caractérise les déclarations les plus fermes du ministre algérien, comme ce fut le cas il y a quelques mois lorsque ce dernier dénonça « une ingérence de l’UE dans les affaires intérieures de l’Algérie ».
Ramtane Lamamra enchaîne alors sur « l’espoir de l’Algérie de voir la France aider véritablement au règlement de la question sahraouie dans le cadre de la légalité », autre formule qui ne manque pas de délicatesse en invitant cependant Paris à respecter entièrement la démarche onusienne concernant les territoires reconnus non autonomes.

Et de conclure : « Nous pensons que la France trouverait absolument un rôle à la mesure de son histoire, de son pouvoir et de ses responsabilités dans le soutien et la conduite d’un processus qui permettra au Maghreb arabe d’aller vers un destin collectif et unitaire avec la satisfaction du droit naturel du peuple sahraoui à l’autodétermination. » 

Jamais, de mémoire de journaliste, un ministre algérien des Affaires étrangères n’aura été aussi clair en présence de son homologue français quant à ce différend diplomatique presque tabou lors des séquences de rapprochement franco-algérien. La méthode Lamamra consiste à se dire les choses en face, au nom de l’amitié et du partenariat d’exception.
Le ministre français Jean-Marc Ayrault, qui n’a pas montré d’agacement, pourra-t-il prendre acte des attentes algériennes en les transformant en mesures au profit d’un peuple opprimé ? C’est au Conseil de sécurité de l’ONU, après la publication du rapport de Ban Ki-moon prévue pour la fin du mois d’avril, que nous en apprécierons la conviction.

dimanche 1 novembre 2015

Rejeté par ses pairs au Sommet Inde-Afrique Mohammed VI boude et s’isole

Le Le roi du Maroc s’est présenté au sommet Inde-Afrique avec une délégation de quelque 400 personnes. ©AFP
 
Le clash tant redouté  entre le Maroc et les pays africains a failli avoir lieu deux jours avant le sommet, à l’occasion de la préparation du projet de la Déclaration de Delhi par les ministres des Affaires étrangères.

Le roi du Maroc, Mohammed VI, n’oubliera pas de sitôt sa mésaventure à New Delhi, la capitale de l’Inde, où il s’est rendu avec armes et bagages pour participer au Sommet Inde-Afrique. Alors que les autres délégations africaines, y compris celles qui étaient représentées par les chefs d’État, ne comprenaient tout au plus qu’une dizaine de membres, le royaume a, lui, mobilisé quelque 400 personnes entre ministres, responsables, hommes d’affaires et journalistes pour cet événement où il pensait être reçu comme une guest-star. Ce fut finalement chou blanc pour lui, ce qui l’a contraint à bouder le dîner et le déjeuner officiels offerts par le Premier ministre indien, Narendra Modi, à ses hôtes, respectivement, la veille et le jour du sommet. Le Maroc, n’étant plus membre de l’Union africaine, qui, à l’occasion copréside le Sommet Inde-Afrique, se retrouve d’emblée dans une posture plutôt embarrassante pour un chef d’État.
Pourtant, dans les quelques jours qui ont précédé le sommet, le Maroc avait réussi à dissuader les autorités indiennes d’inviter la République sahraouie à la rencontre. Ce qui fut fait. Le royaume pensait ainsi avoir fait l’essentiel. C’est sans aucun doute la raison qui a poussé Mohammed VI à débarquer dans la capitale indienne à la tête d’une forte délégation, croyant, peut-être, avoir gagné la bataille contre le reste des pays africains. Mais le clash tant redouté entre le Maroc et les pays africains a failli avoir lieu deux jours avant le sommet, à l’occasion de la préparation du projet de la Déclaration de Delhi par les ministres des Affaires étrangères. En effet, selon des indiscrétions, le représentant marocain s’est tout simplement opposé, lors des discussions, à toute évocation du principe de décolonisation dans le texte en question. Un principe pourtant tout le temps martelé par les Nations unies et l’Union africaine et sur lequel la communauté internationale est unanime. Le comportement du représentant marocain a, visiblement, choqué tous les autres ministres qui n’ont pas hésité à rejeter unanimement la proposition marocaine. Le ministre marocain des AE, Salaheddine Mezouar, se serait pris une volée de bois vert de la part de l’assistance qui ne comprenait pas qu’un pays, comme le Maroc, qui, lui aussi, avait tant souffert de la colonisation, puisse aujourd’hui remettre en cause le principe de décolonisation, admis universellement. Le représentant marocain a donc dû battre en retraite face à la levée de boucliers des autres délégués. La déclaration finale du sommet a ainsi intégré ce principe. Et comme pour ajouter un peu plus d’amertume au malaise du roi qui s’est retrouvé visiblement isolé dans la grande salle du complexe sportif de New Delhi, le classement des interventions des chefs d’État est venu confirmer la posture peu confortable dans laquelle s’est mise Sa Majesté. En effet, après le laïus prononcé par le Premier ministre indien, en tant que représentant du pays hôte, la parole a été donnée au président de l’Union africaine en exercice, le président du Zimbabwe, Robert Mugabé, qui, selon toute vraisemblance, a pris un malin plaisir à tacler le roi du Maroc, en évoquant, et à plusieurs reprises, le combat de l’Afrique contre le colonialisme, ses souffrances dues, justement, à la colonisation et l’engagement du continent en faveur de la décolonisation. Au début de son intervention, le tonitruant Mugabé a même évité, et selon toute vraisemblance de manière délibérée, de saluer le roi du Maroc. En entamant son discours, M. Mugabé s’est adressé, dans l’ordre, au Premier ministre indien, à la présidente de la Commission africaine, au roi du Swaziland, seul roi dans la salle avec Mohammed VI, aux présidents, aux vice-présidents et, enfin, au reste de l’assistance. Ce qui a certainement dû agacer encore plus le roi du Maroc. Et comme pour faire perdurer le supplice de ce dernier qui a tenté de se mettre dans les habits de l’invité de marque, c’est la présidente de la Commission de l’Union africaine, Mme le Dr Nkosazana Dlamini-Zuma, qui a été invitée à rejoindre la tribune pour prononcer, elle aussi, une allocution. Mohammed VI a dû patienter jusqu’au début de la première session des interventions des chefs d’État pour prononcer son discours. Mais, là aussi, ce n’est pas fini. En effet, c’est le roi de Swaziland qui l’a précédé à la tribune. Et cela ne pouvait que le froisser davantage, lui qui se voyait, en venant au sommet, en guest-star de l’événement. En fin de compte, apparemment, les choses ne se sont pas passées comme prévu. La coupe étant pleine, Mohammed VI a dû quitter la salle avant même la fin des interventions des autres chefs d’État inscrits pour la première session. Au déjeuner qui a suivi, il n’était tout simplement pas présent, manifestant, ainsi, son embarras de se retrouver en tête à tête avec ceux qu’il considère comme des ennemis. À la reprise des travaux, dans l’après-midi, il n’y avait aucune trace de lui. Et comme pour couronner le tout, il a boycotté la cérémonie de prise de photos des chefs d’État participants, avec le Premier ministre indien, tous en tenue traditionnelle indienne.
S. H
Bravo le Sommet Inde-Afrique ! Une bonne leçon pour les Européens! (ndlr)

vendredi 19 juin 2015

L'UA "bouscule" l'ONU

ORGANISATION D'UN RÉFÉRENDUM D'AUTODÉTERMINATION AU SAHARA OCCIDENTAL

Par

Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union africaine ont appelé, le 15 juin dernier, l'Assemblée générale des Nations unies à «fixer une date pour la tenue du référendum d'autodétermination...», pour que le peuple sahraoui puisse en finir avec la colonisation marocaine.
L'Union africaine est décidée à faire sauter le verrou du statu quo pour que la dernière colonie d'Afrique soit libérée du joug marocain. Il y va de sa crédibilité. Il s'agit surtout d'honorer le serment des pères fondateurs de l'OUA (rebaptisée UA) qui se sont jurés de rendre leur dignité à tous les peuples d'Afrique.
Les choses donnent l'impression de vouloir s'accélérer. La Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l'UA a appelé lundi dernier depuis Johannesburg en Afrique du Sud où s'est tenu, son 25e Sommet, l'Assemblée générale des Nations unies à «fixer une date pour la tenue du référendum d'autodétermination pour les populations du Sahara occidental et de protéger son intégrité». La Conférence qui a noté «avec une profonde préoccupation la longue impasse dans laquelle se trouve la recherche d'une solution au conflit du Sahara occidental», a souligné «la nécessité urgente d'efforts internationaux renouvelés visant à faciliter le règlement rapide du conflit». L'UA «bouscule» l'ONU qui traîne les pieds pour résoudre ce conflit alors que le Sahara occidental figure parmi les 16 territoires qui restent à décoloniser. A tel point que le Conseil de sécurité de l'ONU n'a pas autorisé son envoyé spécial à prendre la parole à l'occasion de l'adoption de la résolution 2218 sur le Sahara occidental.
Le mandat de la Minurso, Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental, avait été prolongé d'une année sans qu'elle ne soit dotée d'un mécanisme de protection des droits de l'homme alors que les militants sahraouis sont victimes d'une féroce répression de la part des forces d'occupation marocaines. La Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l'UA revient à la charge. Elle a renouvelé «son soutien total à l'envoyé spécial de l'Union africaine pour le Sahara occidental, l'ancien président (du Mozambique, Ndlr) Joaquim Chissano» et a exhorté le Conseil de sécurité de l'ONU à «assumer ses responsabilités et à régler les questions du respect des droits de l'homme et de l'exploitation illégale des ressources du territoire». Le ministre algérien des Affaires maghrébines, de l'Union africaine et de la Ligue arabe a salué la décision adoptée par les chefs d’État et de gouvernement de l'Union africaine. «La décision prise par le sommet est une décision qui revêt une grande importance et s'inscrit dans le cadre de l'aide et de l'accompagnement des dirigeants africains au peuple sahraoui pour recouvrer son indépendance» a déclaré Abdelkader Messahel. Il faut rappeler que le refus du Conseil de sécurité des Nations unies d'autoriser l'envoyé spécial de l'UA pour le Sahara occidental de prendre la parole avait sérieusement froissé le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l'UA.
Cet état de fait «ne reflète pas l'esprit du Partenariat stratégique entre l'UA et les Nations unies, en particulier entre le Conseil de paix et de sécurité de l'UA et le Conseil de sécurité des Nations unies, qui doit s'appliquer à toutes les questions de paix et de sécurité sur le continent africain, y compris le Sahara occidental», avait souligné le CPS dans un communiqué relatif à sa 503e réunion qui a eu lieu le 30 avril 2015 à Addis-Abeba, en Ethiopie.

dimanche 29 mars 2015

Sahara occidental : L’envoyé spécial des Nations unies en Algérie



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El Watan, le 29/3/2015

Le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel, a reçu, hier à Alger, l’envoyé personnel du secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU) pour le Sahara occidental, Christopher Ross, rapporte l’APS.

Ce dernier était en visite de travail dans les camps de réfugiés sahraouis, la semaine passée, la deuxième depuis début 2015 après celle effectuée en février dernier. Alors que le Conseil de sécurité de l’ONU s’apprête à tenir en avril prochain sur la question du Sahara occidental. A cette occasion, Abdelkader Messahel a rappelé la position constante de l’Algérie de soutien au principe de l’autodétermination des peuples à travers l’organisation d’un référendum. Il a plaidé en faveur d’«une  sérieuse prise en charge des problématiques liées aux droits de l’homme et à l’exploitation illégale des ressources naturelles du territoire du Sahara occidental». Comme il a évoqué les dernières déclarations et communiqués  de l’Union européenne (UE), du Parlement européen et du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine qui mettent en exergue le principe de la mise en oeuvre «diligente» des résolutions pertinentes de l’ONU et du Conseil de sécurité.
Ainsi, il a rappelé le rôle «central» et la responsabilité «première» de l’ONU dans le parachèvement du processus de décolonisation de ce territoire inscrit sur la liste des territoires non autonome de l’ONU. Dans cet esprit, il a souligné que l’Algérie «continuera à apporter son appui» aux efforts de l’ONU et du représentant personnel du secrétaire général. Vendredi dernier, le coordinateur de la délégation sahraouie avec la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un  référendum au Sahara occidental (Minurso), M’hamed Kheddad, a appelé les Nations unies à assumer leur responsabilité en obligeant «la partie récalcitrante», le Maroc, à respecter le processus de décolonisation au Sahara occidental conformément  à la légalité internationale. «Nous dire, aujourd’hui, qu’un appel téléphonique entre le secrétaire  général de l’ONU et le roi du Maroc est plus important que les résolutions du Conseil de sécurité est scandaleux. Le Sahara occidental n’acceptera pas d’aller dans ce sens» à l’occasion de la visite de l’envoyé personnel du SG de l’ONU, Christopher Ross, dans les camps des réfugiés sahraouis. Il a estimé que l’envoyé de Ban Ki-moon «œuvre dans le sens de la reprise  du processus des négociations» entre le Front Polisario et le Maroc, qui devrait intervenir au mois de mai prochain. Rappelant que le secrétaire général de l’ONU a réclamé en 2014 une «date butoir» pour la reprise des négociations, le responsable sahraoui a soutenu que «les tergiversations ne peuvent pas continuer de la sorte», estimant que le Maroc «bloque totalement le processus des négociations». Il a indiqué que l’envoyé spécial onusien «connaît très bien la genèse du conflit» et qu’«il est animé d’un sentiment de respect des résolutions de l’ONU». Comme il a observé que les Sahraouis attendent un «signal fort» de la part de l’ONU pour «débloquer la situation».

mercredi 25 mars 2015

Dix pays "profondément préoccupés" à propos des violations des droits humains au Sahara occidental




Genève, 24 mars 2015 (SPS)

 L’ Afrique du Sud, l'Algérie, Cuba, l'Équateur, la Namibie, le Nicaragua, la Tanzanie, le Timor oriental, le Venezuela et le Zimbabwe ont exprimé lundi,  à l'unanimité devant le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies à Genève (Suisse) leur "profonde préoccupation à propos de la longue occupation coloniale par le Maroc et ses violations des droits de l'homme au Sahara occidental".

Les dix pays ont rappelé au CDH que le déni du droit à l'autodétermination en vertu du droit international, "constitue une violation des droits de l'homme", appelant la communauté internationale à "l'application de ce droit notamment dans le cas d’un territoire non autonome, le Sahara occidental, sujet depuis des décennies d’un processus de décolonisation inachevé", selon la déclaration conjointe lue devant les représentants de  193 États.
dix pays
Ils ont également accueilli la décision du Haut Commissaire aux droits de l'homme d'envoyer une mission technique dans les territoires occupés du Sahara occidental, les camps de réfugiés sahraouis et à rendre publique les résultats de cette visite. (SPS)


Lire aussi

Rapport du Secrétaire général sur la situation concernant le Sahara occidentalrapport

Chronologie des événements les plus importants et acquis de la République sahraouie

samedi 3 janvier 2015

«Agir pour faire respecter les droits de l’homme» au Sahara Occidental

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Aujourd’hui, les choses commencent à devenir plus claires pour tout le monde, car le Maroc est en conflit avec les Nations unies. Et les récentes révélations sur les documents officiels marocains démontrent que le Maroc ne s’est jamais engagé réellement dans la recherche d’une solution pacifique au conflit et qu’il maintient des visées territoriales sur l’ensemble de ses voisins.
Nous sommes persuadés que cette nouvelle donne va permettre aux Nations unies de concrétiser ses propres engagements envers le peuple sahraoui, et ce, sur deux volets intimement liés, à savoir le droit à l’autodétermination et les droits de l’homme. D’un autre côté, nous avons l’exemple sahraoui qui est unique au monde, puisque depuis déjà 24 ans, le cessez- le-feu est scrupuleusement respecté par les Sahraouis en dépit de la répression et de l’humiliation de tout un peuple dans les territoires occupés.
C’est pourquoi nous sommes aujourd’hui à un carrefour. Parce que la jeunesse sahraouie s’impatiente et revendique, à juste titre d’ailleurs, un changement de la situation qui perdure depuis 40 ans. Frustré et fatigué par une telle situation, conjuguée à la diminution de l’aide alimentaire à cause des crises, entre autres, le peuple sahraoui ne comprend pas pourquoi il ne peut pas bénéficier de ses propres richesses actuellement pillées par l’occupant, avec la complicité de l’Espagne,  de la France et  de l’Union européenne.
Nous avons appris par expérience que la guerre n’est pas la solution, mais également garder les bras croisés n’en est pas une. C’est pourquoi, à mon avis, il n’est dans l’intérêt de personne qu’il y ait un foyer de tension dans la région, mais que c’est le moment pour le peuple sahraoui et ses amis partout dans le monde d’agir de manière coordonnée et forte pour faire respecter les droits de l’homme dans les territoires occupés, arrêter le pillage et amener la communauté internationale à assumer ses responsabilités dans la décolonisation du Sahara occidental.

lundi 8 décembre 2014

Un parti norvégien appelle à la décolonisation du Sahara occidental

Oslo (Norvège), 6/12/2014 (SPS) 

Le Congrès de la jeunesse du parti du centre norvégien a adopté une résolution appelant  le gouvernement de son pays à  jouer un rôle essentiel pour mettre fin à l'occupation illégale du Sahara occidental par le Maroc.

Rappelant les étapes de la lutte du peuple sahraoui, la résolution a dénoncé la poursuite de l’occupation marocaine illégale au Sahara occidental, ajoutant que les obstacles posés par le Maroc empêchent l’organisation d'un référendum sur l'autodétermination du peuple sahraoui par la communauté internationale.

Elle a également appelé l’UE et la Norvège à intervenir d’urgence pour mettre fin aux violations des droits de l’homme commises par l’occupant marocain dans la dernière colonie en Afrique.(SPS)
093/090/TRD
Lire aussi

dimanche 30 novembre 2014

Une manœuvre odieuse et une fuite en avant dangereuse

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Par Mohamed Sidati : Représentant du Front Polisario à l’Union européenne, El Watan 27.11.14

Le roi Mohammed VI parle de quarante années pour «libérer l’homme (au Sahara occidental), redonner sa dignité au citoyen…».

Mais, quand on sait que le Maroc a pénétré par les armes au Sahara en 1975, avec l’assentiment de l’Espagne, et non par une marche prétendument pacifique, quand on entend le roi dire que «le Maroc restera dans ‘‘son’’ Sahara… jusqu’à la fin des temps», on comprend qu’il ne s’agit pas de libération mais d’accaparement. Plus loin, Mohammed VI fait allusion au «partage des ressources» des Marocains du Nord «avec leurs frères du Sud»… Mais il n’y a pas de partage, puisque les ressources naturelles du territoire, pêche, phosphates, produits agricoles cultivés sous serres sont accaparés par des potentats locaux ou venant des «provinces du Nord», par les domaines royaux ou encore par des entreprises au capital mixte (marocain et étranger), puis très largement, sinon exclusivement réexpédiés vers le Nord, au Maroc et au-delà.
Ces «investissements», ces «coûts de développement supportés par les Marocains» servent tout bonnement à entretenir une occupation de type colonial. En effet, les Sahraouis n’ont nullement demandé que le Maroc leur apporte sa précieuse manne. Ils demandent à pouvoir choisir le ou les modes d’exploitation de leurs ressources naturelles, et la manière dont ils pourraient en tirer profit, comme y invite le droit international. En outre, il est «un fait que ce que produit le Sahara ne suffit pas à satisfaire les besoins de base de ses populations» : le chômage endémique, la dégradation de la situation sociale caractérisent le territoire. 
Mohammed VI s’en prend ensuite à «l’instrumentalisation des droits de l’homme», affirmant que le Maroc dispose de tous les instruments, «dont le sérieux et la crédibilité sont reconnus internationalement», pour traiter de ces questions. Il se veut donc juge et partie.

Mais les faits prouvent le contraire de ce qu’il affirme :

-  Arrestations arbitraires, mauvais traitements sur des manifestants sahraouis qui revendiquent pacifiquement leur droit à l’autodétermination ; mauvais traitements et négligence qui peuvent mener jusqu’à la mort en prison, comme dans le cas de Hassana El Ouali, décédé le 27 septembre à l’hôpital militaire de Dakhla, et sans que son corps soit rendu à sa famille.
-  Condamnations de civils sahraouis à des peines de prison qui peuvent être très lourdes (25 ans, 30 ans, jusqu’à perpétuité) lors de procès où les seules «preuves» sont constituées par des aveux arrachés sous la torture – et bien sûr en l’absence de tout avocat –, en un mot des procès inéquitables comme celui de Gdeim Izik en février 2013, qui en outre a eu lieu devant un tribunal militaire, sans possibilité d’appel.
- Verrouillage de l’accès au Sahara occidental pour les observateurs internationaux et les amis des militants sahraouis des droits de l’homme, avec expulsions manu militari.
Et si le Maroc «refuse la politique de minimisation de ses initiatives et de dramatisation des événements qui se produisent dans les provinces du Sud, en échange du silence et de la compromission par rapport à ce qui se passe à Tindouf», c’est simple : qu’il accepte, à l’instar du Front Polisario, la surveillance des droits de l’homme par la Minurso dans la partie qu’il occupe au Sahara comme dans les camps de réfugiés sahraouis en Algérie, et les choses pourront être clairement établies !
C’est lorsqu’il aborde la question des négociations que le roi du Maroc manifeste la plus grande hostilité envers l’ONU, ses représentants et ses procédures. Ainsi, il refuse d’admettre que le conflit du Sahara occidental est une affaire de décolonisation, alors que c’est exactement sous ce chapitre que la question est arrivée à l’ONU, en 1965, et qu’elle y est toujours traitée aujourd’hui, comme viennent de le réaffirmer, en octobre 2014, l’Assemblée générale et la 4e Commission de décolonisation, pour lesquelles le Sahara est toujours un territoire non autonome.
La prétendue souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental n’a d’ailleurs été reconnue par aucun pays au monde. Et selon la Cour internationale de justice, le Maroc n’a pas de pouvoir administratif légal sur le Sahara, dans la mesure où la puissance coloniale, l’Espagne, en se retirant unilatéralement du territoire, n’a pu céder légitimement ce pouvoir administratif. Le Maroc essaie donc d’imposer ses propres conditions aux Nations unies et aux négociateurs, à savoir la seule proposition d’autonomie. Or l’autonomie n’est que l’une des trois possibilités de choix énoncées pour le référendum d’autodétermination décidé par l’ONU, les deux autres étant l’indépendance et l’intégration pure et simple au Maroc.
En outre, le Maroc ne pouvant offrir l’autonomie qu’à un territoire qui lui appartiendrait, c’est une véritable annexion programmée qu’il se propose de faire entériner par la communauté internationale ! Mais son arrogance va encore plus loin lorsque, sans le nommer, il attaque directement l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental, Christopher Ross, qui pratiquerait des «conceptions idéologiques et des orientations stéréotypées» dont le Maroc serait l’otage… Dernière manœuvre odieuse : celle qui consiste à vouloir absolument faire reconnaître l’Algérie comme partie au conflit. Ce dernier deviendrait alors un conflit «régional», et cela permettrait tout simplement de dénier le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui.
On voit à quel point une telle fuite en avant est dangereuse. Or l’Union européenne a des responsabilités qu’elle doit assumer, s’agissant d’un partenaire, le Maroc, pour lequel l’UE est pourvoyeuse de fonds, d’un partenaire qui occupe illégalement le Sahara occidental, qui y viole les droits de l’homme impunément, et qui maintenant rejette le processus et le cadre établis par l’ONU pour le règlement pacifique du conflit, processus que l’UE soutient fermement depuis longtemps. Nous prenons à témoin les membres de l’Union face à une telle escalade et face aux menaces qu’elle représente pour les perspectives de solution pacifique du conflit…

mardi 14 octobre 2014

Colère des Sahraouis : La Minurso est transformée progressivement par le Maroc en parapluie d’une occupation coloniale.

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Par Mohammed Larbi, El Watan, 14/10/14

Le Front Polisario a toujours dit ses craintes quant à l’état du plan de paix de l’ONU, au point mort depuis sa mise en œuvre, en septembre 1991. Les causes sont quant à elles connues ; tout remonte vers le Maroc qui bloque systématiquement l’exécution de cet accord qu’il avait pourtant conclu ave le Front Polisario. C’est ce que ce dernier rappelle avec régularité et, cette fois, il a manifesté sa colère à l’encontre notamment de la Mission des Nations unies pour l’organisation du référendum au Sahara occidental (Minurso).

A quoi sert cette force, souvent accusée de fermer les yeux sur certaines actions marocaines ? Des opposants sahraouis ont cru un moment trouver refuge dans ses locaux, dans les Territoires occupés, mais ils y ont été poursuivis et arrêtés par les forces d’occupation. D’où alors cette exigence du Front Polisario au Conseil de sécurité lui demandant de clarifier la mission confiée à cette force, en affirmant que le silence de cet organe onusien sur ce dossier est «synonyme d’abdication de responsabilités».
A l’approche de l’examen de la question sahraouie par l’instance onusienne, comportant normalement un nouveau rapport de l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU, alors même qu’il n’a pu se déplacer dans la région en raison du refus marocain de le recevoir et cela après avoir échoué à vouloir le faire quitter son poste, l’heure est à la colère côté sahraoui. 
«Vous, et notamment les membres du Conseil de sécurité, devez clarifier si la mission octroyée à la Minurso est celle d’un gardien d’une occupation illégale», a déclaré Ahmed Boukhari, représentant du Front Polisario, devant la commission de ladécolonisation de l’ONU qui ne s’est jamais dessaisie du dossier sahraoui.
«Le peuple du Sahara occidental mérite cette clarification», a-t-il ajouté, soulignant à cet égard que «le silence ou la patience sont synonymes d’abdication de responsabilités. Ils ne sont plus une option convaincante», a-t-il affirmé. Et d’ajouter que le Conseil de sécurité doit assumer ses responsabilités afin d’arrêter le pillage à grand échelle des ressources du Sahara occidental et la violation systématique des droits de l’homme, dont la dernière victime a été le prisonnier politique Hassana Elwali, décédé il y a moins d’une semaine à la prison de la ville occupée de Dakhla.
M. Boukhari a regretté que la Minurso, chargée d’une œuvre de paix, à savoir l’organisation d’un référendum d’autodétermination, soit transformée progressivement par le Maroc en parapluie d’une occupation coloniale. Pour les mêmes raisons d’obstruction, le Maroc «a dénigré publiquement la désignation par l’Union africaine de l’ancien chef d’Etat mozambicain, Joaquim Chissano, et n’a pas encore permis à la nouvelle chef de la Minurso, la canadienne Kim Bolduc, d’aller au Sahara occidental pour prendre ses nouvelles fonctions», a-t-il relevé.
Il est en effet au moins pénible de constater que des institutions comptent les morts, déplorent certains actes, se retenant d’aller au fond de la question du Sahara occidental dont le Conseil de sécurité refuse de se dessaisir, ce qui est à relever, ni même modifier sa ligne de conduite, considérant encore et toujours ce conflit comme une question de décolonisation. Qu’est-ce qui empêche alors cette institution onusienne d’appliquer ses propres résolutions ?
L’on attend à cet égard, et le Front Polisario s’en est félicité, l’initiative du secrétaire général de l’ONU de procéder, au mois d’avril 2015, à une espèce de mise à plat, sachant qu’il n’est plus possible de poursuivre la démarche actuelle. Il était temps.

CNASPS : Soutien à la cause du peuple sahraoui

El MOUDJAHID.COM, 12/10/2014

Des membres du Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS) ont exprimé à New York, devant la 4e Commission (Commission de décolonisation) leur soutien à la cause du peuple sahraoui, soulignant la nécessité d'organiser un référendum d’autodétermination dans cette dernière colonie d'Afrique.

Des membres du Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS) ont exprimé à New York, devant la 4e Commission (Commission de décolonisation) leur soutien à la cause du peuple sahraoui, soulignant la nécessité d'organiser un référendum d’autodétermination  dans cette dernière colonie d'Afrique. Le président du CNASPS et chef de délégation, Dr Saïd Ayachi, a fustigé  devant les membres de cette Commission l’objectif de l’administration marocaine d’occupation d’imposer dans les territoires occupés du Sahara occidental une «terreur organisée et continue afin d’intimider la population sahraouie». Il a, dans ce cadre, détaillé avec précision tous les aspects de ces violations des droits de l’homme, rappelant la confiance placée en l’ONU par les Sahraouis qui attendent depuis 22 ans l’organisation d’un référendum d’autodétermination  auquel ils ont parfaitement droit et au sujet duquel l’ONU s’est engagée à la signature du cessez-le-feu en septembre 1991. De son côté, Mme Hassiba Boulmerka a rappelé le rôle «central» que joue la femme sahraouie et sa contribution «déterminante» dans l’organisation de la résistance pacifique à l’occupation marocaine citant au passage l’exemple de l’héroïne sahraouie Aminatou Haider. Pour sa part, Ali Sahel a évoqué la situation «intolérable» de la jeunesse sahraouie, qui commence à «perdre patience face au manque d’initiative» des Nations unies et face aux manœuvres «dilatoires» marocaines.

Le professeur Mhand Berkouk a, quant à lui, mis en exergue dans son intervention la nécessité de répondre «rapidement» et «concrètement» à la demande «légitime» des Sahraouis afin qu’ils puissent exercer leur droit reconnu à s’autodéterminer à travers un référendum libre et transparent, sous supervision des Nations unies. Il a attiré l’attention sur le risque de déstabilisation régionale si le Maroc persistait dans son déni du droit international et de son application sans réserve. Le professeur Ismail Debeche a abordé le conflit du Sahara occidental comme un facteur de «perturbation» et de «brouillage» dans les relations inter maghrébines et les relations internationales. Selon lui, seul un retour à la légalité internationale offrirait l’opportunité de clore en Afrique le «chapitre de la colonisation et la possibilité sérieuse de construire de nouvelles relations sous-régionales basées sur le droit international et le respect mutuel».

Pour sa part, Abdelhakim Bettache a centré son allocution sur la construction de l’État sahraoui, les «entraves» et les «difficultés» que dressent les Marocains en «parasitant» et en «décourageant» par tous les moyens toutes les initiatives  sahraouies en la matière.

M. Bettache a vigoureusement dénoncé la «mauvaise volonté» du Maroc à rechercher une solution mutuellement acceptable tel que le recommande la communauté internationale, et cela par un référendum d’autodétermination pour le peuple sahraoui. M. Bettache n’a pas manqué de dénoncer les violations des droits de l’homme au Sahara occidental ainsi que le pillage systématique par le Maroc des ressources naturelles sahraouies.