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lundi 22 juin 2015

Le Maroc au pilori ce mardi à Strasbourg


 Le Conseil de l’UE blasé par les violations des droits et les lenteurs dans les réformes : le Maroc au pilori ce mardi à Strasbourg

L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe tiendra ce mardi, une session de travail consacrée à l’évaluation « du partenariat pour la démocratie » accordé par le Conseil de l’UE au Maroc. 
Deux projets, une résolution et un rapport seront au menu de cette session, dans lesquelles les parlementaires européens interpellent le Maroc sur les violations des droits de l’Homme au Sahara occidental, territoire occupé depuis 1975 par le Royaume chérifien. C’est en s’appuyant sur des rapports d’organismes des Nations unies, d’ONG internationales en charge des questions des droits de l’Homme et aussi de comptes rendus de députés européens, dont ceux qui se sont vu interdire par les autorités coloniales marocaines l’ accès aux territoires sahraouis occupés, que les parlementaires ont élaboré la teneur des deux projets de textes précités. Dans les deux projets -résolution et rapport, les députés européens ont tenu à rappeler que la communauté internationale ne reconnaît pas la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental. Territoire autonome, le Sahara-Occidental est la dernière question de décolonisation en Afrique, inscrite sur l’agenda de l’ONU et le Maroc est rappelé à l’ordre, par l’assemblée parlementaire européenne sur sa politique coloniale dans les territoires sahraouis.
Dans sa résolution l’Assemblée s’inquiète d’un certain nombre de violations des droits de l’Homme, dans les territoires sahraouis occupés. Des atteintes à la liberté, d’expression, de réunion, d’association, procès irréguliers, torture, violation des droits de prisonniers sahraouis et spoliation des ressources naturelles du peuple sahraoui sont les questions parmi d’autres contenues dans les documents des parlementaires et sur lesquelles le système colonial marocain est pointé du doigt. Dans son projet de rapport, l’assemblée parlementaire de l’UE a rappelé les préoccupations soulevées par le Haut-commissaire de l’ONU pour les Droits de l’Homme, Navi Pillay, en mai 2014, relatives aux droits fondamentaux, notamment au Sahara occidental, appelant Rabat au respect de ces droits dans les territoires sahraouis sous occupation marocaines. Autre documents référence figurant dans le projet de rapport de l’Assemblée parlementaire de l’UE, c’est le rapport du rapporteur spécial de l’ONU sur la torture, rédigé en 2012, après sa visite de travail, au Maroc et au Sahara-Occidental, ainsi que le document-rapport, de décembre 2013, du groupe de travail sur la détention arbitraire. Des documents dont la teneur fait état des violations par les autorités coloniales marocaines des droits des Sahraouis dans les territoires occupés, dont les atteintes récurrentes et au quotidien par le Maroc du droit des Sahraouis à l’expression libre pour l’autodétermination. C’est ce qui a été mentionné dans le rapport du secrétaire général de l’ONU sur la situation au Sahara occidental, d’avril dernier, indiquant que des ONG de défense des droits de l’Homme au niveau international, relèvent qu’il y a « interdiction » par les autorités marocaines « de manifestations au Sahara occidental, pour appelant à l’autodétermination ».
Dans son projet de rapport qui sera présenté mardi prochain, lors de la session de travail précitée des députés européens, il est aussi précisé que de nombreux « rapports crédibles » d’ONG « respectés » activant sur le plan, local et mondial fournissent « des informations fiables » sur les violations » par le Maroc des droits fondamentaux du peuple du Sahara occidental. La session de travail de l’assemblée parlementaire de l’UE , mardi prochain, pour l’examen et l’évaluation «du partenariat pour la démocratie » accordé par le Conseil de l’UE au Maroc, coïncide avec une actualité politico-médiatique qui met à nu, encore une fois, le système colonial marocain au Sahara Occidental. En premier lieu la grève de la faim de Tekber Haddi, mère du jeune du jeune sahraoui, mort à 21 ans, à Lâayoune, ville sahraouie occupé, réclamant la dépouille de son défunt enfant. Depuis le 15 mai dernier, cette mère est en grève de la faim, à Las Palmas, Espagne, pour pouvoir récupérer le corps de son défunt enfant et procéder à un examen d’autopsie pour déterminer les causes de sa mort et par conséquent définir les responsabilités, ce que les autorités marocaines refusent. Le Maroc sera vivement interpellé, ce mardi, par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, par le contenu des deux projets précités au lendemain de l’examen par la Cour européenne de l’accord agricole, UE-Rabat, n’excluant par le Sahara-occidental, comme l’exige la législation internationale.
Karima Bennour
 
Le Courrier d'Algérie, 21/6/2015

vendredi 15 mai 2015

Sahara Occidental : financement de la fondation Clinton par une société de phosphate marocaine


TSA-Algérie

 Par Tewfik Abdelbari @Tewfikabdelbari ,//
clinton TSA Algérie
La fondation Clinton Global Initiative (CGI) de Bill Clinton et de Chelsea Clinton, la fille du couple présidentiel, est au centre d’une nouvelle affaire de financement controversé, révélée par le site d’information Politico.

L’œuvre caritative aurait reçu jusqu’à 5 millions de dollars de « dons » de la part de l’Office chérifien des phosphates (OCP), une entreprise publique marocaine d’exploitation du phosphate dans les mines du Sahara Occidental, selon le quotidien américain The Washington Post.

Conférence et soutien d’Hilary Clinton au Maroc

La fondation des Clinton a tenu une conférence, entre le 5 et le 7 mai dernier, à Marrakech. L’événement a également été financé en totalité par le même OCP. Hilary Clinton, désormais candidate démocrate à l’élection présidentielle de 2016, avait annoncé en personne la tenue de la réunion annuelle de la CGI en septembre 2014.
La possible future-présidente des États-Unis n’avait, alors, pas tari d’éloge sur le Maroc, qualifiant le royaume de « hub vital pour les échanges économiques et culturels ». Hilary Clinton a également tenu à remercier le pays pour « son hospitalité ». Une hospitalité à 5 millions de dollars, émanant d’une compagnie publique marocaine qui viole le droit international.

Violation du droit international et réaction au Capitole

En effet, diverses résolutions de l’Organisation des Nations unies (ONU) et lois internationales stipulent que l’exploitation de ressources naturelles (notamment minières) dans les territoires occupés (non « autogouvernés ») est strictement illégale, rappelle le site de l’hebdomadaire américain The National Catholic Reporter (NCR).
Les mines de phosphate en République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD) sont naturellement concernées, comme en atteste le rapport de l’ancien Sous-secrétaire général des Nations unies pour les Affaires juridiques, Hans Corell, datant de 2002, selon la même source.
Cette affaire a suscité la réaction de certains membres de la Chambre des Représentants (députés américains), à l’image du républicain du New-Jersey, Joe Pitts, toujours selon NCR. Ce dernier établit la comparaison entre les « diamants du sang » (exploités illégalement en Afrique) et le phosphate sahraoui extrait par le royaume chérifien, poursuit l’hebdomadaire américain.
Pitts, dans une lettre adressée à la CGI, demande également « l’arrêt de tout lien avec l’OCP (…) et de remettre toute somme d’argent acceptée provenant de l’entreprise ». Ceci par soucis de « respect des normes des droits de l’Homme internationalement reconnues », toujours selon la même source.
Cette nouvelle affaire de financement d’une des fondations des Clinton, intervient après la polémique suscitée par le don humanitaire de 500 000 dollars de l’État algérien à la Clinton Foundation après le séisme dévastateur en Haïti en 2010. Une seconde affaire impliquant l’Algérie avait éclaté, après la révélation de « dons » de la compagnie General Electrics en échange du lobbying de l’alors Secrétaire d’État Clinton pour l’obtention de contrats d’1,9 milliards de dollars dans le pays.

 Tewfik Abdelbari @Tewfikabdelbari
 

mardi 14 avril 2015

Sahara occidental : le Polisario condamne les tactiques «dilatoires» du Maroc

El Watan,  12/4/15

Le Front Polisario a condamné l’obstruction et les tactiques «dilatoires» auxquelles le Maroc a eu recours pour empêcher tout progrès dans le processus mené sous les auspices des Nations unies.

Il appelle  en conséquence le secrétaire général et le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (ONU) à assumer «pleinement» leurs responsabilités face au «statu quo intenable et à l’intransigeance de l’occupant marocain».
Dans une déclaration faite hier à New York, selon l’APS, le représentant du Front Polisario auprès de l’ONU, Ahmed Boukhari, a indiqué que le Front Polisario «réitère sa volonté de poursuivre les négociations directes avec le Royaume du Maroc sous les auspices de l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU et d’assumer les responsabilités qui lui incombent afin que la mission de la  Minurso remplisse son mandat, qui est d’organiser et de superviser un référendum d’autodétermination pour le peuple du Sahara occidental pour choisir entre l’indépendance ou l’intégration».
Tout en affirmant que «l’immobilisme n’est pas de mise quand la paix  est mise à rude épreuve», Ahmed Boukhari a indiqué que le Front Polisario «a pris note du rapport du secrétaire général de l’ONU sur le Sahara occidental en date du 10 avril 2015», précisant qu’«en dépit de ses ambiguïtés et insuffisances sur des questions spécifiques» le document en question «réitère dans ses recommandations et observations les principes fondamentaux régissant les efforts déployés par l’ONU pour résoudre un conflit de décolonisation sur la base des exigences sans  équivoque et indéniables du droit international».
Le Front Polisario «prend note» également de «l’importance que le secrétaire général de l’ONU a de nouveau accordé pour la protection des droits humains au Sahara occidental, systématiquement violés par les forces d’occupation marocaines  et le rôle impartial et indépendant que doivent jouer les mécanismes d’observation et de suivi des Nations unies». Le Front Polisario réaffirme par la même occasion, «sa détermination à coopérer avec ces mécanismes et continuera à demander que la Minurso, à l’instar de toutes les missions de maintien de la paix dans le monde, soit en charge de la surveillance des droits humains dans le territoire non autonome  du Sahara occidental».
Comme il «soutient aussi l’appel contenu dans le rapport au  sujet de la nécessité de respecter la légalité internationale concernant l’exploitation  des ressources naturelles d’un territoire non autonome conformément à l’article 73 de la charte des Nations unies ».
Il souligne, en outre, l’importance du rôle de l’Union africaine, estimant que ce rôle «a été réaffirmé dans les récentes décisions prises par le Conseil de paix et sécurité, officiellement communiquées au secrétaire général et au  Conseil de sécurité de l’ONU». «Ignorer ou obstruer les initiatives que prend l’UA pour contribuer au parachèvement de la décolonisation de la dernière colonie d’Afrique, serait une grave erreur que l’ONU se doit d’éviter», a recommandé le représentant du  Front Polisario.
Ce dernier «partage l’appréciation du secrétaire général, selon laquelle rien ne peut justifier le maintien du statu quo, 40 ans depuis le début du conflit et huit ans après la soumission des deux parties de leurs propositions de solution», observant que «la stabilité et la sécurité régionales exigent une solution du conflit garantissant le droit à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental».

dimanche 11 janvier 2015

CODAPSO tient une réunion avec le Comité norvégien de solidarité avec le peuple sahraoui


El Aaiun (territoires occupés), 8/1/2015 (SPS) Le Comité pour la défense du droit à l'autodétermination du peuple sahraoui (CODAPSO) a tenu mercredi une réunion avec une délégation du Comité de solidarité norvégien le peuple sahraoui.

La réunion a porté des violations des droits de l’homme commises dans territoires occupés du Sahara occidental par le Maroc et le pillage illégal des ressources naturelles sahraouies, en particulier  l'exploration pétrolière de Glencore et de Cosmos énergie.

La délégation a été informée des arrestations arbitraires et des violations des droits de l'homme perpétrées par l'occupation marocaine contre les civils sahraouis. (SPS)
 

samedi 3 janvier 2015

«Agir pour faire respecter les droits de l’homme» au Sahara Occidental

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Aujourd’hui, les choses commencent à devenir plus claires pour tout le monde, car le Maroc est en conflit avec les Nations unies. Et les récentes révélations sur les documents officiels marocains démontrent que le Maroc ne s’est jamais engagé réellement dans la recherche d’une solution pacifique au conflit et qu’il maintient des visées territoriales sur l’ensemble de ses voisins.
Nous sommes persuadés que cette nouvelle donne va permettre aux Nations unies de concrétiser ses propres engagements envers le peuple sahraoui, et ce, sur deux volets intimement liés, à savoir le droit à l’autodétermination et les droits de l’homme. D’un autre côté, nous avons l’exemple sahraoui qui est unique au monde, puisque depuis déjà 24 ans, le cessez- le-feu est scrupuleusement respecté par les Sahraouis en dépit de la répression et de l’humiliation de tout un peuple dans les territoires occupés.
C’est pourquoi nous sommes aujourd’hui à un carrefour. Parce que la jeunesse sahraouie s’impatiente et revendique, à juste titre d’ailleurs, un changement de la situation qui perdure depuis 40 ans. Frustré et fatigué par une telle situation, conjuguée à la diminution de l’aide alimentaire à cause des crises, entre autres, le peuple sahraoui ne comprend pas pourquoi il ne peut pas bénéficier de ses propres richesses actuellement pillées par l’occupant, avec la complicité de l’Espagne,  de la France et  de l’Union européenne.
Nous avons appris par expérience que la guerre n’est pas la solution, mais également garder les bras croisés n’en est pas une. C’est pourquoi, à mon avis, il n’est dans l’intérêt de personne qu’il y ait un foyer de tension dans la région, mais que c’est le moment pour le peuple sahraoui et ses amis partout dans le monde d’agir de manière coordonnée et forte pour faire respecter les droits de l’homme dans les territoires occupés, arrêter le pillage et amener la communauté internationale à assumer ses responsabilités dans la décolonisation du Sahara occidental.

mardi 16 décembre 2014

Hollande appelé à réviser sa position


 

Conflit du Sahara Occidental

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Par Rabah Beldjenna, El Watan, 16/12/2014 
 
 Mohamed Abdelaziz, président de la RASD. 
 
 
 
 
 
 
| © D. R.
Mohamed Abdelaziz, président de la RASD.
  





Samedi, à l’ouverture des travaux de la 5e Conférence internationale d’Alger à laquelle ont pris part 360 participants, représentant 49 pays, le président de la RASD a dénoncé «un soutien injuste et injustifiable» apporté au Maroc par certains pays, dont la France.

La France, désignée en tant que principale responsable du blocage de la résolution du conflit sahraoui, a été une nouvelle fois exhortée à recadrer et changer sa position pour permettre au peuple sahraoui de réaliser son autodétermination. Le soutien, sans faille, de ce pays aux thèses marocaines, quant à l’avenir du Sahara occidental, a révolté hier les participants à la 5e Conférence internationale d’Alger sur «Les droits des peuples à la résistance», qui ont, tout en condamnant la position «partiale» de Paris, exhorté François Hollande à «positionner la France, dans ce conflit, dans le strict respect du droit international».
Les participants à cette conférence ont notamment demandé au président français d’inscrire sur son registre «une trajectoire politique digne de la France, conforme à ses repères et ses combats historiques pour la liberté et les droits de l’homme, en rendant justice au peuple sahraoui». Ils lui ont demandé, dans ce cadre, de faciliter l’élargissement du mandat de la Minurso à la protection des droits de l’homme.  

Samedi, à l’ouverture des travaux de cette manifestation à laquelle ont pris part 360 participants, représentant 49 pays, le président de la RASD a dénoncé « un soutien injuste et injustifiable» apporté au Maroc par certains pays, dont la France, encourageant les autorités marocaines dans leurs dérives et leur entêtement criminels.
Tout en réaffirmant la légitimité du combat des Sahraouis, les participants à la conférence d’Alger ont exhorté les Nations unies à honorer sa doctrine en matière de décolonisation par l’application «immédiate» de ses propres  résolutions sur le Sahara occidental, à travers l’organisation d’un référendum d’autodétermination du peuple sahraoui. Tout en exigeant par ailleurs la libération «immédiate» de tous les prisonniers politiques sahraouis, les participants à cette rencontre ont dénoncé  les violations des droits de l’homme commises par le Maroc dans les territoires occupés du Sahara occidental, ainsi que le «pillage systématique» par le Maroc des ressources naturelles du Sahara occidental.
Un appel a été également lancé à l’adresse de l’ONU et aux différentes agences spécialisées afin d’apporter une aide humanitaire «suffisante» et «multiforme» aux réfugiés sahraouis. Les participants à cette rencontre ont renouvelé leur soutien à l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU, Christopher Ross, à «poursuivre sa médiation» et à «faire engager des négociations sérieuses entre les deux parties» en conflit.
 Un rapport accablant sur la situation des prisonniers sahraouis, qui souffrent dans les geôles marocaines et sur les parodies de procès qui leur sont intentés, a été présenté lors de cette rencontre. Des militants des territoires occupés ont témoigné «des violations répétées contre la dignité et l’intégrité physique» par les autorités d’occupation marocaine.

samedi 13 décembre 2014

Le président Mohamed Abdelaziz appelle les Nations Unies à "accélérer" la décolonisation au Sahara Occidental

LE JOURNAL,le temps dz., 10/12/2014

Le président sahraoui Mohamed Abdelaziz a appelé, mercredi à Alger, les Nations Unies à "accélérer" la décolonisation au Sahara occidental à travers l'organisation d'un "referendum libre et honnête" qui permettra au peuple sahraoui d'exercer son droit à l'autodétermination et à l'indépendance.
Dans une allocution prononcée à l'occasion d'un hommage que lui a rendu la commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l'Homme (CNCPPDH) dans le cadre de la célébration du 66e anniversaire de la déclaration universelle des droits de l'Homme, M. Abdelaziz a souligné que l'ONU "doit accélérer la décolonisation au Sahara occidental, dernière colonie de l'Afrique en organisant un referendum libre et juste permettant au peuple sahraoui d'exercer son droit inaliénable à l'autodétermination et à l'indépendance".
Il a ajouté qu'en ce 66e anniversaire de la déclaration universelle des droits de l'Homme, "la communauté internationale doit assumer ses responsabilités dans l'instauration du droit et de la justice et la consécration des valeurs et objectifs nobles".
"Des sommes faramineuses sont déboursées dans certaines régions du monde au nom de la défense des droits de l'Homme pendant ces derniers sont bafoués par l'occupant marocain au Sahara occidental", a-t-il martelé, soulignant que "la communauté internationale ne peut rester indifférente face aux violations des droits de l'Homme au Sahara occidental, en pareille occasion".
Le président sahraoui a, par ailleurs, souligné qu'il était "regrettable de fêter le 66e anniversaire de la déclaration universelle des droits de l'Homme alors que la communauté internationale n'a pas pu mettre fin à l'une des pires violations du droit international et du droit international humanitaire commise par le Maroc contre le peuple sahraoui".
Il a affirmé que le règlement du conflit du Sahara occidental passe inévitablement par l'organisation d'un référendum d'autodétermination précisant que la présence marocaine au Sahara occidental est une occupation illégitime qui répond à une seule logique celle de la domination et de l'expansionnisme.
Le président sahraoui a ajouté que "les dizaines de détenus politiques sahraouis ne peuvent, en pareil jour, croupir dans les prisons de l'occupant marocain", appelant les défenseurs des droits de l'Homme, de la liberté et de la démocratie à travers le monde à agir "en urgence" pour sauver ces détenus.
M. Abdelaziz a dénoncé "la répression barbare" des manifestations pacifiques, les descentes de "police" contre des défenseurs des droits de l'Homme au Sahara occidental occupée et l'interdiction d'entrer dans les territoires sahraouis aux observateurs internationaux".
Il a souligné que l'ONU ne peut pas rester "les bras croisés" face aux violations marocaines des droits de l'Homme au Sahara occidental, "au moment où le Maroc affiche clairement son rejet de coopérer avec elle pour le règlement du conflit en entravant les efforts de l'envoyé personnel du secrétaire général onusien et la mission de la représentante spéciale de l'ONU au Sahara occidental.
Le président sahraoui a appelé à lever le blocus marocain imposé aux territoires sahraouis occupés et à mettre fin au pillage des richesses naturelles sahraouies par le Maroc.
http://www.letempsdz.com/content/view/138373/1/10-12-2014

jeudi 4 décembre 2014

Action en justice contre le gouvernement de Grande Bretagne sur le Sahara Occidental ?


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L'organisation partenaire de WSRW au Royaume-Uni, Western Sahara Campaign, menace d’une action en justice contre le gouvernement britannique pour ses importations illégales de produits du Sahara Occidental par le biais des accords commerciaux avec le Maroc. Lisez le communiqué de presse ici.
Communiqué de presse, 2/12/2014 (voir original ici)

Un cabinet juridique représentant un groupe de militants basé au Royaume-Uni et se battant pour les droits du peuple du Sahara occidental menace d’une action en justice contre le ministère de l'Environnement, de l'Alimentation et des Affaires rurales (DEFRA) et les « Revenue and Customs » de Sa Majesté (HMRC).

La Western Sahara Campaign Royaume-Uni (WSC UK) s’emploie à protéger les droits et intérêts du peuple du Sahara Occidental, en particulier pour promouvoir le respect de ses droits humains et le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui. WSC affirme que les produits originaires du Sahara Occidental sont importés au Royaume-Uni et traités comme marocains pour le compte de l’accord d’association UE - Royaume du Maroc. WSC affirme également que la pêche britannique pourrait avoir reçu des permis de pêcher dans les territoires du Sahara Occidental sous couvert de l'accord de partenariat de pêche entre l'Union européenne et le Maroc. Leigh Day a avisé WSC que les deux activités sont illégales.

Le Sahara Occidental, au nord-ouest de l'Afrique, est l'objet d'un différend qui dure depuis des décennies entre le Maroc et le peuple sahraoui. En octobre 1975, la Cour Internationale de Justice a rejeté les revendications territoriales du Maroc sur le Sahara Occidental et reconnu le droit des Sahraouis à l'autodétermination. Malgré cette déclaration, le Maroc continue à occuper
Sahara Occidental et il est accusé de violations incessantes des droits de l'homme contre les habitants sahraouis.

Dans des lettres adressées au DEFRA et au HMRC, les avocats du groupe de la campagne affirment que la souveraineté marocaine ne s’étend pas au territoire du Sahara Occidental ni à la mer territoriale adjacente. Par conséquent les biens et produits fabriqués au Sahara Occidental ne devraient pas être traités comme originaires du Maroc pour l'application de tarifs préférentiels ou autres avantages conférés par l'accord d'association. Les entreprises britanniques ne devraient pas exploiter les ressources naturelles d'un territoire occupé en vertu d'un accord dans lequel les peuples occupés ne sont pas parties. Le faire compromettrait le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui et reconnaîtrait comme licite une situation qui est contraire au droit international.

Rosa Curling du cabinet d'avocats Leigh Day qui représente la Western Sahara Campaign, a déclaré : «Il semble que le Maroc fait actuellement des bénéfices sur des exportations de produits de la terre et de la mer qu’il occupe au Sahara Occidental, contre le droit international. Le peuple du Sahara Occidental se voit refuser le droit à l'autodétermination sur leurs terres et ressources naturelles. Le gouvernement britannique, et en particulier, le DEFRA et HMRC doivent prendre des mesures immédiates pour s’assurer qu'ils ne sont pas complices de ces actions ".

John Gurr de WSC souligne : «Payer au Maroc ou aux entreprises marocaines pour les ressources du Sahara Occidental soutient l'occupation marocaine et sabote le processus de paix de l'ONU".

mercredi 12 novembre 2014

Un parlementaire russe exprime son soutien au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination


Moscou,9/11/2014 (SPS)

 Le parlementaire russe, membre du comité pour la législation constitutionnelle de la Douma, M. Dmitry Gudkov a exprimé son soutien à la lutte légitime du peuple sahraoui à la liberté et à l’indépendance, lors de sa réception du représentant du Front Polisario en Russie, Dr. Ali Salem Mohamed Fadel. 

M. Gudkov a dénoncé la manipulation marocaine contre  la légitimité internationale, réitérant sa volonté d’œuvrer pour sensibiliser l’opinion publique russe autour de l’occupation marocaine illégale du Sahara occidental et la nécessite d’exercer des pressions sur le Maroc  afin de se conformer à la légitimité internationale.

Le responsable russe a également dénoncé l’inertie de la communauté internationale pour la décolonisation du Sahara occidental, rappelant également que les politiques coloniales se ressemblent  et le Maroc ne fait pas exception.

M. Gudkov a en outre indiqué que le peuple sahraoui arrachera son droit  quelle que soit la faiblesse de tout le monde et viendra le jour où il réalisera son rêve.

A cette occasion, le diplomate sahraoui a présenté un exposé détaillé sur la résistance nationale du peuple sahraoui, les violations graves des droits de l’homme commises par l’occupant marocain contre les civils sahraouis et son pillage illégal des ressources naturelles au Sahara occidental occupé. (SPS)

lundi 27 octobre 2014

Glencore se heurte à des résistances au Sahara Occidental.

 Un gros suisse qui voudrait bien lui aussi aller trouver du pétrole au Sahara Occidental, encore un qui ne veut pas entendre que c'est chose illégale en droit international, de faire quoi que ce soit avec les ressources naturelles du Sahara Occidental, qui est la dernière colonie d'Afrique (un territoire non autonome dixit l'ONU)

dimanche 19 octobre 2014

Pour les nuls : le forage de Kosmos au Sahara Occidental occupé

 Un résumé des points essentiels sur la présence et les projets illégaux de la compagnie américaine Kosmos Energy en territoires occupés du Sahara Occidental... 
Les aspects juridiques et pratiques s'appliquent à la compagnie pétrolière française Total, qui n'est pas loin en embuscade, surement avec les mêmes intentions bien dégueulasses ! A lire !

Leur pays, leur futur leur décision. 
Entendez vous Kosmos Energy ?
Their country, their future, their decision. Are you listening, Kosmos Energy?


Western Sahara Resource Watch
wsrw.org|Par Western Sahara Resource Watch

dimanche 10 août 2014

Des voix sahraouies contre les activités des Kosmos en territoire occupé


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Urgent : Que beaucoup plus de voix sahraouies s'élèvent contre les activités des Kosmos en territoire occupé du Sahara occidental. 
 http://www.WSRW.org/a105x2608 (Traduit par Bing

samedi 21 juin 2014

P COMME PILLAGE AU SAHARA OCCIDENTAL


Les roches phosphatées sont exploitées illégalement par le gouvernement marocain au Sahara occidental, un territoire que le Maroc a annexé sauvagement. 
Les exportations sont la principale source de revenu que le Maroc obtient des territoires occupés. Des représentants du peuple sahraoui ont été clairs et fermes contre ce commerce, tant à l'ONU, en général, que contre  certaines entreprises. (Traduit par Bing

samedi 7 juin 2014

Kosmos: dernier round vers l'exploration pétrolière au large du Sahara


Kosmos: dernier round vers l'exploration pétrolière au large du Sahara
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Une filiale de la compagnie pétrolière nationale chinoise CNPC a commencé ce mois-ci une nouvelle étude au large du Sahara Occidental occupé, au nom de Kosmos Energy. «Cela sabote gravement les efforts de paix de l'ONU pour le territoire occupé», a déclaré WSRW, condamnant l'opération.
Mis à jour le: 07.06 - 2014 11:37Imprimez cette page    
Graphiques des Navires par : Trygg Mat / exactEarth. Cliquez sur les images pour une résolution plus élevée.

tn_a867zaragoza_1_610.jpgWestern Sahara Resource Watch peut affirmer que le navire « BGP Prospector » a commencé mi-mai des études d'exploration au large des côtes du Sahara Occidental. Le navire mère est suivie par les navires de ravitaillement Geo service 1 (numéro OMI 9621546), Flamingo (OMI 6911861), Baltimore (OMI 8121393) et Alk Explorer (OMI 5222354).

Voir ci-dessous les mouvements des cinq navires.

Il semble évident de conclure à partir de ces mouvements que l'opération se fait au nom de Kosmos Energy, opérateur sur le bloc Boujdour au Sahara Occidental occupé. Kosmos a déjà indiqué qu'il prévoit de forer plus tard cette année, et annoncé que le 28 octobre 2013, il ferait d’autres relevés  sismiques 3D avant de commencer le forage. Cette série qui vient d’être révélée est leur dernière exploration 3D.

Un appareil de forage devrait déjà arriver au Sahara Occidental en juillet, avec le début du tout premier forage pétrolier sur le territoire occupé prévu pour octobre ou novembre.

onhym_blocks_2013_300.jpgCette étude sismique récemment révélée a apparemment pour but d'évaluer l'emplacement et l'étendue des possibles structures porteuses de pétrole dans les fonds marins au nord et au sud du bloc de Boujdour. L'emplacement correspond à la zone entourant le puits d’exploration « Garaa 1 » annoncé par Kosmos.

« L'opération de Kosmos Energy compromet gravement les efforts de paix de l'ONU pour le territoire occupé. L'entreprise n'a rien fait pour vérifier si ses activités sont en conformité avec les souhaits de la population du territoire. Nous condamnons et déplorons le manque de respect de Kosmos Energy des fondamentaux du droit international et des droits du peuple sahraoui », a déclaré Erik Hagen, président du Western Sahara Resource Watch.
http://youtu.be/Nvf69HJ6EBIhttp://youtu.be/Nvf69HJ6EBI
L'ONU a déclaré que la poursuite de l'exploration de pétrole violerait le droit international si elle avait lieu au mépris des souhaits du peuple du Sahara Occidental. Le gouvernement en exil sahraoui a expressément condamné les activités et les plans de Kosmos. De nombreuses manifestations ont commencé à émerger parmi les Sahraouis dans les territoires occupés et la diaspora.

LIRE TOUT L'ARTICLE : http://www.wsrw.org/a111x2908

EM : 1er forage pour Kosmos Energy en octobre au large de Boujdour


EM, Sahara Occidental occupé, 31/5/2014



كوسموس انرجي تعلن اول عمليات الحفر عن البترول ببوجدور شهر اكتوبر القبل

La compagnie américaine Kosmos Energy a annoncé le forage du premier puits d’exploration pétrolier au mois d'octobre prochain à «Cap Boujdour» au large des côtes du Sahara Occidental occupé. Cette compagnie travaille avec et pour le gouvernement marocain. Ses partenaires pour cette opération sont les compagnies Cairn et Atwood.
Ce que veut faire cette compagnie est illégale. C’est interdit par le droit international parce que le Sahara Occidental est une colonie, un territoire non autonome. Les ressources naturelles du Sahara Occidental appartiennent aux Sahraouis. Par conséquent leur exploration ou exploitation exige l’accord des Sahraouis et doit être à leur bénéfice. Les deux conditions sont impératives et inséparables.
En d’autres termes, ceux du droit international, l'ancien Secrétaire Général adjoint de l'ONU aux affaires juridiques Hans Corell le dit clairement en conclusion de son avis consultatif "si des activités de prospection et d’exploitation devaient être entreprises au mépris des intérêts et de la volonté́ du peuple du Sahara occidental, elles contreviendraient aux principes de droit international applicables aux activités touchant aux ressources minérales des territoires non autonomes".
La compagnie américaine Kosmos déclare que ses plans sont compatibles avec le droit international et assure agir de manière éthique, en soulignant que la découverte de pétrole rejaillirait positivement sur la population sahraouie. Cette affirmation est caduque. Quel que soit le nombre d’argument donné par la compagnie ou par l’occupant marocain sur un hypothétique bénéfice de la population sahraouie, cela n’efface pas l’autre obligation conjointe qui rendrait légale ce commerce, l’accord des Sahraouis. Et celui-ci ne peut être obtenu que par référendum auprès des sahraouis vivants dans les territoires occupés, dans les campements de réfugiés en Algérie et en exil ailleurs dans le monde.
Parce que certains étrangers veulent bien croire les mensonges du Maroc sur son action positive et  bénéfique pour le Sahara Occidental sans l’autorisation sahraouie, il faut souligner l’état désastreux ou l’absence des institutions de soin, d’éducation, et de toute infrastructure que la partie occupée du territoire. Ce qui est construit et mis en place ne sert que les colons marocains et le pillage des ressources naturelles par le roi du Maroc, le makhzen, les généraux et les étrangers.
Les Sahraouis de la société civile refusent toute exploration et exploitation des ressources naturelles de la partie du Sahara Occidental occupée par le Maroc. Ils le manifestent régulièrement au détriment de leur santé, les protestations publiques étant en effet constamment attaquées avec grande violence par la police marocaine.
Depuis 2010 Les Sahraouis manifestent contre les activités de Kosmos en territoires occupés. Et par exemple, plus récemment depuis l’annonce du forage pour octobre, les Sahraouis marchent contre Kosmos le 26 février à El Aaiun, manifestent à Bougdour les 12 et 20 mars, le 15 avril, en Espagne. Le 19 avril, ils enregistrent des vidéos disant « kosmos dégage », et adressent à la compagnie des courriers de la même teneur le 15 avril. (voir les sites de WSRW et EM(
Sultana Khaya, présidente de l'observatoire Sahraoui pour les droits de l'homme et la protection des ressources naturelles à Boujdour occupé déclare : « Nous sommes contre l'exploration, mais également contre l'exploitation. Si le forage commence et abouti à la découverte de pétrole, cela veut dire que les efforts des Nations Unies vont être bloqués et que la répression et l'oppression vont augmenter contre les Sahraouis »
Selon les militants, ils vont continuer à manifester leur opposition à toute activité d’exploration et exploitation du pétrole, du gaz et de toutes les autres ressources naturelles du Sahara Occidental tant qu’ils ne sont pas entendus et leur volonté respectée, et cela en dépit de l’ignorance internationale. Ce n’est pas nouveau que la surdité internationale ressemble à de la complicité, et les Sahraouis n’ont jamais pour autant cessé de protester.
Ces manifestations marquent le désaccord des Sahraouis, et annulent toutes les justifications données par Kosmos sur la légitimité de leurs activités.
La base de vie construite pour ses travailleurs par Kosmos Energy à Bougdour est gardée par l'armée et la gendarmerie royale. Le rapport de force est annoncé et démontre que le Maroc n’aura plus aucune intension de solution négociée si du pétrole est découvert. En effet, le Maroc est le plus pauvre pays du monde au niveau de l'énergie, il importe selon la banque mondiale 95% de ces besoins.
Aux cotés des Sahraouis, l’organisation internationale Western Sahara Resource Watch (WSRW), dénonce notamment les projets de Kosmos et souligne que  «si le Maroc avait sérieusement l’intention de consulter la population du Sahara Occidental, ils auraient coopéré avec les Nations Unies en vue d’effectuer le referendum d’autodétermination ». Le président de WSRW, Erik Hagen interroge  d’autre part « par quel mécanisme le Maroc compte-t-il consulter (ndlr : les populations locales) ? La moitié des Sahraouis vivent dans des camps de réfugiés ».  Contactées par WSRW les organisations sahraouies de la société civile ont elles d'ores et déjà toutes déclaré n’avoir jamais été contactées par Kosmos Energy.
Reuters  souligne d’autre part que Kosmos mais aussi Total n'acceptent pas de discuter de leur présence au Sahara Occidental. La compagnie française Total est partenaire du Maroc sur le bloc offshore Anzarane au sud du Sahara Occidental, et mène donc elle aussi des activités illégales.
EM, Sahara Occidental occupé
Le 31 mai 2014

vendredi 18 avril 2014

Sahara :L'Union africaine s'en mêle


Aufait, 

C'est ce jeudi que les discussions générales de l'ONU sur le dossier du Sahara débuteront à New York. Fin avril, le Conseil de sécurité votera pour une reconduction du mandat de la Minurso, mission onusienne chargée de surveiller le cessez-le-feu entre le Maroc et le Polisario. Après un rapport partiel signé Ban Ki-moon sur cette question, l'Union africaine s'en est mêlée. La bataille annuelle du Maroc à l'ONU contre les adversaires de son intégrité territoriale ne fait que commencer.


Mardi soir, l'UA s'est félicitée, par le biais de sa présidente Nkosazana Dlamini-Zuma ,du rapport de Ban Ki-moon sur le Sahara. /DR
Mardi soir, l'UA s'est félicitée, par le biais de sa présidente Nkosazana Dlamini-Zuma ,du rapport de Ban Ki-moon sur le Sahara. /DR Agrandir

Son implication dans la question du Sahara est l'un des points qui dérangent le Maroc. Et, l'Union africaine (UA) a réagi quant au rapport contesté du secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon sur le Sahara.
Mardi soir, l'UA s'est félicitée, par le biais de sa présidente Nkosazana Dlamini-Zuma, du rapport de Ban Ki-moon. Un document qui couvre “un large éventail de questions”, selon le communiqué de l'UA, qui cite les consultations menées par l'envoyé personnel du secrétaire général avec les parties au conflit, les activités de la mission des Nations Unies dans le Sahara (Minurso), ainsi que les activités humanitaires et celles liées aux droits humains.
L'UA a également noté “l'appel lancé à tous les acteurs concernés, à la lumière de l'intérêt croissant pour les ressources naturelles du Sahara, à reconnaître le principe selon lequel les intérêts des habitants sont primordiales, ainsi que la reconnaissance du fait que l'objectif final reste la surveillance soutenue, indépendante et impartiale des droits de l'Homme.
Tout en rappelant que le Sahara est une “zone inscrite sur la liste des non-autonomes territoires depuis 1963”, l'UA enfonce encore une fois le Maroc après avoir reconnu la “République arabe sahraouie démocratique” comme un Etat. Elle lui a même accordé un siège de membre en son sein. Une position qui ne déplaît pas au Polisario et à l'Algérie.
L'UA va plus loin en soulignant, dans son communiqué qu'“il est important pour le Conseil de sécurité d'élargir le mandat de la Minurso à la surveillance droits de l'Homme, comme c'est le cas pour d'autres opérations de maintien de la paix des Nations Unies”.
Et d'ajouter qu'il est nécessaire également d'“aborder la question de l'exploitation des ressources naturelles du territoire (le Sahara)”.

Le Maroc maintient sa position
Du côté du Maroc, c'est l'alerte rouge à tous les niveaux de l'État, à commencer par le Souverain qui a téléphoné samedi dernier au secrétaire général de l'ONU, au lendemain de la publication d'un rapport onusien devant servir de feuille de route pour les discussions générales sur le Sahara qui débute ce jeudi.
Le Roi a mis en garde Ban Ki-moon contre des “options périlleuses” sur le dossier du Sahara. Il convient “de sauvegarder le cadre et les modalités actuels de l'implication de l'ONU et éviter les approches partiales” ainsi que “les options périlleuses”, lui a dit Mohammed VI, lors d'une conversation téléphonique.
Après un premier signal de fermeté exprimé lors du coup de fil entre le Roi et Ban Ki-moon, l'autre message du Maroc est sans doute la visite du Roi à Dakhla annoncée par plusieurs médias, ce mercredi.
L'année dernière, le Maroc a combattu avec succès un projet de résolution américain visant à élargir le mandat de la Minurso à la surveillance des droits de l'Homme.
Au Conseil de sécurité, le Royaume est sûr de compter cette fois sur le soutien des Etats Unis qui avaient exprimé, dans un communiqué conjoint au lendemain de la visite royale à Washington, leur soutien au plan marocain d'autonomie, qualifié de “sérieux” et “crédible”.
aufait