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jeudi 9 juillet 2015

Retour sur le droit à l’autodétermination des peuples colonisés, justice pour Takber Haddi

Célébration du 53ème anniversaire de la fête d’indépendance

©D.R.
Dans une déclaration, le CJASPS a lancé un appel aux « journalistes libres » dans le monde, pour « briser le blocus médiatique » sur le crime du jeune sahraoui et sur la protestation de la mère Takber Haddi pour faire aboutir ses revendications.
Le débat autour du droit à l’autodétermination des peuples s’est invité,ce lundi 06 juillet, à Alger, au siège du quotidien DK News, au moment où l’Algérie célèbre le 53ème anniversaire du recouvrement de sa souveraineté nationale. Organisée conjointement par le Collectif des journalistes algériens solidaires avec le peuple sahraoui (CJASPS) et DK News, et animée par l’universitaire Ahmed Kateb, la rencontre a été rehaussée par la présence d’Annie Steiner, militante de la Guerre de Libération nationale, des ambassadeurs sahraoui et angolais, ainsi que des responsables du Comité national de soutien au peuple sahraoui (CNASPS). Dans son intervention, l’enseignant à l’École nationale supérieure de journalisme, spécialisé dans les relations internationales et les questions sécuritaires au Sahel, est revenu sur la Résolution 15-14 sur l’octroi de l’indépendance aux pays coloniaux, adoptée en décembre 1960, par l’Assemblée générale de l’ONU. Cette déclaration, a-t-il dit, « a eu un impact historique sur les peuples colonisés, notamment en Afrique », en premier lieu sur « la question algérienne ». Concernant la question sahraouie, M. Kateb a affirmé qu’elle est « le dernier vestige de la guerre froide ». Mais, notera-t-il, « un Sahara occidental indépendant impliquera une démocratisation du royaume marocain, qui n’est voulue ni par la monarchie, ni par le roi ni par le Makhzen ». Se basant sur les termes de la résolution 15-14 de l’ONU et sur les dispositions des résolutions de l’OUA (Union africaine) relatives au « respect des souverainetés territoriales » et à l’« intangibilité des frontières héritées de la colonisation », l’intervenant a fini par lâcher des « vérités », en parlant de « forfaiture » commise par le Maroc envers le territoire sahraoui « non autonome ».

« Ils sont coupables de complicité avec le colonisateur marocain »
La rencontre de DK News a permis au conférencier et aux participants, surtout à la Moudjahida, au président du CNASPS et à l’ambassadeur de la RASD, de soulever « la similitude » entre le combat des Algériens et celui des Sahraouis et des Palestiniens, pour l’autodétermination. Le conférencier est allé plus loin, constatant « la même configuration » dans l’occupation des territoires palestinien et sahraoui, ainsi que « la même stratégie » des puissances occidentales en Orient arabe et au Maghreb. Il signalera en outre le « jeu géostratégique que veut jouer le Maroc au Sahel, destiné à remplir un cahier de charge par procuration, principalement pour la France ». « Le rapport de forces au niveau international est en faveur des forces impériales et des multinationales qui pillent les ressources naturelles du Sahara occidental », a-t-il souligné, les présentant comme « les coupables de complicité avec le colonisateur marocain ». D’ailleurs, il rappellera que le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination « est bloqué par ce jeu d’alliances et les convoitises sur les richesses, au profit de la monarchie marocaine ».
A la fin de la conférence, un membre du Collectif des journalistes algériens solidaires avec le peuple sahraoui, nouvellement créé, a révélé que son groupe nourrit l’espoir de casser le mur de silence entourant les nombreuses violations des droits de l’homme au Sahara occidental, en dénonçant « avec force » les positions de la Ligue arabe « qui a tourné le dos au droit du peuple sahraoui ». Il a ensuite lu une déclaration, dans laquelle le collectif, créé récemment, a réaffirmé sa « solidarité » avec le combat de la Sahraouie Takber Haddi, dont le fils âgé de 21 ans, est décédé le 8 février dernier à El Ayoun occupée, « après avoir été agressé par des colons et torturé par la police marocaine ». Tout en soutenant les revendications de cette mère, il a lancé un appel aux « journalistes libres » dans le monde, pour « briser le blocus médiatique » sur le crime du jeune sahraoui et sur la protestation de la citoyenne sahraouie (à travers la grève de la faim) pour faire aboutir sa requête : récupérer la dépouille de son fils, après avoir procédé à une autopsie, et traduire les responsables devant la justice. Dans sa déclaration, le CJASPS a aussi dénoncé « la tromperie et les mensonges d’une certaine presse du Makhzen, ainsi que de certains journaux arabes et européens, rémunérés par la monarchie colonialiste, pour étouffer la voix de la mère Takber Haddi, en falsifiant les faits ». Par ailleurs, il a accusé le ministre espagnol des Affaires étrangères, ayant refusé publiquement de « donner un caractère politique » à la grève de la faim de la citoyenne sahraouie, de « déni de justice », en rappelant que l’Espagne, en sa qualité d’ancien occupant des territoires sahraouis, continue à ignorer ses responsabilités historiques. Enfin, un autre appel a été lancé à l’opinion internationale pour aider le peuple sahraoui à faire entendre sa voix et à « exercer pleinement son droit légitime à l’autodétermination ».
L’autre annonce faite au siège de DK News a trait à la signature de la pétition du CJASPS intitulée « Soutenons la mère takber haddi ». Lancée le 21 juin dernier, lors d’un rassemblement à la Maison de la presse Tahar-Djaout, à Alger, celle-ci a été signée, jusqu’à présent, par 600 personnes, algériennes et étrangères. La récolte des signatures va se poursuivre encore…

Pour signer la pétition cliquez ici 
Lire également l'article de Liberté : "Appel-soutien à la militante sahraouie,Takbar Haddi (VIDÉO)"
Hafida Ameyar

dimanche 5 juillet 2015

Sahara Occidental : pétition d'un collectif de journalistes algériens « Soutenons la mère Tekber Haddi ! »



 Je vous envoie une pétition ,j'espère que  vous la signerez, et que vous  la diffuserez à travers votre réseau de relations et de connaissances, pour avoir le plus de signatures possible. Car, cette pétition, une fois signée, sera envoyée aux instances de l'ONU et autres organisations régionales. 
 
Merci pour votre solidarité et votre aide !
 
Hafida Ameyar
Journaliste au quotidien Liberté
Membre du Collectif de journalistes algériens solidaires avec le peuple sahraoui



Objet : Fwd: Solidarité et Aide, Sahara Occidental : pétition d'un collectif de journalistes algériens
 
Appel- Pétition

« Soutenons la mère Tekber Haddi ! »

Un black-out politico-médiatique est imposé sur la question du Sahara occidental, inscrite depuis 1963 aux Nations unies, au chapitre de la décolonisation.
La lutte du peuple sahraoui contre l’occupation militaire et administrative marocaine, qui dure depuis 1975, peine à être une préoccupation des médias dans le monde, notamment en Europe et en Amérique du Nord, soumis à l’influence des lobbies pro-marocains, qui dominent l’ordre médiatique universel. 
 Les violations quotidiennes des droits de l’Homme dans les territoires occupés sahraouis (disparitions forcées, procès iniques des tribunaux martiaux, harcèlements, arrestations, emprisonnements, tortures, viols et assassinats, restriction des droits aussi fondamentaux que la liberté d’opinion, d’expression et le droit à l’autodétermination et à l’indépendance), ne trouvent pas d’échos dans les médias des pays autoproclamés défenseurs des droits humains.
Le cas de Mme Tekber Haddi, mère du Sahraoui Mohamed Lamine Haidalla, le silence et l’indifférence entourant sa grève de la faim illimitée, depuis le 15 mai dernier, à Las Palmas (Espagne), et qui a duré plus d’un mois, illustrent ce mépris. La mère Haddi réclame toute la vérité sur la mort de son fils, exige des autorités coloniales marocaines sa dépouille et que les responsables soient traduits devant la justice.
Ce énième crime, perpétré par le Maroc, dans les territoires occupés sahraouis, vient élargir la longue liste des violations des droits de l’Homme et des crimes commis contre les Sahraouis, déjà dénoncés par les ONG et rapportés aussi par la Commission des droits de l’Homme de l’ONU.
Le silence entretenu autour de l’affaire Haidalla et du combat héroïque de Mme Tekber Haddi vient rappeler encore une fois la passivité complice des membres du Conseil de sécurité des Nations unies, avec la colonisation marocaine, en particulier le parti-pris de la France, des Etats-Unis et de l’Espagne.

Nous, Collectif de journalistes algériens solidaires avec le peuple sahraoui, nous nous élevons contre l’embargo imposé au « territoire non autonome » du Sahara occidental, qui subit depuis 40 ans, une répression à huis clos.
Nous dénonçons la politique de deux poids deux mesures du Conseil de sécurité de l’ONU, pourtant en charge du parachèvement du processus de décolonisation dans la dernière colonie d’Afrique, à travers l’organisation d’un référendum d’autodétermination, pour lequel il s’est engagé depuis 1991.
Nous soutenons la démarche de l’Union africaine qui, lors de son dernier sommet de Johannesburg, en Afrique du Sud, a réitéré son soutien à son Envoyé Spécial au Sahara occidental, Joaqim Chissano, et appelé le Conseil de sécurité à assumer ses responsabilités et l’Assemblée Générale des Nations unies à fixer une date pour la tenue du référendum d’autodétermination.

- Nous appelons nos confrères et consœurs, ainsi que toutes les consciences libres (intellectuels, artistes, défenseurs des droits de l’Homme, militants du mouvement associatif, personnalités politiques, etc.), à travers le monde, à briser la règle du silence arbitrairement imposée au combat du peuple sahraoui, en rendant compte de la réalité tragique dans les territoires occupés du Sahara occidental.
- En adhérant à cet appel, adressé aux Nations unies, à l’Union européenne, l’Union africaine, la Ligue Arabe et l’Organisation des Etats latino-américains, nous levons le voile qui entoure l’action légitime et citoyenne de la mère Tekber Haddi, l’enlèvement et l’emprisonnement de Salah Lebsir, ainsi que le cas des 600 disparus sahraouis depuis l’invasion militaire marocaine.
Ainsi, le combat pour les droits de l’Homme prendra son sens et retrouvera sa pertinence.

- Aujourd’hui, NOUS N’AVONS PAS LE DROIT de continuer de nous taire devant les souffrances de tout un peuple, maintenu en ce troisième Millénaire sous un système colonialiste.
-NOUS NE POUVONS PAS NON PLUS cautionner l’omerta imposée aux crimes commis contre des civils sahraouis.

Alger, le 21 Juin 2015


Pour signer la pétition, envoyer vos: Nom, Prénom, Profession et Pays, à l’adresse suivante :
elwali.sahraoui@gmail.com




Ou encore: sur la page Facebook : Sauvons la mère Tekber Haddi


Premiers Signataires :

-Louisette Ighlahriz, moudjahida, Algérie;
-Karima Bennour, journaliste, Algérie
-Sarah Boutaleb, journaliste, Algérie
-Hafida Ameyar, journaliste, Algérie
-Réda Chennouf, journaliste, Algérie
-Mustapha Aït-Mouhoub, journaliste, Algérie
Tarik Hafid, journaliste, Algérie
-Mohamed Lemsane, journaliste, Algérie
-Mountasser Oubetroune, journaliste, Algérie
-Hamid Lotfi-Messamri, journaliste, Algérie
-Massinissa Benlakehal, journaliste, Algérie
-Lakhdar Mariche, Cadre retraité, Algérie
-Khala Bouridji, journaliste, Algérie
-Zoubir Khelaifia, journaliste, Algérie
-Noureddine Guelil, journaliste, Algérie
-Hassiba Benilles, Moudjahida, Algérie
-Ali Kechid, Avocat en retraite, Algérie
-Rachid Hamadou, journaliste, Algérie
-Mouna Boudjema, psychologue, Algérie
-Mourad Madaoui, journaliste, Algérie
-Abdelkader Boudjella, journaliste, Algérie
-Radia Zerrouki, journaliste, Algérie
-Lila Ameyar, infirmière, Algérie
-Mekhlouf Ameur, universitaire, Algérie
-Mokhtar Bendib, journaliste, Algérie


samedi 27 juin 2015

Grève de la faim d’une mère sahraouie pour la vérité sur la mort de son fils

    Par APSO, 26/6/2015

    Du 15 mai au 20 juin 2015, Mm. Tekber Haddi  a fait grève de la faim devant le consulat du Maroc à Las Palmas dans les Îles Canaries.
     
    Mm Tekber Haddi est sahraouie, et mère de Mohamed Lamin Haidala, né en 1994, décédé le 8 février dernier des suites des blessures reçues lors d'une attaque de marocains contre lui à El Aaiun et après 8 jours de grande souffrance et détresse. Si Mm Haddi habite à Las Palmas, son grand fils vivait lui à El Aaiun.

    Mm Haddi a fait grève de la faim parce qu'elle veut faire entendre qu'elle n'est pas d'accord - et ne l'a jamais été - avec l'inhumation forcée du corps de son fils, confisqué par les autorités marocaines. Elle veut savoir de quoi il est mort, qui en sont les responsables et comment ils vont être punis. Elle a fait la grève de la faim parce que tous les recours qu'elle a tentés auprès des autorités marocaines pendant 3 mois n'ont abouti à rien, et qu'elle a fait de sa vie le prix de la vérité sur la mort de son fils.

    35 jours, et son corps trop affaibli et souffrant lui a fait céder, elle a dû être hospitalisée. Elle a recommencé à se sustenter alors que le gouvernement marocain, lui, n'a cédé en rien.

    Selon l'information publiée le 12 février dernier par l'Équipe Média, une organisation de journalistes sahraouis des territoires occupés du Sahara Occidental, il apparaît qu'après l'attaque par les Marocains, ni la police marocaine ni les soignants des urgences de l'hôpital de El Aaiun n'ont pas pris la mesure de la gravité des blessures de Med Lamin Haidala et du danger pour sa vie. Ils ne lui ont pas apporté l'assistance nécessaire. Il semble que les responsabilités soient multiples jusqu'à la mort du jeune.
    Et c'est pour cela que le 12 février et les mois suivants, après la mort de son fils, Mm Haddi avait porté plainte auprès du procureur du roi contre les 5 agresseurs, la police, le médecin urgentiste, et demandé que tous les documents médicaux concernant la prise en charge de son fils lui soient remis. Seuls deux agresseurs ont été arrêtés et sont toujours emprisonnés selon les chefs d’accusation inchangés depuis le 5 février de « … blessures par arme… », pas de mention semble-t-il de la mort qu’a entraîné la blessure, qu’il y ait eu intension de la donner ou non.

    Colonie espagnole jusqu'en 1975, le Sahara Occidental actuellement une colonie marocaine, occupé militairement sur les trois quart de sa surface, à l'ouest du mur qui le coupe en deux. Depuis 40 ans, la République Sahraouie et une partie du peuple est en exil dans des campements de réfugiés, situés sur la terre algérienne, prés de Tindouf (sud ouest). Dans la partie occupé, les Sahraouis sont discriminés dans tous les droits et fonctionnement de la société. Justice, santé, éducation, accès au travail, à la terre... sont à 2 niveaux. Les violences des colons et des policiers marocains sur les Sahraouis bénéficient d'une large impunité.

    De nombreux individus et organisations dans le monde soutiennent la lutte de Mm Haddi, et plus particulièrement en Espagne. En France, l'Afaspa a appelé le gouvernement à intervenir auprès du régime marocain avec lequel il entretient des relations particulières. La CNT a affirmé sa solidarité avec la mère.
    Actuellement, après son hospitalisation, Mm Haddi est à Genève pour se faire entendre des instances des droits de l'Homme. Elle dit vouloir reprendre sa grève de la faim dès que possible.
    En attendant une grève de la faim symbolique et internationale continue, chaque volontaire assumant 24h de jeûne.

    Quand, au bout du désespoir, il ne reste plus que sa vie à mettre en jeu face aux injustices insupportables, comme celle-ci semble bien fragile...

    APSO, le 26 juin 2015

    mercredi 24 juin 2015

    Appel d’un collectif de journalistes algériens


    A la une Actualité

    Violation des droits de l’homme au Sahara occidental

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    Rabah Beldjenna,22/6/2015
    Sit-in de solidarité avec la citoyenne sahraouie, Tekber Haddi,...
     
 Sit-in de solidarité avec la citoyenne sahraouie, Tekber Haddi, hier, devant la Maison de la presse à Alger

         A  l’appel d’un collectif de journalistes, de nombreux citoyens, des journalistes, des représentants des mouvements associatifs et syndicaux, et des militants des droits de l’homme ont tenu, hier, un sit-in devant la Maison de la presse à Alger, en guise de solidarité avec la citoyenne sahraouie, Tekber Haddi, en grève de la faim.

    Une action que Tekber a entamée à Las Palmas aux Iles Canaries, depuis le 15 mai dernier, pour réclamer la vérité sur l’assassinat de son fils, Mohamed Haidalla, par l'armée marocaine. Un énième crime, perpétré par les forces marocaines dans les territoires occupés du Sahara occidental, qui vient s’ajouter à la longue liste des violations des droits de l’homme et des crimes commis contre les civils sahraouis.
    Ainsi, les initiateurs de cette action ont dénoncé «le silence autour de l’affaire Haidalla et du combat héroïque de Mme Tekber Haddi» qui vient, selon eux, «rappeler encore une fois la passivité complice des membres du Conseil de sécurité des Nations unies avec la colonisation marocaine, et le parti pris de la France, des Etats-Unis et de l’Espagne».
    C’est ainsi qu’une pétition internationale dénonçant les violations des droits de l'homme commises par le Maroc au Sahara occidental a été lancée par les initiateurs de cette action, ouverte à l'ensemble de la corporation journalistique, mais également à divers profils et représentants de la société civile. Un appel a été adressé aux Nations unies, à l'Union européenne (UE), à l'Union africaine (UA), la Ligue des Etats arabes ainsi qu’à l'Organisation des Etats latino-américains.
    «En adhérant à cet appel, nous levons le voile sur l'action légitime et citoyenne de la mère Tekber Haddi, l'enlèvement et l'emprisonnement de Salah Lebsir, ainsi que le cas des 600 disparus Sahraouis depuis l'invasion militaire marocaine», lit-on dans la pétition. Les présents ont tenu à dénoncer le black-out politico-médiatique imposé sur la question du Sahara occidental. Ils se sont élevés contre l’embargo imposé au «territoire non autonome» du Sahara occidental qui subit depuis 40 ans une répression à huis clos.
    Les journalistes algériens, solidaires avec le peuple sahraoui ont également dénoncé «la politique de deux poids deux mesures» du Conseil de sécurité de l’ONU, pourtant en charge du parachèvement du processus de décolonisation de la dernière colonie d’Afrique à travers un référendum d’autodétermination, pour lequel elle s’est engagé depuis 1991.
    De même qu’ils soutiennent la démarche de l’Union africaine qui, lors de son dernier sommet à Johannesburg, en Afrique du Sud, a réitéré son soutien à son envoyé spécial au Sahara occidental, Joaqim Chissano.
    Malgré son âge avancé, l’infatigable ancienne combattante contre le colonialisme français, Louisette Ighilahriz, a tenu à marquer de sa présence cette initiative. Approchée, elle a appelé l’ONU à «régler enfin ce conflit».
    Rabah Beldjenna
     http://www.elwatan.com/actualite/une-petition-lancee-par-des-journalistes-algeriens-22-06-2015-297914_109.php

    lundi 22 juin 2015

    Le Maroc au pilori ce mardi à Strasbourg


     Le Conseil de l’UE blasé par les violations des droits et les lenteurs dans les réformes : le Maroc au pilori ce mardi à Strasbourg

    L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe tiendra ce mardi, une session de travail consacrée à l’évaluation « du partenariat pour la démocratie » accordé par le Conseil de l’UE au Maroc. 
    Deux projets, une résolution et un rapport seront au menu de cette session, dans lesquelles les parlementaires européens interpellent le Maroc sur les violations des droits de l’Homme au Sahara occidental, territoire occupé depuis 1975 par le Royaume chérifien. C’est en s’appuyant sur des rapports d’organismes des Nations unies, d’ONG internationales en charge des questions des droits de l’Homme et aussi de comptes rendus de députés européens, dont ceux qui se sont vu interdire par les autorités coloniales marocaines l’ accès aux territoires sahraouis occupés, que les parlementaires ont élaboré la teneur des deux projets de textes précités. Dans les deux projets -résolution et rapport, les députés européens ont tenu à rappeler que la communauté internationale ne reconnaît pas la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental. Territoire autonome, le Sahara-Occidental est la dernière question de décolonisation en Afrique, inscrite sur l’agenda de l’ONU et le Maroc est rappelé à l’ordre, par l’assemblée parlementaire européenne sur sa politique coloniale dans les territoires sahraouis.
    Dans sa résolution l’Assemblée s’inquiète d’un certain nombre de violations des droits de l’Homme, dans les territoires sahraouis occupés. Des atteintes à la liberté, d’expression, de réunion, d’association, procès irréguliers, torture, violation des droits de prisonniers sahraouis et spoliation des ressources naturelles du peuple sahraoui sont les questions parmi d’autres contenues dans les documents des parlementaires et sur lesquelles le système colonial marocain est pointé du doigt. Dans son projet de rapport, l’assemblée parlementaire de l’UE a rappelé les préoccupations soulevées par le Haut-commissaire de l’ONU pour les Droits de l’Homme, Navi Pillay, en mai 2014, relatives aux droits fondamentaux, notamment au Sahara occidental, appelant Rabat au respect de ces droits dans les territoires sahraouis sous occupation marocaines. Autre documents référence figurant dans le projet de rapport de l’Assemblée parlementaire de l’UE, c’est le rapport du rapporteur spécial de l’ONU sur la torture, rédigé en 2012, après sa visite de travail, au Maroc et au Sahara-Occidental, ainsi que le document-rapport, de décembre 2013, du groupe de travail sur la détention arbitraire. Des documents dont la teneur fait état des violations par les autorités coloniales marocaines des droits des Sahraouis dans les territoires occupés, dont les atteintes récurrentes et au quotidien par le Maroc du droit des Sahraouis à l’expression libre pour l’autodétermination. C’est ce qui a été mentionné dans le rapport du secrétaire général de l’ONU sur la situation au Sahara occidental, d’avril dernier, indiquant que des ONG de défense des droits de l’Homme au niveau international, relèvent qu’il y a « interdiction » par les autorités marocaines « de manifestations au Sahara occidental, pour appelant à l’autodétermination ».
    Dans son projet de rapport qui sera présenté mardi prochain, lors de la session de travail précitée des députés européens, il est aussi précisé que de nombreux « rapports crédibles » d’ONG « respectés » activant sur le plan, local et mondial fournissent « des informations fiables » sur les violations » par le Maroc des droits fondamentaux du peuple du Sahara occidental. La session de travail de l’assemblée parlementaire de l’UE , mardi prochain, pour l’examen et l’évaluation «du partenariat pour la démocratie » accordé par le Conseil de l’UE au Maroc, coïncide avec une actualité politico-médiatique qui met à nu, encore une fois, le système colonial marocain au Sahara Occidental. En premier lieu la grève de la faim de Tekber Haddi, mère du jeune du jeune sahraoui, mort à 21 ans, à Lâayoune, ville sahraouie occupé, réclamant la dépouille de son défunt enfant. Depuis le 15 mai dernier, cette mère est en grève de la faim, à Las Palmas, Espagne, pour pouvoir récupérer le corps de son défunt enfant et procéder à un examen d’autopsie pour déterminer les causes de sa mort et par conséquent définir les responsabilités, ce que les autorités marocaines refusent. Le Maroc sera vivement interpellé, ce mardi, par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, par le contenu des deux projets précités au lendemain de l’examen par la Cour européenne de l’accord agricole, UE-Rabat, n’excluant par le Sahara-occidental, comme l’exige la législation internationale.
    Karima Bennour
     
    Le Courrier d'Algérie, 21/6/2015

    mercredi 17 juin 2015

    Les 21 prisonniers politiques sahraouis entament une grève de la faim à la prison Salé 1

    Par le Comité des familles des prisonniers politiques sahraouis de EGDIM IZIK 17/6/2015




    COMMUNIQUÉ
    Algerie presse service 
    Les 21 prisonniers politiques sahraouis  entament une grève de la faim à la prison Salé 1 
    Mardi 16 juin 2015 les prisonniers politiques sahraouis détenus à la prison de Salé, jugés devant le tribunal militaire marocain en février 2013, ont déclaré faire une grève de la faim de 48 heures à partir du 16 juin 2015 . Contre la politique marocaine, au nom de toutes les victimes des violations des droits de l'Homme commises par l'État marocain depuis le martyr Mohamed Lamine Haidala et les autres martyrs. 
    C’est un acte de solidarité avec Madame Takber Haddi  qui est en grève de la faim depuis 34 jours. Nous demandons, en insistant,   à tous les citoyens sahraouis au camp des réfugiés et dans les  territoire occupés du Sahara Occidental, de tenir des actes de solidarité pour faire pression sur l'État du Maroc afin de prendre en compte toutes ces demandes justes et équitables . 
     


    RAPPEL :