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lundi 11 juillet 2016

Bonne nouvelle ! Libération de Wafaa Charaf


Wafaa Charaf a été libérée le 7 juillet après avoir purgé une peine de deux ans d'emprisonnement pour la punir d'avoir porté plainte pour torture.
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Le 11 / 07 / 2016

Le 27 avril 2014, Wafaa Charaf a participé à Tanger à une manifestation de soutien à des syndicalistes licenciés. En rentrant chez elle, elle a été enlevée par deux hommes qui lui ont bandé les yeux et l’ont embarquée de force dans une voiture et conduite en dehors de la ville. Pendant plusieurs heures, ils l’ont frappée, insultée et menacée en évoquant ses engagements politiques. Puis ils l’ont abandonnée sur place. Elle est allée faire constater ses blessures par un médecin et, le 30 avril, a porté plainte contre X pour torture et enlèvement auprès du procureur de Tanger. Cela lui a valu d’être arrêtée le 8 juillet suivant, placée en détention provisoire et poursuivie pour dénonciation calomnieuse et outrage à agent.
Le 12 août 2014, Wafaa Charaf a été condamnée à un an d’emprisonnement, 1 000 dirhams d’amende et 50 000 dirhams de dommages et intérêts à l’issue d’un procès inéquitable. Le 20 octobre suivant, la Cour d’appel de Tanger a doublé sa peine d’emprisonnement.
Le 23 juillet 2014, Oussama Hassan, autre militant de l’AMDH et du mouvement du 20 février, avait lui aussi été condamné à trois ans d’emprisonnement et 10 000 dirhams d’amende pour dénonciation calomnieuse après avoir dénoncé les tortures qui lui ont été infligées par des inconnus à l’issue d’une manifestation à laquelle il venait de participer, le 2 mai 2014.

mardi 16 février 2016

A lire : Sahara Occidental : Le cauchemar des prisons secrètes de l'expan«sioniste» marocain !


Les forteresses prisons marocaines qui abritent des prisonniers derrière leurs murs sont synonymes de brutalité et de déchéance de la dignité humaine.
Et partant, la plupart des prisonniers politiques sahraouis en savent quelque chose, eux qui ont été condamnés à des peines entre 15 et 24 ans de forteresse prison et dont les souvenirs sont gravés dans leur chair.
Ces prisonniers sahraouis témoignent des tortures physiques et psychologiques qu’ils ont subies dans ces prisons ou les lieux de détention secrets du Makhzen.
A l’exemple de Mohamed Dadach, ancien prisonnier politique d’El Ayoun, surnommé le Mandela sahraoui, condamné à mort, qui a passé près de 25 ans, enfermé dans une geôle sous terre, a été fortement ébranlé par les pratiques répressives, comme à beaucoup de ses compagnons d’infortune.
Il nous relate son calvaire dans la prison de Kénitra quand il y est entré le 7 avril 1980, après sa condamnation à mort par le tribunal militaire de Rabat. Puis sa peine a été commuée à la prison à vie en 1994 où il y est resté jusqu’au 7 novembre 2001 à la suite de pressions de la part d’organisations internationales de droits de l’homme comme la Croix-Rouge et Amnesty International dont le président a visité la prison en 1989.
Il a vécu le martyre dans une cellule d’un mètre carré environ, ne voyant le soleil qu’une heure par jour, vivant dans des souffrances psychologiques insoutenables car appréhendant son exécution d’un jour à l’autre comme une épée de Damoclès.
En outre, le Makhzen les maintient au secret, lui et ses compagnons, n’ayant aucun contact avec l’extérieur, en sus d’être loin de leur famille à plus de 1500 km, ce qui engendre des souffrances psychologiques intenses en plus d’être torturés physiquement.
Il ajoute que notre souffrance augmente de jour en jour en sachant que le Maroc ne veut en aucun cas permettre aux ONG des droits de l’homme d’intervenir en notre faveur et mener campagne avec nos familles pour nous libérer.
En dépit de tout ce qu’il a subi, il continue son combat pour les droits de l’homme et les droits du peuple sahraoui à l’autodétermination et la libération des territoires occupés par le Maroc expan«sioniste» et à défendre le groupe de Gdim Izik, à leur tête le militant Laâza Hafedh, condamné à 16 ans de prison.
De même, l’ancien prisonnier politique Mohamed Saleh, qui a passé 14 ans de sa vie en prison, raconte le cauchemar des centres de torture où ils sont exposés quotidiennement à toutes les pratiques contraires à toutes les conventions et traités internationaux.
Durant les premières heures de leur incarcération et pendant 18 jours, ils ont été tenus au secret, torturés de façon inimaginable et l’on a même torturé leurs femmes et leurs sœurs devant leurs yeux pour ajouter à leur souffrance physique une souffrance psychologique.
Quant à Abdel-Salam Omar, chef du Comité pour la défense des droits des prisonniers politiques, il précise que le Makhzen a torturé plus de 2.000 prisonniers sahraouis, en a tué 214 et enterrés vivants 60 autres et que la situation des droits humains des prisonniers au Sahara occidental va de plus en plus mal, en dépit de la Convention de Genève sur les droits des prisonniers signée par le Maroc et le Front Polisario.
Par ailleurs, il ajoute qu’en collaboration avec les organisations internationales des droits de l’homme, les associations sahraouies sont à la recherche d'autres fosses communes, après la découverte d’une première fosse commune en 2012 où ont été enterrés vivants 60 prisonniers politiques sahraouis.
Et partant, il déclare qu’il est temps de faire pression sur le Maroc, à travers l'Organisation des Nations unies et les organisations internationales d’inclure les droits de l’homme dans les résolutions onusiennes relatives au Sahara occidental.
Le président de l'Organisation sahraouie contre la torture, Mami Omar Salem, a dit que la plupart des militants sahraouis qui sont tombés entre les mains du Makhzen ont gouté les affres de la torture, de l’humiliation et de la mort durant ces 40 dernières années et que 500 d’entre eux ont disparu mystérieusement sans laisser de traces à ce jour.
Et le Maroc continue toujours de torturer les prisonniers en dépit de toutes les conventions internationales, comme en témoigne la présence de 70 prisonniers qui sont torturés systématiquement en plus des disparus.
Car plus la pression internationale s’accentue à vouloir visiter les prisons, plus le Maroc ouvre des prisons secrètes dans toutes les villes occupées où l’on pratique la torture à outrance.

lundi 22 juin 2015

Le Maroc au pilori ce mardi à Strasbourg


 Le Conseil de l’UE blasé par les violations des droits et les lenteurs dans les réformes : le Maroc au pilori ce mardi à Strasbourg

L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe tiendra ce mardi, une session de travail consacrée à l’évaluation « du partenariat pour la démocratie » accordé par le Conseil de l’UE au Maroc. 
Deux projets, une résolution et un rapport seront au menu de cette session, dans lesquelles les parlementaires européens interpellent le Maroc sur les violations des droits de l’Homme au Sahara occidental, territoire occupé depuis 1975 par le Royaume chérifien. C’est en s’appuyant sur des rapports d’organismes des Nations unies, d’ONG internationales en charge des questions des droits de l’Homme et aussi de comptes rendus de députés européens, dont ceux qui se sont vu interdire par les autorités coloniales marocaines l’ accès aux territoires sahraouis occupés, que les parlementaires ont élaboré la teneur des deux projets de textes précités. Dans les deux projets -résolution et rapport, les députés européens ont tenu à rappeler que la communauté internationale ne reconnaît pas la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental. Territoire autonome, le Sahara-Occidental est la dernière question de décolonisation en Afrique, inscrite sur l’agenda de l’ONU et le Maroc est rappelé à l’ordre, par l’assemblée parlementaire européenne sur sa politique coloniale dans les territoires sahraouis.
Dans sa résolution l’Assemblée s’inquiète d’un certain nombre de violations des droits de l’Homme, dans les territoires sahraouis occupés. Des atteintes à la liberté, d’expression, de réunion, d’association, procès irréguliers, torture, violation des droits de prisonniers sahraouis et spoliation des ressources naturelles du peuple sahraoui sont les questions parmi d’autres contenues dans les documents des parlementaires et sur lesquelles le système colonial marocain est pointé du doigt. Dans son projet de rapport, l’assemblée parlementaire de l’UE a rappelé les préoccupations soulevées par le Haut-commissaire de l’ONU pour les Droits de l’Homme, Navi Pillay, en mai 2014, relatives aux droits fondamentaux, notamment au Sahara occidental, appelant Rabat au respect de ces droits dans les territoires sahraouis sous occupation marocaines. Autre documents référence figurant dans le projet de rapport de l’Assemblée parlementaire de l’UE, c’est le rapport du rapporteur spécial de l’ONU sur la torture, rédigé en 2012, après sa visite de travail, au Maroc et au Sahara-Occidental, ainsi que le document-rapport, de décembre 2013, du groupe de travail sur la détention arbitraire. Des documents dont la teneur fait état des violations par les autorités coloniales marocaines des droits des Sahraouis dans les territoires occupés, dont les atteintes récurrentes et au quotidien par le Maroc du droit des Sahraouis à l’expression libre pour l’autodétermination. C’est ce qui a été mentionné dans le rapport du secrétaire général de l’ONU sur la situation au Sahara occidental, d’avril dernier, indiquant que des ONG de défense des droits de l’Homme au niveau international, relèvent qu’il y a « interdiction » par les autorités marocaines « de manifestations au Sahara occidental, pour appelant à l’autodétermination ».
Dans son projet de rapport qui sera présenté mardi prochain, lors de la session de travail précitée des députés européens, il est aussi précisé que de nombreux « rapports crédibles » d’ONG « respectés » activant sur le plan, local et mondial fournissent « des informations fiables » sur les violations » par le Maroc des droits fondamentaux du peuple du Sahara occidental. La session de travail de l’assemblée parlementaire de l’UE , mardi prochain, pour l’examen et l’évaluation «du partenariat pour la démocratie » accordé par le Conseil de l’UE au Maroc, coïncide avec une actualité politico-médiatique qui met à nu, encore une fois, le système colonial marocain au Sahara Occidental. En premier lieu la grève de la faim de Tekber Haddi, mère du jeune du jeune sahraoui, mort à 21 ans, à Lâayoune, ville sahraouie occupé, réclamant la dépouille de son défunt enfant. Depuis le 15 mai dernier, cette mère est en grève de la faim, à Las Palmas, Espagne, pour pouvoir récupérer le corps de son défunt enfant et procéder à un examen d’autopsie pour déterminer les causes de sa mort et par conséquent définir les responsabilités, ce que les autorités marocaines refusent. Le Maroc sera vivement interpellé, ce mardi, par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, par le contenu des deux projets précités au lendemain de l’examen par la Cour européenne de l’accord agricole, UE-Rabat, n’excluant par le Sahara-occidental, comme l’exige la législation internationale.
Karima Bennour
 
Le Courrier d'Algérie, 21/6/2015

mardi 26 mai 2015

Le Maroc dans le collimateur de la justice espagnole

Tortures et assassinats au Sahara occidental

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El Watan, 25/5/2015| 10h00 Réagissez
Manifestation de militants contre la violence et pour le respect des...







I
 
 Manifestation de militants contre la violence et pour le respect des droits de l’homme au Sahara occidental
Manifestation de militants contre la violence et pour le respect des ddH

                                          Au vu des enquêtes, la justice espagnole estime que la population civile sahraouie a été systématiquement attaquée par la police et l’armée marocaines durant les années qui ont suivi le retrait de l’Espagne du Sahara occidental.

La justice espagnole a lancé un mandat d’arrêt, vendredi 22 mai, contre un ancien gardien de prison marocain accusé de tortures entre 1975 et 1991. Cette période a suivi le retrait de l’Espagne de sa colonie, le Sahara occidental, et le cessez-le-feu encadré par l’ONU. La procédure a été enclenchée, rappelle RFI qui rapporte l’information, en 2007 «suite à des plaintes déposées par une association de prisonniers et de disparus sahraouis, et suite aussi à la découverte d’une fosse commune dans la zone d’Amgala, en plein Sahara». Ils sont désormais 12 Marocains à être dans le collimateur de la justice espagnole.
Certains sont décédés, d’autres sont à la retraite. C’est le cas notamment du dernier homme cité, un gardien de prison de la ville de Smara. L’ordonnance du juge, indique la même source, précise que cet homme est inculpé, comme les 11 autres mentionnés dans une ordonnance datée du 9 avril dernier, «pour sa participation à un délit de génocide» entre 1975 et 1991. «Il est reproché à ces 12 hommes une cinquantaine d’assassinats, 76 tentatives d’assassinats et plus de 200 séquestrations illégales», mentionne RFI.
Au vu des enquêtes, «la justice espagnole estime que la population civile sahraouie a été systématiquement attaquée par la police et l’armée marocaine durant les années qui ont suivi le retrait de l’Espagne du Sahara occidental». Ces procédures, estime au micro de RFI le journaliste Ignacio Cembrero (collaborateur du journal El Mundo et spécialiste du Maroc) pourraient être à l’origine d’«une crise entre l’Espagne et le Maroc comme celle qu’ont connue en 2014 la France et le Maroc».
Ignacio Cembrero pense, en outre, que «sur le plan judiciaire, il n’y aura pas de suite parce que les autorités marocaines ne vont, à aucun moment, permettre à la justice espagnole de s’immiscer dans leurs affaires, d’interroger les supposés coupables ou de les extrader en Espagne».
L’action lancée par la justice espagnole intervient à un moment où le Maroc est très critiqué par les ONG internationales de défense des droits de l’homme. Un rapport rendu public mardi dernier par Amnesty International, intitulé «L’ombre de l’impunité», révèle que la torture est encore une pratique courant au pays du roi Mohammed VI.
Après plusieurs mois d’enquête sur le terrain, l’organisation de défense des droits de l’homme a ainsi pu documenter 173 cas de torture ou de mauvais traitements perpétrés par la police ou les forces de sécurité entre 2010 et 2014. «Si le Maroc a réformé ses lois et signé des conventions internationales, ces pratiques continuent sans qu’aucun auteur ne soit condamné», a conclu AI dans son rapport.
Des pratiques héritées des années de plomb qui, selon Geneviève Garrigos, présidente d’Amnesty International France, perdurent à cause de l’impunité. Ajouté à cela, un projet d’accord de coopération judiciaire entre la France et le Maroc est sur le point d’être voté par les parlementaires. Les humanitaires dénoncent un texte qui pourrait protéger un peu plus les auteurs de tortures.
A.

lundi 13 octobre 2014

Zakaria Moumni à l'Institut du Monde Arabe

 Les Droits de l’homme au Maroc | Bienvenue à l’Institut du monde arabe à Paris
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Zakaria Moumni


Aujourd’hui était organisé en partenariat avec le CNDH un colloque sur les Droits de l’Homme au Maroc en présence de Driss El Yazami, président du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), Michel Tubiana, président du Réseau euro-méditerranéen des droits de l’Homme (REMDH) et Karim Lahidji, président de la fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH).

Zakaria Moumni a demandé à prendre la parole au moment des questions aux participants et s’est adressé à Driss El Yazami.
Lorsque Zakaria Moumni a évoqué les faits de torture dont il a été victime au Maroc en 2010, M. El Yazami a répondu avec une gêne visible de l’ensemble de l'auditoire qu’il "ne connaissait pas son affaire" avant de dire l’inverse en rétorquant avoir reçu l’épouse de Zakaria Moumni lorsque ce dernier était emprisonné. Deux mensonges en une phrase et une gêne visible par toute l’audience qui a salué l’intervention de Zakaria par des applaudissements.

Evidemment, M. El Yazami ne savait pas quoi répondre.
Zakaria Moumni a rappelé devant l'auditoire les faits dont il a été victime au Maroc, les actes de torture qu’il a subis au centre de Temara durant quatre jours, après avoir été enlevé à l’aéroport de Rabat le 27 septembre 2010, avant d’être victime d’un procès monté de toutes pièces, des aveux signés sous la torture et les yeux bandés qui l’ont conduit à passer dix-huit mois en prison avant d’être gracié par le roi du Maroc le 4 Février 2012.
Zakaria a rappelé que ses avocats, Maître Patrick Baudouin, Président d'honneur de la FIDH et Maître Clémence Bectarte, ont déposé le 21 Février 2014 une plainte en son nom auprès du Procureur du Pôle spécialisé Crimes contre l'Humanité / Crimes de Guerre du Tribunal de Grande Instance de Paris visant Abdellatif Hammouchi, le tortionnaire et directeur de la DGST marocaine, et Mounir Majidi, secrétaire particulier du roi, le commanditaire qui a menacé Zakaria de mort devant la résidence privée du roi Mohammed VI à Betz en France. Tout cela parce que Zakaria Moumni a manifesté devant la résidence privée du roi en France le 25 janvier 2010 pour dénoncer l'injustice dont il avait été victime et la privation de ses droits légitimes de sportif de haut niveau dont Mounir Majidi était à l’origine. Ce 25 janvier 2010 devant la résidence du roi, Mounir Majidi a lancé à Zakaria Moumni «T'as de la chance parce que tu es en France. Si tu étais au Maroc, on t'aurait fait la peau ».
Zakaria Moumni a rappelé également ses échanges avec l’ancien Ministre de l’Intérieur marocain, Mohand Laenser, après sa libération et durant près d’un an et demi, et qui s’était présenté comme « mandaté par le roi » pour "réparer l’injustice" dont Zakaria avait été victime. Echanges dont Zakaria détient tous les enregistrements.
Lorsque M. Laenser a déclaré à Zakaria Moumni lors d’un ultime échange que les coupables désignés par lui étaient «intouchables» et «qu'ils ne seraient jamais traduits en justice», Zakaria Moumni a interrompu les échanges car il a toujours exigé la reconnaissance des faits de tortures qu’il a subies et la justice avant tout.

Une fois que Zakaria Moumni a pris conscience que le Maroc ne lui rendrait pas justice, il s'est donc tourné vers la justice française et internationale. Zakaria a toujours dénoncé depuis le premier jour les faits de torture dont il a été victime.
La vérité ne se limite pas à la réparation matérielle et les personnes désignées responsables des actes de tortures doivent être punies sans jouir de l’impunité.
Aujourd’hui et comme à l'accoutumée, les autorités marocaines mènent une contre-offensive scandaleuse via une campagne de diffamation dans la presse à la solde du pouvoir marocain à l'encontre de Zakaria Moumni.
Mais les autorités marocaines doivent prendre leurs responsabilités et ne peuvent plus se cacher.
Aujourd'hui, le roi du Maroc, en qualité de chef de l'Etat, ne peut rester silencieux sur cette affaire.

Presque quatre années après les bouleversements politiques dans les pays arabes, qui avaient mis les revendications pour la démocratie et la dignité au centre des...
imarabe.org

mardi 19 août 2014

AI : Maroc. Des militants emprisonnés pour avoir dénoncé des actes de torture doivent être immédiatement libérés




Communiqués de presse

Amnesty International :14/8/2014
Deux militants emprisonnés après avoir déclaré qu’ils avaient été enlevés et torturés doivent être libérés immédiatement et sans condition, a déclaré Amnesty International jeudi 14 août.
Wafaa Charaf, militante politique et défenseure des droits humains, a été condamnée à un an de prison et à une amende de 1 000 dirhams mardi 12 août. Elle était accusée d’avoir fait des déclarations mensongères en affirmant qu’elle avait été enlevée et torturée par des inconnus en avril 2014.
Le tribunal lui a également ordonné de verser 50 000 dirhams de dommages et intérêts à la police marocaine pour dénonciation calomnieuse, bien qu’elle n’ait pas accusé les forces de l’ordre.
« Personne ne devrait être emprisonné pour avoir signalé des actes de torture, et la dénonciation calomnieuse ne devrait pas être une infraction pénale. Cette condamnation envoie un message dissuasif à toutes les personnes ayant subi des actes de torture ou tout autre mauvais traitement, en leur faisant savoir qu’elles feraient mieux de se taire au risque de finir derrière les barreaux », a déclaré Saïd Boumedouha, directeur adjoint du Programme Afrique du Nord et Moyen-Orient d’Amnesty International.
Wafaa Charaf, 26 ans, est une militante politique de gauche et membre de l’Association marocaine des droits humains (AMDH). Elle a affirmé qu’elle avait été enlevée et torturée pendant plusieurs heures par des hommes qu’elle ne connaissait pas après avoir participé à une manifestation de travailleurs à Tanger le 27 avril 2014. Elle a déclaré que les hommes l’avaient rouée de coups et l’avaient menacée d’autres sévices si elle ne cessait pas de militer.
Trois jours plus tard, après avoir obtenu à l’hôpital local un certificat médical faisant état de blessures légères, elle a porté plainte auprès des autorités judiciaires, déclenchant une enquête de la police judiciaire de Tanger et de la brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ).
Mais le 8 juillet, avant la fin de l’enquête, Wafaa Charaf a été arrêtée, placée en détention et inculpée d’avoir porté plainte pour des faits qui n’ont pas eu lieu et de dénonciation calomnieuse, au titre des articles 263, 264 et 445 du Code pénal.
Après avoir passé plus d’un mois en détention en attendant son procès, elle a été déclarée coupable de toutes les charges retenues contre elles. Un avocat de la défense a indiqué que le tribunal avait refusé d’appeler des témoins clés et n’avait pas révélé l’existence d’un enregistrement téléphonique qui a été déterminant pour la condamnation de la jeune femme, ce qui soulève des craintes quant à l’équité du procès puisque Wafaa Charaf n’a pas été en mesure de contester la validité de cet élément de preuve. Elle est actuellement détenue à la prison locale de Tanger.

Deuxième condamnation
La condamnation de Wafaa Charaf est intervenue à peine quelques semaines après celle d’un autre militant.
Le 23 juillet 2014, Oussama Housne, 22 ans, lui aussi membre de l’AMDH à Casablanca, a été condamné à trois ans de prison pour dénonciation calomnieuse et parce qu’il aurait déposé une fausse plainte pour torture. Il s’est vu intimer l’ordre de verser 100 000 dirhams de dommages et intérêts à la police marocaine pour dénonciation calomnieuse. Il est actuellement détenu à la prison locale d’Oukacha, à Casablanca.
Oussama Housne avait affirmé avoir été enlevé et torturé par des inconnus le 2 mai 2014, alors qu’il quittait une manifestation organisée en solidarité avec des militants détenus. Selon ses déclarations, les hommes l’auraient brûlé avec une barre de fer chauffée et l’auraient violé avec leurs doigts.
Trois jours plus tard, des défenseurs des droits humains de la section locale d’AMDH ont filmé le jeune homme en train de décrire les sévices dont il dit avoir été victime et ils ont posté la vidéo sur YouTube, ce qui a poussé les autorités à ouvrir une enquête dirigée par la BNPJ.
Le 1er juin, le procureur du roi a clos l’enquête et conclu qu’Oussama Housne n’avait pas été torturé, avant d’annoncer son intention d’engager des poursuites à l’encontre du jeune militant. Celui-ci a été arrêté le jour même et inculpé de dénonciation calomnieuse et plainte pour un crime qui n’a pas eu lieu, au titre des articles 264 et 445 du Code pénal.
L’avocat d’Oussama Housne a déclaré à Amnesty International que le tribunal n’avait pas appelé des témoins clés pour la défense durant le procès, ce qui laisse craindre que le jeune homme ait été condamné à l’issue d’une procédure inéquitable. Entre-temps, il a reçu l’ordre de verser une forte somme à la police marocaine en guise de dommages et intérêts, bien qu’il n’ait fait référence qu’à des inconnus dans la vidéo publiée sur Youtube.
Le jeune homme est également un membre actif du Mouvement du 20 février, qui réclame un meilleur respect des droits humains, la démocratisation, la justice sociale et la fin de la corruption.
Les deux militants ont fait appel de leurs condamnations.
« Ces condamnations vont simplement renforcer la culture de l’impunité au Maroc. La torture ne pourra être éradiquée que quand les victimes pourront briser le silence en toute sécurité et quand les auteurs de tels actes seront traduits en justice », a déclaré Saïd Boumedouha.
Région ou pays Moyen-Orient et Afrique du Nord
Pays Maroc

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samedi 12 juillet 2014

Ramid tancé par la Commission marocaine de lutte contre la torture (CMLT)


Rida Benotmane, net-citoyen et journaliste freelance au Maroc, 6/7/2014.























Mustapha Ramid, ministre marocain de la Justice et des Libertés.
La CMLT a critiqué les propos de Mustapha Ramid, ministre de la Justice et des libertés concernant les personnes déclarant, de manière mensongère avoir été victime de tortures. Pour la commission, ces propos constituent une menace de vengeance préalable contre les victimes de tortures.

Lors de la réunion qui a eu lieu mardi 1er juillet au siège de la Ligue marocaine des droits de l’homme (LMDH) à Rabat, la commission composée de 14 associations de défense des droits humains a publié un communiqué dans lequel elle considère que « le ministre fait semblant d’oublier que la calomnie dispose de ses critères juridiques propres qui ne doivent pas être confondues avec les déclarations des victimes et leurs plaintes. Les propos du ministre contredisent les dispositions de l’article 21 du protocole facultatif se rapportant à la Convention de l’ONU sur la torture ».

Dans ce communiqué rendu public, la commission précise que l’Etat marocain tarde délibérément à déposer les textes de ratifications du protocole en question auprès des organes compétents de l’ONU concernant la visite des centres de détention cependant qu’une année s’est écoulée depuis que le Maroc a annoncé la ratification du texte et l’a publié au Bulletin officiel.

La commission a par ailleurs exprimé sa solidarité avec Amnesty International dont le dernier rapport sur la torture a été critiqué par le ministre Ramid au sein du parlement marocain. Une critique que la commission a qualifiée de « réaction officielle négative » envers Amnesty international.

La commission a également relevé la non-application de la recommandation relative à la mise en oeuvre d’une stratégie nationale de lutte contre l’impunité alors que celle-ci est inscrite depuis environ huit ans dans le rapport final de l’Instance Équité et Réconciliation (IER).

La commission confirme la continuité de la pratique de la torture au Maroc à travers les nombreuses plaintes traitées par les associations de défense des droits de l’homme et insistent sur la nécessité de mettre en place un instrument national d’observation des centres de détention et de prévention contre la torture ayant pour fondement juridique l’article 17 du protocole facultatif se rapportant à la Convention de l’ONU sur la torture.

Maroc : L'AMDH a recensé 317 cas de détentions politiques en 2013




Le 13 mai, un rapport d’Amnesty a épinglé le gouvernement sur la poursuite du recours à la torture. Le 18 juin, un document de l’AMDH sur la situation des droits de l’Homme accuse l’exécutif de maquiller les arrestations politiques en infractions de droit commun. L’ONG marocaine a enregistré, durant l’année dernière et les premiers mois de 2014, 317 cas de détentions politiques.

L’AMDH vient de présenter, aujourd’hui à Rabat, son nouveau rapport sur la situation des droits de l’Homme au Maroc. Un document qui s’inscrit complétement en faux avec le discours officiel véhiculé par le gouvernement Benkirane. L’ONG dénonce la poursuite du recours aux détentions d’opposants politiques, notamment au sein des membres du Mouvement du 20 février, les adeptes de la Salafia jihadia et les Sahraouis qui soutiennent les thèses du Polisario.

317 détenus politiques au Maroc
Pour l’association présidée par Ahmed El Haïj, ces arrestations sont souvent justifiées, officiellement, par des infractions de droit commun, tel le trafic de drogue, l’entrave à la circulation dans la voie publique ou l'atteinte à un corps constitué. Et c’est sur la base de ces accusations qu’ils sont poursuivis et ensuite condamnés par la justice à des peines d’emprisonnement.
Durant 2013 et les six premiers mois de 2014, l’AMDH a recensé 317 cas de détentions politiques, bien que la majorité ait été libérée au cours de la même année. L’ONG a également signalé la poursuite des disparitions forcées, toutefois sans apporter de preuves corroborant sa version. Dans son rapport de l’année dernière, l’AMDH avait enregistré trois cas d’enlèvements. L’ONG est revenue dessus en rappelant que les familles de plusieurs opposants disparus durant les années 60, 70, 80 et 90,  attendent toujours de connaitre le sort et les tombes de leurs proches.

La torture, l’AMDH sur la même longueur d’onde qu’Amnesty
La torture a constitué un moment phare de la présentation du rapport de l’AMDH sur les droits au Maroc. Fidèle à sa position, l’association a critiqué l’approche du tout sécuritaire adoptée par le gouvernement sur cette question. L'ONG a relevé qu'auparavant, il refusait d’ouvrir des enquête sur les allégations de torture exprimées par certains détenus. Maintenant après le forcing d’ONG nationales et internationales, notamment après la publication du rapport d’Amnesty, l’exécutif a changé de tactique mais sans changer pour autant de position. Selon l’AMDH, le gouvernement mène, depuis le 13 mai, une campagne de pression visant les détenus pour qu’ils retirent leurs plaintes contre des agents d’autorité, auteurs des tortures.
Le cabinet Benkirane, par le biais de son ministre à la Justice, Mustapha Ramid, a menacé les auteurs de « plaintes mensongères » de torture de poursuites judiciaires. Une menace mise, d'ailleurs, à exécution avec la poursuite en justice du jeune Oussama Hassan, actuellement en détention. Un cas qui n'est pas isolé puisque à Tanger, un homme appartenant au PADS et une femme issue des rangs d'Annahj Addimocrati, pourraient subir le même sort.


Mohammed Jaabouk Copyright Yabiladi.com


http://yabiladi.com/articles/details/26955/maroc-l-amdh-recense-detentions-politiques.html

samedi 21 juin 2014

Trois Français d'origine maghrébine en vacances au Maroc arrêtés, torturés, condamnés

La routine au Maroc : ARRESTATION, TORTURE, AVEUX, CONDAMNATION pour trois jeunes Français d’origine maghrébine venus passer des vacances au Maroc !

 « Aidez-nous s'il vous plait à savoir auprès de quel organisme, nous pouvons  nous retourner, afin d'avoir un recours. Pour que mon frère et ses amis soient  relâchés et que ceux qui leur ont fait subir ces tortures  soient punis.
Je suis désespérée,  svp répondez-moi ! »

Le 28 mai 2014 nous avons reçu cet appel sur notre blog solidmar.  Souad R., franco-algérienne, nous fait part de son angoisse en expliquant ce qui est arrivé à son frère Abdel-Aziz parti en voyage au Maroc avec des amis. Abdel-Aziz Redaouia , 33 ans, est franco-algérien, son ami Yassine est franco-tunisien et Tayeb est franco-marocain. Un quatrième compagnon, marocain,  se trouvait avec eux à ce moment.
Abdel-Aziz  et ses amis étaient assis tranquillement dans un billard à Tanger lorsqu’ils voient des membres de la DST sortir d’un 4x4, se diriger vers eux et les arrêter brutalement. Motif : "détention d'armes à feu". Le seul des quatre amis qui était de nationalité marocaine est relâché, mon frère et ses amis sont de nationalité française.
Les policiers leur ont bandé les yeux, attaché les mains et les pieds et les ont amenés au commissariat de Casablanca à 200 km, où ils les ont torturés durant 5 jours.
« Ils les ont tabassés,  leur ont mis la tête sous l'eau, leur ont envoyé des décharges électriques dans les parties intimes à l'aide de batterie de voiture,  leur ont craché dessus. Ils les ont pendus par les pieds, et j'en passe.
Accusés sans la moindre preuve de culpabilité  les inspecteurs de polices les ont forcés à s'accuser les uns et les autres afin d'obtenir des aveux sous contraintes.
Ils ont ensuite été ramenés à Tanger, à la prison où on leur a fait savoir qu’ils sont condamnés à 2 ans de prison. Leur garde-à-vue n’a été déclarée que deux jours plus tard ... au cas où les tortures leur auraient été fatales ?
Mon frère est asthmatique, ils l'ont traité comme un chien.
Aujourd'hui il se trouve incarcéré avec ses amis dans la prison de Tanger pour trafic de stupéfiants, alors qu'ils n'ont même pas été arrêtés pour ce motif au départ ! Les inspecteurs les ont torturés,  afin de leur faire avouer n'importe quoi. »
Ma sœur a pu se rendre à Tanger pour le rencontrer et lui apporter ses médicaments pour l'asthme.
Le jugement en appel est fixé au 9 juin. On leur a dit qu’il serait  probablement reporté au 16.

Mardi Souad nous écrit : «  Le procès n’a pas été reporté, il a eu lieu hier.   En appel le verdict n’a pas été modifié : 2 ans de prison. Pourquoi ? Désespéré, mon frère a tenté de se suicider, les prisonniers qui sont dans sa cellule l’en ont empêché.
 Ils continuent leur grève de la faim. »

Rappelons que ces amis étaient venus au Maroc pour passer des vacances !
Aux dernières nouvelles nous aprenons que la peine pour Tayeb n’est “que” d’un an, mais deux ans pour Abdel-Aziz et Yassine.
Nous avons pu obtenir le nom de l'avocate qui s'occupe de leur cas : Djamila Moualdi. L'AMDH de Tanger a été contactée pour rendre visite et servir de liaison avec ces trois garçons qui n'ont aucun lien familial dans ce pays. Pour le moment aucune réponse.
Ils poursuivent la grève de la faim. Souad a écrit à François Hollande.(à suivre)
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 Maroc le plus beau pays du monde ou les droits de l'homme sont bafoués , piétinés du pied par des sécuritaires qui se croient encore à l'époque des années de plomb...Qu'on arrête de nous faire croire que le Maroc évolue ...il n'y a pas de progrès sans un réel respect des droits de l'homme et de la liberté de chacun et chacune. On continue à arrête, torturer, garder au secret, sans aucune forme de procès les personnes souvent innocentes, au seul tort qu'elles ne partagent pas l'idéologie ambiante dans ce pays où l'injustice et la "hogra" sont le lot quotidien de tout marocains qui n'a pas les moyens d'avoir des relations haut placées et de l'argent pour lui ouvrir certaines portes...
Pendant ce temps là, des généraux tels que ce Bennani qui détient le monopole de la pêche au Maroc, vient se faire soigner en France dans un hôpital militaire...c'est à dire public...c'est à dire payé par nos impôts...c'est à dire par moi, toi et vous tous qui participez à payer le séjour médical de ce multimillionnaire...
 

samedi 7 juin 2014

Dernières nouvelles des trois Maghrébins en vacances au Maroc arrêtés, torturés et condamnés


Par Solidarité Maroc 05

Abdel-Aziz Redaouia, 33 ans, est le frère de Souad qui a lancé l’ appel à l'aide,  diffusé également sur le blog de Luk Vervaet, du Comité des familles des prisonniers européens au Maroc . Il est franco-algérien, son ami Yassine est franco tunisien et Tayeb est franco-marocain. Rappelons que ces trois amis étaient venus au Maroc pour passer des vacances ! Pour leur souhaiter la bienvenue, des membres la DST de Casablanca sont venus en vieux 4x4 les arrêter dans ce fameux billard où ils se trouvaient. Ils leur ont bandé les yeux et n’ont déclaré leur garde à vue que deux jours plus tard ... au cas où les tortures leur auraient été fatales ?

Après avoir été torturés pendant 5 jours à Casablanca, pour avouer d’abord qu’ils détenaient des armes (ils ne semblent pas avoir été fouillés), puis accusés d’être des trafiquants de drogue,  ils ont été ramenés à la prison de Tanger,  et condamnés à 2 ans de prison. Ils doivent être jugés en appel lundi 9 juin. Mais on leur a déjà fait comprendre que le procès sera remis au 16 juin…selon le rituel de reports de procès.
L'autre sœur d'Abdel-Aziz a pu se rendre à Tanger pour le rencontrer et lui apporter ses médicaments pour l'asthme.


samedi 31 mai 2014

Un jeune meurt sous la torture au commissariat de police d’Al Hoceima



 Karim Lachkar. On voit bien une grosse cicatrice sur sa tête (Photo Chamal City)
Karim Lachkar. On voit bien une grosse cicatrice sur sa tête (Photo Chamal City)

Selon le site local Riftoday, le défunt s’appelle Karim Lachkar « Mrabo » et des policiers de ce commissariat ont été dépêchés à l’hôpital régional d’Al Hoceima et ils ont demandé de leur fournir un certificat attestant son décès suite à « une crise cardiaque », mais les responsables de cet hôpital ont refusé…
Affaire à suivre..
Demain

Pour en savoir plus : un commentaire

RIFI►Le Makhzen Assasin
 
AL HOCEIMA : Le 27 mai, entre 3 et 6 H du matin, la police marocaine dans la localité rifaine d’Al-Hoceima a arrêté puis torturé à mort, à l’intérieur du commissariat central, Karim LACHQER, militant syndicaliste rifain de gauche. La victime a été arrêtée aux environs de 3 h du matin, à l’entrée de la ville d’Al Hoceima, avant d’être conduite au commissariat de police où il sera torturé puis assassiné. Quelques heures plus tard, le corps de la victime est conduit à l’Hôpital où la police tente de faire pression sur les médecins pour signer un certificat de décès préétabli et falsifié, attestant que la victime était morte après son arrivée à l’Hôpital. Les médecins légistes qui ont reçu le corps de la victime sans vie ont refusé de signer le l’acte de décès falsifié 

Crime au commissariat d’Al Hoceima : la police marocaine tente de falsifier l’acte de décès de la victime
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Le Makhzen tyrannise les jeunes au RIF,c’est l’occasion que peuvent saisir les Rifains afin de se réveiller de l’anesthésie que leur administre ce Makhzen hypocrite et les PJDstes qui tentent d’aider les tyrans à accomplir leur tâche de soumettre le Rif devant "le fait accompli"…
PS:il est très important de souligner au passage,qu’un autre Syndicaliste Rifain SAMIR LAMRABET a été arrêté au même endroit dans la même ville,et il est incarcéré arbitrairement depuis quelques jours,sous les recommandations du procureur Makhzanien corrompu, alcoolique….
Ceux qui ont Assassiné  » Karim Lachkar » sont les mêmes CRIMINELS Makhzaniens qui ont brûlé les corps de 5 jeunes Rifains dans une agence de banque,en les déplaçant du commissariat à la banque pour les faire passer comme des "vulgaires voleurs",alors que tous ces jeunes victimes sont issus des familles respectables,avec un niveau d’éducation honorable, leur seul crime d’avoir participé aux manifestations du 20 février 2011 durant le mouvement déclenché par les jeunes contre LA DICTATURE et LA TYRANNIE
URL courte: http://www.demainonline.com/?p=31539
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Autres précisions :


La victime, Karim ACHRAQ, ancien militant de gauche, était membre du syndicat des pêcheurs d’Al-Hoceima. Il était connu dans les milieux amazighs et rifains pour son intégrité et son engagement en faveur des droits économiques et sociaux des siens.( PH/DR)
La victime, Karim ACHRAQ, ancien militant de gauche, était membre du syndicat des pêcheurs d’Al-Hoceima. Il était connu dans les milieux amazighs et rifains pour son intégrité et son engagement en faveur des droits économiques et sociaux des siens.( PH/DR)

Selon la famille de la victime, la police de contrôle marocaine a arrêté Karim LACHQER à l’entrée de la ville d’Al Hoceima avec deux de ses amis qui étaient dans une voiture pour un contrôle de circulation routière. La victime a été conduite par la police au commissariat central d’Al Hoceima aux environ de 4 H du matin et deux heures plus tard, vers 6h, la famille reçoit la mauvaise nouvelle du décès de leur fils.
Alors que le corps de la victime était transférée du commissariat à l’hôpital, un des compagnons qui était avec lui et qui est un de ses amis proche, «Mustafa ABERKAN » aurait « disparu », selon la famille de la victime et selon les sources de la société civile.

Une source hospitalière de l’Hôpital provincial M.V a indiqué que la police d’Al Hoceima a tenté de faire pression sur les médecins qui ont pris en charge le corps de Karim LACHQAR pour qu’ils signent un certificat de décès préétabli, certifiant que la victime était vivante à son arrivée à l’Hôpital et que sa mort était survenue dans l’enceinte de l’hôpital. La même source a indiqué que les autorités médicales de l’hôpital ont refusé de signer le certificat de décès préétabli, ces dernières ayant reçu un corps sans vie.

C’est dans ce contexte que la police d’Al-Hoceima a rendu public un communiqué pour donner une version totalement ahurissante des faits qui a été reprise, sans complexe, par la presse du makhzen, dont Hespress.com et Goud.ma. Ainsi selon la police du makhzen, la victime a été arrêtée à un contrôle de routine à l’entrée de la ville, à bord d’un véhicule où se trouvaient 3 personnes qui étaient toutes « ivres ». N’ayant pas de papiers sur lui, et pour éviter d’être contrôlé, Karim LACHQER a ouvert la porte du véhicule et a pris la fuite. Il était tellement ivre qu’il a trébuché et qu’il est tombé en se cognant la tête sur un objet contendant. C’est n’est qu’après cela qu’il a été arrêté, puis transféré au commissariat de police où il a été identifié avant d’être transporté par ambulance à l’hôpital où la victime est décédée alors qu’il était dans le coma.

Communiqué de la direction générale de la sûreté marocaine (PH/DR)

Communiqué de la direction générale de la sûreté marocaine (PH/DR)
Pendant ce temps, assez rapidement sur les réseaux sociaux, les photos du corps mutilé de la victime sont apparues et montrent clairement les traces de torture sur son corps. L’information selon laquelle les autorités médicales ont refusé de signer le faux acte de décès a également rapidement circulé. Ce qui a confirmé auprès de l’opinion publique que la victime a bien été assassinée dans le commissariat d’Al Hoceima après avoir subi des actes de torture entraînant immédiatement une vague de colère dans la société civile Rifaine.
Les associations des droits de l’homme comme le forum des droits de l’homme du nord du Maroc FDH-norma, la section d’Al-Hoceima de l’association marocain des droits de l’homme AMDH et l’assemblée mondiale amazighe AMA) ont publié des communiqués de presse ou ils appel le ministre de la justice à ouvrir une enquête sur cet assassinat, bien que la société civile du Rif sait pertinemment qu’elle ne peut rien attendre du Makhzen.



Pour rappel Karim LACHQAR, 38 ans, était un militant syndicaliste connu et très apprécié. Il était membre du syndicat des pêcheurs d’Al-Hoceima et ancien membre de la jeunesse du parti de gauche « UNFP », l’Union Nationale des Forces Populaires. Son frère, Mhamed LACHQER, était détenu politique en 1973 en raison de son engagement dans une organisation marxiste-léniniste et, comme son frère hier matin, il a été assassiné dans les mêmes conditions en 1995.
A la suite de la tragique nouvelle de l’assassinat de Karim LACHQER, l’oncle de la victime, Mohamed LACHQER, médecin à Tanger et également membre de UNFP , a affirmé hier qu’il allait suivre cette affaire  jusqu'à son aboutissement et qu’il allait interpeller le ministre marocain de la justice sur l’assassinat de Karim LACHQER.

Dès l’annonce du décès de Karim LACHQER , le crime devient immédiatement une affaire publique, tant la police marocaine, qui sévit régulièrement dans la ville Rifaine d’Al-Hoceima, est réputée pour commettre impunément des actes de tortures et même d’assassinat dans cette ville du Rif. Les militants associatifs se sont rapidement engagés pour faire éclater la vérité sur ce crime, surtout après que la police marocaine ait fait pression sur l’Hôpital pour établir un certificat de décès falsifié.

fea,
SIWEL 281706 MAI 14