Présentation du rapport annuel 2012 de l'AMDH. Mardi 23 juillet 2013.
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lundi 3 août 2015
samedi 31 mai 2014
Un jeune meurt sous la torture au commissariat de police d’Al Hoceima
Selon le site local Riftoday, le défunt s’appelle Karim Lachkar
« Mrabo » et des policiers de ce commissariat ont été dépêchés à
l’hôpital régional d’Al Hoceima et ils ont demandé de leur fournir un
certificat attestant son décès suite à « une crise cardiaque », mais les responsables de cet hôpital ont refusé…
Affaire à suivre..
Demain
Pour en savoir plus : un commentaire
RIFI►Le Makhzen Assasin
29 mai 2014 - 12 h 49 min
AL HOCEIMA : Le 27 mai, entre 3 et 6 H du matin, la police
marocaine dans la localité rifaine d’Al-Hoceima a arrêté puis torturé à
mort, à l’intérieur du commissariat central, Karim LACHQER, militant
syndicaliste rifain de gauche. La victime a été arrêtée aux environs de 3
h du matin, à l’entrée de la ville d’Al Hoceima, avant d’être conduite
au commissariat de police où il sera torturé puis assassiné. Quelques
heures plus tard, le corps de la victime est conduit à l’Hôpital où la
police tente de faire pression sur les médecins pour signer un
certificat de décès préétabli et falsifié, attestant que la victime
était morte après son arrivée à l’Hôpital. Les médecins légistes qui ont
reçu le corps de la victime sans vie ont refusé de signer le l’acte de
décès falsifié Crime au commissariat d’Al Hoceima : la police marocaine tente de falsifier l’acte de décès de la victime
_____________________________________________________________
Le Makhzen tyrannise les jeunes au RIF,c’est l’occasion que peuvent saisir les Rifains afin de se réveiller de l’anesthésie que leur administre ce Makhzen hypocrite et les PJDstes qui tentent d’aider les tyrans à accomplir leur tâche de soumettre le Rif devant "le fait accompli"…
PS:il est très important de souligner au passage,qu’un autre Syndicaliste Rifain SAMIR LAMRABET a été arrêté au même endroit dans la même ville,et il est incarcéré arbitrairement depuis quelques jours,sous les recommandations du procureur Makhzanien corrompu, alcoolique….
Ceux qui ont Assassiné » Karim Lachkar » sont les mêmes CRIMINELS Makhzaniens qui ont brûlé les corps de 5 jeunes Rifains dans une agence de banque,en les déplaçant du commissariat à la banque pour les faire passer comme des "vulgaires voleurs",alors que tous ces jeunes victimes sont issus des familles respectables,avec un niveau d’éducation honorable, leur seul crime d’avoir participé aux manifestations du 20 février 2011 durant le mouvement déclenché par les jeunes contre LA DICTATURE et LA TYRANNIE
URL courte: http://www.demainonline.com/?p=31539
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Communiqué de la direction générale de la sûreté marocaine (PH/DR)
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Autres précisions :
La victime, Karim ACHRAQ, ancien militant de gauche, était membre
du syndicat des pêcheurs d’Al-Hoceima. Il était connu dans les milieux
amazighs et rifains pour son intégrité et son engagement en faveur des
droits économiques et sociaux des siens.( PH/DR)
Selon la famille de la victime, la police de contrôle marocaine a
arrêté Karim LACHQER à l’entrée de la ville d’Al Hoceima avec deux de
ses amis qui étaient dans une voiture pour un contrôle de circulation
routière. La victime a été conduite par la police au commissariat
central d’Al Hoceima aux environ de 4 H du matin et deux heures plus
tard, vers 6h, la famille reçoit la mauvaise nouvelle du décès de leur
fils.
Alors que le corps de la victime était transférée du commissariat à l’hôpital, un des compagnons qui était avec lui et qui est un de ses amis proche, «Mustafa ABERKAN » aurait « disparu », selon la famille de la victime et selon les sources de la société civile.
Une source hospitalière de l’Hôpital provincial M.V a indiqué que la police d’Al Hoceima a tenté de faire pression sur les médecins qui ont pris en charge le corps de Karim LACHQAR pour qu’ils signent un certificat de décès préétabli, certifiant que la victime était vivante à son arrivée à l’Hôpital et que sa mort était survenue dans l’enceinte de l’hôpital. La même source a indiqué que les autorités médicales de l’hôpital ont refusé de signer le certificat de décès préétabli, ces dernières ayant reçu un corps sans vie.
C’est dans ce contexte que la police d’Al-Hoceima a rendu public un communiqué pour donner une version totalement ahurissante des faits qui a été reprise, sans complexe, par la presse du makhzen, dont Hespress.com et Goud.ma. Ainsi selon la police du makhzen, la victime a été arrêtée à un contrôle de routine à l’entrée de la ville, à bord d’un véhicule où se trouvaient 3 personnes qui étaient toutes « ivres ». N’ayant pas de papiers sur lui, et pour éviter d’être contrôlé, Karim LACHQER a ouvert la porte du véhicule et a pris la fuite. Il était tellement ivre qu’il a trébuché et qu’il est tombé en se cognant la tête sur un objet contendant. C’est n’est qu’après cela qu’il a été arrêté, puis transféré au commissariat de police où il a été identifié avant d’être transporté par ambulance à l’hôpital où la victime est décédée alors qu’il était dans le coma.
Alors que le corps de la victime était transférée du commissariat à l’hôpital, un des compagnons qui était avec lui et qui est un de ses amis proche, «Mustafa ABERKAN » aurait « disparu », selon la famille de la victime et selon les sources de la société civile.
Une source hospitalière de l’Hôpital provincial M.V a indiqué que la police d’Al Hoceima a tenté de faire pression sur les médecins qui ont pris en charge le corps de Karim LACHQAR pour qu’ils signent un certificat de décès préétabli, certifiant que la victime était vivante à son arrivée à l’Hôpital et que sa mort était survenue dans l’enceinte de l’hôpital. La même source a indiqué que les autorités médicales de l’hôpital ont refusé de signer le certificat de décès préétabli, ces dernières ayant reçu un corps sans vie.
C’est dans ce contexte que la police d’Al-Hoceima a rendu public un communiqué pour donner une version totalement ahurissante des faits qui a été reprise, sans complexe, par la presse du makhzen, dont Hespress.com et Goud.ma. Ainsi selon la police du makhzen, la victime a été arrêtée à un contrôle de routine à l’entrée de la ville, à bord d’un véhicule où se trouvaient 3 personnes qui étaient toutes « ivres ». N’ayant pas de papiers sur lui, et pour éviter d’être contrôlé, Karim LACHQER a ouvert la porte du véhicule et a pris la fuite. Il était tellement ivre qu’il a trébuché et qu’il est tombé en se cognant la tête sur un objet contendant. C’est n’est qu’après cela qu’il a été arrêté, puis transféré au commissariat de police où il a été identifié avant d’être transporté par ambulance à l’hôpital où la victime est décédée alors qu’il était dans le coma.
Communiqué de la direction générale de la sûreté marocaine (PH/DR)
Pendant ce temps, assez rapidement sur les réseaux sociaux, les
photos du corps mutilé de la victime sont apparues et montrent
clairement les traces de torture sur son corps. L’information selon
laquelle les autorités médicales ont refusé de signer le faux acte de
décès a également rapidement circulé. Ce qui a confirmé auprès de
l’opinion publique que la victime a bien été assassinée dans le
commissariat d’Al Hoceima après avoir subi des actes de torture
entraînant immédiatement une vague de colère dans la société civile
Rifaine.
Les associations des droits de l’homme comme le forum des droits de l’homme du nord du Maroc FDH-norma, la section d’Al-Hoceima de l’association marocain des droits de l’homme AMDH et l’assemblée mondiale amazighe AMA) ont publié des communiqués de presse ou ils appel le ministre de la justice à ouvrir une enquête sur cet assassinat, bien que la société civile du Rif sait pertinemment qu’elle ne peut rien attendre du Makhzen.
Les associations des droits de l’homme comme le forum des droits de l’homme du nord du Maroc FDH-norma, la section d’Al-Hoceima de l’association marocain des droits de l’homme AMDH et l’assemblée mondiale amazighe AMA) ont publié des communiqués de presse ou ils appel le ministre de la justice à ouvrir une enquête sur cet assassinat, bien que la société civile du Rif sait pertinemment qu’elle ne peut rien attendre du Makhzen.
Pour rappel Karim LACHQAR, 38 ans, était un militant syndicaliste
connu et très apprécié. Il était membre du syndicat des pêcheurs
d’Al-Hoceima et ancien membre de la jeunesse du parti de gauche « UNFP
», l’Union Nationale des Forces Populaires. Son frère, Mhamed LACHQER,
était détenu politique en 1973 en raison de son engagement dans une
organisation marxiste-léniniste et, comme son frère hier matin, il a été
assassiné dans les mêmes conditions en 1995.
A la suite de la tragique nouvelle de l’assassinat de Karim LACHQER, l’oncle de la victime, Mohamed LACHQER, médecin à Tanger et également membre de UNFP , a affirmé hier qu’il allait suivre cette affaire jusqu'à son aboutissement et qu’il allait interpeller le ministre marocain de la justice sur l’assassinat de Karim LACHQER.
Dès l’annonce du décès de Karim LACHQER , le crime devient immédiatement une affaire publique, tant la police marocaine, qui sévit régulièrement dans la ville Rifaine d’Al-Hoceima, est réputée pour commettre impunément des actes de tortures et même d’assassinat dans cette ville du Rif. Les militants associatifs se sont rapidement engagés pour faire éclater la vérité sur ce crime, surtout après que la police marocaine ait fait pression sur l’Hôpital pour établir un certificat de décès falsifié.
fea,
SIWEL 281706 MAI 14
A la suite de la tragique nouvelle de l’assassinat de Karim LACHQER, l’oncle de la victime, Mohamed LACHQER, médecin à Tanger et également membre de UNFP , a affirmé hier qu’il allait suivre cette affaire jusqu'à son aboutissement et qu’il allait interpeller le ministre marocain de la justice sur l’assassinat de Karim LACHQER.
Dès l’annonce du décès de Karim LACHQER , le crime devient immédiatement une affaire publique, tant la police marocaine, qui sévit régulièrement dans la ville Rifaine d’Al-Hoceima, est réputée pour commettre impunément des actes de tortures et même d’assassinat dans cette ville du Rif. Les militants associatifs se sont rapidement engagés pour faire éclater la vérité sur ce crime, surtout après que la police marocaine ait fait pression sur l’Hôpital pour établir un certificat de décès falsifié.
fea,
SIWEL 281706 MAI 14
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vendredi 23 mai 2014
Quand l'Histoire nous interpelle
Par Ali Fkir,23/5/2014
Chaque fois que je me trouve avec d'autres africain-es, je me sens interpellé par l'Histoire pour me rappeler:
1 - Que nous sommes tous africains
2 - Que je suis africain, amazigh , arabe et internationaliste
3 - Que Al Khattabi, Modi Boukeita, Nkrumah, Lumumba, Nasser, Ben Barka, Ben Bella, Mandela...etc, ont donné un sens progressiste, noble et humain à la lutte des peuples africains.
4 - Que Hassan II avait prétendu (prétention contre nature) que le Maroc est plus européen qu'africain.
5 - Que Hassan II avait traité (avec un air hautain) un sommet de l'OUA de sommet des tam-tam
6 - Qu'aujourd'hui certains veulent imposer par les armes aux peuples africains un islamisme sanguinaire qui n'a rien à voir avec l'islam tolérant de nos ancêtres, alors que l'Afrique baignait jadis dans une riche mosaïque de croyances: l'islam, le christianisme, l'animisme, l'athéisme...
Ali Fkir, le 23 mai 2014
Chaque fois que je me trouve avec d'autres africain-es, je me sens interpellé par l'Histoire pour me rappeler:
1 - Que nous sommes tous africains
2 - Que je suis africain, amazigh , arabe et internationaliste
3 - Que Al Khattabi, Modi Boukeita, Nkrumah, Lumumba, Nasser, Ben Barka, Ben Bella, Mandela...etc, ont donné un sens progressiste, noble et humain à la lutte des peuples africains.
4 - Que Hassan II avait prétendu (prétention contre nature) que le Maroc est plus européen qu'africain.
5 - Que Hassan II avait traité (avec un air hautain) un sommet de l'OUA de sommet des tam-tam
6 - Qu'aujourd'hui certains veulent imposer par les armes aux peuples africains un islamisme sanguinaire qui n'a rien à voir avec l'islam tolérant de nos ancêtres, alors que l'Afrique baignait jadis dans une riche mosaïque de croyances: l'islam, le christianisme, l'animisme, l'athéisme...
Ali Fkir, le 23 mai 2014

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samedi 7 décembre 2013
Omar Louzi confronté au racisme de l'Etat marocain
Par Omar Louzi, 4/12/2013
Ce lundi 02 décembre 2013, après avoir fini une rencontre avec un journaliste américain qui m’a interviewé sur mon rôle en tant que Président du Comité Marocain de Soutien à Barack Obama, je me dirige vers le restaurant Gosto Del sol, situé sur l’avenue Patrice Lumumba, à Rabat.
C’était 23H, à l’arrivée devant le Restaurant, les 2 personnes qui s’occupaient de la sécurité m’ont demandé de leur laisser mon sac à dos professionnel que je récupérerai à la sortie. J’ai naturellement refusé en disant qu’ils avaient le droit de vérifier le contenu de mon sac mais pas de le garder. Ils vérifient le contenu et après ils m'ont autorisé d'entrer dans l'établissement.
10 min, plus tard, les deux gars de la sécurité, avec une 3ème personne étrangère à l’établissement, visiblement des Services makhzaniens, vu la manière dont ils étaient craints par les deux autres, font irruption dans le restaurant. Ils m’ont intimé l’ordre de les suivre dehors. J’ai obtempéré sans aucune résistance.
Arrivant au hall du restaurant, ils me collent au mur et commencent une série d’insultes me reprochant tantôt mon activisme amazigh tantôt mes nombreuses rencontres avec les journalistes étrangers. Ce qui explique que les agresseurs appartiennent à un des services makhaniens de répression. Et qu’ils étaient là pour m’intimider.
J’ai, naturellement, refusé de répondre à leurs provocations en leur rappelant que ce qu’ils font est hors la loi.
Ensuite, ils m’ont enlevé mon sac qui contenait : -une caméra professionnelle - un ordinateur portable de marque Toshiba - mon téléphone portable - une copie du dossier remis au journaliste américain sur mon rôle en tant que Président du Comité Marocain de soutien à Barack Obama - Mon Passeport - Ma carte d’identité - les clés de ma voiture et ma maison Et la somme de six Mille dirhams que je j’ai pris soin de tirer de mon compte pour les remettre, le lendemain, à une association caritative active dans le Haut Atlas.
On m’a ensuite mis dehors, sans mes clés de ma voiture, et sans le sous, j’ai pu me rendre, à pied, au commissariat central pour déposer plainte. J’ai trouvé à la permanence de nuit le Commissaire Alaoui. Il m’a donné l’impression qu’il était au courant de ce qui m’est arrivé bien avant que j’arrive. Probablement est-il complice de ces agissements abjects dignes de gestapo. Et ce qui suivre va le démontrer :
J’ai demandé qu’on prenne ma déposition et qu’on procède à l’arrestation de mes agresseurs. Sa réponse c’était de me faire attendre 3 heures et pour finir, il me dit qu’il n’avait pas reçu des ordres pour ne pas prendre ma déposition. Je lui ai rappelé que c’était anticonstitutionnel ce qu’il venait de faire et il me répond : « sir tqawwad a Chle7 » et il ordonna aux policiers de me mettre en dehors du commissariat.
C’est déjà 4H du Matin, délesté de tout ce que j’avais, sans argent sans téléphone, je me dirige à pieds vers le siège de la DGSN pour protester contre les agissements du commissaire Alaoui. Arrivant devant le siège de la flicaille on m’a fait savoir que personne n’était apte à me recevoir.
Je repars, direction la gare. Le hasard a fait que je croise une personne que je connaissais qui est venu prendre le train vers Marrakech. Il m’a avancé l’argent nécessaire pour prendre un taxi pour rentrer chez moi.
Le lendemain, mardi 03 décembre, je me présente au Ministère de la justice pour rencontrer le Ministre Ramid, que je connais personnellement pour avoir été ensemble dans plusieurs comités de défense des droits humains avant qu’il devienne Ministre. C’était son Conseiller Ahmed Najib, qui me recevait. Il était courtois, et m’a assuré qu’il transmettra mes doléances au Ministre, que les agresseurs serons punis quelque soit leur rangs. J’attends toujours.
J’ai dû rappeler au conseiller du Ministre que les méthodes de mes agresseurs makhzaniens ne m’impressionnent pas et que la famille LOUZI a déjà payé un lourd tribut pendant les années de plombs, en effet: Mon père Haddou louzi a été condamné à mort par Hassan II et Mon Oncle Bassou LOUZI est mort sous la torture dans le bagne d’Agdz en 1973. Le régime d’Hassan II a confisqué les biens de mon père d’une valeur de 2 Milliards de centimes. Mohammed VI n’a pas encore décidé de nous rendre nos biens.
Pour rappel, c’est la 3ème agression, du même genre, que je subis en l’espace d’une année.
Je veux rappeler au régime makhzanien que je suis prêt à payer de ma vie, s’il le faudrait, comme l’ont déjà fait plusieurs membres de ma famille pour la démocratie dans notre pays.Et le Combat Continue !
Cordialement Omar LOUZI Président du Festival International du Film sur les Droits Humains, Président Institut Massinissa des Etudes Stratégiques, Consultant des Nations Unies sur les Droits des peuples Autochtones
Fait, le 04 décembre 2013
http://www.kabyle.com/articles/omar-louzi-confronte-au-racisme-letat-marocain-22496-06122013http://www.kabyle.com/articles/omar-louzi-confronte-au-racisme-letat-marocain-22496-06122013
NDLR : Tout le monde sait bien que les droits de l'Homme sont respectés au Maroc. Pour s'en convaincre :
Driss El Yazami : Le Maroc, ferme et déterminé sur le respect des droits de l'Homme
Lemag - MAP - publié le Jeudi 5 Décembre 2013 à 18:47
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non-respect des ddH,
Omar Louzi
samedi 27 juillet 2013
Rapport annuel sur la situation des droits humains au Maroc en 2012
Rapport
annuel
sur la
situation des droits humains au Maroc en 2012
INTRODUCTION
La situation des droits humains au
Maroc durant l’année 2012, telle qu’elle a été suivie par le bureau central et
les sections de l’AMDH, est caractérisée par une nette régression et une
persistance des violations. Concernant le droit le plus sacré, le droit à la
vie, la confusion plane toujours sur la vérité des décès des activistes du
Mouvement du 20 février pendant 2011 ; à cela s’ajoutent deux cas de décès
observés dans le rapport de 2012. Pour ce qui est du droit à l’intégrité
physique, à la sécurité personnelle et l’abus du pouvoir, les pratiques les
enfreignant sont monnaies courantes par la violence des autorités publiques à
l’encontre des manifestants et des passants, ou par la torture lors des
interrogatoires dans les postes de police. Si la violence exercée par les forces
de police à l’encontre des activistes de l’Association Marocaines des Droits
Humains est courante, en 2012 les activistes d’Amnesty International ont été
sujets, à leur tour, de la répression, de la provocation et du harcèlement par
des agents de sécurité lors d’un sit-in devant le Parlement.
Quant au dossier de la détention
politique, il reste toujours ouvert ; en dépit de la libération de quelques
détenus politiques, leur situation n’a toujours pas été réglée ; en outre, de
nombreux détenus politiques ont été incarcérés, et notamment les activistes du
Mouvement du 20 février, les étudiants militant au sein de l’Union Nationale des
Etudiants du Maroc (UNEM), les détenus en rapport avec le dossier de « la lutte
anti-terroriste », les activistes sahraouis… Le plus grave, c’est que ces
détenus sont poursuivis par des chefs d’accusation de droit commun et ce afin de
dissimuler la nature politique des procès qui tiennent compte des procès-verbaux
de la police judiciaire sans vérifier la véracité des accusations que les
détenus rejettent.
En outre, cette année, trois cas
d’enlèvement ont été enregistrés sans que les auteurs de ces enlèvements ne
répondent de leurs actes et ne sont pas poursuivis pour la torture subie par les
activistes du Mouvement du 20 février à Casablanca et dans d’autres villes en
2012, par les militants de l’UNEM à Kénitra et dans d’autres villes et pour la
violence exercée lors de nombreux sit-in pacifiques dans différentes régions
telles Taza, Aït Bouayache, Chlihate et dans d’autres villes. Lors de sa visite
au Maroc, le rapporteur spécial onusien chargé de la torture au Maroc a confirmé
ces pratiques.
Concernant la situation dans les
prisons, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle est inquiétante, voir
catastrophique ; le rapport a enregistré des taux de surnombre dans 34
établissements pénitentiaires qui vont de 4% à 168,14%. Une situation aggravée
par l’absence des conditions de l’hygiène personnelle, la mauvaise alimentation
et l’insuffisante de médication ; ce qui entraîne la propagation des maladies et
les décès. Mais, ce qui dramatise plus la situation, c’est la torture des
détenus ; l’Association Marocaines des Droits Humains a reçu des plaintes de la
part des détenus et de leurs familles sur la torture physique et
psychique.
De même, la situation des libertés
publiques a régressé durant l’année que couvre ce rapport ; ainsi,
l’interdiction a concerné les activités de différentes instances dont l’une
assume la présidence du Gouvernement (la Jeunesse du Parti Justice et
Développement), les activités des instances des droits humains (trois activités
organisées par l’Association Marocaine des Droits Humains), la réunion du
Conseil national du parti Badil Hadari ; des journalistes ont été sujets
d’agressions physiques, de poursuites et l’un d’eux a été condamné à la prison
avec sursis ; d’autres journalistes ont subi des interrogatoires, ou se sont vus
retirer l’accréditation, interdits de photographier des émissions, privés de la
carte d’accréditation ; en plus, la maison d’Ali Lamrabet a été attaquée à
Tétouan. L’interdiction a aussi concerné plusieurs manifestations dispersées par
la répression comme c’est le cas des protestations sociales ; les libertés
syndicales ont connu de nombreuses violations.
De nombreux procès ont connu des
violations pour être qualifiés inéquitables ; les cas notoires sont le procès
d’El Haked, artiste du Mouvement du 20 février, du résistant Ibrahim Nouhi, des
poursuivis suite à l’appel au boycott des élections, des détenus dudit Salafiyya
Jihadiyya, des syndicalistes, des militants de l’UNEM et des détenus de Gdim
Izik.
Pour ce qui est de la peine de mort
dont l’abolition prend de plus en plus d’envergure à l’échelle internationale,
le rapport a enregistré la prononciation de six nouvelles condamnations en 2012.
Cependant, ce que le rapport relève de plus important, c’est l’abstention du
Maroc de voter le projet de la recommandation onusienne préconisant l’arrêt de
l’exécution de la peine de mort.
L’augmentation des protestations a
eu des répercussions négatives sur la situation des défenseurs des droits
humains qui ont été souvent sujets aux violations de leur intégrité physique,
leur sécurité personnelle et la restriction de leurs mouvements dans de
nombreuses régions et particulièrement à Ifni où des responsables du bureau de
la section de l’Association Marocaine des Droits Humains ont écopé jusqu’à dix
mois de prison ferme et 500 dirhams d’amende.
Les droits économiques, sociaux et
culturels n’ont pas dérogé à la règle cette année ; le chômage parmi les
diplômés s’est accru ; de nombreux secteurs économiques et sociaux ont connu des
grèves ; les codes de travail ont été violés dans tous les secteurs et surtout
l’ampleur acquise par le phénomène de l’emploi des enfants. Quant au logement,
il a enregistré une diminution ayant atteint 10,1 pour cent par rapport à 2011
alors que le nombre des familles résidant dans les bidonvilles a augmenté de 29
pour cent par rapport à 2004. Les anciens quartiers de Casablanca ont connu
aussi des démolitions ayant causé la mort de huit citoyens ; des décès ont eu
lieu dans d’autres villes à cause du recours à l’usage de la force pour évacuer
des citoyens de maisons menaçant ruine ou de logements bâtis sans autorisation.
L’application du droit à la santé n’est pas encore de mise pour plusieurs
raisons parmi lesquelles celles relevées dans ce rapport et notamment, la
faiblesse du financement public de la santé, l’augmentation de la part des
dépenses personnelles réservées à la santé et qui représente 58 pour cent de
leurs dépenses totales, l’échec du régime d’assistance médicale pour les
personnes à revenu limité (RAMED), en plus de la faiblesse de l’infrastructure
et son insuffisance par rapport à la croissance des besoins en soins des
citoyens, le déficit épouvantable dans les ressources humaines avec un médecin
pour 1630 citoyens et un infirmier pour 1109 citoyens. Ce qui rend la situation
plus tendue, c’est la mauvaise gouvernance et la mauvaise gestion des ressources
disponibles.
La situation dans le secteur de
l’éducation n’est pas meilleure ; l’échec du plan d’urgence est officiellement
reconnu et l’enregistrement d’un manque important concernant les cadres
administratifs et éducatifs ; le surnombre des élèves et les revendications
matérielles et morales de la famille de l’enseignement n’ont pas été
satisfaites.
Pour leur part, les droits
linguistiques et culturels amazighs ont souffert du retard de
l’opérationnalisation de leur reconnaissance constitutionnelle, le refus des
noms amazighs, la prohibition de l’usage de la langue amazighe au sein de
l’enceinte du Parlement, la discrimination dont souffre la chaîne amazighe par
rapport aux autres chaînes, la langue amazighe n’est plus enseignée dans de
nombreux établissements et ne constitue qu’une matière facultative, non
généralisée et non sanctionnée par une note à l’examen.
La situation de la femme n’a pas
connu de progrès significatifs par rapport à l’année précédente ; 41098 demandes
concernant le mariage de filles mineures ont été accordées ce qui constitue 92,9
pour cent de l’ensemble des demandes. Les femmes meurent toujours lors de
l’accouchement à cause de la négligence et certaines d’entre elles se refusent
même l’accès à l’hôpital et accouchent dans la voie publique ; les salariées
souffrent aussi de la discrimination quant aux salaires et aux heures de
travail.
Concernant la situation des droits
de l’enfant, ce qui a le plus caractérisé l’année 2012, c’est le non-respect de
l’Etat marocain de ses promesses en matière des droits de l’enfant ; les
intérêts suprêmes de l’enfant ne sont pas tenus en compte lors de l’élaboration
des politiques publiques, l’exclusion de la société civile lors de la
formulation de plans et de programmes pour la promotion de la situation de
l’enfance ; en parallèle, des violations graves ont retenti touchant le droit à
la vie, à un nom, à l’éducation, à la santé, ainsi que la torture, les mauvais
traitements et les agressions sexuelles.
Ce rapport a aussi relevé la
persistance des violations des droits environnementaux des citoyens ce qui se
répercute sur l’état des ressources environnementales d’une part et sur la vie
des citoyens de l’autre ; il soulève aussi les souffrances et les violations
dont sont victimes les migrants africains subsahariens et leur privation de
leurs droits tels le droit à la santé, à l’eau et l’alimentation, au logement, à
l’éducation, au travail … Les sections de l’AMDH ont suivi et relevé à ce sujet
des actes racistes, des violences policières et des refoulements hors des
frontières marocaines, contrairement aux engagements du Maroc en matière des
droits humains en général et des droits des migrants en particulier.
En émettant ce rapport annuel sur
la situation des droits humains au Maroc en 2012, l’Association Marocaine des
Droits Humains s’est fixée comme objectifs de donner une image sur la situation
de ces droits, formuler des recommandations en vue de leur protection et leur
promotion, dévoiler les violations afin qu’un terme soit mis à leur répétition
et pour que les parties les violant assument leur responsabilité dans leur
persistance.
--
Salutations militantes,
Hasnae CHAMI
Pour le bureau de l'AMDH-Paris/IDF------------------------------------------------------------------------------------------------------------
L'AMDH dévoile son rapport annuel 2012 : une "nette régression" des droits humains au Maroc
par Lakome, 23/7/2013
Le bureau central de l'AMDH a présenté son rapport annuel
2012 ce mardi à Rabat. L'association détaille les violations survenues
l'année dernières et estime qu'en «dépit de ses engagements nationaux et
internationaux, l’État manque de volonté politique effective pour le
respect des droits et des libertés».
Dans son rapport 2012 l'AMDH affirme que la situation des droits humains au Maroc durant l'année 2012, «telle
qu'elle a été suivie par le bureau central st les sections de l'AMDH,
est caractérisée par une nette régression et une persistance des
violations. Concernant le droit le plus sacré, le droit à la vie, la
confusion plane toujours sur la vérité des décès des activistes du
Mouvement du 20 février pendant 2011 ; à cela s'ajoutent deux cas de
décès observés dans le rapport de 2012».
L'association dénonce également les détentions politiques, les cas de
torture et de disparitions forcées, la répression de manifestations
pacifiques, l'interdiction illégale d'associations et de partis
politiques.
Droit des travailleurs et libertés syndicales
Sur le volet des droits sociaux, l'AMDH souligne que les principaux indicateurs n'ont connu «aucune amélioration sensible». Avec les diplômés chômeurs, «l'État use tantôt du dialogue et souvent de la répression sévère et recourt de plus en plus aux arrestations et aux procès».
L'association constate par ailleurs que l'Etat n'a toujours pas
ratifié les conventions internationales sur les libertés syndicales et
que le code du travail n'est toujours pas respecté. «Les droits de
travail les plus élémentaires ne sont toujours pas garantis (la carte de
travail et de paie, l'adhésion à la Caisse nationale de sécurité
sociale, la détermination des heures de travail, les congés
hebdomadaires et annuels ...). Les licenciements arbitraires des
ouvriers et collectifs et les fermetures illégales des établissements de
production continuent et l'exercice des droits et des libertés
syndicales est incriminé et particulièrement dans le secteur privé».
Le constat de l'association est similaire dans les secteurs de la
santé et de l'éducation. Le rapport souligne par ailleurs les violations
liées aux droits de la femme, de l'enfant, des personnes handicapées ou
encore des migrants et demandeurs d'asile.
«Essence despotique» de la constitution
Sur le plan législatif, l'AMDH estime d'une part que la nouvelle
constitution, de par ses dispositions floues et contradictoires, ne
garantit pas la primauté du droit international, ni l'égalité
homme-femme ni une réelle séparation des pouvoirs. «Son essence despotique est préservé et reste loin des composantes d'une constitution démocratique», note le rapport.
D'autre part, l'association estime que les quelques nouveautés
apportées par la constitution n'ont toujours pas été mises en œuvre,
notamment en ce qui concerne la reconnaissance constitutionnelle de
l'amazigh.
En conclusion, l'AMDH indique que «les violations relevées dans
ce rapport sont suffisantes pour juger l'orientation générale
caractérisant la politique publique en la matière et reflètent qu'en
dépit de ses engagements nationaux et internationaux, l'État manque de
volonté politique effective pour le respect des droits et des libertés».
dimanche 21 juillet 2013
Pratiques racistes contre les amazighes en Afrique du nord
Communiqué de
l’Assemblée Mondiale Amazighe
sur les pratiques
racistes contre les amazighes en Afrique du nord
Après avoir
constaté la marginalisation des amazighs au sein du « comité des soixante »
chargé de la conception du projet de la future constitution libyenne, ainsi que
l’exclusion des amazighs et le refus de constitutionnaliser l’amazighe en
Tunisie, et après un gel de l’officialisation de l’amazighe qui a duré deux ans
et le refus du gouvernement et du parlement marocains de sa mise en œuvre, en
plus d’un ensemble de faits qui constituent un recul quant au processus
démocratique au Maroc et dans les pays d’Afrique du nord, nous déclarons à
l’opinion publique amazighe et international ce qui suit :
·
Notre soutien
absolu et notre solidarité inconditionnelle avec les amazighs de Libye suite à
leur décision de retirer leurs représentants du Congrès national libyen et de
déclarer qu’ils ne sont pas concernés par le « comité des soixante » qui se
chargera de la conception de la future constitution libyenne. En outre, ils ont
dénoncé toutes les parties libyenne qui violent les principes de démocratie, les
chartes internationales des droits de l’homme et les principes de la révolution
du 17 février ; lesquelles parties œuvrent pour la réinstauration de la
politique raciste arabiste que le dictateur Kadhafi menait contre les amazighs.
Et nous appelons tous les amazighs du monde à se positionner au côté des
amazighs de Libye dans leur nouvelle contestation pour revendiquer leur droits
justes et légitimes ;
·
Nous dénonçons
l’ignorance de l’amazighité en Tunisie ainsi que son exclusion du projet de la
future constitution tunisienne et nous estimons que la non reconnaissance de la
diversité linguistique et culturelle en Tunisie porte atteinte aux principes et
valeurs qui sont à la base de la révolution tunisienne, entrave l’édification
d’un Etat démocratique stable et viole le principe d’égalité entre citoyens qui
figure dans le projet de la future constitution tunisienne. En fait, la négation
des citoyens amazighs en Tunisie fait de cette dernière un Etat qui consacre la
discrimination raciale contre les amazighs ;
·
Nous appelons les
amazighs de l’Azawad à boycotter les élections que le Mali organise sur leurs
territoires et nous leur réaffirmons notre soutien jusqu’à l’obtention de
toutes leurs revendications légitimes. Outre nous considérons qu’imposer une
solution politique grâce aux armes françaises au profit de l’Etat du Mali ne
peut mener aucunement à la stabilité de la région. Nous pensons que la solution
est inhérente à la satisfaction immédiate de toutes les revendications légitimes
des amazighs de l’Azawad, conformément aux chartes internationales des droits de
l’homme ;
·
Nous dénonçons le
racisme du gouvernement algérien, sa poursuite de la violation des chartes
internationales des droits de l’homme et son ignorance des recommandations des
organisations des Nations Unies relatives qui rendent justice aux amazighes.
Nous nous élevons contre le régime militaire algérien qui continue à réprimer
les amazighs, en refusant l’officialisation de la langue amazighe dans la
constitution algérienne, en interdisant les prénoms amazighes et en refusant
d’intégrer l’amazighe dans les différents domaines de la vie publique. Nous
dénonçons également le favoritisme de l’Etat algérien de certaines communautés
arabes contre les amazighs du Mzab, particulièrement dans la ville de Ghardaïa
qui est le théâtre de plusieurs attaques racistes contres les amazighs depuis
des années ;
·
Nous considérons
le report continu et l’absence d’initiative en matière de mise en œuvre du
caractère officiel de l’amazighe au Maroc, durant une année et demi de la vie du
gouvernement et du parlement actuels marocains, comme action voulue par le
gouvernement et le parlement et nous imputons la responsabilité entière, dans ce
domaine, aux partis politiques qui composent le gouvernement. En outre, nous
affirmons que l’interdiction de parler en amazighe au parlement marocain durant
une année et l’absence de traduction, constituent une discrimination raciale
avalisée par tous les groupes parlementaires. Et nous saluons tou(te)s les
député(e)s marocains qui ont dénoncé cette décision raciste et ont agi, de
plusieurs manières, pour la mise en œuvre de l’officialisation de l’amazighe au
Maroc;
·
Nous imputons la
responsabilité de la continuation de la spoliation des terres des tribus
amazighes au Maroc au gouvernement et au parlement marocains qui sont habilité à
modifier les lois qui sous tendent la spoliation et qui remontent à la période
coloniale ;
·
Nous dénonçons
l’assassinat d’un jeune marocain dans la forêt d’Ajdir à Khénifra par balles,
tirées par des gardes forestiers et nous demandons au Ministre de la justice
d’ouvrir rapidement une enquête et punir les responsables. Nous demandons aussi
le limogeage du Haut Délégué des Eaux et Forêts.
·
Nous demandons à
tous les amazighs libres du monde ainsi qu’à leurs organisations autonomes et
diverses de se mobiliser pour contrecarrer les complots qui se trament contre
les amazighs en Tamazgha (Afrique du nord), en ce moment historique décisif que
traverse la région.
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lundi 6 mai 2013
Ahmed Assid : « Je suis un militant des droits humains qui veut changer les choses ».
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jeudi 7 février 2013
Culture et racines. Le Maroc, du bendir et de Tinghir ...
Publié par : Fahd Yata, LNT, 6/2/2013
Lundi dernier, M. Abdelilah Benkirane se gaussait de plus de
la moitié de la population marocaine en comparant les Amazighs à des
«joueurs de bendirs», adeptes de la frugalité et de la danse…
Mardi dernier, 200 «islamistes» et autres adhérents du PJD
protestaient publiquement devant le cinéma ROXY à Tanger contre la
projection du documentaire réalisé par un jeune franco-marocain,
intitulé de «Tinghir à Jérusalem». Kamal Hachkar, réalisateur de ce film
qui retrace le parcours de Juifs berbères marocains émigrés en Israël,
est d’origine amazighe.
Interrogé sur ses sentiments devant cette manifestation
d’intolérance, M. Mustapha Khalfi, ministre de la Communication, membre
dirigeant du PJD et du MUR, a excipé de son devoir de réserve pour
éviter de condamner l’imbécilité de manifestants qui accusent une oeuvre
cinématographique de philo-sionisme sans l’avoir vue !
Il y a une quinzaine de jours, un député de PJD piqua une crise au
Parlement parce que sur un vol d’Egyptair une scène d’un film projeté
durant le trajet comportait un baiser entre deux adultes consentants, de
sexe opposé de surcroît ! Ce même député n’avait pas eu la même verve
lorsque la regrettée Amina Filali s’était suicidée après avoir été
forcée au mariage avec son violeur…
Ces quelques expressions de la culture politique dominante dans notre
Maroc d’aujourd’hui, placé sous la férule d’un parti aussi conservateur
que rétrograde, le Parti de la Justice et du Développement, ne sont pas
sans inquiéter.
Dans plusieurs milieux, y compris dans les rangs du Parti du Progrès
et du Socialisme, membre de la coalition gouvernementale, certains
n’hésitent pas à soutenir que la formation de M. Benkirane n’est pas
liberticide et que son arrivée à la tête du pouvoir exécutif n’a guère
entraîné de recul des libertés et du climat de tolérance qui qualifiait
notre pays jusque-là.
Identité et racines
Pourtant, en assimilant les Amazighs à des saltimbanques, le chef du
gouvernement, remet en question plusieurs paramètres fondamentaux de la
société marocaine, de l’Etat marocain, de l’Histoire du Maroc.
M. Abdelilah Benkirane ne saurait ignorer, lui qui est le premier
chef de gouvernement à opérer sous l’égide de la Constitution adoptée
par voie référendaire le 1er juillet 2011, que l’Amazighité a reçu droit
de cité officiel, que son Préambule y proclame les apports berbères,
arabes, africains, juifs et andalous à l’identité nationale, que la
langue amazighe est désormais mise sur le même pied que la langue arabe
et qu’une loi organique devra en concrétiser son utilisation officielle.
M. le chef de gouvernement, qui affirme son attachement au Trône
alaouite, ne saurait, de même, ignorer les liens profonds, familiaux
mêmes, qui unissent la Famille Royale à l’identité amazighe, de même que
sa culture politique l’empêche d’oublier que le Maroc compte un
Institut Royal de la Culture Amazighe, IRCAM, qui n’a rien à voir avec
un music hall ou un conservatoire de musique folklorique…
M.Mustapha Khalfi, qui a étudié aux Etats-Unis, pétri qu’il est de
culture politique américaine et de ses principes, ne peut faire
l’impasse, au nom de ses responsabilités officielles actuelles, sur une
manifestation de crasse intolérance, dirigée, non contre l’Etat
d’Israël, mais contre l’apport d’un jeune historien franco-marocain,
qui, à partir de ses souvenirs d’enfance, des récits de son grand-père, a
voulu montrer ce qu’étaient devenus certains de nos concitoyens et
leurs descendants expatriés en Israël entre 1948 et 1967. Ne dit-on pas
officiellement et depuis fort longtemps que ce pays compte aujourd’hui
plus de 800 000 habitants d’origine marocaine. N’est-il pas vrai, de
surcroît, que la citoyenneté et la nationalité marocaines sont
inaliénables ? A-t-on jamais vu un Juif marocain, quel que soit son
lieu de résidence actuel, attaquer notre (son) pays natal ou exprimer
autre chose qu’un immense attachement à ses racines, origines, coutumes
et traditions marocaines? Que reste-t-il à écrire après de tels constats
?
Que vive le Maroc, du bendir et de Tinghir !
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vendredi 1 février 2013
Amazigh de France, marche le samedi 16 février
Les Amazighs de France avec l’Azawad : Appel à manifester le samedi 16 février 2013 à 14h, à Paris
AMAZIGHWORD, jeudi 31 janvier 2013
Depuis la décolonisation du Mali,
les citoyens de l’Azawad (nord-Mali) vivent dans la marginalisation et
le dénuement. Leurs révoltes ont été souvent violemment réprimées et les
« accords de paix » signés avec l’Etat malien n’ont jamais été suivis
d’effet.
Las de subir les injustices en toute impunité, les habitants de l’Azawad
ont créé le Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA) afin de
prendre leur destin en main, conformément au droit international
relatif au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
Afin de contrecarrer l’objectif du MNLA, le gouvernement malien et
certains Etats étrangers ont fortement favorisé l’entrée et le
renforcement de groupes islamistes terroristes et narcotrafiquants dans
cette région.
C’est ce qui a donné le motif officiel à l’intervention militaire
française au Mali, avec l’objectif initial de « stopper l’avancée des
islamistes » vers le sud, menaçant la capitale du Mali. Mais on constate
que la France qui intervient opportunément au moment où Bamako est
menacée est restée indifférente à l’occupation de l’Azawad par les
intégristes et à leurs crimes. Cela montre le parti pris français qui a
toujours soutenu l’Etat du Mali contre les peuples de l’Azawad et en
particulier les Touaregs.
Par ailleurs, la France qui s’est rajoutée un nouvel objectif, celui de
« reconquérir l’intégrité territoriale du Mali », ce qui supposerait
qu’elle attaquerait le MNLA et le peuple de l’Azawad ? Par ailleurs,
pourquoi la France ne condamne-t-elle pas les exactions commises par
l’armée malienne et ne punit-elle pas leurs auteurs ?
Nous rappelons que le drame actuel des populations de l’Azawad et des
Touaregs en particulier découle directement du découpage territorial
arbitraire de cette ancienne colonie française. La responsabilité de la
France est donc doublement engagée : dans la création d’un Etat
artificiel sans le respect pour les peuples et dans l’opération Serval
si celle-ci outrepasse le strict objectif de débarrasser l’Azawad des
islamo terroristes et autres bandes de narcotrafiquants.
En conséquence, nous, Amazighs de France, déclarons notre solidarité
avec les populations de l’Azawad et appelons tous les citoyens épris de
justice et les défenseurs des peuples opprimés, à exprimer leur soutien à
l’Azawad et au peuple Touareg en manifestant massivement le :
Samedi 16 février 2013 à 14h
de l’Assemblée Nationale (Place Edouard Herriot)
au Ministère des Affaires Etrangères (37, Quai d’Orsay), Paris-7ème
de l’Assemblée Nationale (Place Edouard Herriot)
au Ministère des Affaires Etrangères (37, Quai d’Orsay), Paris-7ème
Toutes et tous,
Congrès Mondial Amazigh - Organisation de la Diaspora Touarègue en Europe - Association Temoust - Tamaynut-France - Action Culturelle Amazighe Laique – Association Tiwizi59 - Association Corso-Berbère - Association culturelle Amazigh – Association Amazigh Marseille - Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie (MAK)- Association ADEKA-Paris -
http://www.temoust.org/Les-Amazighs-de-France-avec-l.html#.UQqW9gz1JaQ.facebook
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mardi 31 juillet 2012
Maroc : Campagne de répression contre les militants du Mouvement du 20 Février
Par le Bureau
Chilly-Mazarin
du CAFCDM, 31/7/2012
Le Collectif des Amazighs de France pour le Changement Démocratique au Maroc (CAFCDM) tient à dénoncer la réactivation de la campagne de répression du régime marocain dans laquelle plusieurs actes de violence physique et d’arrestations arbitraires se sont produits les 22 et 23 Juillet 2012 dans différentes villes du Maroc. Ces atteintes aux Droits Humains ont ciblé des militants du Mouvement du 20 février sans distinction aucune, de façon délibérée et dans l’aveuglement total.
Plutôt que d’engager un processus démocratique digne de ce nom et de prendre en considération les revendications du peuple marocain, le régime préfère réprimer de simples citoyens sortis dans la rue pour clamer haut et fort leur indignation et exiger la dignité.
Le CAFCDM rappelle que la répression, la violence physique, les jugements injustes et disproportionnés, ne sauraient venir à bout d’un mouvement pacifique dont les revendications sont parfaitement légitimes et compréhensible et que l’Etat marocain peine à noyer par un calcul à court terme qui ne fait que rajouter à la violence.
L’Etat marocain se doit sérieusement d’écouter et prendre en compte les doléances légitimes portées par les manifestants pacifiques et ne jamais sous-estimer l’aspiration démocratique qui s’exprime au travers de ces rassemblements car le peuple SEUL est détenteur de l’autorité. Le Mouvement du 20 Février maintiendra ses actions tant que les injustices faites aux Marocains, sans distinction aucune, perdureront.
En tant qu’association qui entend prendre une part active au débat politique et social au Maroc, le CAFCDM dénonce la violence de l’Etat marocain, exige la libération de tous les prisonniers politiques sans distinction aucune, réaffirme son attachement aux revendications du Mouvement 20 février et appelle au respect de la liberté d’expression et d’opinion au Maroc.
Il en est du devoir de toute association de dénoncer tous les obstacles à une véritable démocratisation. Il y va de la citoyenneté active, pleine et entière au Maroc.
URL courte: http://www.demainonline.com/?p=19982
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M2O
mardi 3 juillet 2012
Un beau recueil de Mohamed Hifad, poète et témoin, en préparation
A l'occasion des trois bougies du site mogador7 au mois d’août 2012, j’ai décidé de publier ce modeste recueil de poèmes en langue amazighe et française. Je l’ai intitulé :
« Le souffle des alizés sur mogador7 »
C'est le fruit d'une interaction, pendant trois ans, avec les internautes et l'actualité nationale et internationale entre août 2009 et août 2012.
Je n'ai pas eu l'idée d'écrire ces poèmes en vue d’une publication.
C’est un manuscrit ou plutôt un « numéscrit » que j’ai écrit, pris dans l'action, pour réagir, pour agir , pour répondre à quelqu'un, pour partager un instant de bonheur ou de malheur tels qu'ils viennent au jour le jour.
Et c'est justement ce qui rend crédible et riche en enseignements ce témoignage spontané, sans artifices et qui colle à la réalité du moment.
Un heureux hasard a voulu qu’il contienne les échos à chaud des grands évènements de 2011, de toutes les révoltes et révolutions des Peuples en Afrique du Nord et au Proche Orient .
Il contient aussi mes positions de modeste intellectuel amazigh en ce qui concerne la situation du Maroc en général et l'amazighité en particulier durant ces trois années très houleuses et nous sommes encore en pleine zone de perturbations dans tout le pays.
C'est une expérience d'écriture nouvelle pour moi et où la réaction des lecteurs ne vient pas après l'écriture du texte par un seul acteur dans l'isolement .
Il s'agit d'une co-écriture, d'une co-création entre l'auteur et le lecteur, tous les lecteurs et pas seulement ceux de l'élite mais du lecteur tout le monde qui ne lit ni entre les lignes ni derrière l’image, l’évènement ou l'information. Il faut l'écouter , prendre sa patience à deux mains et garder son sang froid. Mon métier m'a aidé à bien vivre cette expérience et avec un grand plaisir!
Mohammed Hifad
originaire de Haha, Province de Mogador/Essaouira, administrateur Du site "mogador7", ancien professeur de français au CFI d’Essaouira, retraité volontaire depuis fin 2005 et auteur d’un récit, "Amina ou la force de la symétrie", La Pensée Universelle, Paris, avril 1989.
http://www. mediafire.com/view/? 3iix9o7888c7pxo
http://www.
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Quelques poèmes ont déjà été publiés sur ce blog. Dès la parution du recueil nous en donnerons la manière de se le procurer (ndlr)
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