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lundi 18 juillet 2016

La santé des prisonniers politiques prise en otage

 
Amnesty International Belgique Francophone

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18 juillet 2016

Iran

La santé des prisonniers politiques prise en otage

Bonjour,
En Iran, la santé des prisonniers politiques ou d’opinion est prise en otage via d’odieux procédés. Des preuves accablantes indiquent que les instances judiciaires et/ou pénitentiaires refusent délibérément d’accorder des soins médicaux nécessaires aux prisonniers à titre de sanction, et parfois même pour obtenir des aveux.

Les détenus soumis à un tel traitement risquent des dommages irréparables, des incapacités permanentes, voire même la mort. Conformément aux standards internationaux en la matière, les prisonniers ayant besoin d’un traitement spécialisé doivent être transférés vers des institutions spécialisées ou des hôpitaux extérieurs lorsqu’un tel traitement n’est pas disponible en prison, et ce, gratuitement.

vendredi 16 octobre 2015

La santé de l'historien Maâti Monjib est gravement en danger


Par Ziad El Baroudi
 
A diffuser le plus possible


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lundi 25 mai 2015

Video : la vie en prison

 Radio Arabel zoom info sur la vie en prison avec Stéphane Médot (Prevent Teens) et Luk Vervaet

Exemple de la Belgique ...et pas brillant  ailleurs

https://soundcloud.com/arabelfm/zoom-info-la-vie-en-prison-21-05-2015


Toute l'actualité du 30 mai 2015
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Source : Belga
La décision a été prise par la ministre de la Santé Maggie De Block et sera effective à partir du 1er juillet prochain.
Les détenus n'auront bientôt plus droit aux indemnités maladies
La prison de Louvain © Belga
À partir du 1er juillet prochain, les détenus ne toucheront plus leurs indemnités maladie, selon une information parue vendredi dans De Standaard et Het Nieuwsblad, également relayée par les journaux de Sudpresse.
Cette décision a été prise par la ministre fédérale de la Santé Maggie De Block (Open VLD), qui affirme avoir le soutien du gouvernement.
Actuellement, 1.600 des 11.000 détenus bénéficient de ces allocations. "Elles sont injustifiables", a plaidé la ministre. "Quand un individu va en prison, il perd bien son travail et son salaire. Alors, pourquoi pas ses indemnités?"
Cette mesure permettra une économie de 3 millions d'euros pour 2015 et de 6 millions pour 2016.
Le CD&V, qui fait pourtant partie de la majorité dans le gouvernement Michel, s'est montré un peu inquiet. "Il faudra veiller à ce que les 1.600 familles qui seront touchées par cette mesure ne basculent pas dans la pauvreté."

samedi 28 juin 2014

Ailes Femmes du Maroc : Pour un code civil de la famille interdisant le mariage des mineurs au Maroc

Ailes Femmes du Maroc, Paris le 28/6/2014
Rappel : Pour un code civil la famille interdisant le mariage des mineurs au Maroc

Au Maroc le code de la famille continue à autoriser le mariage des mineures. Cette autorisation vient de faire une nouvelle victime, Fatima, 16 ans! Comme amina Filali en 2012, la loi marocaine a acculé une jeune fille à préférer la mort plutôt que d'accepter l'inacceptable. Fatima a mis fin à ses jours car la loi n'a pas protégé l'enfant qu'elle était encore.
Fatima s'est donné la mort le 21 Février 2014 car sa famille qui vit en Espagne a décidé de la marier. Elle préférait poursuivre sa scolarité en Espagne d'après le site bladi.net qui a révélé l'affaire.
Sa famille pouvait prendre la décision de la marier , en vertu des articles 20 et 21 du code marocain de la famille qui accordent au juge la possibilité d'autoriser, exceptionnellement, le mariage avant l'âge de capacité matrimoniale qui est fixé à 18 ans.
Les associations de femmes ne cessent de réclamer l'abolition de cette exception au vu des dommages que les mariages et les grossesse précoces des adolescentes causent à leur santé ( séquelles graves comme les fausses couches..) il y a 227 cas de décès sur 100000 accouchements...).
Elles réduisant leur chance de bénéficier de leur droit à
l'éducation (28% de la population dont l’âge est supérieur à 10 ans ne sait ni lire ni écrire, 67% parmi eux sont des femmes).Elles les empêchent de faire des choix dans leur vie tels que l'emploi, la formation et la participation à la vie public. Ceci contribue à perpétuer le cycle de la pauvreté, de l'inégalité et de l'exclusion.
les femmes réclament plus d' investissement de l'état dans
l'éducation, puisque des filles éduquées et en bonne santé se marient tard, différent le moment de leur première grossesse, et gagnent mieux leur vie. Elles demandent d'étendre l'offre et l'accès à l'information et aux services de l'éducation sexuelle et reproductive pour les adolescentes et les jeunes, qui représentent à eux seuls 28,2% de la population au Maroc.
Paris le 28 Février Association AILES-femmes du Maroc ailesfm@gmail.com

jeudi 12 juin 2014

Pour leur santé, plus de 6000 enfants sahraouis sont accueillis en Europe et aux Etats Unis.



« HOLIDAY IN PEACE » SADR de Camps de réfugiés sahraouis, ministre de la jeunesse et des Sports M. Moloud Fadel a indiqué mardi que le nombre total d'enfants qui bénéficieront du programme « vacances dans la paix » 
Pour l'été 2014 ce programme a atteint 5143 enfants, organisées par les organisations européennes et des associations de solidarité avec les Sahraouis personnes, en plus de 1000 enfants sera organisée par le pays frère de l'Algérie.

Dans une déclaration à la presse nationale, le ministre de la jeunesse et des Sports a déclaré que ce programme est organisé en Europe sous le thème: « Arrêter le pillage des ressources naturelles du Sahara occidental ».

Il a confirmé le départ des enfants prendra effet le 14 juin, les groupes de partir pour l'Italie et la France et les autres groupes laissera pour l'Espagne le 17 juin.

Ce programme de premier cycle qui se poursuivra pendant deux mois comprend les États-Unis et un certain nombre d'autres pays d'Europe et comprend des programmes de sensibilisation sur les Sahraouis en plus d'aspects de divertissement, a conclu le ministre. (Traduit par Bing)


vendredi 11 avril 2014

France, Emmanuel Giboulot a été déclaré coupable



Condamné !

Chère amie, cher ami,

Hier 7 avril, à 13h30, le tribunal correctionnel de Dijon s’est prononcé dans l’affaire Emmanuel Giboulot. Celui-ci a été déclaré coupable et condamné à verser une amende de 1 000 euros, dont 500 avec sursis.

Voilà Emmanuel jugé comme un délinquant pour avoir voulu préserver la santé des consommateurs. On marche sur la tête !


Naturellement, il fait appel de cette décision invraisemblable.

Le principe de précaution est inscrit dans la Constitution, la magistrate aurait donc pu et dû le relaxer. Et ce d’autant plus que l’urgence de la situation n’était pas caractérisée puisque l’épidémie de flavescence dorée était contenue en Saône-et-Loire.


Un immense décalage avec le public

En fait, la position du tribunal – qui protège le préfet – montre surtout l’immense décalage qui existe entre les autorités et le grand public. Alors qu’en quelques jours la pétition lancée par l’IPSN, que vous pouvez encore signer ici, a rassemblé plus d’un demi-million de signatures et que les médias se sont emparés de l’affaire, les institutions locales restent frileuses.

La raison en est simple : les autorités tentent de ménager la chèvre et le chou et restent du côté de la logique économique ; les consommateurs, eux, savent qu’il en va de leur santé. L’urgence et la gravité ne sont pas du côté de la flavescence dorée ou de la cicadelle (l’insecte qui répand la maladie), mais de la dégradation de la santé de notre environnement qui nous menace directement.

Et la vigne est un exemple symptomatique de la situation :


  • Les dangers des pesticides pour les vignerons sont bien connus : outre la maladie de Parkinson développée par de nombreux travailleurs de la vigne, on parle de plus en plus de « la maladie du vigneron », ou dit plus crûment des cancers de la vessie, provoqués par les pesticides. La mort de Frédéric Ferrand dans le Bordelais et le combat engagé par son père contre les pesticides ont suscité l’émoi du public mais pas des autorités qui considèrent que nous manquons encore de données sur le sujet… [1] Combien de morts faut-il pour lancer des études ?

  • Mais il n’y a pas qu’eux. De plus en plus, les habitants des régions viticoles se méfient des épandages. Certains soutiens d’Emmanuel Giboulot racontent que, dans le Mâconnais, les traitements contre la flavescence dorée étaient insupportables et qu’en période de traite, tout le monde restait chez soi pour ne pas être intoxiqué. On comprend mieux pourquoi en période vacances scolaires, alors que de nombreux enfants visitaient la région, Emmanuel Giboulot ne souhaitait pas traiter. Mais la justice le déclare quand même coupable !
Quant aux amateurs de vin qui s’inquiètent, on leur dit depuis des années que les résidus encore présents sur les peaux au moment des vendanges sont évacués dès la fermentation. Vraiment ? Et quid des molécules entrées dans la terre l’année précédente et dont la vigne et les raisins se sont abreuvés ?


Pour protéger notre santé, préservons la nature…

Les pesticides nuisent à la santé de ceux qui travaillent la vigne et détruisent notre environnement qui en est saturé. Ils fragilisent l’écosystème dans lequel poussent les vignes dont, à terme, ils menacent la survie. Et il en va des vignes comme pour le reste de l’agriculture et de l’exploitation des ressources naturelles.

Préserver notre santé passe par le développement d’une agriculture biologique au service de l’homme et de la nature et non plus de quelques groupes industriels qui se sont donné le droit – avec le blanc-seing de l’administration et de la justice – de nourrir et d’empoisonner les Terriens ! À dire vrai, on sait aujourd’hui qu’il faut aller beaucoup plus loin. Le combat continue.

Avec tout mon dévouement,

Augustin de Livois

PS : Deux citations qui me paraissent particulièrement à propos :


« Malgré la crise majeure des années 2007-2009, la sphère de l’économie n’a toujours rien appris et continue de fonctionner selon de vieux postulats érigés au rang de dogme. Il a fallu attendre l’émergence de l’écologie, fortement dopée par cette crise, pour que les hommes prennent conscience du caractère limité des ressources de la nature – d’où cette question posée et reposée : “Comment assurer une croissance illimitée de la production des biens et des services alors que celle-ci est assise sur des ressources limitées ?” – celles précisément que la planète met à notre disposition. (…) Or partout dans le monde les écosystèmes, c'est-à-dire les milieux naturels, se dégradent. » (Jean-Marie Pelt) [2]

« Comment pouvons-nous parler de progrès alors que nous détruisons encore autour de nous les plus belles manifestations de la vie ? Nos artistes, nos architectes, nos savants, nos penseurs suent sang et eau pour rendre la vie plus belle et en même temps nous nous enfonçons dans nos dernières forêts, la main sur la détente d’une arme automatique. (…) Il faut lutter contre cette dégradation de la dernière authenticité de la Terre et de l’idée que l’homme se fait des lieux où il vit. Est-ce que nous ne sommes vraiment plus capables de respecter la nature, la liberté vivante, sans aucun rendement, sans utilité, sans autre objet que de se laisser entrevoir de temps en temps ? La liberté elle-même serait alors anachronique. (…) Il faut absolument que les hommes parviennent à préserver autre chose que ce qui leur sert à faire des semelles, ou des machines à coudre, qu’ils laissent de la marge, une réserve, où il leur serait possible de se réfugier de temps en temps. C’est alors seulement que l’on pourra parler de civilisation. » (Romain Gary dans Les racines du ciel)
Sources :

[1] Cancers dans le monde agricole : « on sous-estime l'impact des pesticides »

[2] Les dons précieux de la nature, Fayard 2010


mercredi 5 mars 2014

Cannabis :Le Maroc reste le premier producteur mondial

Par K.N.
Le cannabis rapporterait 214 millions de dollars au Maroc, chaque année./DR

Le cannabis rapporterait 214 millions de dollars 

au Maroc, chaque année./DR


Avec l'Afghanistan, le Maroc reste la première source mondiale de résine de cannabis, selon le rapport annuel de l'OICS, Organe international de contrôle des stupéfiants, qui vient de paraître. 

Le Maroc partage avec l'Afghanistan, selon le rapport 2013 de l'Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS), dont la rédaction a reçu une copie.

Le rapport pointe du doigt une augmentation du trafic d’opiacés (substances dérivées de l'opium) en Afrique mais aussi de “l’abus d’opioïdes (dérivés synthétique de l'opium), de cannabis, de stimulants de type amphétamine et de cocaïne”.
Le trafic de cocaïne est également en nette augmentation en Afrique du Nord et en Afrique de l'Est, soutient l'OICS.
L'organisation fait savoir aussi que “les saisies d’héroïne ont décuplé en Afrique de l’Est depuis 2009, ce qui donne à penser que la sous-région est probablement la plus grande plaque tournante d’Afrique pour le trafic d’héroïne à destination des marchés d’Europe”.

Abus élevé de cannabis et de cocaïne en Afrique
Dans le volet “Toxicomanie et traitement” de son rapport, l'OICS attire l'attention sur le fait que “la prévalence annuelle de l’abus de cannabis demeure élevée en Afrique (près du double de la moyenne mondiale)”.
“La prévalence de l’abus de cocaïne en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale demeure largement supérieure à la moyenne mondiale, et celle de l’abus de cannabis et d’opioïdes dans ces deux sous-régions reste relativement élevée”, précise également le rapport.
L’OICS, dont le rapport 2013 est axé sur les conséquences économiques de l’abus de drogues, tire la sonnette d'alarme quant au traitement des usagers problématiques de drogues en Afrique.

Impact sur la santé
“Seul 1 usager problématique sur 18 suit un traitement en Afrique, ce qui est bien moins que dans d’autres régions, comme l’Amérique latine ou l’Europe orientale, où environ 1 usager problématique sur 11 suit un traitement, et l’Amérique du Nord, où il semblerait qu’1 usager problématique sur 3 bénéficie d’une intervention thérapeutique.”
Bien que l’impact sur la santé figure parmi les conséquences les plus importantes en termes de pertes économiques, l'OICS affirme qu'“il est économiquement rationnel d’investir dans le traitement, compte tenu du coût que représente la toxicomanie non traitée et persistante ou le coût de l’incarcération”.

1/10$
Chiffres à l'appui, l'OICS précise que la plupart des études montrent que “chaque dollar investi dans de bons programmes de prévention peut permettre aux pouvoirs publics d’économiser jusqu’à 10 dollars”.
L’OICS et le régime international de contrôle des drogues.
L’OICS est un organe indépendant et quasi-judiciaire qui surveille et promeut la mise en œuvre des conventions des Nations Unies relatives au contrôle des drogues.
Créé en 1968, l’OICS publie un rapport annuel qui examine de près la situation en matière de contrôle des drogues dans les diverses régions du monde, qui est présenté au Conseil économique et social de l’ONU.
Organe impartial, l’OICS tente d’identifier et d’anticiper les tendances dangereuses et propose des mesures à prendre.
K.N

samedi 21 décembre 2013

Le Maroc révise à la baisse les prix de 800 médicaments


RABAT (Xinhua)18/12/2013 - 

Le Maroc a décidé de réviser à la baisse les prix de 800 médicaments. La baisse peut aller de 50 à 60% pour certains médicaments et un projet de décret dans ce sens vient d'être adopté en Conseil de gouvernement, a déclaré mardi le ministre marocain de la Santé Houcine El Ouardi.


Il s'est exprimé ainsi lors du Forum de la MAP (agence de presse marocaine). Selon lui, le ministère marocain de la Santé avait en 2012 décidé de baisser les prix de 320 médicaments, ce qui portera à 1120 le nombre des médicaments qui seront concernés par la baisse.
Cette baisse "n'aura aucune incidence sur la qualité de ces médicaments, et permettra de faciliter l'accès aux soins médicaux", a indiqué le ministre marocain de la Santé
Pour le ministre, cette réduction permettra de conserver le pouvoir d'achat des Marocains, qui prennent en charge environ 54 % de frais relatifs aux soins médicaux, dont 40 % des prix des médicaments. M. El Ouardi a souligné que la hausse des prix des médicaments contraint le citoyen d'avoir recours à des méthodes de traitement peu fiables, notant qu'en raison du faible pouvoir d'achat, le citoyen marocain ne dépense en moyenne annuelle que 376 dirhams (1 dollar= 8 dirhams) sur les médicaments.
Le projet de loi, a poursuivi le ministre, a intégré plusieurs des exigences des professionnels, dont le décret de bioéquivalence, adopté en Conseil de gouvernement, le projet relatif aux équipements médicaux, adopté par le parlement, ainsi que la signature d'une convention de partenariat visant la mise à niveau du secteur, et la couverture médicale des professionnels, dont l'entrée en vigueur est prévue prochainement.
Selon une étude de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), les Marocains dépensent entre 10 et 35% de leurs revenus mensuels en médicaments. Elle ajoute que 30% des Marocains ne bénéficient pas d'une couverture médicale. Pour le Réseau marocain pour la défense du droit à la santé, les prix des médicaments dépassent largement le pouvoir d'achat des citoyens.


vendredi 23 août 2013

Sahara occidental: Détérioration de l'état de santé de détenus politiques sahraouis dans les prisons marocaines

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El Watan,  18/8/2013

L'état de santé des prisonniers  sahraouis Taha Daoudi et Ghali Bouhala, détenus respectivement dans les prisons marocaines de Guelmim et d'Ait Melloul, s'est considérablement détérioré, rapporte  dimanche l'agence de presse sahraouie (SPS).

Selon la même source qui cite le ministère des communautés et des affaires des territoires occupés, le prisonnier Taha Daoudi "souffrait de graves  complications avant d'être transféré à trois reprises à l'hôpital". Son état  de santé demeure critique, a ajouté SPS.
La famille du détenu a indiqué, par la voix de son père, être préoccupée  par la détérioration de l'état de santé de Taha suite à "des violences corporelles  et de sévices".  Les mêmes craintes ont été exprimées par la famille de Ghali Bouhala,  privé "depuis plus d'un mois de soins médicaux" et souffrant de "maux de tête  et de douleurs thoraciques atroces".
Les craintes des familles se sont accentuées après la mort "de quatre  détenus en raison de la négligence et du mauvais traitement", précise la même  source.  Taha Daoudi est l'un des six prisonniers politiques sahraouis arrêtés  arbitrairement le 8 août et devant comparaître lundi pour la troisième fois  devant le tribunal de première instance de Guelmim. Le prisonnier Ghali Bouhala, âgé de 25 ans, il a été, quant à lui, arrêté  le 31 juillet 2011 à El-ayoune occupée et condamné à trois ans de prison ferme.
APS

samedi 27 juillet 2013

Rapport annuel sur la situation des droits humains au Maroc en 2012

Rapport annuel

sur la situation des droits humains au Maroc en 2012
Images intégrées 1
INTRODUCTION
La situation des droits humains au Maroc durant l’année 2012, telle qu’elle a été suivie par le bureau central et les sections de l’AMDH, est caractérisée par une nette régression et une persistance des violations. Concernant le droit le plus sacré, le droit à la vie, la confusion plane toujours sur la vérité des décès des activistes du Mouvement du 20 février pendant 2011 ; à cela s’ajoutent deux cas de décès observés dans le rapport de 2012.  Pour ce qui est du droit à l’intégrité physique, à la sécurité personnelle et l’abus du pouvoir, les pratiques les enfreignant sont monnaies courantes par la violence des autorités publiques à l’encontre des manifestants et des passants, ou par la torture lors des interrogatoires dans les postes de police. Si la violence exercée par les forces de police à l’encontre des activistes de l’Association Marocaines des Droits Humains est courante, en 2012 les activistes d’Amnesty International ont été sujets, à leur tour, de la répression, de la provocation et du harcèlement par des agents de sécurité lors d’un sit-in devant le Parlement.
Quant au dossier de la détention politique, il reste toujours ouvert ; en dépit de la libération de quelques détenus politiques, leur situation n’a toujours pas été réglée ; en outre, de nombreux détenus politiques ont été incarcérés, et notamment les activistes du Mouvement du 20 février, les étudiants militant au sein de l’Union Nationale des Etudiants du Maroc (UNEM), les détenus en rapport avec le dossier de « la lutte anti-terroriste », les activistes sahraouis… Le plus grave, c’est que ces détenus sont poursuivis par des chefs d’accusation de droit commun et ce afin de dissimuler la nature politique des procès qui tiennent compte des procès-verbaux de la police judiciaire sans vérifier la véracité des accusations que les détenus rejettent.
En outre, cette année, trois cas d’enlèvement ont été enregistrés sans que les auteurs de ces enlèvements ne répondent de leurs actes et ne sont pas poursuivis pour la torture subie par les activistes du Mouvement du 20 février à Casablanca et dans d’autres villes en 2012, par les militants de l’UNEM à Kénitra et dans d’autres villes et pour la violence exercée lors de nombreux sit-in pacifiques dans différentes régions telles Taza, Aït Bouayache, Chlihate et dans d’autres villes. Lors de sa visite au Maroc, le rapporteur spécial onusien chargé de la torture au Maroc a confirmé ces pratiques.
Concernant la situation dans les prisons, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle est inquiétante, voir catastrophique ; le rapport a enregistré des taux de surnombre dans 34 établissements pénitentiaires qui vont de 4% à 168,14%. Une situation aggravée par l’absence des conditions de l’hygiène personnelle, la mauvaise alimentation et l’insuffisante de médication ; ce qui entraîne la propagation des maladies et les décès. Mais, ce qui dramatise plus la situation, c’est la torture des détenus ; l’Association Marocaines des Droits Humains a reçu des plaintes de la part des détenus et de leurs familles sur la torture physique et psychique.
De même, la situation des libertés publiques a régressé durant l’année que couvre ce rapport ; ainsi, l’interdiction a concerné les activités de différentes instances dont l’une assume la présidence du Gouvernement (la Jeunesse du Parti Justice et Développement), les activités des instances des droits humains (trois activités organisées par l’Association Marocaine des Droits Humains), la réunion du Conseil national du parti Badil Hadari ; des journalistes ont été sujets d’agressions physiques, de poursuites et l’un d’eux a été condamné à la prison avec sursis ; d’autres journalistes ont subi des interrogatoires, ou se sont vus retirer l’accréditation, interdits de photographier des émissions, privés de la carte d’accréditation ; en plus, la maison d’Ali Lamrabet a été attaquée à Tétouan. L’interdiction a aussi concerné plusieurs manifestations dispersées par la répression comme c’est le cas des protestations sociales ; les libertés syndicales ont connu de nombreuses violations.
De nombreux procès ont connu des violations pour être qualifiés inéquitables ; les cas notoires sont le procès d’El Haked, artiste du Mouvement du 20 février, du résistant Ibrahim Nouhi, des poursuivis suite à l’appel au boycott des élections, des détenus dudit Salafiyya Jihadiyya, des syndicalistes, des militants de l’UNEM et des détenus de Gdim Izik.
Pour ce qui est de la peine de mort dont l’abolition prend de plus en plus d’envergure à l’échelle internationale, le rapport a enregistré la prononciation de six nouvelles condamnations en 2012. Cependant, ce que le rapport relève de plus important, c’est l’abstention du Maroc de voter le projet de la recommandation onusienne préconisant l’arrêt de l’exécution de la peine de mort.
L’augmentation des protestations a eu des répercussions négatives sur la situation des défenseurs des droits humains qui ont été souvent sujets aux violations de leur intégrité physique, leur sécurité personnelle et la restriction de leurs mouvements dans de nombreuses régions et particulièrement à Ifni où des responsables du bureau de la section de l’Association Marocaine des Droits Humains ont écopé jusqu’à dix mois de prison ferme et 500 dirhams d’amende.
Les droits économiques, sociaux et culturels n’ont pas dérogé à la règle cette année ; le chômage parmi les diplômés s’est accru ; de nombreux secteurs économiques et sociaux ont connu des grèves ; les codes de travail ont été violés dans tous les secteurs et surtout l’ampleur acquise par le phénomène de l’emploi des enfants. Quant au logement, il a enregistré une diminution ayant atteint 10,1 pour cent par rapport à 2011 alors que le nombre des familles résidant dans les bidonvilles a augmenté de 29 pour cent par rapport à 2004. Les anciens quartiers de Casablanca ont connu aussi des démolitions ayant causé la mort de huit citoyens ; des décès ont eu lieu dans d’autres villes à cause du recours à l’usage de la force pour évacuer des citoyens de maisons menaçant ruine ou de logements bâtis sans autorisation. L’application du droit à la santé n’est pas encore de mise pour plusieurs raisons parmi lesquelles celles relevées dans ce rapport et notamment, la faiblesse du financement public de la santé, l’augmentation de la part des dépenses personnelles réservées à la santé et qui représente 58 pour cent de leurs dépenses totales, l’échec du régime d’assistance médicale pour les personnes à revenu limité (RAMED), en plus de la faiblesse de l’infrastructure et son insuffisance par rapport à la croissance des besoins en soins des citoyens, le déficit épouvantable dans les ressources humaines avec un médecin pour 1630 citoyens et un infirmier pour 1109 citoyens. Ce qui rend la situation plus tendue, c’est la mauvaise gouvernance et la mauvaise gestion des ressources disponibles.
La situation dans le secteur de l’éducation n’est pas meilleure ; l’échec du plan d’urgence est officiellement reconnu et l’enregistrement d’un manque important concernant les cadres administratifs et éducatifs ; le surnombre des élèves et les revendications matérielles et morales de la famille de l’enseignement n’ont pas été satisfaites.
Pour leur part, les droits linguistiques et culturels amazighs ont souffert du retard de l’opérationnalisation de leur reconnaissance constitutionnelle, le refus des noms amazighs, la prohibition de l’usage de la langue amazighe au sein de l’enceinte du Parlement, la discrimination dont souffre la chaîne amazighe par rapport aux autres chaînes, la langue amazighe n’est plus enseignée dans de nombreux établissements et ne constitue qu’une matière facultative, non généralisée et non sanctionnée par une note à l’examen.
La situation de la femme n’a pas connu de progrès significatifs par rapport à l’année précédente ; 41098 demandes concernant le mariage de filles mineures ont été accordées ce qui constitue 92,9 pour cent de l’ensemble des demandes. Les femmes meurent toujours lors de l’accouchement à cause de la négligence et certaines d’entre elles se refusent même l’accès à l’hôpital et accouchent dans la voie publique ; les salariées souffrent aussi de la discrimination quant aux salaires et aux heures de travail.
Concernant la situation des droits de l’enfant, ce qui a le plus caractérisé l’année 2012, c’est le non-respect de l’Etat marocain de ses promesses en matière des droits de l’enfant ; les intérêts suprêmes de l’enfant ne sont pas tenus en compte lors de l’élaboration des politiques publiques, l’exclusion de la société civile lors de la formulation de plans et de programmes pour la promotion de la situation de l’enfance ; en parallèle, des violations graves ont retenti touchant le droit à la vie, à un nom, à l’éducation, à la santé, ainsi que la torture, les mauvais traitements et les agressions sexuelles.
Ce rapport a aussi relevé la persistance des violations des droits environnementaux des citoyens ce qui se répercute sur l’état des ressources environnementales d’une part et sur la vie des citoyens de l’autre ; il soulève aussi les souffrances et les violations dont sont victimes les migrants africains subsahariens et leur privation de leurs droits tels le droit à la santé, à l’eau et l’alimentation, au logement, à l’éducation, au travail … Les sections de l’AMDH ont suivi et relevé à ce sujet des actes racistes, des violences policières et des refoulements hors des frontières marocaines, contrairement aux engagements du Maroc en matière des droits humains en général et  des droits des  migrants en particulier.
En émettant ce rapport annuel sur la situation des droits humains au Maroc en 2012, l’Association Marocaine des Droits Humains s’est fixée comme objectifs de donner une image sur la situation de ces droits, formuler des recommandations en vue de leur protection et leur promotion, dévoiler les violations afin qu’un terme soit mis à leur répétition et pour que les parties les violant assument leur responsabilité dans leur persistance.
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Salutations militantes,
Hasnae CHAMI
Pour le bureau de l'AMDH-Paris/IDF
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L'AMDH dévoile son rapport annuel 2012 : une "nette régression" des droits humains au Maroc 

par Lakome, 23/7/2013


Présentation du rapport annuel 2012 de l'AMDH. Mardi 23 juillet 2013.


Le bureau central de l'AMDH a présenté son rapport annuel 2012 ce mardi à Rabat. L'association détaille les violations survenues l'année dernières et estime qu'en «dépit de ses engagements nationaux et internationaux, l’État manque de volonté politique effective pour le respect des droits et des libertés».

Dans son rapport 2012 l'AMDH affirme que la situation des droits humains au Maroc durant l'année 2012, «telle qu'elle a été suivie par le bureau central st les sections de l'AMDH, est caractérisée par une nette régression et une persistance des violations. Concernant le droit le plus sacré, le droit à la vie, la confusion plane toujours sur la vérité des décès des activistes du Mouvement du 20 février pendant 2011 ; à cela s'ajoutent deux cas de décès observés dans le rapport de 2012».
L'association dénonce également les détentions politiques, les cas de torture et de disparitions forcées, la répression de manifestations pacifiques, l'interdiction illégale d'associations et de partis politiques.

Droit des travailleurs et libertés syndicales
Sur le volet des droits sociaux, l'AMDH souligne que les principaux indicateurs n'ont connu «aucune amélioration sensible». Avec les diplômés chômeurs, «l'État use tantôt du dialogue et souvent de la répression sévère et recourt de plus en plus aux arrestations et aux procès».
L'association constate par ailleurs que l'Etat n'a toujours pas ratifié les conventions internationales sur les libertés syndicales et que le code du travail n'est toujours pas respecté. «Les droits de travail les plus élémentaires ne sont toujours pas garantis (la carte de travail et de paie, l'adhésion à la Caisse nationale de sécurité sociale, la détermination des heures de travail, les congés hebdomadaires et annuels ...). Les licenciements arbitraires des ouvriers et collectifs et les fermetures illégales des établissements de production continuent et l'exercice des droits et des libertés syndicales est incriminé et particulièrement dans le secteur privé».
Le constat de l'association est similaire dans les secteurs de la santé et de l'éducation. Le rapport souligne par ailleurs les violations liées aux droits de la femme, de l'enfant, des personnes handicapées ou encore des migrants et demandeurs d'asile.

«Essence despotique» de la constitution
Sur le plan législatif, l'AMDH estime d'une part que la nouvelle constitution, de par ses dispositions floues et contradictoires, ne garantit pas la primauté du droit international, ni l'égalité homme-femme ni une réelle séparation des pouvoirs. «Son essence despotique est préservé et reste loin des composantes d'une constitution démocratique», note le rapport.
D'autre part, l'association estime que les quelques nouveautés apportées par la constitution n'ont toujours pas été mises en œuvre, notamment en ce qui concerne la reconnaissance constitutionnelle de l'amazigh.
En conclusion, l'AMDH indique que «les violations relevées dans ce rapport sont suffisantes pour juger l'orientation générale caractérisant la politique publique en la matière et reflètent qu'en dépit de ses engagements nationaux et internationaux, l'État manque de volonté politique effective pour le respect des droits et des libertés».