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vendredi 20 janvier 2017

Les camps de réfugiés sahraouis sont pleins d'enfants...


D'un grand intérêt... à mon avis
Les camps de réfugiés sahraouis sont pleins d'enfants...
Il y en a 50.000 dans de très mauvaises conditions. Dans le dernier voyage j'ai vu comment ils ont arraché les dents sans anesthésie. Je vous ai envoyé une bonne équipe et je leur ai envoyé un anesthésiste, et j'ai pu voir comme lui sortait une dent à une petite fille sans faire mal..., j'étais émue, ça pourrait être ma petite-fille.

J'imagine
On organise une marche de foule pour octobre à travers le mur de mines qui divise le désert du Sahara, une fortification de plus de 2.800 kilomètres entourée de plus de sept millions de mines qui tuent tous les jours, surtout des enfants. Une marche pour faire connaître le monde si oublié  les valeurs humaines.

Quel est l'objectif ?
Construire un hôpital pédiatrique dans la zone libérée. Nous avons besoin d'un euro par mine pour éviter les souffrances des enfants. On va faire la marche avec des enfants de différents pays, pour que les enfants aident les enfants. Ils ne sont pas en guerre. C'est l'avenir. Il faut les valeurs, la possibilité de construire un monde plus juste où vivre, un monde qui connait le bonheur de donner.

(en catalan http://www.lavanguardia.com/lacontra/20170120/413511624373/curo-mes-amb-lamor-que-amb-els-farmacs.html


samedi 20 août 2016

Des vacances en Lorraine pour six enfants des camps du Sahara Occidental

Par Esteban Pinel, France Bleu Sud Lorraine vendredi 19 août 2016
Les six jeunes sahraouis avec leurs familles d'accueil nancéiennes, en forêt de Haye.
Les six jeunes sahraouis avec leurs familles d'accueil nancéiennes, en forêt de Haye. © Radio France - Esteban Pinel
Six enfants venus d'un camp de déplacés au Sahara Occidental passent l'été en France. Après un mois à Grenoble, ils ont rejoint la Lorraine. Les vacances se terminent ce vendredi, au terme d'une parenthèse inoubliable pour eux et pour les familles qui les accueillent.
Six enfants d'un camp de déplacés du Sahara Occidental passent leurs vacances d'été en France, à l'initiative de l'Association de solidarité avec le peuple sahraoui. Après un mois à Grenoble, ils sont venus terminer leur séjour en Lorraine. C'est d'ailleurs la première fois que des familles de la région accueillent des jeunes sahraouis avec l'association. Les enfants repartent ce soir, la tête pleine de souvenirs.
Ils ont découvert les Vosges début août, dans un centre de loisirs. Puis ils ont été accueillis dans des familles, à Nancy. Caltum, 10 ans, est ravie.
"J'aime bien la France. C'est très différent de chez nous. Ici, il y a plein de choses qui sont permises."

samedi 2 juillet 2016

enfants sahraouis en vacances en Europe

Barbara Weingartner
La solidarité est la tendresse entre les peuples
Même en Italie, on attend un groupe d'enfants des camps de réfugiés sahraouis : ils sont " Piccoli ambasciatori di pace"
Photo 2015 von Asaps Enzo Mazzarini

jeudi 19 février 2015

Le gouvernement britannique appuie les efforts de l'ONU et dénonce l'enlèvement d'enfants sahraouis dans les territoires occupés


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A. Mohamed, 17/2/2015

Le gouvernement britannique appuie les efforts de l'ONU pour l' Autodétermination du peuple sahraoui

Le sous-secrétaire d’État parlementaire britannique des Affaires étrangères, Tobias Ellwood, a réitéré le soutien du gouvernement de son pays aux efforts des Nations unies en faveur d'une solution politique «durable et mutuellement acceptable par les deux parties» garantissant le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination, a rapporté lundi l'Agence de presse sahraouie. Les représentants du ministère «abordent régulièrement cette question (Sahara occidental) avec leurs homologues dans le monde», a affirmé Ellwood rappelant que les dernières discussions à ce propos ont eu lieu en janvier à New York.
Ellwood a réitéré cette position alors qu'il répondait à une question d'une députée du parti travailliste au Parlement britannique à propos des discussions organisées sur le rôle de la Minurso au Sahara occidental.
Elle a également posé une question sur la situation des droits de l'homme dans les territoires occupés du Sahara occidental.

La question des missions de la Minurso refait surface à l'occasion de la visite de l'envoyé personnel du SG de l'ONU, Christopher Ross dans la région.

Un rapport britannique dénonce l'enlèvement d'enfants sahraouis dans les territoires occupés
L'organisation britannique «Adala» a soumis aux Nations unies un rapport sur les violations commises par les forces d'occupation marocaines contre les enfants sahraouis dans les territoires occupés du Sahara occidental, a rapporté lundi l'Agence de presse sahraouie (SPS). L'organisation a souligné dans son rapport que les enfants sahraouis dans les territoires occupés du Sahara occidental sont victimes d'enlèvements, de tortures et de mauvais traitements par les forces d'occupation marocaines.
La majorité des enfants sahraouis sont enlevés en raison de leur participation aux manifestations réclamant l'autodétermination de leur peuple, a ajouté le rapport qui souligne que les détenus politiques sahraouis dans les prisons marocaines sont victimes de mauvais traitements et de négligence médicale de la part de l'administration pénitentiaire.

samedi 12 juillet 2014

Plus de 6.000 enfants sahraouis profiteront de vacances en Europe et en Algérie .

 Plus de 6.000 enfants sahraouis bénéficieront d'un programme de vacances dans des pays d'Europe et d'Algérie, a indiqué mercredi l'Agence de presse sahraouie (SPS).
Selon le ministre sahraoui de la Jeunesse et des sports, Mohamed Mouloud Fadhel, cité par SPS, 5.143 enfants seront les hôtes d'associations et d'organismes européens solidaires avec la cause sahraouie, et 1.000 autres enfants passeront leurs vacances en Algérie.
Le ministre a indiqué que le programme des vacances d'été 2014 spécial Europe sera organisé sous le slogan "arrêtez la spoliation des richesses naturelles au Sahara occidental", soulignant que les premiers départs d'enfants débuteront le 14 juillet prochain vers l'Italie et la France, tandis que ceux vers l'Espagne commenceront le 17 juin.
Le programme 2014 qui s'étale sur deux mois sera marqué par de nouvelles destinations comme les Etats-Unis d'Amérique ou d'autres pays européens, et comporte des programmes de sensibilisation à la question sahraouie, ainsi que des divertissements.
Le ministre a fait remarquer "la progression constante" des vacanciers sahraouis se rendant chaque année à l'étranger et souligné l'intérêt et la sympathie que les enfants suscitent auprès des organes de presse, de personnalités politiques et parlementaires des pays visités.
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Barbara Weingartner-Western Sahara a ajouté 2 photos.
Photo de Barbara Weingartner-Western Sahara.Par le CASIA : Comité d'Accueil et de Solidarité Isère-Ardèche - Nouvelles

Doucement ou rapidement mais surement, petits et grands, Sahraouis et Français ont réuni leurs forces pour parcourir ensemble quelques kilomètres.... En courant ou en marchant, dans le parc de Déomas à Annonay, les tours se sont enchaînés, et, une nouvelle fois, les participants ont relié virtuellement les 2 500 km qui séparent la région de celle des enfants sahraouis.... Après ces km parcourus et la remise de médailles, le pique nique était bienvenu!
http://casia.asso.free.fr/index.php?category/Nouvelles

Photo de Barbara Weingartner-Western Sahara.
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.Arrivée des enfants sahraouis des camps de réfugiés partout en Europe (

Photo : Übermüde von der langen Reise...
Ankunft der sahrauischen Kinder aus den Flüchtlingslagern allüberall in Europa


jeudi 12 juin 2014

Pour leur santé, plus de 6000 enfants sahraouis sont accueillis en Europe et aux Etats Unis.



« HOLIDAY IN PEACE » SADR de Camps de réfugiés sahraouis, ministre de la jeunesse et des Sports M. Moloud Fadel a indiqué mardi que le nombre total d'enfants qui bénéficieront du programme « vacances dans la paix » 
Pour l'été 2014 ce programme a atteint 5143 enfants, organisées par les organisations européennes et des associations de solidarité avec les Sahraouis personnes, en plus de 1000 enfants sera organisée par le pays frère de l'Algérie.

Dans une déclaration à la presse nationale, le ministre de la jeunesse et des Sports a déclaré que ce programme est organisé en Europe sous le thème: « Arrêter le pillage des ressources naturelles du Sahara occidental ».

Il a confirmé le départ des enfants prendra effet le 14 juin, les groupes de partir pour l'Italie et la France et les autres groupes laissera pour l'Espagne le 17 juin.

Ce programme de premier cycle qui se poursuivra pendant deux mois comprend les États-Unis et un certain nombre d'autres pays d'Europe et comprend des programmes de sensibilisation sur les Sahraouis en plus d'aspects de divertissement, a conclu le ministre. (Traduit par Bing)


samedi 18 janvier 2014

Deux enfants sahraouis gravement violentés par les forces de l’ordre à El Aaiun

Nouvelles du Sahara


Labat et sa mère montrant le lieu de l'agression. Photo prise le 23 décembre par Lilith Marceau




Avant de publier les témoignages suivants, Nouvellesdusahara.fr a vérifié auprès de plusieurs sources la fiabilité des deux cas de violences policières qui concernent des enfants Sahraouis. Selon toute vraisemblance, Ahmed et Labat, 12 et 8 ans, ont été frappés par des membres de la police marocaine le 23 novembre et le 10 décembre.

Michèle Decaster, une Française, militante de la cause sahraouie au sein de l’AFASPA (1), dont elle est secrétaire générale, s’est rendue au Sahara occidental sous occupation marocaine fin décembre 2013. Lors de son séjour à El Aaiun, elle a pu rencontrer deux enfants Sahraouis, Ahmed et Labat, et a recueilli directement leur témoignage.
La traduction était assurée par une personne de confiance, que Nouvellesdusahara.fr a déjà rencontrée, et qui maîtrise parfaitement le français.
Deux membres de l’association sahraouie ASVDH, interdite comme toutes les associations créées par des Sahraouis, ont eux-mêmes rencontré les enfants et leur famille et ont pu confirmer auprès de Nouvellesdusahara.fr la teneur de leurs propos. Ils ont également rappelé que ce n’est pas la première fois que des enfants sont victimes de violences policières mais ces deux histoires figurent parmi les cas les plus graves.

Ahmed, 12 ans

Ahmed Gargar en décembre 2013, 12 jours après l'agression. Photo de Lilith Marceau.
Ahmed Gargar en décembre 2013, 12 jours après l’agression. Photo de Lilith Marceau.

Né le 20 septembre 2001 à Youssifia dans  la province de Safi au Maroc d’où est originaire sa mère, Ahmed vit avec son père -Sahraoui- et le reste de sa famille à El Aaiun, « capitale » du Sahara occidental.
Ce 10 décembre 2013, il manifeste avec ses parents, au milieu de beaucoup d’autres adultes et enfants (2). Particulièrement depuis mai dernier et le nouveau refus du Conseil de sécurité de l’ONU de créer un mécanisme de surveillance des droits de l’homme au Sahara occidental, les manifestations se multiplient dans les principales villes de ce territoire et réunissent des centaines de Sahraouis, bravant l’interdiction de manifester et la répression policière qui ne manque pas de s’abattre sur eux.

« Cinq policiers m’ont frappé avec leurs matraques »
« Nous faisions un sit-in rue Gods, près du quartier Maatala, à l’occasion de la journée des droits de l’homme« , raconte Ahmed à Michèle Decaster le 22 décembre. « Et puis, les policiers sont arrivés. Ils avaient des casques et nous jetaient des pierres et des bouteilles en verre pour que l’on parte. J’ai reçu une pierre derrière ma tête. Cinq policiers m’ont entouré et frappé avec les matraques sur mes jambes et mes pieds. Il y avait d’autres personnes autour de moi qui ont été frappées aussi. J’ai été soigné par ma voisine, une femme sahraouie. Je ne suis pas allé à l’école pendant 3 jours. »
L’enfant présente une seconde blessure. La militante française lui demande : « quand l’as-tu reçue ? » Ahmed répond, avec force détails : « Hier midi, à la sortie de l’école. Une petite manifestation s’est formée, nous étions une trentaine de personnes. Les femmes faisaient des « You You ». Les policiers, des GUS (Groupe Urbain de Sécurité, type de CRS), sont arrivés dans leur fourgon bleu (3). Ils étaient 12 avec les casques sur la tête. Les enfants ont commencé à leur jeter des pierres et les policiers ont fait pareil. J’ai couru vers la maison de ma tante mais un policier m’a attrapé. Il m’a fait monter dans le fourgon. Il m’a giflé. Il a arraché mon pansement et appuyé sur ma blessure pour me faire mal ; il a dit « je vais lui faire une jumelle ». Il a pris son coupe-ongle de sa poche et avec la petite lame, il a coupé un morceau de peau derrière ma tête. Deux autres policiers me tenaient les pieds et les mains pendant ce temps. Ils m’ont obligé à chanter la fin de l’hymne national marocain« .

Labat, 8 ans
Labat Moussaoui en décembre 2013. Photo prise le 23 novembre, jour de l'agression, par la famille.
Labat Moussaoui en décembre 2013. Photo prise le 23 novembre, jour de l’agression, par la famille.

Selon Michèle Decaster, le traumatisme psychique semble plus grand encore chez cet enfant né le 25 avril 2005. Résultat : Labat n’a pas parlé, c’est sa mère qui a raconté ce qui lui est arrivé le 23 novembre 2013. Vu le 23 décembre dernier, l’enfant paraissait encore choqué, relève Michèle Decaster. « Il nous montrait l’état de sa bouche en tirant sur sa lèvre inférieure« , précise-t-elle. L’enfant accompagne sa mère aux sit-in pacifiques réclamant la libération des prisonniers de Gdeim Izik (elle est membre de la coordination, car elle a un parent, Mohamed Bourial, qui a été condamné à 30 ans de prison par le Tribunal militaire de Rabat en février 2013).
La mère de Labat, Lafkir Oum Lkhoit, raconte :
« C’était le 23 novembre 2013 à 16 heures. Mon fils jouait près de chez nous dans la rue Taha Hssine avec deux amis, l’un de 4 ans et l’autre de 5 ans. Labat était le plus grand. Il n’y avait aucune manifestation, ni aucun sit-in dans les environs. Une fourgonnette bleue de police est arrivée. Cinq policiers en tenue sont descendus. Les deux petits se sont sauvés quand les policiers se sont approchés. L’un d’eux a mis un violent coup de pied à mon fils au menton. Le bout des chaussures est renforcé par du métal. Il a eu la mâchoire déformée et plusieurs dents cassées. Une femme a entendu un policier dire «Frappe-le, frappe-le, tue-le ! Encore, encore ! Il n’y a personne…». 
 Elle a vu la voiture de police démarrer, elle a pris le numéro d’immatriculation : 16 40 61 H. Mon petit était allongé parterre. Une voisine l’a ramené à la maison où j’étais alitée, très malade. Des gens étaient présents mais ils n’ont pas voulu témoigner, ce sont des Marocains, ils ont peur.
« Mon fils a passé une semaine sans parler. Il était nourri par sonde. Il n’absorbait que du liquide. Il a été opéré par le Docteur Mohamed Amine Dahik spécialiste en ORL et chirurgie cervico-faciale. »
Cette femme a déposé plainte le 5 décembre auprès du Procureur général du Tribunal d’El Aaiun. Ce qui a été confirmé par l’ASVDH qui la soutient. Mais, elle n’a pas été contactée dans le cadre d’une enquête. Les parents de l’enfant Ahmed ont semble-t-il porté plainte également.
Une plainte doit être déposée auprès du Conseil national des droits de l’homme et sa section d’El Aaiun.
On peut s’interroger sur la suite qui sera donnée à ses plaintes, étant donné que l’usage, relevé notamment par Juan Mendez, rapporteur spécial sur la torture et les mauvais traitements auprès de l’ONU, veut qu’il y ait une impunité totale des autorités marocaines vis-à-vis des auteurs de violences.

Photos prises le 23 décembre par Lilith Marceau
(2)Ahmed précise qu’il manifeste pour soutenir les prisonniers politiques sahraouis et dénoncer la mort d’un parent, Gargar Babi Mahmoud, tué le jour de la destruction du campement de Gdeim Izik, le 8 novembre 2010.
(3)L’immatriculation du fourgon, 16 40 35, a été relevée par un proche.

mardi 12 juillet 2011

Séjours d' enfants sahraouis en France loin des conditions de vie très dures dans les camps de réfugiés

Par Laurent Borderie, Le Populaire, 27/7/2011
Des séjours qui resserrent les liens
                     
 Depuis plus de 10 ans, le comité Limousin de solidarité avec le peuple sahraoui organise des séjours pour les enfants des camps algériens.


 
«Et si les Sahraouis étaient les précurseurs du printemps arabe ? Pour Alain Dauger, le président du CLSPS, il n'y a aucun doute. « En novembre 2010, les manifestations contre l'occupation marocaine se sont multipliées à Layoune, dans la capitale du Sahara occidental. Elles ont été réprimées violemment mais elles n'ont pas cessé depuis. »
 

« Malgré les arrestations et les exactions subies par ce peuple occupé depuis le milieu des années soixante-dix, le Front Polisario n'a jamais été aussi mobilisé et de très nombreux mouvements sont enregistrés dans les camps de réfugiés installés dans le sud algérien. Les jeunes veulent que les choses changent, beaucoup veulent retrouver leur pays d'origine et l'ambiance dans les camps sans être tendue est exacerbée ».

En France, rares sont ceux qui s'intéressent, voire qui connaissent la situation du Sahara occidental et des centaines de milliers de réfugiés qui attendent le départ des marocains dans des camps installés dans le désert Algérien. Les membres du CLSPS ont décidé de médiatiser ce qu'ils considèrent comme une tragédie humanitaire. « Des négociations sont en cours sous l'autorité de l'ONU entre le Front Polisario et le Maroc. Ils campent sur leurs positions et la situation n'évolue pas. Régulièrement un progrès se profile mais depuis plus de 10 ans nous constatons que rien n'avance. Il suffirait d'un vote au conseil de sécurité de l'ONU mais ce dernier n'arrive toujours pas, la France menace d'y opposer son veto, aussi la stagnation est au rendez-vous.

Nous n'avons pas l'ambition de faire changer les choses, alors nous concentrons notre énergie sur les conditions de vie des jeunes enfants et adolescents dans les camps de réfugiés. En leur permettant de passer deux mois d'été en France nous leur apportons du confort et les éloignons des conditions de vie très dures de ces camps transitoires.

« Durant ce séjour, nous pouvons profiter de la générosité des villes de Limoges et Saint-Junien qui accueillent gratuitement les enfants dans les centres de loisirs. Ils dorment et passent le week-end dans les familles. Nous pouvons compter sur un réseau de bénévoles qui accueillent les enfants avec enthousiasme et savent que cet effort n'est pas vain. En outre, nous avons pu compter aussi sur le soutien de la région Limousin qui a financé l'installation d'une école bilingue Français\Arabe dans le camp.

Cette expérience a rencontré un grand succès et les familles sont de plus en plus nombreuses à vouloir inscrire leurs enfants dans cette structure. Nous espérons désormais pouvoir participer à la formation des maîtres dans les camps et envisageons un partenariat avec l'Université de Limoges. Lorsque nous entendons les enfants s'exprimer aussi facilement en français et que nous constatons qu'ils s'intègrent de mieux en mieux dans les familles, nos efforts sont encouragés ».

Depuis dimanche, les enfants sont arrivés à Saint-Junien, ils y resteront jusqu'au 15 août. En choeur, ils peuvent crier "vive la France !"

laurent.borderie@centrefrance.com
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