Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

Affichage des articles dont le libellé est danger. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est danger. Afficher tous les articles

samedi 2 juillet 2016

Au Maroc, la liberté d’expression en danger


Camille Gillet, 30/6/2016
Humanite.fr

L’historien Maâti Monjib
L’historien Maâti Monjib
Le procès de l’historien Maâti Monjib et de six défenseurs des droits de l’homme marocain devait se conclure hier. Le jugement a été reporté pour la cinquième fois. Une audience est à nouveau programmée à Rabat le 26 octobre prochain.
Répression policière, intimidations, harcèlements, expulsions… : au Maroc, les entraves à la liberté d’expression se durcissent. Les procédures judiciaires à l’encontre des journalistes, des militants ou des intellectuels – qui critiquent les méthodes anticonstitutionnelles et immorales du gouvernement – se multiplient. La dernière affaire en date : le procès de l’historien Maâti Monjib et de six autres défenseurs des droits de l’Homme, militants et journalistes confondus. Les sept inculpés ont été poursuivis, en octobre 2015, pour « atteinte à la sécurité de l’Etat » et « financements étrangers illégaux ». L’affaire qui devait être jugée hier a été reportée pour la cinquième fois. La prochaine audience aura lieu à Rabat, le 26 octobre 2016.

« Une parole différente est une parole qui faut faire taire »

Pour Sandrine Lacombe, fondatrice du comité de soutien international au chercheur et journaliste marocain Maâti Monjib, « ce procès est un cas grave. Depuis la mort du Roi Hassan II, il n’y a pas eu de telles d’accusations à l’encontre de journalistes ou de défenseurs des droits de l’Homme. Les ONG internationales s’inquiètent et craignent que cet évènement ne soit le début d’une situation qui ne va aller qu’en s’empirant». En 2014, l’association marocaine de défense des droits de la presse  Freedom Now tirait déjà la sonnette d’alarme : « la situation de la liberté des médias et  d’expression au Maroc aujourd’hui est pire que celle qui avait prévalu durant les trois dernières années du siècle dernier ». 

mercredi 18 novembre 2015

Voilà comment Daesh a transformé notre président en véritable danger public

Voilà comment Daesh a transformé notre président en véritable danger public. C'est rare de voir une telle concentration d'annonces de violations potentielles des libertés fondamentales. Jusqu'à présent, c'était plutôt réservé aux discours de Marine Le Pen, voire de Sarkozy.
D'ici à ce que le port d'arme soit autorisé, il n'y a qu'un pas...
Au lendemain des attentats à Paris et à Saint-Denis, le président François Hollande a convoqué le Parlement en Congrès à Versailles, ce lundi 16 novembre.
rfi.fr
Bertrand Givelet "Véritable danger public" 

Avec le manque de respect envers l'autorité et la violence que contient vos propos , j'ai aucune envie ..... de rester à l'ACAT !!!
 En cette période difficile sur un plan politique et militaire, notre premier rôle de citoyen est d’œuvrer pour une unité nationale, et pour cela commencer par un minimum de respect pour nos autorités légitimement élues.
...

Hélène Legeay à  Bertrand Givelet,

Si nous respections l'autorité à tous prix, nous ne dénoncerions pas les violations des droits de l'homme commises par cette autorité. De plus, je ne pense pas que mes propos soient plus violents que la rhétorique guerrière utilisée par notre président qui ne concourt certainement pas à l'unité nationale. Si c'est à une unité nationale du type de celle imposée par Bush après le 11 septembre que vous faites référence, on s'en passera très bien. Mieux vaut une société qui débat, qui s'auto-critique, même en ces temps difficile, qu'une société qui part en guerre comme un seul homme, qui érige des frontières qu'elle avait mis si longtemps à abattre, qui adopte des mesures liberticides au mépris des droits fondamentaux. Par ailleurs, plus une personne a de pouvoir au sein de la société, plus elle représente un danger pour le public si elle abuse de ce pouvoir, c'est pourquoi je parle de danger public. 
Quant à faire le jeu de Marine Le Pen, Hollande s'en occupe déjà très bien, lui qui ratisse de plus en plus largement sur le terrain de la droite et de l'extrême droite. Enfin, je ne pense pas que l'intensification des raids sur les bastions de l'EI soit une solution contre le terrorisme en France comme le gouvernement tend à le présenter. C'est passer à côté du problème.

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Important ! voir et écouter Me Henri Leclerc, LDH : 

 http://www.dailymotion.com/video/x3e7l66_me-henri-leclerc-je-voudrais-que-les-gens-comprennent-que-l-etat-d-urgence-ce-n-est-pas-rien_news

vendredi 16 octobre 2015

La santé de l'historien Maâti Monjib est gravement en danger


Par Ziad El Baroudi
 
A diffuser le plus possible


Chaîne de diffusion quotidienne sur la situation du Maroc.- Rejoignez-nous sur facebook sur la page Chaab.TV
- Rejoignez-nous sur twitter sur @CHAABTV
- Si vous aimez la newsletter parlez-en autour de vous.
- Si vous désirez vous abonner envoyez-moi un mail sur elbaroudiziad@gmail.com


Merci de votre lecture Chers Lectrices, Chères Lecteurs !

vendredi 26 juin 2015

L’accord controversé d’entraide judiciaire entre la France et le Maroc adopté par les députés français


Par Ghalia Kadiri, Source : Le Monde, 25/6/2015

4391718_3_0c4e_le-ministre-des-affaires-etrangeres_96972937b61d1c766fa4b8b5bfd9402c

Les députés français ont adopté mardi 23 juin le protocole signé entre le Maroc et la France pour modifier leur convention d’entraide judiciaire, afin de mettre un terme à un an de brouille diplomatique. Le document a été approuvé par 33 voix pour, et 4 contre. Les écologistes et les communistes ont fait entendre leur opposition au texte, que dénoncent les organisations de défense des droits de l’homme.
Lors du vote du texte en commission des affaires étrangères, lundi 16 juin, les députés socialistes et Républicains ont approuvé le projet. Le protocole a été adopté dans le but de rétablir au plus vite « les relations exceptionnelles qui existent depuis toujours » entre les deux pays, a alors expliqué Elisabeth Guigou, présidente de la commission et rapporteure du texte. Le projet est d’ailleurs examiné dans le cadre d’une procédure accélérée afin de répondre, selon Mme Guigou, à « l’urgence du contexte ».
« Nous avons intérêt à ne pas nous poser en censeurs arrogants, mais plutôt en soutien dans la poursuite des efforts engagés par le Maroc », a-t-elle déclaré pour défendre le rétablissement de la coopération judiciaire entre Paris et Rabat, après une année de vive tension déclenchée en février 2014 par la demande d’audition du chef des services de renseignement marocains, Abdellatif Hammouchi, visé par plusieurs plaintes pour « torture » en France.
Mais le nouvel accord signé en janvier par les ministres de la justice des deux pays inquiète sérieusement les associations de défense des droits de l’homme, comme Amnesty international, l’ONG Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT) ou Human Rights Watch (HRW), qui accusent le texte de favoriser l’impunité, notamment pour les cas de torture, et appellent les parlementaires à le rejeter.
Sur le papier, le projet de loi est censé « favoriser, durablement, une coopération plus efficace des deux pays et renforcer les échanges d’informations ». Le nouveau dispositif prévoit en effet que les plaintes déposées en France seront désormais « prioritairement » renvoyées vers Rabat ou clôturées. Pour de nombreux observateurs, le protocole risque de remettre en cause l’indépendance de la justice et la compétence universelle des tribunaux français. Les ONG (ACAT, FIDH – Fédération internationale des droits de l’homme –, LDH – Ligue des droits de l’homme –, Amnesty, HRW) dénoncent un déni de droit. La commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) recommande elle aussi, dans un avis rendu le 21 mai, que l’accord « soit retiré ou rejeté ».
La députée écologiste Cécile Duflot a expliqué, lors du vote en commission, que le protocole souffre d’un « flou dans la rédaction » et d’une « immense ambiguïté ». « C’est vrai que c’est un texte qui souffre d’imprécisions mais il ne remet pas en cause notre droit interne ni nos engagements internationaux », a au contraire justifié Elisabeth Guigou. Si elle ne s’attend pas à des débats trop houleux à l’Assemblée, elle a rencontré ces dernières semaines toutes les associations pour tenter de répondre à leurs inquiétudes. De son côté, l’ancien ministre Pierre Lellouche (Les Républicains) a tenu à rappeler la responsabilité de la France dans la récente crise diplomatique avec le Maroc : « Ce que je retiens, c’est l’extraordinaire maladresse qui est à l’origine de cette affaire. »

L’ACAT, Amnesty International France, la FIDH, Human Rights Watch et la LDH regrettent le vote de cet accord, qui favorise, selon elles, l’impunité pour les responsables marocains suspectés de graves violations des droits humains. Elles se disent « très préoccupées que les députés aient adopté un accord qui comporte des dispositions contraires à la Constitution française et à certains engagements internationaux de la France. En enjoignant au juge français de se dessaisir au profit du juge marocain, ce texte risque d’entraîner un déni de justice pour les victimes de torture au Maroc qui ont saisi les juridictions françaises en dernier recours. » Le collectif appelle le Sénat à rejeter le protocole lors de son examen, le 8 juillet.
Ghalia Kadiri, Source : Le Monde

URL courte:http://www.demainonline.com/?p=40389

mardi 28 avril 2015

Urgent ! Danger ! Votez non à l’accord d’entraide judiciaire entre la France et le Maroc

 Communiqué commun FIDH, la LDH, l’ACAT, Amnesty International-France et HRW

Un Protocole entre la France et le Maroc en matière d’entraide judiciaire vient d’être déposé pour examen à l’Assemblée Nationale. Selon le gouvernement ce « protocole additionnel du 6 février 2015 tend à favoriser une coopération plus durable et efficace entre la France et le Maroc, dans le respect du droit interne et des engagements internationaux des deux Parties ».

Or, ce texte soulève de fortes interrogations au regard de sa légalité et de sa compatibilité avec la Constitution française ainsi qu’avec les engagements internationaux souscrits par la France. Cet accord n’est pas un accord bilatéral anodin contrairement à la présentation qui en a été faite : 

 Il porte atteinte au droit à un recours effectif des victimes françaises et étrangères de crimes et délits commis au Maroc

   Il est contraire au principe de la séparation des pouvoirs et à l’indépendance du pouvoir judiciaire 

 Il donne la priorité à la justice marocaine sur la justice française même quand la victime est de nationalité française 

 Il est contraire aux obligations qui pèsent sur la France de traduire en justice des auteurs présumés de crimes internationaux 

Il place les victimes françaises dans une situation d’inégalité devant la loi, selon qu’elles ont été victimes d’un crime ou d’un délit au Maroc ou ailleurs 

Il ordonne au juge français de se dessaisir au profit du juge marocain dès lors qu’une plainte en France a été déposée par un Marocain ou un Français, sans même examiner les principes fondamentaux du droit à un procès équitable et sans requérir une demande d’extradition au préalable

Nos cinq ONG appellent les parlementaires français à s’opposer au vote du projet de loi portant adoption de ce Protocole qui menace dangereusement l’accès à la justice des victimes d’infraction.
 *******************************************************************************
Vous trouverez ci-joint des Questions/Réponses avec plus de renseignements et nous sommes disponibles pour des entretiens.

dimanche 28 septembre 2014

"Urgence pour l'emploi scientifique"


De : Gisele Mont, 28/9/2014 
Au cours de "la nuit des chercheurs" j'ai pu échanger avec des chercheurs qui animaient des stands, tous à titre bénévole. Ils sont dans un grand désarroi. Leurs conditions de recherche sont déplorables. Conditionnés à des recherches d'autofinancement qui les prive de la sérénité nécessaire et indispensable leurs travaux pourtant élaborés, à la pointe de l''innovation, ne sont pas reconnus ni accompagnés pour la plus grande majorité d'entre eux. Les jeunes fuient ces filières face à cette non reconnaissance et leurs professeurs y voient un terrible gâchis.

Ils dénoncent en outre le détournement des fonds publics. Dont le crédit impôt recherche attribué sans le moindre contrôle en retour et détourné en très grande partie de ses objectifs par les entreprises. 

Ils appellent à une prise de conscience citoyenne. Regroupés dans l'association "La science en marche" ils lancent une pétition http://www.urgence-emploi-scientifique.org/petition

et une grande marche convergeant de tous les coins de France vers Paris, avec une journée phare à Toulouse le 2 octobre à 10h30 allées Jules Guesde


A faire savoir très largement autour de vous!
Gisèle

samedi 11 janvier 2014

Que faire pour ces 160 000 jeunes filles qui quittent l’école chaque année?

Par JAOUAD MDIDECH. La Vie éco, 2/1/2014
La section féminine du ministère de la jeunesse, avec ses 792 établissements et ses 2 450 cadres spécialisés et agents, essaie tant bien que mal de sauver quelques milliers de jeunes filles par an. Une meilleure protection de ces jeunes filles passera par la création d’une Instance nationale dédiée exclusivement à cette catégorie de la population.
 jeunes filles, maroc

Que faut-il faire pour venir en aide aux jeunes filles en situation de vulnérabilité, celles qui n’ont jamais fréquenté l’école et celles l’ayant quittée précocement, pour les aider à vivre en dignité ? La question mérite d’être posée quand on sait les dangers qui guettent cette catégorie de la population. C’est certain, une fille non éduquée, négligée par la famille, non prise en charge par la société, engluée dans l’ignorance, est une proie facile à toutes les tentations malveillantes. Dans le milieu urbain comme dans le monde rural, elles se comptent par dizaines de milliers. Ces chiffres sont éclairants, rappelons-les : 300 000 enfants quittent les bancs de l’école chaque année, 58% parmi eux sont des filles. Le monde rural en est le plus touché pour les raisons que l’on connaît (pauvreté, ignorance des parents, éloignement de l’école...) ; 16% des filles dans cette partie du Maroc ne vont même jamais à l’école, et seulement 57,8% fréquentent le niveau collégial, selon les statistiques 2012-2013 du ministère de l’éducation nationale (MEN).
Sans école, c’est le vide, sans prise en charge précoce, ces jeunes filles risquent d’être un vivier de la prostitution, de la traite des enfants, du travail précoce comme petites «bonnes». Dans ce registre et selon les chiffres du Haut commissariat au plan (HCP) suite à une enquête nationale sur l’emploi réalisée en 2009, parmi les 8,9 millions d’enfants âgés de moins de 15 ans, environ 174 000 sont soumis au travail précoce (soit 3,8%), dont 44% sont des fillettes. Cela dit, les 30 000 enfants de la rue dont ne cessent de parler les ONG, les médias et les instances internationales, sont souvent, si ce n’est pas à cause de parents désunis et de familles disloquées, le fruit de relations extraconjugales de ces jeunes filles. Une récente étude réalisée par des ONG marocaines et françaises (publiée par le média arabophone Alyaoum24) a mentionné que la proportion des filles parmi ces 30 000 enfants de la rue est passée de 11% en 2009 à 27% en 2013. Il n’est pas question ici de créditer à 100% ces estimations, mais il est absolument avéré, comme le note cette étude, que ce sont les filles qui sont le plus victimes d’agressions sexuelles. Violées, elles tombent enceintes, «ce qui augure pour l’avenir d’une multiplication du nombre d’enfants de la rue, si rien n’est fait pour les prendre en charge et les protéger».

La tranche d’âge 13-18 ans est cruciale, les jeunes filles encourent tous les dangers
Plusieurs institutions existent au Maroc, elles sont censées protéger et défendre les droits des enfants, mais une instance nationale dédiée aux jeunes filles en situation de précarité et de vulnérabilité sociale, il n’en existe pas encore. Or, il est urgent, selon Hayat Bouffrrachen, chef de la section des affaires féminines au ministère de la jeunesse et des sports (MJS), de doter le Maroc d’une telle institution. «J’ai assisté récemment en Jordanie, raconte-t-elle, à la quatrième édition d’une rencontre organisée par la Ligue Arabe dédiée aux jeunes filles. Chargés de la jeunesse, nous étions en tant que ministère bien à notre place dans cette rencontre, mais pas en tant qu’instance nationale exclusivement dédiée aux jeunes filles. Nous étions le seul pays arabe à ne pas disposer encore d’une telle structure». Et d’argumenter sa proposition en connaissance de cause puisque cette responsable est aussi présidente de l’Organisation marocaine de l’équité familiale: cette tranche d’âge 13-18 ans, dit-elle, est cruciale. La fille qui abandonne l’école devient vulnérable: «Mariage précoce, travail comme petite “bonne”, consommation de drogues, exploitation sexuelle, viol avec son lot de prostitution, de grossesses, d’avortement dans des conditions inhumaines ou d’enfants nés hors du lien du mariage. Tous les dangers guettent cette catégorie de la population, sans suivi et sans protection elle risque de sombrer dans tous les malheurs» (voir entretien).
En attendant la mise en œuvre des deux instances prévues par la Constitution de 2011 et dédiées à l’enfance, à la famille et à la jeunesse, et qui ne seront en fait que des organes consultatifs et non de proximité (voir encadré), il y a actuellement, outre les ONG qui travaillent avec les filles rurales en matière de scolarisation, trois structures dédiées aux questions féminines. Il y a d’abord le ministère de la solidarité, de la femme, de la famille et du développement social (MSFFDS), mais ce département a plutôt vocation à chapeauter des initiatives à caractère stratégique se rapportant aux questions féminines (projets de loi, plans d’action nationaux…) que de faire un travail de proximité en faveur des jeunes filles en situation de vulnérabilité. Il y a ensuite l’Observatoire national des droits des enfants (ONDE), présidé par la princesse Lalla Meriem, une institution créée au début des années 1990 : là aussi, il s’agit d’un organisme qui verse plus dans la protection des droits des enfants que dans des actions d’aide et de soutien aux jeunes filles vulnérables. Il y a, enfin, et c’est là l’organisme de proximité le plus important (et le plus ancien), la Division des affaires féminines au sein du ministère de la jeunesse et des sports (MJS) qui assure la gestion administrative, financière et pédagogique des Foyers féminins, des Centres de formation professionnelle et des jardins d’enfants. La Division œuvre notamment dans le domaine de la femme, de la jeune fille et de la petite enfance.

Le budget de la section féminine est passé de 8 MDH en 2009 à 300 MDH en 2014
Que fait alors cet organisme et quel est son bilan pour l’année 2013 ?
Par rapport aux attentes et aux défis que présente cette catégorie de la population, avouons que les résultats ne sont pas énormes, mais la section féminine au MJS a le mérite d’exister, de pouvoir approcher quelques milliers de ces jeunes filles vulnérables, ne serait-ce que parce qu’elle dispose d’une structure s’étendant sur tout le territoire national, avec 792 établissements, 2 450 cadres spécialisés et agents, entre fonctionnaires du ministère et prestataires externes de service. Les actions de cette section féminine sont directes, faites dans le cadre de foyers féminins, de centres de formation professionnelle, de programmes de lutte contre l’analphabétisme, d’activités de sensibilisation et de rayonnement, de jardins d’enfants...
Au titre de 2013, estime Hayat Bouffrrachen, «plus de 7000 jeunes femmes et jeunes filles (entre 13 et 30 ans) ont bénéficié dans nos établissements d’une formation professionnelle, avec un diplôme reconnu par l’Etat, avec 95% d’insertion professionnelle ; et plus de 74000 ont pu suivre nos actions d’accompagnement et de sensibilisation. N’oubliez pas qu’on est le deuxième secteur formateur au Maroc après notre partenaire l’OFPPT, avec cette spécificité de se consacrer aux jeunes filles».
Les filières que cette section féminine du ministère propose touchent des domaines aussi variés que la couture, la coiffure, l’informatique, la broderie, la tapisserie, la gastronomie, le bureautique...Elle prodigue même des formations pour des jeunes diplômées de l’université qui n’ont pas pu avoir une formation adéquate avec le marché du travail.
Mais que peut un seul organisme de cette dimension pour une population féminine estimée à plus de 160 000 élèves dont l’âge varie de 12 à 18 ans et qui quitte l’école chaque année ? Certes, il y a une augmentation continue de son budget, qui est passé de 8 MDH en 2009 à 300 MDH en 2014 (sur un budget global du MJS estimé à 1,3 milliard de dirhams dans l’actuelle Loi de finances), mais on est encore loin du compte...



samedi 21 décembre 2013

Projet de code numérique pour surveiller les Marocains, avorté !

Rida BenotmanePar Rida Benotmane, 16/12/2013

Si le projet de code numérique récemment mis en ligne par le département du commerce, de l’Industrie et des nouvelles technologies suscite autant de réaction dans la communauté des cyber activistes marocains, c’est qu’il menace les espaces de libertés d’expressions encore possibles aujourd’hui sur les réseaux sociaux après le baillonnement de ce qui restait de la presse indépendante, comme en témoignent, entre autres, les dernières poursuites judiciaires engagées contre le site Lakome. Le projet est d’autant plus dangereux qu’il instaure un système de censure sur les communications privées.

Une illusion d’entrée de jeu 
Dans son préambule, le  projet de code numérique  présenté par le gouvernement  annonce sa  conformité aux « conventions internationales dûment ratifiées dans ce domaine ».  En matière de numérique, le Maroc n’a ratifié qu’un seul traité en 1983 sur la distribution de signaux porteurs de programmes transmis par satellites, cependant que la « Convention des Nations Unies sur l’utilisation de communications électroniques dans les contrats internationaux (novembre 2005) et  la loi type de la CNUDCI sur le commerce électronique (1996), considérées comme les plus importantes en la matière, notamment pour l’aspect relatif à l’équivalence de signatures électroniques transfrontalières,  n’ont toujours pas été acceptées ou signées et encore moins ratifiées.

 L’administration en ligne : l’usager  à la merci du e-gouv
Le projet de code considère que « l’accès des citoyens à l’information détenue par l’administration publique est un progrès social », que « l’administration numérique vise à améliorer le bien-être social », mais d’entrée de jeu, comme pour la loi sur le droit d’accès à l’information, le texte, dans son article 2 exclut, sans réserves, toute prestation d’administration électronique concernant  la défense nationale,  la sûreté intérieure ou extérieure de l’Etat. Autrement dit, si l’administration en ligne est considérée comme un « progrès social », celui-ci ne saurait s’étendre à de banales informations ayant trait, par exemple, aux ressources humaines ou au financement des instituions susvisées. Évidemment, cette position n’est pas conforme aux standards internationaux dont se targue le projet dans son préambule. D’ailleurs, la généralité des termes de cet article compromet une pratique déjà répandue entre l’usager et l’une de ces institutions visées plus haut, en l’occurrence, le ministère de l’Intérieur notamment pour les procédures d’obtention de passeport ou de la carte d’identité nationale ! Un projet de code numérique censé nous porter vers l’avenir mais qui est en fait « archaïque », car en rade par rapport aux pratiques déjà en vigueur ! Ainsi,  dans les termes actuels du projet, le progrès enregistré ces dernières années dans ce type d’administration électronique devrait être abandonné pour mieux s’adapter au nouveau code !
Mais nous ne sommes pas au bout de nos peines.  Le texte prévoit que « tout autre service de l’administration électronique peut être exclu par voie réglementaire ». Autrement dit, chaque fois que le gouvernement jugera bon d’exclure un service administratif, il le fera  de manière unilatérale sans consulter les principaux concernés à savoir les usagers, dont l’accès aux informations publiques est, rappelons, le résultat d’un progrès social. Cette mesure parait autoritariste et appelle une solution plus démocratique à savoir que si restriction il doit y avoir, c’est au peuple d’en décider à travers le parlement. Encore faut-il que l’hémicycle dispose de suffisamment de légitimité démocratique, ce qui n’est pas le cas dans le contexte institutionnel actuel.
Autre lacune, le projet, dans son article 4 parle des obligations de sécurité  incombant  aux autorités prestataires de services en lignes avant même que le service ne soit créé, ce qui est sans doute louable pour assurer un service d’administration électronique efficace. Mais la loi reste muette quant à  la reddition des comptes au cas où le service est défaillant. Aucune responsabilité de l‘autorité compétente n’est engagée en cas  de manquements à l’obligation de sécurité précitée. Le projet se contente de préciser que « les modalités de création d’un service électronique sont fixées par voie réglementaire » !
De plus, aucune responsabilité de l’autorité compétente ne peut être engagée concernant la non délivrance d’un accusé de réception cependant qu’elle est obligatoire pour les demandes matérielles classiques. Dans le projet de code numérique, cette obligation, gage de la transparence du service public est totalement facultative comme en atteste l’article 15.  Le numérique, censé traduire l’évolution vers plus de protection des droits de l’usager, est en réalité, chez nous, une régression en la matière. C’est pourquoi, il est impératif que toute demande en ligne fasse l’objet d’un accusé de réception obligatoire, sachant que l’autorité prestataire de service en ligne est tenue d’une obligation de sécurité vis-à-vis de l’usager. Techniquement, la modalité dématérialisée de l’accusé de réception est moins coûteuse et moins compliquée à réaliser que dans le cas des demandes matérielles.
Pour justifier l’option facultative de cette mesure, le projet stipule que « l’administration n’est pas tenue d’accuser réception ou enregistrement des envois abusifs », comme s’il était coûteux ou encombrant d’instaurer un système automatique d’accusé de réception, qui serait autant contraignant que la réception de millions de demandes écrites jugées fastidieuses par un bureau d’ordre classique!

Les communications privées des Marocains sous écoute !
Le projet distingue entre les « communications numériques » et les «  communications numériques en lignes ». Les premières sont d’ordre privé, les secondes publiques. L’article 24 considère que les communications numériques sont libres sauf « lorsque la communication transgresse le respect de la dignité et de la vie privée de la personne humaine , de la liberté et de la propriété d’autrui, du caractère pluraliste de l’expression des courants de pensée, d’expression et d’opinions, et d’autre part par le respect de la religion musulmane, l’intégrité territoriale, le respect dû à la personne du Roi et au régime monarchique ou à l’ordre public, par les besoins de la défense nationale, par les exigences de services publics  et par les contraintes techniques inhérentes aux moyens de communications numériques en ligne ». Autrement dit, une communication privée, par e-mail par exemple, pourrait être restreinte dès lors qu’elle touche les sujets susvisés. Cela voudrait dire que le gouvernement disposerait d’un dispositif capable de « sniffer » les communications privés des Marocains (mails, téléphones et autres) et de pouvoir les intercepter pour les couper. Le projet est silencieux quant à l’autorité qui exerce ce type d’espionnage sur les communications privées des Marocains et qui serait habilité à «limiter », à censurer donc les communications privées jugées non conformes ! Il s’agit de la pire disposition légitimant la surveillance des communications privées dans un cadre extrajudiciaire. Par ailleurs, l’article 31 fait ressortir une grave contradiction. Les prestataires de services ne sont pas soumis à une obligation générale de surveiller les informations qu’ils transmettent ou stockent. Ce qui suppose l’existence d’un système global de sécurité, qui fait le travail à leur place , qui plus est de manière extralégale !

 Le projet de code numérique : un projet de code pour la presse électronique ?
Désormais, tout prestataire de services en ligne, devra se conformer à l’obligation d’identification prévue à l’article 25. En l’absence d’un code spécifique pour la presse électronique, ce projet de code semble vouloir combler le vide existant.
L’article 28 pose une condition relevant de la gageure : tous les prestataires de services sont invités à élaborer, ensemble, un code de bonne conduite « déclinant et harmonisant leurs pratiques professionnelles dans un délai de 12 mois à compter de la date de publication du code au bulletin officiel », à défaut de quoi ce code de conduite sera élaboré par voie réglementaire ! Est-il raisonnable de demander à tous les prestataires de services d’élaborer un code unique des pratiques professionnelles ? Comment sera-t-il possible de réunir l’ensemble des groupements professionnels  agissant en ligne et dont les pratiques ne sont pas homogènes pour leur demander d’élaborer un code commun de bonne conduite?! Il serait plus sage d’identifier les différents corps de métiers concernés (médias en ligne, cybercommerçants,  opérateurs télécoms, administration en ligne,…etc). Chaque métier développerait son propre code de bonne conduite, selon ses pratiques spécifiques  en prévoyant un délai raisonnable évitant toute ingérence réglementaire en la matière.  En cas de retard déraisonnable, c’est au pouvoir législatif de proposer un code spécifique pour le corps concerné et il y aurait autant de codes de bonne conduite que de métiers numériques à la place d’un code unique rédigé par le gouvernement pour les professionnels!

 Le contenu illicite : une notion vague et imprécise qui menace la liberté d’expression
Le projet prévoit l’engagement de la responsabilité civile ou pénale, selon les situations, en cas de diffusion de contenu « illicite ». Mais le texte ne précise pas ce qui doit être entendu par contenu « illicite ». Une définition claire et précise permettrait d’éviter les abus d’interprétation notamment en matière de limitation de liberté d’expression.  Dans ce flou, il est impossible de savoir si une publicité pour une marque d’alcool, ou un commentaire critique à l’égard d’un acte royal  constituerait du contenu illicite…
Pire, le projet de loi oblige les prestataires de services, médias y compris, de jouer le rôle de police du web, à défaut de quoi la responsabilité du prestataire de service  est engagé sur le plan civil. La responsabilité est pénale si l’intention du prestataire de service est « délibérée », c’est-à-dire lorsqu’il a pris connaissance d’un « contenu illicite » et ne fait rien pour le retirer. Si l’option est concevable s’agissant d’un contenu pornographique ou portant atteinte à la dignité humaine, il demeure problématique s’agissant de retirer, par exemple, un commentaire virulent contre la politique du Palais notamment. En outre, se pose la question de la preuve du caractère « délibéré ». De plus, un média en ligne peut valider le commentaire d’un usager sur un sujet déterminé, sans que ce commentaire ne soit considéré illicite par le directeur de publication au sens des restrictions édictées à l’article 24. Néanmoins, ce même commentaire pourrait être jugée « illicite » par la censure et  la responsabilité du  support serait pénalement engagée. D’où la nécessité d’un débat élargi et profond sur la notion de « contenu illicite » dans le contexte du numérique, afin d’éviter de graves  atteintes  à la liberté d’expression, surtout dans un système politique accumulant les écueils sur le plan démocratique et les procès contre les militants et les journalistes connus pour leur ligne éditoriale insoumise au dictat du Palais.
Toutefois l’alinéa 5 de l’article 30 apporte une modération à l’engagement de la responsabilité du prestataire de service  si ce dernier procède au retrait du contenu illicite dans « les plus brefs délais », lorsqu’il est mis en demeure. La loi parle d’activité « jugée » illicite par toute partie initiant la mise en demeure, comme en atteste le 3ème alinéa. Or, seul un tribunal est habilité à juger. Par conséquent, toute partie peut se plaindre d’un contenu illicite, mais seule la justice est compétente pour se prononcer sur le caractère illicite d’un contenu et en demander le retrait. Ce qui n’est pas le cas avec le présent projet. D’ailleurs, l’article 32 prévoit cette possibilité et il est inutile de l’étendre à d’autres parties, ce qui saperait  l’indépendance de la justice et les principes démocratiques de séparation des pouvoirs. Mais l’article 36 interdit à une personne de présenter un contenu comme illicite « alors qu’elle sait que cette information est inexacte ». Survient alors le problème de la preuve de la mauvaise foi. Par conséquent, la justice doit être seule habilitée à décider si oui ou non  un contenu est illicite.
Plus encore, il est question pour l’autorité judiciaire de « désactiver l’accès au contenu illicite, bloquer l’accès à un emplacement en ligne situé à l’étranger et résilier le compte de l’utilisateur ».  En outre, L’autorité judiciaire « peut par référé ou sur requête prescrire à un prestataire de service toutes mesures propres à prévenir un dommage où à faire cesser un dommage occasionné par un contenu diffusé ou par une activité exercée sur un service de communication en ligne ». Autant de prérogatives exorbitantes devant être entourées de garantie dans le contexte de la presse électronique.
Pour reprendre Margaret Mead, « ne doutons jamais qu’un petit groupe d’individus, conscients et engagés puissent changer le monde. C’est même de cette façon que cela s’est toujours produit ». Une pensée qui devrait nous inciter à nous indigner contre ce type de projet rétrograde alors que le nombre des régimes démocratiques a  quintuplé depuis 1945, permettant la mise en place de systèmes juridiques moins arbitraires, un meilleur respect des droits de l’homme, une transparence accrue et une plus grande liberté de circulation des idées, des marchandises, des capitaux et des gens.

URL courte
http://www.demainonline.com/?p=28583
---------------------------------------------------------------------------

Ras-le-bol : Le réalisateur d'Ouja3 trab, 

 Chafik Shimi annonce quitter le Maroc 

 



  L’avant-projet de loi du Code numérique, défendu par Moulay Hafid Elalamy, a fait beaucoup de furieux ce weekend au Maroc. Parmi eux, Chafik Shimi. Dans une vidéo postée sur son compte Facebook, le réalisateur de la célèbre série « Ouja3 trab » annonce son départ définitif du Maroc. 




« Il est difficile pour l’Homme d’annoncer la fin de son parcours artistique dans son pays. Il est difficile pour l’homme d’être contraint de quitter sa nation ». C’est avec ces mots que Chafik Shimi a annoncé son départ définitif du Maroc. Dans une vidéo postée dimanche soir sur ses comptes Facebook et Youtube, l’acteur et réalisateur marocain de la série « Ouja3 trab », exprime, en effet, son ras-le-bol du Maroc suite à la présentation en fin de semaine dernière, du très controversé projet du Code numérique.
« Avant la publication de la dite-loi du ministre ‘technocrate’, qui nous promet un avenir où on risque d’être condamné à 5 ans de prison et 100 000 dh d’amende si on n’est pas d’accord avec la politique du pays, (…) j’en profite pour annoncer que j’arrête de faire de la création artistique au Maroc et définitivement », explique celui qui est également scénariste, dialoguiste et metteur en scène.
« Mon expérience de la création au Maroc touche à sa fin. Je quitte mon pays malgré moi - à bon entendeur. Et je remercie tous ceux qui ont cru en moi et qui m'ont soutenu. Je ne peux pas dire que je laisse le champ libre aux ... dans la mesure où il me semble qu'aucune place ne m'ait été offerte dans ce secteur », ajoute-t-il sur Youtube.

Le projet de loi qui fâche
Chafik Shimi n’est pas le seul à s’insurger contre l’avant-projet de loi du Code numérique. Chapoté par le département de Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Economie numérique et des Nouvelles technologies, le texte a suscité une énorme vague d’indignation ce weekend sur les réseaux sociaux au Maroc. Et pour cause, certaines de ses dispositions poussent les internautes marocains à l’inquiétude.
L’article 24 commence par affirmer, par exemple, que « les communications numériques en ligne sont libres », avant de préciser que « l'exercice de cette liberté ne peut être limité que dans la mesure requise (…) par le respect de la dignité et de la vie privée de la personne humaine, de la liberté et de la propriété d'autrui, du caractère pluraliste de l'expression des courants de pensée, d'expression et d'opinion ».  
« Le respect de la religion musulmane, l'intégrité territoriale, le respect dû à la personne du Roi et au régime monarchique ou à l'ordre public (…) les besoins de la défense nationale, les exigences de service public et les contraintes techniques inhérentes aux moyens de communications numériques en ligne », sont également évoqués. Mais ce n’est pas tout.
Le dit projet de loi, que certains qualifient déjà de « liberticide », prévoit aussi de lourdes sanctions pouvant aller jusqu’à 5 ans de prison et 100 00 dh d’amende à l’encontre des internautes qui ne respecteront pas l’un de ses articles. Ce qui est sur, c’est que le texte tel qui a été publié ce weekend sur le site du secrétariat général du gouvernement ne passera pas et a été retiré du site aujourd'hui. « Le code du numérique est trop important et structurant pour ne pas faire l’objet d’un large consensus », a fait savoir Moulay Hafid Elalamy par voie de son compte Twitter.

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------ 

Le code numérique avorté!
Moulay Hafid Elalamy retire le projet de loi du SGG
Il prévoyait des articles liberticides et des peines de prison ferme

         
Le code numérique avorté!
Le projet de code numérique va finalement être retiré, après le tollé général que certaines de ses dispositions ont soulevé
C’EST probablement la meilleure nouvelle de ce début de semaine: Moulay Hafid Elalamy, ministre du Commerce, de l’Investissement et de l’Economie numérique, doit en principe retirer aujourd’hui le Code numérique du circuit. Le projet de loi controversé, censé «structurer» le web, prévoyait des peines de prison ferme et des dispositions jugées «liberticides». C’est ce qui a d’ailleurs suscité un énorme tollé depuis plusieurs jours. Ce texte avait pourtant atterri entre les mains du Secrétariat général du gouvernement depuis quelques jours.
Le ministre n’a visiblement pas voulu cautionner le texte dont la trame avait été concoctée par le gouvernement sortant. Selon des sources proches, Elalamy redoutait particulièrement les conséquences qu’un tel projet aurait pu avoir sur le classement du Maroc au «Doing business».
Le code ratissait large: administration électronique, contrats conclus à distance, communications numériques, protection des mineurs en ligne, publicité et marketing électroniques, sécurité et confiance numériques, sanctions pénales et dispositions transitoires et finales.
Mais si plusieurs articles ont retenu l’attention des observateurs, il en est deux sur lesquels il est intéressant de s’arrêter, à commencer par l’article 73. Celui-ci interdisait la diffusion, qu’elle soit explicite ou implicite, «que ce soit par les images ou les propos, des scènes violentes ou contraires aux bonnes mœurs et à l’ordre public, des éléments pouvant encourager les abus, imprudences ou négligences ou pouvant porter atteinte à la religion musulmane ou aux politiques du public ou à la vie privée des personnes». Des dispositions qui ressemblent plus à un listing de notions vastes et approximatives qu’à un rigoureux texte de loi. Qu’est-ce qu’un «abus»? Qu’est-ce que «les bonnes mœurs»? N’importe quel comportement aurait pu être mis dans l’une de ces catégories, selon l’humeur et l’interprétation du juge. Deuxième pomme de discorde dans cet avant-projet de code numérique désormais caduc: l’article 110. Celui-ci donnait à l’autorité judiciaire la possibilité de trancher en faveur d’une «interdiction totale ou partielle d’utilisation des services de communication numérique ou de restriction d’accès auxdits services».
Rime AIT EL HAJ
- See more at: http://www.leconomiste.com/article/914058-le-code-num-rique-avort#sthash.FY3XuxlP.dpuf

Le code numérique avorté!
Moulay Hafid Elalamy retire le projet de loi du SGG
Il prévoyait des articles liberticides et des peines de prison ferme

         
Le code numérique avorté!
Le projet de code numérique va finalement être retiré, après le tollé général que certaines de ses dispositions ont soulevé
C’EST probablement la meilleure nouvelle de ce début de semaine: Moulay Hafid Elalamy, ministre du Commerce, de l’Investissement et de l’Economie numérique, doit en principe retirer aujourd’hui le Code numérique du circuit. Le projet de loi controversé, censé «structurer» le web, prévoyait des peines de prison ferme et des dispositions jugées «liberticides». C’est ce qui a d’ailleurs suscité un énorme tollé depuis plusieurs jours. Ce texte avait pourtant atterri entre les mains du Secrétariat général du gouvernement depuis quelques jours.
Le ministre n’a visiblement pas voulu cautionner le texte dont la trame avait été concoctée par le gouvernement sortant. Selon des sources proches, Elalamy redoutait particulièrement les conséquences qu’un tel projet aurait pu avoir sur le classement du Maroc au «Doing business».
Le code ratissait large: administration électronique, contrats conclus à distance, communications numériques, protection des mineurs en ligne, publicité et marketing électroniques, sécurité et confiance numériques, sanctions pénales et dispositions transitoires et finales.
Mais si plusieurs articles ont retenu l’attention des observateurs, il en est deux sur lesquels il est intéressant de s’arrêter, à commencer par l’article 73. Celui-ci interdisait la diffusion, qu’elle soit explicite ou implicite, «que ce soit par les images ou les propos, des scènes violentes ou contraires aux bonnes mœurs et à l’ordre public, des éléments pouvant encourager les abus, imprudences ou négligences ou pouvant porter atteinte à la religion musulmane ou aux politiques du public ou à la vie privée des personnes». Des dispositions qui ressemblent plus à un listing de notions vastes et approximatives qu’à un rigoureux texte de loi. Qu’est-ce qu’un «abus»? Qu’est-ce que «les bonnes mœurs»? N’importe quel comportement aurait pu être mis dans l’une de ces catégories, selon l’humeur et l’interprétation du juge. Deuxième pomme de discorde dans cet avant-projet de code numérique désormais caduc: l’article 110. Celui-ci donnait à l’autorité judiciaire la possibilité de trancher en faveur d’une «interdiction totale ou partielle d’utilisation des services de communication numérique ou de restriction d’accès auxdits services».
Rime AIT EL HAJ
- See more at: http://www.leconomiste.com/article/914058-le-code-num-rique-avort#sthash.FY3XuxlP.dpuf
Le code numérique avorté! 

Par l'économiste, 17/12/2013

C’est probablement la meilleure nouvelle de ce début de semaine: Moulay Hafid Elalamy, ministre du Commerce, de l’Investissement et de l’Economie numérique, doit en principe retirer aujourd’hui le Code numérique du circuit. Le projet de loi controversé, censé «structurer» le web, prévoyait des peines de prison ferme et des dispositions jugées «liberticides». C’est ce qui a d’ailleurs suscité un énorme tollé depuis plusieurs jours. Ce texte avait pourtant atterri entre les mains du Secrétariat général du gouvernement depuis quelques jours. Le ministre n’a visiblement pas voulu cautionner le texte dont la trame avait été concoctée par le gouvernement sortant. Selon des sources proches, Elalamy redoutait particulièrement les conséquences qu’un tel projet aurait pu avoir sur le classement du Maroc au «Doing business». Le code ratissait large: administration électronique, contrats conclus à distance, communications numériques, protection des mineurs en ligne, publicité et marketing électroniques, sécurité et confiance numériques, sanctions pénales et dispositions transitoires et finales. Mais si plusieurs articles ont retenu l’attention des observateurs, il en est deux sur lesquels il est intéressant de s’arrêter, à commencer par l’article 73. Celui-ci interdisait la diffusion, qu’elle soit explicite ou implicite, «que ce soit par les images ou les propos, des scènes violentes ou contraires aux bonnes mœurs et à l’ordre public, des éléments pouvant encourager les abus, imprudences ou négligences ou pouvant porter atteinte à la religion musulmane ou aux politiques du public ou à la vie privée des personnes». L'économiste