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dimanche 12 mars 2017

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    Sahara Occidental

dimanche 26 juillet 2015

Maroc : Le gouvernement autorise les ex-trafiquants de drogue à se présenter aux élections communales et régionales


Les anciens détenus pour trafic de drogue auront le droit de se porter candidats aux communales et régionales. Le ministère de l’Intérieur a brandi son véto contre une proposition des partis de la majorité gouvernementale visant à les exclure de la course aux élections. Dans le viseur des groupes de la majorité figuraient également les condamnés pour fraudes électorales et crimes financiers.
 
 Mohamed Hassad et Abdelilah Benkirane au Parlement / DR
 
Mercredi soir, la plénière de la Chambre des représentants a adopté une loi organique relative à l’élection des membres des conseils des collectivités territoriales. 149 députés ont voté pour le texte contre 79 abstentions et aucune voix contre.
Les groupes de la majorité ont approuvé à contre cœur le texte élaboré par le ministère de l’Intérieur. Et pour cause, leur principal amendement visant à barrer la route aux trafiquants de drogue, condamnés par le passé à des peines d’emprisonnement, pour qu'ils ne puissent se porter candidats aux prochaines échéances communales et régionales, a été catégoriquement rejeté par Mohamed Hassad en commission. Un refus qui a contraint le président du groupe des députés du PJD de retirer la proposition, au nom de la majorité.
Le véto du ministre de l’Intérieur n’a d'ailleurs pas eu d'écho dans la presse du PJD. Le site de la Lampe a préféré regardé ailleurs, consacrant un article sur la hausse de la représentativité féminine à 27% lors des élections communales et régionales.

Un revers pour les « frères » de Benkirane
C’est un sérieux camouflet pour les partis de la majorité gouvernementale, notamment pour les islamistes du PJD. Les seuls jusqu’à présent qui n’ont pas encore ouvert leurs listes aux candidats au passé obscure. En effet, des ministres et de hauts cadres de la Lampe ne cessent depuis des mois, de mettre en garde contre la collusion entre argent sale du cannabis et certaines formations politiques. Preuve en est les attaques du week-end dernier, du ministre de l’Equipement et des Transports contre cette « entente ». Son "frère" du parti, Abdelali Hamieddine a repris le flambeau, hier, dans une chronique.
Par le passé, le gouvernement du socialiste Abdrrahman El Youssoufi, aidé en cela par les hommes du Palais, avait réussi à « convaincre » certains notables soupçonnés de trafic de drogue de ne pas se présenter aux législatives de septembre 2002. Une initiative qui avait mis sur la touche des politiques de la région du nord.

mercredi 3 décembre 2014

Droits de l’homme au Maroc : Jusqu’à prison tout va bien

Par Ahmed Snoussi, Demain, 3/12/2014

Ahmed Snoussi à Marrakech (Photo AicPress)
Ahmed Snoussi à Marrakech (Photo AicPress)

Il y a quelques années, le Parlement marocain organisa une « journée d’études » sur la problématique de la culture du cannabis (kif) dans le Nord du Maroc. Les partis politiques marocains ainsi que des experts, nationaux et internationaux, furent invités à proposer des solutions pour remédier à ce fléau qui fait du Maroc l’un des premiers exportateurs de drogue douce dans le monde.
Et c’est ce que fit ce beau monde. Tout au long de cette journée, les experts égrenèrent une série de propositions qui furent prises au sérieux par les législateurs marocains qui, bien entendu !, jurèrent de tout faire pour les prendre en considération et les mettre en application.
La « journée d’études » s’acheva avec un sentiment de « mission accomplie ». A joint prochain ! se saluèrent les participants au conclave.
Mais le lendemain de ce mémorable et fructueux jour, les parlementaires retournèrent à leur longue et ronflante sieste et oublièrent totalement les recommandations qu’ils avaient applaudies auparavant.
En fait, le Makhzen s’était approprié de cette « journée d’études » pour donner, en direction de l’étranger, inquiet de la production toujours en hausse de la culture de cannabis, la sensation qu’il était conscient de la nocivité de ce fléau et qu’il cherchait à le combattre.
Dans cette même logique, il y a quelques jours s’est ouvert à Marrakech le Forum mondial des droits de l’homme. Et encore une fois, le régime a profité de l’occasion non pas pour améliorer les droits de l’homme des Marocains, mais plutôt pour retaper sa propre image.
L’idée est de faire de ce faux-rum, organisé par le très officiel Conseil national des droits de l’homme (CNDH), un leurre dont le but est de faire oublier pour un week-end que le Maroc viole systématiquement et de manière réitérée les libertés fondamentales, que la torture est toujours là, que le droit d’association n’existe que dans les textes, que la liberté d’expression est un vain mot et que la justice se couche toujours devant les instructions venues d’en haut.
Et c’est ainsi que pendant ces quelques jours de « fête », le Makhzen a pu mettre en avant ses « réformes » et ses « acquis » en cherchant à vendre l’image d’un pays stable alors que la seule stabilité réelle au Maroc c’est la crise et l’injustice. Il a fait étalage des « libertés » obtenues par les Marocains alors que la seule vraie liberté qui existe est la sienne. Particulièrement quand il s’agit de manier la matraque, de fermer des journaux, d’emprisonner journalistes et rapeurs, de réprimer les manifestations des associations de droits de l’homme et d’interdire à vie les artistes.
A Marrakech, les annonces publicitaires que l’on voit exhibées sur les panneaux publicitaires des grandes avenues et qui vantent la tenue du Forum mondial ne sont que des slogans mensongers. Une contrefaçon caractérisée qui ne semble pas intéresser la police ou la justice, les seules institutions habilitées à sévir contre les bonimenteurs.
Au contraire, dans la ville ocre, les forces d’intervention rapide se sont montrées promptes au moment de bâtonner une manifestation d’aveugles venus réclamer leurs droits et qui qui n’ont obtenu que le droit à une répression aveugle.
On aurait souhaité que ces forces d’intervention rapide aient fait montre du même empressement au moment de secourir les victimes des inondations du sud du Maroc dont les victimes ont dû attendre plusieurs jours avant de bénéficier du droit au secours.
C’est ça notre cher Maroc. Ces inondations n’ont pas empêché notre pays de subir une sécheresse endémique de droits de l’homme.
Alors un forum mondial des droits de l’homme au Maroc, pourquoi pas ? Mais pourquoi ne pas organiser également un forum mondial sur la glace au Sahara ?
Les participants à cette grande supercherie vont repartir chez eux, mais nous, Marocains, qui allons rester,  nous devrions méditer la devise d’Etienne de la  Boétie qui disait : « Soyez résolus à ne plus servir, et vous serez libres ».
Ahmed Snoussi
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Drogue. Un homme d’affaires marocain cerveau d’un trafic international. 7 de ses complices ont été interpellés à Mellila et 2,5 millions d’euros leur appartenant ont été gelés. Le présumé baron de drogue menait une double vie grâce aux services d’un avocat qui "camouflait ses activités   et leur donnait une apparence de légalité juridique", précise la Guardia civil. Pour transporter le cannabis des côtes marocaines vers l’Espagne, les membres du réseau voyageaient en yacht. Ils se faisaient passer pour des amateurs de pêche et de sports nautiques. h24 info


jeudi 18 septembre 2014

De Casablanca à Marrakech, les rues appartiennent aux enfants


Enfants des rues au Maroc_Laurine JobinAu Maroc, on recense environ 30’000 enfants des rues. Un chiffre effrayant lorsque l’on sait les dommages qu’une telle situation a sur le développement et l’avenir des enfants. Sortis du système scolaire, en situation de pauvreté, en proie aux violences urbaines et cible de tous les trafics – qu’ils soient de drogues ou sexuels -, ces enfants ont un avenir aussi sombre que les rues dans lesquelles ils vivent.

A Casablanca, la plus grande ville du Maroc, on compte environ 7’000 enfants dans cette situation. Les «chamkers» sont ces enfants abandonnés ou ayant décidé de fuir de leur plein gré un environnement familial parfois violent et souvent peu commode. Si certains d’entre eux travaillent la journée dans la rue et rentrent le soir chez eux pour dormir, d’autres font d’un simple carton ou d’une marche d’escalier un matelas peu confortable pour passer la nuit.
Dans les rues de « Casa », poumon économique du pays qui offre un travail à plus de la moitié de tous les habitants du pays, les enfants des rues vendent de petites marchandises et des services aux piétons et aux automobilistes.

Ce phénomène n’est pas unique à Casablanca. À Marrakech, autour du plus grand souk du Maroc, les millions de touristes ne sont pas les seuls à battre le pavé : les enfants des rues y ont également pris leur quartier. Parfois organisés en clans, ils gagnent quelques sous autour du célèbre marché en vendant aux touristes des paquets de mouchoirs, d’autres produits ou des conseils.
Avec quelques Dirhams, ces enfants pourront acheter de la drogue. Pour rendre leur quotidien moins difficile, ils sniffent souvent de la colle, drogue bon marché et facile d’accès, ou d’autres produits hallucinogènes.
Le nombre précis d’enfants des rues, à Casablanca,  Marrakech et ailleurs, est difficile à établir étant donné leur mobilité. Selon le Ministère marocain de la solidarité, de la femme, de la famille et du développement social, ce chiffre évoluerait entre dix et trente mille enfants. Par contre, l’origine de ce fléau est plus facilement identifiable : la pauvreté et le chômage qui touchent de nombreuses familles marocaines et le manque de soins et d’affection reçu par certains enfants dans le milieu familial, sont autant de facteurs qui poussent les enfants dans la rue.
Une touche de couleur dans ce sombre tableau : la société civile marocaine, incarnée par des associations et organisations non gouvernementales, tente de venir en aide à ces enfants. Parfois sur l’initiative du gouvernement, des centres d’accueil ont été ouverts et tâchent de réintégrer les enfants des rues dans le système scolaire, dans une famille et plus généralement dans la société. Cependant, le nombre d’enfants à prendre en charge est trop élevé par rapport à celui des infrastructures et du personnel qualifié affectés à cette cause. De plus, la relation de confiance entre les acteurs sociaux-éducatifs et les victimes n’est pas toujours aisée à établir : ces enfants, abandonnés par leur famille et laissés-pour-compte de la société, ont perdu toute confiance envers les adultes et tout espoir dans l’avenir.
Il convient pourtant de leur garantir leurs droits fondamentaux et, notamment, leur droit à l’enfance.


samedi 23 août 2014

«Le Maroc utilise la drogue pour déstabiliser la région du Maghreb»


Par Amar Ouali, Le Temps d'Algérie, 22/8/2014 
Abdelkader Taleb Omar, Premier ministre sahraoui, à partir de Boumerdès :

«La sécurité et la stabilité du Maghreb sont tributaires des comportements des autorités marocaines qui tentent de déstabiliser la région par la drogue», a déclaré, jeudi, le Premier ministre sahraoui, Abdelkader Taleb Omar, lors de la clôture de la 5e édition de l'université d'été de la RASD et des cadres du front Polisario.
«La drogue est une arme aux mains des Marocains pour détruire la stabilité des pays voisins, afin de dissimuler leur politique expansionniste dans cette région», a-t-il précisé avant d'enchaîner : «D'immenses champs de drogue sont cultivés à travers plusieurs localités au Maroc et ce, dans le but d'embourber le Maghreb par cette substance bannie par la loi.»
Selon Taleb Omar, il est impossible de construire un Maghreb tant que la politique expansionniste du Maroc est toujours de mise. Le Maroc a quitté l'Union africaine, suite à la reconnaissance, par cette institution, du Sahara occidental. «Tous les pays du Maghreb reconnaissent le Sahara occidental et c'est pour cette raison qu'il tente (le Maroc NDLR) de ne pas mettre les roues sur les rails pour construire le Maghreb», a-t-il fait remarqué. 
Des chercheurs ont affirmé que l'organisation terroriste du Mujao, était une fabrication marocaine pour déstabiliser les pays voisins, notamment l'Algérie, et le soutien de certains pays occidentaux au régime marocain n'a aucune base que celle de préserver les intérêts au détriment des souffrances du peuple sahraoui, à qui on continue à piller ses richesses naturelles. Le professeur Mohand Berkouk a, lors d'une conférence animée durant la tenue de l'université d'été, estimé que la politique expansionniste n'est pas dans l'intérêt de la région.
Par ailleurs, le  Premier ministre sahraoui a profité de l'occasion pour appeler les autorités marocaines à relâcher les prisonniers politiques sahraouis et les militants des droits de l'Homme. «Le Maroc refuse, depuis plusieurs années, l'installation d'un mécanisme de contrôle des droits de l'Homme, car il sait bien qu'il ne respecte pas la volonté du peuple sahraoui et les droits de l'Homme. Preuve en est, la découverte d'un charnier collectif, l'année écoulée, et qui a été visité par des représentants d'institutions internationales», a-t-il affirmé. 
En outre , le Maroc empêche la venue d'experts internationaux et de militants des droits de l'Homme et de représentants d'ONG et ce, dans l'optique de  dissimuler ses exactions commises à l'encontre des civils sahraouis, a évoqué pour sa part Pierre Galand, président de l'Eucoco. «Il y a un grand travail qui se fait pour montrer au monde les atteintes aux droits de l'Homme commises par le Maroc.
Nous avons présenté des dossiers aux instances internationales et à Mme Pillay, du Haut-Commissariat aux droits de l'Homme pour faire avancer le dossier d'établissement d'un mécanisme de protection des droits de l'Homme en territoires occupés», a affirmé en outre Galand qui n'a pas caché sa colère contre la France, pays des droits de l'Homme, qui refuse toujours l'établissement d'un mécanisme des droits de l'Homme au Sahara occidental.

 http://www.letempsdz.com/content/view/129726/1/



vendredi 4 avril 2014

Direction générale de la sûreté nationale marocaine : Plus de 100.000 suspects arrêtés au premier trimestre 2014

aufait avec MAP , 31/3/2014

Ils sont 103.714 suspects arrêtés au cours du premier trimestre de l'année en cours, et soumis procédure de la garde à vue, selon le bilan de la Direction générale de la sûreté nationale, publié ce lundi. /DR

Ils sont 103.714 suspects arrêtés au cours du premier trimestre de l'année en cours, et soumis procédure de la garde à vue, selon le bilan de la Direction générale de la sûreté nationale, publié ce lundi. /DR
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    La Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) a indiqué lundi que les interventions opérées par les différents services de sécurité sur l'ensemble du territoire national ont permis l'interpellation, au cours du premier trimestre de l'année en cours, de 103.714 suspects qui ont été mis en garde à vue.
    La DGSN a précisé, dans un communiqué, que 75.750 personnes ont été prises en flagrant délit, alors que 27.964 autres étaient recherchées pour leur implication présumée dans différentes affaires criminelles.

    Augmentation des personnes suspectes
    L'intensification des interventions sécuritaires dans l'ensemble des villes du Royaume et le renforcement de la présence des patrouilles de police ont permis d'enregistrer une augmentation du nombre de personnes suspectes de 14%  par rapport au premier trimestre de 2013.
    La même source ajoute que les opérations et interventions effectuées par les patrouilles mixtes de sécurité, chargées du contrôle des environs des écoles depuis le début de l'actuelle année scolaire au 31 mars, ont débouché sur l'arrestation de 737 personnes pour détention et trafic de drogue.
    Les quantités de stupéfiants saisies dans des affaires liées au contrôle de l'espace de l'enseignement se sont élevées, quant à elles, à 4,4 kilogrammes (kg) de hashish, 3,57 kg de poudre de tabac mélangée au kif, 307 grammes de maajoune, 11 sachets d'héroïne, un sachet de cocaïne et 216 comprimés hallucinants.
    Le communiqué indique que parallèlement à ces actions, les interventions des patrouilles mixtes de sécurité près des établissements scolaires ont permis également d'enregistrer 1.182 autres affaires criminelles et d'arrêter 1.412 personnes.
    La DGSN précise qu'en ce qui concerne le crime, 121.806 affaires répressives ont été enregistrées lors des trois premiers mois de 2014, alors que les affaires élucidées ont atteint 107.102, soit un taux de répression (moyenne de réussite des investigations sécuritaires) de l'ordre de 87.93%.
    Elle assure que ce genre d'interventions sécuritaires seront maintenues dans leurs volets préventif et répressif, en vue d'identifier et de lutter contre tout acte criminel qui porte atteinte à la sécurité des citoyens et de leurs biens.

    Plus de 100 000 suspects interpellés au Maroc durant le 1er trimestre 2014

    • Par : Christophe Sidiguitiebe, Telquel, 1/1/2014
    Plus de 100 000 suspects interpellés au Maroc durant le 1er trimestre 2014
    Crédit photo : DR
    La Direction Générale de la Sûreté Nationale (DGSN) a publié les chiffres de la criminalité au Maroc entre janvier et mars 2014 dans un communiqué relayé par la MAP hier 31 mars.  Les détails.
    Les différents services de sécurité ont arrêté et soumis à la procédure de garde à vue, 103 714 suspects au niveau national, lors du 1er trimestre de l’année en cours.  Parmi eux, 75750 personnes ont été prises en flagrant délit en train de commettre différents délits et crimes et 27 964  recherchées pour leur implication présumée dans  différentes affaires criminelles, a indiqué la DGSN. Un nombre en augmentation de 14% par rapport à la même période en 2013. Mais le communiqué précise que les crimes commis avec violence et qui pourraient avoir un impact négatif sur le sentiment de sécurité chez le citoyen n'ont pas dépassé les 10%  du nombre des crimes enregistrés durant la même période.  Ce qui constitue une baisse sensible de 2% par rapport aux trois premiers mois de l’année écoulée. Les crimes accompagnés d'agression sur la voie publique ont connu, pour leur part, une baisse de 3,25% souligne la même source.

    Trafic de drogue et violence dans les environs des établissements scolaires
    La police a aussi communiqué les chiffres relevant du contrôle des environs des établissements scolaires. Dans ce registre, 737 personnes ont été arrêtées pour détention et trafic de drogue, du début de l’année scolaire au 31 mars. Les quantités de stupéfiants saisies se sont élevées à 4 kg et 483 grammes de hashish, 3 kg et 578 grammes de poudre de tabac mélangée au kif, 307 grammes de Maajoune, 11 sachets d’héroïne, 1 sachet de cocaïne et 216 comprimés hallucinants, indique la même source. Toujours dans le même registre et cette fois en rapport avec d’autres affaires criminelles, 1 182 affaires enregistrées ont permis l’interpellation de 1412 personnes dont 105 pour coups et blessures avec préméditation, 313 pour  violence, 124 pour vol sous la menace, 328 pour ébriété publique manifeste, 89 pour violation de l'enceinte d'un établissement d'enseignement ,114 pour  détention illégale d'armes blanches et 30 pour incitation à la débauche.

    samedi 29 mars 2014

    Les ados marocains souffrent de troubles psychiques


    h24info.ma, 27/03/2014
    48.9 % des 15 ans et plus présentent un trouble psychique tel l'insomnie, l'anxiété et la dépression.
    48.9 % des 15 ans et plus présentent un trouble psychique tel l'insomnie, l'anxiété et la dépression. © DR
    Les adolescents marocains souffrent de troubles psychiques et adoptent un mode de vie "malsain" selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS)

    Lors de la 2e rencontre nationale sur la santé scolaire et universitaire et la promotion de la santé des jeunes le ministre de la Santé, El Houssine Louardi a affirmé qu'au Maroc, 20 % des enfants et des jeunes souffrent de troubles psychiques et la moitié des cas de troubles débutent à l'âge de 14 ans. Les études menées par les différents départements y compris celui de la santé ont fait ressortir que près de 50% des 15 ans et plus présentent un trouble psychique telles l'insomnie, l'anxiété et la dépression.
    Les adolescents marocains se surpassent au niveau du tabagisme, drogues, mauvaise alimentation et inactivité physique. 16 % des élèves de 13 à 15 ans sont des fumeurs, 6 %  de la même catégorie âgée de 13 à 15 ans consomment de l'alcool et 4 % consomment des drogues. 14 % de cette catégorie de population ont fait des tentatives de suicide une ou plusieurs fois. 82 % d'entre eux sont inactifs physiquement.

    Dans ce sens, le ministère de la Santé, met la santé psychique des ados parmi les axes les plus importants de la Stratégie sectorielle de la Santé 2012-2016.  El Houssine Louardi affirme la création de 32 espaces santé jeunes, 20 centres de référence en santé scolaire et universitaire et 30 centres médico-universitaires.


    
Le ministre a également rappelé l'intégration de la consultation en santé psychique dans 83 établissements de soins de santé primaires, la création d'une spécialité en pédopsychiatrie dans les CHU et de 6 Centres d'addictologie. Pour l'année 2014, un budget de 52 millions de dirhams va être débloqué pour l'achat des médicaments, soit 2 % du budget total alloué aux médicaments. 



    mercredi 5 mars 2014

    Cannabis :Le Maroc reste le premier producteur mondial

    Par K.N.
    Le cannabis rapporterait 214 millions de dollars au Maroc, chaque année./DR

    Le cannabis rapporterait 214 millions de dollars 

    au Maroc, chaque année./DR


    Avec l'Afghanistan, le Maroc reste la première source mondiale de résine de cannabis, selon le rapport annuel de l'OICS, Organe international de contrôle des stupéfiants, qui vient de paraître. 

    Le Maroc partage avec l'Afghanistan, selon le rapport 2013 de l'Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS), dont la rédaction a reçu une copie.

    Le rapport pointe du doigt une augmentation du trafic d’opiacés (substances dérivées de l'opium) en Afrique mais aussi de “l’abus d’opioïdes (dérivés synthétique de l'opium), de cannabis, de stimulants de type amphétamine et de cocaïne”.
    Le trafic de cocaïne est également en nette augmentation en Afrique du Nord et en Afrique de l'Est, soutient l'OICS.
    L'organisation fait savoir aussi que “les saisies d’héroïne ont décuplé en Afrique de l’Est depuis 2009, ce qui donne à penser que la sous-région est probablement la plus grande plaque tournante d’Afrique pour le trafic d’héroïne à destination des marchés d’Europe”.

    Abus élevé de cannabis et de cocaïne en Afrique
    Dans le volet “Toxicomanie et traitement” de son rapport, l'OICS attire l'attention sur le fait que “la prévalence annuelle de l’abus de cannabis demeure élevée en Afrique (près du double de la moyenne mondiale)”.
    “La prévalence de l’abus de cocaïne en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale demeure largement supérieure à la moyenne mondiale, et celle de l’abus de cannabis et d’opioïdes dans ces deux sous-régions reste relativement élevée”, précise également le rapport.
    L’OICS, dont le rapport 2013 est axé sur les conséquences économiques de l’abus de drogues, tire la sonnette d'alarme quant au traitement des usagers problématiques de drogues en Afrique.

    Impact sur la santé
    “Seul 1 usager problématique sur 18 suit un traitement en Afrique, ce qui est bien moins que dans d’autres régions, comme l’Amérique latine ou l’Europe orientale, où environ 1 usager problématique sur 11 suit un traitement, et l’Amérique du Nord, où il semblerait qu’1 usager problématique sur 3 bénéficie d’une intervention thérapeutique.”
    Bien que l’impact sur la santé figure parmi les conséquences les plus importantes en termes de pertes économiques, l'OICS affirme qu'“il est économiquement rationnel d’investir dans le traitement, compte tenu du coût que représente la toxicomanie non traitée et persistante ou le coût de l’incarcération”.

    1/10$
    Chiffres à l'appui, l'OICS précise que la plupart des études montrent que “chaque dollar investi dans de bons programmes de prévention peut permettre aux pouvoirs publics d’économiser jusqu’à 10 dollars”.
    L’OICS et le régime international de contrôle des drogues.
    L’OICS est un organe indépendant et quasi-judiciaire qui surveille et promeut la mise en œuvre des conventions des Nations Unies relatives au contrôle des drogues.
    Créé en 1968, l’OICS publie un rapport annuel qui examine de près la situation en matière de contrôle des drogues dans les diverses régions du monde, qui est présenté au Conseil économique et social de l’ONU.
    Organe impartial, l’OICS tente d’identifier et d’anticiper les tendances dangereuses et propose des mesures à prendre.
    K.N

    samedi 11 janvier 2014

    Que faire pour ces 160 000 jeunes filles qui quittent l’école chaque année?

    Par JAOUAD MDIDECH. La Vie éco, 2/1/2014
    La section féminine du ministère de la jeunesse, avec ses 792 établissements et ses 2 450 cadres spécialisés et agents, essaie tant bien que mal de sauver quelques milliers de jeunes filles par an. Une meilleure protection de ces jeunes filles passera par la création d’une Instance nationale dédiée exclusivement à cette catégorie de la population.
     jeunes filles, maroc

    Que faut-il faire pour venir en aide aux jeunes filles en situation de vulnérabilité, celles qui n’ont jamais fréquenté l’école et celles l’ayant quittée précocement, pour les aider à vivre en dignité ? La question mérite d’être posée quand on sait les dangers qui guettent cette catégorie de la population. C’est certain, une fille non éduquée, négligée par la famille, non prise en charge par la société, engluée dans l’ignorance, est une proie facile à toutes les tentations malveillantes. Dans le milieu urbain comme dans le monde rural, elles se comptent par dizaines de milliers. Ces chiffres sont éclairants, rappelons-les : 300 000 enfants quittent les bancs de l’école chaque année, 58% parmi eux sont des filles. Le monde rural en est le plus touché pour les raisons que l’on connaît (pauvreté, ignorance des parents, éloignement de l’école...) ; 16% des filles dans cette partie du Maroc ne vont même jamais à l’école, et seulement 57,8% fréquentent le niveau collégial, selon les statistiques 2012-2013 du ministère de l’éducation nationale (MEN).
    Sans école, c’est le vide, sans prise en charge précoce, ces jeunes filles risquent d’être un vivier de la prostitution, de la traite des enfants, du travail précoce comme petites «bonnes». Dans ce registre et selon les chiffres du Haut commissariat au plan (HCP) suite à une enquête nationale sur l’emploi réalisée en 2009, parmi les 8,9 millions d’enfants âgés de moins de 15 ans, environ 174 000 sont soumis au travail précoce (soit 3,8%), dont 44% sont des fillettes. Cela dit, les 30 000 enfants de la rue dont ne cessent de parler les ONG, les médias et les instances internationales, sont souvent, si ce n’est pas à cause de parents désunis et de familles disloquées, le fruit de relations extraconjugales de ces jeunes filles. Une récente étude réalisée par des ONG marocaines et françaises (publiée par le média arabophone Alyaoum24) a mentionné que la proportion des filles parmi ces 30 000 enfants de la rue est passée de 11% en 2009 à 27% en 2013. Il n’est pas question ici de créditer à 100% ces estimations, mais il est absolument avéré, comme le note cette étude, que ce sont les filles qui sont le plus victimes d’agressions sexuelles. Violées, elles tombent enceintes, «ce qui augure pour l’avenir d’une multiplication du nombre d’enfants de la rue, si rien n’est fait pour les prendre en charge et les protéger».

    La tranche d’âge 13-18 ans est cruciale, les jeunes filles encourent tous les dangers
    Plusieurs institutions existent au Maroc, elles sont censées protéger et défendre les droits des enfants, mais une instance nationale dédiée aux jeunes filles en situation de précarité et de vulnérabilité sociale, il n’en existe pas encore. Or, il est urgent, selon Hayat Bouffrrachen, chef de la section des affaires féminines au ministère de la jeunesse et des sports (MJS), de doter le Maroc d’une telle institution. «J’ai assisté récemment en Jordanie, raconte-t-elle, à la quatrième édition d’une rencontre organisée par la Ligue Arabe dédiée aux jeunes filles. Chargés de la jeunesse, nous étions en tant que ministère bien à notre place dans cette rencontre, mais pas en tant qu’instance nationale exclusivement dédiée aux jeunes filles. Nous étions le seul pays arabe à ne pas disposer encore d’une telle structure». Et d’argumenter sa proposition en connaissance de cause puisque cette responsable est aussi présidente de l’Organisation marocaine de l’équité familiale: cette tranche d’âge 13-18 ans, dit-elle, est cruciale. La fille qui abandonne l’école devient vulnérable: «Mariage précoce, travail comme petite “bonne”, consommation de drogues, exploitation sexuelle, viol avec son lot de prostitution, de grossesses, d’avortement dans des conditions inhumaines ou d’enfants nés hors du lien du mariage. Tous les dangers guettent cette catégorie de la population, sans suivi et sans protection elle risque de sombrer dans tous les malheurs» (voir entretien).
    En attendant la mise en œuvre des deux instances prévues par la Constitution de 2011 et dédiées à l’enfance, à la famille et à la jeunesse, et qui ne seront en fait que des organes consultatifs et non de proximité (voir encadré), il y a actuellement, outre les ONG qui travaillent avec les filles rurales en matière de scolarisation, trois structures dédiées aux questions féminines. Il y a d’abord le ministère de la solidarité, de la femme, de la famille et du développement social (MSFFDS), mais ce département a plutôt vocation à chapeauter des initiatives à caractère stratégique se rapportant aux questions féminines (projets de loi, plans d’action nationaux…) que de faire un travail de proximité en faveur des jeunes filles en situation de vulnérabilité. Il y a ensuite l’Observatoire national des droits des enfants (ONDE), présidé par la princesse Lalla Meriem, une institution créée au début des années 1990 : là aussi, il s’agit d’un organisme qui verse plus dans la protection des droits des enfants que dans des actions d’aide et de soutien aux jeunes filles vulnérables. Il y a, enfin, et c’est là l’organisme de proximité le plus important (et le plus ancien), la Division des affaires féminines au sein du ministère de la jeunesse et des sports (MJS) qui assure la gestion administrative, financière et pédagogique des Foyers féminins, des Centres de formation professionnelle et des jardins d’enfants. La Division œuvre notamment dans le domaine de la femme, de la jeune fille et de la petite enfance.

    Le budget de la section féminine est passé de 8 MDH en 2009 à 300 MDH en 2014
    Que fait alors cet organisme et quel est son bilan pour l’année 2013 ?
    Par rapport aux attentes et aux défis que présente cette catégorie de la population, avouons que les résultats ne sont pas énormes, mais la section féminine au MJS a le mérite d’exister, de pouvoir approcher quelques milliers de ces jeunes filles vulnérables, ne serait-ce que parce qu’elle dispose d’une structure s’étendant sur tout le territoire national, avec 792 établissements, 2 450 cadres spécialisés et agents, entre fonctionnaires du ministère et prestataires externes de service. Les actions de cette section féminine sont directes, faites dans le cadre de foyers féminins, de centres de formation professionnelle, de programmes de lutte contre l’analphabétisme, d’activités de sensibilisation et de rayonnement, de jardins d’enfants...
    Au titre de 2013, estime Hayat Bouffrrachen, «plus de 7000 jeunes femmes et jeunes filles (entre 13 et 30 ans) ont bénéficié dans nos établissements d’une formation professionnelle, avec un diplôme reconnu par l’Etat, avec 95% d’insertion professionnelle ; et plus de 74000 ont pu suivre nos actions d’accompagnement et de sensibilisation. N’oubliez pas qu’on est le deuxième secteur formateur au Maroc après notre partenaire l’OFPPT, avec cette spécificité de se consacrer aux jeunes filles».
    Les filières que cette section féminine du ministère propose touchent des domaines aussi variés que la couture, la coiffure, l’informatique, la broderie, la tapisserie, la gastronomie, le bureautique...Elle prodigue même des formations pour des jeunes diplômées de l’université qui n’ont pas pu avoir une formation adéquate avec le marché du travail.
    Mais que peut un seul organisme de cette dimension pour une population féminine estimée à plus de 160 000 élèves dont l’âge varie de 12 à 18 ans et qui quitte l’école chaque année ? Certes, il y a une augmentation continue de son budget, qui est passé de 8 MDH en 2009 à 300 MDH en 2014 (sur un budget global du MJS estimé à 1,3 milliard de dirhams dans l’actuelle Loi de finances), mais on est encore loin du compte...



    samedi 5 octobre 2013

    Cynisme marocain





    La réputation des agents du Makhzen de pratiquer systématiquement la torture sur les détenus sahraouis aurait suffi à disqualifier le Maroc dans sa compétition avec l’Algérie pour obtenir ce siège.

    Maroc. – Libérer un pédophile condamné à trente ans de prison, après seulement deux ans passés derrière les barreaux, et emprisonner un journaliste pour avoir rempli sa mission d’informer, seul le Maroc pouvait être capable de cet «exploit» et ensuite prétendre siéger au Conseil des droits de l’Homme de l’ONU. 
    La réputation des agents du Makhzen de pratiquer systématiquement la torture sur les détenus sahraouis aurait suffi à disqualifier le Maroc dans sa compétition avec l’Algérie pour obtenir ce siège. Notre voisin de l’ouest fait peu de cas des droits humains et il n’est pas en mesure de changer d’attitude. Au contraire. 
    La situation dégradée de l’économie marocaine, attestée par un rapport du FMI, conduit le Maroc à prendre des mesures dont les conséquences directes n’ont rien de conformes aux droits de l’Homme. Rappelons le marché qu’il a passé avec l’Arabie Saoudite pour l’exportation d’une main d’œuvre féminine destinée à faire le ménage chez les dignitaires saoudiens, un pays connu pour le traitement humiliant réservé aux femmes. Les Marocaines, recrutées comme domestiques par de pseudo-agences saoudiennes spécialisées, seront considérées en Arabie Saoudite comme des sous-êtres. 
    Le Maroc, pays se prêtant à une transaction qui destine une partie de ses propres ressortissants à une vie inhumaine, peut-il être membre d’une instance internationale chargée de contribuer à améliorer la situation des droits de l’Homme dans le monde ? Assurément pas. Autre fait incompatible avec la philosophie des droits de l’Homme : le trafic de drogue dans le monde prend sa source, dans une grande proportion – pour 72%, précisément –, dans le royaume chérifien et on envisage sérieusement, au Makhzen, de légaliser le cannabis pour en faire un produit d’exportation et remédier à la baisse catastrophique des recettes extérieures. Avec un dossier aussi lourd, le régime despotique et inégalitaire marocain peut-il encore ambitionner avoir sa place dans une instance qui réprouve sa conduite arbitraire et immorale ?

     http://diasporasaharaui.blogspot.fr/2013/10/cynisme-marocain.html