Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

Affichage des articles dont le libellé est Ahmed Snoussi. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Ahmed Snoussi. Afficher tous les articles

dimanche 5 juillet 2015

Pourquoi Khalid Gueddar ne doit pas se présenter devant le tribunal


7/7/2015

Khalid Gueddar.
Khalid Gueddar.

Le caricaturiste Khalid Gueddar, qui fait partie du projet pour le lancement d’un hebdomadaire satirique avec l’humoriste marocain Ahmed Snoussi, « Bziz », et moi-même, a été condamné à trois mois de prison ferme pour s’être trouvé en « état d’ébriété » dans une rue de Kénitra.

Khalid Gueddar nie cette accusation.
Notre ami Khalid Gueddar a annoncé qu’il ne se rendrait pas au tribunal pour une affaire qui a été fabriquée de toutes pièces, qui date d’il y a trois ans et qui a été, comme par hasard, ressortie maintenant pour être traitée par une « justice » marocaine largement discréditée dans l’opinion publique.
Pourquoi la décision de Khalid de ne pas se rendre au tribunal est la plus logique, la plus juste ?
Parce que la « justice » marocaine est totalement inféodée au pouvoir politique qui ne se cache même pas pour le reconnaitre.
Deux cas concrets précis vont vous en convaincre.

L’affaire Serfaty : En 1991, après la décision du roi Hassan II de déclarer Abraham Serfaty « citoyen brésilien » et de l’expulser du pays, son avocat Me Abderrahim Berrada déposa plusieurs plaintes auprès des tribunaux marocains. Toutes rejetées. Evidemment. Et quand l’affaire arriva au Tribunal suprême, celui-ci pria le ministère de l’intérieur, dirigé à l’époque par Driss Basri, d’apporter ses preuves. Basri ne daigna même pas répondre, mais il menaça les juges au cas où ils « ne feraient pas bien leur travail ». C’est Basri lui-même, chez lui, dans son exil douillet du 16ème arrondissement de Paris quelques mois avant sa mort, qui me l’a raconté. « Raison d’Etat », s’est-il justifié dans un enregistrement.
Le haut tribunal déclara alors qu’Abraham Serfaty n’était pas marocain.
Or, quelques années plus tard, en dépit de cette sentence dite définitive, le roi Mohamed VI, par fait du prince, rétablissait Serfaty dans sa nationalité marocaine. Comme si de rien n’était.
Et le Tribunal suprême ? Il accepta le verdict royal sans rechigner.

Procès Nadia Yassine :  Quand en 2005, la chambre criminelle de première instance de Rabat qui devait juger l’un des porte-parole d’alors du principal mouvement islamiste marocain «Justice et spiritualité», Nadia Yassine, et le directeur du journal Al Ousbouaayâ Al Jadida, a reporté sine die le procès, on a pensé dans un premier temps qu’il s’agissait d’un simple report de quelques jours ou quelques semaines.
Mme Yassine était poursuivie par le parquet  pour avoir affiché ses convictions républicaines et prophétisé la chute imminente de la «maison» royale marocaine.
Mais depuis 2005 le tribunal ajourne automatiquement ce procès. Ce qui en fait le procès le plus long de l’histoire récente de l’humanité.
Connaissez-vous un seul procès qui a duré dix ans?
C’est pour cette raison que Khalid a raison de ne pas perdre son temps en se rendant devant un tribunal qui a sûrement déjà reçu ses instructions pour le condamner.
La preuve. Tous les procès intentés au Maroc par le régime, ou ses affidés, contre des journalistes ont été remportés par le régime et ses comparses.
Par contre toutes les actions en justice intentées par ce même régime contre des journalistes à l’étranger ont été perdues par Rabat. En dépit des sommes faramineuses gaspillées pour gagner ces procès.
Les journalistes José-Luis Gutiérrez, Ali Lmrabet, Ignacio Cembrero et Ahmed Réda Benchemsi ont ainsi tous gagné leurs procès, que ce soit à Madrid ou à Paris.
Cherchez l’erreur !
Enfin, pour ceux qui nous invitent à déposer plainte contre l’Etat marocain à chaque fois que nos droits civiques sont violés, il faut savoir que si le Maroc a ratifié le « Pacte international relatif aux droits civils et politiques », qui comprend les droits et libertés classiques qui protègent les particuliers contre les ingérences de l’État, comme le droit à la vie, l’interdiction de la torture, de l’esclavage et du travail forcé, le droit à la liberté, etc., il n’a pas voulu ratifier le protocole facultatif qui permet à des particuliers, c’est-à-dire vous et moi, de déposer des « communications » (plaintes) individuelles au sujet du respect du Pacte par les États qui ont ratifié ce protocole additionnel.
C’est-à-dire quoi ? C’est-à-dire qu’un Marocain qui se verrait privé arbitrairement d’un droit fondamental par son État ne peut pas se diriger à l’ONU pour obtenir gain de cause.
C’est au moins clair.
Ali Lmrabet
Pour lire l’interview de Khalid Gueddar sur rue89nouvelobs après son arrestation en 2012, cliquez ici.

Partagez nos articles sur les réseaux !Share
URL courte: http://www.demainonline.com/?p=40721

**************************

Khalid Gueddar / Mon ami ... On veut ta peau !
Maroc / État voyou...
Dans la foulée du déni de justice et de la déliquescence de cet État voyou dirigé par les prédateurs et les pirates qui pillent le peuple et le pays, exercés sur Ali Lmrabet, le célèbre journaliste de "Demain", voilà qu'on s'attaque au caricaturiste le plus original, Khalid Gueddar... jugé pour 3 mois de prison pour avoir été surpris en état d'ébriété...
Certainement que le Juge qui l'a condamné, était bel et bien bourré !!!







mercredi 3 décembre 2014

Droits de l’homme au Maroc : Jusqu’à prison tout va bien

Par Ahmed Snoussi, Demain, 3/12/2014

Ahmed Snoussi à Marrakech (Photo AicPress)
Ahmed Snoussi à Marrakech (Photo AicPress)

Il y a quelques années, le Parlement marocain organisa une « journée d’études » sur la problématique de la culture du cannabis (kif) dans le Nord du Maroc. Les partis politiques marocains ainsi que des experts, nationaux et internationaux, furent invités à proposer des solutions pour remédier à ce fléau qui fait du Maroc l’un des premiers exportateurs de drogue douce dans le monde.
Et c’est ce que fit ce beau monde. Tout au long de cette journée, les experts égrenèrent une série de propositions qui furent prises au sérieux par les législateurs marocains qui, bien entendu !, jurèrent de tout faire pour les prendre en considération et les mettre en application.
La « journée d’études » s’acheva avec un sentiment de « mission accomplie ». A joint prochain ! se saluèrent les participants au conclave.
Mais le lendemain de ce mémorable et fructueux jour, les parlementaires retournèrent à leur longue et ronflante sieste et oublièrent totalement les recommandations qu’ils avaient applaudies auparavant.
En fait, le Makhzen s’était approprié de cette « journée d’études » pour donner, en direction de l’étranger, inquiet de la production toujours en hausse de la culture de cannabis, la sensation qu’il était conscient de la nocivité de ce fléau et qu’il cherchait à le combattre.
Dans cette même logique, il y a quelques jours s’est ouvert à Marrakech le Forum mondial des droits de l’homme. Et encore une fois, le régime a profité de l’occasion non pas pour améliorer les droits de l’homme des Marocains, mais plutôt pour retaper sa propre image.
L’idée est de faire de ce faux-rum, organisé par le très officiel Conseil national des droits de l’homme (CNDH), un leurre dont le but est de faire oublier pour un week-end que le Maroc viole systématiquement et de manière réitérée les libertés fondamentales, que la torture est toujours là, que le droit d’association n’existe que dans les textes, que la liberté d’expression est un vain mot et que la justice se couche toujours devant les instructions venues d’en haut.
Et c’est ainsi que pendant ces quelques jours de « fête », le Makhzen a pu mettre en avant ses « réformes » et ses « acquis » en cherchant à vendre l’image d’un pays stable alors que la seule stabilité réelle au Maroc c’est la crise et l’injustice. Il a fait étalage des « libertés » obtenues par les Marocains alors que la seule vraie liberté qui existe est la sienne. Particulièrement quand il s’agit de manier la matraque, de fermer des journaux, d’emprisonner journalistes et rapeurs, de réprimer les manifestations des associations de droits de l’homme et d’interdire à vie les artistes.
A Marrakech, les annonces publicitaires que l’on voit exhibées sur les panneaux publicitaires des grandes avenues et qui vantent la tenue du Forum mondial ne sont que des slogans mensongers. Une contrefaçon caractérisée qui ne semble pas intéresser la police ou la justice, les seules institutions habilitées à sévir contre les bonimenteurs.
Au contraire, dans la ville ocre, les forces d’intervention rapide se sont montrées promptes au moment de bâtonner une manifestation d’aveugles venus réclamer leurs droits et qui qui n’ont obtenu que le droit à une répression aveugle.
On aurait souhaité que ces forces d’intervention rapide aient fait montre du même empressement au moment de secourir les victimes des inondations du sud du Maroc dont les victimes ont dû attendre plusieurs jours avant de bénéficier du droit au secours.
C’est ça notre cher Maroc. Ces inondations n’ont pas empêché notre pays de subir une sécheresse endémique de droits de l’homme.
Alors un forum mondial des droits de l’homme au Maroc, pourquoi pas ? Mais pourquoi ne pas organiser également un forum mondial sur la glace au Sahara ?
Les participants à cette grande supercherie vont repartir chez eux, mais nous, Marocains, qui allons rester,  nous devrions méditer la devise d’Etienne de la  Boétie qui disait : « Soyez résolus à ne plus servir, et vous serez libres ».
Ahmed Snoussi
Partagez nos articles sur les réseaux !

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------



Drogue. Un homme d’affaires marocain cerveau d’un trafic international. 7 de ses complices ont été interpellés à Mellila et 2,5 millions d’euros leur appartenant ont été gelés. Le présumé baron de drogue menait une double vie grâce aux services d’un avocat qui "camouflait ses activités   et leur donnait une apparence de légalité juridique", précise la Guardia civil. Pour transporter le cannabis des côtes marocaines vers l’Espagne, les membres du réseau voyageaient en yacht. Ils se faisaient passer pour des amateurs de pêche et de sports nautiques. h24 info