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jeudi 2 mars 2017

Toujours d'actualité : la guerre du cèdre au Maroc

jeudi 2/3/2017

Accueil / A C T U A L I T É / Guerre du cèdre au Maroc: silence on coupe !
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Maroc : la guerre du cèdre, un autre écocide impuni
Cédraie: silence, on coupe !

Chaque nuit, depuis plusieurs jours déjà, le rythme et les nombres d’abattages clandestins de cèdres centenaires se sont multipliés. L’impunité dans laquelle se font ces abattages a grandi. Les forestiers les plus courageux et les plus déterminés quand à eux, réfléchissent à deux fois avant de « s’interposer » pour essayer d’arrêter l’hémorragie.
Ces agents qui sont armés sans permission de port d’armes, qui risquent leur vie à chaque intervention sans pour autant avoir d’indemnités de risques, qui sont appelé à « réagir » de nuit comme de jour alors qu’ils sont considérés comme de simples fonctionnaires, n’ont plus la motivation pour risquer leurs vies comme avant.

Pas par peur, non. Ça n’a jamais été un problème. Pas par paresse, non. On ne devient pas forestier quand on est paresseux. Mais plutôt par crainte du déshonneur. Car aux risques du métier, au manque de moyens et aux conditions difficiles s’est ajouté le risque…d’aller en prison. c’est la goutte qui fait déborder le vase.
Depuis qu’on a mis leurs collègues au cachot avec les criminels de droit commun, qu’on les a séparés pour les mettre chacun dans une cellule, parfois même avec des proches du jeune qui est mort lors de la nuit fatidique, depuis qu’on a sali leurs noms et qu’on les a sacrifié pour calmer une foule manipulée par les mafias de cèdres et les opportunistes en tout genre, depuis ce moment-là, les choses ont changé. Et ce changement est loin de bénéficier à la conservation du cèdre de l’Atlas, qui vient de rejoindre la liste rouge des espèces en danger.


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samedi 3 septembre 2016

Diffusion du film DEMAIN dans tous les collèges et lycées de France

Occupant la fonction d'animateur éducateur Ligue de l'enseignement, dans un dispositif pour jeunes en voie de décrochages, dans plusieurs collèges du Tarn et Garonne, je suis donc en permanence au contact avec les acteurs de demain et malheureusement j'observe que la question de l'évolution, de l'écologie et du bien-être de la planète pour permettre le maintien de l'existence humaine est quand même peu présente voir quasi absente de l'idée des jeunes pour l'avenir. 
Dans nos programmes scolaires il est bien sur question de sciences naturelles et de respect de la nature mais pour les jeunes la diffusion d'un film impactant et percutant jusqu'à donner des chiffres clairs, me semblerait davantage l'outil idéal pour mieux comprendre que nos comportements ont un impact sur l'avenir de l'existence humaine. Une fois que j'ai pris conscience de cet impact, j'ai de suite eu le réflexe de modifier certaines pratiques qui pour moi (en tant que jeune) n'avait pas une importance capitale pour l'avenir de la planète et de notre existence. (Gestion des déchets, gestion des ressources naturelles, système économique potentiellement dangereux etc...)

samedi 27 juillet 2013

Rapport annuel sur la situation des droits humains au Maroc en 2012

Rapport annuel

sur la situation des droits humains au Maroc en 2012
Images intégrées 1
INTRODUCTION
La situation des droits humains au Maroc durant l’année 2012, telle qu’elle a été suivie par le bureau central et les sections de l’AMDH, est caractérisée par une nette régression et une persistance des violations. Concernant le droit le plus sacré, le droit à la vie, la confusion plane toujours sur la vérité des décès des activistes du Mouvement du 20 février pendant 2011 ; à cela s’ajoutent deux cas de décès observés dans le rapport de 2012.  Pour ce qui est du droit à l’intégrité physique, à la sécurité personnelle et l’abus du pouvoir, les pratiques les enfreignant sont monnaies courantes par la violence des autorités publiques à l’encontre des manifestants et des passants, ou par la torture lors des interrogatoires dans les postes de police. Si la violence exercée par les forces de police à l’encontre des activistes de l’Association Marocaines des Droits Humains est courante, en 2012 les activistes d’Amnesty International ont été sujets, à leur tour, de la répression, de la provocation et du harcèlement par des agents de sécurité lors d’un sit-in devant le Parlement.
Quant au dossier de la détention politique, il reste toujours ouvert ; en dépit de la libération de quelques détenus politiques, leur situation n’a toujours pas été réglée ; en outre, de nombreux détenus politiques ont été incarcérés, et notamment les activistes du Mouvement du 20 février, les étudiants militant au sein de l’Union Nationale des Etudiants du Maroc (UNEM), les détenus en rapport avec le dossier de « la lutte anti-terroriste », les activistes sahraouis… Le plus grave, c’est que ces détenus sont poursuivis par des chefs d’accusation de droit commun et ce afin de dissimuler la nature politique des procès qui tiennent compte des procès-verbaux de la police judiciaire sans vérifier la véracité des accusations que les détenus rejettent.
En outre, cette année, trois cas d’enlèvement ont été enregistrés sans que les auteurs de ces enlèvements ne répondent de leurs actes et ne sont pas poursuivis pour la torture subie par les activistes du Mouvement du 20 février à Casablanca et dans d’autres villes en 2012, par les militants de l’UNEM à Kénitra et dans d’autres villes et pour la violence exercée lors de nombreux sit-in pacifiques dans différentes régions telles Taza, Aït Bouayache, Chlihate et dans d’autres villes. Lors de sa visite au Maroc, le rapporteur spécial onusien chargé de la torture au Maroc a confirmé ces pratiques.
Concernant la situation dans les prisons, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle est inquiétante, voir catastrophique ; le rapport a enregistré des taux de surnombre dans 34 établissements pénitentiaires qui vont de 4% à 168,14%. Une situation aggravée par l’absence des conditions de l’hygiène personnelle, la mauvaise alimentation et l’insuffisante de médication ; ce qui entraîne la propagation des maladies et les décès. Mais, ce qui dramatise plus la situation, c’est la torture des détenus ; l’Association Marocaines des Droits Humains a reçu des plaintes de la part des détenus et de leurs familles sur la torture physique et psychique.
De même, la situation des libertés publiques a régressé durant l’année que couvre ce rapport ; ainsi, l’interdiction a concerné les activités de différentes instances dont l’une assume la présidence du Gouvernement (la Jeunesse du Parti Justice et Développement), les activités des instances des droits humains (trois activités organisées par l’Association Marocaine des Droits Humains), la réunion du Conseil national du parti Badil Hadari ; des journalistes ont été sujets d’agressions physiques, de poursuites et l’un d’eux a été condamné à la prison avec sursis ; d’autres journalistes ont subi des interrogatoires, ou se sont vus retirer l’accréditation, interdits de photographier des émissions, privés de la carte d’accréditation ; en plus, la maison d’Ali Lamrabet a été attaquée à Tétouan. L’interdiction a aussi concerné plusieurs manifestations dispersées par la répression comme c’est le cas des protestations sociales ; les libertés syndicales ont connu de nombreuses violations.
De nombreux procès ont connu des violations pour être qualifiés inéquitables ; les cas notoires sont le procès d’El Haked, artiste du Mouvement du 20 février, du résistant Ibrahim Nouhi, des poursuivis suite à l’appel au boycott des élections, des détenus dudit Salafiyya Jihadiyya, des syndicalistes, des militants de l’UNEM et des détenus de Gdim Izik.
Pour ce qui est de la peine de mort dont l’abolition prend de plus en plus d’envergure à l’échelle internationale, le rapport a enregistré la prononciation de six nouvelles condamnations en 2012. Cependant, ce que le rapport relève de plus important, c’est l’abstention du Maroc de voter le projet de la recommandation onusienne préconisant l’arrêt de l’exécution de la peine de mort.
L’augmentation des protestations a eu des répercussions négatives sur la situation des défenseurs des droits humains qui ont été souvent sujets aux violations de leur intégrité physique, leur sécurité personnelle et la restriction de leurs mouvements dans de nombreuses régions et particulièrement à Ifni où des responsables du bureau de la section de l’Association Marocaine des Droits Humains ont écopé jusqu’à dix mois de prison ferme et 500 dirhams d’amende.
Les droits économiques, sociaux et culturels n’ont pas dérogé à la règle cette année ; le chômage parmi les diplômés s’est accru ; de nombreux secteurs économiques et sociaux ont connu des grèves ; les codes de travail ont été violés dans tous les secteurs et surtout l’ampleur acquise par le phénomène de l’emploi des enfants. Quant au logement, il a enregistré une diminution ayant atteint 10,1 pour cent par rapport à 2011 alors que le nombre des familles résidant dans les bidonvilles a augmenté de 29 pour cent par rapport à 2004. Les anciens quartiers de Casablanca ont connu aussi des démolitions ayant causé la mort de huit citoyens ; des décès ont eu lieu dans d’autres villes à cause du recours à l’usage de la force pour évacuer des citoyens de maisons menaçant ruine ou de logements bâtis sans autorisation. L’application du droit à la santé n’est pas encore de mise pour plusieurs raisons parmi lesquelles celles relevées dans ce rapport et notamment, la faiblesse du financement public de la santé, l’augmentation de la part des dépenses personnelles réservées à la santé et qui représente 58 pour cent de leurs dépenses totales, l’échec du régime d’assistance médicale pour les personnes à revenu limité (RAMED), en plus de la faiblesse de l’infrastructure et son insuffisance par rapport à la croissance des besoins en soins des citoyens, le déficit épouvantable dans les ressources humaines avec un médecin pour 1630 citoyens et un infirmier pour 1109 citoyens. Ce qui rend la situation plus tendue, c’est la mauvaise gouvernance et la mauvaise gestion des ressources disponibles.
La situation dans le secteur de l’éducation n’est pas meilleure ; l’échec du plan d’urgence est officiellement reconnu et l’enregistrement d’un manque important concernant les cadres administratifs et éducatifs ; le surnombre des élèves et les revendications matérielles et morales de la famille de l’enseignement n’ont pas été satisfaites.
Pour leur part, les droits linguistiques et culturels amazighs ont souffert du retard de l’opérationnalisation de leur reconnaissance constitutionnelle, le refus des noms amazighs, la prohibition de l’usage de la langue amazighe au sein de l’enceinte du Parlement, la discrimination dont souffre la chaîne amazighe par rapport aux autres chaînes, la langue amazighe n’est plus enseignée dans de nombreux établissements et ne constitue qu’une matière facultative, non généralisée et non sanctionnée par une note à l’examen.
La situation de la femme n’a pas connu de progrès significatifs par rapport à l’année précédente ; 41098 demandes concernant le mariage de filles mineures ont été accordées ce qui constitue 92,9 pour cent de l’ensemble des demandes. Les femmes meurent toujours lors de l’accouchement à cause de la négligence et certaines d’entre elles se refusent même l’accès à l’hôpital et accouchent dans la voie publique ; les salariées souffrent aussi de la discrimination quant aux salaires et aux heures de travail.
Concernant la situation des droits de l’enfant, ce qui a le plus caractérisé l’année 2012, c’est le non-respect de l’Etat marocain de ses promesses en matière des droits de l’enfant ; les intérêts suprêmes de l’enfant ne sont pas tenus en compte lors de l’élaboration des politiques publiques, l’exclusion de la société civile lors de la formulation de plans et de programmes pour la promotion de la situation de l’enfance ; en parallèle, des violations graves ont retenti touchant le droit à la vie, à un nom, à l’éducation, à la santé, ainsi que la torture, les mauvais traitements et les agressions sexuelles.
Ce rapport a aussi relevé la persistance des violations des droits environnementaux des citoyens ce qui se répercute sur l’état des ressources environnementales d’une part et sur la vie des citoyens de l’autre ; il soulève aussi les souffrances et les violations dont sont victimes les migrants africains subsahariens et leur privation de leurs droits tels le droit à la santé, à l’eau et l’alimentation, au logement, à l’éducation, au travail … Les sections de l’AMDH ont suivi et relevé à ce sujet des actes racistes, des violences policières et des refoulements hors des frontières marocaines, contrairement aux engagements du Maroc en matière des droits humains en général et  des droits des  migrants en particulier.
En émettant ce rapport annuel sur la situation des droits humains au Maroc en 2012, l’Association Marocaine des Droits Humains s’est fixée comme objectifs de donner une image sur la situation de ces droits, formuler des recommandations en vue de leur protection et leur promotion, dévoiler les violations afin qu’un terme soit mis à leur répétition et pour que les parties les violant assument leur responsabilité dans leur persistance.
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Salutations militantes,
Hasnae CHAMI
Pour le bureau de l'AMDH-Paris/IDF
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L'AMDH dévoile son rapport annuel 2012 : une "nette régression" des droits humains au Maroc 

par Lakome, 23/7/2013


Présentation du rapport annuel 2012 de l'AMDH. Mardi 23 juillet 2013.


Le bureau central de l'AMDH a présenté son rapport annuel 2012 ce mardi à Rabat. L'association détaille les violations survenues l'année dernières et estime qu'en «dépit de ses engagements nationaux et internationaux, l’État manque de volonté politique effective pour le respect des droits et des libertés».

Dans son rapport 2012 l'AMDH affirme que la situation des droits humains au Maroc durant l'année 2012, «telle qu'elle a été suivie par le bureau central st les sections de l'AMDH, est caractérisée par une nette régression et une persistance des violations. Concernant le droit le plus sacré, le droit à la vie, la confusion plane toujours sur la vérité des décès des activistes du Mouvement du 20 février pendant 2011 ; à cela s'ajoutent deux cas de décès observés dans le rapport de 2012».
L'association dénonce également les détentions politiques, les cas de torture et de disparitions forcées, la répression de manifestations pacifiques, l'interdiction illégale d'associations et de partis politiques.

Droit des travailleurs et libertés syndicales
Sur le volet des droits sociaux, l'AMDH souligne que les principaux indicateurs n'ont connu «aucune amélioration sensible». Avec les diplômés chômeurs, «l'État use tantôt du dialogue et souvent de la répression sévère et recourt de plus en plus aux arrestations et aux procès».
L'association constate par ailleurs que l'Etat n'a toujours pas ratifié les conventions internationales sur les libertés syndicales et que le code du travail n'est toujours pas respecté. «Les droits de travail les plus élémentaires ne sont toujours pas garantis (la carte de travail et de paie, l'adhésion à la Caisse nationale de sécurité sociale, la détermination des heures de travail, les congés hebdomadaires et annuels ...). Les licenciements arbitraires des ouvriers et collectifs et les fermetures illégales des établissements de production continuent et l'exercice des droits et des libertés syndicales est incriminé et particulièrement dans le secteur privé».
Le constat de l'association est similaire dans les secteurs de la santé et de l'éducation. Le rapport souligne par ailleurs les violations liées aux droits de la femme, de l'enfant, des personnes handicapées ou encore des migrants et demandeurs d'asile.

«Essence despotique» de la constitution
Sur le plan législatif, l'AMDH estime d'une part que la nouvelle constitution, de par ses dispositions floues et contradictoires, ne garantit pas la primauté du droit international, ni l'égalité homme-femme ni une réelle séparation des pouvoirs. «Son essence despotique est préservé et reste loin des composantes d'une constitution démocratique», note le rapport.
D'autre part, l'association estime que les quelques nouveautés apportées par la constitution n'ont toujours pas été mises en œuvre, notamment en ce qui concerne la reconnaissance constitutionnelle de l'amazigh.
En conclusion, l'AMDH indique que «les violations relevées dans ce rapport sont suffisantes pour juger l'orientation générale caractérisant la politique publique en la matière et reflètent qu'en dépit de ses engagements nationaux et internationaux, l'État manque de volonté politique effective pour le respect des droits et des libertés».


lundi 11 mars 2013

Environnement , le grand écart : économie de l'énergie à Salé, et gaspillage de l'eau pour le golf



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Dans le cadre du projet SURE financé par l’Union européenne et qui vise à soutenir les collectivités locales dans leurs efforts vers l’intégration dans leur planification urbaine de solutions pour une énergie durable, Salé a récemment accueilli les journées de sensibilisation et d’information sur l’économie de l’énergie.
Salé a été, en 2011, la première ville de l’Afrique et du monde arabe à avoir signé la Convention des Maires, qui vise à réduire les émissions de CO2 de 20 % à l’horizon 2020. L’objectif de cette initiative étant de sensibiliser la population sur l’importance de de préserver l’environnement et de changer ses habitudes de consommation énergétiques », explique Anass Laâlou, coordinateur au Maroc du projet SURE.
Cela passe par le recours aux énergies renouvelables, mais également par un usage rationnel au quotidien. Dans cette optique, les organisateurs ont ciblé les femmes et les enfants pour les sensibiliser sur une consommation optimale de l’énergie. Ils sont essayé de leur passer le message à travers, des mots simples, des exemples concrets, mais aussi des ateliers,  des jeux.
Un programme très interactif animé par les formatrices de l’association « Femmes, eau et environnement » a consisté à aller chez les femmes au foyer pour les sensibiliser sur ces gestes quotidiens qui font la différence. Les enfants, deuxième cible de ces journées de travaux, ont également fait montre d’une grande interactivité. «Ils sont l’avenir du pays. Si on les accompagne dès leur plus jeune âge à avoir un comportement responsable vis-à-vis de l’énergie, le pari sera certainement gagné », a déclaré  M. Laâlou.  Le but est d’en faire des futurs citoyens éco-responsables.
Grâce au projet SURE, deux villes de l’Union européenne, Murcie (Espagne) et Friedrichshafen (Allemagne), jouissant toutes deux d’une large expérience en matière de planification énergétique urbaine durable, ont guidé et soutenu les villes de Polotsk (Belarus) et Salé dans le processus d’adhésion à la Convention des Maires.
Il s’agit un accord volontaire signé par plus de 4.500  villes dans le monde  qui favorise le développement  d’une planification énergétique durable du milieu urbain. En signant cette convention, la ville s’engage à élaborer  un plan d’actions visant à la réduction des émissions de CO2  en recourant à des moyens favorisant l’efficacité énergétique et l’usage d’énergies renouvelables.
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Le très princier train de vie du trophée Hassan II de Golf

Dans une conjoncture difficile qui obère sérieusement les finances publiques, l'association présidée par le prince Rachid est toujours généreusement financée  par des entreprises d'État, et lorsqu'elle ne paie pas ses impôts, l'État la subventionne pour qu'elle puisse le faire..  




En juin 2012, l'Association du trophée Hassan II de golf (ATH) reçoit de la part de l'administration fiscale quelques lettres de réclamation. Dans ces lettres, la direction des impôts demande à l'association de lui régler son dû, quelque 11 millions de dirhams rien que pour l'exercice 2011.
Dans un document préparé par un auditeur indépendant, ce passif fiscal d'un montant de 11.634.889Dh et constaté à la clôture de l'exercice 2011, est dû à « la retenue à la source et de TVA sur les prestations de services réalisées par des sociétés étrangères au profit de l'association ».
Lakome a appris que des discussions avaient eu lieu entre la Direction générale des impôts et les responsables de l'association, des discussions qui ont duré plusieurs mois au second semestre 2012. En septembre 2012, l'association prend un certain nombre de décisions, qu'elle a diffusé auprès de ses membres, suite à la clôture des comptes de l'exercice 2012. Des décisions qui mettraient visiblement fin à ses arriérés fiscaux.

L'Etat à la rescousse

La décision signée par le conseiller financier du prince Rachid, Azeddine Benmoussa, ainsi que du trésorier de l'association, Naoufel Mohamed Bensouda, informe les membres de l'association que plusieurs réunions entre le directeur du cabinet du président (le prince) avec la Direction du budget du ministère des finances avaient abouti à l'obtention d'une subvention publique de la part du ministère. Cette subvention s'élève à 15millions de dirhams.
Dans le deuxième paragraphe de la décision, l'association enregistre une « Provision pour impôt d'un montant de 15 millions de dirhams, ce qui porte la provision pour impôt à fin septembre 2012 à 18,5 millions de dirhams contre 3,5 millions à fin décembre 2011. Cette provision, ajoutée aux dettes fiscales déjà comptabilisées au titre des exercices antérieurs à 2010, devrait couvrir l'intégralité du risque fiscal, pénalités éventuelles comprises ».
La provision de 15millions de dirhams s'est fait de la même manière en 2011 et en 2012, nous renseigne le dernier rapport financier de l'association, produit par le cabinet international KPMG, en charge de la comptabilité de l'association. En fait, celle-ci doit 29 millions de dirhams au fisc pour des arriérés couvrant ses exercices comptables depuis 2006. Dans le détail, ce passif fiscal se compose d'impôts sur les retenues à la source sur des sommes versées à par l'association à des personnes non résidentes, à la TVA sur les rémunérations de prestataires de services étrangers ainsi qu'à l'impôt sur le revenu du personnel et collaborateurs de l'association.

Une association prospère

A voir les états de synthèse de l'association, celle-ci reste auto-suffisante, solvable, c'est même une affaire rentable, puisqu'elle génère des résultats nets positifs. Pourquoi donc recourir à l'État pour couvrir ses risques liés à l'impôt? Qu'est-ce qui motive la subvention accordée par le ministère des finances, d'un montant de 30 millions de dirhams entre 2011 et 2012? Joints à plusieurs reprises par Lakome, ni i l'association ni le ministère des finances n'ont souhaité répondre à ces questions...
L'association qui s'apprête à fêter les 40 ans du trophée Hassan II de golf, un tournoi qu'elle gère depuis 2002 à la place de la Fédération royale marocaine de golf, présente une excellente santé financière. Sa reconnaissance par le premier ministre Driss Jettou comme association d'utilité publique en 2003 lui permet d'avoir des activités génératrices de revenus, en plus des subventions qui lui sont généreusement par plusieurs parties étatiques et privés. La qualité d'association d'utilité publique confère à l'association le droit de retenir à la source 10 % des prestations qu'elle reçoit de la part des personnes physiques et morales étrangères, en plus d'une exonération de la TVA.

Rien qu'en 2012, l'association a enregistré une rentrée totale de 90 millions de dirhams. Le gros des subventions provient d'entreprises publiques. L'Office national marocain du tourisme accorde 12 millions de dirhams annuellement, l'Agence Nationale de la Conservation Foncière, du Cadastre et de le Cartographie (ANFCC), elle, 7 millions.

L'OCP, la SNRT, Samir, BMCE Bank, CDG Capital, Maroc Telecom, Attijari wafabank, JLEC, BCP, ALSTOM, CDG développement et l'ONDA sont également dans la liste des sponsors, et fournissent annuellement à ATH des subventions allant d'un million à 5 millions de dirhams. En plus de ces organismes et entreprises publiques, le gouvernement contribue également à travers le ministère de la jeunesse et des sports ainsi que le ministère des finances, qui soutiennent l'association présidée par le prince Rachid, à hauteur de 19millions de dirhams annuellement. Enfin, le cabinet du prince participe également au financement en accordant un montant de 360.000dh en 2011, un versement qui n'a pu se répéter en 2012, selon le rapport financier de KPMG.
L'association reçoit également des aides en nature, estimées à plus de 11 millions de dirhams par le cabinet KPMG. Grâce à ses partenariats avec Royal air Maroc et Kia, l'association économise 4,2 millions de dirhams, car les vols des joueurs et du personnel d'ATH sont pris en charge par RAM à hauteur de 3,4 millions, et les transport terrestre par Kia est estimé à 1,77 million.
Depuis plusieurs années, l'association enregistre un résultat net positif, et reporte à nouveau le bénéfice. A fin 2012, le total des capitaux propres d'ATH, constitué des reports à nouveau successifs, a avoisiné les 10 millions de dirhams.

mercredi 18 avril 2012

La mort est dans le pré... à voir absolument !





Un agriculteur de 47 ans, atteint d'un cancer, s'exprime : «Quand on découvrira toute la vérité sur les dangers des pesticides, ce sera un scandale pire que celui du sang contaminé». Des centaines d'agriculteurs sont victimes des produits phytosanitaires.


 

samedi 4 septembre 2010

Maroc : Parution d’un nouvel ouvrage sur l’éducation à l’environnement

Par : Au Fait Maroc, 2/9/2010
Un nouvel ouvrage intitulé « Le guide de l’éducation à l’environnement dans les milieux arides et les oasis du sud », vient d’être publié par le Bureau de l’organisation internationale « Enda Maghreb » à Rabat.
Le document, d’une soixantaine de pages, a été réalisé dans le cadre d’un programme mené dans les oasis du sud du Maroc par Enda Maghreb, en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et l’Agence pour la promotion et le développement des provinces du sud.
Destiné au milieu scolaire, ce guide comporte deux chapitres. Le premier se rapporte à l’éducation à l’environnement dans le domaine du développement durable alors que le deuxième chapitre traite des activités afférentes à l’éducation à l’environnement portant sur la biodiversité, la désertification, les changements climatiques, la gestion des déchets ménagers et les ressources hydriques.
Conformément à l’accord de siège signé en 1993 entre le Royaume et le secrétariat exécutif d’Enda Maghreb, cette organisation internationale apporte son soutien aux actions du gouvernement marocain notamment en matière de lutte contre la pauvreté en milieu urbain, la gestion durable des ressources naturelles, l’éducation et la sensibilisation à la préservation de l’environnement.
Le soutien de l’Ong aux actions du gouvernement touche également les domaines de la communication, le développement rural intégré, le renforcement des compétences, la gestion alternative, l’économie populaire et l’insertion sociale.
Enda Maghreb, qui a entrepris ses activités au Maroc depuis 1990, est l’antenne décentralisée de l’Organisation internationale non gouvernementale Enda, dont le siège se trouve à Dakar au Sénégal.
Cette Ong est partenaire du Plan d’action pour la Méditerranée et membre de la Commission méditerranéenne du développement durable.
Elle assure également la coordination du Comité de suivi des Ongs de l’initiative méditerranéenne Horizon 2020.
Créée en 1972, Enda dispose d’un statut consultatif général auprès du Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC) et compte diverses antennes dans une vingtaine de pays d’Afrique, d’Asie, d’Europe, d’Amérique centrale et du Sud.
Source: Aufaitmaroc.com

samedi 22 août 2009

Sensibiliser les enfants de l'Atlantique à la protection de l'environnement

par David Naulin, 22/8/2009
Projet : Esperanto se jette à l’eau pour sensibiliser les enfants de l’Atlantique à la protection de l’environnement

Fondé par 3 couples aux qualifications complémentaires, l’association Projet Esperanto quitte ce soir la France pour un Tour de l’Atlantique nord en voilier. L’objectif de cette démarche menée avec l’aide du WWF France et d’associations locales, est de sensibiliser par l’image les jeunes de 8 à 10 ans aux problèmes environnementaux liés aux ressources en eau.

Un partenariat avec les écoles locales
Au programme de ce voyage : la réalisation de 5 courts métrages avec 5 écoles de continents différents. Ainsi, dans les prochaines semaines les écoles d’Hillion (Côtes d’Armor, France), d’Essaouira (Maroc), de Joal Fadiouth (Sénégal), de Cayenne (Guyane) et de Guadeloupe tourneront, l’une après l’autre, un chapitre du conte écrit par l’équipe de Projet Esperanto : Les Aventures d’Esperanto.
« Esperanto vit dans une île où toutes les eaux du monde prennent leur source. La source légendaire est aujourd’hui malade, le petit Esperanto est donc désigné par la déesse Akvo pour aller à la rencontre des enfants du monde afin de découvrir la cause de ce drame … » explique Cécile Ruiz, Réalisatrice de Projet Esperanto.
Le conte traite d’un problème écologique propre à chacune des étapes : l’important développement des algues vertes (France), le manque d’eau (Maroc), la disparition des mangroves (Sénégal), l’orpaillage et l’utilisation du mercure (Guyane), ainsi que la destruction du corail (Guadeloupe).
L’intérêt de ces courts-métrages est leur utilisation postérieure non seulement par les écoles partenaires des différents pays, qui ensuite les proposeront aux écoles de la région, mais aussi par le réseau partenaire de l’Ecole à l’Hôpital. De plus, les films seront remis à tous les enseignants qui en feront la demande sur le site.
L’équipe de Projet Esperanto mettra aussi à leur disposition un Kit pédagogique directement téléchargeable sur le site web, qui comprendra :
le conte complet, des fiches d’informations sur les pays visités, des fiches pratiques pour effectuer des expériences en classe, et enfin un planisphère vierge à remplir au fur et à mesure de l’aventure.
Plus de 10 000 enfants, parents et enseignants pourront suivre toute l’aventure grâce à la plate-forme web communautaire. Ainsi, une vraie interaction pourra s’établir entre les différents réseaux d’élèves : échanges entre les enfants de tous pays et avec l’équipe de Projet Esperanto via des messages et des vidéos.

Une action commune avec les acteurs associatifs locaux
En parallèle, un documentaire viendra compléter la démarche de sensibilisation en étudiant le regard que portent les protagonistes des 5 courts métrages, sur les problèmes écologiques de leurs pays respectifs : rencontres avec différents acteurs locaux grâce aux associations partenaires, enquêtes et analyse des solutions… Dans chaque étape, ces associations locales participent à plusieurs niveaux au Projet Esperanto : Eaux&Rivières de Bretagne (France), l’A.D.A.M et le collectif Attadamoun (Maroc), WWF Sénégal (Sénégal), WWF Guyane et Sepanguy (Guyane), les associations Kap Natirel et Terre d’Avenir (Guadeloupe).
Ces acteurs locaux ont non seulement participé au choix des problématiques locales par l’équipe, mais ils accompagnent aussi les instituteurs locaux dans leurs exercices pédagogiques de sensibilisation.

Un bateau 100% écologique pour un projet 100% durable
Et pour que la réalité soit conforme au message véhiculé, l’équipe de Projet Esperanto ralliera les 5 étapes de son périple au rythme du souffle naturel de la planète : le vent ! En effet, l’équipe de Projet Esperanto a fait le choix de voyager sur un voilier, moyen de transport le plus respectueux de l’environnement, doté des équipements les plus écologiques : panneaux solaires, éoliennes, outils de limitation de la consommation en eau, et produits d’entretien écologiques pour limiter l’impact des rejets.

mercredi 29 avril 2009

Antennes-relais : danger

Des antennes-relais poussent comme des champignons sur les toits des immeubles de nos villes. Les citoyens, soutenus par l'AMDH (notamment à Mohammedia) s'y sont opposés. Elles sont installées par force.
Essayons de mettre à la disposition des membres de nos groupes-internet la documentation disponible sur ce problème, et cela dans le but d'y voir clair.
Ali Fkir
Note de SOLIDMAR : En France Le ministère de la Santé a lancé le jeudi 23 avril son "Grenelle des antennes", table ronde destinée à répondre aux inquiétudes grandissantes concernant les dangers éventuels de la téléphonie mobile.
Objectif de la réunion, selon ses organisateurs : "Traiter le problème des antennes-relais et des téléphones portables, qui posent des questions en termes de santé publique".