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samedi 3 septembre 2016

Diffusion du film DEMAIN dans tous les collèges et lycées de France

Occupant la fonction d'animateur éducateur Ligue de l'enseignement, dans un dispositif pour jeunes en voie de décrochages, dans plusieurs collèges du Tarn et Garonne, je suis donc en permanence au contact avec les acteurs de demain et malheureusement j'observe que la question de l'évolution, de l'écologie et du bien-être de la planète pour permettre le maintien de l'existence humaine est quand même peu présente voir quasi absente de l'idée des jeunes pour l'avenir. 
Dans nos programmes scolaires il est bien sur question de sciences naturelles et de respect de la nature mais pour les jeunes la diffusion d'un film impactant et percutant jusqu'à donner des chiffres clairs, me semblerait davantage l'outil idéal pour mieux comprendre que nos comportements ont un impact sur l'avenir de l'existence humaine. Une fois que j'ai pris conscience de cet impact, j'ai de suite eu le réflexe de modifier certaines pratiques qui pour moi (en tant que jeune) n'avait pas une importance capitale pour l'avenir de la planète et de notre existence. (Gestion des déchets, gestion des ressources naturelles, système économique potentiellement dangereux etc...)

vendredi 19 février 2016

Et si on s’affranchissait de la croissance ? Le Bhoutan, un laboratoire du bonheur






Par Clémentine Métenier, 15/2/2016
Au Bhoutan, petit pays au cœur de l’Himalaya, l’heure est au bilan. On y célèbre l’anniversaire du roi qui, voilà quarante ans, inventa une philosophie nouvelle, le Bonheur national brut (BNB), qui interpelle aujourd’hui le monde entier. Au-delà d’une volonté de rendre plus heureux ses habitants, le BNB vient questionner pratiques et croyances occidentales et donne à réfléchir sur de nouveaux paradigmes de développement. Reportage.
nova

L'invasion des supermarchés : les pays du Sud doivent-ils en avoir peur ?Cet article est paru dans le numéro 44 d’Altermondes


Avez-vous accès à l’électricité ? Combien de prières faites-vous par jour ? Possédez-vous une télévision couleur ? Les membres de votre famille prennent-ils soin les uns des autres ? Sentez-vous que vous avez le droit de vous exprimer librement ? Depuis 2006, 148 questions permettent au Bhoutan, petit pays situé au cœur de l’Himalaya, de mesurer le bien-être de sa population à travers un indicateur : le Bonheur national brut (BNB). Dans le cadre de la cinquième conférence internationale sur le BNB qui s’est tenue en novembre dernier, le Center for Bhutan Studies (CBS) a livré les résultats du deuxième sondage mené auprès de 7 153 Bhoutanais, choisis parmi les quelque 700 000 habitants d’un pays qui fait la taille de la Suisse. 
La mise à jour de cet indicateur révèle que 43,4 % des Bhoutanais sont « très heureux » ou « profondément heureux ». Plus précisément, ils sont plus heureux en zone urbaine qu’en zone rurale, les hommes davantage que les femmes et les célibataires plus que les couples mariés. Pendant six mois, une centaine de « sondeurs » a sillonné le pays à la rencontre des habitants pour mesurer leur niveau d’éducation, leur revenu, leur lien avec les autres villageois, le temps qu’ils passent à dormir ou encore leur prise de conscience de l’importance du recyclage… Karma Ura, directeur du CBS, explique : 

« Nous voulons savoir comment les gens expérimentent le bien vivre et comment ils sont affectés par le développement. Le “bonheur” est un concept très complexe. Mieux on le comprend, plus on peut être attentif au sein du gouvernement à améliorer le sort des individus. » 
Ces chiffres, bien que très subjectifs, ont en effet pour vocation d’orienter une vision de société. « Le bien-être des populations est plus important que le développement économique du pays. » C’est par ces propos tenus en 1979 que le quatrième roi du Bhoutan, Jigme Singye Wangchuck, formula la philosophie du Bonheur national brut, pour guider son pays. L’indicateur, créé  deux décennies plus tard, repose sur neuf dimensions : santé, éducation, utilisation du temps, résilience écologique, vitalité communautaire, bonne gouvernance, bien-être psychologique, résilience culturelle et niveau de vie. Une seule est donc assise sur la richesse matérielle. 
Un socle de valeurs spirituelles 
Panneau devant une ecole « Nous devons réfléchir, construire et agir. » Le discours d’ouverture de la conférence internationale prononcé par le Premier ministre Tsering Tobgay a mis en avant les résultats de la dernière enquête de manière prospective. L’objectif ? Avancer des pistes concrètes de politiques à mettre en oeuvre. Car, le BNB, non assorti d’actions concrètes, est la cible des critiques. Il est accusé d’être un alibi de communication à l’international plutôt qu’une attention réelle portée aux attentes de la population. C’est ce que souligne Neten Zangmo, ex-responsable de la commission anti-corruption au gouvernement et aujourd’hui directrice d’une ONG qui oeuvre pour l’environnement. « Nous sommes hypocrites ! On sait tous que mettre en place le BNB est la chose à faire. En parler est une chose, le mettre en action en est une autre. Pourquoi est-ce si difficile ? Tout le monde doit s’atteler à sa mise en pratique, à tout moment. » De fait, en allant à la rencontre des habitants des villages, loin de la capitale et de certaines formes de modernité, on constate que le BNB n’est pas porté par les habitants en tant que tel, tout comme un Français ne saurait définir précisément le PIB. Le quotidien est rythmé par le travail aux champs qu’assurent autant les femmes que les hommes. La proportion de la population vivant de l’agriculture s’élevait à plus de 93 % en 2010. Les conditions de vie sont très rudes ; le bien-être matériel et un confort minimal demeurent les préoccupations essentielles des Bhoutanais. Le village de Gangtey se situe dans la vallée de Pobjhika, à plus de 3 000 mètres d’altitude. Ici, la première route a été construite en 1985, la télévision est arrivée en 2000, changeant la vie des habitants. C’est le cas de Goeche Om, 60 ans. « Après 2000, le Bhoutan a connu un énorme changement avec la télévision, la radio et Internet. La vie des gens est devenue plus facile. Maintenant, je mets seulement quelques heures en voiture pour aller au village voisin au lieu d’une semaine à pied, et ça, ça me rend heureuse. » Si la modernité occidentale est visible même dans les endroits les plus reculés, la philosophie du bien-être, au Bhoutan, reste indissociable de celle du bouddhisme. La vie spirituelle est mêlée à la vie quotidienne, qui repose sur un socle de valeurs inhérentes à la culture bouddhiste : la solidarité, la vie en communauté, un profond respect pour la nature. Inscrit dans la Constitution de 2008, le BNB repose sur le fait que « l’idée de bonheur puisse conduire la politique, en général, et les comportements, en particulier, pour maintenir vivantes les valeurs de notre civilisation »
Questionner notre propre modèle 
Inscription sur un mur de la capitale Timphu
« Différent, cest beau » Inscription sur un mur de la capitale Timphu
Ce paradigme de développement imprégné de tradition bouddhiste questionne les 48 pays présents lors de la conférence internationale. Pour Célina Whitaker, cofondatrice du Collectif Richesse avec Patrick Viveret et coprésidente du réseau Fair, « cette approche nous paraît inspirante dans sa manière de poser les questions des “conditions de vie dignes”, base indispensable pour envisager l’épanouissement de chacun ». Il ne s’agit donc pas de transposer le BNB mais de s’inspirer de sa vision holistique qui est basée sur la suffisance plutôt que sur la consommation effrénée. Des concepts nés ailleurs dans le monde vont aussi dans ce sens : le buen vivir en Amérique latine ou le Livelihood Sovereignty dans la région du Mékong. En France et ailleurs en Europe, des indicateurs alternatifs (ou complémentaires) au PIB voient peu à peu le jour pour penser la croissance autrement. En témoigne par exemple la Loi française votée en avril 2015 sur la prise en compte de nouveaux indicateurs de richesse dans la définition et l’évaluation des politiques publiques. Cependant, ce ne sont que des instruments de mesure. Le Bhoutan n’est pas exempté de défis « modernes » à relever : le chômage des jeunes, la désertion des campagnes, la drogue et l’alcoolisme… Pour autant, après une visite dans ce petit laboratoire himalayen, l’envie prend de citer Nelson Mandela : « Une vision qui ne s’accompagne pas d’acte n’est qu’un rêve. Une action qui ne découle pas d’une vision est du temps perdu. Une vision suivie d’actions peut changer le monde ».

samedi 26 septembre 2015

Survie : Hollande au Maroc

Visite de François Hollande au Maroc : la Légion d’honneur pour un responsable soupçonné de complicité de torture ?

17/9/2015 par Survie

Alors qu’un déplacement du président et du ministre des affaires étrangères français au Maroc est prévu les 19 et 20 septembre, l’ACAT, Euromed Droits – REMDH, la FEMED, la FIDH, la LDH et Survie sont vivement préoccupées par la possibilité qu’Abdellatif Hammouchi, le directeur de la DGST marocaine, soit élevé au grade d’officier de la Légion d’honneur, conformément à une déclaration du ministre français de l’Intérieur Bernard Cazeneuve [1].
La Légion d’honneur distingue des personnalités ayant « rendu des services (culturels, économiques…) à la France ou encouragé des causes qu’elle défend (défense des droits de l’homme, liberté de la presse, causes humanitaires…) [2] ».
Il est inacceptable qu’elle soit remise à une personnalité mise en cause pour complicité dans une affaire de torture. M. Hammouchi, qui dirige les services de sécurité marocains, dont le recours à la torture est notoire, documenté [3] et impuni, est mis en cause pour complicité de torture dans trois plaintes déposées en France.
Le 20 février 2014, un juge d’instruction français chargé d’enquêter sur l’une des plaintes déposées par l’ACAT [4] aux côtés de victimes alléguant avoir été torturées au Maroc avait requis l’audition de M. Hammouchi, mis en cause dans deux affaires et alors présent sur le territoire français.
Une troisième plainte pour faits de torture déposée au pôle crimes contre l’humanité, crimes et délits de guerre du Tribunal de grande instance de Paris a de surcroît donné lieu à la délivrance par le Parquet d’une dénonciation officielle aux autorités marocaines à l’encontre de M. Hammouchi.
A la suite de ces procédures, les autorités marocaines ont interrompu toute coopération judiciaire avec la France, adopté des mesures de rétorsion  [5] contre les victimes ayant porté plainte en France, et entamé contre elles des poursuites judiciaires pour diffamation et dénonciation calomnieuse devant la justice marocaine.
Signe de la volonté du gouvernement français de protéger M. Hammouchi, la France et le Maroc ont toutefois rétabli leur coopération judiciaire le 31 janvier 2015 et adopté un amendement à la convention franco-marocaine d’entraide pénale qui prévoit désormais que toute plainte pénale visant un Marocain se trouvant en France soit aussitôt transférée au Maroc.
Bien que vivement dénoncé par les organisations de défense des droits humains [6], par les associations de magistrats et d’avocats ainsi que par la Commission nationale consultative des droits de l’Homme, cet accord est entré en vigueur en juillet 2015.
Pour nos organisations, la remise de la Légion d’honneur à M. Hammouchi serait un symbole désastreux et ne servirait qu’à blanchir les autorités marocaines et à encourager l’usage de la torture dans ce pays. Ces dernières semaines, plusieurs militants des droits humains au Maroc ont été convoqués, interrogés ou interdits de territoire. Nous appelons le président François Hollande à affirmer son engagement inconditionnel contre la torture et en faveur des droits humains dans l’ensemble des pays arabes sans distinction, condition sine qua non de la stabilité régionale et internationale.
Communiqué de presse de : ACAT (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture), Euromed Droits – REMDH, FEMED (Fédération Euro-méditerranéenne contre les disparitions forcées), FIDH (Fédération Internationale des ligues des Droits de l’Homme), LDH (Ligue des droits de l’Homme), Survie
[1] Le 14 février 2015, Bernard Cazeneuve avait déclaré : « La France avait déjà eu l’occasion de distinguer M. Hammouchi en 2011 en lui attribuant le titre de chevalier de l’ordre de la Légion d’honneur. Elle saura prochainement lui témoigner à nouveau son estime en lui remettant cette fois les insignes d’officier »
[2] http://www.legiondhonneur.fr/fr/pag...
[3] « La Justice marocaine en chantier », rapport de la FIDH, novembre 2014
[4] Récapitulatif des plaintes déposées par l’ACAT : http://www.acatfrance.fr/communique...
[5] Voir le communiqué : 10 ONG inquiètes des mesures d’intimidation exercées contre les victimes de torture et une ONG qui les représente
[6] Pour plus d’informations sur la convention d’entraide judiciaire : http://www.acatfrance.fr/actualite/...

A lire aussi

mardi 1 septembre 2015

“Les jeunes doivent prendre le relais”
Marie-Jo Fressard, animatrice de SOLIDMAR

par Milena Rampoldi, ProMosaik
Deutsch:
„Die neue Generation muss diese Arbeit übernehmen“-Interview von Marie-Jo Fressard, SOLIDMAR
Italiano:
“Ora tocca ai giovani!”-Intervista con Marie-Jo Fressard, SOLIDMAR 

ProMosaik






Marie-Jo Fressard, une enseignante retraitée française qui vit à Gap, dans les Hautes-Alpes, anime l'association SOLIDARITÉ MAROC 05 de solidarité avec les peuples du Maroc et du Sahara occidental  et le blog solidmar. Créé en mars 2009, ce blog a publié en 6  ans et demi, 10 800 articles et a reçu 3,2 millions de visites. Il est donc devenu un outil indispensable d'information sur le Maroc et le Sahara occidental. Marie-Jo vient en outre de publier un livre relatant son expérience de marraine des deux plus anciens prisonniers politiques marocains. Elle a bien voulu répondre à nos questions.




Quels sont les objectifs principaux de votre initiative ?

J’étais enseignante. Est-ce pour cette raison que j’ai toujours éprouvé le besoin de “transmettre” ce que moi-même je découvrais ? Des travaux artistiques pour les enfants, des itinéraires de randonnée, et la dénonciation des violations des droits de l’Homme, que ce soit journellement à travers le blog solidmar, ou à travers mon témoignage de parrainage “Marraine des deux plus anciens prisonniers politiques du Maroc”...
Une thématique qu'à ProMosaik nous considérons comme très importante est celle-ci : Maroc : Demande de poursuites contre les Juifs qui vont s’entraîner dans l’armée israélienne

J’ai toujours trouvé anormal que les jeunes, inconscients d’avoir été manipulés, qui s’engagent, en Syrie par exemple, soient culpabilisés et/ou réprimés, même s’ils s’étaient engagés, sincèrement, voire naïvement, par idéalisme pour aider un peuple en souffrance;  alors que de toute évidence, un jeune, marocain ou non, juif ou non, sait pertinemment que ce n’est pas pour aider le peuple palestinien qu’on l’ encourage à rejoindre l’armée israélienne. Celui-ci n’est même pas critiqué. J’estime qu’il est très important  de diffuser ce genre d’information.

lundi 11 mai 2015

Maroc : l’exclusion sociale peut être génératrice de troubles sociaux


Un indice de développement social en test au Maroc

Les pays africains sont appelés à réorienter leurs programmes de développement afin de s’atteler efficacement à résoudre les questions d’exclusion humaine.
C’est l’une des conclusions majeures du dernier rapport de la commission économique des Nations Unies pour l’Afrique sur le développement social en Afrique. Le document insiste en effet sur le fait que cette réorientation des programmes doit se faire de manière à viser les causes structurelles et les mécanismes sous-jacents. «L’exclusion étant un phénomène multidimensionnel, la meilleure façon d’en comprendre l’étendue, la nature et les causes est d’examiner la vaste gamme de ses aspects et de ses effets tels qu’ils se manifestent dans le cycle de vie», expliquent les économistes de la commission économique. Faute d’une approche plus inclusive du développement et de la croissance, les conditions de vie des populations ne connaîtront en effet qu’une faible amélioration. Ceci serait d’autant plus problématique qu’il est communément admis que l’exclusion sociale qui peut en découler peut être génératrice de troubles sociaux et peut gravement compromettre la paix et la stabilité de la région. C’est dans ce contexte que les équipes de la commission planchent actuellement sur la conception d’un indice africain de développement social afin d’en faire un outil d’accompagnement des pays africains appelés à relever les défis de l’inclusion sociale. Actuellement, le projet est en cours dans cinq pays parmi lesquels le Maroc.
www.lavieeco.com
2015-05-09

mardi 14 avril 2015

22 associations marocaines accusent Hassad auprès des rapporteurs de l’ONU

par Wadii Charrad,Tel Quel, 8/4/2015

La Coalition marocaine des droits de l’Homme, composée de 22 associations, a adressé le 6 avril une plainte à quatre rapporteurs de l’ONU dans le domaine des droits de l’Homme. Dans cette plainte, la Coalition accuse le ministre de l’Intérieur Mohamed Hassad de « pratiquer une campagne systématique contre des associations travaillant dans le champ des droits de l’Homme en interdisant leurs activités et en refusant de délivrer des autorisations pour leur création ou leur renouvellement ».
Dans cette même plainte, ils constatent qu’entre le 15 juillet 2014 et le 20 janvier 2015, 58 meetings, manifestations ou rassemblements ont été interdits sans que les autorités n’aient présentés de justificatifs écrits. Seulement quatre manifestations ont été interdites avec justificatifs.

vendredi 5 décembre 2014

Ces enfants qui font des enfants : 91% des mariages des mineures des douars sont coutumiers et non authentifiés

Ces enfants qui font des enfants



















 La Fondation Ytto pour l’hébergement et la  réhabilitation des femmes victimes de la violence a présenté, mardi soir à  Casablanca, le rapport général de la caravane sociale « Zainaba 2014″, placé  sous le thème « Non à toute législation permettant le viol de l’enfance: Ensemble contre le mariage des mineures ».
Ce rapport révèle que 83 pc des femmes des douars ciblés par la caravane se sont mariées avant l’âge de  18 ans, notant que 91 pc des mariages sont coutumiers et non authentifiés.
Un mariage non authentifié signifie que la femme n’aura pas droit à sa  pension en cas de divorce, ni à l’héritage en cas de décès du conjoint et que  ses enfants ne seront pas considérés comme légitimes de même qu’ils seront  privés de leur droit à la scolarisation du fait qu’ils ne sont pas enregistrés  à l’état civil, a expliqué la présidente de la commission juridique de la  caravane.
D’après la commission médicale de la caravane, la majorité des femmes et  filles interrogées présente des symptômes de pathologies articulaires en raison  de l’effort physique dû aux travaux dans les champs.
Mais d’autres affections d’ordre gynécologiques ont été également constatées  chez ces femmes en raison de leur mariage à un âge précoce, selon le rapport  qui souligne que des jeunes filles parfois de 12, 13 ou 14 ans tombent  enceintes dès leur puberté tandis que d’autres souffrent de violences  sexuelles.
« Le mariage d’une mineure est un viol même s’il existe dans la loi des  textes qui le légitiment. La place d’une mineure c’est l’école », a déclaré à la  MAP Mme Ikhich, présidente de la Fondation Ytto pour l’hébergement et  la réhabilitation des femmes victime de la violence.
Organisée du 19 au 31 août dernier en collaboration avec l’Unicef Maroc,  L’ONU FEMMES et l’ambassade de Finlande au Maroc, cette caravane a ciblé 5  douars dans la région de Midelt en raison de son taux très élevé de mariage des  mineures. (Avec MAP)

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 91% des mariages des mineures des douars sont coutumiers et non authentifiés

 Le 20 heures, 2/12/2014

La Fondation Ytto, pour l’hébergement et la réhabilitation des femmes victimes de la violence, a présenté le rapport de la caravane sociale Zainaba 2014, lors d’une conférence de presse à Casablanca. Les chiffres présentés sont digne d’un pays sous développé ! 

En effet, ce rapport dévoile que 83% des femmes des douars ciblés par la caravane se sont mariées avant l’âge de 18 ans et 91% des mariages sont coutumiers et non authentifiés. Ces chiffres sont la conclusion de recherches et d’observations dans 5 douars dans la région de Midelt en raison de son taux très élevé de mariage des mineures. Sans parler du problème des mariages des mineures, il faut prendre en considération l’impact majeur que peut avoir le manque d’authentification de ces mariages. En effet, en cas de divorce la femme n’aura pas droit à sa pension, ni à l’héritage en cas de décès du conjoint et ni la légitimité de ses enfants au regard de la loi marocaine, ce qui à fortiori les privera de leur droit de scolarisation et de toute perspective d’avenir. Bien d’autres problèmes graves entourent cette problématique du mariage de mineures. Il est grand temps de réagir et d’agir pour protéger ces jeunes filles, devenue femmes avant l’heure.

vendredi 28 novembre 2014

Boycott du Forum mondial des droits humains 2014: Jour 1

FMDH suite...ce qu’en disent les participants:


L’air glacial et parfois violent de cet après-midi de novembre n’a pas empêché un millier de personnes (selon les organisateurs) venus de différentes régions du Maroc de se donner rendez-vous place Bab Jdid à Marrakech pour protester contre l’organisation du Forum mondial des droits humains FMDH.
Reportage texte et photos de Rida Benotmane :
http://scrib20.blogspot.com.es/…/boycott-du-fmdh2014-ce-que…

jeudi 27 novembre 2014

Le Maroc souffle le chaud et le froid sur les droits humains

par Julie Chaudier, La Croix, 27/11/2014
En accueillant la deuxième édition du Forum mondial des droits de l’homme à Marrakech du 27 au 30 novembre, le Maroc veut s’afficher en pays modèle dans la région.
Plusieurs ONG appellent au boycott pour dénoncer les violations des droits humains.
« J’ai été parmi les premiers à bénéficier de l’opération de régularisation. Grâce à mon cachet d’entrée sur le territoire, j’ai pu prouver que j’étais au Maroc depuis plus de cinq ans », raconte Amadou Sadio Baldè, vice-président du Conseil des migrants subsahariens au Maroc.
Sa carte de résident ne l’a pas empêché d’être arrêté par la police, le 17 novembre à l’aéroport de Casablanca, pour détention de faux passeport, alors qu’il s’apprêtait à prendre l’avion pour Bordeaux. « J’étais invité à m’exprimer à une conférence sur la situation des migrants au Maroc. On m’a arrêté à cause de mes actions militantes », assure-t-il.
Son histoire illustre tout le paradoxe du Maroc, désireux de défendre les droits humains pour devenir un modèle dans la région sans pour autant avoir totalement renoncé à ses pratiques abusives. Avide de convaincre de ses progrès, le royaume organise la deuxième édition du Forum mondial des droits de l’homme, à Marrakech, jusqu’au 30 novembre.

Protection des enfants : l’UNICEF interpelle le Maroc

Protection des enfants : l’UNICEF interpelle le Maroc

JAOUAD MDIDECH. La Vie éco,25/11/2014

La Convention internationale des droits de l’enfant a 25 ans. 
 L’UNICEF publie un rapport sur la situation de l’enfance dans le monde. 15 % des enfants dans le monde travaillent, 11% des filles sont mariées avant l’âge de 15 ans, violence, traitements cruels et dégradants… Le Maroc enregistre quelques avancées, mais il existe encore des défaillances: déperdition scolaire, pédophilie, exploitation sexuelle des mineurs, travail des enfants, mendicité…
unicef maroc

samedi 27 juillet 2013

Rapport annuel sur la situation des droits humains au Maroc en 2012

Rapport annuel

sur la situation des droits humains au Maroc en 2012
Images intégrées 1
INTRODUCTION
La situation des droits humains au Maroc durant l’année 2012, telle qu’elle a été suivie par le bureau central et les sections de l’AMDH, est caractérisée par une nette régression et une persistance des violations. Concernant le droit le plus sacré, le droit à la vie, la confusion plane toujours sur la vérité des décès des activistes du Mouvement du 20 février pendant 2011 ; à cela s’ajoutent deux cas de décès observés dans le rapport de 2012.  Pour ce qui est du droit à l’intégrité physique, à la sécurité personnelle et l’abus du pouvoir, les pratiques les enfreignant sont monnaies courantes par la violence des autorités publiques à l’encontre des manifestants et des passants, ou par la torture lors des interrogatoires dans les postes de police. Si la violence exercée par les forces de police à l’encontre des activistes de l’Association Marocaines des Droits Humains est courante, en 2012 les activistes d’Amnesty International ont été sujets, à leur tour, de la répression, de la provocation et du harcèlement par des agents de sécurité lors d’un sit-in devant le Parlement.
Quant au dossier de la détention politique, il reste toujours ouvert ; en dépit de la libération de quelques détenus politiques, leur situation n’a toujours pas été réglée ; en outre, de nombreux détenus politiques ont été incarcérés, et notamment les activistes du Mouvement du 20 février, les étudiants militant au sein de l’Union Nationale des Etudiants du Maroc (UNEM), les détenus en rapport avec le dossier de « la lutte anti-terroriste », les activistes sahraouis… Le plus grave, c’est que ces détenus sont poursuivis par des chefs d’accusation de droit commun et ce afin de dissimuler la nature politique des procès qui tiennent compte des procès-verbaux de la police judiciaire sans vérifier la véracité des accusations que les détenus rejettent.
En outre, cette année, trois cas d’enlèvement ont été enregistrés sans que les auteurs de ces enlèvements ne répondent de leurs actes et ne sont pas poursuivis pour la torture subie par les activistes du Mouvement du 20 février à Casablanca et dans d’autres villes en 2012, par les militants de l’UNEM à Kénitra et dans d’autres villes et pour la violence exercée lors de nombreux sit-in pacifiques dans différentes régions telles Taza, Aït Bouayache, Chlihate et dans d’autres villes. Lors de sa visite au Maroc, le rapporteur spécial onusien chargé de la torture au Maroc a confirmé ces pratiques.
Concernant la situation dans les prisons, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle est inquiétante, voir catastrophique ; le rapport a enregistré des taux de surnombre dans 34 établissements pénitentiaires qui vont de 4% à 168,14%. Une situation aggravée par l’absence des conditions de l’hygiène personnelle, la mauvaise alimentation et l’insuffisante de médication ; ce qui entraîne la propagation des maladies et les décès. Mais, ce qui dramatise plus la situation, c’est la torture des détenus ; l’Association Marocaines des Droits Humains a reçu des plaintes de la part des détenus et de leurs familles sur la torture physique et psychique.
De même, la situation des libertés publiques a régressé durant l’année que couvre ce rapport ; ainsi, l’interdiction a concerné les activités de différentes instances dont l’une assume la présidence du Gouvernement (la Jeunesse du Parti Justice et Développement), les activités des instances des droits humains (trois activités organisées par l’Association Marocaine des Droits Humains), la réunion du Conseil national du parti Badil Hadari ; des journalistes ont été sujets d’agressions physiques, de poursuites et l’un d’eux a été condamné à la prison avec sursis ; d’autres journalistes ont subi des interrogatoires, ou se sont vus retirer l’accréditation, interdits de photographier des émissions, privés de la carte d’accréditation ; en plus, la maison d’Ali Lamrabet a été attaquée à Tétouan. L’interdiction a aussi concerné plusieurs manifestations dispersées par la répression comme c’est le cas des protestations sociales ; les libertés syndicales ont connu de nombreuses violations.
De nombreux procès ont connu des violations pour être qualifiés inéquitables ; les cas notoires sont le procès d’El Haked, artiste du Mouvement du 20 février, du résistant Ibrahim Nouhi, des poursuivis suite à l’appel au boycott des élections, des détenus dudit Salafiyya Jihadiyya, des syndicalistes, des militants de l’UNEM et des détenus de Gdim Izik.
Pour ce qui est de la peine de mort dont l’abolition prend de plus en plus d’envergure à l’échelle internationale, le rapport a enregistré la prononciation de six nouvelles condamnations en 2012. Cependant, ce que le rapport relève de plus important, c’est l’abstention du Maroc de voter le projet de la recommandation onusienne préconisant l’arrêt de l’exécution de la peine de mort.
L’augmentation des protestations a eu des répercussions négatives sur la situation des défenseurs des droits humains qui ont été souvent sujets aux violations de leur intégrité physique, leur sécurité personnelle et la restriction de leurs mouvements dans de nombreuses régions et particulièrement à Ifni où des responsables du bureau de la section de l’Association Marocaine des Droits Humains ont écopé jusqu’à dix mois de prison ferme et 500 dirhams d’amende.
Les droits économiques, sociaux et culturels n’ont pas dérogé à la règle cette année ; le chômage parmi les diplômés s’est accru ; de nombreux secteurs économiques et sociaux ont connu des grèves ; les codes de travail ont été violés dans tous les secteurs et surtout l’ampleur acquise par le phénomène de l’emploi des enfants. Quant au logement, il a enregistré une diminution ayant atteint 10,1 pour cent par rapport à 2011 alors que le nombre des familles résidant dans les bidonvilles a augmenté de 29 pour cent par rapport à 2004. Les anciens quartiers de Casablanca ont connu aussi des démolitions ayant causé la mort de huit citoyens ; des décès ont eu lieu dans d’autres villes à cause du recours à l’usage de la force pour évacuer des citoyens de maisons menaçant ruine ou de logements bâtis sans autorisation. L’application du droit à la santé n’est pas encore de mise pour plusieurs raisons parmi lesquelles celles relevées dans ce rapport et notamment, la faiblesse du financement public de la santé, l’augmentation de la part des dépenses personnelles réservées à la santé et qui représente 58 pour cent de leurs dépenses totales, l’échec du régime d’assistance médicale pour les personnes à revenu limité (RAMED), en plus de la faiblesse de l’infrastructure et son insuffisance par rapport à la croissance des besoins en soins des citoyens, le déficit épouvantable dans les ressources humaines avec un médecin pour 1630 citoyens et un infirmier pour 1109 citoyens. Ce qui rend la situation plus tendue, c’est la mauvaise gouvernance et la mauvaise gestion des ressources disponibles.
La situation dans le secteur de l’éducation n’est pas meilleure ; l’échec du plan d’urgence est officiellement reconnu et l’enregistrement d’un manque important concernant les cadres administratifs et éducatifs ; le surnombre des élèves et les revendications matérielles et morales de la famille de l’enseignement n’ont pas été satisfaites.
Pour leur part, les droits linguistiques et culturels amazighs ont souffert du retard de l’opérationnalisation de leur reconnaissance constitutionnelle, le refus des noms amazighs, la prohibition de l’usage de la langue amazighe au sein de l’enceinte du Parlement, la discrimination dont souffre la chaîne amazighe par rapport aux autres chaînes, la langue amazighe n’est plus enseignée dans de nombreux établissements et ne constitue qu’une matière facultative, non généralisée et non sanctionnée par une note à l’examen.
La situation de la femme n’a pas connu de progrès significatifs par rapport à l’année précédente ; 41098 demandes concernant le mariage de filles mineures ont été accordées ce qui constitue 92,9 pour cent de l’ensemble des demandes. Les femmes meurent toujours lors de l’accouchement à cause de la négligence et certaines d’entre elles se refusent même l’accès à l’hôpital et accouchent dans la voie publique ; les salariées souffrent aussi de la discrimination quant aux salaires et aux heures de travail.
Concernant la situation des droits de l’enfant, ce qui a le plus caractérisé l’année 2012, c’est le non-respect de l’Etat marocain de ses promesses en matière des droits de l’enfant ; les intérêts suprêmes de l’enfant ne sont pas tenus en compte lors de l’élaboration des politiques publiques, l’exclusion de la société civile lors de la formulation de plans et de programmes pour la promotion de la situation de l’enfance ; en parallèle, des violations graves ont retenti touchant le droit à la vie, à un nom, à l’éducation, à la santé, ainsi que la torture, les mauvais traitements et les agressions sexuelles.
Ce rapport a aussi relevé la persistance des violations des droits environnementaux des citoyens ce qui se répercute sur l’état des ressources environnementales d’une part et sur la vie des citoyens de l’autre ; il soulève aussi les souffrances et les violations dont sont victimes les migrants africains subsahariens et leur privation de leurs droits tels le droit à la santé, à l’eau et l’alimentation, au logement, à l’éducation, au travail … Les sections de l’AMDH ont suivi et relevé à ce sujet des actes racistes, des violences policières et des refoulements hors des frontières marocaines, contrairement aux engagements du Maroc en matière des droits humains en général et  des droits des  migrants en particulier.
En émettant ce rapport annuel sur la situation des droits humains au Maroc en 2012, l’Association Marocaine des Droits Humains s’est fixée comme objectifs de donner une image sur la situation de ces droits, formuler des recommandations en vue de leur protection et leur promotion, dévoiler les violations afin qu’un terme soit mis à leur répétition et pour que les parties les violant assument leur responsabilité dans leur persistance.
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Salutations militantes,
Hasnae CHAMI
Pour le bureau de l'AMDH-Paris/IDF
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L'AMDH dévoile son rapport annuel 2012 : une "nette régression" des droits humains au Maroc 

par Lakome, 23/7/2013


Présentation du rapport annuel 2012 de l'AMDH. Mardi 23 juillet 2013.


Le bureau central de l'AMDH a présenté son rapport annuel 2012 ce mardi à Rabat. L'association détaille les violations survenues l'année dernières et estime qu'en «dépit de ses engagements nationaux et internationaux, l’État manque de volonté politique effective pour le respect des droits et des libertés».

Dans son rapport 2012 l'AMDH affirme que la situation des droits humains au Maroc durant l'année 2012, «telle qu'elle a été suivie par le bureau central st les sections de l'AMDH, est caractérisée par une nette régression et une persistance des violations. Concernant le droit le plus sacré, le droit à la vie, la confusion plane toujours sur la vérité des décès des activistes du Mouvement du 20 février pendant 2011 ; à cela s'ajoutent deux cas de décès observés dans le rapport de 2012».
L'association dénonce également les détentions politiques, les cas de torture et de disparitions forcées, la répression de manifestations pacifiques, l'interdiction illégale d'associations et de partis politiques.

Droit des travailleurs et libertés syndicales
Sur le volet des droits sociaux, l'AMDH souligne que les principaux indicateurs n'ont connu «aucune amélioration sensible». Avec les diplômés chômeurs, «l'État use tantôt du dialogue et souvent de la répression sévère et recourt de plus en plus aux arrestations et aux procès».
L'association constate par ailleurs que l'Etat n'a toujours pas ratifié les conventions internationales sur les libertés syndicales et que le code du travail n'est toujours pas respecté. «Les droits de travail les plus élémentaires ne sont toujours pas garantis (la carte de travail et de paie, l'adhésion à la Caisse nationale de sécurité sociale, la détermination des heures de travail, les congés hebdomadaires et annuels ...). Les licenciements arbitraires des ouvriers et collectifs et les fermetures illégales des établissements de production continuent et l'exercice des droits et des libertés syndicales est incriminé et particulièrement dans le secteur privé».
Le constat de l'association est similaire dans les secteurs de la santé et de l'éducation. Le rapport souligne par ailleurs les violations liées aux droits de la femme, de l'enfant, des personnes handicapées ou encore des migrants et demandeurs d'asile.

«Essence despotique» de la constitution
Sur le plan législatif, l'AMDH estime d'une part que la nouvelle constitution, de par ses dispositions floues et contradictoires, ne garantit pas la primauté du droit international, ni l'égalité homme-femme ni une réelle séparation des pouvoirs. «Son essence despotique est préservé et reste loin des composantes d'une constitution démocratique», note le rapport.
D'autre part, l'association estime que les quelques nouveautés apportées par la constitution n'ont toujours pas été mises en œuvre, notamment en ce qui concerne la reconnaissance constitutionnelle de l'amazigh.
En conclusion, l'AMDH indique que «les violations relevées dans ce rapport sont suffisantes pour juger l'orientation générale caractérisant la politique publique en la matière et reflètent qu'en dépit de ses engagements nationaux et internationaux, l'État manque de volonté politique effective pour le respect des droits et des libertés».


samedi 20 avril 2013

POUR l'extension du mandat de la MINURSO à la surveillance des ddH :l'Onu, HRW, les Etats Unis, l'Algérie, la Russie, la Chine, la Norvège et la France n,opposera pas son véto, HRW,

Projet de résolution US sur les droits de l’homme au Sahara Occidental
Panique au royaume
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par Mohammed Larbi, El Watan, Alger, 17/4/2013
Le petit prince semble s'ennuyer à mourir...Drôle d'activité ludique pour un gamin de 9 ans. La loi marocaine interdit le travail aux enfants de moins de 15 ans... (NDLR SOLIDMAR)
 

Les Sahraouis viennent de remporter une importante victoire et, à l’inverse, les Marocains tentent d’enrayer une tendance lourde qui leur échappe, et qu’ils devaient juger hautement improbable.
La réunion de crise, tenue lundi sur ordre du roi Mohammed VI et regroupant des membres du gouvernement et des leaders de partis politiques, confirme à quel point le changement en cours est pris très au sérieux.
Accédant à une demande de plus en plus forte des populations sahraouies, d’organisations américaines et internationales des droits de l’homme, ainsi que d’envoyés spéciaux de l’ONU,  les Etats-Unis veulent que l’ONU enquête sur les violations des droits de l’homme au Sahara occidental. Sauf à vouloir en être les complices, personne ne pouvait, à vrai dire, demeurer insensible aux images de Sahraouis matraqués, spoliés de leurs droits, traduits devant des juridictions d’exception alors même qu’ils revendiquaient le droit de vivre libre, ou encore s’élevaient contre l’occupation marocaine.

Ce n’est pas de la subversion, mais la stricte vérité ; les Nations unies considérant le Sahara occidental comme un territoire occupé et le Maroc comme une puissance occupante. Pendant longtemps, la question des droits de l’homme avait été éludée sinon bafouée au nom d’un incroyable parti pris, alors même que des militants sahraouis ne pouvaient même pas prétendre à la protection de la Mission des Nations unies pour l’organisation du référendum au Sahara occidental (Minurso), elle-même empêchée d’accomplir sa mission, alors que ses locaux ne bénéficiaient d’aucune immunité. 
L’envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental, l’Américain Christopher Ross, en avait d’ailleurs fait état, amenant même le Maroc à lui retirer sa confiance, mais pour un temps seulement, car ni l’ONU ni les Etats-Unis n’ont voulu tenir compte de la décision marocaine. Ce n’était donc que le début d’un processus qui devrait être codifié et porté sur une résolution du Conseil de sécurité d’ici la semaine prochaine.

échec diplomatique

Il est initié par les Etats-Unis, alors que le Maroc tente de s’y opposer, voyant loin, bien entendu, car il ne lui sera plus possible de bâillonner un peuple et d’imposer le black-out, comme il l’a fait récemment en interdisant l’accès au Sahara occidental à une délégation de parlementaires européens, et cela sans parler du pillage en règle de ce territoire. Ainsi, apprend-on de sources concordantes, les Etats-Unis vont présenter un projet de résolution au Conseil de sécurité de l’ONU pour étendre le mandat de la Minurso au respect des droits de l’homme. «Le projet de résolution indique que la surveillance et l’information en matière des droits de l’homme puissent faire partie des responsabilités de la Minurso.»

Le projet de résolution américain demande aussi que les agences de l’ONU veillent au respect des droits de l’homme dans les camps de réfugiés sahraouis implantés en Algérie. D’ailleurs, en son temps, l’ancien secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, avait récusé des accusations marocaines, soulignant très clairement que c’étaient des réfugiés.
Les Américains ont refusé de s’exprimer sur le sujet, mais un diplomate à l’ONU a confirmé cet appel à un élargissement de la mission des Nations unies au domaine des droits de l’homme et a affirmé qu’il y aurait «des entretiens approfondis sur ce projet». Le Maroc a déjà anticipé avec cette réunion de crise qui signifie aussi l’échec de sa diplomatie.

Le gouvernement marocain appelle l’ONU à la «sagesse» :

Le Maroc a réaffirmé hier son «rejet catégorique» d’un élargissement du mandat de la Mission de l’ONU au Sahara occidental (Minurso) à la question des droits de l’homme, et appelé le Conseil de sécurité à la «sagesse». Une telle initiative est «une atteinte à la souveraineté nationale» du royaume, a déclaré Mustapha Khalfi, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, à des agences de presse internationales, dont l’AFP, estimant qu’elle aurait «des conséquences néfastes sur la stabilité de la région».
«Nous comptons sur la sagesse des membres du Conseil de sécurité», a-t-il fait valoir. Il a estimé que «ce type d’initiative partiale et unilatérale est injustifiée car elle ne prend pas en considération l’ensemble des efforts de promotion des droits de l’homme du Maroc». S’il a refusé de nommer l’initiateur de la démarche, M. Khalfi a qualifié de «stratégiques» les relations de son pays avec les Etats-Unis. «L’urgence de la situation dans la région nous y oblige (...) et il y a nécessité de préserver l’esprit de compromis», a-t-il encore plaidé, dénonçant une tentative d’«instrumentalisation des droits de l’homme». Agences
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 Une nouvelle mission pour la Minurso

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Par Rabah Beldjenna, El Watan, 17/4/2013
Le Conseil de sécurité de l’ONU s’apprête, le 25 avril, à voter une nouvelle résolution sur la question du Sahara occidental, qui va certainement trancher le renouvellement du mandat de la Minurso.   

Mais tout porte à croire que cette résolution ne sera pas comme les précédentes : l’option de l’élargissement du mandat de la Minurso à la question des droits de l’homme semble se préciser.

Si dans toutes les résolutions adoptées à l’unanimité jusque-là, le Conseil de sécurité de l’ONU avait juste appelé les parties en conflit, le Maroc et le Front Polisario, à poursuivre les négociations, il n’est pas à écarter que cette fois-ci, la question des droits de l’homme soit mise en relief.
Dans son dernier rapport, le secrétaire général de l’ONU a évoqué le procès de Gdeim Izik et la condamnation par le tribunal militaire de Rabat de 26 Sahraouis, en février dernier. Il a rappelé que l’ONHCR et le rapporteur de l’ONU sur la torture, Juan Mendez, ont exprimé leur inquiétude quant au choix d’un tribunal militaire et aux allégations de torture des accusés. «Je partage ces craintes», a-t-il dit. Ban Ki-moon rappelle que le Conseil des droits de l’homme de l’ONU avait demandé, en septembre 2012, l’extension du mandat de la Minurso à la surveillance des droits de l’homme au Sahara.
«Le besoin d’un mécanisme indépendant, impartial, complet et prolongé de surveillance des droits de l’homme, à la fois au Sahara occidental et dans les camps, est plus que jamais pressant», a-t-il affirmé, avant de trancher que ce sera au Conseil de sécurité de l’ONU de prendre une décision lors de la réunion prévue le 25 avril à New York. Bien avant déjà, dans sa résolution adoptée en avril 2012, le Conseil de sécurité de l’ONU avait demandé au Maroc d’améliorer la situation des droits de l’homme dans les territoires sahraouis occupés. Dans le volet relatif à la Minurso, l’organe de décision de l’ONU avait en effet répondu positivement aux recommandations de Ban Ki-moon relatives aux défis auxquels fait face cette mission onusienne.
Mais la question de la violation des droits des Sahraouis par les autorités marocaines a suscité la mobilisation non seulement de l’ONU, mais aussi des ONG et du Congrès américain.
Après s’être rendu au Maroc et au Sahara occidental en septembre 2012, le rapporteur spécial de l’ONU sur la torture, Juan Mendez, avait affirmé que les autorités marocaines recouraient à la torture contre les Sahraouis, soulignant que le Maroc «est loin de pouvoir affirmer avoir éliminé la torture». M. Mendez avait, dans son rapport au Conseil de l’ONU pour les droits de l’homme à Genève, publié en mars dernier, critiqué la forte présence policière et militaire marocain au Sahara occidental et de nombreux cas de brutalité policière contre des manifestants sahraouis pacifiques.
Un même constat a été rapporté par le centre américain Robert F. Kennedy pour la justice et les droits de l’homme (RFK Center) à l’issue d’une visite effectuée, en août 2012, dans les territoires occupés du Sahara occidental par une délégation conduite par sa présidente, Mme Kerry Kennedy. Dans son rapport sur la violation par le Maroc des droits de l’homme des Sahraouis, elle avait appelé à l’urgence de l’instauration d’un mécanisme international permanent afin de protéger les droits de l’homme du peuple sahraoui. Cette violation flagrante des droits de l’homme a même été déplorée par le département d’Etat américain qui avait signalé dans son dernier rapport, adressé en octobre 2012 au Congrès, que la situation soulevait «de sérieuses inquiétudes», de par le recours par les forces marocaines à la détention arbitraire et aux abus physiques et verbaux contre les détenus sahraouis, lors des arrestations et emprisonnements et les entraves à la liberté d’expression et de réunion.
Ce contexte, de concert avec la violence qui a éclaté le 8 novembre 2010, lorsque les forces de sécurité marocaines ont démantelé le camp de Gdeim Izik, mis en place par des civils sahraouis pour protester contre la discrimination sociale et économique au Sahara occidental, renforce la nécessité d’une surveillance internationale et impartiale des droits de l’homme dans les territoire occupés du Sahara occidental.
C’est pourquoi les USA veulent désormais enquêter sur les droits de l’homme au Sahara occidental : ils vont présenter, avant la fin du mois, un projet de résolution aux 15 pays membres du Conseil de sécurité de l’ONU pour étendre le mandat de la Minurso au respect des droits de l’homme. 
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La France "ne bloquera pas" l'initiative américaine (diplomate français)
 

 

Les Etats-Unis vont présenter, le 22 avril, un projet de résolution aux 15 pays membres du Conseil de sécurité de l'ONU, pour étendre le mandat de la Mission des Nations Unies au Sahara occidental (Minurso) au respect des droits de l'Homme. Un coup dur pour le Maroc qui profitait du veto français pour asseoir une prétendue souveraineté marocain sur le territoire du Sahara Occidental. Une souveraineté niée par l'ensemble de la communauté internationale, y compris la France.

" Le projet de résolution indique que la surveillance et l'information en matière de droits de l'Homme puissent faire partie des responsabilités de la Minurso ", a rapporté à l'AFP une source proche des négociations.

La proposition, étant soutenue par la Russie, le Royaume-Uni, la Chine et les États-Unis, a de fortes chances d'être approuvée par le Conseil de Sécurité, ce qui n'a pas manqué de créer une ambiance de panique au Maroc. Surtout qu'ils sont conscients que, cette fois-ci, ils ne peuvent pas compter sur le veto de la France.

D'ailleurs, Paris, selon des déclarations d'un diplomate français relayées par le journal Le Monde, n'a pas l'intention de s'opposer à l'initiative américaine d'élargir le mandat de la MINURSO pour rapporter sur la situation des droits de l'homme au Sahara Occidental et dans les camps des réfugiés sahraouis en Algérie.

"On ne bloquera pas, c'est une question entre le Maroc et les Etats-Unis", élude avec mauvaise humeur ce diplomate, selon Le Monde. "Les Américains n'ont prévenu personne, c'est une mauvaise manière faite aux Marocains",a-t-il ajouté.
http://plan-paix-onu.blogspot.be/2013/04/la-france-ne-bloquera-pas-linitiative.html
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 La Norvège soutient l'extension du mandat de la MINURSO à la surveillance des droits de l'homme
(SPS) Oslo (Norvège),17/4/2013

 "La Norvège soutient l'extension du mandat de la MINURSO (Mission des Nations Unies pour le Référendum au Sahara Occidental) pour y inclure la surveillance des droits de l'homme", a déclaré le ministre norvégien des Affaires étrangères, Espen Barth Eide, dans sa réponse à une question écrite du député Trine Skei Grande.
 
 "Nous travaillons pour que le Conseil de sécurité adopte une telle extension du mandat.", A déclaré le ministre des Affaires étrangères, ajoutant "Il est important que les parties permettent à la MINURSO de mener pleinement sa mission".
 "La Norvège soutient  les efforts de l'ONU pour une solution politique durable et équitable au conflit du Sahara occidental qui respecte le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination", a conclu le MAE de la Novège. (SPS)
020/090/TRD 171210 AVR 013 SPS

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Le Conseil de sécurité devrait autoriser la MINURSO à surveiller les violations de ces droits

17 /4/2013



« Le Conseil de sécurité devrait mettre fin à l’anomalie qui veut que la MINURSO mène des activités de déminage et des patrouilles frontalières, mais n’ait aucun mandat pour rendre compte de la violence policière, des procès injustes ou des restrictions du droit de rassemblement auxquels sont systématiquement confrontés les habitants du Sahara occidental ».
Philippe Bolopion, directeur du plaidoyer auprès de l’ONU 

(New York, le 17 avril 2013) – Les membres du Conseil de sécurité des Nations Unies devraient charger les Nations Unies de surveiller les violations des droits humains au Sahara occidental et dans les camps de réfugiés de la région de Tindouf en Algérie, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui dans une lettre adressée aux 15 pays membres du Conseil de sécurité. Le Conseil doit voter, courant avril 2013, le renouvellement du mandat de la mission de maintien de la paix de l’ONU au Sahara occidental, connue sous le nom de MINURSO.
La MINURSO est l’une des rares missions de maintien de la paix de l’ONU qui ne comprenne pas de mandat d’observation de la situation des droits humains et de rédaction de rapports à ce sujet. Le Maroc, qui revendique sa souveraineté sur le Sahara occidental et qui l’administre de facto, s’est longtemps opposé, avec le soutien de la France, à ce que la surveillance des droits humains soit incluse dans le mandat de la MINURSO. Ce mandat viendra à échéance le 30 avril, mais il a été renouvelé sans interruption depuis que la mission a été créée en 1991.

Le Secrétaire général de l’ONU et le Rapporteur spécial sur la torture ont tous deux récemment appelé à une surveillance accrue des droits humains au Sahara occidental. Les abus commis par le Maroc au Sahara occidental visent tout particulièrement les Sahraouis plaidant pour une auto-détermination ou une indépendance du territoire. Les autorités violent leur droit à manifester pacifiquement et à créer des associations, et des militants ont été torturés puis emprisonnés à l’issue de procès non équitables.
Des sources diplomatiques ont indiqué à Human Rights Watch que les États-Unis ont incorporé, dans le projet de résolution de 2013, des formulations qui pourraient permettre à l’ONU de surveiller les droits humains au Sahara occidental et de publier des rapports sur le sujet. Le projet de texte demande aussi au Secrétaire général de garantir que les agences de l’ONU adéquates puissent surveiller et émettre des rapports sur les droits humains dans les camps de réfugiés de la région de Tindouf, en coopération avec l’Algérie.

Le Sahara occidental est une ancienne colonie espagnole située sur la côte atlantique entre le Maroc et la Mauritanie. Quand l’Espagne s’en est retirée en 1975, le Maroc a pris le contrôle de la plus grande partie du territoire et depuis lors l’a administré comme une région du Maroc. L’ONU ne reconnaît pas la souveraineté marocaine, et considère le Sahara occidental comme un « territoire non autonome ».

En 1991, l’ONU a servi d’intermédiaire pour négocier un cessez-le-feu entre le Maroc et le Front Polisario, basé sur le principe d’un référendum d’auto-détermination que l’ONU devait organiser. Pourtant le référendum n’a jamais eu lieu, et aujourd’hui le Maroc s’y oppose, proposant au lieu de cela une forme d’autonomie pour le Sahara occidental au sein du Maroc.

« Le mandat élargi de la MINURSO devrait inclure la tâche de surveiller la situation des droits humains non seulement au Sahara occidental, mais aussi dans les camps de réfugiés sahraouis situés de l’autre côté de la frontière, en Algérie, dont les habitants vivent de façon relativement isolée », a écritHuman Rights Watch dans sa lettre. En effet le Front Polisario a pris des mesures pour punir des résidents des camps qui critiquaient ses dirigeants ou soutenaient le plan d’autonomie du Maroc.

« La mission de maintien de la paix au Sahara occidental aurait dû inclure depuis longtemps un mandat de surveillance des droits humains, qui améliorerait les mécanismes de protection des droits humains tout en dissuadant les parties en présence de déformer les allégations de violations pour servir leurs propres objectifs politiques », a conclu Philippe Bolopion. « Les membres du Conseil de sécurité  ne devraient pas laisser passer cette opportunité historique d’aligner la MINURSO avec les autres missions modernes de maintien de la paix, bâties sur l’idée que les droits humains font partie intégrante du travail de l’ONU. »

  http://www.hrw.org/fr/news/2013/04/17/onusahara-occidental-le-mandat-des-casques-bleus-devrait-inclure-l-observation-des-d