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samedi 27 juillet 2013

Rapport annuel sur la situation des droits humains au Maroc en 2012

Rapport annuel

sur la situation des droits humains au Maroc en 2012
Images intégrées 1
INTRODUCTION
La situation des droits humains au Maroc durant l’année 2012, telle qu’elle a été suivie par le bureau central et les sections de l’AMDH, est caractérisée par une nette régression et une persistance des violations. Concernant le droit le plus sacré, le droit à la vie, la confusion plane toujours sur la vérité des décès des activistes du Mouvement du 20 février pendant 2011 ; à cela s’ajoutent deux cas de décès observés dans le rapport de 2012.  Pour ce qui est du droit à l’intégrité physique, à la sécurité personnelle et l’abus du pouvoir, les pratiques les enfreignant sont monnaies courantes par la violence des autorités publiques à l’encontre des manifestants et des passants, ou par la torture lors des interrogatoires dans les postes de police. Si la violence exercée par les forces de police à l’encontre des activistes de l’Association Marocaines des Droits Humains est courante, en 2012 les activistes d’Amnesty International ont été sujets, à leur tour, de la répression, de la provocation et du harcèlement par des agents de sécurité lors d’un sit-in devant le Parlement.
Quant au dossier de la détention politique, il reste toujours ouvert ; en dépit de la libération de quelques détenus politiques, leur situation n’a toujours pas été réglée ; en outre, de nombreux détenus politiques ont été incarcérés, et notamment les activistes du Mouvement du 20 février, les étudiants militant au sein de l’Union Nationale des Etudiants du Maroc (UNEM), les détenus en rapport avec le dossier de « la lutte anti-terroriste », les activistes sahraouis… Le plus grave, c’est que ces détenus sont poursuivis par des chefs d’accusation de droit commun et ce afin de dissimuler la nature politique des procès qui tiennent compte des procès-verbaux de la police judiciaire sans vérifier la véracité des accusations que les détenus rejettent.
En outre, cette année, trois cas d’enlèvement ont été enregistrés sans que les auteurs de ces enlèvements ne répondent de leurs actes et ne sont pas poursuivis pour la torture subie par les activistes du Mouvement du 20 février à Casablanca et dans d’autres villes en 2012, par les militants de l’UNEM à Kénitra et dans d’autres villes et pour la violence exercée lors de nombreux sit-in pacifiques dans différentes régions telles Taza, Aït Bouayache, Chlihate et dans d’autres villes. Lors de sa visite au Maroc, le rapporteur spécial onusien chargé de la torture au Maroc a confirmé ces pratiques.
Concernant la situation dans les prisons, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle est inquiétante, voir catastrophique ; le rapport a enregistré des taux de surnombre dans 34 établissements pénitentiaires qui vont de 4% à 168,14%. Une situation aggravée par l’absence des conditions de l’hygiène personnelle, la mauvaise alimentation et l’insuffisante de médication ; ce qui entraîne la propagation des maladies et les décès. Mais, ce qui dramatise plus la situation, c’est la torture des détenus ; l’Association Marocaines des Droits Humains a reçu des plaintes de la part des détenus et de leurs familles sur la torture physique et psychique.
De même, la situation des libertés publiques a régressé durant l’année que couvre ce rapport ; ainsi, l’interdiction a concerné les activités de différentes instances dont l’une assume la présidence du Gouvernement (la Jeunesse du Parti Justice et Développement), les activités des instances des droits humains (trois activités organisées par l’Association Marocaine des Droits Humains), la réunion du Conseil national du parti Badil Hadari ; des journalistes ont été sujets d’agressions physiques, de poursuites et l’un d’eux a été condamné à la prison avec sursis ; d’autres journalistes ont subi des interrogatoires, ou se sont vus retirer l’accréditation, interdits de photographier des émissions, privés de la carte d’accréditation ; en plus, la maison d’Ali Lamrabet a été attaquée à Tétouan. L’interdiction a aussi concerné plusieurs manifestations dispersées par la répression comme c’est le cas des protestations sociales ; les libertés syndicales ont connu de nombreuses violations.
De nombreux procès ont connu des violations pour être qualifiés inéquitables ; les cas notoires sont le procès d’El Haked, artiste du Mouvement du 20 février, du résistant Ibrahim Nouhi, des poursuivis suite à l’appel au boycott des élections, des détenus dudit Salafiyya Jihadiyya, des syndicalistes, des militants de l’UNEM et des détenus de Gdim Izik.
Pour ce qui est de la peine de mort dont l’abolition prend de plus en plus d’envergure à l’échelle internationale, le rapport a enregistré la prononciation de six nouvelles condamnations en 2012. Cependant, ce que le rapport relève de plus important, c’est l’abstention du Maroc de voter le projet de la recommandation onusienne préconisant l’arrêt de l’exécution de la peine de mort.
L’augmentation des protestations a eu des répercussions négatives sur la situation des défenseurs des droits humains qui ont été souvent sujets aux violations de leur intégrité physique, leur sécurité personnelle et la restriction de leurs mouvements dans de nombreuses régions et particulièrement à Ifni où des responsables du bureau de la section de l’Association Marocaine des Droits Humains ont écopé jusqu’à dix mois de prison ferme et 500 dirhams d’amende.
Les droits économiques, sociaux et culturels n’ont pas dérogé à la règle cette année ; le chômage parmi les diplômés s’est accru ; de nombreux secteurs économiques et sociaux ont connu des grèves ; les codes de travail ont été violés dans tous les secteurs et surtout l’ampleur acquise par le phénomène de l’emploi des enfants. Quant au logement, il a enregistré une diminution ayant atteint 10,1 pour cent par rapport à 2011 alors que le nombre des familles résidant dans les bidonvilles a augmenté de 29 pour cent par rapport à 2004. Les anciens quartiers de Casablanca ont connu aussi des démolitions ayant causé la mort de huit citoyens ; des décès ont eu lieu dans d’autres villes à cause du recours à l’usage de la force pour évacuer des citoyens de maisons menaçant ruine ou de logements bâtis sans autorisation. L’application du droit à la santé n’est pas encore de mise pour plusieurs raisons parmi lesquelles celles relevées dans ce rapport et notamment, la faiblesse du financement public de la santé, l’augmentation de la part des dépenses personnelles réservées à la santé et qui représente 58 pour cent de leurs dépenses totales, l’échec du régime d’assistance médicale pour les personnes à revenu limité (RAMED), en plus de la faiblesse de l’infrastructure et son insuffisance par rapport à la croissance des besoins en soins des citoyens, le déficit épouvantable dans les ressources humaines avec un médecin pour 1630 citoyens et un infirmier pour 1109 citoyens. Ce qui rend la situation plus tendue, c’est la mauvaise gouvernance et la mauvaise gestion des ressources disponibles.
La situation dans le secteur de l’éducation n’est pas meilleure ; l’échec du plan d’urgence est officiellement reconnu et l’enregistrement d’un manque important concernant les cadres administratifs et éducatifs ; le surnombre des élèves et les revendications matérielles et morales de la famille de l’enseignement n’ont pas été satisfaites.
Pour leur part, les droits linguistiques et culturels amazighs ont souffert du retard de l’opérationnalisation de leur reconnaissance constitutionnelle, le refus des noms amazighs, la prohibition de l’usage de la langue amazighe au sein de l’enceinte du Parlement, la discrimination dont souffre la chaîne amazighe par rapport aux autres chaînes, la langue amazighe n’est plus enseignée dans de nombreux établissements et ne constitue qu’une matière facultative, non généralisée et non sanctionnée par une note à l’examen.
La situation de la femme n’a pas connu de progrès significatifs par rapport à l’année précédente ; 41098 demandes concernant le mariage de filles mineures ont été accordées ce qui constitue 92,9 pour cent de l’ensemble des demandes. Les femmes meurent toujours lors de l’accouchement à cause de la négligence et certaines d’entre elles se refusent même l’accès à l’hôpital et accouchent dans la voie publique ; les salariées souffrent aussi de la discrimination quant aux salaires et aux heures de travail.
Concernant la situation des droits de l’enfant, ce qui a le plus caractérisé l’année 2012, c’est le non-respect de l’Etat marocain de ses promesses en matière des droits de l’enfant ; les intérêts suprêmes de l’enfant ne sont pas tenus en compte lors de l’élaboration des politiques publiques, l’exclusion de la société civile lors de la formulation de plans et de programmes pour la promotion de la situation de l’enfance ; en parallèle, des violations graves ont retenti touchant le droit à la vie, à un nom, à l’éducation, à la santé, ainsi que la torture, les mauvais traitements et les agressions sexuelles.
Ce rapport a aussi relevé la persistance des violations des droits environnementaux des citoyens ce qui se répercute sur l’état des ressources environnementales d’une part et sur la vie des citoyens de l’autre ; il soulève aussi les souffrances et les violations dont sont victimes les migrants africains subsahariens et leur privation de leurs droits tels le droit à la santé, à l’eau et l’alimentation, au logement, à l’éducation, au travail … Les sections de l’AMDH ont suivi et relevé à ce sujet des actes racistes, des violences policières et des refoulements hors des frontières marocaines, contrairement aux engagements du Maroc en matière des droits humains en général et  des droits des  migrants en particulier.
En émettant ce rapport annuel sur la situation des droits humains au Maroc en 2012, l’Association Marocaine des Droits Humains s’est fixée comme objectifs de donner une image sur la situation de ces droits, formuler des recommandations en vue de leur protection et leur promotion, dévoiler les violations afin qu’un terme soit mis à leur répétition et pour que les parties les violant assument leur responsabilité dans leur persistance.
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Salutations militantes,
Hasnae CHAMI
Pour le bureau de l'AMDH-Paris/IDF
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L'AMDH dévoile son rapport annuel 2012 : une "nette régression" des droits humains au Maroc 

par Lakome, 23/7/2013


Présentation du rapport annuel 2012 de l'AMDH. Mardi 23 juillet 2013.


Le bureau central de l'AMDH a présenté son rapport annuel 2012 ce mardi à Rabat. L'association détaille les violations survenues l'année dernières et estime qu'en «dépit de ses engagements nationaux et internationaux, l’État manque de volonté politique effective pour le respect des droits et des libertés».

Dans son rapport 2012 l'AMDH affirme que la situation des droits humains au Maroc durant l'année 2012, «telle qu'elle a été suivie par le bureau central st les sections de l'AMDH, est caractérisée par une nette régression et une persistance des violations. Concernant le droit le plus sacré, le droit à la vie, la confusion plane toujours sur la vérité des décès des activistes du Mouvement du 20 février pendant 2011 ; à cela s'ajoutent deux cas de décès observés dans le rapport de 2012».
L'association dénonce également les détentions politiques, les cas de torture et de disparitions forcées, la répression de manifestations pacifiques, l'interdiction illégale d'associations et de partis politiques.

Droit des travailleurs et libertés syndicales
Sur le volet des droits sociaux, l'AMDH souligne que les principaux indicateurs n'ont connu «aucune amélioration sensible». Avec les diplômés chômeurs, «l'État use tantôt du dialogue et souvent de la répression sévère et recourt de plus en plus aux arrestations et aux procès».
L'association constate par ailleurs que l'Etat n'a toujours pas ratifié les conventions internationales sur les libertés syndicales et que le code du travail n'est toujours pas respecté. «Les droits de travail les plus élémentaires ne sont toujours pas garantis (la carte de travail et de paie, l'adhésion à la Caisse nationale de sécurité sociale, la détermination des heures de travail, les congés hebdomadaires et annuels ...). Les licenciements arbitraires des ouvriers et collectifs et les fermetures illégales des établissements de production continuent et l'exercice des droits et des libertés syndicales est incriminé et particulièrement dans le secteur privé».
Le constat de l'association est similaire dans les secteurs de la santé et de l'éducation. Le rapport souligne par ailleurs les violations liées aux droits de la femme, de l'enfant, des personnes handicapées ou encore des migrants et demandeurs d'asile.

«Essence despotique» de la constitution
Sur le plan législatif, l'AMDH estime d'une part que la nouvelle constitution, de par ses dispositions floues et contradictoires, ne garantit pas la primauté du droit international, ni l'égalité homme-femme ni une réelle séparation des pouvoirs. «Son essence despotique est préservé et reste loin des composantes d'une constitution démocratique», note le rapport.
D'autre part, l'association estime que les quelques nouveautés apportées par la constitution n'ont toujours pas été mises en œuvre, notamment en ce qui concerne la reconnaissance constitutionnelle de l'amazigh.
En conclusion, l'AMDH indique que «les violations relevées dans ce rapport sont suffisantes pour juger l'orientation générale caractérisant la politique publique en la matière et reflètent qu'en dépit de ses engagements nationaux et internationaux, l'État manque de volonté politique effective pour le respect des droits et des libertés».


mardi 3 juillet 2012

Sire, le racisme anti-noir prospère au Maroc, c’est pourquoi j’irai manifester le 10 juillet !

Par SOIRESSE NJALL KALVIN, 2/7/2012

Sire Mohammed VI, dans la plupart de vos discours, vous ne dérogez pas à une tradition autrefois consacrée par votre père : l’éloge de l’unité africaine dont il fut un partisan convaincu. Et ceci malgré le retrait du Maroc de l’Union Africaine suite à la reconnaissance du Sahara occidental.

 Eh bien Sire, permettez-moi de vous dire que votre propre société est en décalage complet avec cette grande tradition qui a permis pendant longtemps aux Africains du Maghreb et du sud du Sahara de s’appeler “frères” malgré le passé esclavagiste douloureux. En effet, qu’il est loin ce temps où nous combattions ensemble l’envahisseur colonial, aussi bien dans l’Aïr que dans le Hoggar, ou sous les tropiques où votre père soutenait Patrice Lumumba au Congo, l’Union des Populations du Cameroun, etc. Votre société et votre population accueillaient chaleureusement alors les exilés politiques et leurs enfants qui fuyaient la cruauté du colon. Je n’irai même pas jusqu’à parler de la coexistence pacifique entre Arabes et Noirs lorsque le sultanat du Maroc était le vassal de l’empire du Ghana dirigé par des Noirs ! 

 Aujourd’hui, cette parenthèse enchantée où l’union des progressistes Arabes et des Noirs s’est faite dans un mélange harmonieux, est bel et bien terminée. Votre société ressort des mots et des attitudes qui renvoient le Noir à sa condition d’esclave que les razzias arabes pourchassaient. Les mots “Hartani” -homme libre de second rang – ou “aâzi” – sale nègre – ont repris de la vigueur. Les Noirs qu’ils soient marocains ou pas, subissent cette stigmatisation inhumaine. 

Ceux qui en prennent plus pour leur grade, ce sont les migrants et les étudiants subsahariens à qui on jette des pierres. Ces derniers sont complètement isolés à la Cité Internationale Universitaire de Rabat. Selon la Confédération des Etudiants et Stagiaires Africains au Maroc (CESAM), ils ne partagent pas les mêmes locaux que les étudiants “blancs” marocains. Les insultes sont régulières, les crachats insupportables quotidiens. Les attaques physiques se multiplient entraînant parfois des morts. 

 Sire, comment s’étonner de ces comportements sauvages lorsque votre si beau pays n’a pas aboli officiellement l’esclavage ? Comment s’étonner lorsque de génération en génération, se transmet ce sentiment de supériorité issu de l’esclavage ? 

 Sire, le racisme anti-noir prospère car le travail d’éducation et de lutte que mènent les associations des droits de l’homme n’est pas assez soutenu. L’Association Marocaine des Droits Humains a même récemment mis en cause l’Etat marocain pour sa stigmatisation des Noirs. Le 14 mai dernier, Amadou, jeune Malien a été tué, poignardé de plusieurs coups de couteaux suite à une altercation avec l’un de vos sujets dans une épicerie. Le racisme anti-noir prospère parce que vos médias font tout pour le minimiser. Il y a peu, la chaîne de télé 2M a organisé enfin un débat sur la question, mais peine perdue. Des passages entiers ont été censurés, notamment ceux où il y a eu des plaintes. 

 Même quand on est un Noir en transit à Casablanca, on se rend compte du mépris avec lequel les douaniers vous regardent, vous fouillent et vous suspectent juste en raison de votre couleur de peau et d’une histoire douloureuse pour les Noirs, marquée par des razzias esclavagistes. 

 L’image du Maroc depuis plusieurs mois se dégrade en Afrique Noire et dans le monde car au lieu de prendre le problème à bras le corps, il est complètement nié par les institutions socio-politiques de votre pays. 

Aujourd’hui, on ne parle plus de crachats, d’insultes ou de stigmatisation ; aujourd’hui, on parle bien de morts

C’est pourquoi Sire, partisan du retour du Maroc dans l’Union Africaine, je répondrai à l’appel de SOS Migrants en Belgique et j’irai manifester le 10 juillet prochain à Bruxelles à 18h devant votre ambassade - 29 boulevard St Michel (métro Montgomery) -, pour dénoncer l’impuissance du pays sur lequel vous régnez à considérer les Noirs comme des humains. Et j’invite toutes les personnes éprises de liberté et de respect pour les droits humains à faire comme moi. 
  TOUS CONTRE LE RACISME ANTI- NOIR AU MAROC,
 MARDI 10 JUILLET A 18h 
DEVANT L’AMBASSADE DU MAROC A PARIS
29 BOULEVARD SAINT-MICHEL (METRO MONTGOMERY) !

Belgo-Togolais né le 22 juin 1982, ayant plusieurs cordes à son arc. Conseiller juridique, chargé de projet et d'éducation permanente au MRAX (Mouvement contre le Racisme, l'Antisémitisme et la Xénophobie), plus vieille organisation antiraciste belge. Titulaire d'un master de sciences politiques, option Relations Internationales à l'Université Libre de Bruxelles et d'un Baccalauréat en droit. Auteur littéraire et correspondant sportif pour des médias togolais en Belgique. Président de l'ASBL belge "GOTO TOGO" qui œuvre dans le social et dans le domaine de l'échange culturel entre jeunes européens et africains. Ancien président de l'association panafricaine "KILIMANDJARO" aux Facultés Universitaires Saint-Louis, 
Et enfin, militant de première heure du panafricanisme espérant voir à moyen ou à long terme l'unité du continent africain se réaliser. Grand passionné de politique, de littérature et de sport. Adore les débats contradictoires permettant à l'esprit de se cultiver.

  Relire : Racisme de l’État marocain et racisme au quotidien  envers les Subsahariens

samedi 15 octobre 2011

حول استشهاد المناضل محمد بودروة عضو الجمعية المغربية لحقوق الإنسان بآسفي

بـــيـــان
حول استشهاد المناضل محمد بودروة
 عضو الجمعية المغربية لحقوق الإنسان بآسفي


الجمعـية الـمغربية لحــقـوق الإنــــسان ــ المكتب المركزي
Association Marocaine des Droits Humains – Bureau Central
العنوان: شارع الحسن الثاني، زنقة أكنسوس، العمارة 6، رقم 1،-الرباط -  الهاتف: 0537730961tel :  – الفاكس:0537738851 fax :
البريد الإلكتروني: amdh1@mtds.com email:  - الموقع الإلكتروني: www.amdh.org.ma SITE-WEB :
جـمعــيـة غير حكومية، تأسست في 24 يونيه 1979،،  معترف لها بصفة الـمـنـفـعــة العـامــة (مرسوم رقم 2.00.405 24 أبريل 2000)
ONG constituée le 24 juin1979, reconnue d'utilité publique (Décret n° 2.00.405 du 24 Avril 2000)



نتيجة التدخل العنيف لقوات الأمن لفك اعتصام المعطلين


محمد بودروة
تداول المكتب المركزي للجمعية المغربية لحقوق الإنسان خلال اجتماعه ليوم الخميس 13 أكتوبر 2011، على ضوء المعطيات الأولية التي توصل بها، حول الوفاة المفجعة بمدينة آسفي للمناضل محمد بودروة في الساعات الأولى من هذا اليوم.

وحسب المعطيات الواردة علينا من فرع الجمعية بآسفي، فإن هذه الوفاة جاءت على إثر التدخل العنيف نصف ساعة بعد منتصف الليل لقوات الأمن ضد المعطلين  المطالبين بالشغل والمعتصمين منذ ما يقرب من 10 أيام بسطح المقر الجهوي للوكالة الوطنية لإنعاش الشغل والكفاءات (ANAPEC). وقد تسبب هذا التدخل في سقوط المناضل محمد بودروة على الأرض ووفاته إثر ذلك.

الأخ محمد بودروة 38 سنة، معطل حامل لشهادة الإجازة في الآدب العربي ولدبلوم تقني في الكهرباء الصناعية، كان عضوا في "تنسيقية حملة السواعد المعطلين" وفي فرع الجمعية المغربية لحقوق الإنسان بآسفي وعنصرا نشيطا في حركة 20 فبراير بالمدينة.

إن محمد بودروة، هو ثاني شهيد تعرفه مدينة آسفي منذ انطلاق حركة 20 فبراير. ومن المعلوم أن مدينة آسفي عرفت يوم 29 ماي الماضي هجوما عنيفا على المواطنين وتعذيب بعضهم، مما أدى إلى استشهاد المواطن كمال العماري يوم 02 يونيه 2011. وللتذكير فإنه لم يتم لحد الآن إجلاء الحقيقة حول وفاته، ولم يتم محاكمة الجناة، مما يكرس منهجية عدم الإفلات من العقاب السائدة ببلادنا والمنافية لمقومات دولة الحق والقانون.

اعتبارا لما سبق، إن المكتب المركزي للجمعية المغربية لحقوق الإنسان:
ــ يعبر عن تعازيه الحارة والصادقة لأسرة الشهيد محمد بودروة ولرفاقه في حركة المعطلين، في فرع الجمعية المغربية لحقوق الإنسان، وفي حركة 20 فبراير.
ــ يدين التدخل العنيف لقوات الأمن الذي أدى إلى استشهاد المناضل محمد بودروة.
ــ يطالب وقبل دفن المتوفى بإجراء تشريح طبي للجثة والإعلان عن نتائجه وبالقيام ببحث موضوعي لمعرفة أسباب الوفاة وتحديد المسؤوليات بشأنها والمتابعة القضائية للجناة.
ــ يذكر بمطلبه بشأن معرفة الحقيقة، كل الحقيقة، عن شروط وأسباب وفاة كمال العماري بآسفي وكريم الشايب بصفرو يوم 24 فبراير (بعد تعنيفه الوحشي يوم 20 فبراير) والشباب الخمسة المتوفين بالحسيمة يوم 20 فبراير والذين ادعت السلطات موتهم احتراقا داخل وكالة بنكية.
ــ ينادي كافة القوى الديمقراطية والحية وشباب حركة 20 فبراير إلى تبني ملف الشهيد محمد بودروة ومؤازرة عائلته إلى حين معرفة الحقيقة الكاملة عن وفاته ومتابعة الجناة.

13/10/2011
  المكتب المركزي                                                                                  

dimanche 21 août 2011

Agression de militants de l'USFP et de l'AMDH samedi à Rabat . Deuxième lettre d'Abdelhamid Amine au Ministre de l'Intérieur

Par Mamfakinch, 21/8/2011

A la fin de la manifestation du samedi 20 Aout à Rabat, une centaine de baltagias poursuivaient des militants du Parti Socialiste Unifié (Mohamad Ouhnaoui, Ali Jlili et un autre) deux policiers les protégeaient puis une vingtaine d'autres sont venus les entourer. Les baltagias n'arrêtaient pas de lancer des insultes en criant : "telkona 3lihom" (laissez-nous en découdre). C'était effrayant. Ensuite la police a emmené les militants du PSU.
Les baltagias se sont ensuite attaqués à Amine Abdelhamid (Vice-Président de l'Association Marocaine des Droits Humains - AMDH), on était 6 à l'entourer et eux nous suivaient en répétant les pires insultes. Ils s'attaquaient surtout à la personne de Amine Abdelhamid et de Khadija Riyadi (Présidente de l'AMDH). Moi je pense que cette centaine de baltagias ont été engagés par le makhzen, qui les a laissé faire pour intervenir vers la fin, question de montrer qu'une bonne partie des marocains est hostile au mvt du 20fev et que l'autorité joue son rôle de protecteur. (Propos recueillis auprès d'une manifestante à Rabat).

 Vidéo de l'agression d'Amine Abdelhamid

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Abdelhamid AMINE: "J'accuse vos services"
2ème lettre au Ministre de l'intérieur

عبد الحميد أمين
ــ نائب رئيسة  الجمعية المغربية لحقوق الإنسان
ــ نائب منسق لجنة المتابعة للمجلس الوطني لدعم حركة 20 فبراير
ـــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــ
رسالة مفتوحة رقم 2
إلى السيد وزير الداخلية في الحكومة المغربية (*)
ــ الرباط ــ
الموضوع: أتهم مصالحكم الأمنية باللعب بالنار، وتهديد سلامتي البدنية وحياتي، بعد مطاردتي مجددا
               ليلة 20 غشت 2011 من طرف البلطجية المعادين لحركة 20 فبراير
المرجع: ــ رسالتي الأولى المفتوحة الموجهة إليكم بتاريخ 01 يوليوز 2011 تحت موضوع: "سلامتي
              البدنية في خطر وحياتي مهددة: تحملوا مسؤولياتكم". (أنظر الملحق)
          ــ "إخبار بمضمون بحث الشرطة القضائية معي يوم 11 يوليوز 2011" (أنظر الملحق)
         تحية طيبة وبعد
سبق لي أن بعثت إليكم بتاريخ 01 يوليوز 2011 برسالة مفتوحة موضوعها "سلامتي البدنية في خطر وحياتي مهددة: تحملوا مسؤولياتكم"؛ وقد أخبرتكم وأشهدتكم من خلالها عما عاينته ــ ضمن مجموعة كبيرة من المواطنين والمواطنات ــ من إهانة وشتم وتهديد وتحرش وملاحقة وتعنيف على يد البلطجية الذين اعتبرتهم بمثابة قوات مساعدة، غير رسمية، لأجهزة الأمن، مسخرين لمحاربة حركة 20 فبراير.
وقد اختتمت رسالتي إليكم ــ والتي وجهتها في نفس الوقت للسادة مدير الديوان الملكي والوزير الأول ووزير العدل ليتحملوا مسؤولياتهم كذلك ــ بالجملة التالية: "إنني من خلال المعطيات الواردة في هذه الرسالة، واعتمادا على التهديدات التي مازلت أتلقاها، أريد أن أنبهكم إلى أن سلامتي البدنية في خطر، وأن حياتي أصبحت مهددة وأحملكم كوزارة، كحكومة وكسلطة مسؤولية أي مكروه ــ مهما تم حبك ظروفه ــ قد يصيبني في المستقبل. فكفى من اللعب بالنار، وعليكم أن تحترموا التزاماتكم في مجال حقوق الإنسان".
وقد كان لهذه الرسالة صدى مهما لدى القوى الديمقراطية والحقوقية ببلادنا وخارجها حيث سارع عدد منها إلى التنديد بالخروقات المثارة فيها وإلى وضع الحكومة المغربية أمام مسؤولياتها والتزاماتها باحترام حقوق الإنسان.
وقد توصلت برسالة منكم (رقم 98/2011 مؤرخة في 11 يوليوز 2011) بلغتموني فيها "بأنه تم تكليف الشرطة القضائية  بفتح تحقيق وإجراء بحث في الموضوع". وبالفعل، تم يوم 11 يوليوز نفسه، وعلى إثر دعوتي لحضور مصلحة الشرطة القضائية بالرباط، البحث معي لمدة 3 ساعات (أنظر الملحق حول "إخبار بمضمون بحث الشرطة القضائية معي يوم 11 يوليوز 2011").
لا أدرك لحد الآن مآل هذا البحث. كل ما أعرف أن مجموعة بلطجية الرباط واصلت بدون انقطاع تحرشاتها واستفزازاتها لحركة 20 فبراير كلما خرجت هذه الأخيرة للتظاهر السلمي؛ ولم أسمع أبدا أن أحدا من هذه المجموعة، بمن فيهم أولائك الذين اعتدوا علي والمنشورة صورهم بالجرائد والمواقع الإلكترونية مازالوا يصولون ويجولون ويعيثون في الأرض فسادا دون حسيب. أليس هذا هو الإفلات من العقاب الذي ظلت الحركة الحقوقية تنادي إلى مناهضته بقوة كأحد الإجراءات الضرورية لإعمال دولة الحق والقانون؟
وفي ليلة 20 غشت، عشنا في الرباط طورا جديدا من أطوار التعاون الأمني البلطجي لقمع حركة 20 فبراير والإعتداء على المناضلين الشرفاء والشباب المناضل المسالم. وقد عشت بدوري الملاحقة والمطاردة والمحاصرة والتهديد والشتم والإهانة على يد تلك القوات المساعدة غير النظامية المسماة شعبيا بالبلطجية والتي كما قلت في رسالتي السابقة تستعمل اليوم كفيالق للترهيب، وقد تصبح غدا فيالق للموت.
وهاكم السيد الوزير الوقائع، كما عشتها ليلة 20 غشت:
كما هي العادة، ومنذ بداية شهر رمضان، ووفقا لقرار الجمع العام لتنسيقية حركة شباب 20 فبراير، انطلقت تظاهرة 20 فبراير على الساعة العاشرة ليلا من ساحة باب الحد متجهة نحو شارع محمد الخامس عبر شارع الحسن الثاني. وكانت الانطلاقة عادية حيث لم ألاحظ وجودا يذكر لقوات الأمن، وقلت مع نفسي أن التظاهرة ستكون عادية ومشرفة للجميع، خصوصا وأنني لاحظت من قبل فراغ شارع محمد الخامس من السيارات كمؤشر على أجواء التظاهر السلمي العادي.
وعند وصول التظاهرة قرب عمارة "السعادة"، فوجئنا بوجود مجموعة من المواطنين متحلقين حول راية مغربية كبيرة، يحملون صور الملك، ويتوفرون على إمكانيات لوجيستيكية مهمة، ويرددون عددا من الشعارات. فأدركت، من خلال بعض الوجوه، ومن خلال شعاراتهم المعادية لحركة 20 فبراير، ومن خلال اعتراضهم سبيل التظاهرة نحو شارع محمد الخامس، أن الأمر يتعلق بمجموعة البلطجية وبدورها المعهود المتجسد في استفزاز المتظاهرين بممارسة العنف اللفظي والمادي وخلق الأجواء لتبرير تدخل قوات الأمن ضد تظاهرة حركة 20 فبراير.
أمام هذه الوضعية المحرجة، ولتفادي التصادم مع البلطجية ــ خاصة وأن قوات أمنية شكلت حزاما بين البلطجية والمتظاهرين، وأصبحت بدورها حاجزا أمام تقدم المسيرة نحو شارع محمد الخامس ــ، اختار متظاهرو حركة 20 فبراير مسلكا آخرا للوصول إلى الشارع؛ وهو ما تم بنجاح وبشكل سلمي مما أدى، رغم بعض الإحتكاكات مع البلطجية، إلى مواصلة المسيرة في الشارع إلى أن وصلت بسلام أمام البرلمان.
وقبل إنهاء التظاهرة، ارتأى الشباب أن يقدموا عرضا مسرحيا حول حركة 20 فبراير وعلاقتها بالمخزن. وقد نالت اللوحة الفنية المقدمة استحسان الحضور بعد أن تحولت الأجواء من أجواء نضالية صاخبة إلى أجواء فنية هادئة ومرحة. وبذلك أوشكت التظاهرة على نهايتها.
وهنا كانت المفاجأة الكبرى، حيث تدخل المئات من قوات الأمن بشكل عنيف ودون سابق إشعار لتفريق المتظاهرين المسالمين، مستعملين هرواتهم والدفع والركل إلى أن تم إفراغ الشارع أمام البرلمان من متظاهري حركة 20 فبراير، إلا من بعض الحقوقيين الذين وقفوا مشدوهين أمام هذا التدخل دون أدنى مبرر، اللهم إذا كانت قوات الأمن تكره الفن.
وبعد ذلك مباشرة، جاءت مجموعة من البلطجية برايتها الطويلة العريضة وصورها المعهودة وعتادها اللوجستيكي المتطور وشعاراتها المتشفية في حركة 20 فبراير، مزهوين بالنصر الذي حققته قوات الأمن لصالحهم. وقد استقروا في الطريق أمام البرلمان في نفس المكان الذي كانت تتموقع فيه تظاهرة حركة 20 فبراير، وظلوا يتظاهرون بكل حرية أمام البرلمان. أليس هذا هو التواطؤ المكشوف بين قوات الأمن والبلطجية، والذي يمكن أن يعاينه أي شخص حتى ولو كان غبيا؟
السيد الوزير
بالنسبة لي، لم تنته الأمور عند هذا الحد، حيث عشت شخصيا طورا آخرا من الإهانة على يد البلطجية، ومن التواطئ البوليسي المكشوف معهم، كيف ذلك؟
بعد كل ما رأيته وعشته، والذي حاولت وصفه بموضوعية أعلاه، أردت الإنصراف نحو مقر الجمعية، وبعد وصولي إلى ساحة البريد ومذاكرتي مع بعض المعارف حول أخبار بشأن اعتقالات في صفوف المتظاهرين، أحسست ببعض من البلطجية يتحلقون حولي صارخين "هذا هو عبد الحميد أمين، هذا هو الخائن، هذا هو وكال رمضان، هذا هو عميل البوليساريو إلى غير ذلك من الشتائم والتهديدات ("فاين الشعب ديالك، قل لو يجي يفكك... عاش الملك")؛ كان إلى جانبي بعض الأصدقاء من المتظاهرين، شعروا بالمخاطر التي تهدنني، فظلوا بجانبي وتحت الضغط، وأخذنا شارع محمد الخامس باتجاه باب الأحد، وأخذ عدد البلطجية يتكاثر إلى أن وصل حوالي الأربعين؛ ولحسن الحظ تكاثر كذلك عدد أنصار حركة 20 فبراير إلى جانبي. وظل البلطجية يطاردونني بالشتم والإهانة، وكنت أواجههم بعبارة واحدة "عاش الشعب... عاش الشعب" وهي العبارة التي كانت تخفف عني من وطأة الإهانة وتساعدني على التحمل وفي نفس الوقت كانت تربكهم وتفزعهم، بل تخرسهم لبعض الوقت. يا لسحر الكلمة!
وظلت المطاردة قائمة ــ تحت أنظار رجال الأمن طبعا ــ طيلة الطريق وأنا أمشي إلى جانب أصدقائي من حركة 20 فبراير، إلى أن وصلنا قرب مقر الإتحاد المغربي للشغل عبر شارع محمد الخامس، فشارع الحسن الثاني، فشارع ابن تومرت، ثم شارع جان جوريس.
ووقفنا نحن أنصار 20 فبراير أمام المقر، الذي كان مغلقا، وجها لوجه مع البلطجية؛ وكان عددنا قد تكاثر بشكل كبير.. أحدهم رمى علينا حجرة لم تصب الهدف، لكننا لم نستفز. وأخيرا ظهر البوليس بشكل رسمي لتشكيل حاجز بين الفريقين، وفي الحقيقة لحماية البلطجية ظنا منهم ربما أننا سننتقم منهم بعد كل من ما قاموا به تلك الليلة من سب وإهانة وملاحقة ومطاردة للمناضلين الشرفاء؛ لم يجد البوليس أي صعوبة لتفريقهم: إشارة واحدة كانت كافية لذلك.
أليست هذه الواقعة دليلا آخرا على التواطئ المكشوف بين قوات الأمن وقواتهم المساعدة غير النظامية المسماة بالبلطجية.
ولم أفوت الفرصة أمام مقر الإتحاد المغربي للشغل، وعلى مرآى الجميع لأخاطب عميد الأمن الذي كان يدير العمليات، محتجا على التواطؤ المكشوف لقوات الأمن مع البلطجية وعلى حيادهم السلبي وهم يعاينون ملاحقتهم لي بالشتم والإهانة ومطاردتهم لمناضلي حركة 20 فبراير بالعنف أحيانا كما وقع للشاب منتصر الإدريسي الذي عنفوه وهو في طريقه إلى بيته بعد انتهاء المظاهرة.
السيد الوزير
إنني أستخلص مما سبق، أن هناك توزيع محكم للأدوار بين البوليس وقواتهم المساعدة غير النظامية المسماة شعبيا بالبلطجية وهو ما تجلى في:
ــ ترك البلطجية يعترضون سبيل مسيرة 20 فبراير، بل ووضع حزام أمني لمساعدتهم على ذلك.
ــ السماح لهم بالتجول كما يشاؤون وفي جميع الاتجاهات بسياراتهم وعتادهم وخاصة بمحاذاة المسيرة الشعبية لحركة 20 فبراير للتحرش بالمتظاهرين واستفزازهم وتعنيفهم أحيانا.
ــ إخلاء الطريق أمام البرلمان بشكل عنيف من طرف قوات الأمن وترك البلطجية يتظاهرون بكل حرية في نفس المكان.
ــ مطاردة البلطجية لعدد من المتظاهرين بعد انتهاء المسيرة وتفريق المتظاهرين، وقد أعطيت كنموذج لذلك مطاردتي الشخصية والتي دامت ما يقرب من نصف ساعة.
ــ تدخل البوليس إما لتعنيف متظاهري حركة 20 فبراير أو لحماية البلطجية عندما يكونون في وضعية صعبة.
ــ عدم متابعة البلطجية رغم البحث الذي أجرته الشرطة القضائية معي يوم 11 يوليوز، وهو ما يؤكد المنحى العام المنتهج من طرف الدولة بشأن عدم الإفلات من العقاب الذي يشجع على مواصلة الانتهاكات الجسيمة لحقوق الإنسان.
إنني أعتبر تأكيدا لما ورد في رسالتي الأولى إليكم، أن الدولة المغربية تلعب بالنار بإقبالها على استعمال البلطجية لقمع متظاهري حركة 20 فبراير.
كما أؤكد بأن سلامتي البدنية في خطر، وأن حياتي مازالت مهددة بعد تمادي البلطجية في الممارسات التي كانت موضوع رسالتي الأولى إليكم.
إن ما يقوم به البلطجية، ومن يوجهونهم، لن يرهبني، ولست شخصيا من طينة أولئك الذيم قد يختبؤون في جحورهم كالجرذان مخافة من الأذى. وإنني لن آخذ شخصيا أي احتياط لضمان سلامتي البدنية وحقي في الحياة؛ وإنني كما قلت في رسالتي الأولى أحملكم كوزارة، كحكومة وكسلطة مسؤولية أي مكروه ــ مهما تم حبك ظروفه ــ قد يصيبني مستقبلا.
وفي انتظار ما ستقدمون به من إجراءات لوضع حد لظاهرة البلطجية المشينة ولتوقيف العنف الأمني والبلطجي ضد التظاهرات السلمية، تقبلوا السيد الوزير عبارات أصدق المشاعر.
وعاش الشعب المغربي
متمتعا بالحرية والكرامة والعدالة الاجتماعية
عبد الحميد أمين
(*) نسخ من هذه الرسالة للسادة:
ــ مدير الديوان الملكي
ــ الوزير الأول
ــ وزير العدل
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Texte de Samira Kinani (membre du Bureau Central de l'AMDH) :
RESPECT BIG LITTLE MAN
AMINE, ENCORE UNE FOIS VISÉ


PAR UNE HORDE DIRIGÉE, ORIENTÉE ....

AMINE, CET HOMME, QUI GÊNE

QUI DÉRANGE PAR SON ENGAGEMENT

PAR SA DÉTERMINATION, PAR SA PRÉSENCE

AMINE, CET HOMME

QUI N' A JAMAIS BAISSÉ LES BRAS

DEPUIS SON JEUNE ÂGE

CET HOMME

QUI ATTIRE LA RAGE

DE CEUX

QUI PROFITENT

QUI EXPLOITENT

QUE LE CHANGEMENT

N' IMPORTE LEQUEL

DÉRANGE

CEUX CES PSEUDOS INTELLECTUELS

QUI DANS LEUR TORCHON

N' ARRÊTENT

D' ESSAYER DE DISTILLER LEUR VENIN

CONTRE UN SYMBOLE

OUI UN SYMBOLE

JE NE SUIS PAS DU GENRE

A IDOLÂTRER LES PERSONNES

MAIS AMINE

LE MÉRITERAIT

DU HAUT DE SES 65 ANS

IL EST PLUS PRÉSENT

QUE LE PLUS JEUNE D'ENTRE NOUS

DANS LES MANIFS

DANS LES COLLOQUES

SYNDICALEMENT

POLITIQUEMENT

ASSOCIATIVEMENT

CET HOMME

DONT LE SEUL RÊVE

EST /DIGNITÉ POUR TOUS/

DÉFIE DU HAUT DE SA PETITE TAILLE

UNE HORDE DE FOUS FURIEUX

REMPLIS DE HAINE

NE CRAIGNANT NI LEUR BÊTISE

QUI POURRAIT CONDUIRE

A LA VIOLENCE

CONVAINCU FERME

IL EST PLUS GRAND QU'EUX TOUS

AMINE

SE FAIT DONC HARCELER

POUR LA Nième FOIS

DEVANT TOUS ET TOUTES

ET EN LE TOUCHANT

EN LE VISANT

EN LE CIBLANT

C'EST NOUS

TOUS ET TOUTES

QUI DISONS

MAMFAKINCH

QU'ILS VISENT

QU'ILS CROIENT ATTEINDRE

AMINE CERTES LEUR A TENU TÊTE

COMME IL A TENU TÊTE

A LEURS MAITRES

AVANT

ET ENCORE

ET TOUJOURS

MAIS CE GENRE DE COMPORTEMENT

DOIT CESSER

NOUS DEVONS FAIRE

EN SORTE QUE ÇA CESSE

NOUS NE DEVONS PAS LE PERMETTRE

LE TOLÉRER

NOUS NE DEVONS PAS ADMETTRE

QUE QUICONQUE

DE CEUX ET CELLES

QUI RESTENT DEBOUT

NE SOIENT SOUILLÉS

PAR CE GENRE D'ÉNERGUMÈNES
C'EST NOTRE RESPONSABILITÉ

À TOUS ET À TOUTES

C'EST UNE DE NOS TÂCHES



QUE LES NOTRES