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jeudi 29 juin 2017

Résistances et solidarités internationales Hirak du Rif : manifestation de solidarité ce samedi 1er juillet à Lyon



Hirak du Rif : manifestation de solidarité ce samedi 1er juillet à Lyon




Depuis quelques semaines, ce sont près de 200 militants activistes de ce mouvement marocain qui ont été arrêtés. Accusés d’atteinte à la sureté de l’Etat, certains encourent de lourdes peines de prison.
  A l’initiative du Comité du Rhône de soutien au Hirak du Rif, un sit-in de solidarité avec le mouvement contestataire du Rif est prévu samedi 1er juillet à Lyon 14 h place Bellecour.

Environ 150 personnes, dont 8 journalistes ont été arrêtées depuis le début des manifestations quotidiennes dans la région du Rif au Maroc, alors que les principales revendications du mouvement contestataire (Hirak) n’ont pas été satisfaites.
 
Le vendredi 30 octobre 2016, Mouhcine Fikri, 31 ans, a été broyé par un camion d’éboueur où il s’était engouffré.
A Al-Hoceima, ville côtière du Rif, dans le nord du Maroc, la police venait d’y jeter les espadons que le jeune homme transportait. La pêche de ce poisson est interdite à cette période de l’année. Difficile de savoir avec certitude ce qui s’est déroulé pendant l’altercation à l’issue de laquelle le jeune homme a sauté dans le camion-benne pour tenter d’y récupérer sa marchandise. Une chose est sûre, la version suivante s’est répandue comme une traînée de poudre au Maroc : un policier aurait demandé un pot-de-vin à Mouhcine Fikri qui aurait refusé, puis ordonné au conducteur de mettre en route le mécanisme de la benne en ordonnant "broie-le" quand celui-ci s’y est introduit. Très vite, un hashtag # طحن_مو ("Broie-le" en français, NDLR) a été créé sur Twitter.


Lire l'article


Al-Hoceima est une ville très pauvre, il n’y a pas beaucoup d’entreprises, ni d’usines, et pas d’université, seulement des cafés. Beaucoup de jeunes sont au chômage, même ceux qui sont diplômés.
L’État ne fait rien pour la ville et la région du Rif. L’eau potable est toujours sale. Le poisson est deux fois plus cher que dans d’autres villes où il n’y a pas la mer. Tout ça parce que l’exploitation du port est accaparée par des hommes d’affaires proches de l’État. La pêche est contrôlée par des grandes compagnies qui exportent tout vers l’Europe et l’Amérique. De même, le port est monopolisé par des projets immobiliers de luxe pour les ressortissants du Golfe, au détriment des habitants d’Al-Hoceima.
Il y a aussi beaucoup de problèmes avec la police, qui est très arrogante envers les citoyens. Les habitants de la ville ont établi et envoyée au gouvernement une liste de revendications. Première des revendications indemnisation de la famille de Mouhcine Fikri puis que le projet de port de plaisance soit abandonné et que le port revienne à son état initial, la réouverture d’usines de conserve de poissons, une eau potable, une baisse du coût de l’électricité… Et aussi qu’il y ait une restructuration de la sécurité nationale et régionale, que la dignité des habitant e s soit respectée.
Le fait que l’accident se soit déroulé dans le Rif donne une teneur particulière à l’événement. La région a été délaissée par le pouvoir central sous Hassan II. Elle a été très active durant le mouvement du 20 février 2011, qui a éclos au Maroc dans le sillage du Printemps arabe. Le pays avait alors connu une vague de manifestations pour plus de démocratie. Une nouvelle constitution plus progressiste avait été adoptée et des élections anticipées organisées.
Depuis huit mois le Rif est vent debout. Après un silence méprisant, le Makhzen a fini par envoyer d’impressionnant renforts de gendarmes dans cette province amazighe pour étouffer la protestation. Selon plusieurs témoignages sur les réseaux sociaux, le Rif est encerclé et sous surveillance policière(26 juin 2017).
Depuis quelques semaines, ce sont près de 200 militants activistes de ce mouvement qui ont été arrêtés. Accusés d’atteinte à la sureté de l’Etat, certains encourent de lourdes peines de prison.

Le rassemblement, qui aura lieu devant la statue équestre, Place Bellecour, à partir de 14h00, intervient pour « la libération des détenus politiques Rifains et contre la répression de la mouvance Hirak dans le Rif », indiquent les organisateurs dans un communiqué.

P.-S.

source : radio gouraya, Le Matin d’Algérie, Rif on line

jeudi 9 mars 2017

Maroc. Le Français Thomas Gallay condamné en appel à 4 ans de prison.


  • Thomas Gallay. | Capture-écran Comité de soutien à Thomas Gallay / Page Facebook 

lundi 6 mars 2017

Washington accable Rabat

VIOLATION DES DROITS DE L'HOMME AU SAHARA OCCIDENTAL

Par

Le pouvoir judiciaire marocain «affaibli par la corruption et l'influence extrajudiciaire» a refusé aux militants sahraouis le droit à un procès public équitable.
Le Maroc a un gros problème avec son image. Son souverain a beau se démener pour lui imposer un lifting qui la soignerait. Mais à peine que l'opération démarre le scalpel dérape. Et c'est une nouvelle cicatrice inévitable qui l'amoche davantage. 
 Mohammed VI qui est parti en campagne africaine pour glaner des soutiens pour accomplir son «fantasme»: éjecter la Rasd de l'Union africaine à laquelle il vient tout juste d'adhérer, doit certainement déchanter.
Les Etats-Unis viennent d'accabler son royaume sur la question des droits de l'homme au Sahara occidental, dont il a annexé les territoires en 1975.
En 2016 «Les principaux problèmes en matière des droits de l'homme dans le territoire du Sahara occidental étaient les restrictions imposées par le gouvernement marocain aux libertés civiles et aux droits politiques des défenseurs de l'indépendance du Sahara occidental», a souligné le département d'Etat dans son rapport annuel sur l'exercice des droits de l'homme dans le monde.

Le document met en exergue les traitements inhumains infligés aux détenus sahraouis qui n'ont eu de cesse en 2016.

Lire l'article en entier :
 http://www.lexpressiondz.com/actualite/261809-washington-accable-rabat.html?print

lundi 13 février 2017

"l'Appel pour un moratoire sur la construction de nouvelles prisons en Belgique",

(photo : manifestation contre la réouverture de la prison de Tongres en 2009 / betoging tegen nieuwe jeugdgevangenis in Tongeren in 2009)


Merci de diffuser.

*
Chère Madame, cher Monsieur, cher ami,

Les constats alarmants sur la situation dans les prisons belges ne cessent de s'accumuler, depuis des décennies. Les gouvernements successifs y répondent par la même erreur : construire toujours plus de prisons. Nous n'avons pas besoin de plus de prisons mais de plus de moyens pour la justice, l’accompagnement des détenus, la réinsertion, la solidarité.
C'est le sens de l’appel que vous trouverez ci-joint, qui appelle à un moratoire sur la construction de toute nouvelle prison.
Il est lancé au moment où le projet de mégaprison de Bruxelles, négocié dans la plus complète opacité, pourrait être autorisé (le permis d’urbanisme a été délivré, manque le permis d’environnement). L'opposition de la société civile à ce projet nous semble constituer une invitation à poursuivre la dynamique en l'approfondissant. La politique carcérale actuelle est obsolète, elle doit évoluer. Il nous semble visible qu'elle n'évoluera pas sans une implication significative de la société civile.
Nous appelons donc également à l’organisation d’états généraux citoyens de la prison, qui devraient interroger fondamentalement la politique carcérale actuelle.
Nous espérons pouvoir compter sur votre soutien que vous pouvez marquer en signant cet appel.

Merci d’envoyer votre NOM et votre FONCTION/PROFESSION par mail à Jean-Baptiste Godinot jbgodinot@rassemblement-r.be et/ou Luk Vervaet vervaetluk@gmail.com

Bien cordialement,
Luk Vervaet, Jean-Baptiste Godinot


mercredi 1 février 2017

Le Cinéma d'Attac : Film "Sur les Toits" de Nicolas Drolc et débat avec Luk Vervaet et Tom Grimonprez (9 février 20h)

mercredi 1 février 2017



PRÉSENTE
LE JEUDI 9 FÉVRIER
20 HEURES À «L'AVENTURE»
«SUR LES TOITS»
DE NICOLAS DROLC

UN DOCUMENTAIRE EXCEPTIONNEL
CONTRE L'ENFER QUE VIVENT 
LES DÉTENUS DANS 
LES PRISONS

 

QUE s'est-il passé dans les prisons françaises au tout début des années 70 ? En réponse aux conditions inhumaines qu'on leur fait subir, des centaines de détenus déclenchent des révoltes massives, spectaculaires, jusqu'au-boutistes. Pour la première fois en France, des prisonniers prennent le contrôle des Maisons d'arrêt, occupent les toits et communiquent leurs revendications en s'adressant à la foule. 
Sur trente-cinq mutineries répertoriées, deux vont marquer l'opinion : la première à lieu à «la Centrale» de Toul, en Meurthe-et-Moselle, au début du mois de décembre 1971 ; la deuxième éclate à peine un mois plus tard, quelques dizaines de  kilomètres plus loin, à la Maison d'arrêt de Nancy. 
Quarante ans après ces insurrections inouïes, Sur les toits revient –à juste titre– sur un chapitre largement méconnu de l'histoire des luttes sociales. En compagnie de ceux qui l'ont vécu, déclenché et défendu : les mutins de la prison de Nancy, le ténor du Barreau Henri Leclerc, le sociologue Daniel Defert ou l'ancien détenu, écrivain et militant Serge Livrozet. 
Sur les toits est un documentaire implacable sur l'enfer des prisons, une réalité qui perdure en France... comme en Belgique. 
 
A voir absolument.


Sur les toits 
France / 2014 / 90 minutes 
L'Aventure
Galerie du Centre, 57 rue des Fripiers à Bruxelles 
[entre la Monnaie et l'arrière de la Bourse] 
Attac-Bruxelles [1] 
bxl1@attac.be      http://bxl.attac.be       tél : 0494 808 854


FACEBOOK : cliquez ICI

samedi 14 janvier 2017

Incarcération en solitaire ?

 Questions et réponses par Jean Casella et Sal Rodriguez (The Guardian 27/04/16)
Solitary solidarity-with-ca-prisoners-poster-2Qu’en est-il exactement de cette pratique et de son coût ? Réponses aux questions clefs de l’incarcération en solitaire des prisonniers.
L’incarcération en solitaire signifie la mise en isolation de personnes en cellules fermées pendant 22 à 24 heures par jour. Les détenus y sont privés de tout contact humain, pour des périodes allant de plusieurs journées à quelques dizaines d’années.

Peu de prisons emploient le terme « incarcération en solitaire », se référant plutôt à « l’emprisonnement en ségrégation » ou « placement en logement restrictif ». Les noms varient, mais tous sont utilisés pour désigner des mesures punitives, disciplinaires, ou protectives. Quelle que soit la terminologie employée, ces pratiques ont comme objectif délibéré d’empêcher tout contact social à un détenu pour un temps déterminé ou illimité.

vendredi 12 août 2016

Prison de Haren: le parquet classe sans suite




Prison de Haren: le parquet classe sans suite


Sauvegarder, pr: rédaction,11/08/16  Source: Belga
  


L'information judiciaire relative au dossier de construction de la prison de Haren est close sans que le parquet ne décide d'engager des poursuites, rapporte jeudi le quotidien Le Soir.
"L'opportunité des poursuites nous appartenait et nous avons estimé que les règles en vigueur avaient été bien respectées", selon un porte-parole du parquet de Bruxelles. Le consortium Cafasso est candidat à la construction de la mégaprison censée remplacer celles de St-Gilles et Forest. De nombreux protagonistes sont concernés par le projet - État fédéral, Région, ville - auquel s'opposent certains acteurs, partis politiques, comités de riverains et magistrats. Le dossier est complexe. Cafasso n'est toujours pas lié contractuellement à l'État fédéral dans l'attente de la délivrance de permis. La Régie des bâtiments s'est toutefois engagée à indemniser le consortium à hauteur de millions d'euros si le projet ne devait pas être mené à bon terme.
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  Le complexe projet de méga prison à Haren, censé remplacer les établissements de Saint-Gilles et Forest. © belga.