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vendredi 13 janvier 2017

Il y a deux ans : L'affaire Luk Vervaet


lundi 12 janvier 2015

Communiqué de presse du cabinet d'avocats Jus Cogens : L'affaire Luk Vervaet - Triste jour pour la Belgique à l’heure où des millions de personnes manifestent pour que soit respectée la liberté d’expression


12 janvier 2015

Me Dounia ALAMAT
 (GSM:32.472.40.58.02 ; da@juscogens.be) et Me Christophe MARCHAND (GSM: 32.486.32.22.88 ; cm@juscogens.be)

Luk VERVAET travaillait comme professeur de néerlandais dans différents établissements pénitentiaires, depuis 2004, lorsque, soudainement, en août 2009, la Direction générale des établissements pénitentiaires a décidé de lui retirer son autorisation d’entrer dans les prisons belges pour des « raisons de sécurité ».

Ces raisons sont contenues dans un courrier émanant de la Sureté de l’Etat, auquel Luk VERVAET n’a eu accès qu’après avoir perdu son emploi. Cet organe stigmatise les activités militantes de Luk VERVAET :

- Il fait partie du CLEA, Comité pour la liberté d’expression et d’association ;
- Il a participé à des manifestations, dont celle visant à soutenir les personnes prévenues – et aujourd’hui acquittées – dans le procès DHKPC et celle organisée contre l’extradition de Monsieur TRABELSI aux Etats-Unis – la Belgique ayant été condamnée depuis par la Cour européenne des droits de l’homme pour traitements inhumains et dégradants ;
- Il a été fondateur d’un parti politique, ESG (Egalité sans guillemets) – dont il n’est plus membre actuellement ;
- Ce parti comptait dans ses rangs des proches du Parti du travail de Belgique ;
- Il connait Monsieur SAIDI ;
- Il fait partie d’une association, l’Union Internationale des Parlementaire pour la Palestine, comme Monsieur JAHJAH – aujourd’hui collaborateur habituel du journal De Staandard ;
- Il a été membre d’une association ayant pour objet de défendre les droits des Palestiniens et ayant lancé une pétition pour que le Hamas soit rayé de la liste européenne des organisations terroristes.

samedi 3 septembre 2016

Diffusion du film DEMAIN dans tous les collèges et lycées de France

Occupant la fonction d'animateur éducateur Ligue de l'enseignement, dans un dispositif pour jeunes en voie de décrochages, dans plusieurs collèges du Tarn et Garonne, je suis donc en permanence au contact avec les acteurs de demain et malheureusement j'observe que la question de l'évolution, de l'écologie et du bien-être de la planète pour permettre le maintien de l'existence humaine est quand même peu présente voir quasi absente de l'idée des jeunes pour l'avenir. 
Dans nos programmes scolaires il est bien sur question de sciences naturelles et de respect de la nature mais pour les jeunes la diffusion d'un film impactant et percutant jusqu'à donner des chiffres clairs, me semblerait davantage l'outil idéal pour mieux comprendre que nos comportements ont un impact sur l'avenir de l'existence humaine. Une fois que j'ai pris conscience de cet impact, j'ai de suite eu le réflexe de modifier certaines pratiques qui pour moi (en tant que jeune) n'avait pas une importance capitale pour l'avenir de la planète et de notre existence. (Gestion des déchets, gestion des ressources naturelles, système économique potentiellement dangereux etc...)

mercredi 10 septembre 2014

Droits de l’enfant : Les regrets de la société civile


La place des enfants est à l'école, non au travail. L'éducation est un droit fondamental pour l'enfant, d'après le Comité de l'ONU./DR
  Droits de l’enfant : Les regrets de la société civile

Par Kisito Ndour 9/9/2014

Les conditions d’application de la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE) mises en place par le Maroc ont été examinées les 3 et 4 septembre courant devant le Comité des droits de l’enfant de l’ONU (CDE). Les représentants de la société civile marocaine ayant pris part à cet examen à Genève, ont fait part de plusieurs regrets, notamment de l’absence de ministres de plusieurs départements concernés directement par l’enfance.

Le collectif Kafala, le Collectif droit de l’enfant à la protection familiale, le Collectif pour l’éradication du travail des «petites bonnes» et la Coalition éducation pour tous ont décidé de prolonger le débat de Genève sur les droits de l’enfant au Maroc (3 et 4 septembre).
En leur qualité d’observateurs, ces quatre associations et collectifs ont, dans un communiqué, regretté que les conditions d’application de la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE) mises en place par le Maroc, aient été remises au Comité des droits de l’enfant de l’ONU (CDE) « avec 14 ans de retard ».
Ces associations et collectifs ont aussi salué « l’objectivité, la pertinence des experts du CDE dans leur examen de la situation des droits de l’enfant dans notre pays et l’usage professionnel qu’ils ont fait des nombreux rapports remis par la société civile ». Ils soulignent de même « la convergence des observations et des questionnements de ces experts avec les observations et les revendications de la société civile dans notre pays ».

Absence de ministre concernés de prime abord 
Ces associations et collectifs associatifs regrettent cependant que « des ministres en charge de secteurs essentiels et déterminants pour le respect et le développement des droits de l’enfant n’aient pas estimé utile d’être présents à cette session : Santé, Education, Justice, Intérieur, Jeunesse et Sport ».
Nous regrettons le caractère générique et volontairement quantitatif des réponses de la délégation du gouvernement aux questions des experts sur des aspects fondamentaux en relation avec l’intérêt supérieur de l’enfant et sur les détails des nombreuses dispositions et autres plans d’action annoncés.
Exrait du communiqué des associations et collectifs associatifs signataires du rapport alternatif « Commentaires des réponses du gouvernement du Maroc aux questions des experts du CDE sur l’application de la CIDE ».
Ils regrettent aussi que « les informations détaillées que les représentant(e)s du gouvernement ont déclaré avoir remis (ou à remettre) aux expert(e)s n’aient pas été mises à la disposition des représentant(e)s de la société civile ».
Ils soutiennent qu’ils feront connaître « leur position détaillée et leur plan d’action », après publication du rapport du Comité des droits de l’enfant de l’ONU.
Pour rappel, le Maroc était représenté à cette rencontre de l’ONU par la ministre de la Solidarité, de la femme, de la famille et du développement social, Bassima Hakkaoui, le délégué interministériel aux Droits de l’Homme, Mahjoub El Hiba et 21 responsables de 12 départements ministériels.
La ministre de la Solidarité, de la femme, de la famille et du développement social, Bassima Hakkaoui./DR
Le travail des enfants, des «petites bonnes», le mariage des mineurs et l’éducation ont été notamment au cœur des débats devant le Comité de l’ONU.
Sur le travail des enfants, le Maroc a donné son accord de principe aux experts de l’ONU pour que l’âge de travail soit fixé à 18 ans au lieu de 15 ans actuellement.

L’éducation des enfants, un « bien public »
Sur la question de l’éducation, la délégation marocaine a aussi été interpellée sur la privatisation de l’enseignement qui gagne du terrain dans notre pays. Bassima Hakkaoui et la délégation marocaine ont dit à ce sujet « promouvoir une compétition libre entre les écoles», à en croire Sylvain Aubry, chercheur sur le droit à l’éducation pour la Global Initiative for Economic, Social and Cultural Rights (GI-ESCR), une ONG internationale de défense des droits de l’Homme.
La GI-ESCR a mené une étude d’un an sur les effets de la privatisation de l’éducation au Maroc. Elle explique que « depuis 15 ans, le gouvernement a encouragé le développement de l’enseignement privé. Mais aujourd’hui, beaucoup de Marocains se sentent obligés de faire de lourds sacrifices pour scolariser leurs enfants dans des écoles privées chères, et cela crée des grandes inégalités et une fracture dans la société, entre ceux ont accès à ces écoles, et les autres, qui se sentent laissés pour compte ».
Ainsi, le Comité des droits de l’enfant de l’ONU n’a pas manqué d’attirer l’attention du Maroc sur le fait que l’éducation est un « bien public »
Quelques regrets qui ne manqueront pas d’interpeller le Comité de l’ONU, dont le rapport est attendu à la fin du mois, avec notamment une partie sur les droits de l’enfant au Maroc.


jeudi 3 avril 2014

Vincent Peillon ou l'histoire d'un formidable gâchis


Enfant gâté du gouvernement, Vincent Peillon, en dépit des moyens mis à sa disposition, n'a pas su convaincre, enlisé, entre autres, par la réforme des rythmes scolaires. L'ex-ministre de l'éducation nationale peut pourtant se prévaloir d'avoir un vrai bilan et d'avoir été l'un des rares à tenir les engagements de campagne de Hollande.

Il voulait « fatiguer le doute » et « donner du temps au temps », selon des formules que le ministre n’a cessé de répéter durant ses deux années passées rue de Grenelle à défendre sa « refondation de l’école ». Emporté par la débâcle électorale des municipales, Vincent Peillon qui comptait bien s’installer pour cinq ans à son poste, arguant que l’éducation avait besoin de continuité, n’aura finalement eu le temps ni de l’un, ni de l’autre. 
Sorti du gouvernement, Vincent Peillon va pouvoir se consacrer pleinement à la campagne des élections européennes dans le Sud-Est, où il aura fort à faire face à Jean-Marie Le Pen pour le FN et Renaud Muselier pour l’UMP. Outre le symbole, évidemment désastreux, du ministre qui cherchait à se recaser provoqué par sa candidature, les perspectives très alarmistes sur son score ont sans doute achevé de sceller le sort de ce ministre longtemps considéré comme l’enfant gâté du gouvernement.
Pour beaucoup au gouvernement, son passage au ministère de l’éducation nationale est d’abord celui d’un formidable gâchis. « Il avait une Rolls, il en a fait une vieille 2CV », soupirait récemment le conseiller d’un ministre qui ne le porte pas dans son cœur. Il expliquait ne pas comprendre qu’avec un tel budget – et l’assurance de pouvoir créer 60 000 postes dans l’éducation alors que tous les autres ministères sont à la diète –, le ministre ait si peu réussi à capitaliser sur sa politique dans l’opinion.
Il y a bien sûr eu ses gaffes – de sa déclaration sur le cannabis (où il ne se disait pourtant que favorable à un débat sur la dépénalisation) à celle très récente et politiquement ravageuse sur le possible gel de l’avancement des fonctionnaires. Elles ont contribué à installer dès le début l’image d’un gouvernement d’amateurs. Certains au gouvernement, où le ministre a suscité beaucoup de jalousie, ne lui pardonneront pas ces sorties de route.
Au-delà, ce qui est plus profondément reproché à Vincent Peillon, c’est de n’avoir pas su mieux vendre sa politique. « Ça n’imprime pas », reconnaissait-on il y a quelques mois dans son entourage. « On a un vrai problème à faire passer notre message. » De fait, les enseignants, censément aux premières loges, n’ont toujours pas bien saisi en quoi consistait cette « refondation » dont ils ne voient pratiquement aucun effet sur le terrain. Pire, ils ont parfois eu le sentiment d’un immense fossé entre les grandes déclarations du ministre et une réalité de terrain totalement déconnectée, comme encore récemment sur l’épineux dossier de l’éducation prioritaire. Vincent Peillon annonçait débloquer des millions pour cette politique alors que nombre d’établissements découvraient qu’ils perdaient des postes.
La fronde des enseignants du premier degré, opposés au décret Peillon sur les nouveaux rythmes scolaires – tout comme celle des maires –, a particulièrement indisposé le chef de l’État qui estimait qu’après avoir lâché 60 000 postes, il avait au moins droit à la paix sociale.
La réforme des rythmes, mal ficelée et mal engagée, aura ainsi éclipsé pratiquement toute son action rue de Grenelle. Avec l’UMP en embuscade, cette réforme a cristallisé les mécontentements de toutes parts, parfois pour des raisons opposées. Elle a monopolisé le débat public sur l’école pendant deux ans. Et elle aura réussi l’exploit de cannibaliser « la priorité au primaire », un changement pourtant historique de perspective dans un système scolaire français qui a toujours méprisé ce niveau significativement sous-doté et où les inégalités de destin se figent.
Alors que l’éviction de Vincent Peillon se précisait, on sentait dans ses équipes poindre l’amertume de ceux dont l'action n'a pas été comprise. Jusqu’au bout son cabinet – dans l’incertitude – jugeait d'ailleurs « pas très rationnel » un débarquement du ministre qui a « tenu sa feuille de route ». « On ne peut pas faire de miracle quand on est sur le Titanic », répliquait aussi aux critiques un membre de son cabinet, en rappelant que l’exécutif avait décroché dans les sondages deux mois après son arrivée.

« C’est maintenant que tout commence »

« Les 60 000 postes, c’est peut-être la seule promesse que Hollande a tenue, non ? » s’étonnait aussi la co-secrétaire générale du Snes-FSU, Frédérique Rolet, comme la majorité des représentants syndicaux franchement favorables à son maintien. Malgré deux années parfois houleuses passées rue de Grenelle, Vincent Peillon a été soutenu jusqu’au bout par des organisations syndicales aussi opposées sur le fond que la FSU ou l’Unsa. Un tour de force. « Peillon a une vision, un projet », affirmait lundi à Mediapart Frédérique Rollet. « Bien sûr, il n’a pas pensé à toutes les étapes des réformes qu’il a engagées », concédait-elle, en soulignant que si beaucoup de réformes ont été lancées, quasiment toutes sont encore au milieu du gué.
Lors de ses vœux à la presse en janvier, Vincent Peillon avait égrené la liste fournie des actions menées et assuré que les années à venir seraient celles de la « consolidation ». On devinait d’ailleurs que cette phase n’était pas forcément celle qui passionnait le plus le ministre.
Et effectivement, si les changements sont encore difficilement perceptibles sur le terrain, Vincent Peillon n’a pas chômé rue de Grenelle. Les 60 000 postes promis par François Hollande ont bien été inscrits dans une loi d’orientation et de programmation qui couvre le quinquennat. La formation initiale des enseignants, supprimée en 2008 par le gouvernement Darcos qui voyait là un moyen pratique de récupérer des postes, a été rétablie et une trentaine d’écoles supérieures du professorat ont été créées au pas de charge. La réforme des rythmes scolaires, malgré ses ratés évidents et si politiquement explosive que personne ne s’y était risqué jusque-là, va être généralisée dans l’ensemble des établissements à la rentrée prochaine.
La priorité au primaire, avec des dispositifs pédagogiques tels que le « plus de maîtres que de classes » ou la scolarisation des moins de 3 ans, a été actée et des moyens ont été précisément fléchés dans la loi d’orientation et de programmation sur l’école. Les décrets de 1950, qui définissaient le métier des enseignants uniquement par les heures de cours, ont été abrogés pour y inclure les tâches de concertation ou d'accueil des parents, et ce sans provoquer de levée de boucliers du côté du Snes-FSU, très vigilant sur le sujet.
Incapable de revaloriser globalement les enseignants, Vincent Peillon a quand même concédé quelques mesures indemnitaires de rattrapage aux personnels les moins biens lotis : enseignants du primaire, directeur d’école... Un plan d’embauche en CDI des auxiliaires de vie scolaires – qui suivent les élèves handicapés – a aussi été lancé.

Mise en œuvre dans seulement une centaine d’établissements, la réforme de l’éducation prioritaire – avec une sensible amélioration des conditions de travail pour les enseignants concernés et un meilleur encadrement des élèves – a été saluée par l’ensemble des syndicats. Si elle souffre d’un problème de financement, raison pour laquelle elle est pour l’instant circonscrite au noyau le plus dur de l’éducation prioritaire, c’est que Vincent Peillon a perdu ses arbitrages sur la question des classes préparatoires, car le ministre, pour « réduire les inégalités », voulait récupérer quelques moyens jugés exorbitants.
Vincent Peillon a sans conteste un vrai bilan. Insuffisant sans doute, tant l’attente était immense après dix années où la droite a méticuleusement asphyxié l’école. L’historien de l’éducation Claude Lelièvre, par ailleurs proche du ministre, veut croire qu’il n’y avait pas vraiment d’autres options. « C’est un ministère où vous ne pouvez avancer que par petits pas. Sinon, vous mettez tout le monde dans la rue et rien n’avance », confiait-il en début de semaine. « C’est maintenant que tout commence », assurent unanimes les syndicats enseignants. À condition qu'à l'Élysée demeurent quelques convictions sur le sujet.

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lundi 17 février 2014

Maroc : Mariage des mineures :La société civile condamne fermement un phénomène inquiétant

Aufait, :

Un débat a été organisé mercredi à Fès par le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) et le Centre des droits des gens, sur la thématique de la grossesse chez l'adolescente, et partant, celle du mariage des mineures. La société civile a sonné la mobilisation pour tenter d'inverser la tendance d'un phénomène qui sévit de manière inquiétante au Maroc, en dépit des restrictions imposées par le Code de la famille.


Un débat organisé mercredi à Fès par la société civile autour du thème “La mère-enfant: face aux défis de la grossesse chez l'adolescente” a fait le point sur l'ampleur de ce phénomène et sur son coût élevé pour la communauté. / DR Un débat organisé mercredi à Fès par la société civile autour du thème “La mère-enfant: face aux défis de la grossesse chez l'adolescente” a fait le point sur l'ampleur de ce phénomène et sur son coût élevé pour la communauté. / DR Agrandir

    Le phénomène du mariage des mineures sévit de manière inquiétante au Maroc en dépit des restrictions imposées par le Code de la famille, ce qui a poussé la société civile à sonner la mobilisation pour tenter d'inverser la tendance.
    C'est ce qui a de nouveau été constaté lors d'un débat organisé mercredi à Fès par le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) et le Centre des droits des gens sur la thématique : “La mère-enfant: face aux défis de la grossesse chez l'adolescente”.
    Un débat qui a permis de faire le point sur l'ampleur de ce phénomène et sur son coût élevé pour la communauté. Un phénomène qualifié de “violation des droits de l'Homme”.


    Violences et insuffisance de l'éducation
    Pour les juristes et militants des droits de l'Homme qui ont animé ce débat, les grossesses précoces sont la conséquence de mariages d'enfants, de violences sexuelles ou de l'insuffisance de l'éducation à la santé sexuelle et reproductive.

    12% Selon le ministère de la Justice, le nombre de filles mariées à moins de 18 ans au Maroc est passé de 33.253 en 2009 à 39.031 en 2011, soit 12% de l'ensemble des mariages.
    7% Toujours selon le ministère de la Justice, le nombre des naissances chez les filles âgées de 15 à 19 ans est estimé à 50.000 cas, soit 7% du total des naissances.
    62% Des chiffres qui, ajoutés à ceux du Haut commissariat au plan (HCP) selon lesquels 62,8% des femmes au Maroc ont été victimes de violences, ne laissent personne de marbre.
    Par ailleurs, du fait de l'insuffisance de l'éducation à la santé sexuelle et reproductive, force est de constater qu'au Maroc, un jeune sur 5 ne connaît pas la maladie du SIDA, et que seulement un jeune sur 10 a eu une idée sur les autres maladies sexuellement transmissibles..

    15% Bien pire, 15% des jeunes ne connaissent aucun moyen de contraception.
    Ainsi, les grossesses des adolescentes restent aussi étroitement liées à la pauvreté, à la faiblesse du statut des femmes, au manque d'éducation et à l'abandon scolaire, ainsi qu'à l'échec des systèmes et institutions qui devraient protéger les droits de cette catégorie.
    Pour Mieko Yabuta, la représentante du FNUAP à Rabat qui ouvrait le débat, le mariage des mineures “demeure un challenge pour le Maroc” en dépit des progrès accomplis en matière d'égalité entre les sexes et de promotion des droits des femmes.
    A ce titre, elle a cité  la levée des réserves sur la Convention sur l'élimination des discriminations à l'égard des femmes, l'adoption d'une nouvelle Constitution, le Code de la famille, qui instaure l'égalité dans la capacité de contracter le mariage à 18 ans, ainsi que la récente révision du Code pénal concernant le mariage des jeunes filles mineures victimes de viol.
    Avec une proportion de 12% de mariages contractés au Maroc en 2011, le phénomène du mariage des mineures est non seulement élevé, mais il progresse d'une année sur l'autre”.
    Mieko Yabuta, la représentante du FNUAP à Rabat
    Conséquences négatives des grossesses des adolescentes
    Par ailleurs le forum n'a pu que constater que les grossesses des adolescentes s'accompagnent de conséquences négatives pour leur santé, réduisant leur chance de bénéficier de leur droit à l'éducation et de faire des choix dans leur vie tels que l'emploi, la formation et la participation à la prise de décisions, contribuant ainsi à perpétuer le cycle de la pauvreté, de l'inégalité et de l'exclusion.
    Si les jeunes filles ont moins d'intérêt pour le suivi de la grossesse et sont plus exposées aux avortements à risques, les mères les plus jeunes, enceintes pour la première fois, encourent en outre un risque significativement élevé de décès ou d'invalidité maternelle, selon le FNUAP.
    Ce qui fait dire à la représentante de cet organisme onusien au Maroc que le mariage des enfants “est une violation des droits de l'Homme”.
    “Le phénomène du mariage des filles est le résultat d'une vue très étroite des potentiels des filles, les privant de leurs droits fondamentaux à l'éducation et la formation et les enfermant dans un rôle reproductif”.
    Mieko Yabuta, la représentante du FNUAP à Rabat.
    Très sensible au fait que le taux de fécondité chez les adolescentes âgées de 15 à 19 ans est de 32% au Maroc, -contre seulement 6% en Tunisie par exemple-, l'ambassadeur du Canada à Rabat Sandra McCardell, n'y est pas allée pas par quatre chemins:
    “C'est une injustice flagrante et insupportable envers les jeunes filles (...) C'est un phénomène qui ôte à ces enfants le droit de choix à l'éducation, à la santé et à l'emploi, et réduit leur potentiel d'épanouissement”.
    Sandra McCardell, ambassadeur du Canada à Rabat.
    Cette dernière a d'ailleurs plaidé pour une interdiction “formelle” du mariage des jeunes filles.

    Plusieurs pistes explorées
    Les participants à cette journée de plaidoyer ont proposé plusieurs pistes pour juguler le phénomène.
    Certains ont réclamé l'“abolition” pure et simple du mariage des mineures par une révision des articles 20 et 21 du code de la famille qui accordent au juge de la famille la possibilité d'autoriser, exceptionnellement, le mariage avant l'âge de capacité matrimoniale fixé à 18 ans. Une démarche entreprise par certains groupes parlementaires à la Chambre des représentants.
    D'autres ont milité pour l'adoption d'une loi “complète” sur la violence.
    D'autres encore ont relevé que le travail législatif ne suffit pas à lui seul pour inverser la tendance et qu'il faut en conséquence étendre l'offre et l'accès à l'information et aux services de la santé sexuelle et reproductive pour les adolescentes et les jeunes, qui représentent à eux seuls 28,2% de la population au Maroc.
    Mais pour la majorité des intervenants, il faut surtout investir dans l'éducation, puisque des filles éduquées et en bonne santé ont une meilleure chance de se marier plus tard, de différer le moment de leur première grossesse, d'avoir des enfants en meilleure santé et de gagner un revenu plus élevé.
     Voir aussi:

    vendredi 30 août 2013

    La confrontation. Benkirane , deuxième bouc émissaire. .


    La confrontation



    C'est un bien curieux discours que celui prononcé par Mohammed VI, à l'occasion de la commémoration du « Vingt août » et qui tranche sévèrement sur celui de la fête du Trône, quelques jours auparavant. Le roi aurait voulu se tirer dans le pied qu'il n'aurait pas agi autrement. Pourtant, encore une fois, les applaudisseurs de l'impossible sont montés en première ligne, pour le décrire de révolutionnaire ou de fondateur. Rien que ça !
    Entre deux discours, des scandales gigognes

    Salah Elayoubi
    L'allocution de la fête du trône s'était voulue conquérante, sous la forme d'un bilan triomphateur et tonitruant. Elle manifestait une certaine volonté du roi, quelque peu ragaillardi par la contre-révolution égyptienne à laquelle il s'était empressé d'applaudir, de se réapproprier les rênes de sa monarchie exécutive, après l'essoufflement du « Mouvement du Vingt février ».
    La seconde sentait le souffre et les relents de règlements de comptes. Le roi s'y en est pris au gouvernement du PJD, lui imputant la responsabilité de l'échec de la réforme de l'enseignement dans notre pays.
    C'est qu'entre les deux discours, des scandales gigognes étaient passés par là. L'affaire du pédophile espagnol, Daniel Galvan Fina, en dissimulant une autre, celle d'Antonio Garcia Ancio, narcotrafiquant, gracié en lieu et place de son père et qui, lui-même en dissimulait une troisième, la libération de Mounir Molina Mohamed, quelques jours avant la tenue de son procès, pour trafic de drogue et constitution de bande armée.
    Le limogeage du Délégué Général de l'Administration pénitentiaire, Hafid Benhachem improvisé bouc émissaire, n'aura trompé personne et surtout pas empêché l'affaire d'écorner un peu plus, l'image du monarque et mettre à nu les dysfonctionnements indignes du système politique marocain qui vaut à tant de criminels, d'échapper à la justice, avec le silence complice des élites marocaines, à de rares exceptions près.

    Levée de boucliers et crimes de lèse-majesté
    Mohammed VI est d'autant en colère, que fut grande sa solitude, au cours de ces journées, qui avaient indigné le monde entier et au cours desquelles, le Printemps marocain menaçait de reprendre, de plus belle. Car si Benkirane s'était muré dans un drôle de silence, son ministre de la justice avait affirmé à qui voulait bien l'entendre, qu'il avait bien mis au courant, en vain, le Cabinet royal de l'ampleur des crimes sexuels imputés au prédateur espagnol que l'on s'apprêtait à gracier. Le ministre de la justice avait même ordonné, sous la pression de l'indignation générale, la mise en ligne d'un communiqué sur le site Internet de son département, pour se dédouaner de toute responsabilité, dans le « DanielGate ». Une première dans le genre et un désaveu qui vaut crime de lèse-majesté au Maroc.
    Et ce n'est pas tout. On doit, à présent, les sorties les plus fracassantes aux membres du PJD, ou encore à ses députés, qui n'hésitent plus à se répandre, chaque fois qu'ils peuvent le faire, particulièrement dans les pas perdus, du parlement marocain, ou sur les bancs mêmes de son hémicycle, en chuchotements ou déclarations, condamnant tantôt la décoration du lobbyiste sioniste Malcolm Hoenlein du Wissam alaouite, tantôt la mesure de grâces collectives des espagnols, tantôt le silence du Maroc, face aux exactions des militaires égyptiens.
    Autant de prises de positions qui n'ont pas manqué de remonter jusqu'aux oreilles du principal intéressé qui s'est cru obligé de passer à l'offensive, à la recherche d'un nouveau bouc émissaire. Le timing choisi est loin de toute innocence, à l'heure où le PJD négocie avec le RNI, parti du palais, son sort dans le prochain gouvernement.

    Où le roi se tire dans le pied
    A moins que la sortie royale n'ait pour objectif avoué de dissuader les chefs de partis de se coaliser avec les islamistes, et tuer dans l’œuf le projet de gouvernement Benkirane II, la prudence la plus élémentaire, commandait à Mohammed VI, de s'abstenir d'aborder le sujet de l'Education nationale et d'en imputer l'échec de sa réforme à un gouvernement qui n'est en place que depuis quelques mois. Car pour qui connaît le Maroc, la responsabilité historique de la destruction de l'enseignement, incombe en totalité à la monarchie et à son vieux complice et instrument, le Parti de l'Istiqlal. Une bien sombre réalité qui vaut à notre pays, la situation que l'on connaît, d'analphabétisme, d'illettrisme et de misère intellectuelle. Et ce n'est pas le projet de Charte nationale d'éducation et de formation concoctée par l'entourage royal, qui pourrait racheter en quelques mois, plus de quatre décennies d'acharnement du régime sur le système éducatif marocain.
    Le souverain qui semble soudain, au détour d'une colère, découvrir que la situation de l'enseignement «s'est dégradée encore davantage, par rapport à ce qu'elle était il y a plus d'une vingtaine d'années.», ne fait oublier à personne, que jamais jusque là, lui-même ou le Parti de la balance, dont l'un des membres est, précisément, en charge de l’Éducation nationale, n'avait démontré un quelconque empressement, à voir figurer ce ministère parmi ses premières préoccupations. Pour preuve cette information accablante, passée sous silence et relayée par le quotidien «Al Alam», selon laquelle, soixante-quinze (75) professeurs lauréats des centres régionaux des métiers de l'éducation et de la formation, auraient été nommés pour enseigner dans le cycle secondaire, malgré l'obtention au concours d'accès, de moyennes ne dépassant pas la note de 6,80 sur une note de 20. Cinquante-neuf (59) d'entre eux ont été affectés à l'enseignement secondaire et seize (16) à l'enseignement collégial.
    Soixante-quinze cas qui ne feront pas oublier les centaines de milliers d'autres médiocrités qui ont eu en main, le devenir de tant des nôtres, alors que dans son discours, le monarque se présente en bon père de famille et prétend partager « les mêmes préoccupations concernant l'enseignement dispensé à nos enfants, et les mêmes problèmes affectant notre système éducatif, d'autant plus que nos petits suivent les mêmes programmes et les mêmes cursus.». Mohammed VI oublie simplement de préciser, qu'au contraire de nos enfants, les siens bénéficient d'un enseignement dispensé par des professeurs triés sur le volet.

    Des vacances à point nommé
    Pendant que les siens montent au front, pour s'indigner de la teneur du discours royal, Benkirane se trompe de scène de bataille. Il fait dans le barouf, ailleurs, en mobilisant les forces de sécurité, les autorités civiles et militaires, dans un souci ostentatoire de mettre son silence sur le compte de vacances, bien commodes, parmi les siens, à Moulay Bousselham. Des vacances qui tombent à point nommé, pour lui éviter une fois de plus de commenter les propos du chef de l'Etat.
    Les dictateurs sont sans surprise. Ils ont ceci de particulier, qu'ils s'aliènent, tôt ou tard, les plus inconditionnels de leurs alliés ou leurs laudateurs les plus zélés. Mohammed VI en est rendu là, à son tour.
    Quant à Benkirane, ce Chef de gouvernement d'un genre inédit, il ne peut s'en prendre qu'à lui-même. Le malheureux aura eu beau ravaler toute fierté, boire toute honte, subir toutes sortes d'humiliations ou encore évoquer un pacte avec Abdelkrim El Khatib, singeant pitoyablement, Abderrahmane El Youssoufi, et le pacte secret qui le liait à Hassan II, il n'aura pas échappé au verdict qui frappe ceux qui, en voulant s'éviter un affrontement avec la tyrannie, acceptent le déshonneur, mais finissent tout de même, par avoir la confrontation.
     http://fr.lakome.com/index.php/chroniques/1290-la-confrontation

    lundi 1 avril 2013

    Priorités de développement pour l’après 2015 L’ONU consulte les Marocains

    Rachid Loudghiri, AuFait, 
    Bruno Pouezat (d), coordinateur résident des Nations Unies au Maroc, aux côtés des ministres de la Fonction publique et de la modernisation, Abdeladim El Guerrouj (g) et des Affaires générales et de la gouvernance, Mohamed Najib Boulif (c). /DR
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    Dans le cadre consultations sur les objectifs de développement de l’après-2015, un Forum bilan s'est tenu jeudi à Rabat. Les premiers retours font ressortir une attente concernant l'accès aux soins pour tous, le resserrement des inégalités sociales et l'amélioration du système éducatif.


    Bruno Pouezat (d), coordinateur résident des Nations Unies au Maroc, aux côtés des ministres de la Fonction publique et de la modernisation, Abdeladim El Guerrouj (g) et des Affaires générales et de la gouvernance, Mohamed Najib Boulif (c). /DR Agrandir

      Bruno Pouezat
      Le forum de restitution des consultations nationales lancées par les Nations Unis au Maroc en février dernier, en coopération avec le ministère chargé des Affaires générales et de la gouvernance sur les priorités de développement de l’après 2015, s’est tenu jeudi à Rabat.
      La démarche, qui a servi pour la réflexion engagée autour de “l’avenir que nous voulons” pour l’après 2015, est inclusive, participative et transparente. Les personnes consultées ont estimé que les actions prioritaires à engager dans l’immédiat doivent se focaliser sur l’amélioration du système éducatif, un meilleur accès pour tous à des soins de qualité et l’éradication de la pauvreté et des inégalités sociales.
      “Nous nous sommes efforcés de donner la voix à des groupes souvent ignorés. Cependant, le nombre des personnes touchées n’est qu’un échantillon modeste pour participer au dialogue global sur l’avenir que nous voulons.”
      Bruno Pouezat, coordinateur résident des Nations Unies au Maroc
      En plus de partenaires institutionnels, du secteur privé, de l’université, des médias, des missions diplomatiques, de la société civile et des MRE, la parole a cette fois été donnée aux sans voix, aux populations vulnérables, tel les personnes à besoins spécifiques, les professionnelles du sexe ou les grands malades.
      Une centaine de réunions préparatoires ont été nécessaire pour déblayer le terrain. Une trentaine de consultations auprès de plus de 800 personnes ont été réalisées, dont 14 groupes focus avec des populations marginalisées. L’ensemble des conclusions des consultations réalisées au niveau de 90 pays (50 à l’origine) alimenteront l’émergence d’un consensus global sur l’agenda de développement post-2015, qui sera discuté par l’Assemblée générale des Nations Unies dès l’automne 2013.

      Des attentes concrètes et urgentes
      Les personnes consultées sont impatientes et réclament des actions immédiates, mais leurs rêves ne sont ni utopiques, ni irréalisables. Ils rêvent d’avoir un système éducatif qui permette de produire des citoyens avec des capacités d’analyse, des citoyens entrepreneurs aptes à s’assumer et porteurs de projets de développement.
      Dans ce contexte, le pré-scolaire, indispensable pour l’affirmation de la personnalité de nos enfants en bas âge, pourrait aussi contribuer à la création de ressources et d’emplois.
      La mise en place de passerelles entre le collège et la formation professionnelle ou l’intégration de cette formation dans le cursus scolaire, sans attendre que l’élève soit dans l’échec scolaire, serait aussi souhaitable, selon les vœux des sondés. Les élèves devront aussi bénéficier de plus d’opportunité pour s’épanouir à travers des activités d’innovation, de loisir et de sport.
      Dans le domaine de la santé, la mise en place d’un système de protection sociale efficace et qui couvre l’ensemble des citoyens du territoire tarde à se concrétiser sur le terrain. Les gens sont de plus en plus révoltés face à l’ampleur du nombre de décès de femmes pendant leur accouchement et des enfants âgés de moins de 5 ans.
      En matière de développement économique et de lutte contre la précarité, les gens demandent plus de stabilité politique et de continuité dans l’action administrative. L’essentiel de leurs revendications porte sur la bonne gouvernance, la préservation de l’environnement, l’accès à l’emploi grâce à une formation en adéquation avec les emplois offerts, la parité homme-femme, une justice plus équitable, la lutte contre la corruption, l’impunité et les inégalités sociales et économiques.
      Dans le cadre d’un aménagement du territoire plus équitable, les jeunes ruraux demandent à ce que les richesses tirées de leur territoire (produit miniers, phosphate, agriculture, énergie renouvelable…) soient mis en premier lieu au service du développement local. Ils veulent ainsi que leur travail valorise leur environnement quotidien, avant de servir les intérêts du grand capital dans les grandes villes ou à l’étranger.

      samedi 8 septembre 2012

      Accident de Tichka : Une députée marocaine accuse les victimes d’être mal éduquées


      Suite à la mort de 42 personnes dans l’accident de la route survenu dans la nuit de lundi à mardi 4 septembre, sur la route reliant Zagora à Marrakech, le journaliste marocain Boubker Taoufik a lancé une proposition sur son profil Facebook : créer un mémorial de l’accident d’Al Haouz « pour se rappeler que le partage sécuritaire de la route est la responsabilité de tous ». 

      La députée de l’opposition, membre du Parti Authenticité et Modernité (PAM), Bouchra El Maliki, s’y oppose ; il faut appuyer, selon elle, sur les causes réelles de l’accident. « En plus il y avait une surcharge donc les personnes ayant pris cet autocar en route étaient mal éduquées ». Les 42 morts seront heureux d’apprendre qu’ils étaient mal éduqués.
      Derrière l’opposition de Bouchra Maliki à l’idée de Boubker Taoufik, apparait la crainte de voir l’image du Maroc entachée publiquement. « [Cette idée] ne peut avoir l'aval des autorités car [elle] renvoie une image négative sur le Maroc », explique-t-elle. « En plus un mémorial dans un pays ou il y'a plus de 40% d'analphabètes dont une grande partie de chauffeurs routiers , ce seront certainement les touristes qui vont le lire à 100% », continue-t-elle.