Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

Affichage des articles dont le libellé est violation ddh. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est violation ddh. Afficher tous les articles

jeudi 21 juillet 2016

Rappel : L'ONU est tenue de se taire pendant que le Maroc massacre




Toute invasion militaire commence par un bain de sang. Au Sahara Occidental, les nombreuses fosses communes découvertes dénocent une véritable politique de génocide pratiquée contre le peuple sahraoui. Emprisonnements, enlèvements, disparitions, tortures, était le quotidien de la population sahraouie dans les villes occupées par le Maroc.
Dans cette barbarie, Rabat était soutenu et encouragé par la France et les Etats-Unis au nom de la lutte contre l'hégémonie de l'URSS et de la doctrine socialiste. Un faux prétexte visant à cacher les véritables raisons de la position de la France qui convoitait les ressources naturelles du Sahara Occidental. La preuve ? 25 ans après la fin de la guerre froide, Paris continue de soutenir l'occupation marocaine et offre son parapluie pour protéger le Maroc au Conseil de Sécurité contre toute tentative d'appliquer la légalité internationale et les résolutions des Nations Unies.

samedi 11 juin 2016

U.E : Une eurodéputée charge sévèrement le Maroc.

Par Malik Moffok

Une semaine après la disparition du leader historique du Front Polisario, une eurodéputée espagnole, Paloma Lopez en l’occurrence, a fortement chargé le Royaume marocain l’accusant de porter gravement atteinte aux droits de l’homme dans les territoires occupés du Sahara Occidental.

Interpellant aujourd’hui en réponse à une question, la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, cette eurodéputée a accusé le Maroc de violer systématiquement les droits humains en réprimant les citoyens sahraouis qui réclament leurs droits socio-économiques et politiques. Elle a mis en avant l’assassinat du syndicaliste sahraoui Brahim Saika, qu’elle a condamné énergiquement. Paloma Lopez a dénoncé  « les autorités marocaines qui  ont, à nouveau, dispersé violemment une manifestation pacifique organisée par des chômeurs sahraouis pour condamner l’assassinat de Brahim Saika et marquer la Journée mondiale de la justice sociale, une initiative des Nations Unies pour lutter contre le chômage et l’exclusion sociale, dont souffre particulièrement le peuple sahraoui qui vit sous l’occupation marocaine ».

Violation des droits des prisonniers
Cette parlementaire européenne insiste sur l’intervention «brutale » de la police marocaine lors de cette manifestation qui a fait de nombreux blessés. Parmi ces blessés, Paloma Lopez cite, entre autres, les militants Mohamed Salem Aluat et Mohamed Molud Mansur. L’eurodéputée a demandé à la chef de la diplomatie européenne, Mme Mogherini, d’élever une « protestation officielle » auprès du Maroc « pour dénoncer ce déchaînement de violence sur les manifestants ». Pour cette parlementaire, « le recours excessif de la police marocaine à la force contre les défenseurs sahraouis des droits économiques et sociaux, viole les engagements internationaux du Maroc ». Paloma Lopez a également évoqué la violation des droits fondamentaux des prisonniers sahraouis qui croupissent dans les geôles marocaines. Elle a cité un nouveau cas, à savoir Abdelkhalek Merkhi*, qui allonge ainsi la liste des détenus politiques sahraouis dont les droits ont été bafoués. L’état de santé de ce prisonnier sahraoui s’est gravement détérioré, après une grève de la faim qu’il a entamée en avril dernier pour protester contre sa détention illégale. Cette eurodéputée s’est offusqué en soulignant que « ce n’est pas la première fois que les droits fondamentaux des prisonniers politiques sahraouis sont violés par les forces marocaines d’occupation ».

Répression à huis clos
Paloma Lopez a ainsi dénoncé la position de l’Union européenne qui se contente de dialoguer « avec la force occupante et avec le Conseil national marocain des droits de l’homme », alors que la violation systématique des droits fondamentaux des sahraouis se poursuit. Elle a, par ailleurs, estimé que l’expulsion, début mai, d’un couple de journalistes polonais des territoires occupés du Sahara occidental, sans aucune justification officielle, est une preuve supplémentaire que le Maroc veut imposer le huis clos dans les territoires occupés pour réprimer tranquillement les citoyens sahraouis. « Le Royaume du Maroc impose habituellement des restrictions sur l’accès à ces territoires pour les journalistes, dans le but de maintenir le voile du secret sur la brutalité de son occupation », a-t-elle soutenu. Une situation que l’UE doit changer, a-t-elle estimé.
Par Malik Moffok
Média: Impact 24.info

*Rappel :  http://fr.allafrica.com/stories/201504200026.html

mardi 17 mars 2015

7 ans déjà ! Ali Aarrass et la Belgique, une plaie toujours ouverte.

17 /3/2015

Intro

Le 1 avril 2015, cela fera 7 ans qu'Ali Aarrass se trouve derrière les barreaux.
Pour la famille, pour ceux et celles qui se sont mobilisés pendant sept ans autour de cette affaire, pour ces 216.500 signataires de la pétition d'Amnesty International pour sa libération immédiate en 2014, c'est l'incompréhension, la déception, la colère face à une telle injustice.

Il y a plus.
Jusqu'à ce jour, l'assistance consulaire à laquelle la Belgique a été condamnée par deux fois par la justice belge n'a toujours pas pris d'effet.
L’État belge et le Ministre des affaires étrangères, Didier Reynders, avaient été condamnés à assurer une assistance consulaire à Ali Aarass le 3 février de l'année passée, par la décision du tribunal de première instance à Bruxelles. Reynders aurait pu se soumettre à cette décision. Mais il s'y est opposé et a fait appel. Huit mois plus tard, le 11 septembre 2014, la 3e chambre de la cour d’appel de Bruxelles a rejeté son appel. Le premier jugement a été confirmé, cette fois, sous peine d’ astreinte de cent euros par jour de retard dans le mois suivant le prononcé de l’arrêt.
Depuis, les services consulaires belges au Maroc nous disent qu'ils essaient d'obtenir une permission d'aller visiter Ali, mais que les autorités marocaines ne l'accordent pas. Vous voyez, « la Belgique veut bien, mais le Maroc ne veut pas ». Autrement dit, la Belgique échappe aux sanctions prévues si elle n'exécutait pas le jugement. Pour connaître la vérité, il suffit de demander : où sont les preuves des démarches de la Belgique dans cette affaire ? Pourquoi n'avez-vous pas fait entendre, ne fût-ce qu'une seule fois une seule phrase de protestation contre le Maroc à ce sujet ?

On aurait encore pu croire les propos de la Belgique, si on n'avait pas été confronté à son attitude sept années durant.
Depuis sept ans, la famille et les ami(e)s d'Ali Aarrass ont connu l'intimidation, l'arbitraire, le mensonge, le double jeu, le calcul politique de la part des autorités, aussi bien marocaines, espagnoles que belges. En résumé, un cynisme et une inhumanité, qu'on aurait eu du mal à s'imaginer avant de l'avoir vécu personnellement.
L'affaire Ali Aarrass nous a appris que les droits et les protections des citoyens, garantis par les constitutions et les conventions de droits de l'homme, signées par les démocraties libérales européennes (et par le Maroc), sont mis de côté quand il s'agit de « guerre contre le terrorisme.» Là, tout semble permis. Y compris l'utilisation de la (double) nationalité comme arme supplémentaire pour pouvoir abandonner ou extrader illégalement des inculpés. On s'est retrouvé dans une zone de guerre où règnent l'état d'exception, le terrorisme d'état,  appliqués contre une catégorie de personnes, inculpées de terrorisme. Et ce, dans une indifférence de plomb, voire de soutien d'une grande partie de l'opinion publique, à qui on a appris à vivre dans une peur permanente et à justifier tous les moyens, illégaux ou pas, prétendument pour éradiquer le terrorisme.

Dès le premier jour de son arrestation, Ali a clamé son innocence. Il déclare n'appartenir à aucune organisation, ni militaire, ni politique, ni religieuse. Il réfutera toute implication dans un quelconque projet terroriste. Position qu'il maintiendra, sans fléchir, tout au long de son incarcération et qu'il soutiendra par trois grèves de la faim.

Dans la psychose antiterroriste qui sévit dans le monde depuis quinze ans, l’expression « présumé innocent », ou « innocent, until proven guilty », comme disent les Américains, n'existe plus. Pour les inculpés, ces principes sacrés ont été remplacés par « Tu signes, c'est tout. »(1) Et au niveau de l'opinion publique par : « il n'y a pas de fumée sans feu », ou par : « mieux vaut ratisser large, même en sacrifiant des innocents, pour qu'aucun terroriste ne puisse s'échapper. »
Ainsi, comme nous le verrons, l'histoire d'Ali Aarrass est une histoire de « Guantanamo parmi nous ». Son cas ne diffère guère de celui de ces centaines d'innocents, kidnappés ou vendus aux Américains en Afghanistan et au Pakistan après 2001 pour être ensuite enfermés à Guantanamo, uniquement parce qu'ils se trouvaient au mauvais moment, au mauvais endroit.(2)
Son cas ne diffère pas non plus de celui de ces centaines de civils marocains innocents, qui ont été arrêtés et torturés après les attentats de Casablanca en mai 2003.(3)

Dans l'article qui suit, je reprends les événements qui ont marqué le calvaire d'Ali Aarrass. L'arrestation dans le cadre de l'affaire Belliraj; la torture blanche en Espagne ; l'extradition de l'Espagne vers le Maroc, malgré le non-lieu prononcé par la justice espagnole; la torture au Maroc ; l'abandon par la Belgique.
Dans la défense d'Ali Aarrass, je vous propose deux mots d'ordre qui devaient guider notre combat continu pour sa liberté.
Celui de Vittorio Arrigoni : « Stay human !»
Et celui de Stéphane Hessel : « Indignez-vous ! »

Luk Vervaet 17 mars 2015

notes

(1) http://www.hrw.org/sites/default/files/reports/morocco0613frsumandrecs.pdf

(2) A ce sujet, il suffit de lire quelques témoignages sur Guantanamo, dernièrement parus : http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20150122.OBS0547/les-carnets-de-guantanamo-journal-intime-d-un-prisonnier.html ou http://supermax.be/survivre-a-guantanamo-lhistoire-de-murat-kurnaz-jeune-turc-ne-en-allemagne-emprisonne-a-guantanamo-cinq-annees-denfer-dont-il-ressort-un-film-a-charge/

(3) Il y a plus dix ans que la Fédération internationale des Ligues des droits de l’homme (FIDH) écrivait : « Les autorités marocaines ont procédé durant les mois qui ont suivi les attentats de Casablanca à des milliers d’arrestations ; ces campagnes ont concerné l’ensemble du territoire et consisté parfois en de véritables rafles visant certains quartiers déshérités des périphéries des grandes villes, à Fès ou à Casablanca par exemple. Il sort des constatations des missions de la FIDH que les violences, y compris la torture et les traitements cruels, inhumains ou dégradants, commises contre les personnes poursuivies, comme les atteintes au droit à un procès équitable, y compris les droits de la défense, qu’elles ont constatées sont flagrantes. » Rapport FIDH février 2004  http://www.fidh.org/IMG/pdf/ma379f-3.pdf .
Selon Amnesty International, après les attentats de Casablanca de 2003, « environ 1500 personnes ont été arrêtées, des centaines d’entre elles ont été sévèrement torturées, mais leurs plaintes n’ont pas été prises au sérieux par les autorités marocaines.. » 
 (Document - España. Temor de devolución/temor de tortura. Ali Aarras, Mohamed el Bay)

jeudi 27 février 2014

Publication des violations des droits de l’homme au Sahara occidental

Human Rights Watch dénonce les pressions du Maroc

Par Liberté Algérie, 25/2/2014
 
Human Rights Watch a confirmé que le régime marocain exerce des pressions sur les militants sahraouis des droits de l'homme pour empêcher la publication des violations des droits de l'homme au Sahara occidental dans le réseau social.
Dans un article publié lundi sur le site de HRW, le directeur adjoint pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, Eric Goldstein a déclaré que les militants sahraouis ont confirmé que la police marocaine intervient dans le travail des militants et confisque leurs moyens de travail pour empêcher la publication du contenu sur internet. Les personnes chargées de filmer les actions de la police risquent de se voir confisquer leur matériel. Eric Goldstein, qui était à El-Ayoun avec une délégation parlementaire du Royaume-Uni, a ajouté que la police marocaine “bloque systématiquement” les manifestations organisées par les associations sahraouies. Samedi dernier, a révélé Goldstein, plus de 100 policiers marocains en uniforme et en civil ont été déployés dans toutes les directions afin d'intercepter les participants sahraouis à une manifestation organisée par des organisations sahraouies des droits de l'homme.
“A deux reprises, alors que je tentais d’approcher, des officiers marocains en civil m’ont obligé de quitter le lieu de la manifestation”, a indiqué Goldstein, ajoutant que la police marocaine a également empêché la délégation britannique avant d'en arracher un appareil photo de leur voiture. Il a ajouté qu’un étudiant sahraoui, qui maintient une page Facebook pour documenter les violations des droits humains, a été arrêté dans la rue par des policiers marocains en civil, avant d'être obligé à révéler ses mots de passe et ensuite de lire son courrier et télécharger sa page web sur un ordinateur du commissariat de police. L'étudiant a dit à HRW que lors du filmage des actions de la police marocaine contre les manifestants sahraouis, ses collègues et lui s'accroupirent sur les balcons et les toits. Pour éviter la confiscation de leur matériel. Cela explique pourquoi les images publiées sont souvent floues et saccadées. Le directeur adjoint de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch conclu que le régime marocain censure les sites web au Sahara occidental par l'intimidation et les matraques.
SPS
http://www.liberte-algerie.com/international/human-rights-watch-denonce-les-pressions-du-maroc-publication-des-violations-des-droits-de-l-homme-au-sahara-occidental-216187

lundi 17 février 2014

Maroc : Mariage des mineures :La société civile condamne fermement un phénomène inquiétant

Aufait, :

Un débat a été organisé mercredi à Fès par le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) et le Centre des droits des gens, sur la thématique de la grossesse chez l'adolescente, et partant, celle du mariage des mineures. La société civile a sonné la mobilisation pour tenter d'inverser la tendance d'un phénomène qui sévit de manière inquiétante au Maroc, en dépit des restrictions imposées par le Code de la famille.


Un débat organisé mercredi à Fès par la société civile autour du thème “La mère-enfant: face aux défis de la grossesse chez l'adolescente” a fait le point sur l'ampleur de ce phénomène et sur son coût élevé pour la communauté. / DR Un débat organisé mercredi à Fès par la société civile autour du thème “La mère-enfant: face aux défis de la grossesse chez l'adolescente” a fait le point sur l'ampleur de ce phénomène et sur son coût élevé pour la communauté. / DR Agrandir

    Le phénomène du mariage des mineures sévit de manière inquiétante au Maroc en dépit des restrictions imposées par le Code de la famille, ce qui a poussé la société civile à sonner la mobilisation pour tenter d'inverser la tendance.
    C'est ce qui a de nouveau été constaté lors d'un débat organisé mercredi à Fès par le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) et le Centre des droits des gens sur la thématique : “La mère-enfant: face aux défis de la grossesse chez l'adolescente”.
    Un débat qui a permis de faire le point sur l'ampleur de ce phénomène et sur son coût élevé pour la communauté. Un phénomène qualifié de “violation des droits de l'Homme”.


    Violences et insuffisance de l'éducation
    Pour les juristes et militants des droits de l'Homme qui ont animé ce débat, les grossesses précoces sont la conséquence de mariages d'enfants, de violences sexuelles ou de l'insuffisance de l'éducation à la santé sexuelle et reproductive.

    12% Selon le ministère de la Justice, le nombre de filles mariées à moins de 18 ans au Maroc est passé de 33.253 en 2009 à 39.031 en 2011, soit 12% de l'ensemble des mariages.
    7% Toujours selon le ministère de la Justice, le nombre des naissances chez les filles âgées de 15 à 19 ans est estimé à 50.000 cas, soit 7% du total des naissances.
    62% Des chiffres qui, ajoutés à ceux du Haut commissariat au plan (HCP) selon lesquels 62,8% des femmes au Maroc ont été victimes de violences, ne laissent personne de marbre.
    Par ailleurs, du fait de l'insuffisance de l'éducation à la santé sexuelle et reproductive, force est de constater qu'au Maroc, un jeune sur 5 ne connaît pas la maladie du SIDA, et que seulement un jeune sur 10 a eu une idée sur les autres maladies sexuellement transmissibles..

    15% Bien pire, 15% des jeunes ne connaissent aucun moyen de contraception.
    Ainsi, les grossesses des adolescentes restent aussi étroitement liées à la pauvreté, à la faiblesse du statut des femmes, au manque d'éducation et à l'abandon scolaire, ainsi qu'à l'échec des systèmes et institutions qui devraient protéger les droits de cette catégorie.
    Pour Mieko Yabuta, la représentante du FNUAP à Rabat qui ouvrait le débat, le mariage des mineures “demeure un challenge pour le Maroc” en dépit des progrès accomplis en matière d'égalité entre les sexes et de promotion des droits des femmes.
    A ce titre, elle a cité  la levée des réserves sur la Convention sur l'élimination des discriminations à l'égard des femmes, l'adoption d'une nouvelle Constitution, le Code de la famille, qui instaure l'égalité dans la capacité de contracter le mariage à 18 ans, ainsi que la récente révision du Code pénal concernant le mariage des jeunes filles mineures victimes de viol.
    Avec une proportion de 12% de mariages contractés au Maroc en 2011, le phénomène du mariage des mineures est non seulement élevé, mais il progresse d'une année sur l'autre”.
    Mieko Yabuta, la représentante du FNUAP à Rabat
    Conséquences négatives des grossesses des adolescentes
    Par ailleurs le forum n'a pu que constater que les grossesses des adolescentes s'accompagnent de conséquences négatives pour leur santé, réduisant leur chance de bénéficier de leur droit à l'éducation et de faire des choix dans leur vie tels que l'emploi, la formation et la participation à la prise de décisions, contribuant ainsi à perpétuer le cycle de la pauvreté, de l'inégalité et de l'exclusion.
    Si les jeunes filles ont moins d'intérêt pour le suivi de la grossesse et sont plus exposées aux avortements à risques, les mères les plus jeunes, enceintes pour la première fois, encourent en outre un risque significativement élevé de décès ou d'invalidité maternelle, selon le FNUAP.
    Ce qui fait dire à la représentante de cet organisme onusien au Maroc que le mariage des enfants “est une violation des droits de l'Homme”.
    “Le phénomène du mariage des filles est le résultat d'une vue très étroite des potentiels des filles, les privant de leurs droits fondamentaux à l'éducation et la formation et les enfermant dans un rôle reproductif”.
    Mieko Yabuta, la représentante du FNUAP à Rabat.
    Très sensible au fait que le taux de fécondité chez les adolescentes âgées de 15 à 19 ans est de 32% au Maroc, -contre seulement 6% en Tunisie par exemple-, l'ambassadeur du Canada à Rabat Sandra McCardell, n'y est pas allée pas par quatre chemins:
    “C'est une injustice flagrante et insupportable envers les jeunes filles (...) C'est un phénomène qui ôte à ces enfants le droit de choix à l'éducation, à la santé et à l'emploi, et réduit leur potentiel d'épanouissement”.
    Sandra McCardell, ambassadeur du Canada à Rabat.
    Cette dernière a d'ailleurs plaidé pour une interdiction “formelle” du mariage des jeunes filles.

    Plusieurs pistes explorées
    Les participants à cette journée de plaidoyer ont proposé plusieurs pistes pour juguler le phénomène.
    Certains ont réclamé l'“abolition” pure et simple du mariage des mineures par une révision des articles 20 et 21 du code de la famille qui accordent au juge de la famille la possibilité d'autoriser, exceptionnellement, le mariage avant l'âge de capacité matrimoniale fixé à 18 ans. Une démarche entreprise par certains groupes parlementaires à la Chambre des représentants.
    D'autres ont milité pour l'adoption d'une loi “complète” sur la violence.
    D'autres encore ont relevé que le travail législatif ne suffit pas à lui seul pour inverser la tendance et qu'il faut en conséquence étendre l'offre et l'accès à l'information et aux services de la santé sexuelle et reproductive pour les adolescentes et les jeunes, qui représentent à eux seuls 28,2% de la population au Maroc.
    Mais pour la majorité des intervenants, il faut surtout investir dans l'éducation, puisque des filles éduquées et en bonne santé ont une meilleure chance de se marier plus tard, de différer le moment de leur première grossesse, d'avoir des enfants en meilleure santé et de gagner un revenu plus élevé.
     Voir aussi:

    mardi 4 février 2014

    Sahara Occidental : Informations sur la répression permanente par les forces de l'ordre marocaines et les colons de plus en plus nombreux

    Par APSO, 2/2/2014

    EM. Prisonniers politiques, manifestation et blessés : la résistance sahraouie


    Informations sur les prisonniers politiques sahraouis, 31 janvier 2014

    Procès :cour martiale de Rabat
    Jeudi 30 janvier 2014, la cour martiale permanente à Rabat a reporté le procès du prisonnier politique sahraoui M'barek Daoudi sin die parce qu’elle ne pouvait pas présenter le fusil de chasse confisqué, motif de l’arrestation, et gardé maintenant dans la caserne militaire à Guelmim au sud du Maroc. La famille du prisonnier, des observateurs et des défenseurs sahraouis des droits de l'homme ont été interdits d'entrer dans la salle d'audience par les autorités militaires, sans que la cour ne leur présente des arguments.
    Selon notre correspondant, le prisonnier est entré dans le tribunal en faisant le signe de la victoire et en criant des slogans politiques tels que « aucune alternative à l'autodétermination » et « l'Etat sahraoui indépendant est l'unique solution ». Selon le code judiciaire militaire marocain il faudra attendre 3 mois avant que soit fixée une date précise pour le jugement. Le prisonnier était défendu par 3 avocats sahraouis venus d’El Aaiun occupée.

    Prison noire, El Aaiun occupée
    Mahjoub Chaikh et  Loumadi Abdesalam, deux prisonniers politiques sahraouis ont entamé Jeudi 30 janvier 2014 une grève de la faim illimitée.
    Mahjoub Chaikh pour protester contre les actes de l'administration pénitentiaire qui le prive de son droit de visite de sa famille depuis trois mois. Il proteste aussi contre sa privation de droit à lire les journaux et les livres. Mahjoub Chaikh a été condamné à trois ans en prison ferme pour avoir participé aux manifestations sahraouies de Dakhla le 28 septembre 2011. Il a toujours nié tous les accusations, « constitution d’un gang criminel, complicité d’assassinat, violence contre des agents de l'état, destruction de biens public », mais a confirmé qu'il était alors à Dakhla pour commencer ses activités en tant qu'un militant des droits de l'homme.
    Loumadi Abdesalam a entamé sa grève de la faim le 24 janvier 2014 à son arrivée en prison ou il est en attente de jugement, pour protester contre l’absence d’instruction de la  part du procureur général d’une enquête sur la torture qu'il a subi dans le centre de la police à El Aaiun. Selon sa mère qui a pu le visiter, il est en cellule d’isolement et n’a accès à rien. La famille de Loumadi Abdesalam a dénoncé auprès la cour d'appel la décision du procureur général. La cour d’appel a refusé de recevoir la plainte. Il faudrait selon les informations données aux parents que « le prisonnier écrive sa plainte pour l’absence d’enquête sur la torture et la donne à l'administration pénitentiaire ». La mère a précisé que c’était impossible puisque le prisonnier n’a pas le droit à du papier ni un stylo.

    Prison de Ait Meloul, Maroc
    Le prisonnier politique sahraoui Amidan Chaikh a entamé vendredi 31 janvier 2014, une grève de la faim de 48 heures pour protester contre le harcèlement permanent des gardiens de la prison contre lui. Mercredi dernier, des agents ont saccagé sa cellule, ont détruit et confisqué des objets lui appartenant comme des livres, des vêtements...

    Après 3 jours de traitement a l'hôpital d'Agadir, les autorités marocaines ont ramenés le 31 janvier 2014, le prisonnier politique sahraoui Yahya La'aza dans sa cellule de la prison d'Ait Meloul.
    M. La'aza souffre des maladies du système digestif et intestinal, et c'est la première fois que les autorités marocaines acceptent de lui faire passer des examens. M. Yahya La'aza a informé d’autre part sa famille que l'administration pénitentiaire avait fouillé sa cellule et confisqué certains de ses effets personnels.
    M. La'aza a été arrêté le 28 février 2008 après une manifestation pacifique et condamné à une peine de 15 ans de prison ferme pour avoir dirigé une manifestation ayant entraîné la mort d'un policier marocain, touché à la tête par une pierre.

    Prison de Tiznit, sud du Maroc
    Le prisonnier politique sahraoui Moulod Fatouh a été attaqué le 28 janvier 2014 par le chef des gardiens, Abdelkarim Ben Omar. Ce dernier a frappé Moulod Fatouch avec une clé à molette, lui entaillant profondément le cuir chevelu.

    Mutilé après une manifestation pacifique
    Lors de sa participation a une manifestation pacifique sahraoui organisée le 15 janvier à El Aaiun occupée par la coordination des associations et comité de défense des droits des sahraouis, pour demander l'élargissement du mandat de la MINURSO, Abdelouadoud Mkeirim, 30 ans, avait été brutalement attaqué par la police, et blessé au niveau de son testicule droit.
    Il avait été transporté évanoui à l’hôpital Ben El Mehdi d’ El Aaiun où un médecin marocain l’a opéré et lui a enlevé le testicule droit sans son autorisation. Sorti de l’hôpital le 18 il a cherché à protester malgré sa convalescence et en a informé les médias.
    EM, Sahara Occidental occupé
    Le 31 janvier 2014

    ------------------------------------------------

    Dakhla proteste contre le pillage des ressources naturelles sahraouies
    Mercredi 29 Janvier 2014, les forces d'occupation sont intervenues contre plus de 50 sahraouis rassemblés devant la Wilaya de Dakhla occupée pour revendiquer leurs droits au travail et aux logements.
    Les manifestants ont soulevé des pancartes et des bannières qui dénoncent le pillage systématique des ressources naturelles du Sahara Occidental par le Maroc dans la partie occupée, et ont dénoncé également d'arrivée massive et constante de colons marocains dans les territoires occupés à qui sont fournis des emplois au détriment des sahraouis qui sont poussés et encouragés à migrer.
    10 jeunes sahraouis ont été blessés lors de cette intervention.
    EM, Sahara Occidental occupé
    Le 31 janvier 2014

    mercredi 20 novembre 2013

    Titres des articles sur Solidmar (http://solidmar.blogspot.com).du10 au 17/11/2013

    Non, le Maroc n’a pas mérité d’entrer au Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies !
    http:solidmar.blogspot.com) 
    Lutter contre l’inacceptable racisme en France !

    samedi 9 novembre 2013

    Washington, comme un voyage de la dernière chance

    Par Salah Elayoubi, 9/11/2013

    res publicaFinalement, Mohammed VI se rendra bien aux Etats-Unis, où il sera reçu par le Président Barack Obama, le 22 novembre. Une visite longtemps mise en péril par l’emprisonnement du journaliste Ali Anouzla pour les charges d’assistance à une entreprise terroriste et d’apologie du terrorisme qui avait soulevé sinon  l’indignation, du moins l’incompréhension, dans les milieux politiques américains, y compris parmi les plus favorables au Maroc. Depuis, le Directeur de « Lakome » arabophone a été remis en liberté provisoire, dans l’attente de son procès, au prix d’un silence jugé bien assourdissant par la plupart de ceux qui avaient mené campagne pour sa libération.

    Mais le Maroc n’est pas tiré d’affaire pour autant. Washington a, en effet, durci le ton vis-à-vis de Rabat, depuis le départ de Hilary Clinton, à propos de l’affaire du Sahara qui n’en finit plus d’empoisonner les relations bilatérales avec une bonne partie des pays africains, dont  l’Algérie, faisant craindre le pire pour toute la région, au vu de l’escalade à laquelle se livrent les deux frères ennemis. Car de fraternité ou de relation de bon voisinage,  il n’est, en effet, guère plus question. Bruits de bottes, manœuvres communes entre Polisario et armée algérienne, surarmement, frontières hermétiques, paysans coupés de leurs champs, pour raison de militarisation, escalade verbale entre responsables politiques, escarmouches éditoriales entre journaux officiels, accusations réciproques d’atteintes aux droits de l’homme, rappel de l’ambassadeur marocain. Un florilège qui en dit long sur la cocotte minute du Sahara mais également sur l’animosité que les deux régimes se portent mutuellement, pour mieux occulter leur crise sociale respective.

     De la menthe au goût de fiel et de lâcheté pour le 1° novembre algérien
    Mais la cerise sur le gâteau, vient des manifestations hostiles à l’Algérie qui se multiplient au Maroc. Une première du genre. Alors qu’une simple réunion de potaches dissertant, en pleine rue, de philosophie, déclenche la vindicte de la police marocaine, les manifestations vouant notre voisin aux gémonies semblent jouir d’une impunité totale, portant à croire qu’elles reçoivent, à tout le moins l’encouragement de Rabat. Pour qui se souvient de la violence avec laquelle les forces auxiliaires avaient « négocié » la dispersion des manifestants face au centre culturel libyen, dans le quartier des Orangers, le 21 février 2011, au lendemain des exactions du régime libyen contre les manifestants désarmés, comprend difficilement le laxisme des forces de l’ordre face au consulat algérien ce 1° novembre. un drôle de cadeau à l’Algérie pour sa commémoration du déclenchement de la lutte armée contre l’occupant français.  Un cadeau empoisonné, au parfum de menthe, du nom de ce militant royaliste, Hamid Naânaâ qui a escaladé la grille en fer forgé, avant d’en faire de même pour le bâtiment des services consulaires  et de s’attaquer au drapeau algérien qu’il a décroché de  sa hampe.
    Les policiers de faction, autour de l’édifice, ce jour-là, se sont bien gardés d’intervenir, mises à part de molles mises en garde et la scène immortalisée par une caméra anonyme, ne laisse planer aucun doute sur les auteurs du forfait. Ce sont les mêmes visages qui sévissent depuis plusieurs mois contre les militants du « Vingt février » ou contre toute manifestation dénonçant la corruption, les atteintes aux libertés, les abus de pouvoir et d’autres pratiques du régime marocain.
    L’acte est, en lui-même, odieux parce qu’il s’est attaqué à l’un des fondamentaux même de la culture marocaine, sa proverbiale hospitalité qui dicte depuis des temps immémoriaux, que l’on fasse passer le bien-être de ses hôtes, avant même celui de sa propre famille.
    Il est ensuite condamnable, parce que les manifestants se sont attaqués à des bâtiments jouissant de la sacro-sainte extraterritorialité, en vertu de laquelle la souveraineté marocaine s’arrête à la grille en fer forgé qui protège les jardins du consulat, et toute personne passant ce seuil, sans y avoir été invitée, se rend coupable d’un franchissement illégal de frontière, sinon d’une attaque délibérée du territoire algérien.
    Enfin, si l’acte est odieux et condamnable il n’en est pas moins dénué de lâcheté, les bâtiments visés étaient désertés par leurs occupants, pour cause de jour férié.
    Trois ignominies pour le prix d’une et dont la responsabilité incombe avant tout au régime marocain, dont les services de sécurité se sont soudain révélés incapables de protéger le consulat.
    Tout porte à croire que Rabat,  après avoir tout raté en diplomatie et usé et abusé de toutes sortes de stratagèmes, en est pitoyablement réduit à instrumentaliser de sombres voyous pour apporter la contradiction à ses adversaires, qu’ils appartiennent à la société civile, aux militants des droits de l’homme ou à un état tiers.

     « J’ai réglé l’affaire du Sahara ! »
    Alors Mohammed VI aura beau prononcer tous les discours de la « Marche verte » qu’il voudra, il ne fera pas oublier les termes triomphalistes de son interview  au Figaro, en septembre 2001, au cours de laquelle il prétendait, candide, avoir «  réglé la question du Sahara qui nous empoisonnait depuis vingt-cinq ans », avant d’ajouter avec un soupçon de suffisance :
    -« Ce genre d’affaire ne se traite pas en grimpant sur un piédestal et en publiant un communiqué par jour. Pour obtenir que les onze membres du Conseil de sécurité de l’O.N.U. reconnaissent la légitimité de la Souveraineté marocaine sur le Sahara, nous avons travaillé dur et dans la plus stricte confidentialité pendant dix-huit mois. »
    Et c’est sans doute parce que le roi y avait tellement cru, qu’il avait perdu, ce jour-là, une occasion de faire preuve d’humilité et qu’il a laissé, par la suite, ses troupes, douze années durant,  se comporter en armée d’occupation et ses policiers de service à Laâyoune, Smara, Boujdour ou ailleurs, s’éprouver en terrain conquis et en supplétifs de la terreur, pendant que lui-même et les prédateurs de tous bords, investissait le terrain, s’accaparant sans vergogne, qui, les réserves halieutiques, qui, les réserves foncières, qui, les terres agricoles, qui, les phosphates, mettant en coupe réglée l’économie du Sahara, pendant que les enfants du pays continuaient de souffrir des affres de l’exclusion et de la répression. Les sahraouis n’ont ni pardonné, ni oublié. Ils le prouvent chaque jour, un peu plus !

     Un énième discours pour rien
    Ceux qui promettaient des  mesures importantes pour le discours du 6 novembre,  ont pêché, à tout le moins par omission, sinon par hypocrisie. Deux tares qui ont contribué à faire du Maroc ce qu’il est devenu : un pays dont on abreuve ses citoyens d’espérance en des lendemains meilleurs, qui ont, en réalité, été reportés sine die.  Une fiction improbable nourrie d’« Incha Allah » (si dieu le veut) et de « Hamdou lillah » (Rendons grâce à Dieu). Un mauvais film tant de fois consommé, qu’il en est devenu  imbuvable, voire toxique.
    Seul changement palpable en trente-huit (38) ans de gestion calamiteuse du Sahara et en treize (13) ans de balbutiements et de bricolages sous Mohammed VI, les indépendantistes ont gagné en maturité, en force et en crédibilité, au détriment d’un Maroc, peu à peu lâché par ses alliés les plus inconditionnels, en raison de l’aveuglement, de l’incompétence et de la cupidité de ses politiciens. En prime, comme une épée de Damoclès, les adversaires du Maroc continuent d’agiter la menace de l’extension du mandat de la MINURSO  à la surveillance de violations des droits humains. Une humiliation pour Rabat qui n’aurait d’autre alternative que de laisser manifester les indépendantistes, bien à l’abri, sous les fenêtres des envoyés de l’ONU au Sahara. Autant d’éléments qui font ressembler le déplacement du souverain marocain à Washington à un voyage de la dernière chance.

     Mohammed VI et son avatar Bouteflika
    Et si Mohammed VI et Abdelaziz Bouteflika en sont à se jeter si pitoyablement,  les Droits de l’homme à la figure, c’est précisément parce qu’il insupporte à chacun d’entre eux, de voir en l’autre, son parfait avatar et la copie conforme de ses propres turpitudes.
    Alors, lorsque Mohammed VI s’interroge, dans son discours, s’il serait « raisonnable de penser que le Maroc respecte les droits de l’Homme dans le nord du pays et les transgresse dans le sud ? »,  on serait tenté de lui répondre par d’autres questions :
    -       Battre ses compatriotes parce qu’ils manifestent pour leur droit légitime à la liberté, à la dignité et à la justice, fait-il partie de ce respect des Droits de l’homme, dont il se gargarise ?
    -       Ruiner des journalistes, les emprisonner et les condamner pour avoir simplement fait leur métier, fait-il partie du jeu démocratique marocain ?
    -       Piller les ressources de son pays, s’accaparer impunément les richesses économiques de ce dernier et faire une concurrence déloyale à ses compatriotes entrepreneurs, est-il compatible avec un minimum d’honnêteté et une bonne gouvernance ?
    Lorsque le principal intéressé aura daigné sortir de son proverbial entêtement pour répondre à ces questions qui taraudent tant des nôtres, peut-être sera-t-il en mesure de comprendre pourquoi la fiancée sahraouie, refuse obstinément de convoler en justes noces, avec cet impitoyable bourreau venu du nord, qui la séquestre, la dépouille, la viole et la bat, depuis plus de trente huit ans.

    ------------------------------------------------------------------
     Ahmed Benani

     "M6 entre guerre et paix", mais assurément, le roi-prédateur pour renforcer sa légitimité n'hésitera pas un seul instant à mettre le feu aux poudres. Il sera seul sur ce front, les peuples algérien et marocain ne tomberont pas dans le piège d'un affrontement sanguinaire.

    vendredi 11 octobre 2013

    Le Congrès américain s'indigne de la violation des droits de l'Homme par le Maroc


    WASHINGTON, 05 oct 2013 (SPS) Le Congrès américain a exprimé de fortes inquiétudes sur les violations continues des droits de l'Homme par le gouvernement marocain, et ce, non seulement au Sahara occidental occupé mais également au Maroc.

    Lors d'un débat sur l’actualité américaine et les questions internationales, tenu vendredi en séance plénière à la Chambre des représentants (chambre basse du Congrès), la parlementaire, Mme Betty McCollum, a fustigé les autorités marocaines sur les actes de répression et d'abus qu'elles continuent à pratiquer en citant les différents rapports établis par plusieurs organisations internationales des droits de l'Homme (Amnesty international, Human Rights Watch, RFKennedy Center...) ainsi que la presse américaine.

    ''La poursuite des violations des droits de l'Homme par les forces de sécurité et la police secrète du roi Mohammed VI contre ceux qui appellent au droit à l'autodétermination des Sahraouis dans les territoires du Sahara occidental occupé, et contre ceux qui revendiquent des réformes politiques au Maroc, est clairement rapportée par les organisations des droits de l'Homme'', a soutenu Mme McCollum.

    Abordant la question sahraouie, elle a affirmé devant les élus américains, en citant les derniers rapports des ONG internationales, que les Sahraouis continuaient à être traqués et emprisonnés pour leur participation à des manifestations réclamant leur droit à l'autodétermination, et dont certains ont été torturés ou soumis à d'autres mauvais traitements lors des interrogatoires par la police marocaine.

    Cette élue démocrate de l'Etat du Minnesota a rappelé qu'au vu de l'ampleur des violations des droits de l'Homme des Sahraouis par le Maroc, qui ont été largement rapportées par les ONG internationales ainsi que par le département d'Etat dans ses différents rapports, l'Administration de Barack Obama avait, alors, soutenu l'introduction du mécanisme de surveillance des droits de l'Homme au Sahara occidental au sein de la MINURSO.

    Un projet de résolution avait été élaboré, en avril dernier, par l'ex ambassadrice américaine à l'ONU, Susan Rice, pour le soumettre au Conseil de sécurité, mais il fut rejeté par la France.

    La présentation de ce projet de résolution par les Etats-Unis, a encore affirmé Mme McCullum, avait irrité le Maroc au point qu'il avait annulé un exercice militaire conjoint avec les Etats-Unis.

    De toute évidence, a observé la parlementaire américaine devant le Congrès, ''le roi Mohammed VI et son appareil de sécurité font preuve de défaillance en matière des droits de l'Homme à tel point que cela suscite l'attention de la communauté internationale''.

    Selon elle, les autorités marocaines ''font peu de cas de la question des droits de l'Homme''.
    Or, a-t-elle mis en avant devant les membres de la Chambre des représentants, ''les relations bilatérales entre les Etats-Unis et le Maroc doivent être fondées sur la base de valeurs communes qui reposent sur le respect fondamental des droits de l'Homme''.

    En conséquence, ''il est temps pour le Congrès d'évaluer la situation des droits de l'Homme au Maroc et de dire au roi Mohammed VI que les Américains attendent davantage de lui'' en matière de respect de ces droits, a-t-elle exhorté.

    Durant ce débat parlementaire, Mme McCullum a également évoqué l'arrestation du directeur du journal électronique marocain ''Lakom'', M. Ali Anouzla, pour ses articles critiques contre le régime marocain.

    Dans ce sillage, elle a fait référence à l’éditorial publié mercredi dernier par Washington Post lequel avait fait le constat que le roi Mohammed VI montrait des signes d'un retour à des ''pratiques autocratiques'' illustrées, entre autres, par l’affaire d'Ali Anouzla.

    La déclaration de Mme McCullum intervient quelques jours après que le Congrès eut été destinataire d'un nouveau rapport du département d'Etat sur le Sahara occidental et dans lequel il avait exprimé ses ''préoccupations'' des actes de violation et des ''restrictions excessives'' perpétrés par les autorités marocaines contre les Sahraouis.

    Le rapport du secrétaire d'Etat américain, John Kerry, a noté que ces violations contre la population sahraouie compromettaient leur ''droit d'exprimer pacifiquement leurs opinions concernant le statut et l'avenir du Sahara occidental'' et entravaient l'accès des territoires sahraouis aux organisations des droits de l'Homme, aux journalistes et aux représentants de gouvernements étrangers.(SPS)

      http://www.spsrasd.info/fr/content/le-congr%C3%A8s-am%C3%A9ricain-sindigne-de-la-violation-des-droits-de-lhomme-par-le-maroc