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mercredi 20 novembre 2013

Titres des articles sur Solidmar (http://solidmar.blogspot.com).du10 au 17/11/2013

Non, le Maroc n’a pas mérité d’entrer au Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies !
http:solidmar.blogspot.com) 
Lutter contre l’inacceptable racisme en France !

mardi 29 octobre 2013

Racisme dans le monde : La France figure dans le top 10 des pays les plus racistes


par Nikopik dans la catégorie Editorial, 29/10/2013

 
Cela n’a pas grand chose à voir avec l’actualité informatique, mais c’est le genre de sujet auquel je suis personnellement sensible.

Pour se rendre compte de la situation désastreuse en ce qui concerne le racisme en France, quoi de mieux que de la comparer avec les autres pays du monde pour se rendre compte si oui ou non, il y a un sérieux problème de tolérance de l’autre dans notre beau pays.
Devinez quoi ? La France figure dans le top 10 des pays les plus racistes du monde, et il s’agit du pays européen le moins tolérant et le seul à atteindre un taux de plus de 20%… Honte au pays des droits de l’Homme !
Pour obtenir ces chiffres, une simple question a été posée : quel genre de personne n’aimeriez-vous pas avoir comme voisin ? Et ceux qui ont choisi la réponse « des personnes d’une autre race » sont d’une manière surprenante extrêmement nombreux en France : 22.7% des sondés français ayant répondu ne pas vouloir des gens d’une autre ethnie dans leur voisinage…
Racisme dans le monde
Notre beau pays rentre donc dans le top 10 mondial, avec des challengers pourtant extrêmement intolérants :
  • + 40% : Inde, Jordanie
  • 30 – 39.9% : Egypte, Arabie Saoudite, Iran, Vietnam, Indonesie, Corée du Sud
  • 20 – 39.9% : France, Turquie, Bulgarie, Algérie, Maroc, Mali, Zambie, Thaïlande, Malaisie, Les Philippines, Bangladesh, Hong Kong
Remarquez bien que l’on est le seul pays européen à figurer dans cette liste…
A contrario, les pays les plus tolérants sont :
  • 0 – 4.9% : USA, Canada, Brésil, Argentine, Colombie, Guatemala, Grande-Bretagne, Suède, Norvège, Lettonie, Australie, Nouvelle Zélande
  • 5 – 9.9% : Chili, Pérou, Mexique, Espagne, Allemagne, Belgique, Biélorussie, Croatie, Japon, Pakistan, Afrique du Sud
  • 10 – 14.9% : Finlande, Pologne, Ukraine, Italie, Grèce, République Tchèque, Slovaquie
  • 15 – 19.9% : Venezuela, Hongrie, Serbie, Roumanie, Macédoine, Ethiopie, Uganda, Tanzanie, Zimbabwe, Russie, Chine
Incroyable que l’on ait laissé la France tomber si bas…

vendredi 19 octobre 2012

Reconnaissance du massacre du 17 octobre 1961







Par le MRAP, 18/10/2012


Une première victoire qui en appelle d’autres

Plus d’un demi-siècle après les faits, le Président de la République française, François Hollande, a enfin reconnu officiellement la sanglante répression du 17 octobre 1961: “Le 17 octobre 1961, des Algériens qui manifestaient pour le droit à l’indépendance ont été tués lors d’une sanglante répression. La République reconnaît avec lucidité ces faits. Cinquante et un ans après cette tragédie, je rends hommage à la mémoire des victimes.”
Le MRAP, qui depuis plus de 30 ans se bat, avec d’autres organisations, pour la vérité et la justice à propos de ce jour sombre de notre histoire, se réjouit de cette première victoire due à la persévérance de militants, de personnalités, d’associations et appelle à poursuivre la mobilisation.

En effet, Le MRAP ne saurait se contenter de la seule reconnaissance des « faits ». Il demande que cette terrible répression soit reconnue comme « crime d’Etat », il demande la liberté d’accès effective aux archives pour tous les historiens, un lieu de mémoire en souvenir des victimes du colonialisme.

Le Sénat va étudier mardi prochain, en séance publique, une proposition de résolution du groupe communiste “tendant à la reconnaissance de la répression de la manifestation du 17 octobre 1961” à Paris qui avait fait de nombreuses victimes algériennes.

Le MRAP soutient cette proposition qui demande « la réalisation d’un lieu du souvenir à la mémoire des victimes ».
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17 octobre 1961,une date  importante


En guise d’appel à la manifestation qui aura lieu à Paris ce mercredi 17 octobre, à 18h au Pont Saint Michel, pour le cinquante-et-unième anniversaire du massacre d’octobre 1961, nous reproduisons ici une brève déclaration de Pierre Bourdieu qui réussit, en peu de mots, à résumer l’enjeu de cette commémoration. Elle a été écrite, initialement, pour un Colloque organisé en 2001 à l’Assemblée Nationale par l’association 17 Octobre 1961 Contre l’Oubli et intitulé « 17 octobre 1961 : massacres d’Algériens sur ordonnance ? ».

"J’ai maintes fois souhaité que la honte d’avoir été le témoin impuissant d’une violence d’État haineuse et organisée puisse se transformer en honte collective. Je voudrais aujourd’hui que le souvenir des crimes monstrueux du 17 octobre 1961, sorte de concentré de toutes les horreurs de la guerre d’Algérie, soit inscrit sur une stèle, en un haut lieu de toutes les villes de France, et aussi, à côté du portrait du Président de la République, dans tous les édifices publics, Mairies, Commissariats, Palais de justice, Écoles, à titre de mise en garde solennelle contre toute rechute dans la barbarie raciste."
 

mercredi 2 juin 2010

Racisme en France, l'inquiétant "revirement de tendance"

Par Arnaud Bihel,  31/6/ 2010
La France est confrontée à une « augmentation préoccupante » des actes racistes, xénophobes et antisémites. Dans son rapport 2009, rendu public lundi 31 mai, la Commission nationale consultative des droits de l'Homme (CNCDH) s'inquiète d'une banalisation du racisme, des ses manifestations violentes, et des risques d'amplification de haine que fait peser la crise économique. La CNCDH appelle le gouvernement à mettre en place une stratégie concertée et globale pour endiguer le phénomène.
Dans son rapport officiel, « baromètre » annuel du racisme en France, la CNCDH s'inquiète en premier lieu d'un « revirement de tendance » enregistré en 2009. Alors que les manifestations racistes et xénophobes semblaient en recul ces dernières années, elles avaient déjà augmenté en 2008 (avec 467 actes recensés contre 321 en 2007), et elles ont connu une « flambée » en 2009 : 1.026 actes de racisme et de xénophobie ont été enregistrés par les services du ministère de l'Intérieur. Un deuxième constat fait apparaître également une augmentation des actes violents à l'égard des personnes. « La violence reste à un niveau très élevé de gravité, une triste caractéristique de la situation française », analyse Marc Leyengerger, rapporteur de la CNCDH.
La Commission a également constaté en 2009 une hausse importante des violences et des remarques à caractère antisémite. Un fait qu'elle attribue en partie aux réactions à l'offensive israélienne sur Gaza, début 2009. Et des événements comme l'attaque meurtrière contre la flottille naviguant vers Gaza, survenue quelques heures avant la présentation du rapport, font craindre aux membres de la CNCDH une nouvelle vague de radicalisation.
Reste que, comme les année précédentes, « les membres de la communauté maghrébine sont les plus touchés » à la fois par les menaces et les actes de violence à caractère raciste, note le rapport. Et c'est surtout la religion musulmane, et ses pratiques, qui suscite une méfiance croissante en France.
Propos politiques « insupportables »
En plus de ce sombre constat, la CNCDH exprime une inquiétude : que la crise économique ait un impact sur le "vivre ensemble". Marc Leyengerger se fait l'écho de cette crainte : « les immigrés redeviennent le bouc émissaire, ou du moins le réceptacle du malaise social ». L'attitude générale des Français à l'égard du racisme reste paradoxale, remarque par ailleurs le rapport, qui outre les statistiques gouvernementales s'appuie sur un sondage annuel. Et si en 2009 la majorité des personnes interrogées (54%) se déclarent « pas racistes du tout », le même sondage fait apparaître une certaine acceptation des attitudes intolérantes. Ainsi, les deux tiers des sondés estiment que « certains comportements peuvent parfois expliquer des réactions racistes ».
Les auteurs du rapport n'occultent pas les dérives qu'ont impliqué les récents débats nationaux, sur le voile intégral ou sur l'identité nationale. Sans aller jusqu'à donner des noms, Marc Leyengerger dénonce des discours politiques et médiatiques « à l'origine de nouvelles haines ». Et pointe du doigt « des propos insupportables tenus par des responsables politiques, des dérives dans le langage ». Tout en soulignant que cette « montée des expressions racistes » se retrouve à l'échelle européenne.
Mener « une politique cohérente », et non « jouer les pompiers »
Pourtant, la CNCDH note que des efforts importants ont été accomplis en France, tant par les associations que par le pouvoir politique. Mais celui-ci a encore nombre de lacunes à combler, qui suscitent de la part de la CNCDH une vingtaine de recommandations au gouvernement et aux ministères. Plusieurs de ces derniers, d'ailleurs, n'ont pas répondu aux demandes d'information de la Commission.
En tout premier lieu, la CNCDH appelle à réactiver le Comité interministériel de lutte contre le racisme et l'antisémitisme, instance mise en place sous le gouvernement Raffarin mais dont la dernière réunion remonte au 16 janvier 2009. Or, souligne Marc Leyengerger, « il ne s'agit pas de jouer les pompiers pour éteindre le feu quand il y a des actes graves, il s'agit de mettre en oeuvre une politique cohérente et globale ».
Pour cela, « la réponse pénale et son renforcement sont nécessaires », mais pas suffisants. D'autant que les victimes d'actes racistes hésitent encore à porter plainte, et que l'augmentation du nombre de condamnations ne semble pas avoir endigué celle des passages à l'acte. Pour lutter contre le racisme, « il faut travailler bien en amont », répète Marc Leyengerger. Et pour cela, « une stratégie politique spécifique et concertée » pour lutter contre les préjugés et les stéréotypes fait encore défaut, souligne la CNCDH qui appelle à un « plan national d'action ».
Ces appels seront-ils entendus ? La CNCDH a beau être un organisme officiel, il n'est - son nom même le rappelle - que « consultatif ». Et ses avis résonnent souvent dans le vide. On a déjà pu l'observer à deux reprises depuis le début de l'année 2010 : elle a rendu un avis défavorable à une loi générale contre le port du voile intégral, et un autre appelant à ne pas diluer dans le futur « Défenseur des droits » les autorités du Contrôleur général des lieux de détention et du Défenseur des enfants. Deux prises de position totalement ignorées.