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vendredi 13 janvier 2017

Il y a deux ans : L'affaire Luk Vervaet


lundi 12 janvier 2015

Communiqué de presse du cabinet d'avocats Jus Cogens : L'affaire Luk Vervaet - Triste jour pour la Belgique à l’heure où des millions de personnes manifestent pour que soit respectée la liberté d’expression


12 janvier 2015

Me Dounia ALAMAT
 (GSM:32.472.40.58.02 ; da@juscogens.be) et Me Christophe MARCHAND (GSM: 32.486.32.22.88 ; cm@juscogens.be)

Luk VERVAET travaillait comme professeur de néerlandais dans différents établissements pénitentiaires, depuis 2004, lorsque, soudainement, en août 2009, la Direction générale des établissements pénitentiaires a décidé de lui retirer son autorisation d’entrer dans les prisons belges pour des « raisons de sécurité ».

Ces raisons sont contenues dans un courrier émanant de la Sureté de l’Etat, auquel Luk VERVAET n’a eu accès qu’après avoir perdu son emploi. Cet organe stigmatise les activités militantes de Luk VERVAET :

- Il fait partie du CLEA, Comité pour la liberté d’expression et d’association ;
- Il a participé à des manifestations, dont celle visant à soutenir les personnes prévenues – et aujourd’hui acquittées – dans le procès DHKPC et celle organisée contre l’extradition de Monsieur TRABELSI aux Etats-Unis – la Belgique ayant été condamnée depuis par la Cour européenne des droits de l’homme pour traitements inhumains et dégradants ;
- Il a été fondateur d’un parti politique, ESG (Egalité sans guillemets) – dont il n’est plus membre actuellement ;
- Ce parti comptait dans ses rangs des proches du Parti du travail de Belgique ;
- Il connait Monsieur SAIDI ;
- Il fait partie d’une association, l’Union Internationale des Parlementaire pour la Palestine, comme Monsieur JAHJAH – aujourd’hui collaborateur habituel du journal De Staandard ;
- Il a été membre d’une association ayant pour objet de défendre les droits des Palestiniens et ayant lancé une pétition pour que le Hamas soit rayé de la liste européenne des organisations terroristes.

vendredi 30 décembre 2016

Un rapport de 2016 de l’Union européenne accuse le Maroc d’être le fournisseur number «one» en drogues illicites.

Banditisme, corruption, terrorisme.

Maroc : fournisseur number «one» en drogues illicites. 

Un marché de 24 milliards d’euros par an.

Publié le 20 mai 2016 -Auteur: La rédaction | Actualités
Les marchés des drogues illicites constituent l’une des «principales menaces» pour la sécurité de l’Union européenne (UE), selon un rapport 2016 sur les marchés des drogues dans l’Union, notant que le Maroc est le principal pourvoyeur de l’Europe en résine de cannabis.
«Il ne fait aucun doute que les marchés des drogues illicites sont l’une des principales menaces pour la sûreté de l’UE», souligne ce rapport, une publication conjointe de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (EMCDDA) et de l’office européen de police (Europol).

Les ressortissants européens dépensent chaque année plus de 24 milliards d’euros (entre 21 et 31 milliards) en drogues illicites, révèle ce rapport qui met l’accent sur l’impact négatif des marchés des drogues sur la société, mais surtout sur la connexion entre les marchés des drogues et les autres formes de criminalité, particulièrement le terrorisme.

mardi 2 août 2016

Lettre ouverte aux candidats au Djihad par Zineb El Rhazoui, et réponse

 



vendredi 29 juillet 2016

Terrorisme : il n’est pas interdit de réfléchir



Le président Francois Hollande, le 25 juillet 2016 à Vincennes.

Saint-Etienne du Rouvray. Un nom supplémentaire sur la liste des lieux d’attentats. Et comme à chaque fois, la classe politique s’illustre par son indécence politicienne.

L’opposition crie, vitupère et dénonce, non pas parce qu’elle a le souci réel de contribuer au débat et à l’élaboration de solutions mais juste parce qu’elle pense à l’élection présidentielle de 2017. La communication politique ne s’embarrasse pas de nuances ni de retenue.
A chacun sa démagogie : rendre illégal le salafisme (attaquons-nous plutôt à la bêtise, ça rendra service à l’humanité !), enfermer toutes les personnes faisant l’objet d’une fiche S dans des camps d’internement (l’étape suivante c’est d’enfermer tous les musulmans ou de leur faire porter un croissant jaune sur le revers de la veste ?)…

lundi 18 juillet 2016

Christiane Taubira, auteure d'un texte poignant après l'attentat de Nice



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 Christiane Taubira

Cécile Baquey, 16/7/2016

L'ex-ministre vient de publier sur sa page facebook un texte très émouvant après l'attentat de Nice, intitulé "Vallées de larmes". Christiane Taubira imagine tous ces enfants, "une petite fille vive qui ne reviendra pas à l'école", ces hommes, ces femmes fauchés par "un semeur de mort".

Christiane Taubira a publié ce samedi un texte poignant sur sa page facebook (ci-dessous le post). "Nos coeurs portent le deuil", écrit l'ex-ministre. Elle décrit "l'absence" et imagine avec talent tous ces enfants, ces adolescents, ces hommes et ces femmes qui ont perdu la vie à Nice ce 14 juillet 2016 sur la Promenade des Anglais.

"Une adolescente délurée"

"Une petite-fille vive, parfois rêveuse, qui ne reviendra pas à l’école", "Une adolescente délurée, déjà sûre de vouloir embrasser le monde, et qui manquera à son amoureux". En lisant ce texte, on a l'impression de les voir. "Un père, un amant, un homme qui sifflotait entre les lèvres ou dans la gorge rêvant de brillants chemins de vie pour ses fils". "Ils ont des prénoms qui résonnent de toutes les contrées du monde", écrit encore Christiane Taubira. 

"Des semeurs de mort"

Puis l'ex-ministre de la Justice se demande : "Quelles fêlures faut-il à l’esprit pour faire éclore cette démence démentielle", "de quelles fureurs anciennes et nouvelles, familières ou inédites, matées ou rétives, gronde ce monde où l’hystérie nourrit l’hystérie ! ".

Christiane Taubira conlut son récit sur une note d'espoir : "d
es enfants sont nés cette nuit-là. Je n’ai pas vérifié, mais je sais. Car ainsi va la vie qui vainc. Ces bonheurs n’ont pas la vertu de verser une goutte de fraîcheur sur les cœurs en malheur. Mais ils signent la défaite des semeurs de mort, qui qu’ils soient".

mercredi 22 juin 2016

On nous accuse de terrorisme

 



Je suis pour le terrorisme
On nous accuse de terrorisme
Si nous prenons la défense
D’une rose, d’une femme
Et d’un infaillible poème
D’une patrie qui n’a plus
Ni eau ni air
Ni tente ni chamelle
Ni même de café noir.
On nous accuse de terrorisme
Si nous avons le courage de défendre
La chevelure noire de Balkis
Les lèvres de Maysoun
Hind, Daad
Ou Loubna et Rabab
Et une pluie de khôl noir
Tombant de leurs cils comme une inspiration !

jeudi 26 mai 2016

Le chômage tue 100 fois plus que le terrorisme

“ Plus près des jetables que des notables. ”





A la une

  •  [REPORTAGE VIDÉO 24’47] Le chômage tue 100 fois plus que le terrorisme  
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    En France, le terrorisme a fait 147 victimes en 2015, le chômage tue plus de 14 000 personnes chaque année.

     C’est ce que vient de confirmer le CESE (Conseil Économique Social et Environnemental) le 10 mai. Une information sortie sans grand tapage, comme une fatalité naturelle. Voici une farce lucide et grinçante contre les inventeurs et les profiteurs du chômage jouée par des chômeurs, les Z’ENTROP.

lundi 23 mai 2016

Le cannabis marocain menace la sécurité de l'UE

Le cannabis est la drogue illicite la plus consommée dans l’UE, souligne un rapport sur les marchés des drogues dans l’UE 2016 élaboré par l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (EMCDDA) et d’Europol.
Le rapport présente l’étendue des retombées des marchés des drogues; leurs liens avec ’autres activités criminelles, la pression que ces marchés exercent sur les institutions gouvernementales et leur profond impact sur le commerce légal et sur l’économie en général, sans parler de leurs effets délétères sur les communautés et les quartiers, les familles et les personnes. 
Nous montrons l’influence qu’exercent le trafic de drogues et les organisations criminelles qui le contrôlent sur de nombreux secteurs de la société: des migrants vulnérables exploités comme main-d’œuvre pour la culture du cannabis, aux fonctionnaires des administrations publiques exposés à l’influence de la corruption.
Selon ce rapport, “le cannabis est la drogue illicite la plus consommée dans l’UE. La valeur estimée du marché du cannabis est proportionnellement élevée, s’élevant à plus de 9 milliards d’euros. Il semble qu’environ 1 % des adultes européens consomment du cannabis quotidiennement ou quasi quotidiennement, et c’est ce groupe qui suscite le plus de préoccupations quant au risque de problèmes sociaux et de santé connexes”. 
“Il ne fait aucun doute que les marchés des drogues illicites sont l'une des principales menaces pour la sûreté de l'UE” du fait que “les marchés des drogues s’articulent à d’autres formes de criminalité et au terrorisme”, affirme le rapport soulignant que “les ramifications du marché des drogues illicites sont diverses et se propagent bien au-delà des dommages causés par la consommation de drogue. Elles comprennent l’implication dans d’autres formes de criminalité et dans le terrorisme; les impacts sur le commerce légal et l’économie en général; la pression exercée sur les ressources des institutions gouvernementales et leur corruption; et les impacts sur la société dans son ensemble”. 
Selon la même source, « au plan international, il existe des éléments probants de certains liens entre des GCO (groupes criminels organisés) impliqués dans le trafic de drogue et des organisations terroristes. Il en ressort qu’en général, ces liens ont un caractère principalement fonctionnel, les organisations terroristes utilisant le commerce de drogue pour financer leurs activités. bon nombre des personnes impliquées dans des activités terroristes, souvent des jeunes récemment radicalisés, ont un passé de petit délinquant, notamment via la consommation ou la vente de drogues, et exploitent de diverses façons leurs connexions avec le milieu criminel pour leurs activités terroristes ». 
Le Maroc, premier fournisseur de résine de cannabis en Europe est pointé du doigt . « Les GCO marocains, qui exploitent les liens avec les communautés marocaines établies en Europe et travaillent en partenariat avec les groupes européens, jouent de longue date un rôle dans l’importation de grandes quantités de résine de cannabis », affirme le rapport.

Rabat jouit de la protection de Paris et la complaisance des pays européens à cause de la carte de l'immigration que le Maroc possède pour faire pression sur le Vieux Continent.

vendredi 29 avril 2016

Acculé, le Maroc encore une fois actionne ses relais terroristes contre les civils sahraouis

Par Khalil Asmar, 29/4/2016

Dans une vidéo postée sur Youtube, et dans un scénario à la daeshien, le dénommé Said Zalmat, Marocain barbu au style terroriste et l’apparence d’un membre inféodé à des groupes terroristes, tient un discours plein de coups de gueules contre le Polisario et l’Algerie.
 Une épée à la main, la tête bandée en noir aux lettres en blanc portant le slogan officiel du régime monarchique, Dieu, patrie, roi et vêtu d’un uniforme militaire, ce terroriste sort d’une grotte et marche sur une colline rocailleuse dans les périphéries de Mekness et commence à user et abuser de la terminologie islamique pour avertir et menacer ceux qu’il qualifie d’ennemis de l’intégrité territoriale du Maroc, notamment les Sahraouis et les Algériens
A la fin de son discours plein d'une haine insatiable, il met le feu au  drapeau de la république sahraouie et celle de l’Algérie, promettant à leurs États et peuples des représailles et répercussions horribles. 

Néanmoins, ce n’est pas la première fois que le régime monarchique de Rabat actionne ses relais terroristes pour menacer les Sahraouis, au vu et au su des autorités sécuritaires marocaines, sans que ces derniers prennent des mesures pour dissuader ces gestes terroristes et extrêmement dangereux. Ainsi, un dénommé Amine Baroudi, affilié aux Jeunesses Royalistes, montée de toutes pièces par le Makhzen, a posté, il n’y a pas longtemps, une vidéo ( voir dessous) où il s’en prend violemment contre les indépendantistes sahraouis, les menaçant de mort, pistolet à la main. En dépit de cette incitation à la haine, aucune poursuite judiciaire n’était faite à son encontre. 

Pire encore, dans un article paru dans le journal marocain “l’observateur du Maroc”, le directeur de cette publication Hakim Arif lui-même, déguisé, dans un appel de guerre cyber-terroriste, incite les jeunes marocains à commettre des actions terroristes contre les Sahraouis.
 Pour le régime colonial de Rabat, tout est permis pour défendre son occupation du Sahara Occidental y compris l’utilisation du terrorisme.
 Khalil Asmar. 


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En arriver à de tels procédés puérils, ridicules, mais terriblement dangereux pour tous, n'avoir que des discours de haine et de racisme pour se défendre, révèle combien est au plus bas cette monarchie paniquée,  malheureusement soutenue par quelques pays européens irresponsables, dont l'ex-patrie des droits de l'Homme ...(ndlr solidmar)

mercredi 13 avril 2016

A lire ! La prison, une voie royale vers le terrorisme

lundi 11 avril 2016

Luk Vervaet, ex-enseignant en prison



L’hommage à la Bourse



Que quelques centaines de Casuals se fraient un chemin à coups de poing vers les marches de la Bourse, le dimanche de Pâques, n’a rien d’étonnant. Pour l’extrême droite, la réaction de Bruxelles aux attentats à Zaventem et à Maelbeek est en dessous de tout. Sur les marches de la Bourse, pas de haine, pas de manifestations politiques à la “Je suis Charlie”, comme en France, dans lesquelles l’extrême droite a trouvé du pain bénit. La place de la Bourse est une place de deuil, de tristesse partagée et d’appels à la solidarité. Il y a aussi  eu les témoignages des survivants, des personnes qui ont perdu leur enfant ou leur compagne, les soignants, avec des messages dont la dignité vous transperçait. 

Qui prétend que les victimes de la terreur ne peuvent exprimer que la haine ou la soif de vengeance a certes été déçu. “Non, je ne ressens pas de haine, déclare une femme au visage bandé, seulement de l’incompréhension et le désir de plus de solidarité”. Une autre victime explique qu’il a pris part à une rencontre de solidarité avec des mamans dont l’enfant est parti en Syrie. Elle a créé un hashtag pour inciter chacun à parler avec son voisin de palier. Un journaliste de la RTBf, qui a perdu sa fille dans l’attentat du métro, appelle à ne pas bâtir de murs entre les gens. 

Ce monde d’un peuple en deuil, d’appeler à tisser dans les quartiers des réseaux de soutien mutuel, de protection et de solidarité est peut-être la clé, sinon l’arme magique, pour combattre la terreur et la guerre.


jeudi 25 février 2016

Les imputations du Maroc aux Sahraouis de terrorisme sont une tentative visant à dévier l'attention internationale de la question sahraouie


mercredi 17 février 2016

Arsalane: «Les Marocains connaissent notre crédibilité»


Rabat, février 2016. Le Maroc cinq ans après son «printemps», qui prit le nom de «mouvement du 20-Février». Et auquel les islamistes de Justice et Spiritualité (Al Adl Wal Ihsane) prirent une part active. Fathallah Arsalane, vice-secrétaire général de l’organisation et son porte-parole, fait le point.

Comment votre mouvement a-t-il accueilli les événements dits du 20-Février?
Nous y avons participé dès le début car les revendications étaient les mêmes que les nôtres. A savoir principalement la lutte contre la corruption et contre le despotisme. Notre jeunesse s’est retrouvée en force et en première ligne dans le mouvement. Notre participation a imposé au régime de répondre aux revendications, mais cette réponse s’est révélée d’un niveau faible et nullement inspirée par la volonté de changement mais bien celle de maîtriser la crise. Nous avons mis fin à notre participation en décembre 2011 car nous avons acquis la conviction que le mouvement du 20-Février n’obtiendrait rien de plus du régime et qu’au contraire les risques de confrontations violentes s’aggravaient – et notre principe fondamental reste la non-violence, car la violence ne mène nulle part. Nous nous sommes alors tournés vers d’autres façons de protester.


Durant le 20-Février, vous avez eu des contacts avec les laïcs marocains, en avez-vous encore?
Bien sûr, ces contacts continuent et ils donnent des résultats fructueux sur le terrain. Par exemple, on les a récemment invités lors du troisième anniversaire de la mort de cheikh Yacine, fondateur du mouvement. Nous envisageons une plate-forme commune autour d’un consensus avec eux.


Le mouvement Justice et Spiritualité souhaite-t-il devenir un parti politique et participer aux élections?
Nous revendiquons le droit de nous transformer en parti politique depuis les années 80 pour défendre notre projet sociétal. C’est l’Etat qui refuse que nous devenions un parti indépendant, exigeant que les partis jouent dans un jeu dont le régime détermine seul les règles. Nous refusons ces diktats, bien entendu. Nous sommes patients, nous attendons le moment où tout le Maroc voudra le changement.


Quel est ce projet que vous portez?
Il se résume dans les deux mots : justice et spiritualité. Nous prônons la démocratie et l’alternance, la participation, le respect de la diversité. Par le mot spiritualité, dans une connotation musulmane, nous montrons notre intérêt pour l’homme, son bien-être, l’esprit de fraternité, la tolérance.


En quoi consiste votre action concrètement?
Nous fondons notre action sur l’éducation qui promeut nos principes et nous disposons d’un « cercle politique » au sein du mouvement, qui est comme une structure de parti politique; nous participons aussi aux manifestations qui expriment les revendications populaires. Nos militants appartiennent à des associations et à des syndicats. Nous avons pratiqué l’aide sociale mais l’Etat veut nous en empêcher et parfois même nous concurrence sur le terrain. Nous sommes présents dans toutes les couches de la population et dans toutes les régions ; les gens nous connaissent, connaissent notre crédibilité, nous les soutenons. D’autant qu’ils savent l’échec du régime et des partis politiques pour remédier à la situation socio-économique difficile qu’ils vivent, alors que le régime nous opprime.


Vos détracteurs vous accusent d’avoir un comportement de «secte» secrète…
C’est ce que le régime prétend depuis longtemps en nous maintenant dans l’ombre, alors que nous n’avons de cesse de chercher la lumière pour dire ce que nous sommes. Nos revues et journaux sont empêchés de sortir. Rien ne peut justifier le sort qui nous est réservé, nous n’avons rien à cacher, nous condamnons la violence et prônons l’Etat de droit, nos écrits le prouvent.


Combien de militants avez-vous?
Vu notre situation et pour des raisons de sécurité, on ne peut pas déclarer de chiffres. Quand nous organisons des manifestations, les gens viennent nombreux et dépassent ceux qui font partie de nos structures. Celles-ci existent juste au Maroc même si à l’étranger nous partageons nos idées avec d’autres.


Que pensez-vous du djihadisme qui tourne au terrorisme?
Un verset du Coran dit : « On ne t’a envoyé que pour être la tolérance face à l’Humanité ». Ces actes de barbarie doivent être condamnés, ils n’ont rien à voir avec l’islam. Leurs auteurs ne sont qu’une petite minorité dans la société musulmane. Les Occidentaux savent que les musulmans sont les premières victimes du terrorisme. Au Maroc, notre mouvement est attaqué par les extrémistes qui nous trouvent trop modérés.


Comment expliquez-vous que des Belges ou des Français se lancent dans le djihad violent?
Il est important de signaler que la majorité de ces jeunes ne connaissent pas l’arabe. Ni ne sont des musulmans pratiquants, ils ignorent leur religion et manquent de spiritualité. Leur comportement montre l’échec de l’éducation reçue en Occident. Pourquoi en arrivent-ils là ? Ils sont marginalisés, ils ont souvent versé dans la délinquance et vivent en marge de la société.


Que pensez-vous du salafisme wahhabite – un islam ultra conservateur – répandu à travers le monde grâce aux deniers saoudiens?
La mission des centres de culte dans le monde est de faciliter les rencontres et la prière des musulmans. Mais dans certains cas, en raison d’un manque de contrôle, certains extrémistes en ont profité pour faire de la propagande sur leur manière d’interpréter l’islam.


Et que pensez-vous du PJD, parti islamiste marocain au gouvernement?
Que peuvent-ils faire sur la scène politique marocaine ? La question n’est pas de savoir qui fait partie du gouvernement, mais bien qui gouverne. Ce n’est pas le gouvernement ! Islamistes modérés ou pas. C’est l’entourage royal qui gouverne. On l’a encore vu dernièrement dans les cas de grandes décisions en matière économique ou d’enseignement. Si nous participions au gouvernement dans les mêmes conditions, nous démontrerions la même impuissance.


Vous posez-vous en républicains?
Nous ne nous présentons pas en alternative unique, nous sommes convaincus que la situation critique que vit le Maroc nécessite la mobilisation et la collaboration de tous les partenaires. En Occident, royautés et républiques existent dans des contextes démocratiques, la forme importe peu, c’est le contenu qui compte. Nous souhaitons que la justice règne, que les responsables aient des compte à rendre, que le peuple élise ses représentants démocratiquement, que le régime garantisse l’égalité des droits.


Mais vous contestez cette monarchie?
A de rares exceptions près, on voit dans le monde musulman des régimes monarchiques héréditaires et despotiques, qui règnent par l’épée et la violence. Nous disons qu’un dirigeant doit être élu et doit rendre des comptes. Ce n’est pas propre à notre mouvement, c’est dans la conception musulmane de la chose publique.


Propos recueillis à Rabat le 10 février 2016 par BAUDOUIN LOOS

vendredi 12 février 2016

Le Sahara Occidental à l’abri du terrorisme. Mais jusqu’à quand ?


Par  
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Leçon de géopolitique : Le Sahara Occidental à l’abri du terrorisme. Mais jusqu’à quand ?

L’occupation terroriste islamiste des 2/3 du territoire du Mali, d’une bonne partie du nord du Nigéria ou encore du sud libyen prouve à suffisance que partout où l’autorité publique fait défaut, les groupes extrémistes armés ont pu facilement sévir. D’ailleurs, même les Etats dans leur acception moderne, se trouvent aujourd’hui menacés par ce péril. Quid alors du Sahara occidental ? Un territoire à problèmes, qui ne jouit que d’un statut de « territoire non autonome » par l’ONU et où l’Autorité étatique est assurée par le Maroc à 80% et par le front Polisario à 20% ?
Ce territoire de 266 000 km2 du Nord-Ouest de l'Afrique, soit la moitié de la superficie de la région de Tombouctou (497 926 km2), est bordé par la province marocaine de Tarfaya au nord, l'Algérie au nord-est, la Mauritanie à l'est et au sud tandis que sa côte ouest donne sur l’atlantique. Depuis le départ précipité des espagnols en 1976 du Sahara Occidental, différents acteurs sont à couteaux tirés pour son contrôle exclusif.
D’abord, les Marocains qui revendiquent sa « marocanité » et qui se basent sur les Accords de Madrid qui mentionne l’allégeance passée entre les tribus sahraouies et les sultans du Maroc. Ensuite, la Mauritanie d’alors, qui se fondant sur les mêmes accords de Madrid, revendiquait le sud du Sahara Occidental auquel elle ne renoncera qu’à la suite des accords d’Alger.
Enfin, aujourd’hui, le Front Polisario basé à Tindouf au sud de l’Algérie qui proclama la République Arabe Sahraoui Démocratique (RASD) reste fortement soutenue par l’Algérie et plaide  pour l’indépendance totale, pleine et entière du Sahara Occidental sans aucun rattachement à aucun autre Etat déjà constitué. Cette lutte est en grande partie à la base de la guerre froide que se mènent les deux pays voisins et « frères » que sont l’Algérie et le Maroc, tous deux impliqués dans la gestion de la Crise malienne.
L’autre paradoxe est la présence de  la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental, MINURSO. La MINURSO est, à plusieurs points, différente des autres missions onusiennes classiques. Elle est dépourvue d’un mandat de maintien de la paix ou encore d’un volet de surveillance des droits de l’Homme.

Mais alors, comment le Sahara Occidental échappe-t-il toujours à la nébuleuse terroriste ?
Le terrorisme sévit partout où le pouvoir étatique est ébranlé ou inexistant. Comme ce fut le cas en Libye avec la chute de Mouammar Kadhafi qui a transformé un pays jadis stable en un champ de guerre à ciel ouvert où des organisations comme Daech règne en maître. Ce fut le cas aussi au Mali avec le coup d’Etat du  22 mars 2012 qui a précipité la chute des 3 grandes villes du nord dans les mains de la bande à Iyad Ag Ghaly.
En Syrie également, la Révolution qui n’avait au départ autre but que l’avènement d’une vie politique démocratique garantissant les droits de l’Homme les plus élémentaires est aujourd’hui usurpée par des terroristes. Donc, les groupuscules armés profitent à chaque fois de l’étincelle d’un coup d’État ou d’un début de Révolution pour répandre leur idéologie extrémiste fasciste. Le Sahara Occidental semble donc pour le moment épargné du terrorisme.
En 2011, avec le début des Printemps arabes, il y eu bien quelques révoltes pour dénoncer la violation des droits de l’Homme consécutive à la répression supposée marocaine mais également à la corruption de l’élite sahraouie, sans succès. Mais, le risque est bel et bien présent. Et il suffit d’une étincelle de révolte de toute la population sahraouie pour que le Sahara Occidental soit menacé de tomber dans l’escarcelle du terrorisme.
Ahmed M. Thiam
thiam@journalinfosept.com
Source: InfoSept

mardi 29 décembre 2015

Non à la déchéance de nationalité des binationaux


Non à la déchéance de nationalité des binationaux


En voulant inscrire dans notre Constitution la déchéance de nationalité des binationaux nés français, notre gouvernement en fait des citoyens de seconde classe parce qu'ils sont nés de parents étrangers et il donne raison à Daech qui cherche à nous diviser.

Ne nous y trompons pas, cette mesure n'aurait aucun bénéfice dans la nécessaire lutte contre le terrorisme - le premier ministre l'a lui même avoué. Il ne s'agit que d'un sinistre calcul politique visant à affaiblir le camp adverse à des vues électorales, aux antipodes de l'intérêt général.
Pire, en reprenant une proposition forte du FN, le pouvoir accrédite les thèses de l'extrême droite, et fait sienne la théorie selon laquelle nos maux, quels qu'ils soient, nous viennent de l'étranger, et supposent de chasser l'étranger qui est en nous.
Il est écrit dans la Déclaration des Droits de l'Homme de 1789 que nous naissons libres et égaux en droits, égaux devant la Justice, sans différence de traitement ni de peines. Mais en inscrivant dans la constitution une peine réservée à une catégorie de français, les bi-nationaux, l'État s'apprête à bafouer la notion même d'égalité.

Le vote est prévu au Parlement dans très peu de temps et le gouvernement compte ses soutiens, qui sont encore loin de faire l'unanimité.
Alors aujourd'hui plus que jamais, les parlementaires qui y sont opposés, et les indécis ont besoin d'entendre la voix de tous ceux qui n'en veulent pas.
Signez cette pétition et faites la signer à vos proches. Le temps presse !


Sources : « L'ultime rupture » - Médiapart - 24 décembre 2015
« Déchéance de nationalité : une extension à réactions » - Libération - 25 décembre 2015
« Déchéance de la nationalité : Encore un bel exemple de la nullité de notre classe politique » - Agoravox - 26 décembre 2015
« Déchéance de nationalité : entre Hollande et la gauche, c'est le divorce » - Le Parisien - 25 décembre 2015

FAISONS-NOUS ENTENDRE !

à tous les parlementaires :
Nous sommes contre l'inscription de la déchéance de la nationalité des bi-nationaux dans la Constitution, et nous comptons sur vous parlementaires pour vous opposer à cette mesure inefficace et dangereuse.


5 445 signatures

Plus que 4 555 à réunir

lundi 28 décembre 2015

Terrorisme : Hollande n’inscrirait pas la déchéance de nationalité dans la Constitution ?


J-2
Selon nos informations, le chef de l’État renoncerait à son idée de déchoir de leur nationalité des binationaux «nés Français» et condamnés pour terrorisme.



Il ne le fera pas. Selon plusieurs sources à l’Élysée, François Hollande a renoncé à inscrire dans la Constitution la possibilité de déchoir de leur nationalité des binationaux «nés Français» et condamnés pour «atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation» ou «acte de terrorisme». Alors que le chef de L’État l’avait annoncée, le 16 novembre, devant les parlementaires réunis en congrès, cette proposition, vieille revendication de l’extrême droite, est devenue une «matière à risque», redoute-t-on dans l’entourage du chef de l’État.
A l’écoute des critiques de nombreux socialistes qui ne comptent pas acter la création de «deux catégories de Français», le président de la République a aussi été convaincu par le sociologue Patrick Weil qu’il a rencontré il y a quelques jours et qui a, à son tour, invoqué le risque d’une rupture d’égalité. En effet, la déchéance de nationalité, déjà possible pour les binationaux naturalisés français, serait étendue aux binationaux, Français de naissance. Mais elle ne frapperait pas les «seuls» Français puisque divers textes internationaux interdisent de produire des apatrides. D’où le risque de stigmatiser les quelques 4 millions de binationaux.
(…) Libération