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samedi 23 juillet 2016

« Daesh nous empêche de voir que la question majeure est politique »

par Politis, 21/7/2016

Pour le psychanalyste Roland Gori, les auteurs des récents attentas sont les monstres du néolibéralisme. Daesh, estime-t-il, est l’arbre qui cache une crise politique profonde et sans issue immédiate, et qu’il devra pourtant falloir régler pour éradiquer ce terrorisme.
Politis : Comment analysez-vous ce qu’il s’est passé à Nice la semaine dernière ?
Roland Gori : La prudence serait de dire qu’on ne sait pas. Que l’on a besoin de temps pour préciser les données à recueillir par des enquêtes, et de temps pour une analyse multidimensionnelle mobilisant la pensée. Nous avons besoin de temps pour penser ce qui nous arrive, et comment nous en sommes arrivés là. Nous avons besoin de comprendre ce qui rapproche chacun de ces meurtres de masse et ce qui les différencie les uns des autres.

lundi 18 juillet 2016

Christiane Taubira, auteure d'un texte poignant après l'attentat de Nice



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 Christiane Taubira

Cécile Baquey, 16/7/2016

L'ex-ministre vient de publier sur sa page facebook un texte très émouvant après l'attentat de Nice, intitulé "Vallées de larmes". Christiane Taubira imagine tous ces enfants, "une petite fille vive qui ne reviendra pas à l'école", ces hommes, ces femmes fauchés par "un semeur de mort".

Christiane Taubira a publié ce samedi un texte poignant sur sa page facebook (ci-dessous le post). "Nos coeurs portent le deuil", écrit l'ex-ministre. Elle décrit "l'absence" et imagine avec talent tous ces enfants, ces adolescents, ces hommes et ces femmes qui ont perdu la vie à Nice ce 14 juillet 2016 sur la Promenade des Anglais.

"Une adolescente délurée"

"Une petite-fille vive, parfois rêveuse, qui ne reviendra pas à l’école", "Une adolescente délurée, déjà sûre de vouloir embrasser le monde, et qui manquera à son amoureux". En lisant ce texte, on a l'impression de les voir. "Un père, un amant, un homme qui sifflotait entre les lèvres ou dans la gorge rêvant de brillants chemins de vie pour ses fils". "Ils ont des prénoms qui résonnent de toutes les contrées du monde", écrit encore Christiane Taubira. 

"Des semeurs de mort"

Puis l'ex-ministre de la Justice se demande : "Quelles fêlures faut-il à l’esprit pour faire éclore cette démence démentielle", "de quelles fureurs anciennes et nouvelles, familières ou inédites, matées ou rétives, gronde ce monde où l’hystérie nourrit l’hystérie ! ".

Christiane Taubira conlut son récit sur une note d'espoir : "d
es enfants sont nés cette nuit-là. Je n’ai pas vérifié, mais je sais. Car ainsi va la vie qui vainc. Ces bonheurs n’ont pas la vertu de verser une goutte de fraîcheur sur les cœurs en malheur. Mais ils signent la défaite des semeurs de mort, qui qu’ils soient".

Zéro mort à Nice si le responsable de la sécurité avait installé une herse


Zéro mort à Nice si le responsable de la sécurité avait installé une herse
Comme j’ai entendu à la télé un « spécialiste » du terrorisme nous expliquer que le camion c’est l’arme absolue parce que le conducteur se trouve surélevé, etc., je donne gratuitement ce conseil de sécurité à tous les responsables des zones piétonnières :
Il y a des mois déjà que l’EI a publié un document recommandant l’usage des véhicules pour tuer. Or le point faible ABSOLU d’un véhicule, aussi gros soit-il, ce sont ses pneus. Vous me suivez jusqu’ici ?
Il existe ce qu’on appelle je crois une herse, un appareil garni de pointes qu’on étale sur la route pour empêcher les véhicules de passer : avec un système aussi simple, aussi efficace et aussi peu coûteux, on aurait empêché le carnage du 14 juillet.
Je ne sais pas pour vous, amis RR, mais moi je n’ai pas une seule fois entendu parler depuis 2 jours de ce procédé qui devrait être obligatoire pour sécuriser toute zone piétonnisée. Pour la Promenade des Anglais, un jeu d’enfant : la mer en bordure, des immeubles de l’autre…
J’accuse donc les « responsables » de notre sécurité d’avoir provoqué DIRECTEMENT la mort de dizaines d’innocents et je souhaite que de très nombreuse plaintes soient déposées contre ces incapables criminels.
Quelqu’un peut-il nous dire qui est en charge de ces mesures élémentaires et qui a donc failli à Nice ?
http://resistancerepublicaine.eu/2016/07/16/zero-mort-a-nice-si-le-responsable-de-la-securite-avait-installe-une-herse/



samedi 16 juillet 2016

Face à l’horreur à Nice, la nécessaire mobilisation citoyenne

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Communiqué LDH
La Ligue des droits de l’Homme exprime son horreur face aux événements tragiques qui se sont déroulés à Nice dans la soirée du 14 juillet. Elle témoigne également toute sa solidarité aux familles des victimes de cet acte monstrueux.
Face à la violence et à la stratégie de la tension auxquelles nous sommes confrontés, elle appelle à résister à la tentation d’y répondre par une restriction de la vie démocratique et des libertés publiques. C’est bien la capacité de mobilisation de la société civile s’appuyant sur les principes de droits et de libertés qui constitue la meilleure garantie pour préserver les fondements de notre choix collectif de société.

Paris, le 15 juillet 2016

vendredi 15 juillet 2016

[Attentat Nice] De l’urgence de se taire

par 15/7/2016
 Difficile quand on est une personnalité politique de se taire. Difficile quand on est journaliste de ne pas montrer les images dont on dispose, même insoutenables, même indécentes. Il est pourtant parfois urgent d’attendre. La tragédie de Nice a encore illustré le risque de la précipitation qui le dispute bien souvent à la démagogie et au cynisme. Très vite, trop vite peut-être, on a entendu Christian Estrosi reprocher à François Hollande d’avoir annoncé jeudi midi la fin de l’état d’urgence. Puis, Nicolas Sarkozy juger « indispensable » la prolongation du même état d’urgence. Et encore Georges Fenech, député LR du Rhône, affirmer que « l’état d’urgence ne règle rien », et stigmatiser « l’impuissance de l’exécutif ».
Nous avons assisté après le massacre qui a coûté la vie à 84 personnes le soir du 14 juillet, à Nice, à une débauche de déclarations péremptoires, de contradictions, et de solutions faussement radicales comme la rétention administrative, dans des centres fermés « pour ceux qui représentent une menace ». Une proposition que s’est empressé de ressortir de ses tiroirs le député LR des Alpes-Maritimes Eric Ciotti.
Tout cela en vrac alors qu’on ne savait encore rien du tueur qui a jeté son camion dans la foule. Les partisans de l’état d’urgence à perpétuité devraient pourtant admettre que cette disposition d’exception, en vigueur depuis le 14 novembre dernier, n’a pas empêché l’attentat de Nice. 


Nice aujourd'hui, mais à Baghdad et Homs et Gaza et Damas et Jerusalem tous les jours !

Il n'est sans doute pas le temps des polémiques. Car Nice doit panser ses blessures dans le respect du silence. Mais cet argument ne doit pas servir à taire les vérités auxquelles nos populations devront assigner les politiques et nos médias : 

- pourquoi la guerre, ici ? Ne serait-ce pas parce qu'on l'a semée ailleurs, et qu'elle nous revient en boomerang ?
- Pourquoi tant de haines ? Ne serait ce pas parce qu'on l'a semée ailleurs, et qu'elle nous revient en boomerang ?
- pourquoi l'aveuglement ? Ne serait ce pas parce qu'on l'a semée ailleurs et qu'il nous revient en boomerang ?
- et, au delà : comment s'en sortir ? Comment arrêter cette spirale infernale de haines, de meurtres, de sangs, de guerres, de désolations ?! En reconnaissant nos torts ! En cessant de semer des guerres ailleurs ! En imposant la justice, donc en cessant l'impunité des crimes d'autrui et l'impunité de nos propres crimes ! Tout le reste est foutaises ! D'échéances et assimilations, expulsions et lois xénophobes, stigmatisations et polémiques front-nationalistes !
Le monde est en pleurs, à Nice aujourd'hui, mais à Baghdad et Homs et Gaza et Damas et Jerusalem tous les jours ! Tous les jours depuis Bush et Sarko et Hollande. Seul parmi ceux qui savaient, Chirac et De Villepin ont refusé ce jeu du tous perdants !
Cessons ce jeu de mort et de contre-mort. Il est une spirale qui risque de ne jamais cesser si l'on ne s'y attelle pas sérieusement avant qu'il ne soit trop tard.

lundi 3 août 2015

Le Roi Salmane attendu à Tanger



Le Roi Salmane attendu à Tanger
 (Photo MAP)
Médias 24 a pu confirmer auprès de sources bien informées que le Roi d’Arabie saoudite devrait arriver à Tanger dans les prochaines heures, ce dimanche 2 août.  Il séjournait à Vallauris, près de Cannes, depuis le 25 juillet dernier.
Les préparatifs pour son accueil à Tanger se sont accélérés au cours des dernières 24 heures.
Arrivée d’une centaine de limousines noires garées sur un immense parking adjacent à l’hôtel Mövenpick de Malabata, drapeaux marocains et saoudiens au vent, patrouilleur militaire naval au large du cap Spartel et du palais d’été tangérois du Roi Salmane: tous les signes attestent ce dimanche matin que le souverain saoudien écourtera ses vacances sur la Côte d’Azur prévues à l’origine pour durer trois à quatre semaines.
Toujours dans les signes des préparatifs, on peut signaler ce dimanche le déploiement de forces de sécurité sur la côte atlantique tangéroise près du palais saoudien, à proximité de l’hôtel Le Mirage et du pavillon d’été de la famille royale marocaine.
 Enfin, à l’aéroport de Tanger ce matin, les voies d’accès ont été dégagées et la file d’attente des taxis a été déplacée vers l’intérieur du parking payant.

Salmane apprécie Tanger depuis 20 ans
Avant d’être intronisé roi d’Arabie saoudite en mars dernier, Salmane avait l’habitude depuis près de 20 ans de passer de nombreux séjours à Tanger, «une ville que ses enfants aiment aussi beaucoup»  apprend-on auprès de personnes familières de l’entourage royal saoudien.
Salmane dispose d’une imposante résidence dans le quartier de La Montagne à quelques mètres du palais royal. Sur le même quartier, il dispose de bâtiments annexes et d’un espace dédié aux services de maintenance et au parking de voitures.
Côté plage, juste au sud du cap Spartel, le roi Salmane dispose d’une immense villa avec accès direct à la plage et héliport. Celle-ci est entourée d’une demi-douzaine d’autres villas de taille moins importante.
A l’été 2014 alors que Salmane était encore prince héritier et ministre de la défense saoudien, il était arrivé à Tanger dès le lendemain de la fin du mois de Ramadan accompagné de près de 500 personnes. Il avait séjourné jusqu’au 1er septembre à Tanger. Cette année, sa suite comprend plus de 700 personnes.

Sur Nice Matin, des lecteurs insultants
Depuis l’arrivée du roi Salmane sur la Côte d’Azur française à Vallauris, des critiques ont fusé car la maison royale saoudienne, pour des raisons de sécurité, a demandé la privatisation d’une plage publique qui fait moins de 100 mètres de long, La Mirandole.
Celle-ci est située sous le mur d’enceinte de la résidence royale, le Château L’Horizon. Le roi saoudien, 79 ans, a également demandé l’installation d’un ascenseur.
Quoique sans «valeur scientifique», un sondage des lecteurs de Nice-Matin révèle que 58% des votants jugent que la privatisation de la plage de La Mirandole pendant quatre semaines est un «passe-droit» et seuls 25% pensent que cela est acceptable pour des raisons de sécurité. La lecture des courriers envoyés par les lecteurs provoque des hauts-le-coeur, tant  les propos sont insultants et racistes.
Malgré les explications du préfet de région et les appels du président de la chambre de commerce de Nice, des associations de consommateurs, l’équipe municipale UDI (Centre-droit) de Vallauris et des groupes de citoyens ont multiplié les critiques en tous genres. Le sous-préfet de la région est allé jusqu’à indiquer que «si cela avait été Obama [ou Poutine, NDLR] les critiques n’auraient pas été aussi virulentes».
Car outre les critiques sur la privatisation de la plage et la construction temporaire d’un ascenseur pour permettre un accès direct à la plage, des fausses informations ont aussi circulé. Ainsi selon un syndicat de police marqué à l’extrême-droite et l’hebdomadaire Marianne,  «le roi d’Arabie saoudite a demandé qu’on relève les femmes gendarmes de leur poste de garde près du Château d’Horizon». Ce que les responsables de la police ont démenti.
Mais le mal était déjà fait. Mal accueillie, la famille royale saoudienne quittera dans les prochaines heures la Côte d’Azur française pour Tanger, dans une ville et un pays où le chef d'Etat saoudien se sentira chez lui.

jeudi 16 janvier 2014

Délire raciste en France ! Un agent de sûreté à l'aéroport perd son emploi pour un "Salam".



 
 
Novembre 2013, la préfecture des Alpes Maritimes suspend l’habilitation et l’accréditation de Monsieur M. agent de sûreté à l’aéroport Nice Côte d’Azur, parce qu’il aurait, selon les termes de la décision « défavorablement attiré l'attention sur sa personne ».

Surpris ce jeune père de famille sérieux, professionnel et consciencieux décide de demander des explications à sa direction – d’ailleurs très satisfaite de lui –  mais cette dernière n'est pas au courant de l’initiative du préfet.
Sans réponse de la préfecture sur le motif invoqué et un délai d'un mois pour faire appel : voici les seuls éléments à disposition de Monsieur M.
Il décide alors de saisir le CCIF qui l'incite à déposer un recours par l'entremise de son avocat devant le Tribunal administratif de Nice pour suspendre et annuler la décision préfectorale.
Le 12 décembre 2013, Monsieur M. obtient gain de cause et le Président du tribunal administratif suspend la décision de la préfecture.
Mais c’est oublier l’opiniâtreté du préfet qui prend une nouvelle décision le 17 décembre, cette fois-ci les faits reprochés sont à la fois diffamants et racistes.
Monsieur M. saluerait ses collègues en arabe : un comportement caractéristique de radicalisation religieuse d’après la préfecture.
Toujours dans l’attente d’éléments factuels pour comprendre la décision de la préfecture, Monsieur M. se retrouve aujourd’hui à faire face à de violentes accusations sans possibilité pour lui de se défendre.
Ainsi, on lui reproche notamment un comportement prosélyte caractéristique de radicalisation religieuse parce qu’il saluerait certains de ses collègues d’origine maghrébine en arabe.
Le CCIF invite la préfecture à être plus claire : qu’elle prenne position publiquement et explique que s’exprimer en arabe à l’aéroport suffit à faire de vous un islamiste en puissance.
Voilà donc avec une nouvelle décision de suspension d’habilitation qui interdit à M. M. de travailler malgré la première décision rendue par le tribunal administratif de Nice, pire, la préfecture explique que M. M. aurait exprimé une sympathie prononcée pour certains actes terroristes.
Lesquels ? Quand ? Comment ? C’est le mutisme du côté du préfet.
La vie d'un jeune homme de famille au casier judiciaire vierge et jamais inquiété par les services de police est ainsi sacrifiée sur l'autel de la suspicion fantasmatique.
Aujourd’hui son contrat de travail est suspendu, à ce titre il ne perçoit ni indemnité ni compensation depuis près de deux mois et doit faire face seul à ses charges de famille.

Nous invitons les responsables politiques porteurs de convictions à demander des explications au préfet des Alpes Maritimes.
Que l’autorité administrative produise des éléments s’il y en a.
Il ne faut pas que l’ambiance islamophobe autorise la préfecture des Alpes Maritimes à mettre au ban un père de famille en absence de tous éléments factuels.
Dans l'attente d'éclaircissements de la part de la préfecture des Alpes Maritimes, le Collectif Contre l'Islamophobie en France est déterminé à apporter son plein et entier soutien à Monsieur M. dans le rétablissement de ses droits et de son innocence.                                                                      
                                                                       

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    Aéroport de Nice : Un agent licencié pour avoir salué des amis en arabe. Un simple « Salam Aleikoum » peut être l’objet d’un licenciement en France. C’est ce qui est arrivé à un agent travaillant à l’aéroport de Nice Cotes d’Azur. Alors que la traduction de cette salutation arabe donne « que la paix soit avec vous », la préfecture des Alpes maritimes a du mal à accepter l’emploi de cette formule. Elle a licencié un agent en novembre dernier alors que celui-ci n’avait jamais commis d’acte répréhensible auparavant et dispose même d’un casier judiciaire vierge. 
     La décision de la préfecture a choqué plus d’un, à commencer par le Conseil contre l’islamophobie en France (CCIF). Selon ce dernier qui explique la décision, la préfecture des Alpes-Maritimes a suspendu « l’habilitation et l’accréditation de Monsieur M., parce qu’il aurait « défavorablement attiré l’attention sur sa personne ». Ce n’est que le 17 décembre dernier que la préfecture est parvenue à apporter des éclaircissements concernant sa décision : Monsieur M. saluait ses collègues en arabe, et, selon la préfecture, c’est « un comportement caractéristique de radicalisation religieuse ». 
     Entre temps, l’employé licencié avait sollicité le Tribunal administratif qui a demandé au préfet de revenir sur sa décision. Le 12 décembre, l’agent avait obtenu gain de cause lorsque le Président du tribunal administratif a suspendu la décision de la préfecture. Ce petit soulagement sera toutefois de courte durée puisque la préfecture a choisi d’en rajouter une couche. Elle a accusé cette fois la victime d’adopter un comportement radical et de s’être montrée « favorable à des actes terroristes ». <br />
    Mais comme le souligne le CCIF, « ces dires restent sans preuve et sans précision de la part du préfet ». Au contraire, note le CCIF, c’est Monsieur M., qui est régulièrement l’objet de remarques et de sous-entendus de la part de certains de ses collègues, en raison du port d’une petite barbe et de sa confession religieuse. Yabiladi
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    Triste France !
    Faites circuler. FAITES LE BUZZ !
    Des appels au meurtre contre une catégorie de la société pour cause de race ou de religion, et restés à ce jour impunis, malgré les appels.
    Sans compter l'appel de Henri Tesson, avant-hier, sans réaction aucune ni des autorités, de la chaîne, ni d'aucun média, à fusiller ou pendre Dieudonné. Le climat en France est devenu nauséabond. Et l'impunité de certains camps insupportable.

lundi 13 décembre 2010

Nice : Au moins 13 demandeurs d'asile expulsés hier, ont dormi à la rue cette nuit


Communiqué
Par le Collectif Niçois de Défense des Demandeurs d'Asile (CNDA), 10/12/2010
Malgré nos efforts et la mobilisation de tout le réseau pour essayer de trouver des hébergements de fortune à tous ceux qui ont été expulsés hier de l'immeuble "réquisitionné" au 1, Avenue G. Clémenceau, 13 demandeurs d'asile ont dormi sur le toit du parking du Paillon cette nuit.
La Préfecture a hébergé 4 familles supplémentaires, le réseau et la solidarité de la population est parvenu à en héberger 7 provisoirement.
Un grand nombre de demandeurs d'asile isolés ou célibataires a été réceptionné par des militants qui ont ouvert leur "clic-clac" ou ont offert de dormir sur le tapis de leur salon. Un très faible nombre de personnes ont peut-être trouvé refuge à l'accueil de nuit (ou à la "Halte de nuit"), mais ces structures étaient déjà débordées avant l'expulsion et donc totalement incapables d'absorber les dizaines de sans-abri supplémentaires résultant de l'expulsion d'hier matin. Aziz a trouvé un refuge (peut-être) stable auprès de MIR à l'Ariane, il s'agit probablement du même type de "contrat" que celui dont avait bénéficié Mustapha (Somalie), il y a presque un an, au moment de l'occupation du PECOS.
Il y avait hier soir 17 demandeurs d'asile sur le toit du parking lorsque nous sommes passés (20h à 21h30). Nous avons proposés les 4 dernières places chez des copains et Nicolas les a emmené en voiture. Les autres éreintés et las ont refusé la solution de fortune que nous leur avons proposé. Visiblement, ils n'étaient pas prêts à repartir à nouveau en ville, pour une solution où ils se seraient entassés pour dormir par terre dans un local prêté, sachant qu'en plus cette solution n'étaient prévue que pour un ou deux jours. Ils ont dit qu'ils voulaient une solution stable.
Nous avons appelé le 115 qui a envoyé le camion de la Croix-Rouge. Celui-ci est alors reparti à Saint-Laurent du Var pour revenir avec des duvets. Ils ont demandé à Patricia de fournir en échange la liste précise des demandeurs d'asile bénéficiaires de ce don.
Nous ne parlons ici que de solutions d'urgence (et même de fortune), rien n'est réglé à part pour 6 familles (2 avant-hier, 4 hier).
Nous exigeons toujours que les demandeurs d'asile et les nouveaux réfugiés soient hébergés par la Préfecture !
La loi le prévoit et de nombreuses décisions de justice en font obligation au Préfet des Alpes-Maritimes !