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mercredi 8 février 2017

De Tanger à Calais: la marche vers la Dignité face à la militarisation des frontières





Bonjour,

L'Association Marocaine des Droits Humains-Paris/IDF,
L'Association des Travailleurs Maghrébins de France,
Le Bureau d'Accueil et d'Accompagnement des Migrants,
Le Réseau des Universités Sans Frontières EHESS,
Solidaires Etudiant-e-s,

Vous invite à une:
 Projection/Débat

De Tanger à Calais: la marche vers la Dignité face à la militarisation des frontières 

Vendredi 17 février à l’EHESS
Amphithéâtre François Furet, 105 bd Raspail, 75006 Paris


18h-19h - Projection du film documentaire « Tanger, le rêve des brûleurs » de Laila Kilani

19h-20h30 - Débat avec la participation de :

Said Bouamama, sociologue et militant du Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires
Héloïse Mary, présidente du Bureau d'Accueil et d'Accompagnement des Migrants

Métro:
4: Saint-Placide ;
12:Notre-Dame des Champs

mercredi 2 novembre 2016

Reportage sonore sur les conditions de vie des migrantes subsaharienne en transit dans la ville de Tanger

À écouter !
 
Hasna Belmekki,  journaliste indépendante établie au Maroc, a réalisé dernièrement un reportage sonore sur les conditions de vie des migrantes subsaharienne en transit dans la ville de Tanger, pour l'émission Detours diffusée sur la RTS.

mardi 10 novembre 2015

Solidarité avec la révolte des bougies au Maroc !



Communiqué de Marie-Christine Vergiat, députée européenne Front de Gauche
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Solidarité avec la révolte des bougies au Maroc !



Depuis plusieurs semaines, les usagers marocains des filiales de Veolia telles qu'Amendis (Tanger), Lydec (Casablanca) et Redal (Rabat) ont constaté l’augmentation de leur facture d’eau et d’électricité.

Leurs réclamations, restées sans réponse de la part des agences de distribution, se sont alors transformées en manifestations : les associations de quartiers et de consommateurs ont appelé à éteindre les lumières et à défiler en s'éclairant à la bougie.

Ces milliers d'hommes et de femmes entendent dénoncer tant les prix exorbitants que la gestion catastrophique de ces sociétés qui n'investissent pas, négligent le réseau et les utilisateurs mais versent des dividendes aux actionnaires.

Déjà, la mobilisation paie : près de 9000 factures auraient été révisées à la baisse, dans des proportions allant de 50 à 70%. Le vrai enjeu réside pourtant dans la révision de tous les contrats de gestion déléguée  - et à terme pourquoi pas la remunicipalisation de ces services.

J'exprime donc toute ma solidarité avec ce mouvement qui démontre que les droits élémentaires aux services publics doivent être défendus des deux côtés de la Méditerranée. 

lundi 9 novembre 2015

Les lumières de Tanger : suite 3


Par Souad G. Attac/CADTM Maroc? 
Désamorcer la crise ouverte par « dégage Amendis » :
Après la 3ème manifestation du samedi 31 octobre 2015 des citoyens de Tanger où le cri des manifestant-es « dégage Amendis » a été plus fort, plus massif, plus déterminé, le mouvement a commencé à s’étendre à d’autres villes.
Le 1er ministre Benkirane, accompagné du ministre de l’Intérieur se sont déplacés à Tanger le lendemain pour désamorcer la crise, appliquant les vieilles recettes pour stopper le mouvement: menaces et répression, promesses et division.
Benkirane a menacé : il ne veut plus entendre « dégage Amendis » car on ne peut se défaire d’Amendis, elle représente la France !
Le roi  a donné ses instructions pour trouver des solutions, « notamment aux catégories à revenu limité », aussi Benkirane a annoncé avoir résolu 8900 litiges !
« Alors pourquoi les manifestations perdurent ? » demande le Premier ministre, « si ce n’est pour manipuler la population » se répond-il.

La crise de la gestion déléguée par Amendis[1] de la ville de Tanger, s’est propagée aux autres villes du nord du Maroc :Tétouan, Martil, M’dik, Fnidek où les citoyens exigent des réponses à leurs nombreuses requètes : hausses des factures d’eau et d’électricité, services défaillants, engagements et promesses non tenues par Amendis…
La nouvelle politique de régionalisation mise en place après les dernières élections municipales, loin d’apporter plus de démocratie et de transparence dans la gestion publique, nourrit d’avantage les conflits de pouvoir et la corruption des élus. Après un mois de protestations populaires et 3 manifestations à Tanger de plus en plus massives, les élus de la ville de Tanger se sont montrés incapables de s’entendre pour gérer la crise qui se propage et faire face à la colère populaire.
Aussi les déclarations menaçantes du Premier Ministre, et du ministre de l'Intérieur, ne font qu'appliquer les "directives royales" : semer la division pour isoler puis casser le mouvement de peur qu'il ne se développe partout ailleurs et que le cri populaire "dehors Amendis"ne se transforme en "dégage".

Désamorcer le mouvement:
La contre-information, les promesses, puis les menaces, les arrestations, la propagande dans les mosquées  durant la prière du vendredi pour appeler les musulmans à éviter la « fitna »(la révolte) … rien n’a été épargné pour stopper le mouvement qui continue à réclamer à l’unisson : « Amendis dégage »
Avant la 4ème marche à Tanger du samedi 7 novembre et après un mois de protestations, 3 manifestations de plus en plus importantes qui s’étendent à d’autres villes du nord du Maroc, la direction de communication de Véolia sort du silence pour annoncer : « 33000 factures ont été révisées par Amendis »[2]



[1] http://telquel.ma/2015/11/07/les-cinq-griefs-cour-comptes-amendis_1469338
[1] http://www.medias24.com/ECONOMIE/ECONOMIE/159369-Tanger.-33.000-factures-ont-ete-revisees-par-Amendis.html

Samedi 7 novembre 2015: La 4ème manifestation des habitants de Tanger contre Amendis.
 La manifestation s’est maintenue malgré les menaces, les arrestations et les « directives du roi » [3]
Malgré la faible couverture médiatique et la contre-information annonçant la fin d’un mouvement qui s’essouffle…

Témoignage de M. militant du mouvement:
Une manifestation courageuse, contre la peur et la terreur !
Après l’impressionnante manifestation du samedi dernier partie de Tanger au cri de « Amendis dégage » pour toucher Tétouan, El Ksar, M’Dik, les autres villes gérées par Amendis, nous avons vécu durant toute cette semaine pressions et menaces pour effrayer les citoyens :cinq militants de Tanger ont été arrêtés puis relâchés .
Pour diviser et affaiblir notre mouvement qui ne cesse de se développer et touche les autres villes du nord : Tétouan, Ksar, Fnidek…  
Ce vendredi, à la veille de notre 4ème manifestation appelée pour le samedi 7 novembre, lors  des prières du vendredi dans les mosquées, les imams ont appelé les musulmans à éviter la « fitna » , à ne pas manifester le samedi et rester chez eux  !
Or, malgré ce contexte de peur, d’intimidation, de menaces et de contre informations, puis ce samedi avant notre 4ème manifestation, malgré la présence imposante des forces de répressions, le bouclage des quartiers populaires, nous avons réussi à rejoindre le centre ville à Tanger au cri de « Amendis dégage ! »
Le premier ministre du PJD (parti islamiste royaliste libéral) qui avait appelé à ne pas manifester contre Amendis, qui représente la France, a été hué : « Benkiran, traitre, menteur »
Cette manifestation, moins importante en nombre que la dernière, a néanmoins rassemblé près de 5000 personnes à Tanger.
D’autres manifestations ce même jour ont eu lieu à Tétouan, Martil,M’Dik, Ksar, Fnidek
Une manifestation courageuse, contre la peur et la terreur.

Dimanche 8 novembre 2015
Souad G. Attac/CADTM Maroc



[1] http://telquel.ma/2015/11/07/les-cinq-griefs-cour-comptes-amendis_1469338
[2] http://www.medias24.com/ECONOMIE/ECONOMIE/159369-Tanger.-33.000-factures-ont-ete-revisees-par-Amendis.html
[3] http://www.medias24.com/Les-plus-de-Medias-24/159221-Amendis-reunion-de-crise-a-Tanger.html

 http://www.medias24.com/Les-plus-de-Medias-24/159221-Amendis-reunion-de-crise-a-Tanger.html

  http://telquel.ma/2015/11/07/les-cinq-griefs-cour-comptes-amendis_1469338
  http://www.medias24.com/ECONOMIE/ECONOMIE/159369-Tanger.-33.000-factures-ont-ete-revisees-par-Amendis.html

Les lumières de Tanger :suite - la révolte des citoyens contre Amendis , et autres luttes de divers secteurs et régions



Souad G.  Attac/CADTM Maroc
26/10/2015




3ème manifestation des citoyens de Tanger: Amendis dégage !

Ce samedi 31 octobre 2015, la 3ème manifestation des citoyens de Tanger a été encore plus importante que les 2 précédentes. Malgré les promesses des autorités locales, des élus, du maire de Tanger[1], des responsables d’Amendis de trouver des solutions à la crise , les manifestants ont répondu en plus grand nombre  avec un seul slogan : « Dégage Amendis » !.

Une réponse claire des citoyens venus des différents quartiers de Tanger manifester en plus grand nombre ce 3ème samedi de révolte populaire contre Amendis.



Témoignages de A. et M. sur les lieux:

Pour ce 3ème samedi de révolte populaire contre Amendis, nous étions encore plus nombreux.

 Répondant à l’appel lancé à travers les réseaux sociaux d’éteindre les lumières durant 3h , de 19H à 20h a été de nouveau largement suivi.

Des milliers de femmes avec leurs enfants, des familles,  beaucoup de jeunes venus des différents quartiers populaires ont marché sur le centre de Tanger,  place des Nations.

Les Forces de répression étaient nombreuses sur les lieux, mais n’ont rien pu faire face à la marée humaine qui affluait en criant « Dégage Amendis ! » 

Les habitants des quartiers populaires notamment de Bir Chiffa, et Bni Makada, les plus déterminés ont été nombreux. Des forces de la répression ont tenté de les empêcher de rejoindre le centre, mais rien ne pouvait arrêter cette marée humaine. La marche longue d’ un kilomètre environ  a rejoint le centre de Tanger. Nous étions encore plus nombreux que samedi dernier. Encore plus nombreux qu’à la première manifestation du Mouvement du 20 février 2011 !



Le mouvement s’étend à d’autres villes :

D’autres villes ont rejoint le mouvement : Tétouan, M’Dik.

Samedi 31 octobre 2015-10-31

Souad G. Attac/CADTM Maroc

A suivre…



Rappel : Le mouvement citoyen contre Amendis :

Depuis cet été 2015, les usagers ont constaté l’augmentation de leur facture d’eau et d’électricité.

Leurs réclamations auprès des agences de distribution sont restées sans réponse.

Depuis plusieurs semaines, les citoyens continuent à manifester  devant les diverses agences de distribution d’eau et d’électricité de Tanger et  poursuivent leur mouvement « Journée zéro dirham pour Amendis » de boycott. Depuis samedi 17 octobre, les associations de quartiers et de consommateurs ont appelé à éteindre les lumières de 20h à 22 h. Le mouvement a été largement suivi dans les commerces, cafés et  restaurants qui se sont éclairés à la bougie.

Dans la nuit du samedi 24 octobre 2015, plusieurs  manifestations sont  parties des quartiers populaires pour converger vers le centre de Tanger  au cri de : « Amandis Dégage ! »

Les forces de répression ont été déployées dès 20h pour disperser les manifestants qui se rassemblaient place des Nations, au centre de Tanger.

Contre les matraques et lances –eau et  les arrestations, les manifestants ont répondu pacifiquement avec les slogans : « le peuple veut la chute d’Amandis », «  Amandis, dégage», tandis que les manifestants continuaient d’affluer par milliers des quartiers populaires périphériques : Bni Makada, Drissia, Moghogha…

Face à la force du mouvement et à la colère des manifestants venus  des quartiers populaires périphériques pour rejoindre le centre de Tanger, les forces de répression ont dû se retirer pour éviter les affrontements et débordements.

A partir de 22h, plus de  20000 manifestants venus des quartiers populaires périphériques se dirigeaient vers le centre de Tanger aux cris « dégage Amendis »
 Témoignage de M. consommateur-militant sur les lieux:

«  Tout-es uni-es autour d’une revendication sociale…pour l’instant. »

« Les factures d’eau et d’électricité  de juillet à de septembre ont fortement augmenté

Depuis 3  semaines les habitants de Tanger  manifestent devant les agences d’Amendis des quartiers populaires.

Le mouvement s’organise et les informations sont relayées à travers  les réseaux sociaux. Le samedi 17 octobre l’appel à éteindre les lumières durant 2h et à manifester est massivement suivi. Face au succès, l’appel est relancé pour la semaine suivante.

Ce samedi 24 octobre de nouveau, les manifestants se rassemblent devant les agences de leur quartier  pour rejoindre le centre. Les forces de répression sont déployées en grand nombre mais font  face à mouvement d’ampleur qui ne cesse de grossir, se déploie vers le centre  au cri de « dehors Amendis ». Cette revendication sociale a rassemblé plus de 20 000 citoyens, une marrée humaine  venant du centre et la périphérie de Tanger. »


Les revendications des citoyens :

Depuis plusieurs mois les habitants de Tanger protestent contre l’augmentation des factures d’eau et d’électricité. Ils réclament :

-modification du système de tarification

- généralisation des compteurs individuels

- un service minimum d’approvisionnement en cas de difficulté de paiement



Luttes de/et pouvoir

Sur fond de crise politique, les dernières élections régionales et communales du 4 septembre 2015, ont permis de mettre en œuvre le projet de régionalisation  décidé par le roi. Ces élections bidon ont connu un  faible taux de participation, avec corruption, achats des voix, mafia de l’argent et des candidats véreux, des partis politiques discrédités, et absence de programme électoral…

A Tanger, la bataille pour le pouvoir entre le PJD (les islamistes de Sa Majesté) et le PAM (le parti des amis de Sa Majesté)  a  éclaté entre le maire de Tanger Bachir Abdallaoui du PJD et le président de la région Elyas El Omari du PAM en conflit ouvert pour la gestion de la ville de Tanger.

Dès les résultats élections de 2015, bras de fer entre le PAM et PJD :

A peine élus, le maire de la ville et président de la région  sont en conflit sur les prérogatives dans la gestion de la ville de Tanger : un bras de fer pour la responsabilité de la gestion de l’eau et l’électricité de la ville. Des intérêts importants sont en jeu et des projets pharaoniques coûteux pour la nouvelle région Tanger-Tétouan-Al Hoceima décidés par le roi. 


A L’origine de la crise :

 Filiale de Veolia Environnement, Amendis est chargée depuis 2002 de la gestion déléguée des services d’assainissement liquide et de distribution d’eau potable et électricité de la municipalité de Tanger.  Sur son site, elle annonce un chiffre d’affaire de 1 414 millions de dh  en 2010.

Les manifestations populaires  avaient éclatées contre Amendis dès 2006, contre l’augmentation des prix des factures et mauvais services, puis avaient repris en 2011 dès le début du M20F, quand les habitants de la ville de Tanger avaient cerné une agence d'Amendis située dans un quartier populaire et menacé de ne plus payer leur facture.


Rappel sur les Mouvements contre les privatisations et la gestion déléguée :

Avec l’ère des privatisations des secteurs publics, les service de l’eau l’électricité, télécom, transports, ramassage ordures, les gestions déléguées des villes et communes sont  partout un échec et sources de scandales, corruption, mauvaises gestions, promesses non tenues, contrats non respectés, et pour les travailleurs, licenciements et non respect des législations du travail, répression syndicale.

Dès 2002, les habitants de Rabat Salé se soulèvent contre la Rédal pour l’augmentation des prix de la facture d’eau et d’électricité, les luttes se sont poursuivies à Tata contre la Santé et se développent à Ifni, puis dans plusieurs villes et région. Malgré les luttes importantes, les privatisations sont imposées, et le démantèlement de secteurs publics, pourtant rentables, se poursuit : RAM, ONCF, Poste, Télécom, avec la casse sociale qui s’en suit : licenciements massifs, pertes des acquis et droits sociaux, démantèlement des résistances et  des luttes...


Avec le M20f en 2011, les manifestations, grèves, sit in dans les villes et les quartiers contre Lydec, Amendis, Areva,… sont quasi permanentes. Les luttes contre Lydec contre l’augmentation des factures d’eau électricité, la mauvaise gestion, les luttes des travailleurs et les grèves  pour dénoncer leurs conditions de travail contre les sociétés Amendis, Areva, les monticules d’ordures qui envahissent les quartiers des villes trouvent un échos parmi les usagers-consommateurs-habitants. Ces luttes convergent avec  les révoltes  des habitants contre les démolissions expropriation , les luttes des usagers contre les augmentations des factures, des consommateurs contre la vie chère et la flambée des prix, des citoyens contre les projets ruineux de TGV et l’absence de transparence des marchés…



Plus de concentration de richesse, plus de pauvres, plus de dettes…

La concentration du pouvoir politique, économique, financier, qui de plus se veut  pouvoir sacralisé, ne fait qu’aggraver la crise et converger les luttes de divers secteurs et régions. Partout de grands projets urbains onéreux, souvent inutiles, profitent aux grands trusts internationaux et barons nationaux, endettent toujours plus le pays, exproprient les habitants de leurs quartiers voués à la démolition, les petits paysans ruinés, chassés de leurs terres, ferment les usines et licencient les ouvrier-es et toutes et tous vont faire l’amère  expérience de l’endettement ou comment devenir encore plus pauvre en s’endettant…


Quand l’été libanais a remis le droit du citoyen au cœur du politique :

Quand à Beyrouth, le 22 aout 2015, éclate « la révolte des ordures », la ville croule sous les montagnes de déchets, le mouvement citoyen s’organise et s’interroge : « comment un gouvernement incapable d’assainir le pays, peut-il le gouverner ?»

De Tanger à Beyrouth à  Athènes, c’est bien la lutte et résistance des peuples contre un système monde tentaculaire financier politique mafieux  qui a déclaré la guerre aux peuples.

Nos luttes sont les mêmes, unissons les du local au global.



Souad G.  Attac/CADTM Maroc

26 octobre 2015








[1] (cf : http://www.medias24.com/ECONOMIE/ECONOMIE/159210-Amendis-le-maire-de-Tanger-annonce-8-mesures.html)

lundi 3 août 2015

Le Roi Salmane attendu à Tanger



Le Roi Salmane attendu à Tanger
 (Photo MAP)
Médias 24 a pu confirmer auprès de sources bien informées que le Roi d’Arabie saoudite devrait arriver à Tanger dans les prochaines heures, ce dimanche 2 août.  Il séjournait à Vallauris, près de Cannes, depuis le 25 juillet dernier.
Les préparatifs pour son accueil à Tanger se sont accélérés au cours des dernières 24 heures.
Arrivée d’une centaine de limousines noires garées sur un immense parking adjacent à l’hôtel Mövenpick de Malabata, drapeaux marocains et saoudiens au vent, patrouilleur militaire naval au large du cap Spartel et du palais d’été tangérois du Roi Salmane: tous les signes attestent ce dimanche matin que le souverain saoudien écourtera ses vacances sur la Côte d’Azur prévues à l’origine pour durer trois à quatre semaines.
Toujours dans les signes des préparatifs, on peut signaler ce dimanche le déploiement de forces de sécurité sur la côte atlantique tangéroise près du palais saoudien, à proximité de l’hôtel Le Mirage et du pavillon d’été de la famille royale marocaine.
 Enfin, à l’aéroport de Tanger ce matin, les voies d’accès ont été dégagées et la file d’attente des taxis a été déplacée vers l’intérieur du parking payant.

Salmane apprécie Tanger depuis 20 ans
Avant d’être intronisé roi d’Arabie saoudite en mars dernier, Salmane avait l’habitude depuis près de 20 ans de passer de nombreux séjours à Tanger, «une ville que ses enfants aiment aussi beaucoup»  apprend-on auprès de personnes familières de l’entourage royal saoudien.
Salmane dispose d’une imposante résidence dans le quartier de La Montagne à quelques mètres du palais royal. Sur le même quartier, il dispose de bâtiments annexes et d’un espace dédié aux services de maintenance et au parking de voitures.
Côté plage, juste au sud du cap Spartel, le roi Salmane dispose d’une immense villa avec accès direct à la plage et héliport. Celle-ci est entourée d’une demi-douzaine d’autres villas de taille moins importante.
A l’été 2014 alors que Salmane était encore prince héritier et ministre de la défense saoudien, il était arrivé à Tanger dès le lendemain de la fin du mois de Ramadan accompagné de près de 500 personnes. Il avait séjourné jusqu’au 1er septembre à Tanger. Cette année, sa suite comprend plus de 700 personnes.

Sur Nice Matin, des lecteurs insultants
Depuis l’arrivée du roi Salmane sur la Côte d’Azur française à Vallauris, des critiques ont fusé car la maison royale saoudienne, pour des raisons de sécurité, a demandé la privatisation d’une plage publique qui fait moins de 100 mètres de long, La Mirandole.
Celle-ci est située sous le mur d’enceinte de la résidence royale, le Château L’Horizon. Le roi saoudien, 79 ans, a également demandé l’installation d’un ascenseur.
Quoique sans «valeur scientifique», un sondage des lecteurs de Nice-Matin révèle que 58% des votants jugent que la privatisation de la plage de La Mirandole pendant quatre semaines est un «passe-droit» et seuls 25% pensent que cela est acceptable pour des raisons de sécurité. La lecture des courriers envoyés par les lecteurs provoque des hauts-le-coeur, tant  les propos sont insultants et racistes.
Malgré les explications du préfet de région et les appels du président de la chambre de commerce de Nice, des associations de consommateurs, l’équipe municipale UDI (Centre-droit) de Vallauris et des groupes de citoyens ont multiplié les critiques en tous genres. Le sous-préfet de la région est allé jusqu’à indiquer que «si cela avait été Obama [ou Poutine, NDLR] les critiques n’auraient pas été aussi virulentes».
Car outre les critiques sur la privatisation de la plage et la construction temporaire d’un ascenseur pour permettre un accès direct à la plage, des fausses informations ont aussi circulé. Ainsi selon un syndicat de police marqué à l’extrême-droite et l’hebdomadaire Marianne,  «le roi d’Arabie saoudite a demandé qu’on relève les femmes gendarmes de leur poste de garde près du Château d’Horizon». Ce que les responsables de la police ont démenti.
Mais le mal était déjà fait. Mal accueillie, la famille royale saoudienne quittera dans les prochaines heures la Côte d’Azur française pour Tanger, dans une ville et un pays où le chef d'Etat saoudien se sentira chez lui.

dimanche 26 juillet 2015

Maroc : Des Noirs africains attaqués et tués à la machette….

 TIMES24 POLITIQUE, 20/7/2015
 
Maroc : Des Noirs africains attaqués et tués à la machette….
Times24.info: 
Konaté (pseudonyme) travaille pour l’association espagnole Caminando Fronteras, qui fournit une aide humanitaire aux migrants à Tanger. Il prenait un thé dans le quartier quand les violences ont éclaté.
On m’a dit qu’il fallait que je parte car j’étais noir. Pourtant, j’ai un travail, j’ai mes papiers. Mais ces soirées-là, où ça chauffe, il n’y a aucune distinction. Ce ne sont rien d’autre que des scènes de justice populaire : les assaillants accusent les Noirs d’être des squatteurs, des alcooliques, à l’origine de problèmes d’insécurité dans le quartier [ RFI évoque des expéditions commanditées par des promoteurs immobiliers pour pousser au départ les migrants squatteurs NDLR]. Comme ils estiment que les autorités ne prennent pas suffisamment le problème au sérieux, ils ont décidé de les chasser eux-mêmes. Ils font l’amalgame entre « Noir-sans-papier-insécurité », alors qu’il y a beaucoup d’habitants en situation régulière à Boukhalef, qui payent leur loyer.
Ce sont des groupes organisés avec un chef qui donne des ordres. Ils sortent le plus souvent le vendredi, après la prière du soir, et visent à la tête, ce qui laisse penser qu’ils veulent blesser mortellement. Ils entonnent des chants racistes en arabe tels que « on ne veut plus voir ces singes ici « ou « c’est notre guerre sainte ! « .
Le plus grave, c’est que cela se passe souvent sous l’œil des policiers qui n’interviennent pas. Vendredi, le Sénégalais a été tué à quelques mètres du commissariat de Boukhalef. Des personnes dont on a détruit les appartements ou qui ont été blessées ont attendu des heures pour déposer plainte. Tout est fait pour dissuader les Noirs africains de rester ici.
Notre Observateur Konaté transmet des médicaments à deux résidents de Boukhalef, un Ivoirien et un Sénégalais, actuellement soignés à l’hôpital Mohamed V. Ici des photos des blessés prises à l’hôpital.
En réaction à ces attaques, une centaine de Noirs africains ont défilé dans les rues de Tanger pour dénoncer les violences dont ils sont régulièrement victimes, avant d’être dispersés par la police. Ces épisodes haineux se sont multipliés ces six derniers mois. Il y a quinze jours, dans le même quartier, quatre personnes avaient été blessées à l’arme blanche dans une attaque similaire.
Lundi, une présence policière renforcée était visible dans les rues du quartier Boukhalef. Le parquet de Tanger a annoncé l’ouverture d’une enquête approfondie et affirme avoir arrêté plusieurs personnes dans les deux camps, accusées d’être impliquées dans les violences de vendredi. Contacté par France 24 pour s’exprimer sur le sujet, le conseil régional des droits de l’Homme pour Tanger, organisme étatique du ministère des Affaires étrangères, n’était pas disponible ce lundi.
La région de Tanger compterait plus d’un millier de migrants subsahariens, dont environ 800 dans le quartier Boukhalef, en attente de passer en Espagne. D’après les chiffres officiels, le Maroc compterait 30 000 sans-papiers sur son territoire.

vendredi 10 juillet 2015

Les Subsahariens empêchés de faire du théâtre à Tanger



Après celles de Rabat, les autorités tangéroises interdisent «b7al b7al»

Hassan Bentaleb,8/7/2015

Les Subsahariens empêchés de faire du théâtre à Tanger
La pièce de théâtre «b7al b7al» ne semble pas être du goût des autorités locales. Elle vient d’être interdite pour la deuxième fois.  De fait, la wilaya de Tanger a interdit les deux représentations qui étaient prévues les 4 et 5 juillet dans la capitale du Détroit.  Les autorités tangéroises semblent s’être ainsi alignées sur la position de celles de Rabat qui ont interdit le même spectacle le 13 juin dernier.  
«L’interdiction nous a été notifiée 15 minutes avant le début du  spectacle. Une décision qu’on n’a pas vu venir du fait qu’on a  informé les autorités  par courrier et qu’on a même réussi à avoir un accusé de réception du dossier déposé au bureau d’ordre  de la wilaya», nous a indiqué Aadel Essaadani, coordinateur général de Racines avant d’ajouter que «l’interdiction nous a été confirmée par le caïd du 4ème arrondissement de Tanger qui nous a informés que cette décision émane de la wilaya». Pourquoi? Silence radio de la part des autorités. «Aucune notification écrite de cette interdiction  n’a été adressée à qui que ce soit », nous a précisé notre source.
Aurait-elle une relation  avec le thème du spectacle? Qui sait? La pièce en question conçue selon la technique halqa-forum, traite de la problématique de la migration des Subsahariens au Maroc et tente de sensibiliser la société marocaine aux problèmes dont souffre cette minorité et de mettre fin aux préjugés et stéréotypes la concernant. «Peut-être que la wilaya de Tanger a jugé que le moment choisi pour une telle représentation n’était pas opportun puisqu’il  survient à quelques jours des évènements du quartier Boukhalef?», s’est demandé Aadel Essaadani.


vendredi 3 juillet 2015

ATMF : Halte aux actes et assassinats racistes au Maroc.




Depuis plusieurs jours, les subsahariens installés au nord du Maroc font l’objet d’attaques et d’agressions racistes et meurtrières aussi bien de la part de la police  que d’une partie de la population marocaine.
A chaque fois, les autorités marocaines inventent des motifs pour justifier leurs actes racistes.
Aujourd’hui, les conséquences de ces attaques sont dramatiques : Un jeune subsaharien est décédé lundi 30 juin suite à une chute d’un immeuble, des blessés, et des migrants noirs déportés dans des cars vers d’autres villes.
L’ATMF condamne, à nouveau, ces actes racistes dont sont victimes les migrants subsahariens.
L’ATMF dénonce ces comportements haineux envers les Noirs au Maroc.
L’ATMF reste solidaire des combats des migrants pour le respect de leur vie et de leur dignité.
L’ATMF continuera son soutien aux luttes des associations des migrants au Maroc.
L’ATMF salue les combats des associations marocaines de défense des droits des migrants.
L’ATMF rappelle sa revendication pour la liberté  de circulation et d’installation, partout, pour toutes et tous.
                                                                                     Le Bureau National de l’ATMF
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Vu par la presse marocaine :

Tanger: Un subsaharien agressé succombe à ses blessures

Une enquête a été ouverte sur cette affaire et il a été procédé à l'audition de la personne ayant avisé les autorités ainsi que des témoins sous la supervision du parquet général compétent.
Aujourdhui.ma 1/7/2015
Par ALM
subsaharien
A A A
Un immigré subsaharien qui a été grièvement blessé à Tanger suite à une agression à l'arme blanche, a succombé à ses blessures après son transfert à l'hôpital provincial.
Selon les autorités locales, lors de l'opération d'évacuation des émigrés subsahariens qui squattaient des appartements au quartier Al Irfane à Tanger, mardi 30 juin 2015, un immigré d'origine subsaharienne s'est présenté auprès des autorités locales pour les informer qu'une personne a été grièvement blessée dans la cour d'un immeuble situé loin des lieux de l'intervention.

Sur place, les services de l’ordre ont transféré l'immigré grièvement blessé à l’arme blanche vers l'hôpital provincial de Tanger où il est décédé, précise-t-on.

Une enquête a été ouverte sur cette affaire et il a été procédé à l'audition de la personne ayant avisé les autorités ainsi que des témoins sous la supervision du parquet général compétent.

vendredi 26 juin 2015

Nouveaux affrontements à Tanger entre migrants et Marocains


Soirée du 22 juin, dans le quartier Boukhalef de Tanger. Toutes les images ont été envoyées par l'un de nos Observateurs.

Les médias ont actuellement les yeux rivés sur la Méditerranée, où des milliers de migrants perdent chaque année la vie en tentant de passer en Europe. Mais dans les pays du pourtour méditerranéen également, cet afflux de clandestins cause des drames. À Tanger, au Maroc, des heurts ont une nouvelle fois éclaté ce week-end entre Marocains et migrants d’origine subsaharienne.

Dimanche 21 juin, des dizaines de Marocains armés ont fait irruption dans des appartements squattés par des migrants d’origine subsaharienne, dans le quartier Boukhalef de Tanger. Le même scénario s’est reproduit le lendemain, dégénérant en affrontements.

Les tensions dans ce quartier ne sont pas nouvelles. En décembre dernier déjà, les journalistes de l’équipe des Observateurs s’étaient rendus à Boukhalef pour y tourner un reportage "Ligne Directe" sur la difficile cohabitation entre migrants et Marocains.


Depuis, les tensions entre les deux communautés avaient baissé d’un cran, mais nos Observateurs craignent aujourd’hui que les violences reprennent, comme l’été dernier, où un Sénégalais avait perdu la vie.


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TANGER - Julien Pain est allé à la rencontre des migrants subsahariens au Maroc. Un pays où s'interrompt leur voyage vers l'Europe, parfois pour quelques semaines, parfois pour beaucoup plus, en attendant le passage vers les enclave espagnoles. Et à Tanger, la cohabitation avec ces nouveaux arrivants s'avère tendue.
  
Les Observateurs France 24 Partagé sur Google+ · il y a 6 mois
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