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vendredi 26 juin 2015

Nouveaux affrontements à Tanger entre migrants et Marocains


Soirée du 22 juin, dans le quartier Boukhalef de Tanger. Toutes les images ont été envoyées par l'un de nos Observateurs.

Les médias ont actuellement les yeux rivés sur la Méditerranée, où des milliers de migrants perdent chaque année la vie en tentant de passer en Europe. Mais dans les pays du pourtour méditerranéen également, cet afflux de clandestins cause des drames. À Tanger, au Maroc, des heurts ont une nouvelle fois éclaté ce week-end entre Marocains et migrants d’origine subsaharienne.

Dimanche 21 juin, des dizaines de Marocains armés ont fait irruption dans des appartements squattés par des migrants d’origine subsaharienne, dans le quartier Boukhalef de Tanger. Le même scénario s’est reproduit le lendemain, dégénérant en affrontements.

Les tensions dans ce quartier ne sont pas nouvelles. En décembre dernier déjà, les journalistes de l’équipe des Observateurs s’étaient rendus à Boukhalef pour y tourner un reportage "Ligne Directe" sur la difficile cohabitation entre migrants et Marocains.


Depuis, les tensions entre les deux communautés avaient baissé d’un cran, mais nos Observateurs craignent aujourd’hui que les violences reprennent, comme l’été dernier, où un Sénégalais avait perdu la vie.


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TANGER - Julien Pain est allé à la rencontre des migrants subsahariens au Maroc. Un pays où s'interrompt leur voyage vers l'Europe, parfois pour quelques semaines, parfois pour beaucoup plus, en attendant le passage vers les enclave espagnoles. Et à Tanger, la cohabitation avec ces nouveaux arrivants s'avère tendue.
  
Les Observateurs France 24 Partagé sur Google+ · il y a 6 mois
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dimanche 2 mars 2014

Le rassemblement des Algériens de Paris a tourné à l'affrontement et a révélé la fragilité de la mobilisation citoyenne



Le rassemblement à Paris contre le 4° mandat de Bouteflika et contre la dictature généralement s'est transformé en terrain d'affrontements entre les bérbéristes laics, qui sont parmi les pricipaux organisateurs du rassemblement et les islamistes présents en nombre. Ce rassemblement c'est révélé en toute considération un révélateur de la difficulté de structuration d’un mouvement citoyen pour mener une lutte solidaire pour l’édification d’un État républicain et démocratique.
La particularité de ce mouvement de contestation contre le 4° mandat de Bouteflika et contre la dictature généralement, est le fait qu’il est initié par des militants de terrain : journalistes, blogueurs, militants des droits de l’homme, cadres, etc. Contrairement au soulèvement populaire de 1988, qui fut une irruption spontanée de la population en des actions violentes et démunies de leadership et d’encadrement. Celui qui se déroule en ce moment est par contre bien structuré et organisé en des cellules locales, disséminées dans les différentes villes algériennes et les métropoles occidentales, relativement à la présence d’une diaspora algérienne nombreuse. C’est un mouvement qui a de fortes chances de s’installer dans la durée, de rallier la population et de réaliser ses objectifs, partagés par tous, à savoir : la disqualification du système de pouvoir en vigueur et l’élection d’une assemblée constituante, pour la refondation d’un État républicain et démocratique. Et ce, malgré la probable répression qui ne manquerait certainement pas de s’abattre sur lui et dont les premiers signes se sont manifestés contre les militants qui ont participés au rassemblement d’Alger ce samedi 1° mars, en des violences policières et des arrestations spectaculaires.
Mais rien n’est gagné définitivement pour autant, car l’expérience des premières manifestations de ce mouvement de contestation, ont révélées la difficulté de la tâche qui attend les militants à pouvoir se structurer sur la base d’une revendication commune et consensuelle articulée autour du concept de citoyenneté.
La révélation de cette difficulté, vecteur de risque de blocage pour la poursuite du mouvement et pour la paix civile généralement, s’est manifestée naturellement au cours du rassemblement devant l’ambassade d’Algérie à Paris. Du fait que celui-ci s’est déroulé dans la sérénité absolue, loin de toute crainte de répression, comme c’était le cas à Alger ou ailleurs dans les autres villes ou se sont déroulé furtivement des rassemblements citoyens sous la menace policière. Cette sérénité avait permis à cette difficulté de s’extérioriser naturellement et sans retenue.
Le rassemblement lui-même, qui avait réuni près de 300 à 400 personnes, dont beaucoup de personnalités du monde de la culture, notamment Wassila Tamzali, avait aussi drainé les militants islamistes de RACHAD avec leurs journalistes et leurs caméras de télévision. Visiblement venus récupérer le rassemblement, en tentant d’organiser une manifestation dans la manifestation, sans respect des conditions qui devraient être à la base de ce mouvement, qui devraient reposer sur la citoyenneté, dont le dénominateur commun serait l’abstention de toute référence à une quelconque idéologie, ni alignement à un parti politique. Mais seulement de prendre une part active au projet commun d’édification d’un État de droit en perspective du renversement de la dictature et de l’arbitraire du système de pouvoir actuel.
En conséquence, le rassemblement a tourné à l’affrontement entre les islamistes et les berbéristes, dont ces derniers sont parmi les principaux organisateurs de ce rassemblement, eux aussi présents avec leur drapeau particulier et qui ont faillis arriver aux mains. Le pouvoir lui-même serait tenté d’instrumentaliser ou de manipuler ce genre de divisions. On l’aura déjà vu à l’œuvre lors de la manifestation de samedi 22 février devant la grande poste à Alger. Lorsqu’il a procédé à l’interpellation à cette occasion, de l’ancien porte-parole d’un groupe terroriste intégriste présent sur le lieu du rassemblement en même temps qu’un militant du MDS, parti connu pour sa revendication de la séparation du politique et du religieux. Une tentative en soi de créer des amalgames et de renvoyer dos-à-dos les tenants d’un Etat théocratique et les partisans de la sécularisation de l’Etat, considérés par le pouvoir comme deux extrémismes. Une situation qui pourrait préfigurer fâcheusement la suite des événements, si ce problème n’est pas pris en compte par les militants de toutes les tendances idéologiques confondues, en fixant consensuellement les objectifs de la mobilisation et les conditions pour y parvenir.
Un travail qui semblerait très urgent à accomplir pour tous les militants engagés dans ce processus, qui pourrait se cristalliser autour d’un objectif révolutionnaire pacifique, pour renverser la dictature militaire, qui prend en otage l’État et les institutions démocratiques du pays. Un travail urgent, qui devrait aboutir à coordonner toutes les cellules locales engagées dans ce mouvement et la désignation d’un leadership consensuel autour de l’impératif de la citoyenneté.

jeudi 2 janvier 2014

Sahara Occidental: Manifestation pacifique à Marrakech en signe de solidarité avec les étudiants sahraouis d'Agadir


Le pouvoir au Maroc, c'est connu, a créé, dans les années 1970 la Chabiba Islamiya pour combattre les militants de gauche. Ses machettes ont assassiné Omar Benjelloun, un des leaders de l'USFP, ainsi que Abderrahim Menioui, membre du secrétariat politique du Parti du progrès et du socialisme (PPS, un parti communiste à l'époque). 
Bien implantée dans les campus universitaires, la Chabiya Islamiya a été utilisée pour réprimer tous les courants opposés au régime de Hassan II.
Aujourd'hui, "il paraît" que le courant amazigh à l'Université d'Agadir a décidé de faire le sale boulot pour le Makhzen. Des étudiants sahraouis ont été agressés par des soi-disant militants du courant amazigh dans le but de provoquer l'intervention des forces de l'ordre contre les étudiants sahraouis. En effet, l'intervention de la police n'a visé que les Sahraouis. 
Au Maroc, le mouvement amazigh n'est-il qu'une créature du Makhzen conçue pour l'image extérieur de la monarchie ?
A Marrakech, un sit-in de solidarité avec les étudiants sahraouis d'Agadir a aussi été violemment réprimé par les forces de répression makhzéniennes.




samedi 29 décembre 2012

Marrakech en révolte suite : la tension monte encore d'un cran

 




La tension monte aujourd'hui à Marrakech après les interpellations sauvages d'hier soir. Ce matin,  les forces de sécurité sont présentes au quartier "Derb Assas". La ville ocre est secouée depuis mercredi par des affrontements entre habitants et forces de l'ordre.

Précision : Lakome a mentionné la présence de l'armée à Marrakech ce matin. La Gendarmerie royale est bien présente sur place. Les véhicules blindés rapportés par des témoins sur place semblent appartenir aux forces de police.
Depuis ce matin, des habitants se rassemblent dans le quartier Derb Assass de Marrakech, où les forces de sécurité sont désormais présentes selon un correspondant de Lakome sur place. Ils protestent contre les interpellations sauvages effectuées hier soir par les forces de l'ordre aux domiciles de nombreux habitants du quartier.
Hier après-midi, plus de 3000 personnes avaient manifesté dans la ville ocre contre les tarifs de l'eau et de l'électricité. "Ce n'était pas du tout politisé", affirme notre correspondant. Des familles et des jeunes pour la plupart qui, sur leur passage, ont appelé les élèves et enseignants des écoles à sortir les rejoindre. La police a chargé.
Au quartier Sidi Youssef Ben Ali, d'où est partie la contestation mercredi, les affrontements ont fait plusieurs dizaines de blessés dans les deux camps. Le quartier a été encerclé par les forces de l'ordre, qui ont utilisé des gaz lacrymogènes puis ont chargé les manifestants.
Hier soir, des manifestations de soutien ont eu lieu au quartier Daoudiate. Les revendications ont évolué et portent désormais sur la cherté de la vie en général et la libération des habitants interpellés hier. Plus de 160 personnes au total ont été arrêtées hier selon un témoin sur place.
Le ministère de l'Intérieur a annoncé par communiqué que « les forces de l'ordre sont intervenues pour disperser la manifestation non autorisée et procéder à l'interpellation d'une trentaine d'individus qui se sont livrés à des actes de violence et de vandalisme ».
Les manifestations contre les tarifs de la RADEEMA sont récurrentes depuis 2011, comme ailleurs dans le royaume. Le ministère de l'Intérieur affirme que la régie autonome de Marrakech a pris une série de mesures "à l'effet de soulager le poids des factures d'électricité au profit des ménages les plus démunis", comme l'octroi de facilités de paiement sur 24 mois pour 16.433 abonnés ou la réalisation de 9.395 branchements sociaux.
 
 
Adib et Ibtissame Betty Lachgar ont partagé un lien.




  • A Marrakech, des manifestants ont appelé à la « chute du régime »

    Police officers wearing riot gear walk past a burning building in Tottenham

    « Al chaâb yourid iskat al nidam », le peuple veut la chute du régime. Tel est le slogan entendu hier, vendredi 28 décembre, lors du soulèvement du quartier Sidi Youssef Ben Ali de Marrakech contre la cherté de la vie et les tarifs prohibitifs de la RADEEMA, la Régie autonome de distribution de l’eau et l’électricité de Marrakech.
    C’est ce qu’on peut entendre dans cette vidéo, à partir de la minute 2.10.
    Contrairement à d’autres villes où des slogans de ce genre ont été entendus, ce quartier marrakechi n’est pas un lieu de dissidence politique, comme certaines villes ou régions du Maroc. Et c’est ce qui devrait faire réfléchir les autorités locales.
    Les grands soulèvements populaires ont été déclenchés suite à l’augmentation inopinée du prix des produits de première nécessite, comme par exemple le pain. Et peut-être demain, les tarifs des entreprises chargées de la distribution de l’eau et de l’électricité.
    URL courte: http://www.demainonline.com/?p=23839
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    Un témoignage de première main ruinant les mensonges officiels relativement au déroulement du mouvement social de Sidi Youssef Benali (Marrakech), 28 décembre 2012:

    http://marrakehchtimes.blogspot.ca/2012/12/blog-post_7953.html
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     Par Mustapha Adib, aujourd'hui 15h,
    Marrakech aujourd'hui.
    Ça continue, et les forces de l'ordre commencent à en avoir marre de défendre le ridicule...

    Selon une source sécuritaire, la situation est sous contrôle et le calme regagne le quartier de Sidi Youssef Ben Ali, qui a connu de violents affrontements hier. Sans donner le chiffre exact des arrestations-estimé à une trentaine selon l'AMDH-, la même source sécuritaire reconnaît l'usage de bombes lacrymogènes dans ses interventions contre les différentes manifestations qui ont secoué la ville ocre. Les événements auraient mis la pression sur les forces de sécurité de Marrakech, qui s'apprête à accueillir des personnalités mondiales pour les fêtes de fin d'année, comme Zidane, Hillary Clinton, Nicolas Sarkozy, DSK, Marine Lepen et Jean-François Copé ou encore Djamel Debbouze.

mardi 27 mars 2012

Sidi Ifni : Nouveaux affrontements entre les forces de sécurité et des manifestants

Par Houda Belabd, Yabiladi, 26/3/2012

Voici seulement quatre années que les premiers accrochages ont eu lieu à Sidi Ifni (voir article) entre manifestants et force de l’ordre. Hier, malgré le long répit qu’a connu la ville marocaine, un regain de violences a eu lieu.
 
/DR. Le mouvement du 20 février promet de participer au développement de la ville...

Selon des témoins oculaires, des affrontements ont eu lieu, samedi soir, devant un commissariat de police à Sidi Ifni. Ces premières échauffourées ont dégénéré, hier dans la matinée, en jets de pierres, éclats de feu dans des roues en caoutchouc et blocage de plusieurs zones dans la ville par les forces de l’ordre. La raison en est essentiellement l’arrestation et la grève de la faim du militant du 20 février, Yasser Njaji. De ce fait, un sit-in a été annoncé, la semaine dernière, par le biais des réseaux sociaux, pour dénoncer « la torture policière », selon les termes des manifestants.

Cependant, le blocage des sites de la ville a joué les prolongations. En effet, d’après le site d’informations générales Agadir 24, «les routes menant à Tiznit et Guelmim ont été bloquées aux autobus et voitures et ce, pendant plus d’une journée ». Ceci serait par crainte de la propagation des affrontements, au-delà de la ville. En effet, la solidarité entre manifestants aux quatre coins du Maroc se fait remarquer de plus en plus ces derniers temps. Preuve en est la solidarité tous azimuts qui ont suivi les évènements de Beni Bouayach, il y a quelques semaines de cela.

La famille du détenu, envisage de continuer ses protestations qui durent depuis le 23 mars. Selon la même source, ces dernières manifestations seraient pacifiques. « La famille du détenu ainsi que ses sympathisants ont parcouru la ville en passant devant une école. Ensuite, ils ont scandé des slogans incitant la police à faciliter sa libération », continue la source. En effet, Yasser a été arrêté le vendredi 23 mars, suite à une manifestation et a été déféré au Procureur du roi. Celui-ci a ordonné son suivi en cas d'arrestation. Selon les dernières nouvelles, Yasser attend sa prochaine audience demain à Tiznit.

Ses amis et sympathisants ont déclaré à Agadir 24 que Yasser reste «un activiste de premier plan et est très engagé dans le mouvement du 20 février ». Celui-ci ne réclame pas plus que « le droit au travail à ses citoyens et un peu plus de dignité sociale ».

Rétrospective…

En 2008, la chaîne qatarie Al Jazeera avait réalisé un débat sur les affrontements qu’avait connues la ville suite à l’appel de ses habitants au gouvernement marocain à optimiser l’utilisation des ressources mais aussi à favoriser le développement économique et social de la région. En 2009, l’Etat marocain a réagi en lançant des projets sociaux. Initiative jugée insuffisante par les habitants. En 2011, les jeunes du 20 février ont incité les habitants à se révolter car les initiatives étatiques restaient, rapporte Lakome, « de la poudre aux yeux » et relevaient de la « politique de l’autruche » pour calmer la situation locale.

Aujourd’hui, le militantisme gagne du terrain et les manifestations promettent de jouer les prolongations.


lundi 13 février 2012

Tazimania : Troubles et émeutes à Beni Mellal


Par Ali Fkir,bulletin d'Annahj addimocrati - la Voie Démocratique, 13/2/2012

De violents affrontements ont éclaté ce soir à la ville de Beni Mellal à la suite d’une intervention violente des forces de l’ordre pour disperser un sit-in pacifique du mouvement du 20 février de la ville.
Les affrontements ont commencé après que des supporters du club du Raja de Beni Mellal ont rejoint la manifestation du mouvement qui se déroulait à Sahat El Amal et ont commencé a répéter spontanément  les slogans du mouvement.

Des jets de pierres des deux côtés, une voiture a été renversée une autre aurait été brulée près de la préfecture de la ville. Une des routes menant à Sahat el Amal a été bloquée par des blocs de pierres.

La tension a monté et a gagné à l’heure de l’écriture de ces infos le quartier EL Hansali ainsi que El Amiria.

Beaucoup de blessés ont été enregistrés. Cependant un bilan final reste difficile à estimer pour le moment.

Nous vous tiendrons informés dès que nous aurons plus de détails.
- A l'origine: un groupe d'islamistes ( selon plusieurs sources, ils seraient manipulés dans le passé par le PJD pour casser le MVT20FEVRIER) avaient quitté depuis longtemps le MVT20FEVRIER qu'ils qualifiaient de MVT d'athées. Les autorités leur permettaient d'installer en plein centre de la ville une estrade avec sonorisation pour contrecarrer le MVT20FEVRIER. 

Les temps ont changé. Le PJD est au gouvernement, ces barbus sont devenus encombrants (voir le cas des USA et leurs rejetons de Talibans). Aujourd'hui 12 février 2012, les forces de répression ont essayé de mettre fin à cette comédie. La place est pleine de gens, les militant-es du MVT20FEVRIER y distribuaient l'APPEL pour la marche du 19 février. Les forces de répression ont commencé par bastonner tout le monde. Réaction populaire: affrontements, qui se sont généralisés par la suite. Les barbus ont disparu, les masses populaires et les déshérités en particulier affrontement les forces de répression.

Situation à 21 h (heure nationale):
- Les affrontements toujours en cours
- Des militant-es de l'AMDH (section de Beni Mellal) se sont rendus à l'hôpital: plusieurs blessés
- Lahcen Ou Ayad (militant du MVT20FEVRIER) qui se trouvait surplace avec d'autres militants du MVT a été blessé. Son cas n'est pas critique

Ali Fkir en se basant sur des sources concordantes dresse un bilan :

*15 arrestations (se trouvent toujours au commissariat de la ville).
- 3 seraient (au conditionnel) du groupes du "1er ramadan" (barbus anti-MVT20FEVRIER qui seraient manipulés par le PJD avant son "accession" aux "rênes" de l'Etat)
- 12 seraient de simples citoyens (dont un mineur), victimes de l'aveuglement des forces de répression.
* Les blessés: une vingtaine de personnes appartenant aux forces de répression, une vieille dame, deux jeunes femmes, un handicapé...Plusieurs blessés "civils" ne se sont pas présentés à l'hôpital de peur d'être arrêtés. La section locale de l'AMDH a constaté plusieurs cas
* L'AMDH et d'autres sources d'information affirment qu'aucun décès n'est signalé pour le moment.
* En ce moment 12h45 du 13 février 2012, les membres du bureau de la section locale de l'AMDH, se trouvent au commissariat pour enquêter sur les conditions de détention...

23h, heure locale, facebook: la situation s'est relativement calmée. Plusieurs blessés. Dégâts matériels importants. Marjane a été attaqué. Pas d'informations sur des décès éventuels, de même pour les arrestations.
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Des précisions sur Mamfakinch :

Affrontements à Beni Mellal: #feb20 et foot, vous ne vous rapprocherez point.

 De violents affrontements ont éclaté ce soir à la ville de Beni Mellal à la suite d’une intervention violente des forces de l’ordre pour disperser un sit-in pacifique du mouvement du 20 février de la ville.

Les affrontements ont commencé après que des supporters du club du Raja de Beni Mellal aient rejoint la manifestation du mouvement qui se déroulait à Sahat El Amal et qu'ils aient commencé a répéter spontanément  les slogans du mouvement.

Des jets de pierres des deux côtés, une voiture a été renversée une autre aurait été brulée près de la préfecture de la ville. Une des routes menant à Sahat el Amal a été bloquée par des blocs de pierres.

La tension a monté et a gagné à l’heure de l’écriture de ces infos le quartier EL Hansali ainsi que El Amiria.

Beaucoup de blessés ont été enregistrés. Cependant un bilan final reste difficile à estimer pour le moment.

Nous vous tiendrons informés dès que nous aurons plus de détails.

 Tazimania : Troubles et émeutes à Beni Mellal


Par Demainonline, 13/2/2012

http://youtu.be/iBov4c1QK1A
Scène de Beni Mellah, hier (Photo S.S.)

Rabat.- Les violentes émeutes de Taza vont-elles faire tache dans d’autres villes du Maroc ? 

Hier soir, dimanche, de violents affrontements ont opposé les forces de l’ordre à des jeunes de la ville de Beni Mellal. Selon des témoins, les troubles ont éclaté après que la police ait chargé pour disperser une manifestation pacifique du Mouvement du 20 février.

Selon les mêmes témoins, face à la brutalité policière, les activistes du M20F ont été rejoints spontanément par d’autres jeunes, des supporters du club local de football, le Raja de Beni Mellal, qui se seraient pris aux forces de l’ordre.

Les troubles auraient touchés le centre ville, ainsi que les quartiers de Hay El Hansali et d’El Amria.

On compte des dizaines de blessés, deux voitures de police auraient été brûlées et des édifices publics endommagés. Selon un site électronique local, une agence bancaire d’Attijari-Wafabank, avenue des FAR, a été attaquée par des manifestants (Voir photo).

Demain a essayé d’entrer en contact avec le Centre hospitalier régional de Beni Mellal. En vain. Personne ne prend le téléphone.

La police a procédé à des arrestations massives, arrêtant au passage des passants qui n’auraient rien à voir avec les manifestants.

D’autre part, on nous signale que plusieurs véhicules des forces de l’ordre se dirigeraient à cet instant vers la localité voisine de Fkih Bensalah, distante d’une quarantaine de kilomètres de Beni Mellal, pour prévenir de possibles troubles.

http://www.demainonline.com/?p=13075


jeudi 5 janvier 2012

Taza, violents affrontements entre des habitants et la police

Par Ali Fkir, 4/1
 « Taza: affrontements... Vers 10 h du matin (du mercredi 4 janvier 2012), deux groupes de jeunes enchômagé-es étaient en sit in pacifique devant la préfecture de Taza: les militant-es de l'ANDCM d'un côté et un groupe de moujazines (licenicié-es) de l'autre. Ils ont été agressés par la suite par des forces de répression.
Cette agression a mis le feu à la poudrière sociale. Les jeunes du quartier populaire Elkoucha se sont joints aux victimes et ce fut le début des affrontements généralisés. Des dizaines de blessés. Des dégâts matériels importants. En ce moment 20h5mn, Taza connait un calme très précaire. Signalons que: 
- Des renforts ont été acheminés de Fès et des autres villes de la région. La répression était vraiment sauvage

-Taza, une des région les plus pauvres du pays, connait depuis des mois des marches populaires (dans le cadre du MVT20FEVRIER...), des sit in... 
- Les habitants du quartier populaire El Koucha n'ont pas cessé de protester contre la cherté de la vie: augmentation des prix, des factures d'électricité, d'eau... -

- Les étudiants de la fac ont rejoint les victimes de la répression. Les représentants locaux de l'Etat n'ont fait jusqu'à présent qu'attiser le feu de la colère légitime des marginalisés, des exclus des laissés pour compte...et ce n'est pas le bouffon Benkirane qui va l'éteindre.

LA SOLIDARITÉ AVEC LES VICTIMES DES POLITIQUES DU MAKHZEN NOUS INTERPELLE 

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 Par Samira Kinani et d'autres militants sur facebook, pendant le déroulement des faits,  4/1/2012

Violents affrontements en ce moment à Taza entre les habitants du quartier El Koucha et la police.  
Barricades et gaz lacrymogènes.

La population s'est révoltée à cause d' une intervention de la police contre des diplômés chômeurs. Selon une info par téléphone de TAZA il y aurait du sang sur les trottoirs, quelqu'un aurait perdu un œil!!.. On se bat à coup de pierres :  entre police et habitants de Koucha c'est la grande mêlée, notre correspondant parle d'arrivée de renforts de police..


Des estafettes sont endommagées, les renforts arrivant d'ailleurs, c'est la confusion totale, jets de pierres des deux  côtés, des citoyens rejoignant les rangs des habitant de Koucha.

Tout est noir selon notre correspondant, il y a de la fumée noire, du fait des pneus qui brûlent...

LES AFFRONTEMENTS CONTINUENT. DES ESTAFETTES BRULENT. LES AFFRONTEMENT CONTINUENT DE PLUS BELLE.  PLUS IL Y A DE RENFORT POLICIER,  PLUS LES CITOYENS ENRAGENT...
 http://youtu.be/DV3MOFPjb4M

Mohamed Oufkir : Enfin quelques dignes Marocains ne veulent plus être que des moutons à tondre mais de véritables citoyens de demain.
Allez citoyens de Taza donnez nous le ton !
Embrasez les bras armés de notre nationale tyrannie , leadée par le peu majestueux M6 !

http://youtu.be/DV3MOFPjb4M

Il y a des blessés, une trentaine de membres de notre section, d'après ce qu'on a  pu voir , mais on dit que beaucoup de jeunes blessés ne sont pas allés à l'hôpital par peur de représailles.

Samira a écrit : « رفع عدد من شباب حي الكوشة شعارات قوية بعد التدخل الأمني العنيف في حقهم وفي حقمجموعة الطلبة الاستشهاديين باقليم تازة، شارات تنوعت بين الثورة ضد النظام ووسائله القمعية ععلى حد تعبيرهم، وبين انتقاد عاهل البلاد محمد السادس بشعارات من قبيل " يا جماهير ثوري ثوري على السادس الدكتاتوري"

شعارات ومواجهات أدت إلى وقوع جرحى بين عدد من الطلبة وعناصر من التدخل السريع نقلوا جميعهم على وجه السرعة إلى المستشفى الاقليمي بتازة

هذا وقد علم الموقع أن أضرارا بليغة لحقت بالعديد من الشباب المنتمين لحي الكوشة، لكن تخوفهم من اعتقالهم دفعهم إلى عدم التوجه إلى المستشفى الاقليمي لتلقي الاسافات الضرورية ...