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lundi 31 octobre 2016

samedi 29 décembre 2012

Marrakech en révolte suite : la tension monte encore d'un cran

 




La tension monte aujourd'hui à Marrakech après les interpellations sauvages d'hier soir. Ce matin,  les forces de sécurité sont présentes au quartier "Derb Assas". La ville ocre est secouée depuis mercredi par des affrontements entre habitants et forces de l'ordre.

Précision : Lakome a mentionné la présence de l'armée à Marrakech ce matin. La Gendarmerie royale est bien présente sur place. Les véhicules blindés rapportés par des témoins sur place semblent appartenir aux forces de police.
Depuis ce matin, des habitants se rassemblent dans le quartier Derb Assass de Marrakech, où les forces de sécurité sont désormais présentes selon un correspondant de Lakome sur place. Ils protestent contre les interpellations sauvages effectuées hier soir par les forces de l'ordre aux domiciles de nombreux habitants du quartier.
Hier après-midi, plus de 3000 personnes avaient manifesté dans la ville ocre contre les tarifs de l'eau et de l'électricité. "Ce n'était pas du tout politisé", affirme notre correspondant. Des familles et des jeunes pour la plupart qui, sur leur passage, ont appelé les élèves et enseignants des écoles à sortir les rejoindre. La police a chargé.
Au quartier Sidi Youssef Ben Ali, d'où est partie la contestation mercredi, les affrontements ont fait plusieurs dizaines de blessés dans les deux camps. Le quartier a été encerclé par les forces de l'ordre, qui ont utilisé des gaz lacrymogènes puis ont chargé les manifestants.
Hier soir, des manifestations de soutien ont eu lieu au quartier Daoudiate. Les revendications ont évolué et portent désormais sur la cherté de la vie en général et la libération des habitants interpellés hier. Plus de 160 personnes au total ont été arrêtées hier selon un témoin sur place.
Le ministère de l'Intérieur a annoncé par communiqué que « les forces de l'ordre sont intervenues pour disperser la manifestation non autorisée et procéder à l'interpellation d'une trentaine d'individus qui se sont livrés à des actes de violence et de vandalisme ».
Les manifestations contre les tarifs de la RADEEMA sont récurrentes depuis 2011, comme ailleurs dans le royaume. Le ministère de l'Intérieur affirme que la régie autonome de Marrakech a pris une série de mesures "à l'effet de soulager le poids des factures d'électricité au profit des ménages les plus démunis", comme l'octroi de facilités de paiement sur 24 mois pour 16.433 abonnés ou la réalisation de 9.395 branchements sociaux.
 
 
Adib et Ibtissame Betty Lachgar ont partagé un lien.




  • A Marrakech, des manifestants ont appelé à la « chute du régime »

    Police officers wearing riot gear walk past a burning building in Tottenham

    « Al chaâb yourid iskat al nidam », le peuple veut la chute du régime. Tel est le slogan entendu hier, vendredi 28 décembre, lors du soulèvement du quartier Sidi Youssef Ben Ali de Marrakech contre la cherté de la vie et les tarifs prohibitifs de la RADEEMA, la Régie autonome de distribution de l’eau et l’électricité de Marrakech.
    C’est ce qu’on peut entendre dans cette vidéo, à partir de la minute 2.10.
    Contrairement à d’autres villes où des slogans de ce genre ont été entendus, ce quartier marrakechi n’est pas un lieu de dissidence politique, comme certaines villes ou régions du Maroc. Et c’est ce qui devrait faire réfléchir les autorités locales.
    Les grands soulèvements populaires ont été déclenchés suite à l’augmentation inopinée du prix des produits de première nécessite, comme par exemple le pain. Et peut-être demain, les tarifs des entreprises chargées de la distribution de l’eau et de l’électricité.
    URL courte: http://www.demainonline.com/?p=23839
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    Un témoignage de première main ruinant les mensonges officiels relativement au déroulement du mouvement social de Sidi Youssef Benali (Marrakech), 28 décembre 2012:

    http://marrakehchtimes.blogspot.ca/2012/12/blog-post_7953.html
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     Par Mustapha Adib, aujourd'hui 15h,
    Marrakech aujourd'hui.
    Ça continue, et les forces de l'ordre commencent à en avoir marre de défendre le ridicule...

    Selon une source sécuritaire, la situation est sous contrôle et le calme regagne le quartier de Sidi Youssef Ben Ali, qui a connu de violents affrontements hier. Sans donner le chiffre exact des arrestations-estimé à une trentaine selon l'AMDH-, la même source sécuritaire reconnaît l'usage de bombes lacrymogènes dans ses interventions contre les différentes manifestations qui ont secoué la ville ocre. Les événements auraient mis la pression sur les forces de sécurité de Marrakech, qui s'apprête à accueillir des personnalités mondiales pour les fêtes de fin d'année, comme Zidane, Hillary Clinton, Nicolas Sarkozy, DSK, Marine Lepen et Jean-François Copé ou encore Djamel Debbouze.

dimanche 28 octobre 2012

Les Russes dénoncent la présence d’une prison secrète US au Maroc


Cette fois-ci, ce sont les Russes qui l’affirment. Dans un rapport circonstancié établi par le ministère russe des affaires étrangères et traitant des droits de l’homme dans le pays, zaâma le plus démocratique de la planète, les Etats-Unis, les ex-tovarich (camarades) révèlent que la CIA, l’agence américaine de renseignements, possède une prison secrète au Maroc.


Dans ce document virulent qui accable les Etats-Unis et qui a été présenté au parlement russe (la Douma), il est signalé que cette prison se trouve à 25 kilomètres de Rabat, qu’elle a été « bâtie à l’intérieur d’une colline boisée, non loin du village d’Aïn Aouda« .
Selon des sources qui ont lu ce rapport, il s’agirait « d’un long bâtiment de trois étages ceint d’une quinzaine de maisons cubiques ». C’est là où sont cuisinés les marocains suspectés de terrorisme, ainsi que les hôtes étrangers livrés par la CIA à la DST.
Car, cette prison secrète n’est autre que le siège central de la DST, la police politique marocaine, qui avait ses quartiers à Témara, et qui a été depuis vidée après que des photos par satellite ne révèlent l’emplacement géographique de cet endroit de sinistre mémoire où ont été torturés des centaines, voire des milliers de Marocains et d’étrangers, dont le plus connu est le champion du monde boxe thaïe Zakaria Moumni.
Zakaria Moumni n’est ni un « islamiste » ni un « indépendantiste sahraoui », c’est juste un sportif de haut niveau qui avait exigé à l’entourage de Mohamed VI, le secrétaire particulier du roi, Mohamed Mounir Majidi pour ne pas le citer, le droit, comme le stipule la loi, de bénéficier d’un poste de conseiller au ministère de la jeunesse et des sports. Pour avoir trop exigé, on l’a envoyé au goulag de la DST à Témara.
Mais, selon le ministère russe des affaires étrangères, il n’y a pas que Aïn Aouda qui sert de prison secrète aux Américains. La très imposante base militaire de Beni Guerir, qu’on peut facilement voir à gauche, 70 kilomètres avant d’arriver à Marrakech venant de Casablanca, sert aussi de lieu de torture pour nos hôtes étrangers. La plupart de ces invités gardent une rancune tenace envers le Maroc, un pays qu’ils ne connaissaient même pas avant d’être torturés par des agents marocains pour le compte de l’Oncle Sam.
On comprend mieux maintenant pourquoi à chaque fois qu’elle vient au Maroc, la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton trouve que nous sommes un pays formidable.
Mais formidable pour qui, dear Ms ?

vendredi 24 février 2012

États-Unis / Maroc : Hillary Clinton devrait presser le Maroc de réformer sa législation .



Les lois réprimant la liberté d’expression devraient être amendées afin d’être conformes à la nouvelle constitution qui protège les droits humains
24 février 2012


« Après avoir loué la nouvelle constitution marocaine de 2011, la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton devrait presser les autorités de revoir aussi bien les lois que les pratiques, pour les rendre conformes à cette constitution. »
Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch
Abdelilah Benkirane
(Washington, le 24 février 2012) – La secrétaire d’Etat américaine, Hillary Rodham Clinton, devrait presser le nouveau chef du gouvernement marocain, Abdelilah Benkirane, de diriger le processus de révision des lois qui infligent des peines de prison pour des actes d’expression pacifiques, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. Mme Clinton devrait aussi exhorter les autorités marocaines à libérer Rachid Nini, un journaliste de premier plan qui purge une peine de prison d’une année pour des articles qu’il a écrits.
Le 1er juillet 2011, les électeurs marocains ont approuvé une nouvelle constitution qui contient de fortes déclarations en faveur des droits humains, y compris de la liberté d’expression et de presse. Le 29 juillet, Hillary Clinton avait salué le référendum, en indiquant qu’il s’agissait d’« un pas important vers les réformes démocratiques ».
Pourtant, les autorités marocaines continuent à punir les discours critiques en appliquant les nombreuses dispositions répressives incluses dans le code de la presse et dans le code pénal, qui semblent incompatibles avec l’esprit de la nouvelle constitution.

« Après avoir loué la nouvelle constitution marocaine de 2011, la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton devrait presser les autorités de revoir aussi bien les lois que les pratiques, pour les rendre conformes à cette constitution », a déclaré Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch.

Parmi les lois qui violent à la fois l’esprit de la nouvelle constitution et les obligations du Maroc en vertu de l’article 19 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, figure l’article 41 du code de la presse, qui prévoit jusqu’à cinq ans d’emprisonnement pour des discours qui « porte[nt] atteinte à la religion islamique, au régime monarchique ou à l’intégrité territoriale [du Maroc] » ou qui offensent « Sa Majesté le Roi, les princes et princesses Royaux ».

L’article 263 du code pénal prévoit des peines de prison pour « outrage » à des fonctionnaires. L’article 266 prévoit également l’emprisonnement pour « insulte » à la justice, discrédit porté sur ses jugements, ou tentative d’influencer les tribunaux. Rachid Nini purge actuellement une peine d’un an de prison, entre autres sur ces motifs d’inculpation, en relation avec ses chroniques dans le journal Al Massae.

Le militant des droits humains Chekib El Khayari a purgé la plus grande partie de sa peine de trois ans de prison pour « outrage aux corps constitués », également en vertu de l’article 263 du code pénal, après avoir accusé certains fonctionnaires marocains de complicité dans le trafic de stupéfiants. Les autorités ont grâcié El Khayari l’année dernière.

De tels articles semblent en contradiction avec les assurances de la constitution, selon laquelle « sont garanties les libertés de pensée, d’opinion et d’expression sous toutes ses formes » (article 25)et « la liberté de la presse est garantie et ne peut être limitée par aucune forme de censure préalable » (article 28).

En outre, les autorités continuent à poursuivre plusieurs Marocains pour avoir distribué des tracts, en novembre 2011, qui appelaient à boycotter les élections législatives qui se tenaient alors.

« La constitution a placé la barre haut, sur le plan des droits humains », a déclaré Sarah Leah Whitson. « Ce qu’il faut à présent, c’est la volonté politique d’appliquer ses principes pour mettre fin à l’arsenal législatif répressif que les autorités utilisent pour réfréner l’expression critique. »