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dimanche 15 mai 2016

Diplomatie : Chine, Russie, Inde, le Maroc joue la carte d’un monde multipolaire


Politique Publié Le 12/05/2016 

 

Le Maroc s’ouvre sur de nouveaux partenaires stratégiques. Le royaume évite ainsi de mettre tous ses œufs dans le même panier et s’adapte au changement qui est en entrain de s’opérer sur la carte des alliances internationales.
Le Maroc continue la diversification de ses partenariats stratégiques. Après l’Inde, la Russie, le royaume a mis le cap sur la Chine. Le royaume s’inscrit ainsi modestement dans l’édification d’un monde multipolaire. Sur ce point les intérêts marocains et ceux des trois puissances mondiales, que Mohammed VI a visitées durant les douze derniers mois, se rejoignent.
Rabat, New Delhi, Pékin et Moscou partagent en effet cette même vision stratégique même si chacun est animé par ses propres calculs politiques et économiques. Ce qui est déjà un grand acquis pour un pays de la taille et avec les ressources du Maroc à la quête d’une place et d’un rôle sur la scène internationale.

mardi 17 novembre 2015

Les 5 plus gros vendeurs d'armes dans le monde

Les 5 plus gros vendeurs d'armes dans le monde
[21/11/2014]
Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni et Russie sont les plus gros vendeurs d’armes dans le monde. Qui sont leurs principaux clients ? Et comment vendent-ils leurs armes ?

                                                                                            

ÉTATS-UNIS : LE PLUS GROS VENDEUR D'ARMES

Les États-Unis sont, de loin, le plus gros exportateur d’armes au monde. ils sont à l'origine d'environ 30 % des transferts d'armes classiques (en valeur). Leur position sur le TCA est donc déterminante.
Principaux clients :
Les États-Unis fournissent des armes à plus de 170 pays.
Ils ont restreint les transferts d’armes en direction du Myanmar, de la Chine, du Sri Lanka, du Zimbabwe et des pays visés par des embargos sur les armes décrétés par les Nations unies. Ils ont cependant vendu des armes à des pays comme l'Irak, Israël, le Sri Lanka, Bahreïn, l’Égypte et le Yémen, où il existait un risque substantiel qu’elles soient utilisées pour commettre de graves atteintes aux droits humains. 
Transferts irresponsables :
Les États-Unis sont le principal fournisseur d’armes de l’Égypte et d'Israël, à qui ils vendent des armes lourdes ainsi que des armes de petit calibre, des munitions et des agents chimiques antiémeutes, malgré la répression violente menée contre les manifestants. Ils ont également fourni des armes de petit calibre, des agents chimiques et des véhicules blindés à Bahreïn. Ils fournissent aussi des armes, une aide militaire et des formations aux forces de sécurité colombiennes, malgré les atteintes répétées aux droits humains qu'elles commettent.

                                                                                            

RUSSIE : 10% DES EXPORTATIONS D’ARMES VERS LA SYRIE

La Russie est le deuxième plus gros vendeur d’armes au monde en termes de valeur des exportations. Elle exerce une grande influence sur les négociations autour du TCA.
Principaux clients :
L'Inde, la Syrie, l'Algérie, le Myanmar, le Venezuela, le Soudan et de nombreux autres pays d’Afrique.
En perte de vitesse dans plusieurs domaines technologiques clés, le pays cherche des partenaires de pointe et de nouveaux marchés. 
Transferts irresponsables :
Environ 10 % des exportations d'armes russes seraient à destination de la Syrie, faisant de la Russie le principal fournisseur d’armes de ce pays. Ces transferts incluent des missiles antichars et des avions de combat MiG. La Russie vend au Soudan des hélicoptères de combat utilisés pour attaquer des civils au Darfour et au Kordofan du Sud. Elle se positionne aujourd'hui comme un exportateur majeur d'équipements militaires à destination de l'Égypte. Selon certaines informations parues dans la presse, l'Égypte aurait signé un accord pour 2 milliards de dollars de matériel militaire, dont des hélicoptères. Cet accord, qui aurait été finalisé lors de la visite officielle du général al Sisi à Moscou en février, serait financé par les Émirats arabes unis et l'Arabie saoudite.

                            

samedi 7 juin 2014

Mohammed VI : de commandeur des croyants à quémandeur des misérables

Diaspora Saharaui
L'info du Sahara Occidental au jour le jour, 6/6/2014


L'ONU a décidé de faire pression sur les deux parties pour mettre fin au conflit du Sahara Occidental qui dure depuis 39 ans. Le Secrétaire Général de l'ONU, s'y était engagé. Il a décidé de demander au Conseil de Sécurité une nouvelle approche en avril 2015 si d'ici là aucune avancée n'est enregistrée dans les négociations entre le Front Polisario et le Maroc.
La France, depuis l'avènement de François Hollande, était susceptible d'avoir changé son attitude envers le Maroc. 
Les Etats-Unis, en présentant une proposition pour l'élargissement des compétences de la MINURSO à la surveillance des droits de l'homme au Sahara Occidental ont signifié au Maroc qu'ils sont au bout de la patience.
 La Russie, à l'occasion de la récente visite du ministre des affaires étrangères mauritanien, ont exprimé, par la voix de Sergeï Lavrov, la nécessité de résoudre le problème du Sahara Occidental sur la base du "droit des peuples à décider indépendamment de leur sort et la nécessité de régler toutes les questions par le biais du dialogue avec la participation de toutes les parties concernées compte tenu de leurs intérêts. Cela concerne le règlement au Sahara occidental, des problèmes compliqués au Sahel-Sahara".
La position russe risque de ne pas plaire à Rabat, puisque Lavrov a exprimé son soutien à un "rôle décisif" de l'Union Africaine "dans le règlement des problèmes sur le continent" indiquant que la Russie soutient ses "amis africains dans cette voie en particulier cette année lorsque le président de la République islamique de Mauritanie Mohamed Ould Abdel Aziz est président de l’UA". Or personne n'ignore l'état des relations du Maroc avec l'Union Africaine et avec la Mauritanie. Rabat est soupçonné d'être derrière la tentative d'assassinat du président Mohamed Ould Abdelaziz.
L'échec de la visite du souverain marocain à la Tunisie a été masquée au peuple marocain avec une prolongation de la visite, une balade du roi dans les rues de Tunisie et des contrats à contenu strictement imaginaire. Une situation d'isolement que le Makhzen veut dissimuler avec le mensonge d'une visite d'Obama à Tanger.
Ce contexte a contraint le roi Mohammed VI à s'engager personnellement pour sortir son pays de ce pétrin. Ainsi, il se rendra le 10 juin en Russie pour quémander au président Poutine un assouplissement de sa position en échange d'une carte blanche pour les bateaux de pêche dans les côtes marocaines et la création d'un axe conjoint dans le commerce des phosphates. 

mercredi 12 février 2014

JO de Sotchi : ce que le faste des JO ne peut masquer: une situation alarmante en matière de droits humains

  Dossiers  Sotchi : des barreaux derrière les anneaux  
Acat 1/2/2014  

 Pour les Jeux olympiques(JO) d’hiver de Sotchi, Action des Chrétiens contre la torture (ACAT-France), Amnesty International France (AIF), la Fédération Internationale des Ligues des droits de l’Homme (FIDH), Inter-LGBT et Russie-Libertés se mobilisent.  

Samedi 1er février, près de 200 personnes se sont retrouvées pour dénoncer ce que le faste des JO ne peut masquer : une situation alarmante en matière de droits humains en Russie où manifester, informer, militer s’avère de plus en plus risqué, où les minorités sexuelles sont stigmatisées et victimes de violence, où le racisme et la xénophobie alimentent la violence. 
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  Il manque une discipline aux Jeux Olympiques de Sotchi en Russie


Chères amies, chers amis,

En Russie, où s'ouvrent les Jeux Olympiques de Sotchi, il manque une discipline : le journalisme indépendant !

Là-bas, c’est un véritable sport de combat qui demande un engagement absolu et peut nuire à la sécurité de ceux qui le pratiquent.

Détermination, courage, respect… Les valeurs de l’Olympisme sont partagées et pratiquées avec enthousiasme par des centaines de journalistes dans le monde, que Reporters sans frontières soutient et défend grâce à vous.

Pour que le journalisme indépendant devienne une épreuve incontournable aux JO de Sotchi, nous nous mobilisons.

   Découvrez en avant-première la Reporters Sports Federation sur sotchi.rsf.org.
   Mobilisez-vous à nos côtés en partageant ce nouveau combat via Facebook.
   Suivez-nous sur twitter @RS_Fed.

Pendant toute la durée des JO, photos, vidéos, infos…, nous nous battrons avec votre soutien pour que le journalisme indépendant soit au programme des épreuves à Sotchi!

Pour que le droit à l’information ne connaisse ni frontières ni hors-piste, ENSEMBLE, faisons entendre notre voix auprès des instances internationales du sport.

Rejoignez la Reporters Sports Federation.

mardi 10 septembre 2013

François Hollande plus va-t’en-guerre que Barack Obama

  le 11/9/ 2013
Barack Obama et François Hollande lors du sommet du G8 à Lough Erne, près d'Enniskillen en Irlande du Nord, le 18 juin dernier.

Analyse. Alors que l’opinion publique internationale et singulièrement française se réjouit des nouveaux développements diplomatiques concernant la crise syrienne permettant d’éviter une intervention militaire, les dernières déclarations du gouvernement français ne manquent pas d’alarmer.
Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, pour déjouer un isolement de la France, a dû prendre acte des propositions formulées par la Russie, aptes à créer un apaisement sans lequel aucune solution en phase avec les aspirations réelles du peuple syrien ne saurait être possible. Malheureusement – et contrairement à ses déclarations –, Paris ne semble pas vouloir trouver une issue politique, restant le doigt cramponné à la gâchette. Fabius a ainsi annoncé que la France déposerait une résolution devant le Conseil de sécurité de l’ONU. Celle-ci évoquerait un système de contrôle et d’éradication de l’arme chimique syrienne. Très bien ! Mais pourquoi alors vouloir continuer à accuser le régime syrien du massacre du 21 août alors qu’aucune commission d’enquête digne de ce nom n’a encore rendu un rapport, une telle mention ne pouvant que provoquer un blocage au Conseil de sécurité et remettre en question la voie diplomatique ?
Il n’existe qu’une explication : la France reste arc-boutée sur une politique mise en place sous Sarkozy, et poursuivie par Hollande, qui vise à faire tomber le régime, coûte que coûte. Une politique aventureuse qui, dès le départ, ne s’est pas appuyée sur les éléments démocratiques et laïcs de l’opposition syrienne mais sur les Frères musulmans, à l’ombre desquels grandissaient les djihadistes. Sarkozy avait réactivé la cellule de l’Élysée, mise en place par Chirac après l’assassinat de Rafic Hariri au Liban, visant à organiser et à financer certains opposants. Hollande s’y tient. La politique moyen-orientale – et même internationale – de la France n’a pas changé. Le président français a fait sienne, semble-t-il, la devise de son prédécesseur, d’être aux côtés des États-Unis dans toute politique guerrière. N’est-il pas étonnant de voir un François Hollande plus va-t-en-guerre qu’un Barack Obama ?
« Tout doit être entrepris, sous l’égide de l’ONU, pour que se tienne, dans les plus brefs délais, la conférence de Genève 2 afin d’aboutir à un accord politique entre toutes les parties, de stopper les violences et d’ouvrir un processus de transition démocratique en Syrie », souligne le PCF. Dans l’Humanité, Aram Karabet, qui a passé treize ans dans les geôles syriennes, expliquait que « la révolution syrienne a échappé aux Syriens ». La France se grandirait à permettre que se tienne cette conférence, sans préalable, en y incluant tous les acteurs régionaux de la crise, y compris l’Iran. Et qu’enfin le peuple syrien reprenne les rênes de sa révolution. Et pendant qu’on y est, supprimons, partout dans le monde, les armes de destruction massive, y compris nucléaires. Faut-il que François Hollande soit peu sûr de sa politique pour qu’il n’ait même pas daigné la soumettre à l’approbation des élus du peuple ?

dimanche 28 octobre 2012

Les Russes dénoncent la présence d’une prison secrète US au Maroc


Cette fois-ci, ce sont les Russes qui l’affirment. Dans un rapport circonstancié établi par le ministère russe des affaires étrangères et traitant des droits de l’homme dans le pays, zaâma le plus démocratique de la planète, les Etats-Unis, les ex-tovarich (camarades) révèlent que la CIA, l’agence américaine de renseignements, possède une prison secrète au Maroc.


Dans ce document virulent qui accable les Etats-Unis et qui a été présenté au parlement russe (la Douma), il est signalé que cette prison se trouve à 25 kilomètres de Rabat, qu’elle a été « bâtie à l’intérieur d’une colline boisée, non loin du village d’Aïn Aouda« .
Selon des sources qui ont lu ce rapport, il s’agirait « d’un long bâtiment de trois étages ceint d’une quinzaine de maisons cubiques ». C’est là où sont cuisinés les marocains suspectés de terrorisme, ainsi que les hôtes étrangers livrés par la CIA à la DST.
Car, cette prison secrète n’est autre que le siège central de la DST, la police politique marocaine, qui avait ses quartiers à Témara, et qui a été depuis vidée après que des photos par satellite ne révèlent l’emplacement géographique de cet endroit de sinistre mémoire où ont été torturés des centaines, voire des milliers de Marocains et d’étrangers, dont le plus connu est le champion du monde boxe thaïe Zakaria Moumni.
Zakaria Moumni n’est ni un « islamiste » ni un « indépendantiste sahraoui », c’est juste un sportif de haut niveau qui avait exigé à l’entourage de Mohamed VI, le secrétaire particulier du roi, Mohamed Mounir Majidi pour ne pas le citer, le droit, comme le stipule la loi, de bénéficier d’un poste de conseiller au ministère de la jeunesse et des sports. Pour avoir trop exigé, on l’a envoyé au goulag de la DST à Témara.
Mais, selon le ministère russe des affaires étrangères, il n’y a pas que Aïn Aouda qui sert de prison secrète aux Américains. La très imposante base militaire de Beni Guerir, qu’on peut facilement voir à gauche, 70 kilomètres avant d’arriver à Marrakech venant de Casablanca, sert aussi de lieu de torture pour nos hôtes étrangers. La plupart de ces invités gardent une rancune tenace envers le Maroc, un pays qu’ils ne connaissaient même pas avant d’être torturés par des agents marocains pour le compte de l’Oncle Sam.
On comprend mieux maintenant pourquoi à chaque fois qu’elle vient au Maroc, la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton trouve que nous sommes un pays formidable.
Mais formidable pour qui, dear Ms ?

samedi 18 août 2012

Condamnation des Pussy Riot en Russie : coup rude à la liberté d’expression

 Par Amnesty International
Personnes cagoulées et manifestation de soutien à Pussy Riot
Paris 17 aout, manifestation de soutien à Pussy Riot - © Amnesty International
[17/08/2012]
La décision rendue par un tribunal russe vendredi 17 août de condamner à deux ans de prison les membres du groupe contestataire de musique punk Pussy Riot porte un coup rude à la liberté d’expression dans le pays.
Trois membres de ce groupe exclusivement féminin ont été reconnus coupables de « houliganisme fondé sur la haine religieuse » pour avoir chanté une chanson contestataire dans la principale cathédrale orthodoxe de Moscou en février.
Le procès des musiciennes de Pussy Riot – Maria Alekhina, Ekaterina Samoutsevitch et Nadejda Tolokonnikova – et leur condamnation ne sont motivés que par des considérations politiques et elles ont été injustement poursuivies pour une action de protestation, qui pouvait certes choquer, mais n’en demeurait pas moins légitime.
L’organisation considère les trois militantes comme des prisonnières d’opinion, détenues uniquement pour avoir expriméleurs idées de manière pacifique.
Les autorités russes doivent annuler la décision du tribunal et libérer les membres de Pussy Riot immédiatement et sans condition.
Beaucoup ne manqueront pas de voir l’influence du Kremlin et de certains représentants de l’Église orthodoxe derrière cette décision et de conclure qu’ils asphyxient la liberté d’expression en Russie.
Dans l’espace de plus en plus réduit accordé à la liberté d’expression dans le pays, l’arrestation et le procès de Maria Alekhina, Ekaterina Samoutsevitch et Nadejda Tolokonnikova illustrent la volonté des autorités de faire taire ces jeunes voix, mais aussi de lancer un avertissement sans équivoque à toute personne qui se risquerait à critiquer le régime.

Une mobilisation mondiale de grande ampleur

Dans des dizaines de villes à travers le monde, la journée mondiale de soutien a attiré des milliers de personnes venues exiger la liberté pour les trois jeunes artistes et une véritable justice en Russie :
Devant le tribunal, en attendant le verdict, des centaines de personnes s’étaient amassées, et plusieurs personnes auraient été arrêtées. A Paris, à l’appel d’Amnesty International France et de nombreuses autres organisations, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées en soutien à Pussy Riot, et pour dénoncer la mascarade judiciaire.
D’autres rassemblements étaient prévus dans plusieurs villes de France et dans de nombreuses capitales européennes.

Complément d’information

Le 21 février 2012, les membres du groupe Pussy Riot ont interprété, la tête couverte d'une cagoule, une chanson de protestation intitulée « Vierge Marie, délivre-nous de Poutine » dans la cathédrale du Christ-Sauveur, à Moscou.
Les paroles appellent la Vierge Marie à devenir féministe et à bannir l'actuel président russe. Elles critiquent aussi le dévouement et le soutien de certains représentants de l'Église orthodoxe russe envers cet homme. Ce spectacle s'inscrivait dans le cadre d'une série de représentations voulues comme des manifestations contre Vladimir Poutine à l'approche de l'élection présidentielle de mars en Russie.
Les autorités russes ont appréhendé Maria Alekhina et Nadejda Tolokonnikova le 4 mars, puis Ekaterina Samoutsevitch le 15, affirmant qu'il s'agissait des chanteuses masquées.
Le procès des Pussy Riot s’est ouvert le 30 juillet devant le tribunal du district de Khamovnitcheski, à Moscou. Il s’est achevé au bout de huit jours. Le juge a rejeté la plupart des requêtes de la défense visant à faire citer des témoins. D’aucuns craignent que les normes d’équité des procès n’aient été bafouées.
L’affaire a suscité un vaste débat sur des blogs, des réseaux sociaux et dans les médias, au sujet de la liberté d’expression, de la place de l’Église dans un État laïc moderne et de l’indépendance de la justice.
Au mois de juin, plus de 200 personnalités russes du monde de la culture, dont des écrivains, des musiciens et des comédiens de renom, ont signé une lettre ouverte en soutien à Maria Alekhina, Ekaterina Samoutsevitch et Nadejda Tolokonnikova. Cette lettre a ensuite été diffusée sur le site Internet de la radio russe Echo Moskvy et a recueilli près de 45 000 nouvelles signatures.
En juin également, un groupe de chrétiens orthodoxes a adressé une lettre ouverte au patriarche Cyrille, chef de l'Église orthodoxe russe, appelant à la clémence pour les trois prévenues.
En août, un groupe d’avocats a publié une lettre ouverte dans laquelle ils déclaraient que les actions des trois femmes ne constituaient pas des crimes et que le fait de les inculper violait le droit russe.
L’affaire des Pussy Riot a fait l’objet d’une large couverture médiatique à l’étranger et suscité le soutien de nombreux artistes d’envergure internationale, dont Sting, Madonna, Yoko Ono et Bjork.
Sting a pour sa part déclaré : « Le sens de la mesure – et le sens de l'humour – est un signe de force, et non de faiblesse. »
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Ce qui a fâché très fort le petit père Poutine et les popes! Vive Pussy Riot, vive la contestation contre le Tsar!

Vierge mère de Dieu, chasse Poutine,
Chasse Poutine, Chasse Poutine.
Vierge mère de Dieu, chasse Poutine,
Chasse Poutine, chasse Poutine.

Soutane noire, pattes d'épaules dorées

Tous les paroissiens rampent pour s'incliner
Le Fantôme de liberté est aux cieux
La gay-pride est envoyé en Sibérie, dans les fers.

Le chef du KGB, leur saint principal

Conduit les protestataires en prison, sous escorte,
Pour ne pas offenser le Très Saint Synode,
Les femmes doivent accoucher et aimer

Chiasse, chiasse, chiasse de Dieu

Chiasse, chiasse, chiasse de Dieu

Vierge mère de Dieu, deviens féministe,

Deviens féministe, deviens féministe

Louange de l'Eglise aux chefs pourris

Procession religieuse de limousines noires
Le prédicateur va venir dans ton école
Va à son secours-apporte lui des sous!

Le Patriarche Goundiaev croit en Poutine

Il aurait mieux fait, salaud, de croire en Dieu
La ceinture de la Vierge ne remplacera pas des meetings
C'est la Vierge Marie qui proteste avec nous!

Vierge mère de Dieu, chasse Poutine,

Chasse Poutine, Chasse Poutine.

(Pussy Riot)

samedi 10 juillet 2010

Arrêt de l'envoi des déchets nucléaires en Russie

Par Greenpeace, 9/7/2010
Aujourd’hui, 9 juillet 2010, Areva arrête officiellement d’envoyer des déchets nucléaires en Russie ! Le trafic de déchets radioactifs durait depuis 1972…
Greenpeace a mis fin à 38 ans de transports de déchets nucléaires français vers la Russie !
Greenpeace a découvert qu’Areva va prématurément cesser d’exporter ses déchets nucléaires en Russie. Alors que le contrat qui unit Areva et l’agence atomique russe Rosatom devait prendre fin en 2014 (1), les Russes ont décidé de rompre dès le 11 juillet prochain cette collaboration qui dure depuis 1972 ! (...)

Un scandale révélé par Greenpeace
Depuis les années 1980, Greenpeace dénonce les exportations de déchets nucléaires en Russie. En octobre 2009, la diffusion de l’enquête de Laure Noualhat et Éric Guéret, « Déchets : le cauchemar du nucléaire » relance la polémique. N’obtenant aucune explication satisfaisante de la part d’Areva, le ministre de l’Écologie et de l’Énergie saisit le Haut comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire qui ouvre une enquête. Prévus pour janvier 2010, les résultats devraient être rendus publics d’ici la fin du mois de juin. Plus de détails ici : http://bit.ly/d7ynKp
Les mensonges d’Areva…
Tout au long de cette bataille, Areva n’a cessé de mentir pour essayer de justifier ces exportations. Aujourd’hui l’industriel essaie de faire croire que l’arrêt des exportations était prévu de longue date… La journaliste de Rue89 qui a réalisé une enquête complète sur cette affaire a eu bien des difficultés pour obtenir des réponses. Son article sur le sujet est visible ici : http://bit.ly/cUrXJy
Un scandale qui s’arrête, une bonne nouvelle !
Greenpeace considère qu’exporter ces déchets en Russie est contraire à loi russe sur la protection de l’environnement datant de 1989 qui interdit les importations de déchets nucléaires. Mais aussi à la directive européenne de 2006, relative à la surveillance et au contrôle des transferts de déchets radioactifs et de combustible nucléaire usé (4).
Ce texte stipule que l’expéditeur de déchets nucléaires doit s’assurer des bonnes conditions de sûreté dans lesquelles ils vont être disposés dans le pays dans lequel il les envoie. Aujourd’hui, ni Areva, ni EDF, ni même les autorités françaises ne sont en mesure de contrôler les conditions de sûreté en Russie, comme l’a confirmé l’Autorité de sûreté nucléaire française (ASN). Greenpeace a donc porté plainte devant la Commission européenne car, en expédiant leurs déchets nucléaires en Russie, les industriels français ne respectent pas cette directive.
(1) voir lettre du ministre russe de l’énergie http://bit.ly/cYCz7u
(2) http://bit.ly/cOAWGz, dernier paragraphe page 14
(3) www.greenpeace.fr/rapport-dechets-russie
(4) à consulter sur http://bit.ly/bDkIo9

vendredi 17 juillet 2009

Natacha Estemirova, martyre des droits humains

Natacha Estemirova a été enlevée à la sortie de son domicile, à Grozny, en Tchétchénie, mercredi matin 15 juillet à 8h 30. Son corps sans vie, criblé de balles, a été retrouvé à 16h 30, dans une forêt près de Nazran, dans l'Ingouchie voisine.
Natacha avait été l'une des principales informatrices d'Anna Politkovskaïa. Après l'assassinat de la journaliste de Novaïa Gazeta, en octobre 2006, elle était devenue la première récipiendaire du prix Anna-Politkovskaïa, en 2007. Elle avait également reçu un prix du Parlement européen et avait été proposée pour le prix Sakharov. Elle avait été désignée pour participer à un conseil des droits de l’homme en Tchétchénie, mais elle avait été écartée par Kadyrov, parce qu’elle refusait de porter le voile conformément à la charia instaurée en Tchétchénie. Elle enquêtait sur plusieurs affaires louches, dont le meurtre d’une dizaine de jeunes filles, victimes de crimes dits d’honneur, la disparition d’un étudiant expulsé d’Egypte, le meurtre la semaine dernière d’un présumé indépendantiste ainsi que les incendies de maisons de parents de rebelles.

Le Centre russe pour défense des droits humains “Mémorial” a publié dans la soirée du 15 juillet une déclaration urgente sur l'assassinat de Natalya Estemirova :

“Aujourd'hui ils ont tué notre amie et collègue, une personne qui nous était proche. Pendant presque dix ans Natacha a été une militante importante de "Mémorial" dans le Nord-Caucase, surtout en Tchétchénie. Non seulement elle recueillait des informations sur les violations des droits humains, mais elle était une défenseure des droits humains avec une majuscule, un paladin du peuple.

Les habitants de la Tchétchénie ont été victimes de bombardements, d'"épurations", d'enlèvements, de violences: Natacha cherchait à les aider tous. Elle demandait l'impossible aux autorités : qu'elles mettent fin à l'illégalité et à l'injustice. Parfois elle avait des succès : la conviction d'être sur la voie juste et la foi dans le droit lui donnaient de la force. Ce travail a rendu Natacha célèbre dans toute la Tchétchénie, les gens s'adressaient à elle dans l'espoir d'être défendus, même si les injustices n'étaient pas un mystère.

Natacha a été menacée plus d'une fois par des fonctionnaires de tout rang, mais il lui était impossible d'imaginer pouvoir travailler loin de sa patrie, la Tchétchénie.

En particulier, d'après une déclaration du président du Conseil du Centre "Mémorial", Oleg Orlov : [...] Ramzan Kadyrov avait déjà menacé Natacha, il l'avait insultée, il la considérait comme une ennemie personnelle. Nous ne savons pas si c'est lui-même qui a donné l'ordre de l'assassiner ou si ce sont ses plus proches collaborateurs qui l'ont fait, pour plaire à leurs supérieurs[...]”.

“Nous savons que les derniers rapports de Natacha sur de nouveaux enlèvements, des exécutions extrajudiciares, d'exécutions publiques près d'un village tchétchène avaient suscité l'indignation dans le cercle dirigeant tchétchène. Le soi-disant commissaire aux droits humains en Tchétchénie Nurdi Nouchajiev en avait parlé avec la direction de notre antenne de Grozny. Il avait dit qu'il ne voulait pas qu'il arrive quelque chose car il en aurait rejeté la faute sur les défenseurs des droits humains.

Nous avons couru le risque, qui s'est avéré inutile. Nous sommes profondément coupables.

Nous les désignerons tous par leurs noms. En Russie la terreur d'État continue. Nous avons connaissance d'assassinats en Tchétchénie et hors de Tchétchénie. On tue ceux qui tentent de dire la vérité, de critiquer le gouvernement. Ramzan Kadyrov a rendu impossible le travail des militants des droits humains dans la république. Ceux qui ont tué Natacha Estemirova voulaient interrompre le flux d'informations précises provenant de Tchétchénie. Peut-être y ont-ils réussi.”



Source : Правозащитный Центр "Мемориал" об убийстве Натальи Эстемировой

Article original publié le 15/7/2009

Traduit par Fausto Giudice,Tlaxcala