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mercredi 6 août 2014

Monsieur Obama, êtes-vous vraiment pour la paix ou pour fournir encore plus d’armes à Israël ?

Photo de Irene Reverie.
BRAVO L'ETUDIANT !
"Êtes-vous là vraiment pour la paix ou pour fournir encore plus d’armes à Israël pour assassiner les Palestiniens? 

-Un étudiant Palestinien interrompt le discours d’Obama.
 Les policiers israéliens ont arrêté un étudiant palestinien a Jérusalem, après qu’il eut interrompu le discours d’Obama, tenu devant les étudiants de l’université de Haïfa au Jérusalem International Convention Center.

Rabeea Eid, 24 ans, vient de Eilaboun, une petite ville palestinienne en Galilée. Il est journaliste pour l’hebdomadaire Al Fasl Mqal, et journaliste et rédacteur en chef de Arabs48.com. Il a étudié les sciences politiques et la philosophie à l’Université de Haïfa et a eu le courage de s’élever et d’interpeller le président américain, devant les étudiants et les membres de l’académie.

samedi 16 novembre 2013

Maroc : pourquoi Obama reçoit Mohammed VI


















Le roi du Maroc Mohammed VI sera l’hôte du Président américain, Barack Obama, le 22 novembre. Il s’agira de la première visite du souverain depuis l’arrivée au pouvoir du Président américain, il y a près de cinq ans.

Le 22 novembre sera un jour particulier pour Mohammed VI. Ce jour, le roi du Maroc sera reçu à la Maison Blanche par Barack Obama. Il s’agit de la première visite du souverain à Washington depuis l’élection du Président américain à la tête du pays. Après avoir accédé au trône en 1999, il avait été reçu en 2002 et 2000 à Washington par les prédécesseurs de Barack Obama, George W. Bush et Bill Clinton.
Mohammed VI et Barack Obama s’entretiendront sur plusieurs sujets : « la lutte contre l’extrémisme violent, du soutien aux transitions démocratiques et de la promotion du développement économique au Moyen-Orient et en Afrique », a précisé le porte-parole de la Maison Blanche. D’après ce dernier, « cette visite sera aussi l’occasion de renforcer « l’amitié de longue date entre les Etats-Unis et le Maroc, et renforcera notre partenariat stratégique. Obama veut aussi évoquer avec le roi le soutien américain aux réformes démocratiques et économiques du Maroc ».

Le Sahara occidental en question
Les deux responsables aborderont bien évidemment la question de l’épineux dossier du Sahara occidental, ex-colonie espagnole, en conflit avec le Royaume chérifien, réclamant son indépendance. Le Maroc propose une autonomie sous sa souveraineté pour le Sahara occidental. Une proposition rejetée par les indépendantistes du Polisario, soutenus par l’Algérie, qui réclament un référendum d’autodétermination. D’ailleurs, la visite du monarque marocain à la Maison Blanche est directement liée à la question sahraouie. Sa visite avait été ficelée depuis mai dernier, après son entretien au téléphone avec Barack Obama. Selon Rabat, leur conversation avait eu lieu à la suite d’un échange de lettres entre Mohammed VI et le chef d’Etat américain sur le Sahara occidental. La présidence américaine avait alors affirmé que Barack Obama avait « invité le roi à Washington et a dit être impatient de poursuivre leur conversation en tête-à-tête ».
Ce n’est donc pas un hasard que l’annonce de la visite du souverain marocain soit intervenue au lendemain de son discours, commémorant la "Marche Verte" sur le Sahara occidental décidée par son père Hassan II en 1975. Le roi a pointé du doigt Alger mais aussi Washington, s’interrogeant s’il y a « une crise de confiance entre le Maroc et certains centres de décision chez ses partenaires stratégiques, concernant la question des droits de l’Homme au Sahara ? » Une question à laquelle pourrait peut-être répondre le secrétaire d’Etat américain John Kerry attendu en début de semaine prochaine à Rabat, dans le cadre de sa tournée régionale, entamée en Egypte.
http://www.afrik.com/maroc-pourquoi-obama-recoit-mohammed-vi
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Mohamed VI a-t-il la trouille des journalistes américains ?


Par Ali Benacher, 12/11/2013

"Sidna" Senior lors d'un voyage officiel aux Etats-Unis (Photo DR)
Le défunt « Sidna » Senior lsur le perron de L’Elysée à l’époque de la présidence de François Mitterand (Photo DR)
Momo le sixième est le seul chef d’Etat au monde qui fuit les journalistes comme la peste. Le site Goud, qui n’a pas froid aux yeux, nous apprend que le protocole de la Maison Blanche sera entièrement chamboulé pour satisfaire aux desiderata du monarque. Non pas qu’il ait demandé qu’on lui installe un Jacuzzi dans le Bureau ovale pendant les deux petites heures que lui consacre Barack Obama lors de sa visite officielle à Washington (à partir du 23 novembre), ni même une dérogation expresse de faire du Jet-ski sur le Potomac, non, il a tout juste demandé à ce que soit annulée la traditionnelle conférence de presse qui doit normalement clôturer l’entrevue.

Mais enfin, where is le King quoi ?!
Mais pourquoi diable se refuse-t-il à se plier à cet exercice, somme toute banal pour un chef d’Etat investi de tous les pouvoirs ?  Dommage ! Il aurait pu rabattre le caquet à ses détracteurs qui disent que tout ce qu’il dit en public, il doit l’apprendre par cœur la veille. Et puis que vont penser de notre roi bien-aimé les journalistes des grands médias américains accrédités à la Maison Blanche et qui auraient été ravis de poser quelques questions bien senties au « King of Morocco » ?
Tiens par exemple, Il aurait pu saisir le micro pour rabrouer ces ignares du Washington Post qui viennent le mois dernier de lui consacrer un édito pour le moins insolent l’accusant – quel lèse-majesté !- d’avoir « renoncé aux réformes ». On aurait tant aimé voir le rédacteur en chef de ce journal prétentieux s’enfoncer dans ses petits souliers alors que le souverain chérifien lui ferait la leçon !
Bon, on avait compris qu’il ne voulait pas nous faire cet honneur à nous pauvres gratte-papiers marocains qui sont relégués à la condition servile de sujets-de-Sa-Majesté-qui-doivent-filer-droit, autrement on pourrait comme par enchantement atterrir dans une cellule humide pour dangereux terroristes…

 L’esprit Paris Match ou rien
La seule fois qu’il a invité la presse marocaine à une entrevue, c’était pour faire la pose face aux photographes de Femmes du Maroc et de Citadine. Ca fait plutôt Caroline de Monaco que « Commandeur des croyants », vous ne trouvez pas ? D’ailleurs les méchantes langues ne comprennent pas pourquoi il accorde des séances de photos-famille aux seules revues de papier glacé comme Paris Match à la manière des têtes couronnées sans empire et des familles princières désuètes ? Mais passons…
Ok, nous on ne mérite pas de débattre avec lui, cloportes que nous sommes, mais aux Etats-Unis, face à de vrais journalistes avec calepins noirs et visières vissées sur le crâne comme dans les films !, n’était-ce pas là l’occasion rêvée de dire à l’opinion publique américaine tout ce qu’il pense du Département d’Etat et de ses câbles diplomatiques orduriers que Wikileaks a osé rendre publics ? Et de sermonner ces viles ONG qui n’aiment pas le Maroc et qui rédigent sur le plus-beau-pays-du-monde de méchants rapports sur les droits de l’Homme ?
L’occasion aussi de crier haut et fort toute la vérité sur le DanielGate, d’expliquer le procès tragi-comique de ce fichu Ali Anouzla, et bien sur de ce qu’il entend faire au juste du Sahara occidental. Vous ne trouvez pas ? Faut croire que Mohamed VI, grand seigneur, leur a épargné cette terrible humiliation.

 Hassan II lui au moins nous faisait marrer !
Il aurait pu au moins nous faire marrer et faire la gueule comme son père Hassan II qui traitait les journalistes étrangers comme des moins que rien en leur mentant comme un arracheur de dents ou en les villipendiant parce-qu’il leur paie des séjours à La Mamounia. On se souvient tous de sa sortie tonitruante contre un pauvre journaliste africain qui avait eu l’outrecuidance de lui poser une malencontreuse question sur le coût faramineux de sa grande mosquée de Casablanca. Hassan II avait répliqué sur un ton martial et cigarette au bec « Est-ce qu’on vous a présenté la facture de votre voyage au Maroc ? Vous avez aimé la pastilla ? ». La classe quoi ! Plus fort que Pinochet, Videla et Salazar réunis !
Lors de sa dernière conférence de presse avec Bill Clinton sur la pelouse de la Maison Blanche en mars 1995, pour marquer son mécontentement, il s’était accoudé au pupitre en faisant la moue. Cool ! Voilà un vrai dictateur comme on aime ! Oui, ou encore quand il inventait des citations de Rousseau ou de La Bruyère pour épater les téléspectateurs français aussi beaufs que les nôtres et qui s’extasiaient : « Ah ce souverain chérifien arabe , qu’est-qu’il est calé en culture françaiiiiiiiiiiiiise ! ».
Non, Mohamed VI est trop gentil, il préfère raser les murs. L’exercice est trop périlleux. Ce n’est pas comme du perchoir du Parlement de Rabat où il fronce les sourcils et engueule tout le monde derrière ses grosses lunettes, le maire de Casablanca, les députés qui ne foutent rien, le ministre de l’enseignement, Abdelaziz Bouteflika etc. les yeux rivés sur ses papiers sans que personne ne puisse le questionner. Trop facile…

La cata chez Dableyou
La dernière fois qu’il a eu à parler devant la presse américaine c’était lors de sa visite à son copain Georges W. Bush le 23 avril 2002. Très intimidé par la forêt de micros qu’on lui tendait, il a bafouillé : « Soyez certains, M. le Président que le Maroc fera tout pour soutenir les Etats-Unis dans sa guerre contre la terreur » provoquant un large sourire de Dableyou. « Tais-toi !, mais tais-toi donc ! » aurait répliqué Dieudonné s’il s’agissait d’un sketch. D’ailleurs c’était comme un skectch au fond, avec en prime une quenelle pour nous pauvres marocains.
Quelques jours après son intronisation en 1999, toute la presse internationale avait fait le pied de grue au Palais pour décrocher une première interview. Sans succès. Aux journalistes étrangers qui bavaient pour avoir le scoop, André Azoulay et Fouad Ali El Himma répondaient invariablement « Non », soit parce-que « le jeune roi est ingénu », soit parce-que « cela pourrait nuire à son image ».
Presque quinze ans après, la situation n’a pas évolué d’un iota, lui qui est toujours à la peine lors de ses fastidieux discours télévisés (mais pourquoi il n’apprend pas à déclamer face caméra équipée d’un prompteur comme tout le monde ?) . Les rares interviews qu’il a eu à accorder, celle à Time Magazine (il avait plus parlé de sa chaine stéréo et de sa nouvelle voiture de sport au journaliste) ou celles au Figaro et à El Pais ont été intégralement réécrites par son cabinet.
« Yes, we can…escape ! » en somme…

URL courte: http://www.demainonline.com/?p=27805
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En quatorze ans au pouvoir, Mohammed VI s'est révélé incapable de donner la moindre interview digne de ce nom, ni produire la moindre idée pour sortir le pays de la misère dans laquelle il s'enfonce inexorablement, alors qu'il détient tous les pouvoirs. 
 Voilà le cancre dont a hérité ce pauvre pays et qui pousse la cancrerie jusqu'à exiger qu'on éloigne les journalistes de son giron, lorsqu'il rencontrera le Président, le 22 novembre à Washington !
Une pure honte et rien qui ne m'étonne pour un pays dont les hommes politiques ont atteint le pic de la médiocrité, de l'opportunisme, de la corruption et de la rente !
Pour le reste tout est à l'avenant: administration, santé, éducation..............Bonne chance !

mardi 1 octobre 2013

Syrie : Pourquoi la France hypothèque une solution politique

En proposant un projet de résolution au Conseil de sécurité de l’ONU, dont certains points sont jugés « inacceptables » par la Russie, notamment l’option militaire, Paris prend le risque de saper les avancées diplomatiques. On ne peut que s’étonner de l’attitude française. De Sarkozy à Hollande, Paris est toujours en pointe s’agissant de la Syrie, comme si l’ancienne puissance mandataire se sentait une responsabilité historique. Forcée de soutenir la proposition russe, la diplomatie française semble traîner des pieds comme si une telle perspective contrecarrait ses plans. Justement, au-delà de la rhétorique et des déclarations attendues, que veut réellement le gouvernement français  ? Recherche-t-il une solution politique conforme aux intérêts du peuple syrien ou, au contraire, manie-t-il le langage de la force pour, au-delà de la question syrienne, « régler » un certain nombre de dossiers au Moyen-Orient  ? Décryptage.

     L’empire colonial français (affiche de Milleret pour l’exposition coloniale de 1931)

Washington exprime son intérêt pour le plan russe de neutralisation des armes syriennes.L’initiative russe, visant à circonscrire l’armement chimique syrien afin de le détruire, permet d’éloigner pour un temps le spectre d’une intervention militaire en Syrie. Cette proposition russe s’appuie sur une ouverture sans doute voulue par les Américains soucieux d’une « sortie par le haut », comme on dit.
Barack Obama veut en effet éviter une gifle politique, tant au Sénat qu’à la Chambre des représentants, à l’instar de celle reçue par le premier ministre britannique, David Cameron, devant la Chambre des communes. Cette crainte est le résultat direct d’une pression peut-être peu visible mais pourtant particulièrement importante  : celle de l’opinion publique.
Quel que soit le pays, les peuples sont majoritairement contre une intervention militaire en Syrie. C’est vrai aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en Italie ou en Allemagne. C’est tout aussi vrai en France.La différence est que François Hollande n’a même jamais songé à consulter le Parlement, pourtant seule émanation du peuple français.

La France choisit-elle son opposition syrienne ?

Dans l’Humanité daté du 2 février 2012, Haytham Manna, représentant du Comité de coordination nationale pour le changement démocratique (CCNCD), déclarait qu’Alain Juppé, alors ministre des Affaires étrangères, et le Quai d’Orsay donnaient « beaucoup de poids à une seule branche de l’opposition au détriment des autres, comme s’ils étaient en train de voter à la place du peuple syrien. Contrairement au CNS (Conseil national syrien), nous sommes complètement opposés à une intervention militaire ».

En effet, dès le début de la crise syrienne, en avril 2011, Paris a pesé de son poids pour que le CNS, présidé alors par Burhan Ghalioun, dominé par les Frères musulmans et parrainé par le Qatar et l’Arabie saoudite, soit le seul interlocuteur de l’opposition syrienne. La France, qui pariait alors sur un scénario à la libyenne, estimait proche la chute du régime syrien, du moins avant la fin 2011 ou, au plus, début 2012. Et de ce fait, exigeait le départ du régime d’Assad comme préalable à toute solution politique.

En 2012, moins d’un mois après l’arrivée de François Hollande à la tête de l’État, un nouveau pas est franchi : l’ambassadrice de Syrie en France, Lamia Chakour, est expulsée le 31 mai. Six mois après, le 13 novembre, Paris reconnaît la Coalition de l’opposition syrienne créée à Doha en lieu et place du CNS, et ce, bien que cette nouvelle coalition syrienne minée par des divergences soit coupée des réalités du terrain, et n’ait que peu ou pas d’influence sur les groupes armés islamistes qui ont pris le pas sur l’Armée syrienne libre (ASL).

Quelle attitude avec la conférence de Genève ?

En juin 2012, la première conférence de Genève avait rassemblé les chefs de la diplomatie des cinq membres permanents du Conseil de sécurité (États-Unis, Chine, Russie, France et Grande-Bretagne), des représentants de l’Irak, du Koweït, du Qatar, de la Turquie, et des responsables de l’ONU et de l’UE. Aucun représentant syrien n’était présent. Le principe politique de la constitution d’un gouvernement de transition comprenant des éléments du régime et de l’opposition avait été adopté.

La France n’a pas été vraiment constructive. Elle s’est opposée à la participation de l’Iran (pour faire bonne mesure, il avait été convenu de ne pas inviter non plus l’Arabie saoudite). Une erreur politique française : écarter deux acteurs pourtant majeurs de ce dossier syrien aux dimensions régionales et internationales incontestables, c’est leur permettre de ne se sentir liés par aucun accord.

Autre erreur de la diplomatie française : vouloir à tout prix sceller le sort de Bachar Al Assad en l’excluant de tout accord. Une attitude rendant impossible pour les éléments du régime les plus ouverts de faire entendre leur voix.Pis, Paris se plaçait en pointe pour une surenchère militaire avec de possibles livraisons d’armes à la rébellion. C’était faire le jeu de ceux qui, d’un côté comme de l’autre, comptent sur un règlement armé de la question.
La France n’a pas changé d’attitude. Au mois de juin, Fabius expliquait encore à propos de l’Iran et de Genève 2 : « Si l’Iran devient partie prenante de la conférence de Genève, (…) le risque, c’est qu’ils disent “écoutez, on peut faire une concession sur l’affaire syrienne, mais à condition que vous nous laissiez la bombe atomique”. » Ce qui dévoile les véritables buts français.

Des armes pour quoi faire ?

De fait, les groupes djihadistes, le Front al-Nosra, l’État islamique d’Irak et du Levant et leurs alliés salafistes radicaux qui contrôlent le nord de la Syrie et qui sont présents à Alep et dans la région de Damas, sont les principaux bénéficiaires des armes livrées par l’Arabie saoudite et le Qatar, avec l’aval de la France et des états-Unis. Aussi affirmer qu’« une solution militaire va aider à une solution politique » (dixit l’Élysée cité par Libération) ne peut qu’aggraver davantage la situation.

Derrière Damas, viser le Hezbollah et l’Iran ?

C’est un secret de polichinelle. Les puissances occidentales visent à briser l’axe Damas-Téhéran et leur allié régional, le Hezbollah libanais. Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a été on ne peut plus clair en s’opposant à la participation de l’Iran à un règlement du dossier syrien sous prétexte que cela pourrait donner lieu à un échange concernant le nucléaire iranien.

En réalité, Paris veut jouer un coup de billard à trois bandes. En faisant tomber le régime de Damas, le but est de couper le Hezbollah de tout approvisionnement en armes. Par ailleurs, Téhéran se retrouverait isolé, n’aurait plus aucun allié arabe et serait donc affaibli sur la scène régionale comme internationale. De quoi contenter la Turquie et le Qatar qui revendiquent un rôle central dans l’évolution géopolitique du Moyen-Orient.

Mais surtout, Israël serait ainsi débarrassé de son ennemi le plus coriace et qui lui avait infligé une cuisante défaite à l’été 2006 : le Hezbollah. L’Iran isolé de sa prétendue nuisance serait ainsi réduite, voire annihilée. C’est aussi pour cela qu’à l’instigation des États-Unis et avec le soutien de la France, la pression a été appliquée sur les Palestiniens pour que puisse être annoncée la reprise de discussions avec les Israéliens. Discussions dont on ne sait rien, Washington ayant interdit aux parties toute communication sur le sujet !

Si Paris recherche une solution politique, c’est bien celle-là. Et elle passe par un bras de fer des plus dangereux en brandissant constamment le recours aux armes. La France ne fait que s’inscrire dans une stratégie occidentale, mais semble vouloir prendre le leadership en la matière, d’où cette attitude guerrière, menaçante, parsemant toute discussion ou toute résolution de chausse-trapes empêchant tout consensus, notamment à l’ONU. Au détriment du peuple syrien.

Source : L'Humanité



mardi 10 septembre 2013

François Hollande plus va-t’en-guerre que Barack Obama

  le 11/9/ 2013
Barack Obama et François Hollande lors du sommet du G8 à Lough Erne, près d'Enniskillen en Irlande du Nord, le 18 juin dernier.

Analyse. Alors que l’opinion publique internationale et singulièrement française se réjouit des nouveaux développements diplomatiques concernant la crise syrienne permettant d’éviter une intervention militaire, les dernières déclarations du gouvernement français ne manquent pas d’alarmer.
Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, pour déjouer un isolement de la France, a dû prendre acte des propositions formulées par la Russie, aptes à créer un apaisement sans lequel aucune solution en phase avec les aspirations réelles du peuple syrien ne saurait être possible. Malheureusement – et contrairement à ses déclarations –, Paris ne semble pas vouloir trouver une issue politique, restant le doigt cramponné à la gâchette. Fabius a ainsi annoncé que la France déposerait une résolution devant le Conseil de sécurité de l’ONU. Celle-ci évoquerait un système de contrôle et d’éradication de l’arme chimique syrienne. Très bien ! Mais pourquoi alors vouloir continuer à accuser le régime syrien du massacre du 21 août alors qu’aucune commission d’enquête digne de ce nom n’a encore rendu un rapport, une telle mention ne pouvant que provoquer un blocage au Conseil de sécurité et remettre en question la voie diplomatique ?
Il n’existe qu’une explication : la France reste arc-boutée sur une politique mise en place sous Sarkozy, et poursuivie par Hollande, qui vise à faire tomber le régime, coûte que coûte. Une politique aventureuse qui, dès le départ, ne s’est pas appuyée sur les éléments démocratiques et laïcs de l’opposition syrienne mais sur les Frères musulmans, à l’ombre desquels grandissaient les djihadistes. Sarkozy avait réactivé la cellule de l’Élysée, mise en place par Chirac après l’assassinat de Rafic Hariri au Liban, visant à organiser et à financer certains opposants. Hollande s’y tient. La politique moyen-orientale – et même internationale – de la France n’a pas changé. Le président français a fait sienne, semble-t-il, la devise de son prédécesseur, d’être aux côtés des États-Unis dans toute politique guerrière. N’est-il pas étonnant de voir un François Hollande plus va-t-en-guerre qu’un Barack Obama ?
« Tout doit être entrepris, sous l’égide de l’ONU, pour que se tienne, dans les plus brefs délais, la conférence de Genève 2 afin d’aboutir à un accord politique entre toutes les parties, de stopper les violences et d’ouvrir un processus de transition démocratique en Syrie », souligne le PCF. Dans l’Humanité, Aram Karabet, qui a passé treize ans dans les geôles syriennes, expliquait que « la révolution syrienne a échappé aux Syriens ». La France se grandirait à permettre que se tienne cette conférence, sans préalable, en y incluant tous les acteurs régionaux de la crise, y compris l’Iran. Et qu’enfin le peuple syrien reprenne les rênes de sa révolution. Et pendant qu’on y est, supprimons, partout dans le monde, les armes de destruction massive, y compris nucléaires. Faut-il que François Hollande soit peu sûr de sa politique pour qu’il n’ait même pas daigné la soumettre à l’approbation des élus du peuple ?

samedi 15 juin 2013

Barack Obama peut-il fermer Guantanamo?


par
Rédacteur en chef adjoint, Tolerance.ca, membre de Tolerance.ca
Barack H. Obama s'est engagé de nouveau à fermer la prison de Guantanamo. Mais, à un peu plus d’un an des élections de mi-mandat, a-t-il vraiment, cette fois, les moyens de son ambition? La question mérite d’être posée.
C’était une promesse de campagne en 2008. Fermer la prison du camp de Guantanamo situé sur l’île de Cuba. Une promesse restée depuis lettre morte. Preuve s’il en est besoin de la forte opposition au pays à sa fermeture et de l’absence de stratégie présidentielle en ce sens.

"Ce n’est pas tenable"
Le 30 avril dernier, Barack H. Obama a tenu une conférence de presse à la Maison-Blanche. À cette occasion, il est revenu à la charge. Il a d’abord annoncé la couleur: «Il faut fermer Guantanamo»! Et d’expliquer: «C'est important pour nous de comprendre que Guantanamo n'est pas nécessaire pour la sécurité de l'Amérique. Cela coûte cher (entre 90 et 118 millions de dollars par année, NDLR). C'est inefficace». Sans oublier le fait que cette prison non seulement «entrave la coopération antiterroriste», mais représente également un outil de choix de «recrutement pour les extrémistes».
L’autorisation d’ouverture de ce ''trou noir" juridico-légal par le gouvernement Bush en 2002 répondait principalement à deux objectifs. D’abord, regrouper les "combattants ennemis illégaux" (une catégorie contraire à toutes les conventions internationales existantes en matière du droit de la guerre) sur un même site et les soumettre à des traitements dégradants, dont la torture, pour, entre autres, leur extorquer des renseignements susceptibles de prévenir de nouvelles attaques terroristes contre les États-Unis. Mais, cette approche souffre d’au moins deux biais. D’un côté, le recours à la torture est en soi immoral et ne peut en aucun cas être légitimé. De l’autre, obtenir des renseignements sous la torture pose la question de leur fiabilité. D’ailleurs, cela tombe sous le coup du sens qu’un homme torturé serait prêt à confesser tout ce que son bourreau lui demanderait… 
Le deuxième objectif de l’administration Bush était de faire peur à quiconque qui voudrait rejoindre les combattants du réseau terroriste international et l’en dissuader. Mais, cette stratégie d’humiliation s’est révélée contreproductive pour les États-Unis au point de leur faire perdre la sympathie mondiale acquise au lendemain des attentats terroristes du 11 septembre 2001. Rappelons-nous le fameux édito du Monde «Nous Sommes tous Américains!» Cette stratégie a donc non seulement terni gravement leur image dans le monde, mais également nui à leur politique étrangère et radicalisé une partie de l’opinion publique dans le monde musulman. Une aubaine pour les terroristes d’Al-Qaïda.
À ces raisons financière et stratégique s’ajoute, du point de vue de Barack H. Obama, un argument à teneur juridique et qui touche à l’identité américaine: «L'idée de maintenir pour toujours un groupe de personnes qui n'ont pas été jugées, c'est contraire à ce que nous sommes, contraire à nos intérêts et cela doit cesser».
Tout en disant comprendre la charge émotive entourant cette affaire, le président Obama a appelé la population à faire preuve de sagesse car autrement la situation ne pourrait que s’aggraver.
Cette mise en garde est en fait adressée aux membres du Congrès dans le contexte de la grève de la faim déclenchée, en désespoir de cause, par une centaine de détenus à Guantanamo et qui dure depuis un peu plus de douze semaines. Avec le risque de mourir. Ce à quoi se refuse un président visiblement inquiet: «Je ne veux pas que ces personnes meurent». D’où son engagement à s’atteler à la tâche de convaincre le Congrès de lever les restrictions qui empêchent le transfert des prisonniers sur le sol américain et donc la fermeture de cette prison: «Je vais à nouveau discuter avec le Congrès et plaider que ce n'est pas quelque chose qui est dans le meilleur intérêt du peuple américain. Ce n'est pas tenable».
Pour éviter le pire, le Pentagone a pris des moyens drastiques. Le personnel médical sur la base a alimenté, de force et de manière dégradante, une vingtaine de grévistes qui dépérissaient à vue d’œil. Une pratique dénoncée par le Haut-Commissariat aux droits de l’Homme de l’ONU.

Obama a-t-il les moyens de son ambition?
Tout le monde se rappelle cette journée historique du 22 janvier 2009 où le premier président noir des États-Unis avait signé un décret ordonnant la fermeture de la prison de Guantanamo dans un délai d’un an et gelé pour une durée de 120 jours le fonctionnement des tribunaux militaires d'exception. (1) Une annonce saluée alors par la gauche démocrate et le reste du monde. Mais, la satisfaction était de courte durée. M. Obama n’avait pas bien mesuré le rapport de force au Congrès et encore moins bien apprécié la dimension émotionnelle de cette question. D’ailleurs, la coalition d’opposition à son projet comprenait également des élus démocrates. Aussi, il ne pouvait se permettre de s’aliéner l’appui d’élus conservateurs modérés, lui qui en avait besoin pour faire passer son projet-phare de réforme de la santé et ses autres projets de réforme dans les domaines de l’économie, de la finance et de la fiscalité, et donc arriver à faire sortir son pays de sa pire crise économique depuis la dépression des années 1930. Dans ce contexte, il a estimé ne pas avoir le choix et a dû reculer sur sa promesse de campagne de fermer Guantanamo.
Mais, rester sur une défaite dans ce dossier ou laisser mourir nombre de prisonniers grévistes ne sont de bon conseil pour un président qui aimerait laisser un héritage derrière lui et qui n’a plus beaucoup de temps pour le faire. Il lui fallait donc retourner à la charge et montrer à la gauche de son parti qu’il ne manque pas de courage politique face à la droite. Tout en récoltant les louanges du reste du monde.
Mais a-t-il cette fois les moyens de son ambition? Pourra-t-il réussir cette fois alors que son option ne bénéficie nullement d’un fort appui populaire? Pourrait-il se permettre de dépenser un capital politique dans ce dossier alors qu’un enjeu majeur, celui de la réforme des lois sur l’immigration, est encore plus important pour l’avenir de son parti et pour son propre héritage présidentiel?
Mais avant d’examiner la marge de manœuvre du président américain, faisons un bref survol des effectifs de la population carcérale.
Dans le sillage de la lutte contre Al-Qaïda, le président George W. Bush avait autorisé en 2002 l’ouverture de la prison de Guantanamo. Durant ses onze années d'existence, les effectifs des détenus ont baissé de 779 à 166 personnes. 604 prisonniers sont déportés dans leurs pays d’origine ou envoyés dans un des 36 pays tiers qui ont accepté de les accueillir. Si 120 tentatives de pendaison ont été déjouées, neuf détenus ont en revanche réussi leur coup...
Les prisonniers encore sur place se répartissent entre trois groupes. D’abord, 89 personnes sont jugées «libérables» et donc «transférables» dans leurs pays d’origine. Ensuite, 60 personnes ne pourront jamais être jugées soit parce que leurs aveux ont été extorqués sous la torture ou il n’y a pas de preuve de leur implication dans une attaque quelconque contre les États-Unis. Enfin, le reste des prisonniers devront demeurer en «détention illimitée», conformément à un décret signé en décembre 2011 par le président Obama. Même si la plupart des détenus n’ont été ni inculpés ni jugés, ils demeurent tous captifs du camp tropical à cause de l'opposition du Congrès.
Devant ces blocages, le désespoir a gagné la population carcérale. D’où sa grève de la faim et qui ne cesse de prendre de l’ampleur.
Si le Congrès est jusqu’à maintenant resté sourd aux appels à amender la législation et à permettre la fermeture de ce "trou noir", qu’en est-il du président? Peut-il fermer ce lieu de non-droit et rétablir la règle du droit?
Son casse-tête est à la fois juridique, politique et diplomatique.
Mais, d’abord et avant tout, il devrait lever les zones d’ombre sur ce qu’il aimerait faire de chacun des prisonniers, une fois Guantanamo fermée. Voudrait-il se contenter de déplacer le problème du réduit cubain à une localité située sur le territoire américain? Ou régler cette question épineuse conformément à la tradition juridique américaine?
Il devrait ensuite convaincre le Congrès d’annuler les restrictions qui empêchent en fait la fermeture de Guantanamo et donc le retour de nombre de prisonniers dans leurs pays d’origine ou dans des pays d’accueil et le transfert sur le sol américain de ceux considérés comme «non libérables» pour les juger par des courts fédérales.
En parallèle, il devrait charger son Département d’État d’engager des négociations avec nombre de pays pour qu’ils accueillent tous ceux jugés «libérables» et qui pourtant ne peuvent pas, pour toute sorte de raisons, être de retour chez eux. Sans oublier le nécessaire accompagnement financier et social des démarches de dé-radicalisation et de réinsertion dans le circuit professionnel de ceux qui seraient de retour chez eux. Mais pour donner le signal clair dans ce sens, il faudrait commencer par nommer de nouveau, cette fois au sein du Conseil de sécurité nationale, un fonctionnaire de haut rang ou un expert pour se charger de cette tâche complexe.
Il devrait enfin faire preuve de leadership en cas de ferme opposition du Congrès et se servir cette fois de son pouvoir exécutif pour mener à bien cette entreprise de fermeture de ce "trou noir" juridico-légal.
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Le maintien de la prison de Guantanamo est contraire à l'image et à l'intérêt national américain. Si nombre de Républicains restent campés sur leur position idéologique là-dessus, c'est  notamment pour consolider leur position au sein de la frange ultraconservatrice de leur base. La même frange qui a contribué à la défaite du candidat du GOP lors de la récente élection présidentielle. Dans ce contexte, le président Obama n'aura pas autre choix que de faire preuve de leadership pour mener à terme cette entreprise de fermeture de Guantanamo. Sinon à quoi servirait un pouvoir exécutif dont l'étendue réelle était jusqu'aux attentats du 11 septembre 2001 inexplorée? Pourrait-il reculer deux fois sur la même question?

lundi 22 avril 2013

Washington a convaincu Paris pour une surveillance des droits de l’homme au Sahara occidental

Pourquoi Mohammed VI a peur aujourd’hui de la Minurso ?

Par : Djamel Bouatta, 21/4/2013
Le roi du Maroc s’est retrouvé nu dans la question sahraouie. Le jeu du Palais royal a atteint ses limites, Mohammed VI ayant épuisé toutes ses cartouches. L’initiative américaine de ne plus lui accorder son parapluie lui a été fatale puisqu’il ne se trouve plus que le parlement allemand à accorder une oreille à ses thèses colonialistes. Même la France, “amie” traditionnelle du Makhzen, s’est défaussée. François Hollande serait également partant pour la prochaine résolution onusienne qui va faire sonner le glas à la fumisterie de la “marocanité” du peuple sahraoui et de son territoire.
Et si Mohammed VI a été jusqu’à manifester publiquement sa fâcherie avec son armurier et joker au Conseil de sécurité, c’est qu’il craint l’élargissement de la mission de l'ONU au Sahara occidental (Minurso) à la supervision des droits de l'homme au Sahara. Lui qui jusqu’à hier se gargarisait d’être le modèle de la démocratie dans le Maghreb, réussissant le tour de force de charmer le président socialiste français lors de son voyage au Maroc, alors que celui-ci jurait de juger les partenaires du Sud de son pays à l’aune du respect des droits de l’homme et, particulièrement, le statut réservé aux femmes et à l’enfance. C’est que jusqu’à ce moment, le Maroc avait toujours réussi à contrecarrer les rapports demandant à l’ONU, mandant du Sahara occidental, l'inclusion d'une recommandation sur l'extension de la mission de la Minurso aux questions des droits de l'homme dans l’ancienne colonie espagnole. La nouveauté aujourd'hui est que cette recommandation n'est plus seulement le fait du SG des Nations unies et de son Envoyé personnel au Sahara, l’ambassadeur américain Christopher Ross. Leur recommandation est appuyée par un des membres du Conseil de sécurité et pas n’importe lequel, la superpuissance. Les Etats unis présentent, en effet, un Mémorandum en forme de proposition de résolution, appelant à “élargir les tâches de la Minurso aux droits de l'homme”. Aujourd'hui donc, l'affaire est tellement grave pour le Palais royal et son gouvernement, qu’ils se sont vu contraints de scier la branche sur laquelle le Makhzen est assis. la très ferme réaction officielle marocaine a été traduite dans le communiqué publié par le Cabinet royal et qui exprime sa nette opposition et son rejet de l’initiative de Washington, jugée de partiale et d’unilatérale. Rabat  pensait  couvrir la défection de Washington par la position de Paris au nom des liens privilégiés entre le Palais et l’Elysée. Arroseur arrosé, Mohamed VI n’avait pas imaginé que la France qui possède la part la plus grande dans l’économie marocaine et des pans entiers de l’immobilier richissime dans les villes historiques et touristiques, ne pouvait pas se payer le luxe d’entrer en confrontation directe avec Washington en lui opposant son veto. François Hollande qui n’est pas Nicolas Sarkozy, sait que ses ambitions internationales ne resteront que fumées sans l’aval et même le soutien de Barack Obama. Dans le fond, et à ne s’en tenir qu’à son aventure  au Mali, la France socialiste aura fait le travail des Américains en nettoyant le Sahel de ses djihadistes. Avec le double attentat “islamiste” contre le Marathon de Boston, le rôle antiterroriste de la France ne peut que se trouver grandi aux yeux des Américains. Le retournement de la France est, par ailleurs, une vraie gifle quant nous lisons dans le communiqué du Cabinet royal que “les efforts du Royaume en faveur de la promotion des droits de l'homme sur l'ensemble du territoire national – y compris dans les provinces du Sud – sont salués par la Communauté internationale et par de nombreux partenaires internationaux”.

samedi 20 avril 2013

Sahara : Le Maroc se mobilise

  Le Maroc se mobilise diplomatiquement contre les USA


Par Adam Sfali - Lemag - 17/4/2013

Lemag : C’est un déploiement diplomatique de haut niveau qu’opère Rabat depuis hier Mardi 16 avril, vers les plus grandes capitales mondiales, pour contrer le projet américain de s’aligner sur la position du régime algérien concernant la question du Sahara.





Sahara : Le Maroc se mobilise diplomatiquement contre les USA Le Maroc est en mobilisation générale politique, civile et diplomatique, depuis l’annonce lundi dernier à New York, d’un projet de résolution présentée par l’administration Obama, acquise désormais aux thèses polisariennes et avides des deniers algériens, laquelle résolution visant à élargir le Mandat de la MINURSO de manière à réduire la souveraineté du Maroc sur ses provinces du Sud.
Selon le quotidien Londonien Al Quds Al Arabi, le Roi Mohammed VI et le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane ont convenu de déployer dans le monde un dispositif diplomatique composé de ministres, de conseillers royaux et de leaders de certains partis politiques de gauche.

Ainsi vers Washington, pour y rencontrer, ce qui reste de responsables encore respectables à l’administration américaine, s’est envolé le conseiller du Roi chargé des questions sécuritaires Fouad Ali El Himma.

En Chine, s’est rendu le ministre délégué aux affaires étrangères, l’istiqlalien Youssef Amrani.

En Angleterre se retrouve aujourd’hui le numéro 1 de la diplomatie marocaine, le ministre des affaires étrangères l’islamiste Saad Dine El Otmani, il y sera rejoint par l’autre conseiller du Roi, Taïb Fassi Fihri après avoir visiter Madrid.

Enfin vers Moscou s’est rendu Ismail Alaoui l’un des leaders politiques du parti du progrès et du socialisme (PPS ), pour des contacts express avec le pouvoir russe.

A noter que le gouvernement d’Abdelilah Benkirane a dit mardi 16 avril, son rejet le plus catégorique de ce projet américain.

L'administration Obama a laissé voir son alignement intéressé, sur la position de l'Algérie, la grande promotrice du chaos et de l'insécurité en Afrique du nord
 http://www.lemag.ma/Sahara-Le-Maroc-se-mobilise-diplomatiquement-contre-les-USA_a69924.html
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La mobilisation s’intensifie

Les chioukhs et les élus des provinces du Sud, les ONG nationales, comme les acteurs politiques, expriment tous leur rejet de toute proposition visant à dénaturer la mission de la Minurso au Sahara marocain.
Pour les ONG, l’élargissement du mandat de la Minurso pour inclure la surveillance de la situation des droit de l’Homme pourrait nuire à l’indépendance de l’action pour la défense des droits humains.
Pour les ONG, l’élargissement du mandat de la Minurso pour inclure la surveillance de la situation des droit de l’Homme pourrait nuire à l’indépendance de l’action pour la défense des droits humains.

Les élus des provinces du Sud et chioukhs des tribus sahraouies ont exprimé leur rejet de toute proposition dénaturant le mandat de la Minurso dans le Sahara marocain, réitérant leur attachement à l’initiative d’autonomie comme seule solution au conflit artificiel autour du Sahara. Dans une déclaration à la MAP, Hamdi Ould Rchid, président du Conseil de la ville de Laâyoune et l’un des chioukhs des tribus sahraouies, a affirmé que les élus et représentants de la population locale refusent la proposition visant à élargir les compétences de la Minurso dans le Sahara marocain. Cette proposition, qui émane des ennemis de l’intégrité territoriale du Royaume, vise à nuire au processus de développement politique, économique et social engagé par le Maroc, notamment en matière de renforcement des droits de l’Homme, des libertés et de la démocratie, un processus exemplaire sur le plan régional, a-t-il indiqué. Les manœuvres des ennemis de l’intégrité territoriale du Maroc n’ébranleront pas l’attachement des habitants des provinces du Sud à l’initiative d’autonomie comme solution réaliste qui a reçu un écho favorable auprès de la communauté internationale, a-t-il noté, soulignant que la proposition marocaine garantit la dignité, la liberté et les droits des habitants de cette région, contrairement au quotidien des Marocains séquestrés dans les camps de Tindouf, victimes des formes les plus graves de maltraitance et d’oppression.

Les notables reviennent sur les vérités de l’Histoire
De son côté, Abdellah Salhi, l’un des chioukhs des tribus saharaouies, a relevé que les parties à l’origine de la proposition voulant dénaturer la mission de la Minurso auraient mieux fait de mettre fin aux atteintes aux droits de l’Homme perpétrées dans les camps de Tindouf sur le territoire algérien. Le Maroc s’est engagé depuis des années en faveur d’une solution politique définitive à ce problème et a entamé une dynamique positive et constructive à travers l’initiative d’autonomie dans les provinces du Sud dans le cadre de la souveraineté du Royaume et de l’intégrité de son territoire, a-t-il mis en exergue, ajoutant que cette initiative est porteuse d’un avenir meilleur pour les habitants du Sahara marocain et permettra en plus de mettre fin aux souffrances des séquestrés dans les camps de Tindouf.
Pour sa part, Brahim El Ghzal, acteur associatif et membre du Conseil Royal consultatif pour les affaires sahariennes (CORCAS), a mis l’accent sur le rejet catégorique exprimé par les habitants du Sahara marocain à la proposition d’élargissement des compétences de la Minurso. 
Au moment où la communauté internationale salue les réformes politiques, économiques et sociales du Maroc et exprime son soutien à la proposition marocaine d’autonomie dans les provinces du Sud, en tant que solution la plus crédible à ce conflit artificiel, les ennemis de l’intégrité territoriale du Royaume continuent d’instrumentaliser la question des droits de l’Homme pour dissimuler les graves violations de ces droits dans les camps de Tindouf, a-t-il ajouté. Mohamed Saleh Ould Sidi El Alem Idrissi, l’un des chioukhs de la province de Smara a, quant à lui, exprimé son refus de toute proposition portant atteinte à la souveraineté du Royaume du Maroc sur son Sahara. Idrissi a noté que cette proposition ne fera que compliquer davantage la situation, au moment où l’on attendait une pression sur les autres parties pour parvenir à une solution à ce conflit artificiel . Il a aussi rappelé que le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies et chef de la Minurso, Wolfgang Weisbrod-Weber, avait souligné, lors d’une rencontre de communication avec les acteurs locaux à Smara tenue au début de ce mois, que la mission de la Minurso est définie par les Nations unies et se limite à l’observation du cessez-le feu.

Des voix unanimes
Mardi, lors de l’émission «Qadaya Wa araâ» diffusée sur la première chaîne nationale, les intervenants au débat avaient unanimement déclaré que la proposition d’élargir le mandat de la Minurso pour la surveillance des droits de l’Homme dans les provinces du Sud du Maroc constitue une «flagrante provocation» qui appelle une «forte» mobilisation diplomatique pour empêcher son adoption par le Conseil de sécurité de l’ONU. Parmi les intervenants, le secrétaire général du Parti travailliste, Abdelkrim Benatiq, qui s’est dit surpris de la proposition d’élargir le mandat de la Minurso, laquelle proposition représente en réalité une «aventure» de la part de ses défenseurs dans une région sur laquelle pèsent plusieurs menaces. « Le Maroc, qui a démontré à travers l’histoire de ce conflit artificiel sa capacité à résister dans le cadre d’un front intérieur «fort et soudé», peut aussi surmonter cet examen grâce à une «forte» mobilisation de toutes les composantes de la société », a-t-il dit. De son côté, la député du Parti de la justice et du développement Amina Maâ alaynine, a relevé que cette proposition, émanant des détracteurs des succès du Maroc en matière de démocratie et de droits de l’homme, est une nouvelle occasion pour la réaffirmation de l’unanimité du peuple marocain contre toute atteinte à son unité territoriale. Elle a mis l’accent sur la nécessité de la mobilisation de l’appareil diplomatique marocain et du renforcement des contacts avec les pays influents à l’ONU pour empêcher l’adoption de cette proposition, ainsi que l’importance d’aller de l’avant dans le processus de consolidation des choix démocratiques en tant que rempart contre toute velléité d’immixtion étrangère dans les affaires intérieures du Maroc. Après avoir salué le processus de développement des provinces du sud, la député du PJD a appelé à l’accélération des chantiers de modernisation de ces provinces et du projet de régionalisation avancée. Même constat chez Hassan Boukantar, membre de la commission administrative de l’USFP qui a exprimé son «étonnement» au sujet de cette «étrange» proposition, précisant que le dernier rapport du secrétaire général de l’ONU sur le Sahara a simplement insisté sur la consolidation des mécanismes de protection des droits de l’Homme, sans appeler à la mise en place d’un mécanisme extérieur. Il a ajouté que le Conseil de sécurité considère toujours la proposition d’autonomie présentée par le Maroc comme étant «sérieuse et crédible» pour la recherche d’une solution à ce conflit. Selon lui, la responsabilité principale incombe à la diplomatie marocaine qui doit sonder les positions des pays membres du Conseil de sécurité pour empêcher l’adoption de cette proposition. Pour sa part, Mohamed Maâzouz, membre du bureau politique du Parti de l’authenticité et de la modernité (PAM) a appelé à la consolidation du front intérieur et à l’encouragement de la diplomatie parallèle pour contribuer à la défense de l’intégrité territoriale du royaume. Il a également appelé au renforcement des contacts avec la Fondation Kennedy au sujet des droits de l’homme pour expliquer à cette ONG les progrès enregistrés par le Maroc dans ce domaine. La proposition d’élargir le mandat de la Minurso a été également rejetée par M’barka Bouaida, membre du bureau politique du Rassemblement national des indépendants (RNI) en s’interrogeant sur le timing de cette initiative «qui sert les intérêts des autres parties, rompues aux provocations, surtout depuis la présentation par le Maroc de la solution d’autonomie». Elle a souligné l’importance d’une action diplomatique «forte et élargie» pour empêcher l’adoption de cette proposition par le Conseil de sécurité de l’ONU.
Les ONG adressent une lettre à Ban Ki-moon
Plusieurs ONG droits-de-l’Hommistes ont adressé une lettre au Secrétaire général des Nations unies, dans laquelle elles attirent l’attention du responsable onusien sur plusieurs points relatifs à la situation des droits de l’Homme au Sahara. Affirmant avoir pris note notamment du Rapport 5/2013/220 que Ban Ki-Moon avait soumis au Conseil de sécurité, le 8 avril 2013, dans la perspective de la tenue d’une réunion du Conseil pour discuter la situation au Sahara et adopter une résolution sur la question, et prenant acte des visites effectuées dernièrement par son envoyé spécial dans la région, Christopher Ross, ces organisations soulignent que la situation des droits de l’Homme au Sahara «a toujours été au centre de leur attention, en tant qu’acteurs de la société civile», à travers «le travail quotidien effectué par les secteurs de nos organisations sur le terrain, de même qu’à travers le suivi de toutes les questions relatives aux droits de l’Homme dans la région qui nécessitent notre intervention en vue de protéger et de défendre les droits de l’Homme dans toutes leurs dimensions».
Partant de ces considérations, font-elles remarquer, «nous croyons que la priorité dans le domaine de la protection et de la promotion des droits de l’Homme dans la région devrait être accordée au renforcement de l’action des organisations non gouvernementales sérieuses et crédibles actives sur le terrain, et que toute autre orientation, y compris l’élargissement du mandat de la Minurso pour inclure la surveillance de la situation des droit de l’Homme, ne peut servir les objectifs de l’agenda des ONGs des droits de l’Homme, et pourrait même nuire à l’indépendance de l’action pour la défense des droits humains».
Cette lettre a été signée par l’Organisation Marocaine des Droits Humains(OMDH), l’Association Adala, l’Instance Marocaine des Droits Humains, le Médiateur pour la Démocratie et Droits de l’homme, l’Observatoire Marocain pour la liberté publique, la Ligue Marocaine pour la Citoyenneté et les Droits de l’Homme, le Centre Marocain pour les Droits de l’homme, le Centre des Droits des Gens et la Commission de la défense des Droits de l’Homme.(MAP). BW—EXP. RM.
 http://www.lesoir-echos.com/la-mobilisation-sintensifie/actualites-2/presse-maroc/71412/