Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

Affichage des articles dont le libellé est Christopher Ross. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Christopher Ross. Afficher tous les articles

samedi 25 mars 2017

A l’ONU, le Maroc a été ulcéré par le traitement du dossier du Sahara Occidental comme TNO






Plusieurs câbles de la diplomatie marocaine ont démontré que les documents internes du Secrétariat des Nations Unies n’ont jamais fait mention d’une légitimation du Maroc sur le Sahara Occidental. Tant le DPKO que le DPI et la Direction des Affaires Juridiques ont toujours dans leurs avis et recommandations mis en cause cette prétendue légitimité.

Pire, dans leurs rapports, les différents départements du Secrétariat de l’ONU ont toujours mis en exergue, preuves à l’appui, la mauvaise foi du Maroc dans le règlement du problème du Sahara Occidental. Parmi ces preuves, entre autres, on peut citer l’interdiction aux missions techniques du HCDH à El Aaiun de tenir leurs réunions avec ses interlocuteurs sahraouis au siège de la Minurso, contredisant les recommandations de Jan Eliasson adressées à la Minurso et au HCDH.

Autre preuve, Monsieur Christopher Ross a toujours insisté sur le fait que le statu quo sert les intérêts du Maroc, du fait qu’il consacre son contrôle sur le Sahara Occidental et exploite l’actuel contexte politico-sécuritaire régional pour drainer des soutiens internationaux avec le concours de ses fidèles alliés et conseillés en allusion à la France.

Selon ces mêmes câbles diplomatiques, le Maroc a toujours considéré Ban Ki Moon et Christopher Ross comme une menace à ses intérêts car ils ont toujours mis en cause la prétendue marocanité du Sahara Occidental dans leurs rapports, en qualifiant notamment ce pays de territoire non-autonome, ce qui donne à l’ONU le droit d’administrer ce territoire, contestant toute autorité du Maroc sur le Sahara Occidental et sa population. Ainsi, le Secrétaire Général de l’ONU a toute l’autorité juridique d’y nommer et envoyer qui il veut et quand il veut, dès lors que le territoire relève de la responsabilité onusienne. Ce point a été à l’origine de la crise survenue avec le Maroc suite à la nomination de Mme Bolduc par le Secrétaire Général.

Autre point de discorde entre les Nations Unies et les autorités marocaines concerne les tampons sur les documents de voyage du personnel de la Minurso qui doivent passer par Casablanca en provenance de l’étranger.

jeudi 31 mars 2016

Sahraouis : Profiter de la crise marocaine pour défendre la solidarité



Les propos de Ban Ki Moon, lors d’une visite en Algérie début mars dans un camp de refugiéEs sahraouis, ont provoqué une crise diplomatique entre le Maroc et l’ONU...
Affirmant que les acteurs du conflit n’ont fait «  aucun progrès réel dans les négociations devant aboutir à une solution juste et acceptable par tous, fondé sur l’autodétermination du peuple du Sahara occidental », il aurait appuyé la thèse de l’occupation. En réaction, le pouvoir marocain a demandé le retrait du contingent civil et administratif de la Minurso, créée en 1991 pour assurer le respect du cessez-le-feu et organiser le processus référendaire, sans cesse repoussé. Il annule, par ailleurs, la contribution accordée à son financement et menace de retirer les contingents marocains engagés dans les opérations de maintien de la paix (environ 2 300 casques bleus principalement engagés au Congo). Cette décision présentée comme irrévocable remet de fait en cause les missions de la Minurso.
Un des porte-parole de Ban Ki Moon a rappelé que « le statut du territoire du Sahara Occidental reste à définir. C’est un territoire non autonome ». Signe de la gravité de la crise, le Conseil de sécurité s’est réuni pour appeler au maintien des missions de la Minurso, sans condamner explicitement la décision des autorités marocaines. Outre le soutien de la France au pouvoir marocain, Mohamed VI, en visite à Moscou, signait en pleine crise, une déclaration avec Poutine, « sur un partenariat stratégique approfondi » où il est aussi stipulé que « la Russie et le Maroc ne soutiennent aucune tentative d’accélérer la poursuite du processus politique ».
Le Maroc qui revendique pour le Sahara occidental une autonomie formelle dans le cadre de la souveraineté nationale, a été confronté à divers revers. La Cour de justice de l’Union européenne a invalidé nombre d’accords agricoles avec l’UE, en raison de leur application dans un territoire non autonome. Depuis plusieurs années, un conflit est ouvert sur la proposition d’étendre les missions de la Minurso à l’observation de la situation des droits de l’homme. Une telle prérogative impliquerait une remise en cause de l’impunité de la répression qui s’exerce contre les populations sahraouis et leurs défenseurs dans la partie administrée par le Maroc.

Tortures et expulsions
Ainsi, à titre d’exemple, nombre de prisonniers politiques sahraouis sont en grève de la faim depuis plus de trois semaines après avoir été condamnés à de lourdes peines (de 20 ans jusqu’à la perpétuité...) par un tribunal miliaire sur la base d’aveux extorqués sous la torture. Et les expulsions répétées d’ONG comme Amnesty et Human Rights Watch démentent l’ouverture du pouvoir.
Par ailleurs, l’envoyé spécial de l’ONU, Christopher Ross, a évoqué les bases d’une solution politique, avec le soutien d’une partie de l’administration américaine, qui serait plus que l’autonomie et moins que l’indépendance... Cette option fédéraliste heurte la légitimation nationale-chauvine de la monarchie qui a scellé son sort avec la défense de l’intégrité territoriale, et où le pillage des ressources est un des ressorts clefs du soutien de l’armée au pouvoir. D’où le refus « d’accélérer le processus politique ».

La crise est loin d’être finie. C’est l’ONU qui a la responsabilité sur l’autorisation, la conception et la structure des missions de maintien de la paix et non une des parties du conflit. Le rapport du secrétaire général qui doit faire l’objet d’un vote fin avril peut s’avérer problématique pour le pouvoir, même si ce dernier compte sur le soutien indéfectible de l’État français.

En tout état de cause, la crise a eu pour effet de remettre un projecteur international sur une lutte de décolonisation peu visible. Et contrairement au passé, cette question ne joue plus le rôle sur le plan interne de neutralisation des conflits sociaux. Il a fallu la mobilisation de tout l’appareil sécuritaire pour organiser une contre-manifestation aux propos de Ban Ki Moon, et cela sans que ce climat ait un quelconque impact sur l’agenda de différentes mobilisations sociales et syndicales.
C’est dans ce contexte qu’il faut redonner du souffle à la solidarité internationale avec le peuple sahraoui. La campagne actuelle de soutien aux grévistes de la faim pourrait en être un point d’appui.
Samy Raouf

jeudi 25 février 2016

Le Maroc dos au mur


Ban Ki-moon en visite à Alger le 6 mars : Sahara occidental, terrorisme, situation dans la région et en Afrique au menu.
L’ONU s’était engagée en 1991 à organiser un référendum d’autodétermination mais, après près de vingt-cinq longues années, ce n’est toujours pas le cas. Et le Maroc, soutenu dans sa politique expansionniste par un membre permanent du Conseil de sécurité, la France en l’occurrence, refuse toujours la mise en œuvre du plan de paix qu’il a signé avec le Front Polisario. 
C’est d’ailleurs l’une des questions et les perspectives de son règlement qui a été au centre des discussions entre le ministre D’État, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra, et l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental, Christopher Ross, samedi dernier, avant que ce dernier ne soit reçu également par le ministre des Affaires maghrébines, de l’Union africaine et de la Ligue des Etats arabes, Abdelkader Messahel, hier dimanche. 

mercredi 24 février 2016

Sahara occidental : Tournée régionale de Christopher Ross

El Watan, 23/2/2016
 
  L’envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies au Sahara occidental, Christopher Ross, a entamé une tournée vendredi dans la région. Il a été reçu hier par le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra.
La veille, il avait rencontré, à Chahid El Hafed (camp de réfugiés sahraouis), les membres de la délégation sahraouie aux négociations. La tournée de Christopher Ross, qui le mènera aussi au Maroc et en Mauritanie, a pour objectif la préparation de la visite du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, dans la région, prévue en mars prochain. Le chef de la délégation sahraouie aux négociations, Khatri Addouh, a affirmé, hier à Chahid El Hafed, que le peuple sahraoui attendait beaucoup de la visite de Ban Ki-moon pour mettre un terme à l’entêtement marocain. «Il est important que l’ONU assume ses responsabilités pour trouver une solution et mettre un terme à l’occupation marocaine au Sahara occidental, de même qu’il est important qu’elle puisse compter sur les efforts de la communauté internationale pour mettre fin à l’entêtement du Maroc», a indiqué Khatri Addouh, cité par l’APS. Le régime marocain craint cette visite, a-t-il observé, appelant la communauté internationale à assumer ses engagements à l’égard du peuple sahraoui et ses promesses faites en 1991, date de la signature du cessez-le-feu avec le Maroc pour l’organisation d’un référendum sous les auspices de l’ONU.
«Il est temps que l’ONU assume ses responsabilités et que la communauté internationale fasse pression sur ceux qui entravent les efforts de la communauté internationale et font obstacle à la visite de l’envoyé spécial de l’ONU dans les territoires occupées et à la Minurso, en l’empêchant d’accomplir ses missions et d’élargir ses prérogatives à la surveillance des droits de l’homme au Sahara occidental», a-t-il ajouté. Par ailleurs, le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA) a condamné l’exploitation illégale des ressources naturelles du Sahara occidental occupé par le Maroc. Lors de sa 575e réunion tenue récemment à Addis-Abeba et qui a consacré une séance publique au thème «Les ressources naturelles et les conflits en Afrique», le CPS a condamné l’exploitation illégale des ressources naturelles du Sahara occidental, qu’il considère comme «un acte hostile de nature à perpétuer le conflit et asseoir le fait colonial (marocain) sur le territoire», a rapporté l’agence de presse sahraouie SPS.
Dans ce cadre, le Conseil a réitéré les décisions pertinentes des Nations unies et de l’UA, notamment celles adoptées par la 25e session ordinaire de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine demandant au Conseil de sécurité d’assumer ses responsabilités et de trouver des réponses aux questions liées au respect des droits de l’homme et à l’exploitation illégale des ressources du Sahara occidental.
 
Revers
Cette déclaration intervient alors que le Maroc a essuyé un nouveau revers après la décision de la commission du commerce international de l’Union européenne, qui a reporté récemment toutes les procédures législatives liées à la conclusion d’un accord avec l’UE sur la protection des indications géographiques et des appellations d’origine des produits agricoles et transformés, du poisson et des produits de la pêche qui proviennent également des territoires sahraouis occupés.
Ce nouveau développement dans les relations UE-Maroc intervient suite à l’examen d’un projet d’avis à l’intention de la commission du commerce international, élaboré par l’eurodéputé Peter van Dalen du groupe parlementaire Conservateurs et réformistes, sur la conclusion d’un tel accord entre l’UE et le Maroc. Selon ce projet d’avis, «la commission de la pêche est consciente des points sensibles des négociations précédentes et de l’origine des produits du Sahara occidental et estime que tous les accords commerciaux devraient être conclus dans un contexte qui respecte pleinement les droits humains».
Dans son intervention, le rapporteur a souligné que le statut du Sahara occidental se pose en corrélation avec la question du respect des droits de l’homme et que suite à l’annulation par la Cour de justice européenne, le 10 décembre 2015, de l’accord UE-Maroc relatif aux mesures de libéralisation réciproques en matière de produits agricoles et transformés, de poisson et produits de la pêche, «il est nécessaire de temporiser et d’attendre les clarifications qui s’imposent sur les conséquences juridiques de cet arrêt». Malgré le forcing du président de cette commission, l’eurodéputé français Alain Cadec, les députés européens ont considéré que la situation au Sahara occidental occupé est une question-clé pour la poursuite de l’examen de cet accord avec le Maroc sur la protection des indications géographiques
.elwatan.com

vendredi 1 janvier 2016

SO L’urgence d’une solution

Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte
Mohammed Larbi, El Watan,  29/12/2015
Dans son récent rapport devant le Conseil de sécurité, au début de ce mois, l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental ne s’est pas contenté de faire part de la teneur de ses entretiens avec les parties concernées, le Maroc et le Front Polisario ainsi que les pays voisins. Il a bien évoqué ses discussions, surtout pour relever le blocage du plan de paix depuis le mois de septembre 1991, ce qui n’est pas nouveau, le même constat revenant depuis que l’ONU a décidé de remettre sur les rails le plan en question en 1997 ; cependant, la suite ne manque pas de pertinence, mais aussi de gravité.

Christopher Ross a ainsi déclaré que la question sahraouie nécessite «une solution urgente» et que la persistance de ce conflit pourrait constituer «une bombe à retardement», qu’aucun acteur n’est en mesure d’en atténuer les effets à lui seul. La raison est connue, il s’agit du blocage marocain, a ainsi rappelé le diplomate américain qui a souligné que ce pays, considéré comme puissance occupante par les résolutions des Nations unies, «campe sur sa position en refusant d’engager de nouveaux pourparlers… et ne veut pas entendre parler de négociations sur le statut juridique du Sahara, pourtant exigées par l’ONU, et voulait se limiter à des discussions sur les détails de son initiative d’autonomie».

C’est la première fois qu’une telle urgence est ainsi soulignée, alors que la question sahraouie n’a jamais été traitée sous cet angle, estimait déjà en 2012 l’envoyé onusien. C’est, dira-t-on, la gestion des relations internationales qui relève elle aussi d’un rapport de force. Une grave erreur d’appréciation a donc été commise ; une autre, ajoute-t-on, dans ce dossier traité sous l’angle de la décolonisation, mais, en fin de compte, un processus contrarié.

samedi 28 novembre 2015

Pour tenter de relancer les négociations : arrivée de Christopher Ross aux camps des réfugiés sahraouis


Résultat de recherche d'images pour ": arrivée de Christopher Ross aux camps des réfugiés sahraouis"  
L'envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU pour le Sahara occidental, Christopher Ross, est arrivé vendredi après-midi aux camps des réfugiés sahraouis dans le cadre d'une visite officielle de deux jours pour relancer les négociations entre le Maroc et le Front Polisario, a constaté l'APS sur place.
Dans les camps de réfugiés sahraouis, troisième étape de sa visite dans la région après l'Algérie et le Maroc, l'émissaire onusien rencontrera la délégation sahraouie aux négociations, des responsables du Front Polisario et des ministres et hauts fonctionnaires sahraouis.
Le déplacement de M. Ross intervient dans le sillage de la poursuite des efforts onusiens pour le règlement du conflit en relançant les négociations entre les deux parties (Maroc et Front Polisario) avant de soumettre, en avril 2016, au Conseil de sécurité son rapport contenant sa vision du règlement du conflit.
L'émissaire de M. Ban Ki-moon réitèrera les position du secrétaire général de l'ONU dans la perspective d'une visite de ce dernier dans la région prévue avant la fin de l'année soit après réception du rapport que son envoyé aura établi à la lumière de ses concertations avec les deux parties au conflit (Maroc et Front Polisario) et les pays observateurs (Algérie et Mauritanie).
APS http://www.radioalgerie.dz/ne…/…/article/20151127/59633.html

samedi 7 novembre 2015

La partie sahraouie salue la lettre du SG de l'ONU

Algérie Presse Service, 6/11/2015



SITES RÉGIONAUX



Vous êtes ici : ACCUEIL»MONDE»

  

ALGER- La lettre d'engagement du secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon a été favorablement accueillie aussi bien par le peuple sahraoui que par son président Mohamed Abdelaziz, estimant qu'il s'agit "d'un pas dans la bonne direction" et d'"un carton rouge" adressé au Maroc.
         Dans un message clair et franc, Ban Ki-Moon a appelé le Front Polisario et le Maroc à lancer  dans les prochains mois, "de véritables négociations sans conditions préalables et de bonne foi" pour aboutir à l'autodétermination du peuple sahraoui conformément à la légalité internationale.
         Évoquant la souffrance humaine occasionnée par le conflit du Sahara Occidental, le secrétaire général de l'ONU a relevé que "la situation dans le nord-ouest de l'Afrique devient de plus en plus alarmante".
        Selon lui, il faut mettre fin à ce conflit afin de permettre aux populations de la région de relever leurs défis communs et de réaliser leur plein potentiel.
        "J'appelle instamment toutes les parties de la région et au sein de la communauté internationale la plus large de tirer profit des efforts intenses (menés) par mon envoyé personnel (Christopher Ross) pour faciliter le lancement de vraies négociations dans les prochains mois", a déclaré M. Ban.
          Tout en soulignant que le statut final du Sahara Occidental a fait l'objet d'un processus de négociations menées sous son égide et en conformité avec les résolutions du Conseil de sécurité, le chef de l'ONU a regretté à ce titre l'échec des négociations de 2007.

vendredi 18 septembre 2015

Sahara : Un diplomate américain rencontre Aminatou Haidar à Laâyoune


Le conseiller politique de l’ambassade américaine à Rabat s’est réuni, hier soir, avec Aminatou Haidar à Laâyoune. Les entretiens se sont déroulés à la maison de l’activiste sahraouie en présence de quelques membres du bureau de l’association qu’elle préside, la CODESA. 
 La rencontre a duré presque une heure, indique un communiqué de l'ONG. Les discussions ont porté essentiellement sur la situation des droits de l’homme au Sahara, ajoute la même source.
Les déplacements des diplomates des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne dans la région sont fréquents. Ils servent à préparer des notes à leurs hiérarchies respectivement à Washington et à Londres à l’approche de l’examen du dossier du Sahara occidental par le Conseil de sécurité. Fin octobre, il est prévu que Christopher Ross présente aux Quinze, à huis-clos, ses observations sur les pourparlers entre le Maroc et le Polisario.

*********************

Une organisation sahraouie se réunit avec le conseiller politique de l'ambassade des USA à Rabat

El Aaiun (territoires occupés du Sahara occidental),  15 septembre 2015 (SPS) Des membres du Collectif des défenseurs sahraouis des droits de l'homme (CODESA) se sont réunis mardi, avec le conseiller politique auprès de l'ambassade des USA à Rabat, a indiqué le CODESA.

L’entretien a eu trait à la situation des droits de l'homme au Sahara occidental et les violations marocaines des droits humains en cours contre les civils sahraouis dans les territoires sous occupation marocaine, qui se produisent en violation des droits en conventions internationales dont le Maroc est signataire et s’est engagé à respecter devant le CDH de l’ONU et les différentes organisations et agences internationales, selon la même source.

A cet égard, le CODESA a appelé la communauté internationale à garantir le respect du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et à l'indépendance, libérer tous les prisonniers politiques sahraouis qui croupissent encore dans les prisons marocaines et la levée de l’état de siège imposé sur le territoire du Sahara occidental par le Maroc depuis plus de 40 ans. (SPS)

020/090/TRD 161333 SEPT 015 SPS

mercredi 9 septembre 2015

L’UA exige de l’ONU de fixer la date d’un référendum d’autodétermination,

Le MAE sahraoui : « Une avancée indéniable »


Karim Aoudia,9/9/2015

Ph : Billal
La cause sahraouie vient de gagner un nouvel appui sur la scène internationale, il s’agit de la prise de position du bureau juridique de l’Union africaine (UA) qui interpelle clairement et sans équivoque l’Assemblée générale (AG) de l’ONU de décider d’une date de la tenue du référendum d’autodétermination du peuple sahraoui. 
« Cette décision constitue pour nous une grande victoire et une avancée indéniable dans notre lutte pour le recouvrement de notre indépendance », a soutenu le ministre des Affaires étrangères sahraoui, Mohamed  Salem  Ould Sadek, lors d’une conférence de presse qu’il a animée, hier, au siège de l’ambassade de la RASD à Alger. Il a expliqué que l’importance de la position de l’Union Africaine  réside notamment dans le fait qu’elle intervient à la vieille de la tenue de la 70e session ordinaire de l’AG de l’ONU. Dans sa position adoptée lors de son dernier sommet tenu à Johannesburg (Afrique du Sud), l’Union Africaine, qui estime que l’AG onusienne est l’instance chargée du traitement des questions de décolonisation, devra redoubler d’efforts pour accélérer la résolution du conflit opposant la République de la Rasd au Royaume marocain. Le bureau juridique de l’UA interpelle, en outre, le Conseil de sécurité onusien, superviseur de la mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso), lever tous les obstacles dressés devant l’action de cette mission en rapport avec le respect de droits de l’homme et la cessation des spoliations des ressources naturelles au Sahara occidental. Lors de la conférence de presse qu’il a animée, hier, le ministre sahraoui des Affaires étrangères s’est longuement exprimé sur ce qu’il a qualifié de « dilapidation effrénée des richesses naturelles de la Rasd  par le Maroc», un pays qui agit, dit-il, de connivence avec certains Etats de l’Union européenne. Le conférencier a cité dans ce cadre le cas de la France qu’il accuse de « complice par excellence du Maroc dans sa vision d’annexer le Sahara occidental comme une partie de son territoire ». Mohamed Salem Ould Sadek fait savoir en outre qu’au sein du Conseil de sécurité onusien, « la France agit de telle sorte à maintenir le statu quo concernant le dossier sahraoui, autrement dit à encourager la politique de la politique de colonisation marocaine en s’opposant à toute initiative visant la tenue du référendum d’autodétermination ». Pendant ce temps, le royaume marocain qui, selon le conférencier, s’applique scrupuleusement à satisfaire les intérêts de ses alliés occidentaux, persiste à faire fi de la légalité internationale. « Le Maroc ne cesse de transgresser la légitimité internationale » dénoncera le chef de la diplomatie de la RASD sollicitant, par la même occasion, la communauté internationale à exercer plus de pression sur le Royaume marocain pour se conformer à la légalité internationale.

Visite de Ban Ki-moon dans les territoires libérés avant la fin de l’année
Le ministre des Affaires étrangères de la Rasd a tenu à rappeler qu’en matière de légalité internationale, le Maroc « ne peut aucunement se targuer d’une quelconque puissance administrative, de fait, sur le territoire sahraoui ». Cela est d’ailleurs contenu noir sur blanc dans le dernier rapport de l’Union africaine traitant de la question sahraouie. « Le Maroc n’a aucune souveraineté sur le territoire sahraoui qui fait l’objet d’un processus de décolonisation », est-il écrit dans le même rapport. Le document accable, à plus d’un titre, le Maroc et certifie, de l’avis de Mohamed Salem Ould Sadek, « de son isolement au double plan régional et international. Le chef de la diplomatie sahraouie a informé, hier à Alger, que le secrétaire général de l’ONU envisage de se rendre dans les territoires libérés de la Rasd avant la fin de l’année en cours. La visite de Ban Ki-moon s’inscrit dans le cadre des efforts visant un règlement du conflit au Sahara occidental, dira Mohamed Salem Ould Sadek, sans plus. Il a tenu à préciser que la visite du SG de l’ONU sera précéder par une tournée de Christopher Ross, l’émissaire onusien pour le Sahara occidental, qui se rendra prochainement dans la région. Sur un autre volet, le ministre sahraoui des Affaires étrangères a également évoqué le prochain congrès du Front Polisario prévu en décembre de cette année. Un congrès où il est attendu de réviser, dit-il, la stratégie de lutte de la RASD pour le recouvrement de son indépendance. « Il y a consensus du peuple du Sahara occidental pour recouvrer son indépendance et notre lutte va se poursuivre et elle sera consolidée davantage de façon a ne pas exclure le recours à la reprise des armes, si cela est nécessaire », a conclu Mohamed Salem Ould Sadek.

dimanche 29 mars 2015

Sahara occidental : L’envoyé spécial des Nations unies en Algérie



Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte
El Watan, le 29/3/2015

Le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel, a reçu, hier à Alger, l’envoyé personnel du secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU) pour le Sahara occidental, Christopher Ross, rapporte l’APS.

Ce dernier était en visite de travail dans les camps de réfugiés sahraouis, la semaine passée, la deuxième depuis début 2015 après celle effectuée en février dernier. Alors que le Conseil de sécurité de l’ONU s’apprête à tenir en avril prochain sur la question du Sahara occidental. A cette occasion, Abdelkader Messahel a rappelé la position constante de l’Algérie de soutien au principe de l’autodétermination des peuples à travers l’organisation d’un référendum. Il a plaidé en faveur d’«une  sérieuse prise en charge des problématiques liées aux droits de l’homme et à l’exploitation illégale des ressources naturelles du territoire du Sahara occidental». Comme il a évoqué les dernières déclarations et communiqués  de l’Union européenne (UE), du Parlement européen et du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine qui mettent en exergue le principe de la mise en oeuvre «diligente» des résolutions pertinentes de l’ONU et du Conseil de sécurité.
Ainsi, il a rappelé le rôle «central» et la responsabilité «première» de l’ONU dans le parachèvement du processus de décolonisation de ce territoire inscrit sur la liste des territoires non autonome de l’ONU. Dans cet esprit, il a souligné que l’Algérie «continuera à apporter son appui» aux efforts de l’ONU et du représentant personnel du secrétaire général. Vendredi dernier, le coordinateur de la délégation sahraouie avec la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un  référendum au Sahara occidental (Minurso), M’hamed Kheddad, a appelé les Nations unies à assumer leur responsabilité en obligeant «la partie récalcitrante», le Maroc, à respecter le processus de décolonisation au Sahara occidental conformément  à la légalité internationale. «Nous dire, aujourd’hui, qu’un appel téléphonique entre le secrétaire  général de l’ONU et le roi du Maroc est plus important que les résolutions du Conseil de sécurité est scandaleux. Le Sahara occidental n’acceptera pas d’aller dans ce sens» à l’occasion de la visite de l’envoyé personnel du SG de l’ONU, Christopher Ross, dans les camps des réfugiés sahraouis. Il a estimé que l’envoyé de Ban Ki-moon «œuvre dans le sens de la reprise  du processus des négociations» entre le Front Polisario et le Maroc, qui devrait intervenir au mois de mai prochain. Rappelant que le secrétaire général de l’ONU a réclamé en 2014 une «date butoir» pour la reprise des négociations, le responsable sahraoui a soutenu que «les tergiversations ne peuvent pas continuer de la sorte», estimant que le Maroc «bloque totalement le processus des négociations». Il a indiqué que l’envoyé spécial onusien «connaît très bien la genèse du conflit» et qu’«il est animé d’un sentiment de respect des résolutions de l’ONU». Comme il a observé que les Sahraouis attendent un «signal fort» de la part de l’ONU pour «débloquer la situation».

jeudi 26 mars 2015

Christopher Ross rencontre la délégation de négociations sahraouies

Chahid Elhafed (camps de réfugiés sahraouis), 24/3/2015 (SPS) 

L'Envoyé personnel du Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies pour le Sahara occidental, Christopher Ross, s’est réuni ce mardi  avec les membres de la délégation du Front Polisario  aux négociations, à sa résidence à Chahid ElHafed.

Le membre de la délégation aux négociations, M. Boukhari Ahmed, également représentant permanent du Front Polisario à New York,  a indiqué dans une déclaration à la presse nationale que "Cette visite s’inscrit dans le cadre de la préparation du rapport que Ross doit soumettre au Conseil de sécurité des Nations Unies, soulignant que la présence de Ross dans les camps de réfugiés prouve l’importance accordée par l'Organisation des Nations Unies pour trouver une solution à la question sahraouie".

 "Il est temps de faire pression sur le Maroc pour se conformer à la légalité internationale", a ajouté le diplomate sahraoui, soulignant que "tous les pays ont la conviction que c’et le Maroc qui dresse les obstacles devant les efforts de l'ONU pour résoudre ce problème".

"La partie sahraouie appelle à organiser un référendum libre et juste et la nécessité de surveiller la situation des droits de l'homme dans les territoires occupés", a-t-il ajouté.

La visite de Ross durera pendant trois jours, au cours de laquelle il aura des entretiens avec les membres de direction du Front Polisario et du gouvernement de la RASD, rappelle-t-on. (SPS)

020/090/TRD 241736 MARS 015 SPS